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Ces émissions télé des années 80/90 qui ont fait de nous des geeks

Si vous avez grandi dans les années 80 ou 90, vous avez forcément comme moi des souvenirs de ces émissions qui nous faisaient rêver devant nos bons gros écrans cathodiques .

Et s'il y a bien un truc que je n'ai pas oublié c'est qu'à une époque où le jeu vidéo et l'informatique étaient encore des trucs de "geeks" (le terme n'était pas encore très utilisé en France...), la télévision française nous a quand même offert quelques pépites qui ont marqué toute une génération. Et en y repensant c'était pas mal délirant, donc je vous propose de vous replonger là dedans avec moi.

Tout part en 1979 avec Temps X, l'émission culte des frères Bogdanoff . Igor et Grichka, sapés dans leurs combinaisons futuristes dessinées par Thierry Mugler, nous accueillaient dans leur vaisseau spatial pour parler science, science-fiction et technologies de demain.

Le truc de fou, c'est qu'ils avaient déjà évoqué dès 1980 un réseau mondial qu'ils avaient baptisé "Internex", bien avant que le grand public ne découvre Internet (et bien avant que certains nostalgiques ne ressuscitent le Minitel ). Ils recevaient même des artistes de BD comme Mœbius, Bilal ou Druillet, des gens qui n'avaient pas vraiment droit de cité à la télé française de l'époque. L'émission a duré jusqu'en 1987 sur TF1 et reste pour beaucoup d'entre nous la porte d'entrée vers tout un univers de possibles.

Ensuite, en 1983, TF1 lance deux émissions qui vont marquer les esprits. D'abord Super Défi, animée par un certain Christophe Dechavanne qui faisait ses premiers pas à la télé. L'émission mettait en scène des compétitions de jeux vidéo chaque jour à 19h40 durant l'été.

Mais TF1 ne s'est pas arrêtée là puisque dans la foulée, il y a eu aussi Microludic (1983-1984) dans laquelle on retrouve deux familles (les Oranges et les Citrons) qui s'affrontent sur des jeux, un héros masqué (Super-Défi) qui revient hanter le plateau, et au passage un petit goût de "tiens, si on apprenait deux trois trucs de micro-informatique" entre deux manches.

Et pendant que TF1 jouait avec nos neurones, Antenne 2 faisait pareil de son côté avec Micro Kid (1984-1985), présenté par Mouss avec des collégiens, des jeux sur micro-ordinateurs, et un côté "challenge + initiation" qui sent bon l'époque où un joystick, c'était déjà de la haute technologie. Franchement, quand on remet ça dans le contexte, c'est lunaire (mais beau).

Puis il y a eu Pixifoly , diffusée dans le programme Vitamine le mercredi après-midi. C'était la toute première émission française entièrement consacrée aux jeux vidéo, et aussi la première à utiliser massivement l'image de synthèse. Mélanie, Antoine et Dominique nous emmenaient sur leur planète des jeux vidéo, traversant littéralement l'écran pour entrer dans les jeux à la manière de Tron. Les gamins s'affrontaient sur les consoles de l'époque projetées sur un écran géant, vraiment TF1 avait mis le paquet pour l'époque.

Le milieu des années 80, c'est aussi l'arrivée des micro-ordinateurs dans les foyers. Les Amstrad CPC, Atari ST et Amiga débarquent, et la presse spécialisée commence à fleurir. Mais à la télé, il faudra attendre 1991 pour voir débarquer LA référence : Micro Kid's . Diffusée sur FR3 puis France 3 de septembre 1991 à juin 1997, l'émission était présentée par Jean-Michel Blottière, rédacteur en chef du magazine Tilt, puis en duo avec Delphine.

Deux équipes de jeunes s'affrontaient dans un quiz avant de se mesurer sur les jeux du moment. Le top des ventes était sponsorisé par Micromania, et les réponses au courrier des lecteurs faisaient partie du rituel. Au total, 246 émissions ont été diffusées et en 1995, face à la concurrence, les présentateurs sont ensuite remplacés par Dr Clic, un animateur virtuel en forme de joystick. Ouais, c'était les années 90 ^^.

Puis en 1992 arrive Hugo Délire , animée par Karen Cheryl sur France 3. Je ne manquais aucun épisode et le concept était dingue pour l'époque puisque les enfants pouvaient jouer en direct via les touches de leur téléphone. Ils pilotaient Hugo, une petite créature inspirée d'un troll scandinave, à travers des parcours sur rail pour éviter les obstacles et gagner des cadeaux.

Le format était adapté du danois "Skærmtrolden Hugo" et a été repris dans plus de 40 pays. L'émission recevait en moyenne 25 000 appels par jour, avec des pointes jusqu'à 40 000. C'était de l'interactivité télévisuelle avant l'heure, et ça marchait du tonnerre.

Sur France 2, de mars 1993 à août 1994, Télévisator 2 proposait aussi des tests, des astuces et des dessins animés comme Super Mario Bros. L'émission était animée par Cyril Drevet et plusieurs présentatrices (Céline Dubois, puis Charlotte Chaulet, puis Ness). J'adorais cette émission, et c'était la grande époque où je passais beaucoup de temps sur la Super NES. Diffusée le mercredi matin, elle a réussi à rivaliser avec le Club Dorothée de TF1 et parfois même à le dépasser en audience. Et après la fin de l'émission, Cyril Drevet a justement rejoint le Club Dorothée pour y tenir une rubrique jeux vidéo jusqu'en 1996.

Ensuite, niveau vulgarisation scientifique, E=M6 débarque le 10 février 1991 sur M6 avec Mac Lesggy aux commandes. L'émission existe toujours aujourd'hui avec le même animateur, ce qui en fait la plus ancienne émission scientifique toujours diffusée sur le PAF. En 1993, un numéro spécial consacré aux jeux vidéo a bien marqué les esprits et reste une capsule temporelle fascinante à revoir aujourd'hui :

Sur M6 toujours, Mega 6 est diffusée chaque mercredi entre 1994 et 1995, présentée par Guillaume Stanzick avec des tests et astuces au menu pour accompagner la guerre des consoles entre Megadrive et Super Nintendo qui faisait rage à l'époque et dont nous étions tous les guerriers.

Et pendant que les grandes chaînes se battaient à coups de "tests" et de "tips", Canal J avait aussi son petit laboratoire maison avec Des Souris et des ROM (1995-1999), présenté par Bertrand Amar. C'était plus du style "magazine", mais ça parlait consoles, PC, nouveautés, et ça a clairement participé à mettre une culture jeux vidéo à portée de télécommande pour toute une génération de gosses.

Et puis en 1995, Canal+ lance Cyber Flash , un programme court présenté par Cléo, une présentatrice virtuelle au look entre Jessica Rabbit et une fourmi. Créée par Alain Guiot et développée par le producteur Alain Le Diberder, doublée par Luna Sentz, Cléo était animée en temps réel, une prouesse technique pour l'époque. Là on nageait en plein "cyber", j'étais à fond !

Son passage en direct dans Nulle Part Ailleurs depuis le forum Imagina était une première mondiale. Je m'en souviens encore !! Elle a présenté environ 500 numéros jusqu'en 1998, parlant jeux vidéo, multimédia et internet aux jeunes adultes qui commençaient à s'équiper de modems. Elle a même eu droit à sa propre émission dérivée, "C+ Cléo" .

Et puisqu'on parle de Canal+, impossible de ne pas citer Cyberculture (1995-1999), présenté et produit par Chine Lanzmann. J'adorais aussi cette émission. Là, on n'était plus sur la pastille TV avec des reportages, interviews, sujets sur les nouvelles technos, les jeux, le Web, et toute la "culture cyber" qui commençait à contaminer gentiment le quotidien. On était typiquement sur le programme qui nous donnait envie d'acheter un modem... et ensuite de pleurer quand on recevait la facture France Télécom.

Bonus dans le bonus, il y a même eu une soirée spéciale "La saison cyber" (1996) qui mélangeait Cléo (oui, la même) et Chine Lanzmann pour faire un grand tour d'horizon "jeux vidéo / réseau / virtualité / futur". Rien que ça.

D'ailleurs, c'est à ce moment-là que le mot "Internet" commence à résonner dans les foyers. Sur La Cinquième, Net Plus Ultra (1996-2001) présenté par Marie Montuir nous faisait découvrir ce nouveau monde, à une époque où le web grand public c'était surtout des pages qui mettaient 30 secondes à charger sur nos connexions 56k. Le streaming existait déjà via RealPlayer, mais bon, fallait être patient. Si cette époque vous manque, j'ai d'ailleurs fait un article sur Internet Artifacts , un vrai musée numérique des débuts du web.

Et là, fin des années 90, on commence à voir le Web débarquer partout, même en "pastille" juste avant le JT. Sur TF1 en 1999, il y a eu Clic & Net (présenté par Billy) pour "expliquer Internet" au grand public, avec le côté très "regardez, c'est fou, on peut cliquer sur des trucs". Alors oui, on pouvait, mais pas trop vite sinon ça faisait planter Netscape ^^.

Sur France 3, dans le même esprit "on défriche", il y a eu aussi 3x+Net (avec Oriane Garcia et Florian Gazan) qui faisait un petit panorama de tout ce qui se passait sur le Web. La période dotcom dans toute sa splendeur... c'était l'époque où un site qui mettait une vidéo de 15 secondes en timbre-poste était déjà considéré comme de la sorcellerie.

Et en 1998, la création de Game One , première chaîne française entièrement consacrée aux jeux vidéo, marque également un tournant. C'est là que naît Level One , l'émission de Marcus où il jouait au premier niveau d'un jeu avec sa tête incrustée dans l'image grâce à l'incrustation par luminance. C'est souvent considéré comme l'un des tout premiers Let's Play "grand public" (version télé), bien avant que le concept n'explose sur YouTube.

Marcus lui-même revendique cette paternité du format télévisé. L'émission a duré de 1998 à 2002 dans sa première incarnation, avant de revenir plusieurs fois.

Ces émissions et bien d'autres ont accompagné toute une génération et le futur qu'ils nous promettaient... hé bien on y est. Moi ça a vraiment renforcé ma passion de l'informatique. Ça m'a permis aussi de comprendre que ce que j'aimais commençait à devenir "grand public". D'un côté j'étais un peu saoulé de me faire déposséder comme ça de ma passion par des moldus mais en même très heureux de pouvoir me nourrir de toutes ces infos fraiches à une époque où on n'avait pas encore vraiment accès à Internet.

Et aujourd'hui, bizarrement, on regarde toujours des gens parler de jeux vidéo et d'informatique, sauf qu'aujourd'hui c'est souvent dans un coin de Twitch , sur YouTube, ou sur une chaîne de TV à 2h du mat pendant que votre voisin télécharge encore un patch day one (la boucle est bouclée).

Voilà, j'espère que ce petit retour en arrière vous aura rappelé quelques souvenirs. Notez que d'autres excellents dossiers ont été publiés sur le sujet, notamment sur jeuxvideo.com si vous voulez creuser encore un peu plus.

Sources : Archives INA Temps X , Chez Marcus , Micro Kid's Story (Omaké Books) , Super Défi , Microludic , Micro Kid , Micro Kid's , Pop culture et culture geek (Inathèque) , Guide Inathèque (PDF) , Game One , Level One

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Deux projets remettent la sobriété et la fiabilité au cœur du monitoring Linux

Alors que les solutions de monitoring serveur deviennent toujours plus complexes et dépendantes de stacks lourdes, deux projets open source (NdM: absence de licence) récents prennent le contre-pied de cette tendance : MonitorBox et Monitux. Leur objectif commun : revenir à un monitoring lisible, fiable et maîtrisable, pensé avant tout pour les administrateurs Linux.

    MonitorBox : réduire le bruit pour mieux gérer l’urgence

    MonitorBox part d’un constat largement partagé dans les équipes techniques : la multiplication des alertes engendre une fatigue des notifications, au point que les incidents critiques risquent d’être ignorés.
    Le projet introduit une logique volontairement simple mais efficace : réduction des faux positifs par vérifications successives, séparation claire entre alertes critiques et informationnelles, et retour d’un outil longtemps abandonné mais redoutablement efficace : le pager (bipper).

    En complément des notifications classiques, MonitorBox propose :

    • une interface terminal pensée pour l’exploitation,
    • un dashboard web léger,
    • et une alerte matérielle dédiée pour les situations réellement urgentes.

    Le projet assume une philosophie pragmatique : mieux vaut peu d’alertes fiables que beaucoup d’alertes ignorées.

    Code source : https://github.com/simple-group/MonitorBox
    Présentation : https://www.ihaveto.be/2026/01/pourquoi-jai-ressuscite-le-pager-des.html

    Monitux : un monitoring “zero-dependency” pour réduire la surface d’attaque

    Monitux s’inscrit dans une démarche encore plus radicale de sobriété technique. Le projet se définit comme un outil de monitoring serveur sans base de données, sans langage interprété (PHP, Python, Node.js), et sans dépendances externes.

    Il repose exclusivement sur :

    • les outils natifs GNU/Linux (top, df, ss, systemd…), un affichage web minimaliste, et une protection d’accès via les mécanismes standards d’Apache (.htaccess / .htpasswd).

    Ce choix permet de limiter fortement la surface d’attaque, de simplifier l’installation et de garantir une excellente lisibilité du code. Monitux se destine particulièrement aux environnements où la stabilité, la sécurité et la compréhension priment sur la sophistication fonctionnelle.

    Code source : https://github.com/simple-group/Monitux/
    Présentation : https://www.ihaveto.be/2025/12/monitux-le-monitoring-serveur-revient.html

    Une même philosophie : simplicité, contrôle et responsabilité

    Bien que différents dans leur approche, MonitorBox et Monitux partagent une vision commune :
    le monitoring ne doit pas devenir une boîte noire, ni un empilement de dépendances difficile à auditer. Ces projets s’adressent aux administrateurs et équipes techniques qui souhaitent reprendre le contrôle, réduire la complexité et privilégier des outils compréhensibles, durables et open source.

    Les deux projets sont publiés sous licence libre et ouverts aux contributions.

    NdM: aucune licence n'est mentionnée sur les deux projets en question, qui ne sont donc pas libres en l'état.

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    Top 7 outils de monitoring maison (NAS/serveur)

    Installer et gérer son propre monitoring à la maison — pour un NAS, un serveur domestique, quelques VM ou un mini-lab — c’est un excellent moyen d’apprendre l’observabilité tout en gardant le contrôle des données. Dans cet article je te présente 7 solutions pour 2026, quand les choix sont pertinents je montre rapidement pour quel usage chaque outil est pertinent et comment l’installer en gros (astuces pratiques, snippets). Je me concentre sur des stacks “Grafana-like” (tableaux, séries temporelles) avec alerting natif ou via intégration — et je donne des pièges à éviter pour un usage maison.

    Pourquoi un monitoring “maison” plutôt qu’un service cloud ?

    Un monitoring local c’est intéressant si tu veux :

    • garder toutes les métriques chez toi (confidentialité) ;
    • éviter des coûts récurrents quand le nombre de métriques/stockage augmente ;
    • personnaliser les dashboards et alertes pour équipement domestique (disques SMART, bruit/fan, UPS, etc.) ;
    • expérimenter avec Prometheus/TSDB, stockage à long terme, ou exporter vers Grafana Cloud plus tard.

    Un monitoring auto-hébergé implique quelques contraintes à connaître : les métriques s’accumulent avec le temps et occupent de l’espace disque, les interfaces web ne doivent pas être exposées sans protection, et certains outils peuvent être assez gourmands en mémoire ou en CPU.

    Les 7 outils recommandés

    OutilMeilleur pourAlertingStockage TSDBFacilité d’installation (maison)
    Prometheus (avec Alertmanager)Monitoring métriques, intégration exportersOui (Alertmanager)TSDB native (local)Docker/packaged; learning curve
    GrafanaDashboards (visual) front-endAlarme via Grafana AlertsUI front, s’appuie sur TSDBDocker/apt ; quasi-standard
    InfluxDB (+Telegraf)Séries temporelles simple, IoTOui (Kapacitor/Flux ou alerts InfluxDB 3.x)TSDB spécialiséDocker ; simple pour petits setups
    VictoriaMetricsStockage haute performance / remplacement long-termIntégration avec Alertmanager / GrafanaTSDB performante, compacteTrès docker-friendly
    NetdataMonitoring temps-réel, faible configAlarms légères ; forwardingTime-series local + cloud optionInstallation one-liner (très simple)
    ZabbixSupervision full-stack (alertes, inventaire)Oui, système d’alerting matureDB relationnelle (MySQL/Postgres)Stable mais plus lourd
    LibreNMS / CheckmkMonitoring réseau & infra small/mediumOui, templates d’alertesSQL backendBon pour NAS réseaux, SNMP

    1) Prometheus + Alertmanager (le cœur métriques « classique »)

    Cas d’usage : servir de collecte pour métriques d’OS (node_exporter), services (cAdvisor, MySQL exporter), NAS (SNMP exporter), VM. Prometheus scrappe périodiquement des endpoints HTTP exposant des métriques.

    Pourquoi le choisir :

    • modèle pull simple et puissant pour environnements locaux ;
    • Rules + Alertmanager = alertes flexibles ;
    • large écosystème d’exporters.

    Astuce d’installation rapide (maison) :

    • lancer Prometheus en Docker ou binaire ; ajouter node_exporter sur chaque machine.
    • exemple minimal prometheus.yml (scrape node_exporter sur hôte local) :
    global:
      scrape_interval: 15s
    
    scrape_configs:
      - job_name: 'node'
        static_configs:
          - targets: ['192.168.1.10:9100']  # ton NAS/serveur
    
    • pour les alertes, configurer Alertmanager et une règle Prometheus :
    groups:
    - name: nodes
      rules:
      - alert: HostDown
        expr: up == 0
        for: 5m
        labels:
          severity: critical
        annotations:
          summary: "Hôte indisponible ({{ $labels.instance }})"
    

    Piège courant : conserver la TSDB localement sans rotation = disque plein. Fixe --storage.tsdb.retention.time ou utilise une solution long-term (VictoriaMetrics/remote_write). (Voir doc Prometheus).

    2) Grafana (front-end de dashboards, alerting intégré)

    Cas d’usage : création de tableaux riches (graphs, heatmaps, logs si Loki), mode multi-datasource (Prometheus, InfluxDB, VictoriaMetrics).

    Pourquoi le choisir :

    • standard de facto pour dashboards ;
    • Alerts améliorés (Grafana Alerts) et intégration avec contact points (Telegram, e-mail, Discord).
    • version OSS robuste pour usage perso.

    Astuce pratique :

    • utilise Grafana pour visualiser Prometheus + node_exporter ; si tu veux logs, ajoute Grafana Loki.
    • sécurise l’accès : reverse proxy + auth (let’s encrypt + oauth proxy) si tu ouvres internet.

    3) InfluxDB + Telegraf (stack « simple » pour métriques et IoT)

    Cas d’usage : capteurs IoT, métriques custom, séries avec écriture push (Telegraf, clients HTTP).

    Pourquoi le choisir :

    • flux d’écriture simple (push) via Telegraf ;
    • langage Flux et alerting natif dans InfluxDB 3.x ;
    • facile à configurer sur NAS/serveur.

    Astuces :

    • utiliser Telegraf sur chaque machine pour collecter CPU, disque, SMART, snmp.
    • config de retention et downsampling natif dans InfluxDB pour éviter explosion de stockage.

    4) VictoriaMetrics (TSDB haute performance)

    Cas d’usage : si tu veux conserver un historique long sans trop consommer I/O/CPU — idéal comme remote_write pour Prometheus (long-term storage).

    Pourquoi le choisir :

    • conçu pour stockage efficace des métriques à long terme, très docker-friendly ;
    • fonctionne bien sur hardware modeste et permet compression efficace. GitHub

    Mise en œuvre rapide :

    • Prometheus → remote_write vers VictoriaMetrics ; Grafana se connecte directement pour dashboards.
    • vérifie paramètres de retention et snapshots pour backups.

    5) Netdata (monitoring temps réel, install “one-liner”)

    Cas d’usage : super pour visualiser en temps réel l’activité d’un NAS / serveur (io, network, processus), diagnostique rapide.

    Pourquoi le choisir :

    • installation très facile (bash <(curl -Ss https://my-netdata.io/kickstart.sh)), UI instantanée ;
    • alerting simple et possibilité de forwarding vers Grafana/Prometheus. Netdata+1

    Limite : pas conçu comme TSDB longue durée par défaut ; utile en complément (diagnostic) plutôt que stockage historique complet.

    6) Zabbix (supervision complète, alerting & inventaire)

    Cas d’usage : inventaire/monitoring d’un parc d’équipements (SNMP, agents), règles d’alerte avancées, escalation.

    Pourquoi le choisir :

    • mature en alerting, templates (NAS, routeurs, services) ; bonne GUI pour opérations. Zabbix

    Astuce :

    • utiliser Zabbix pour supervision réseau (SNMP) et Prometheus/Influx pour métriques fines : on combine les forces.

    7) LibreNMS / Checkmk (monitoring réseau et infra simple)

    Cas d’usage : découverte automatique réseau, SNMP pour switchs/NAS/routeurs, alertes sur perte d’interfaces/temps de réponse.

    Pourquoi le choisir :

    • LibreNMS : communauté, facile pour SNMP auto-discovery ;
    • Checkmk : bonnes règles prêtes à l’emploi pour serveurs/NAS. LibreNMS Community+1

    Astuce :

    • active SNMP sur ton NAS (versions sécurisées v3) et laisse LibreNMS faire la découverte ; applique des alertes sur erreurs SMART et perte d’interface.

    Tableau comparatif détaillé

    OutilTypeIdéal pourAlerting natifFacilité DockerRessources
    PrometheusTSDB + scrapingmétriques infraOui (Alertmanager)OuiMoyen
    GrafanaUIdashboards multi-sourceOui (alertes)OuiFaible-Moyen
    InfluxDBTSDB pushIoT, sériesOui (Flux/alerts)OuiMoyen
    VictoriaMetricsTSDB long-termstockage compresséIntégration AMOuiFaible-Moyen
    NetdataMonitoring realtimediag & liveAlerting légerOuiFaible
    ZabbixSupervision fullalerting & inventaireOui (avancé)Oui (compose)Moyen-Fort
    LibreNMSSNMP monitoringréseau & NASOuiOuiFaible-Moyen

    Qu’est-ce que vous pouvez déployer sur votre NAS UGREEN ou Synology ?

    Sur un NAS moderne, l’objectif n’est pas de transformer la machine en usine à gaz. Ce qu’on cherche, c’est un monitoring fiable, lisible et utile au quotidien, sans dégrader les performances du stockage.

    ✅ Le stack recommandé : Prometheus + Grafana (+ node_exporter)

    C’est aujourd’hui le meilleur compromis entre simplicité, efficacité et évolutivité sur un NAS.

    Modèles compatibles (exemples concrets)

    Ces modèles disposent :

    • d’un CPU x86 correct
    • de Docker officiellement supporté
    • de suffisamment de RAM pour faire tourner Prometheus sans impacter les services NAS

    À quoi sert ce stack, concrètement ?

    1⃣ Surveiller l’état réel de votre NAS

    Avec node_exporter, vous récupérez automatiquement :

    • charge CPU
    • mémoire utilisée
    • espace disque et IO
    • réseau (débits, erreurs)
    • uptime et reboot
    • températures (selon support matériel)

    👉 En clair : vous savez si votre NAS souffre, et pourquoi.

    2⃣ Visualiser clairement ce qui se passe (Grafana)

    Grafana sert d’interface graphique.

    Vous obtenez :

    • des dashboards lisibles (journée, semaine, mois)
    • des graphiques compréhensibles même sans être admin système
    • une vue globale de la santé du NAS

    👉 Exemple concret :
    Vous voyez immédiatement si un disque devient lent, si la RAM est saturée ou si un conteneur consomme trop.

    3⃣ Être alerté avant que ça casse (Prometheus)

    Prometheus ne fait pas que stocker des métriques, il permet aussi de déclencher des alertes.

    Cas d’usage très concrets :

    • NAS inaccessible depuis 5 minutes
    • espace disque < 10 %
    • charge CPU anormale sur une longue durée
    • swap utilisée en continu
    • réseau saturé pendant les sauvegardes

    👉 Résultat : vous êtes prévenu avant le crash ou la panne visible.

    4⃣ Garder un historique utile, sans surcharger le NAS

    Sur un NAS, on reste pragmatique :

    • rétention courte : 15 à 30 jours
    • intervalle de collecte : 30 ou 60 secondes
    • pas de métriques inutiles

    👉 Vous gardez suffisamment d’historique pour :

    • comparer avant / après une mise à jour
    • analyser un ralentissement
    • comprendre un incident

    Sans remplir le disque inutilement.

    Pourquoi ce choix est pertinent sur NAS

    • ✔ Stack open source, mature et maintenue
    • ✔ Compatible Docker (UGREEN & Synology)
    • ✔ Ressources maîtrisées si bien configuré
    • ✔ Évolutif (vous pouvez ajouter plus tard du long terme ou d’autres machines)
    • ❌ Pas de base SQL lourde
    • ❌ Pas de configuration complexe au quotidien

    C’est exactement ce qu’on attend d’un monitoring maison : utile, pas envahissant.

    Cet article original intitulé Top 7 outils de monitoring maison (NAS/serveur) a été publié la première sur SysKB.

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    SHM : des métriques d’usage pour applications self-hosted… sans espionner les utilisateurs

    Quand on développe et distribue des applications open-source auto-hébergées, il y a une question très simple à laquelle il est presque impossible de répondre :

    Combien d’instances actives de mon application sont réellement utilisées ?

    SHM

    C’est exactement le problème que j’ai rencontré avec Ackify, une application open-source de preuve de lecture de documents (politiques internes, procédures, formations, etc.), déployée en self-hosted par ses utilisateurs - sans que j'ai le moindre contrôle dessus.

    Pas de SaaS, pas de compte centralisé, pas de tracking utilisateur.
    Résultat : zéro visibilité.

    👉 Combien d’instances Ackify tournent vraiment ?
    👉 Quelles versions sont encore actives ?
    👉 Quelles fonctionnalités sont utilisées (ou pas) ?

    C’est pour répondre à ce besoin très concret que j’ai créé SHM – Self-Hosted Metrics.

    SHM, c’est quoi ?

    SHM est un serveur de télémétrie privacy-first, conçu spécifiquement pour les applications self-hosted open-source.

    L’idée est simple :

    • chaque instance auto-hébergée envoie périodiquement un snapshot de métriques agrégées
    • aucune donnée utilisateur
    • aucun événement individuel
    • aucun tracking comportemental

    Juste ce qu’il faut pour comprendre l’usage réel d’un logiciel déployé “dans la nature”.


    Un point important : SHM est agnostique

    Contrairement à beaucoup d’outils existants, SHM n’impose aucun schéma.

    Tu envoies :

    {
      "documents_created": 123,
      "active_users": 42,
      "webhooks_sent": 9
    }

    ➡️ le dashboard s’adapte automatiquement :

    • nouvelles cartes KPI
    • nouvelles colonnes
    • graphiques générés dynamiquement

    Aucun frontend à recompiler, aucune migration à écrire.

    Dashboard Graph
    Dashboard Détail


    Un petit mot sur Ackify

    Ackify est l’application qui a déclenché tout ça :

    • open-source
    • self-hosted
    • preuve de lecture avec signature cryptographique
    • alternative légère à DocuSign pour des usages internes

    SHM est désormais utilisé pour répondre à des questions très simples :

    • combien d’instances actives ?
    • combien de documents créés ?
    • combien de signatures générées ?

    Projet open-source

    Le projet est encore très jeune (MVP), mais fonctionnel et déjà utilisé en conditions réelles.

    Les retours, critiques et idées sont évidemment bienvenus 🙂


    Stack technique (sobre et assumée)

    • Backend : Go (binaire unique, léger)
    • Stockage : PostgreSQL (JSONB)
    • Déploiement : Docker
    • Licence : AGPLv3 (SDK en MIT)
    • Auth des instances : Ed25519 (clé générée localement, signature des snapshots)

    Chaque instance :

    • génère une identité cryptographique locale
    • s’enregistre une seule fois
    • signe chaque envoi de métriques ➡️ impossible de spoof une instance existante.

    Et côté vie privée ?

    C’était non négociable.

    SHM :

    • ne collecte aucune donnée personnelle
    • ne collecte pas les IP (hors reverse-proxy)
    • ne collecte ni hostname, ni username
    • fonctionne sur des compteurs agrégés uniquement

    C’est au mainteneur du logiciel de décider quelles métriques exposer, et à l’utilisateur final de pouvoir désactiver la télémétrie.

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    Dermatose nodulaire – Le ministère de l’Agriculture ordonne l’abattage de 50 candidats de « L’Amour est dans le pré »

    Pour éviter une crise sanitaire, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a confirmé au micro de France Info sa décision radicale : « Une cinquantaine de candidats de l’amour est dans le pré sera abattue dans les plus brefs délais. Il en va de la sécurité des Français ». 

    Cette décision a mis en colère les syndicats agricoles qui dénoncent “une catastrophe pour le monde agricole ! Ce n’est pas au gouvernement de nous abattre, c’est à nous de nous suicider, comme ça a toujours été le cas”.

    Karine Le Marchand a pris la parole sur X pour confirmer l’information et rassurer les fans de l’émission : “Les derniers moments de ces agriculteurs seront bien évidemment filmés par les caméras d’M6, dans une version inédite du programme, renommée pour l’occasion “La mort est dans le pré”

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    Miss France crée la surprise en souhaitant la fin de l’état policier et la destruction du Grand Capital

    Un nouveau scandale dont le comité Miss France se serait bien passé. Après la destitution de Miss Provence et de Miss Aquitaine pour leurs propos injurieux sur leurs concurrentes, c’est à Miss France de défrayer la chronique. Celle qui avait assuré à Jean-Pierre Foucault qu’elle souhaitait mettre fin à la guerre et protéger les dauphins s’est finalement révélée être une anarchiste endurcie.

    La nouvelle reine de beauté française avait pourtant semé quelques indices avant son sacre : cette étudiante en arts du spectacle avait en effet choisi un déguisement plutôt inattendu pour le défilé sur le thème “passions de Miss ». “Les autres candidates ont demandé des costumes de danseuses, de grandes scientifiques, de sportives de haut niveau. Là, on a dû batailler un peu pour lui trouver un costume de Léo Ferré”, admettent les organisateurs du concours.

    Très impliquée dans ses nouvelles missions, Miss France 2026 a déclaré qu’elle ferait tout son possible pour promouvoir l’élégance à la française et la destruction du capitalisme jusqu’à la fin de son règne. Preuve de son engagement, la jeune femme a déjà vendu la voiture et les robes de créateurs offertes suite à sa victoire pour financer la révolution libertaire et la collectivisation des moyens de production.

    Impuissant, le Comité Miss France a dénoncé un nouveau dérapage regrettable “mais hélas de plus en plus fréquents depuis que les Miss ont le droit de parler”.

    Capture d’écran YouTube Quotidien Bangumi

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    Fujitsu Extended Its AI Motion-Analytics Platform With a Life-Size Golf Experience at CEATEC 2025

    At CEATEC 2025, Fujitsu expanded its ongoing exploration of what it officially calls its “AI technologies for human augmentation” with a new Golf Motion Analysis Experience, powered by the Kozuchi AI platform and developed in collaboration with Uvance partner AIGIA’s golf swing–analysis app.  This builds on last year’s showcase, where the company demonstrated how Kozuchi’s advanced skeleton recognition could analyze basketball shooting mechanics, yoga postures, and lifting movements in industrial […]

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    Léa Salamé lance par erreur son JT à 19h00

    La série noire continue pour Léa Salamé qui enchaîne les erreurs depuis son arrivée à la tête du 20h de France 2 en septembre dernier. Dernière en date : un direct lancé hier soir avec une heure d’avance sans se rendre compte Un mal pour un bien puisque le JT lancé à 19h00 semble avoir permis au JT de battre son record d’audience puisque ce sont plus de deux millions de téléspectateurs médusés du jeu N’oubliez pas les paroles qui ont suivi le programme par défaut.

    Comme à son habitude, le JT a été émaillé de plusieurs couacs. Léa Salamé a, semble-t-il, perturbé le conducteur du programme en inversant un sujet sur les chutes de neige et d’une séquence de 20 minutes sur les grèves pendant laquelle la présentatrice lance des viennoiserie rassies au visage d’un syndicaliste, avant de lancer un reportage en hommage à « Bébert, le chanteur des Corsaires ».

    Photo : capture d’écran France Télévision

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