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Cyberbro - L'analyse d'IoC facile et en open source

Salut les amis ! Aujourd'hui, je voulais vous partager une petite pépite qu'un lecteur, Stanislas, m'a envoyée. Si vous bossez dans la cyber ou que vous passez votre temps à analyser des trucs bizarres qui trainent sur vos serveurs, vous allez adorer Cyberbro.

Cyberbro c'est une plateforme d'analyse d'IoC (Indicators of Compromise) en open source. Grâce à ça, au lieu de vous paluchez 15 sites différents pour vérifier une IP ou un hash, vous balancez tout dans Cyberbro. L'outil va alors extraire automatiquement les infos de vos logs et interroger une vingtaine de services comme VirusTotal, MISP, Shodan, AbuseIPDB ou même Microsoft Defender pour vous dire si c'est dangereux.

Sous le capot, ça gère l'extraction avancée de TLD pour ne pas se planter sur les domaines, et ça fait du "pivoting" automatique. En gros, ça va chercher tout seul les domaines, URLs ou IPs liés via reverse DNS et RDAP. Toutes les données sont ensuite stockées proprement dans une base SQLite locale qui sert aussi de cache, ce qui permet de ne pas flinguer vos quotas d'API si vous analysez deux fois la même chose.

C'est hyper fluide, ça tourne sous Python et l'interface est vraiment propre. Stanislas a même poussé le vice jusqu'à proposer une intégration MCP (Model Context Protocol) pour l'utiliser avec Claude ou Ollama. Ça permet de générer des rapports d'analyse complets via LLM en deux secondes. Et y'a même des extension navigateur pour Chrome et Firefox ainsi qu'une API. C'est ouf !

Franchement, pour un projet perso, ça rigole pas du tout ! D'ailleurs, c'est déjà utilisé par pas mal de SOC en France, donc c'est du sérieux.

Pour tester ça, c'est hyper fastoche. Un petit coup de Docker Compose et hop, c'est prêt à l'emploi. Il vous suffit de cloner le dépôt, d'éditer le fichier de secrets et de lancer le bousin.

Un grand merci à Stanislas pour ce superbe partage et pour tout le boulot abattu depuis un an. C'est ce genre de projet qui rend la communauté cyber plus forte 💪.

A découvrir ici !

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MrRSS – Un lecteur RSS avec résumé & traduction IA intégrés

Vous faites partie de ceux qui, comme moi, ont gardé leurs bonnes vieilles habitudes de veille techno avec les flux RSS ? Ce truc que tout le monde a enterré y'a 10 ans (merci Google), continue pourtant de tourner tranquillement dans l'ombre... Hé bien figurez-vous que des développeurs continuent d'y croire et de nous pondre des agrégateurs toujours plus sympas.

C'est pourquoi aujourd'hui je vous présente MrRSS , un petit lecteur de flux qui a la particularité d'être développé en Go côté back et Vue.js côté interface, le tout empaqueté avec Wails v3 pour fonctionner sur Windows, macOS et Linux.

Le projet tourne depuis un petit moment déjà et intègre l'IA pour la traduction et le résumé automatique des articles. Comme ça, si vous tombez sur un article en anglais un peu technique, l'outil peut vous le traduire ou vous en faire un résumé rapide. C'est plutôt pratique quand on suit des dizaines de sources et qu'on veut faire le tri efficacement.

Dans l'interface, on retrouve toutes les fonctionnalités qu'on attend d'un bon lecteur : import et export OPML pour migrer facilement depuis un autre outil, découverte intelligente des flux à partir d'une simple URL, et gestion des catégories pour organiser tout ça . Le développeur a aussi pensé aux raccourcis clavier pour naviguer rapidement entre les articles.

Voilà, si vous cherchez un lecteur RSS desktop open source qui fait le job sans fioritures mais avec quelques fonctionnalités modernes sympa comme l'IA, c'est par ici que ça se passe.

Amusez-vous bien et un grand merci à Lorenper pour le partage !

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Écouter YouTube écran éteint sans payer – Les méthodes qui marchent encore

Vous l'avez peut-être remarqué si vous utilisez Brave, Vivaldi ou Edge sur votre mobile... Google a décidé encore une fois de serrer la vis. La fête du slip semble toucher à sa fin pour la lecture en arrière-plan de YouTube via les navigateurs tiers. C'est donc la douche froide pour ceux qui profitaient de cette petite faille pour écouter de la musique écran éteint sans passer à la caisse.

En gros, Google a durci ses contrôles pour bloquer cette fonctionnalité sur les navigateurs mobiles tiers. L'objectif, selon eux, est d'assurer une expérience "cohérente" (et surtout de vous pousser vers l'abonnement YouTube Premium). Ça s'inscrit dans cette guerre sans fin contre les bloqueurs de pubs qui dure depuis 2023. C'est de bonne guerre, diront certains, mais c'est surtout très agaçant quand on a l'habitude de bidouiller.

Heureusement, comme toujours sur le Web, quand une porte se ferme, une fenêtre s'ouvre (ou on casse le mur, c'est selon). Voici le point complet sur ce qui marche encore... et ce qui ne marche plus.

Mise à jour : Suite à vos nombreux retours par mail (merci !), j'ai complété cet article avec plusieurs astuces supplémentaires, notamment pour Brave, iOS, ReVanced et une extension Firefox bien pratique.

Brave, Vivaldi, Edge... c'est plié

Autant le dire tout de suite, cette méthode est quasiment MORTE. La majorité des tests récents montrent que la lecture s'arrête net quand vous verrouillez l'écran ou quand l'app passe en arrière-plan. Y'a bien quelques retours isolés qui parlent d'un fonctionnement occasionnel sur Brave, mais c'est devenu tellement aléatoire que c'est pas la peine de compter dessus. Cette porte-là, Google l'a bien refermée.

Cela dit, un lecteur m'a filé une astuce intéressante pour Brave. En allant dans Confidentialité > Filtrage de contenu > Filtres personnalisés, vous pouvez ajouter la ligne suivante :

youtube.com##+js(brave-video-bg-play)

Ça injecte un script qui force la lecture en arrière-plan. J'ai pas encore assez de recul pour dire si ça tient dans le temps, mais ça vaut clairement le coup d'essayer si vous êtes fidèles à Brave.

La méthode Firefox (fragile)

Si vous êtes sur Android, Firefox reste votre meilleur allié... mais plus pour très longtemps peut-être. Avec l'extension Video Background Play Fix dispo pour Firefox Android, vous pouvez encore faire croire à YouTube que vous êtes toujours actif sur l'onglet même quand l'écran est verrouillé. Ça marche quelques jours, parfois quelques semaines, jusqu'à ce que YouTube patche le truc.

Pour les plus témérraires, il y a toujours la technique du caméléon : changer votre User-Agent avec l'extension User-Agent Switcher pour vous faire passer pour un PC de bureau. Sauf que YouTube ne se fie plus uniquement au user-agent pour ses vérifications... Du coup c'est de moins en moins fiable.

D'ailleurs, y'a une autre extension qui vaut le détour : Background Playback Helper . Celle-ci fonctionne à la fois sur Firefox Desktop ET Android (à partir de la version 142), et elle empêche YouTube, YouTube Music et même Vimeo de couper le son quand vous changez d'onglet ou verrouillez l'écran. Le dev a intégré un système keep-alive optionnel qui envoie des signaux d'activité pour éviter les timeouts. Pas mal du tout. La version 0.4.1 gère déjà les derniers blocages de Google et une 0.5.0 est en test avec la gestion automatique du fameux popup "Toujours regarder ?" qui vous gonfle quand vous écoutez en arrière-plan depuis trop longtemps.

Bref, on installe et on croise les doigts. C'est le jeu du chat et de la souris permanent et rien n'est garanti à 100%.

Les clients alternatifs (la vraie solution)

Si vous en avez marre de jouer au chat et à la souris avec Google, la solution radicale c'est de passer sur un client alternatif. C'est aujourd'hui la méthode LA PLUS FIABLE pour écouter YouTube en arrière-plan sans passer à la caisse.

NewPipe reste LA référence open source. Lecture en arrière-plan, téléchargement de vidéos, mode Picture-in-Picture, zéro pub, zéro tracker, pas besoin de compte Google. L'app gère aussi SoundCloud, PeerTube et Bandcamp. Seul hic, YouTube casse régulièrement les API et l'app peut planter du jour au lendemain (y'a eu DEUX hotfixes rien qu'en janvier 2026). Hop, on met à jour via F-Droid et ça repart. Vous lancez la vidéo, vous appuyez sur le bouton "Arrière-plan" et voilà. Votre écran s'éteint, la musique continue. C'est magique !

Mais NewPipe c'est pas la seule option. Tubular est un fork de NewPipe avec SponsorBlock intégré (pour skipper automatiquement les segments sponsorisés) et le retour des dislikes. LibreTube passe par un proxy Piped, donc YouTube ne voit même pas votre IP... et l'interface est plus moderne. Et puis y'a Grayjay , le couteau suisse qui regroupe YouTube, Twitch, Dailymotion et PeerTube dans une seule app (pas totalement open source par contre, mais très complet).

Et y'a un truc que BEAUCOUP d'entre vous m'ont signalé par mail et que j'aurais pas dû zapper... ReVanced . Le concept est différent des apps ci-dessus puisque ReVanced ne remplace pas YouTube, il le PATCHE. Vous gardez l'app YouTube officielle avec son interface, mais avec la lecture en arrière-plan, zéro pub et même SponsorBlock en bonus. Il faut installer le ReVanced Manager pour appliquer les patches, plus un service appelé GmsCore qui simule les Google Play Services. C'est maintenu activement et plutôt stable (genre 3 mises à jour par an suffisent). Par contre, faites gaffe aux faux sites qui tentent de surfer sur la réputation du projet... le seul dépôt officiel, c'est sur GitHub .

Toutes ces apps (sauf ReVanced) s'installent via F-Droid ou en APK. Pas via le Play Store, forcément... Google aime pas trop ce genre de trucs.

Et sur iOS ?

Pour les utilisateurs d'iPhone, c'est toujours plus compliqué qu'Android... mais pas autant que je le pensais ! Plusieurs d'entre vous m'ont envoyé des pistes et y'a des trucs qui marchent vraiment bien.

Tube PiP permet d'avoir le mode Picture-in-Picture sur YouTube, ce qui vous laisse réduire la vidéo et utiliser votre téléphone normalement pendant que ça continue de tourner. C'est dispo directement sur l'App Store, donc pas de bidouilles à faire.

Et puis y'a Video Lite qui gère YouTube mais aussi Twitch, Rumble et même TikTok (bon ça c'est optionnel). Lecture en arrière-plan, pas de pubs... Y'a juste une petite pub au démarrage de l'app elle-même (qui se bypass apparemment en passant par un VPN type ProtonVPN). Un lecteur m'a d'ailleurs précisé qu'il avait créé un compte Google dédié pour l'occasion, par parano... et franchement, il a pas tort.

Bref, sur iOS c'est pas aussi riche qu'Android mais vous avez quand même de quoi faire.

Du coup voilà, que vous soyez sur Android ou iOS, y'a des solutions. Sur Android, passez sur ReVanced si vous voulez garder l'app officielle, sur NewPipe / Tubular si vous préférez un truc 100% indépendant, ou même sur WeTube pour une expérience sans pub dispo sur le Play Store. Sur iOS, testez Tube PiP ou Video Lite. Tout le reste (navigateurs tiers), c'est du bricolage temporaire que Google finira par casser.

Amusez-vous bien !

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C'est prouvé : Le vibe coding va tuer l'open source

Une équipe de chercheurs en économie vient de poser des maths sur un truc que pas mal de devs sentaient venir... Le vibe coding serait en train de tuer l'open source. Pas au sens figuré, hein. Au sens "les mainteneurs ne pourront bientôt plus payer leurs factures". J'ai parcouru le papier ce midi, et je pense que ça va vous choquer...

En gros, le document modélise ce qui se passe quand des millions de devs arrêtent d'aller sur Stack Overflow et de lire la doc officielle pour plutôt demander à Claude, Copilot, Cursor ou Windsurf de tout faire à leur place. En fait, à cause de ces nouvelles habitudes, les projets open source qui vivaient de la pub sur leur site, des sponsors attirés par le trafic, ou de la visibilité communautaire... perdent tout. Le trafic baisse, les dons baissent, les revenus baissent.

Et les chiffres font mal !

Tailwind CSS, par exemple. J'ai regardé les stats npm de tailwindcss sur npmtrends.com... les téléchargements hebdo dépassent les 44 millions en janvier 2026, c'est du jamais vu. Sauf que les visites sur tailwindcss.com ont plongé d'environ 40%.

Côté revenus, c'est encore pire, puisque ça a chuté d'à peu près 80%. Adam Wathan, le créateur de Tailwind, en parlait début 2026 et ça avait l'air de bien le déprimer.

Pendant ce temps, Stack Overflow a perdu un quart de son activité depuis fin 2022 avec l'arrivée de ChatGPT. Bah oui, plus besoin de poser des questions quand l'IA vous mâche le travail.

En fait, l'IA utilise MASSIVEMENT l'open source pour générer du code. Elle s'appuie dessus, elle recommande les packages, elle les intègre automatiquement. Mais elle ne renvoie personne vers les sites des projets. C'est un peu comme si Spotify jouait vos morceaux sans jamais afficher le nom de l'artiste... et sans le payer non plus !

D'ailleurs, les auteurs du papier font exactement cette analogie. Ils proposent un modèle "Spotify pour l'open source" où les plateformes d'IA (OpenAI, Anthropic, GitHub) partageraient leurs revenus d'abonnement avec les mainteneurs en fonction de l'utilisation réelle des packages. Leur calcul montre que sociétés d'IA devraient contribuer au minimum à hauteur 84% de ce que les utilisateurs classiques apportent, sinon c'est la spirale de la mort pour les projets.

Perso, ça me rappelle la fameuse lettre de Bill Gates en 1976 qui gueulait déjà que personne ne voulait payer pour le logiciel. Cinquante ans plus tard, on en est toujours au même point, sauf que maintenant c'est l'IA qui fait le travail de sape. Et comme le disait Linus Torvalds récemment , le vibe coding c'est "horrible, horrible" pour la maintenance du code. Pas juste parce que le code généré est souvent bancal, mais parce que ça coupe le lien entre le dev et l'écosystème qui le nourrit.

Après, attention, ça veut pas dire que TOUS les projets open source vont crever du jour au lendemain. Ceux qui ont des contrats enterprise genre Red Hat ou du support payant à la Elastic s'en sortent... pour l'instant. Pareil pour les gros projets type Linux ou Kubernetes qui sont soutenus par des fondations. Le problème, c'est surtout les petits projets maintenus par une ou deux personnes qui vivaient de la visibilité. Vous savez, le mec qui maintient un package npm avec 2 millions de téléchargements hebdo depuis son appart, sans sponsor... ben lui, il est dans la panade. Sauf si le mec a un Patreon bien rempli ou un contrat de consulting à côté, mais ça c'est l'exception, pas la règle.

Et n'allez pas croire que les GitHub Sponsors suffisent... j'ai galéré à trouver ne serait-ce qu'un seul projet avec plus de 500$/mois via ce système.

Le plus flippant dans tout ça, c'est que même si l'IA rend chaque dev individuellement plus productif, le résultat net peut être carrément NÉGATIF pour tout le monde. Moins de projets open source viables, moins de diversité, moins d'innovation à la base. Et ces auteurs le démontrent mathématiquement avec leur modèle à deux canaux (productivité vs diversion de la demande).

Et sachez le, même dans le scénario le plus optimiste où les plateformes d'IA payeraient leur part, si ce ratio tombe en dessous de 84%... c'est foutu. Le modèle diverge et les projets meurent quand même.

Bref, si les plateformes d'IA ne trouvent pas un moyen de rémunérer l'open source qu'elles exploitent, on court droit vers un appauvrissement massif de l'écosystème open source.

Source

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GitHub cherche à alléger la charge du code généré par IA

À l’heure du codage par IA, il est d’autant plus important de s’assurer que les contributeurs comprennent ce qu’ils proposent.

Un des ateliers de la FOSDEM 2026 a abordé cet aspect. Le contexte : une réflexion au sujet de la charge qui pèse sur les mainteneurs de projets open source.

Référence y est faite dans une discussion sur GitHub. Avec une question : que pourrait faire la plate-forme pour motiver les contributeurs à passer du temps sur les explications (descriptions de problèmes et de features) plutôt que sur la soumission de code ?

Là n’est cependant pas le thème principal de cette discussion. À travers elle, GitHub fait plutôt part de ses perspectives concernant la gestion des PR.

À court terme, il propose aux mainteneurs des options pour les désactiver complètement, les restreindre aux collaborateurs et les supprimer depuis l’UI.

Sur le long terme, GitHub envisage une solution « intermédiaire » permettant de conditionner l’ouverture de PR au respect de critères. Il songe aussi à exploiter l’IA pour évaluer le respect des standards/guidelines des projets.

Pour les guidelines, la source de vérité pourrait être le fichier CONTRIBUTING.md.

GitHub invité à envisager la désactivation automatique de Copilot

Beaucoup de projets veulent partager du code sans créer un entonnoir de contributions publiques, confirme un participant qui approuve les perspectives à court terme. Les mesures de contournement actuelles – des bots qui ferment les PR – ajoutent du bruit et sont peu intuitives, précise-t-il. Et de suggérer, concernant la vision à plus long terme, de pouvoir faire la différence entre contributeurs passagers et contributeurs externes de confiance sans avoir à donner d’accès collaborateur complet.

On suggère aussi à GitHub de quoi restreindre les contributeurs « nouveaux » – par exemple, dont la première interaction remonte à moins de 48 heures – à un seul PR. Ou encore d’obliger la liaison de tout PR à un ticket ou à une discussion.

Sur le volet IA, on suggère à GitHub un système de seuils configurables au niveau du dépôt ou de l’organisation. Et la désactivation automatique de Copilot sur les repos dont la politique interdirait l’usage.

Illustration générée par IA

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Urik – Le clavier Android qui ne balance rien sur Internet

Vous avez déjà remarqué à quel point nos claviers Android sont devenus bavards ? Que ce soit Gboard ou SwiftKey , ils ont tous la fâcheuse tendance à vouloir "améliorer l'expérience utilisateur" en envoyant vos habitudes de frappe sur des serveurs distants. Forcément, quand on sait que tout ce qu'on tape, des mots de passe aux messages privés, passe par cette petite interface, ça peut vite donner des sueurs froides niveau vie privée.

Alors c'est exactement pour contrer cette tendance qu'un nouveau projet open source vient de pointer le bout de son nez : Urik .

Pas de télémétrie dans ce clavier, et pour les plus paranos, sachez que le dictionnaire personnalisé et l'apprentissage des mots sont également stockés dans une base de données locale chiffrée avec SQLCipher. Vos frappes restent donc chez vous et nulle part ailleurs. On est dans la même philosophie que FUTO Voice Input , ce qui prouve qu'on peut avoir des outils intelligents sans pour autant sacrifier sa vie privée.

Côté technique, Urik n'est pas un clavier au rabais. Développé en Kotlin, sous licence GPL-3.0, il propose tout ce qu'on attend d'un outil moderne : la saisie par glissement (swipe), le contrôle du curseur via la barre d'espace et le support de dispositions alternatives comme le Dvorak, le Colemak ou le Workman.

Et pour la correction orthographique, il s'appuie sur l'algorithme SymSpell qui tourne lui aussi intégralement sur le téléphone. L'intelligence du truc permet d'ailleurs d'éviter de corriger bêtement les URLs ou les adresses email, ce qui évite pas mal de frustrations au quotidien.

Petite parenthèse, pour ceux qui ont besoin d'outils de protection supplémentaires sur mobile, n'hésitez pas aussi à jeter un œil à Oversec pour chiffrer vos communications.

Urik, de son côté, soigne aussi l'accessibilité avec un support complet de TalkBack et des thèmes à haut contraste conformes aux normes WCAG AA. L'application nécessite au minimum Android 8.0 et bien qu'elle soit encore officiellement en bêta, elle est déjà très stable pour un usage quotidien.

Alors oui, ça demande un petit temps d'adaptation quand on quitte les géants du secteur, mais le gain en sérénité est immédiat. Plus besoin de se demander si votre prochain message va finir dans une base de données publicitaire.

Sachez aussi que le projet est entièrement financé par sa communauté, ce qui garantit une certaine indépendance vis-à-vis des trackers habituels. Bref, si vous cherchez à reprendre le contrôle sur ce que vous saisissez, c'est clairement une alternative à tester d'urgence sur votre smartphone.

A télécharger ici sur le PlayStore !

Merci à Lorenper pour le partage !

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MonitorBox - Le monitoring qui réveille votre vieux pager

Brice, un lecteur de Korben, m'a bel et bien scotché. Il y a quelques semaines, je vous parlais du Pineapple Pager et ça a visiblement réveillé une fibre nostalgique chez certains d'entre vous. Donc merci à Brice pour l'info, car il a carrément passé sa soirée à coder un truc énoooOOOooorme (et super utile) qui s'appelle MonitorBox .

Parce qu'on va pas se mentir, on croule tous sous les notifications. Entre Slack, les emails, et les alertes de sécurité, notre cerveau a fini par développer un mécanisme de défense radical : il ignore TOUT !!! C'est ce qu'on appelle la "fatigue de l'alerte". J'avoue que pour un admin sys en astreinte, c'est le début de la fin. Le jour où le serveur de prod tombe vraiment, on swipe la notif comme si c'était une pub pour des croquettes bio... Pas terrible donc pour la continuité de service.

L'interface de MonitorBox - sobre mais efficace ( Source )

Et c'est là que Brice intervient justement avec son idée de génie : Ressusciter le bon vieux pager des années 90. Au début je pensais que c'était juste pour le fun (un délire de vieux geek quoi), mais en réalité c'est un vrai outil de surveillance pro.

MonitorBox est conçu pour tourner sur un vieux PC recyclé (genre un vieux Dell Optiplex GX270 ou un ThinkPad T60) sous Debian 12 Bookworm et l'idée, c'est de sortir l'alerte critique du flux continu de votre smartphone pour l'envoyer sur un appareil qui ne sert qu'à ça. Ainsi, quand le beeper à votre ceinture se met à gueuler sur la fréquence 466.975 MHz, vous savez que la maison brûle, sans même regarder l'écran.

Et techniquement, c'est hyper propre !!! Le système utilise une vue Terminal (parfaite pour un vieil écran CRT qui traîne) et un dashboard web moderne sous JavaScript pour le suivi. L'arme secrète reste ensuite le support du protocole POCSAG.

Via le port série (type /dev/ttyS0 ou un adaptateur FTDI), MonitorBox pilote un émetteur radio qui se charge de balancer les infos sur les ondes. Et toudoum, voilà comment votre vieux Tatoo ou Tam-Tam reprend du service !

⚠️ Attention quand même, émettre sur des fréquences radio est ultra-réglementé. Vérifiez donc bien la législation avant de jouer les apprentis sorciers, car pas moyen de plaider l'ignorance si les mecs de l'ANFR débarquent chez vous avec leur camionnette de détection Agence Tous Risques...

J'adore perso son approche qui vise le "Zéro faux positif". En effet, le script s'appuie sur Shell, curl et espeak pour la synthèse vocale locale, et intègre une logique de "Retry" comme ça si un service ne répond pas, l'outil vérifie à nouveau avant de vous réveiller en pleine nuit. Ça réduit drastiquement les fausses alertes, contrairement aux outils de monitoring habituels qui hurlent parfois au loup pour une micro-latence passagère de rien du tout.

MonitorBox est léger (pas besoin de base de données SQL compliquée, juste un fichier servers.conf), souverain, et permet de redonner vie à du matos qu'on croyait bon pour la déchetterie.

Brice nous propose en gros un mix parfait entre low-tech et haute performance. Et si vous voulez tester le bousin, tout le code est open source (licence MIT) et disponible sur GitHub . Seul petit bémol, il vous faudra bel et bien un vrai câble DB9 ou DB25 et un adaptateur qui tient la route, sinon votre VM va juste vous envoyer bouler violemment. Aaaah ces drivers USB chinois, je vous jure...

Bref, merci Brice pour l'inspiration et pour ce beau projet à la fois rétro et moderne !

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NotchPrompter – Un prompteur de texte qui se loge dans l’encoche de votre Mac

Vous faites des vidéos face caméra pour YouTube ou Twitch et vous galérez à retenir vos textes ? Ou alors vous avez juste besoin d’un pense-bête qui reste toujours sous vos yeux pendant que vous bossez sur des trucs sérieux ? Si vous êtes sur Mac, y'a une petite pépite open source qui vient de sortir et qui utilise intelligemment un espace souvent critiqué de nos machines : NotchPrompter .

Ça se matérialise sous la forme d'une petite fenêtre de prompteur minimaliste qui vient se loger juste sous l’encoche (le fameux notch) de votre MacBook Air ou Pro. L'idée, c'est de garder votre texte le plus près possible de la caméra pour que votre regard ne semble pas fuir vers le bas ou le côté pendant que vous lisez.

Côté fonctionnalités, c'est de la "sobre-tech" efficace. Vous avez le défilement automatique avec une vitesse réglable, la possibilité d'ajuster la taille de la police, et même une fonction de pause automatique quand vous passez la souris sur la fenêtre. Le petit plus qui tue ? L'activation vocale pour démarrer ou stopper le prompteur à la voix, pratique quand on a les mains occupées. L’application est hyper légère et ne pompera pas vos précieuses ressources CPU, ce qui est crucial si vous enregistrez en même temps avec OBS ou ScreenFlow.

Le projet est disponible gratuitement sur GitHub sous licence MIT. Il vous faudra au minimum macOS 13.0 pour le faire tourner. Pour l'installation, direction la page des Releases, on télécharge le ZIP, on extrait et on glisse l'app dans le dossier Applications.

Petit point important, comme l'application n'est pas notarisée par Apple (le développeur préfère garder ses 99$ plutôt que de les filer à la pomme chaque année), macOS va râler au premier lancement. Pas de panique, il suffit d'aller dans vos Réglages Système > Confidentialité et sécurité, de descendre tout en bas et de cliquer sur "Ouvrir quand même". Si ça ne fonctionne pas, vous pouvez aussi tenter avec Sentinel . C'est le prix à payer pour de l'open source pur jus sur Mac.

Bref, que ce soit pour vos streams, vos présentations clients ou juste pour ne plus oublier vos notes en plein call Zoom, NotchPrompter est un outil génial qui transforme un défaut de design matériel en véritable atout productivité.

Merci à Lorenper pour le partage !

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GeForce Now Linux - NVIDIA lâche enfin son client natif pour les gamers manchots

Ça y est les amis, NVIDIA a enfin lâché son client GeForce Now natif pour Linux ! Après des années à bidouiller avec des solutions non officielles ou à passer par le navigateur (beurk ^^), on a ENFIN droit à une vraie app qui tourne en natif.

Pour ceux qui débarquent, GeForce Now c'est donc le service de cloud gaming de NVIDIA. En gros, vous jouez à vos jeux sur des serveurs surpuissants équipés de RTX 5080, et le flux vidéo est streamé sur votre machine. Du coup, même si votre PC date de Mathusalem, vous pouvez faire tourner Cyberpunk 2077 en Ultra comme si de rien n'était.

Après y'a quand même un truc important à piger c'est que vos jeux, faut les acheter à côté. GeForce Now ne vend rien, il se connecte à vos bibliothèques Steam, Epic Games Store, Ubisoft Connect et compagnie. Ainsi, si vous possédez déjà des jeux sur ces plateformes, vous les retrouvez directement dans l'interface. Par contre, tous les jeux ne sont pas compatibles, mais il y a un catalogue d'environ 2000 titres supportés.

Ce qu'il vous faut

Côté config, c'est pas trop exigeant vu que c'est votre connexion internet qui fait le gros du boulot :

  • Ubuntu 24.04 LTS (officiellement supporté, mais ça tourne aussi sur d'autres distros via Flatpak)
  • Un GPU compatible Vulkan Video pour le décodage H.264/H.265 (GeForce série 10 minimum, ou Intel/AMD récent)
  • Une connexion internet correcte : 15 Mbps pour du 720p, 25 Mbps pour du 1080p, et 65 Mbps si vous voulez taper dans le 5K à 120 fps
  • Latence réseau inférieure à 80ms (privilégiez l'Ethernet ou le WiFi 5 GHz)

Comment installer le bazar

L'installation est carrément simple puisque NVIDIA distribue l'app via Flatpak, donc c'est universel. La première méthode qui est à mon sens la plus rapide c'est que vous téléchargiez le fichier .bin depuis le site officiel . Ensuite vous le rendez exécutable et vous le lancez :

chmod +x GeForceNOWSetup.bin
./GeForceNOWSetup.bin

Deuxième méthode, si vous préférez tout faire en ligne de commande :

flatpak remote-add --user --if-not-exists GeForceNOW https://international.download.nvidia.com/GFNLinux/flatpak/geforcenow.flatpakrepo

flatpak install flathub org.freedesktop.Platform//24.08

flatpak install -y --user GeForceNOW com.nvidia.geforcenow

Attention, petit piège : si vous êtes sous Wayland et que la fenêtre refuse de s'ouvrir, y'a un fix :

flatpak override --user --nosocket=wayland com.nvidia.geforcenow

Les abonnements... parce que faut bien payer

NVIDIA propose trois formules :

  • Gratuit : sessions d'une heure max, qualité standard 1080p/60fps, et vous aurez des pubs. C'est suffisant pour tester le service.
  • Performance à 10,99€/mois : là ça devient intéressant. Sessions de 6 heures, qualité jusqu'à 1440p/60fps avec le ray tracing activé, et plus de pubs. C'est le sweet spot pour la plupart des joueurs.
  • Ultimate à 21,99€/mois : le Graal. Vous jouez sur des serveurs équipés de RTX 5080, avec du DLSS 4, jusqu'à 5K à 120 fps ou 1080p à 360 fps si vous avez un écran gaming qui suit. Sessions de 8 heures.

Petit détail qui peut piquer, depuis janvier 2026, y'a un cap de 100 heures de jeu par mois sur les abos payants. Si vous dépassez, c'est 2,99€ (Performance) ou 5,99€ (Ultimate) par tranche de 15 heures supplémentaires. Bon, 100 heures par mois ça fait quand même 3h20 par jour... sauf si vous faites des sessions marathon le week-end, ça devrait aller.

En tout cas, avoir le DLSS 4 et le ray tracing natifs sur Linux via le cloud, c'est quand même un sacré pas en avant. D'ailleurs, ça tombe bien au moment où 90% des jeux Windows tournent maintenant sur Linux grâce à Proton... Entre le cloud gaming et la compatibilité native, y'a jamais eu de meilleur moment dans l'histoire de l'Humanité pour lâcher Windows si vous êtes un gamer ^^.

Dépannage rapide

Si l'installation plante avec « Flatpak not found », installez d'abord Flatpak via votre gestionnaire de paquets (sudo apt install flatpak sur Ubuntu).

Si vous avez des saccades, vérifiez que votre GPU supporte bien Vulkan Video. Sur les cartes NVIDIA, passez sur une session X11 plutôt que Wayland... sauf si vous avez une RTX série 30 ou plus récente, là ça devrait passer.

Pour les problèmes de latence, branchez-vous en Ethernet si possible. Le WiFi 5 GHz ça passe, mais attention au 2.4 GHz qui ajoute un sacré jitter.

Bref, si vous voulez jouer à des jeux AAA sur Linux sans vous prendre la tête avec Wine ou Proton, GeForce Now est maintenant une option carrément viable.

Amusez-vous bien !

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GameCap – Enfin des sous-titres traduits en temps réel pour vos jeux vidéo

Vous avez déjà ressenti cette frustration monumentale de vouloir lancer un JRPG obscur sorti uniquement au Japon, ou de tomber sur un stream coréen de Starcraft sans comprendre un traître mot de ce qui se raconte ?

Moi non ^^, mais j'imagine que quand on est passionné de gaming, c'est le genre de barrière linguistique qui peut vite briser une hype, voire une vie. Heureusement, y’a un petit outil open source qui vient de débarquer sur Windows et qui va vous la changer (la vie...) : GameCap .

Contrairement à d'autres outils qui essaient de lire le texte à l'écran (souvent avec des résultats foireux), GameCap s'attaque directement au son de votre PC. En gros, il utilise le mécanisme de WASAPI loopback pour capturer l'audio de votre système en temps réel. Ce flux sonore est ensuite envoyé vers l'API de Deepgram qui s'occupe de la transcription (transformer la voix en texte) avant de passer par les moulinettes de Google Translate pour la traduction finale.

Comme le traitement se fait via des API cloud, notez que vos flux audio partent faire un petit tour sur les serveurs de Deepgram. C'est pas cool mais c'est le prix à payer pour avoir une transcription de haute volée avec une latence quasi imperceptible. Le résultat s'affiche ensuite dans un overlay personnalisable (police, taille, position) que vous pouvez caler n'importe où sur votre écran pour ne pas gêner l'interface de votre jeu ou de votre vidéo. C'est un peu dans la même veine que ce que propose Buzz , mais optimisé pour l'affichage en surimpression pendant que vous jouez.

Côté langues, c'est plutôt la fête puisqu'il y a plus de 30 langues supportées, dont les indispensables japonais, coréen et chinois. Et le truc cool, c'est que ça ne se limite pas aux jeux. Que vous soyez sur YouTube, Twitch, VLC ou même en plein call Zoom, GameCap peut vous générer des sous-titres traduits pour n'importe quelle source sonore qui sort de vos enceintes.

Pour l'installer, c'est un projet Python, donc rien de bien méchant. Il vous faudra Python 3.8 ou plus sur votre bécane. Commencez par cloner le repo GitHub de VicPitic, installez les dépendances avec un classique pip install -r requirements.txt et lancez le launcher.

Il faudra aussi vous créer un compte gratuit sur Deepgram pour récupérer une clé API, sinon l'outil restera muet.

Une fois configuré, vous pouvez même utiliser le launcher pour détecter automatiquement vos jeux Steam et les lancer directement avec l'overlay activé. C'est top pour ceux qui aiment déjà bidouiller leurs jeux, comme avec le SN Operator pour lire ses propres cartouches. Et si les sous-titres vous saoulent à un moment, un petit raccourci Ctrl+Shift+S et hop, ils disparaissent.

Voilà, pour du contenu interactif ou pour enfin profiter de ces pépites japonaises jamais traduites, c'est un sacré bel outil. Et en plus c'est gratuit !

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ShareMyLogin - Partagez vos accès sans filer vos mots de passe

Vous avez sûrement déjà eu ce moment de solitude où vous devez filer le mot de passe du WiFi, de Netflix ou d'un compte commun à un pote. Et là, comme un mec bourré qui recontacte son ex après une soirée déprimante, vous finissez par l'envoyer par SMS ou l'écrire sur un bout de papier qui finira à la poubelle.

C'est le genre de truc qui rend dingue niveau sécurité, mais bon, dans la vraie vie on le fait tous !

Au début, je cherchais donc juste un moyen simple de faire ça proprement, et je suis tombé sur ShareMyLogin. C'est un petit outil open source très bien pensé qui permet de partager des identifiants (ou n'importe quel secret) via un lien unique, en chiffrant tout directement dans votre navigateur (Chrome, Firefox, peu importe).

Le principe vous le connaissez, c'est du Zero Knowledge. Du coup, comme le chiffrement se fait localement avant l'envoi, le serveur ne reçoit techniquement que des données illisibles. C'est dans l'esprit de ce que proposent des services comme Bitwarden Send ou LockTransfer pour les pros , mais ici sous forme d'un petit outil dédié et gratuit.

Côté technique, on retrouve donc bien de l'AES-256-GCM pour le chiffrement et du PBKDF2 (avec 250 000 itérations) pour la dérivation de clé. Concrètement, vous tapez votre secret, l'outil génère un lien, et hop, vous filez ce lien à votre destinataire.

Ce qui est cool, c'est que le code est disponible sur GitHub . Je vous invite d'ailleurs à aller jeter un oeil à encrypt.ts et decrypt.ts qui montrent bien que la crypto est gérée côté client. Après, si vous utilisez la version hébergée, vous devrez faire confiance à l'administrateur pour qu'il ne modifie pas le code à la volée. Mais si vous hébergez votre propre instance, ce qui est franchement conseillé si vous êtes à cheval sur la sécu, c'est top !

Bien sûr pour le partage de mots de passe critiques au quotidien, je vous recommande d'utiliser les fonctions de partage de votre gestionnaire de mots de passe habituel. Mais pour un dépannage ponctuel, genre filer le code du digicode à un livreur ou un accès temporaire, ShareMyLogin fera très bien le job.

Le projet propose aussi une API si vous voulez intégrer ça dans vos propres moulinettes.

Source

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La définition de l’IA open source demeure fondée sur un compromis

De quoi des paramètres relèvent-ils juridiquement parlant ? À l’instar des poids, ils ne sont en tout cas ni des logiciels, ni du code source, ni des données.

L’OSI (Open Source Initiative) a étudié cet aspect dans le cadre de ses travaux sur l’intelligence artificielle. Elle avait amorcé un grand tour d’horizon du sujet à l’été 2022. Avec une question centrale : qu’est-ce que l’IA open source ? Ou, sous un autre angle : dans quelle mesure la définition de l’open source (OSD, Open Source Definition) peut-elle s’appliquer à l’IA, tant cette dernière estompe la frontière entre code et données ?

Avec la perspective du règlement européen sur l’intelligence artificielle, la réflexion s’était accélérée. Jusqu’à la publication, le 28 octobre 2024, d’une définition de l’IA open source.
La qualification juridique des paramètres n’y est pas abordée. L’OSI précise toutefois, en annexe, qu’ils peuvent être libres par nature, ou rendus libres par le biais d’une licence ou d’un autre instrument légal.

Trop d’incertitude juridique pour demander d’ouvrir toutes les données

Entre autres débats, il y eut celui sur les données d’entraînement : lesquelles faut-il mettre à disposition pour entrer dans les clous de l’IA open source ?

Certains promeuvent un accès sans contraintes au nom de la reproductibilité, de la transparence et de la sécurité.
L’OSI n’en a pas décidé ainsi. Son argument : une telle approche ferait de l’IA open source une niche, vu l’éventail de cas où le partage de tout le dataset est illégal ou techniquement impossible.

En la matière, l’un des obstacles s’appelle le copyright… dont l’OSI s’est d’ailleurs fixé l’objectif de limiter l’extension. Elle estime qu’il est en tout cas nécessaire de le mettre en balance avec les besoins de la société. Dans cette optique, elle s’est prononcée en faveur, sinon de l’ouverture des données, au moins de la notion d’usage raisonnable. Son président exécutif est allé jusqu’à suggérer de faire sans la notion de copyright pour ce qui est des modèles d’IA. Son postulat : entre vie privée, protection des consommateurs et respect des droits humains, la protection des jeux de données est déjà bien encadrée.

Beaucoup de savoirs autochtones sont protégés par des mécanismes non compatibles avec des cadres ultérieurs régissant l’exclusivité et le partage de droits, ajoute l’OSI. Il existe de surcroît des cas où les conditions d’utilisation de données publiques peuvent apporter à une entité A l’assurance de les exploiter librement, sans pour autant lui permettre de procurer les mêmes garanties à une entité B. Les notions de fair use et de domaine public en sont des illustrations, tant leurs définitions diffèrent entre les pays.

Les éléments à fournir pour être dans les clous de l’IA open source

Dans ce contexte, l’OSI a choisi d’exiger la fourniture d’« informations sur les données ». Impérativement suffisantes pour qu’une personne compétente puisse recréer un système « substantiellement équivalent ».

Les infos en question doivent couvrir :

  • Le périmètre et les caractéristiques des données d’entraînement
  • Leur origine (y compris les processus d’obtention et de sélection)
  • Les procédures d’annotation, de traitement et de filtrage

Des éléments supplémentaires peuvent être exigés en fonction du dataset. En l’occurrence, la liste des données publiques exploitées et/ou de celles obtenues auprès de tierces parties. Avec, dans l’un et l’autre cas, des informations sur la provenance et les conditions d’accès.

Côté code, il faut procurer celui utilisé pour le prétraitement des données, l’entraînement/validation/test et l’inférence. Ainsi que les outils et bibliothèques sous-jacents. On y ajoutera les poids du modèle et autres paramètres de configuration (par exemple, des checkpoints-clés et l’état final de l’optimiseur ; métadonnées de modèle et échantillons de sorties sont facultatifs).

Obligatoire Facultatif
Données Informations sur les données
Article de recherche
Rapport technique
Data card
Évaluation (+ résultats)
Code Prétraitement
Entraînement
Validation
Test
Bibliothèques / outils
Inférence lors des benchmarks
Évaluation
Modèle Architecture
Paramètres
Carte
Outputs
Métadonnées

Le code, plus important que les données ?

D’après l’OSI, cette approche conserve celle de l’OSD. Laquelle n’impose pas une reproductibilité et une transparence totales, mais les permet (builds reproductibles). De plus, on peut toujours formuler davantage d’exigences, comme le Digital Public Goods Standards et les Recommandations GNU pour les distributions systèmes libres le font vis-à-vis de l’OSD.

Au final, l’utilisateur aurait les mêmes possibilités qu’avec des licences permissives. Tout du moins au sens où il pourrait conserver les insights obtenus à partir du code et de la description des données d’entraînement non partageables, puis construire sur cette base en y associant ses propres données non partageables et en rendant disponibles les insights obtenus en continuant l’entraînement.
Plus globalement, nous assure-t-on, le code d’entraînement et de traitement des données apparaît plus important que le dataset dans l’optique d’une modification libre.

En miroir à l’OSD, un système d’IA open source doit garantir quatre libertés :

  • Utilisation à toutes fins sans avoir à demander d’autorisation
  • Étude de son fonctionnement et inspection de ses composantes
  • Modification à toutes fins, y compris des sorties
  • Redistribution sans restriction d’utilisation

L’OSI recense pour le moment 5 modèles conformes : Amber et CrystalCoder (LLM360), OLMo (AI2), Pythia (EleutherAI) et T5 (Google). D’autres le seraient probablement s’ils modifiaient leurs conditions de licence, ajoute-t-elle. Parmi eux, BLOOM (BigScience), Falcom (TII) et Starcoder2 (BigCode).

Une centaine d’organisations ont adhéré à la définition de l’IA open source. Côté français, il y a l’APELL, le CNLL, Linagora, Probabl.AI, Sopra Steria et code.gouv.fr.

Illustration

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Footywhoops – Un synthé codé en Go qui génère des patterns musicaux à la volée

Faire du bruit avec du code, c'est un peu le graal pour tout dev qui aime la musique. On connaît tous les gros trucs en C++ ou les frameworks spécialisés, mais voir débarquer un synthé complet codé en Go, c'est toujours une petite surprise qui se déguste sans modération.

Son nom : Footywhoops .

C'est un couteau suisse sonore que vous pilotez directement depuis votre terminal et qui permet de générer des séquences de batterie, des lignes de basse (un mode "Acid Bass" bien gras avec sub-oscillateur et enveloppes ADSR est de la partie), des arpèges et des mélodies. Le tout peut être calé sur différentes gammes musicales (majeure, mineure, dorienne, blues, etc.) pour éviter de finir avec une cacophonie insupportable. On est un peu dans l'esprit du live coding musical comme ce que propose Strudel ou Dittytoy , mais version ligne de commande.

Sous le capot, c'est du sérieux niveau DSP (Digital Signal Processing) puisqu'on y trouve une réverbération de type Schroeder pour donner de l'espace, plusieurs algorithmes de distorsion (Tanh, Atan, hard clipping) pour salir le signal, et un filtre passe-bas pour sculpter la tonalité. Et pour ceux qui se demanderaient quel est le meilleur langage pour la programmation audio, le C++ reste le roi pour la performance pure, mais Go s'en sort étonnamment bien ici grâce à sa gestion efficace de la concurrence (coucou les goroutines) et l'utilisation de PortAudio pour l'I/O audio. On a d'ailleurs vu d'autres outils sympas en Go récemment, comme SSHM qui utilise le framework Bubble Tea pour son interface terminal.

Le truc est super léger et s'installe en deux minutes si vous avez l'environnement Go prêt sur votre machine. Vous pouvez même enregistrer vos expérimentations directement en WAV (dry ou wet) sans avoir besoin de passer par une DAW (Digital Audio Workstation). D'ailleurs, si vous cherchez des ressources pour faire de la musique sous pingouin, n'hésitez pas à consulter ce catalogue audio pour Linux .

Et si vous avez envie de tester ce petit monstre, voici comment vous lancer.

Pour commencer, vous aurez besoin de Go 1.19 ou plus et des bibliothèques de développement de PortAudio sur votre système.

1. Installation des dépendances

Sur macOS :

brew install portaudio

Sur Ubuntu/Debian :

sudo apt-get install portaudio19-dev

2. Compilation du projet

Récupérez le code et compilez l'exécutable :

git clone https://github.com/system32-ai/footywhoops
cd footywhoops
go build

3. Exemples d'utilisation

Pour lancer une génération automatique de mélodie et de batterie (le mode "standalone") :

./footywhoops -mode synth

Si vous voulez utiliser Footywhoops comme un processeur d'effets (par exemple pour traiter le son de votre micro ou d'une guitare branchée sur votre interface) :

./footywhoops -mode fx -dist 0.8 -reverb 0.5

Vous pouvez évidemment jouer avec plein de paramètres en CLI pour ajuster le son (fréquence du filtre, type de distorsion, taille de la réverb, etc.). Pour voir toutes les options disponibles, un petit ./footywhoops -help et voilà, vous avez la liste complète.

Je pense que j'ai fait le tour... si vous aimez le mélange entre code et synthèse sonore, Footywhoops est un super terrain de jeu. C'est brut, c'est sale, et c'est expérimental mais ça permet de s'amuser un peu !

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iPhone 5s - La mise à jour qui lui refuse le droit de mourir dans la dignité

Alors là les amis, c'est le moment de vous accrocher à vos vieux chargeurs Lightning de la guerre ! Parce que si vous avez un vieil iPhone 5s qui traîne dans un coin ou dans votre poche et que vous refusez catégoriquement de le foutre à la benne par pur respect pour le design de ce bon vieux Jony Ive, j'ai une nouvelle qui va vous redonner le smiiiiile.

Vous ne l'avez pas encore vu parce que la vie est un tourbillon qui vous emporte chaque jour loin de tout ça, mais sachez qu'Apple vient tout juste de sortir iOS 12.5.8. Hé oui, en 2026 la firme à la pomme a balancé un patch pour un téléphone sorti il y a plus de 12 ans. Je rappelle quand même que ce vieux machin a été déclaré officiellement « obsolète » par Cupertino en 2024.

Alors POURQUOI ?

Et bien c'est tout simple ! C'est en réalité une question de vie ou de mort pour les services de base sur le smartphone. En effet, sans cette mise à jour, vos certificats de sécurité allaient expirer et s'en était terminé de FaceTime, d'iMessage, et même de la possibilité d'activer le téléphone après une réinitialisation. En gros, votre iPhone 5s allait se transformer en cale porte.

Heureusement qu'ils ont réagi !

Grâce à ce patch (qui concerne aussi l'iPhone 6 et l'iPad Air 2 via iOS 15.8.6 et 16.7.13), les services essentiels vont donc continuer de ronronner jusqu'en janvier 2027 au moins. Même si ça devrait être la norme, c'est tellement rare de voir un constructeur s'occuper de son matériel si longtemps après la sortie qu'on est tous étonné ! Ça nous change de l'époque où on devait braver l'obsolescence programmée avec du ruban adhésif !

Après si vous sentez que l'autonomie de votre vieux smartphone décline , c'est peut-être le moment de lui offrir une petite batterie neuve pour fêter ça. Parce que faire tourner un OS de 2026 sur une puce A7, c'est un peu comme essayer de faire courir un marathon à votre grand-père... Faudra de la glace à l'arrivée !

Voilà, vous savez ce qu'il vous reste à faire concernant cet appareil !

D'ailleurs si vous voulez suivre mes découvertes tech au quotidien, je poste aussi des trucs sur ma page Facebook .

Source

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Un générateur de mots de passe qui utilise des regex

Vous avez déjà galéré à créer un mot de passe qui respecte les 42 règles imposées par un site un peu trop zélé ? Genre au moins 16 caractères, une majuscule, une minuscule, un chiffre, un caractère spécial, et surtout pas le prénom de votre chat ni votre date de naissance ?

C’est le genre de micro-agression qui peut flinguer une matinée ^^.

Heureusement, y’a un dev qui a eu une idée de génie en inversat complètement le problème grâce à la puissance brute des expressions régulières.

Son outil s'appelle RegExp Password Generator et comme son nom l'indique, c'est un générateur de mots de passe qui fonctionne avec des regex. Au lieu de cocher des cases un peu nazes dans une interface classique, vous définissez vos contraintes ligne par ligne sous forme d'expressions régulières.

Par exemple, vous balancez ^.{16,32}$ pour imposer une longueur entre 16 et 32 caractères, [0-9] pour exiger au moins un chiffre, and [A-Z] pour une majuscule. L’outil va alors calculer l’intersection de tous vos patterns pour vous sortir 5 mots de passe aléatoires qui matchent absolument toutes vos règles simultanément.

L'outil repose heureusement sur la bibliothèque TypeScript @gruhn/regex-utils. Pour ceux qui font du code, vous savez que manipuler des regex pour faire des intersections ou des compléments, c'est normalement une purge monumentale que la plupart des langages de programmation ne gèrent pas nativement.

C'est pourquoi ici, la lib fait tout le sale boulot de calcul d'ensemble pour s'assurer que vos contraintes ne sont pas contradictoires. Si vous demandez un truc impossible (genre un mot de passe qui doit être composé uniquement de chiffres ET uniquement de lettres), l’outil vous le dit direct au lieu de mouliner dans le vide.

Et tout tourne en local dans votre navigateur donc c'est cool pour la vie privée, par contre, gardez en tête que la lib supporte un sous-ensemble bien précis de la syntaxe RegExp de JavaScript. Inutile donc tenter des trucs ultra exotiques comme les lookbehinds complexes, l'outil risque de vous renvoyer une erreur.

Le côté pratique, c'est que vos contraintes sont directement encodées dans l'URL. Du coup, vous pouvez bookmarker une config précise pour un site spécifique ou la partager avec vos collègues sans avoir à tout retaper à chaque fois. Un petit compteur affiche même le nombre total de combinaisons possibles avec vos règles, histoire de vérifier que vous n'avez pas créé un mot de passe trop prévisible (ou au contraire, un truc tellement restrictif qu'il n'existe qu'une seule possibilité).

Bref, j'ai trouvé ça original !

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