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Des progrès remarquables dans la lutte contre le cancer, mais des défis subsistent

Les États-Unis enregistrent des avancées significatives dans la survie au cancer depuis cinquante ans, selon le rapport annuel de l’American Cancer Society. Pour la première fois, 70% des patients atteints de cancer survivent au moins cinq ans après leur diagnostic, contre seulement 49% au milieu des années 1970. Cette amélioration spectaculaire témoigne des progrès réalisés ... Lire plus

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Une méthode standardisée pour quantifier la consommation de cannabis et limiter les risques

Des chercheurs britanniques proposent d’adopter une unité de mesure standardisée pour évaluer la puissance du cannabis, à l’image des verres d’alcool utilisés pour quantifier la consommation éthylique. Développée par l’Université de Bath, cette approche vise à aider les usagers à maîtriser leur consommation tout en identifiant les personnes présentant un risque accru de développer un ... Lire plus

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Votre café du matin pourrait contenir des milliers de particules plastiques invisibles

Chaque jour, des millions de personnes saisissent leur gobelet de café à emporter sans imaginer qu’il pourrait libérer des milliers de fragments microscopiques dans leur boisson. Pourtant, une nouvelle étude révèle que les contenants en plastique ou dotés d’un revêtement plastique fin dispersent massivement des microplastiques lorsqu’ils entrent en contact avec des liquides chauds. Avec ... Lire plus

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Le secret génétique des super-cerveaux du grand âge commence à se préciser

Vieillir sans voir sa mémoire décliner reste l’un des grands défis de la recherche en neurosciences. Pourtant, certaines personnes âgées déjouent les statistiques. Passé un certain âge, leurs capacités cognitives rivalisent avec celles d’adultes bien plus jeunes. Une vaste étude scientifique vient d’apporter un éclairage nouveau sur ce phénomène rare. Elle révèle que ces individus, ... Lire plus

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LangExtract - La nouvelle pépite de Google pour extraire des données structurées avec l'IA

Il y a des combats comme cela auxquels pas grand monde ne pense et qui pourtant sont très importants. Je parle évidemment de la lutte contre le chaos du texte non structuré. Si vous avez déjà essayé d'extraire des données propres d'un tas de PDF (après OCR), de rapports ou de notes griffonnées, vous voyez de quoi je parle : c'est l'enfer ! (oui j'aime me faire du mal en tentant des regex impossibles).

Heureusement, Google a lâché début janvier 2026 une petite pépite en open source (même si c'est pas un produit "officiel") qui s'appelle LangExtract . C'est une bibliothèque Python qui utilise la puissance des LLM pour transformer vos documents textuels en données JSON bien rangées.

Exemple d'extraction sur le texte de Roméo et Juliette ( Source )

Ce qui fait que LangExtract sort du lot par rapport à d'autres outils comme Sparrow , c'est surtout son système de Source Grounding. En gros, chaque info extraite est directement liée à sa position exacte dans le texte source. Ça facilite énormément la vérification et la traçabilité puisque vous pouvez voir visuellement d'où vient la donnée grâce à un système de surlignage automatique.

Sous le capot, l'outil est optimisé pour les documents à rallonge (le fameux problème de l'aiguille dans une botte de foin). Il utilise des stratégies de découpage de texte et de passes multiples pour améliorer le rappel et s'assurer que le maximum d'infos soit capturé.

La visualisation interactive permet de valider les données en un clin d'œil ( Source )

Et cerise sur le gâteau, il permet de générer un fichier HTML interactif pour visualiser les milliers d'entités extraites dans leur contexte original. À la cool !

Côté installation, c'est hyper fastoche :

pip install langextract

Pour faire le job, vous avez le choix des armes : les modèles cloud de Google (Gemini 2.5 Flash/Pro), ceux d'OpenAI (via pip install langextract[openai]), ou carrément du local avec Ollama . Pas besoin de passer des heures à fine-tuner un modèle, il suffit de fournir quelques exemples structurés via le paramètre examples et hop, c'est parti mon kiki.

Voici à quoi ça ressemble sous le capot pour lancer une machine à extraire :

import langextract as lx

# 1. On définit les règles du jeu
prompt = "Extraire les noms de personnages et leurs émotions."

# 2. On donne un exemple (few-shot) pour guider le modèle
examples = [
 lx.data.ExampleData(
 text="ROMEO. But soft! What light...",
 extractions=[lx.data.Extraction(extraction_class="character", extraction_text="ROMEO", attributes={"emotion": "wonder"})]
 )
]

# 3. On lance l'extraction (nécessite une clé API ou Ollama)
results = lx.extract(
 text_or_documents="votre_texte_brut_ici",
 prompt_description=prompt,
 examples=examples,
 model_id="gemini-2.5-flash"
)

# 4. On sauvegarde et on génère la visualisation HTML
lx.io.save_annotated_documents(results, output_name="results.jsonl")
html_content = lx.visualize("results.jsonl")
with open("view.html", "w") as f:
 f.write(html_content)

Honnêtement, je ne sais pas si ça va remplacer les solutions industrielles de RPA , mais pour un dev qui veut structurer du texte sans se prendre la tête, c'est vraiment impressionnant. Que vous fassiez du Grist ou de l'analyse de données pure, cet outil mérite clairement que vous y jetiez un œil !

Source

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Ces rats jouent à DOOM avec un casque VR

Vous pensiez avoir tout vu en matière de projets geeks complètement déjantés ?

Hé bien accrochez-vous à vos slips, parce que des chercheurs, menés par le neuro-ingénieur Viktor Tóth, ont réussi à faire "jouer" des rats à DOOM. Pas en appuyant sur des boutons au hasard, non non, mais avec un casque de réalité virtuelle sur mesure, une boule de déplacement sous leurs pattes, et même une gâchette pour tirer sur les démons !

Je vous jure que c'est vrai. Le projet s'appelle " Rats Play DOOM " et c'est à la croisée de la neuroscience, de la robotique et du game design. L'idée de base, c'est de prouver qu'on peut entraîner des rongeurs à interagir avec des environnements virtuels contrôlés basés sur un moteur de jeu. Et quitte à faire ça, autant le faire avec le jeu le plus iconique des années 90.

Gros plan sur le casque VR panoramique pour rongeurs ( Source )

Le setup est assez dingue. Le rat est équipé d'un casque panoramique intégrant un écran AMOLED pliable qui offre 180 degrés de champ horizontal et 80 degrés de vertical. Il est installé sur une boule sphérique qui détecte ses mouvements via des capteurs, un peu comme une trackball géante. Quand il marche, court ou tourne, ça se traduit directement en déplacements dans le jeu.

Et pour ceux qui se demandent comment un rat peut vraiment dégommer des monstres... Hé bien oui, car Viktor a même fabriqué un levier custom avec un encodeur rotatif que le rat actionne avec ses pattes pour faire feu. Donc oui, les rats tirent sur des démons avec leurs petites papattes !

Le nouveau setup modulaire V2 ( Source )

Pour motiver nos petits rongeurs gamers, y'a évidemment un système de récompense. À chaque action réussie, le système distribue 10 microlitres d'eau sucrée via un solénoïde. C'est pas grand-chose mais pour un rat, c'est le graal. Au bout de deux semaines d'entraînement environ, les rats Todd, Kojima et Gabe (oui, ils ont des noms de légendes du jeu vidéo, on adore l'humour des chercheurs) ont réussi à naviguer dans l'environnement virtuel. Et là, ils ont même appris à déclencher le mécanisme de tir.

Bon, faut être honnête, ils n'ont pas encore terminé le jeu. L'équipe explique que les rats ont vieilli avant de pouvoir passer à l'entraînement avancé. Du coup, c'est plus une preuve de concept qu'un speedrun, mais quand même, c'est impressionnant. On est loin du simple contrôle neuronal de base, là car c'est une vraie interaction avec un moteur de jeu.

Setup V1 du projet Rats Play DOOM ( Source )

Côté technique, tout tourne sur un combo Raspberry Pi pour l'acquisition des capteurs en temps réel, et un PC qui fait tourner une version modifiée de ViZDoom. Le tout communique en TCP et hop, c'est géré par un script Python central. Et comme si ça suffisait pas, le projet est entièrement open source. Vous pouvez récupérer le code, les schémas électroniques et même les fichiers 3D pour imprimer les pièces sur le repo GitHub. Donc si vous avez un rat de compagnie et beaucoup trop de temps libre...

Le projet en est à sa deuxième version. Cette V2 est plus modulaire, avec des composants imprimables en 3D et une électronique plus fiable. C'est typiquement le genre de bidouille qui me rappelle pourquoi j'aime tant farfouiller dans les projets Raspberry Pi les plus improbables ^^.

D'ailleurs, si vous êtes fan de portages improbables, vous vous souvenez peut-être de cet article sur DOOM Retro , mais là avec les rats, on est clairement passé au niveau supérieur.

Bref, on vit vraiment une époque formidable où des gens financent des projets pour apprendre à des rats à buter des démons en VR. Et j'adore l'idée !

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Europe : les chances de découvrir la vie sur la lune glacée de Jupiter s’amenuisent

L’une des lunes de Jupiter, Europe, possède un vaste océan souterrain caché sous une épaisse couche de glace. Mais, si les chercheurs estimaient que la vie pourrait s’y développer, de…

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core.ac.uk | 525: SSL handshake failed

Coons, P.M. "Psychophysiologic Aspects of Multiple Personality Disorder"

Référence : Fichier PDF disponible sur CORE.ac.uk
Lien : https://files.core.ac.uk/download/36679938.pdf

Résumé : Nombreux cliniciens rapportent des sensibilités différentielles aux médicaments selon les personnalités alter. 46% des cliniciens interrogés par le NIMH ont observé ce phénomène.

Citation :

"Numerous clinicians have made anecdotal reports of differential response to medication across different personalities (Putnam, 1984a; Kluft, 1984; Barkin...)"

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An evidence-based critical review of the mind-brain identity theory - PMC

En philosophie de l'esprit, en neurosciences et en psychologie, la relation causale entre la conscience phénoménale, la pensée et les états cérébraux a toujours fait l'objet de débats. D'une part, le monisme matériel considère la conscience et l'esprit comme de purs épiphénomènes cérébraux.

L'un de ses raisonnements les plus rigoureux repose sur le « principe de la lésion avec perte de fonction », selon lequel, étant donné que les lésions cérébrales et les modifications neurochimiques entraînent des troubles cognitifs et/ou des états de conscience altérés, il n'y a aucune raison de douter de l'identité entre l'esprit et le cerveau.

D'autre part, le dualisme ou l'idéalisme (sous une forme ou une autre) considèrent la conscience et l'esprit comme autre chose que le seul produit de l'activité cérébrale, soulignant la nature ineffable, indéfinissable et apparemment non physique de nos expériences qualitatives subjectives et de leur dimension mentale.

Nous passons ici en revue plusieurs découvertes neuroscientifiques qui remettent en question l'idée selon laquelle l'expérience phénoménale serait une propriété émergente de l'activité cérébrale, et qui soutiennent que la prémisse du monisme matériel repose sur un sophisme logique de corrélation-causalité.

Si ces découvertes (pour la plupart ignorées), considérées séparément, pourraient en principe être reformulées dans un paradigme physicaliste, elles corroborent tout aussi bien, lorsqu'elles sont considérées dans une perspective intégrale, une ontologie qui postule que l'esprit et la conscience sont des phénomènes primaires.

Mots-clés : philosophie de l'esprit, problème corps-esprit, psychologie, neurosciences, monisme matériel, physicalisme, dualisme


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Une protéine ciblée pourrait régénérer le cartilage articulaire et révolutionner le traitement de l’arthrose

Des chercheurs de l’université Stanford ont identifié une protéine unique dont l’inhibition permettrait de restaurer le cartilage dégradé par le vieillissement. Cette découverte, validée sur des modèles murins, ouvre des perspectives thérapeutiques prometteuses pour soulager les millions de personnes souffrant d’arthrose et potentiellement éviter les remplacements articulaires chirurgicaux. La protéine 15-PGDH, déjà largement associée au ... Lire plus

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Quatre facteurs précurseurs identifiés dans la quasi-totalité des accidents cardiovasculaires

Les crises cardiaques et accidents vasculaires cérébraux ne surviennent pratiquement jamais de façon imprévisible. Une vaste recherche menée auprès de plus de 9 millions d’adultes américains et sud-coréens révèle que presque tous les individus développant une pathologie cardiaque et subissant un événement cardiovasculaire majeur présentent au moins l’un de quatre facteurs prédictifs essentiels. L’hypertension artérielle, ... Lire plus

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Mars Sample Return : la NASA met un coup d’arrêt à son programme de retour d’échantillons

Les coupes budgétaires dont est victime l’agence spatiale américaine semblent avoir eu raison de l’un des projets les plus ambitieux de la NASA. En effet, le programme Mars Sample Return…

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Enriched Cited References - Citation Function Class

Web of Science Core Collection intègre depuis quelques mois des informations contextuelles comme le fait Scite depuis plusieurs années, en indiquant si les publications citant les résultats que vous avez sous les yeux vont dans le mêmes sens (Support), avancent au contraire des résultats qui les contredisent (Differ) ou les mentionnent (Discuss).

Même si ce n'est pas nouveau (Scite propose cela depuis 2018), l'arrivée de cette fonctionnalité sur Web of Science est bienvenue, car un peu plus de nuance dans la valeur (ou l'interprétation) d'une citation est toujours bonne à prendre, même si elle est limitée.


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La Terre a-t-elle été ensemencée par des météorites il y a environ 3,8 milliards d’années ?

Une vie venue d'ailleurs ?

Des scientifiques ont identifié des molécules organiques complexes dans le disque protoplanétaire de la protoétoile V883 Orionis. Cette découverte pourrait fournir des explications sur l’origine de la vie sur Terre…

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Autour de l'épistémologie scientifique - YouTube

La conscience en ouverture (le paradigme trans-rationnel)

Mode de fonctionnement : Le cerveau fonctionne en ouverture, en mode expansif.

Conséquence : On se rend compte qu'il n'y a pas forcément d'opposition ontologique entre science et croyance. On sort d'un modèle dualiste.

Découverte ironique : Conformément aux travaux de chercheurs comme Antonio Damasio, on se rend compte que derrière toute connaissance rationnelle, il y a systématiquement de l'émotion et l'usage du système limbique.

Conclusion radicale : Toute connaissance s'appuie sur des croyances. À un moment donné, on décide d'avoir foi en la méthode scientifique.
Ces deux approches ne sont pas antinomiques

Point crucial : Ces deux méthodes, ces deux points de vue, ne sont pas antinomiques. Au contraire, ils forment un modèle unifié.

Problème dramatique selon Bascar : "Ce que je trouve dramatique, c'est quand on n'a accès qu'à un des deux points de vue. C'est un grand problème."


L'argument d'autorité dans la construction du savoir

Constat fondamental de Thomas : Quand le grand public (et même l'étudiant jusqu'à un certain niveau d'études) construit son corpus de connaissances en sciences, il le fait moins par validation scientifique que par l'autorité qui lui délivre la connaissance.

Exemple de l'étudiant au collège :

Quand un professeur explique qu'un atome est constitué d'un noyau avec des électrons qui orbitent autour, l'étudiant va le prendre pour acquis parce que le professeur peut l'expliquer et parce que le professeur a l'autorité (diplômes, compétences).

C'est la même démarche que fait le grand public.

Exemple du communiqué de presse :

Si une équipe de l'Université d'Oxford publie une étude, très peu du grand public ira lire la publication scientifique qui est à la base du communiqué de presse.

Pourquoi ? Parce que :

C'est souvent en anglais

C'est dans des domaines très techniques

Ça demande un bagage considérable pour comprendre

Test mental proposé par Thomas :

"Si je te dis qu'il y a une nouvelle théorie du tout donnée par Monsieur Trucmuche, tu vas dire 'N'importe quoi'.

Mais si je te donne le même article, un communiqué de presse du Royal College de Londres avec 50 scientifiques derrière, est-ce que tu ne vas pas accorder plus de crédit à cette information qu'au post Facebook de Monsieur Trucmuche ?

Je crois que oui. Sans se mentir, je pense que pour la majorité du grand public, l'autorité qui délivre la connaissance joue un rôle extrêmement important avant d'être capable d'aller discriminer soi-même la véracité de l'information."


Le monde est absurde...

La peur de l'absurdité

Observation de Bascar : Beaucoup de scientifiques refusent de prendre au sérieux des théories qui semblent absurdes.

Biais cognitif simple : Si je vous dis "Pensez à un cheval", il y a peu de chances que vous ayez pensé à un cheval à qui il manque une patte et un œil.

Explication : On a ce besoin de penser en termes de catégories pures. Penser le monde de façon systémique demande plus de glucose que de penser en catégories pures.

Conséquence : Plus l'individu est stressé, plus il aura tendance à catégoriser de manière binaire ("Lui, c'est un con ; lui, c'est un génie"), parce que ça demande moins d'énergie.

Problème épistémologique : "On en est arrivé à un point où on commence même à conceptualiser une théorie avant de l'avoir testée en fonction de critères esthétiques."

Processus critique :

  • On se retrouve devant un tableau blanc
  • On se dit "Comment j'explique ce domaine ?"
  • On devrait partir de différentes idées
  • Mais en réalité, on commence déjà par sélectionner l'idée la plus 'jolie' et harmonieuse
  • On part de là et on exclut le reste

Constat de Thomas : "Ça exclut du jeu un certain nombre de théoriciens qui ne se sont pas lancés dans cet idéal de la beauté."
Position de Bascar sur l'absurdité

Principe fondamental : "L'absurdité, c'est vraiment notre nature, ou en tout cas, l'absurdité, c'est la rencontre du réel avec nos faibles capacités cognitives."

Avertissement : "Si on se sert de la science et de la démarche scientifique pour fuir l'absurdité, ça va nous rattraper. Ça va nous rattraper toujours, comme une forme de retour du refoulé."

"On peut peut-être réussir à laisser de côté pour un temps, mais on n'y échappe pas."


Le besoin fondamental : prévoir pour ne pas avoir peur

Observation de Bascar : "Dans ce que tu dis, on entend le besoin du doudou épistémologique qui dit : 'Je ne veux pas le chaos. Protégez-moi du chaos, chaman, s'il vous plaît.'"

C'est la même logique.

Conclusion provisoire : "De ce point de vue-là, oui, la science est une croyance comme une autre, qui est probablement plus efficace. C'est d'ailleurs pour ça que les chamans scientifiques ont supplanté les chamans religieux."


Ce que ce débat révèle

Ce débat entre Bascar et Thomas met en lumière plusieurs tensions fondamentales dans notre rapport à la science :

  • La science repose sur des axiomes et des croyances - Même si elle se distingue par sa méthode rigoureuse, elle n'échappe pas à la nécessité de postuler certains principes de départ (existence du réel, validité de la logique, etc.).
  • L'argument d'autorité joue un rôle massif - Que ce soit pour le grand public ou pour les étudiants, la construction du savoir scientifique passe largement par la confiance en des autorités (institutions, professeurs, publications prestigieuses).
  • Les scientifiques eux-mêmes ont des croyances - Notamment en l'élégance et la beauté des théories, ce qui peut orienter la recherche de manière non rationnelle.
  • Le "vide de soi" motive beaucoup de comportements - Le besoin de se rassurer face au chaos du monde pousse à chercher des certitudes, que ce soit dans la religion ou dans la science.
  • La pensée en catégories pures est dépassée - L'évolution de la connaissance montre que les systèmes complexes et les hybrides ont remplacé les catégories étanches.
  • Le trans-rationnel est nécessaire - Pour dépasser les limites de la rationalité pure, il faut être au clair avec ses motivations émotionnelles et accepter une certaine ouverture, sans pour autant retomber dans le pré-rationnel.
  • Le monopole universitaire pose problème - La mainmise des institutions sur la science crée des phénomènes de verrouillage, de pression sociale et de rejet des voix divergentes.
  • La notion de "réel" et d'"existence" est dépassée - En épistémologie moderne, on ne cherche plus à accéder au "réel en soi", mais à construire des modèles prédictifs efficaces.

L'invitation finale de Bascar

Le message central : Soyez conscients des présupposés épistémologiques qui sont les vôtres. Interrogez vos motivations émotionnelles. Ne vous enfermez pas dans un mode de pensée en entonnoir. Acceptez la complexité, les hybrides, l'absurde.

Et surtout : Ne remplacez pas une idole par une autre. La science n'est pas un nouveau dieu, c'est un outil extrêmement puissant, mais qui a ses limites et ses biais.

L'ouverture au trans-rationnel n'est pas un retour à l'irrationnel, mais un dépassement lucide de la rationalité qui reconnaît ses propres limites sans y renoncer.


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Le cœur du marathonien résiste mieux qu’on ne le pense, selon une étude de long terme

L’image du marathon comme épreuve extrême pour le cœur alimente les débats depuis des années. Courir plus de quarante kilomètres sollicite intensément l’organisme, au point de faire naître une inquiétude persistante autour d’éventuelles lésions cardiaques. Pourtant, des travaux récents apportent un éclairage rassurant. Une étude de suivi sur dix ans montre que, chez les coureurs ... Lire plus

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Attoseconde : l’unité de temps si petite qu’elle défie l’imagination

Découvrez l'attoseconde, cette unité de temps révolutionnaire qui permet d'observer le mouvement des électrons. 1 seconde contient plus d'attosecondes qu'il n'y a de secondes depuis le Big Bang.

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Découvrez l'attoseconde, cette unité de temps révolutionnaire qui permet d'observer le mouvement des électrons. 1 seconde contient plus d'attosecondes qu'il n'y a de secondes depuis le Big Bang.
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