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(Municipales 2026) Luce Troadec, Valenciennes Autrement !

Luce Troadec : « Il faut reconstruire la démocratie par la commune »

En marge de cette réunion publique avec les sympathisants, venus en nombre au sein du restaurant l’Intendance, Luce Troadec a répondu à une question sur le tremblement de terre judiciaire, très médiatisé, à l’endroit de Laurent Degallaix et consorts. « Cela répond à mon propos ce soir pour une autre démocratie locale. Laurent Degallaix a déjà été condamné une fois (en plaidé coupable pour l’Affaire V2H), il es présumé innocent. Charge à lui de prouver son innocence. De notre côté, cela ne change en aucune façon notre campagne municipale sur le terrain et notre ligne de conduite. » En filigrane, il n’y a pas de plan B, C, ou D avec ou sans le maire sortant à la tête d’une liste pour cette élection locale iconoclaste assurément. 

En propos liminaire, une candidate ou un candidat au fauteuil majoral ne peut éluder l’ambiance du moment. « Les Françaises et les Français sont dégoûtés de la politique. Ces Municipales sont un test (national). Depuis l’élection en 2020, nous sommes la seule véritable opposition au maire à travers une équipe solide. Oui, nous avons tous la passion de l’action politique au service de la population », poursuit-elle. 

« Un changement de méthode », Luce Troadec

Cette image dégradée des « Politiques » est à repenser globalement. Pour cela, le lien à (re)tisser avec la population suit un chemin évident. « Nous lançons aujourd’hui notre campagne municipale. Oui, nous sommes dans un moment de gravité. C’est pourquoi, il faut un changement de méthode dans la gouvernance locale. En fait, il faut reconstruire la démocratie par la commune », déclare Luce Troadec.

Ensuite, tour à tour, ces compagnons de route depuis six ans, Quentin Omont, la voix écologiste au Conseil municipal et comme seul élu communautaire à Valenciennes Métropole, puis Nathalie Lorette, la nouvelle venue du PCF dans cette union de la gauche avec son appétence pour la culture, et enfin, l’expérimenté José Pressoir dont le souhait est un soutien plus accru aux associations et l’émergence d’un budget participatif, sont venus exprimer leur confiance à Luce Troadec. 

Puis, les premiers nouveaux visages, un moment où cela donne un ton, une dynamique dans une campagne de terrain, car ensemble on va toujours plus loin. Ainsi, vous avez Seray Genc, une médecin au Centre Hospitalier de Valenciennes, Romain Ambert, professeur d’histoire-géographie dans le secondaire, Bénédicte Dupont, assistante parlementaire, versée en droit public, Rémy Sanchez, fonctionnaire du Ministère de la Transition écologique, Pierrick Colpin, éducateur sportif en milieu hospitalier et ex candidat aux législatives 2024 pour le NFP, Julie Lambert, coordonatrice de la stratégie jeunesse et populaire dans une collectivité publique, Marc Lambert, élu syndical, secrétaire régional de Sud rail, et président du club de basket de Valenciennes, et Eric Véron, multiples expériences dans l’économie sociale et solidaire. D’évidence, cet avant goût d’une liste, qui n’aura pas de difficultés à trouver ses colistiers, indique qu’elle n’est pas de gauche en mode chuchotement. Non, elle assume son identité politique, elle n’est pas timide pour revendiquer un programme locale tournée vers des valeurs sociales et écologiques. Au bout du bout, la démocratie politique est encore le meilleur moyen, ou le moins catastrophique, afin de représenter les voix d’une population. Bien sûr, celle qui a voté pour ce collectif et aussi les autres, car chacun a le droit au respect de ses opinions et de ses choix, différents et uniques. C’est sans doute sur ce point, la 1ère rupture avec la gouvernance actuelle.

Cette première soirée, ce mercredi 12 novembre 2025, marque donc le début d’une courte, et longue à la fois, campagne sur le terrain, déjà bien entamée par ailleurs, mais elle imprime aussi un nouveau momentum politique à l’ombre d’un climat national d’instabilité. Pour imager ce moment, le slogan de campagne a été dévoilée. Valenciennes Autrement 2026 – Luce Troadec. C’est simple et efficace, tout est à construire, tout est à prouver sur le terrain ou tout autre support de communication (https://www.valenciennes-autrement.fr/).

Daniel Carlier

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Rétro 2020/2026 de la politique municipale pour le développement et la notoriété, ou le contraire, de Valenciennes

En marge de cette énumération, la période de confinement COVID 1 a été l’occasion pour les administrés dans le Hainaut de vérifier sur le terrain, les réseaux sociaux, voire les initiatives locales (masque, gel) de l’engagement de son maire de proximité. Oui, l’affichage était pour une fois tout aussi important que le travail en coulisses, car le sentiment d’abandon face à une « Guerre » sanitaire a traversé tous les esprits des Françaises et des Français. A cet égard, certains édiles ont été très actifs durant cette tranche de vie improbable du 17 mars au 11 mai 2020, d’autres d’un silence assourdissant pour ne pas dire coupable, c’est devant le mur que l’on voit le maçon ! Pour vérifier l’engagement, ou pas, du ou de la maire de votre commune, il suffit de remonter le temps sur les réseaux sociaux perso de votre édile voire communal, à vous de jouer !

Les ratés ville de Valenciennes 2020/2026 :

1) On a noté la volonté du maire de fermer les salles des sports durant l’hiver 2022 face à la crise énergétique suite à la guerre en Ukraine, un choix politique comptable XX EXCEL ! Cette initiative annoncée très tardivement, quasi en catimini, a débouché sur un rétropédalage en direct face aux caméras de TF1… !

2) La fermeture des services d’aide à domicile et de soins infirmiers (en septembre 2022), dispensés par 49 agents municipaux piloté du CCAS de Valenciennes, a été très mal vécue par la population concernée et bien au delà pour le message social. En effet, ce service communal était une main tendue aux personnes aux revenus modestes, voire en situation de précarité, un choix politique envoyé aux Valenciennois… !

3) Fermeture du collège Watteau même si la ville de Valenciennes n’est pas en charge, en l’occurrence le Conseil départemental du Nord. Pour autant, elle n’a pas levé le petit doigt pour éviter l’arrêt d’un établissement scolaire historique de Valenciennes.

4) La participation présumée du maire à l’effacement, par candidature interposée face à Béatrice Descamps, de la députée de la 21ème circonscription était dans tous les esprits des observateurs. Outre les multiples articles sur ce sujet politique, la non présence de Laurent Degallaix durant la conférence de presse, du second tour, où Valérie Létard avait sollicité tous les maires de droite et du centre, plus Béatrice Descamps, n’était qu’un aveu criant du rôle moteur présumé de Laurent Degallaix dans cette partie de billards à trois bandes. 

5) Fermeture de l’ESAD (Ecole d’Art publique à Valenciennes)

6) Délibération aux Conseil municipal de Valenciennes avec un passage en force relatif à la fermeture du Passage Jehanne de Flandres, Place d’Armes à Valenciennes. Concrètement, une voie de passage historique pour les piétons en sortie de tramway, voire d’un flux d’un espace urbain à l’autre a disparu sans recherche d’une solution intermédiaire. A ce stade, sans parler et rentrer dans le détail d’un état d’hygiène catastrophique, la sécurité urbaine et trafic en tout genre est-elle meilleure ou seulement déportée de 100 mètres ? La mairie peut-elle un peu investir dans la sécurité des biens et des personnes avec une surveillance de nuit. Sauf erreur, elle est toujours capable de trouver des moyens colossaux lorsqu’elle le juge nécessaire (ex campagne de communication de 2 millions d’euros pour l’exposition British Muséum au Musée de Valenciennes).

7) Le commerce de proximité, à la fois, un moins béant et des efforts (liste les succès) :

a) L’intervention de la mairie dans les enchères du Café de Paris a secoué tous les Valenciennois, un bien étrange déroulement semant le flou dans les esprits même si l’idée de base était vertueuse. Bien sûr, tout le monde souhaite une pleine réussite au nouvel exploitant, mais le chemin jusqu’à la ligne d’arrivée est aussi important que la destination. C’est tout simplement le bon usage de l’argent public par la collectivité locale ou celui d’une attention à la dette publique sociale et fiscale. Il y a encore trop de zones d’ombre… !

b) La recrudescence des cellules commerciales vides, notamment la rue de Famars roulante atteint une catastrophe jamais égalée, la piétonne prend petit à petit le même chemin, la rue Vieille Poissonnerie replonge également, malgré quelques locomotives très dynamiques. C’est très compliqué également sur la Place d’Armes dont la valeur des emplacements commerciaux a été torpillée par cette enchère à 50 000 euros pour le rachat de la SAS « Café de Paris » ! On rappelle que plusieurs données constituent la valeur d’une exploitation commerciale, son chiffre d’affaires, ses éléments mobiliers (gros équipements, matériels, etc.), et sa localisation commerciale dans la cité (fondamentale), voire une licence IV pour certaines activités. Le seul emplacement valait plus que l’enchère in fine…, troublant au point que même le commissaire priseur a refusé de mentionner, à la presse locale, le nombre d’acheteurs inscrits aux enchères le 30 juin 2025. Maître Wattebled s’est fendu d’un seul mot… « plusieurs », vive la transparence !

c)Le retour à une heure gratuite depuis le 31 mars 2025 a permis aux commerçants/artisans du centre-ville de Valenciennes de récupérer, avec un effet immédiat impressionnant dés le mois d’avril, une clientèle se déplaçant en voiture, n’habitant pas le centre-ville ou résident dans une commune limitrophe, voire au delà. Initiative bien trop tardive, car un mal endémique était déjà imprimé chez les chalands non valenciennois -On ne vient plus faire ses courses à Valenciennes- c’est un refrain tant entendu qu’il est exaspérant de l’entendre par les locaux et vient annihiler les efforts de la commune (liste les succès ci-dessous) !

8) La rénovation de la Place de la Barre, plus minéral tu meurs. Visiblement, on n’a rien appris de la minéralisation totale de la Place d’Armes, certes en 2005/2006, une autre époque. En 2025, toutes les collectivités locales travaillent sur « un verdissement » de leur centre-ville, des îlots de fraîcheur, des zones paysagères…, cycle de l’eau, et cela sans altérer les besoins en stationnement ou services à la population. En l’espèce, rien de rien en terme écologique sur le long terme, cette place sera une enclume béton vide durant six mois de l’année, deux mois en sortie d’hiver, deux mois en fin d’été, permettront (peut-être) de faire vivre ce plateau solaire. Au moins, les loueurs de pagodes, installation éphémère protégées, peuvent proposer déjà leurs tarifs aux futurs porteurs d’animations sur cette Place de la Barre ! Comme toujours, il n’y a pas de vision avec l’usage de l’argent public, du court terme pour l’affichage avant une élection municipale et un coût pour le contribuable in fine pour un aménagement ultérieur et pas dans 50 ans, 5 ans tout au plus. Anticiper le réchauffement climatique plus palpable chaque année, c’est gouverné avec un bon sens ni de droite, ni de gauche !

9) Le concert de GIMS le 14 juillet 2025 et son organisation sécuritaire lamentable face à un flux démentiel, un raté inédit sur Valenciennes et pourtant totalement prévisible compte tenu de la notoriété de l’artiste. On est passé tout près de nombreux blessés, voire pire, mais la ville se rend-t-elle compte de cela ? En tout cas, en débrief post événement, les autorités (pompiers, Police Nationale…) ont passé certains messages très clairs de sécurité à la municipalité… ! Comme diraient les anciens, le maire de Valenciennes a eu « les yeux plus gros que le ventre. » Le coût final de ce divertissement n’est pas non plus d’une grande clarté. Cachet pour l’artiste, sécurité globale, organisation, travaux parking Lacuzon, etc., la CADA pourrait fournir un chiffre plus complet que celui avancé au Conseil municipal de Valenciennes, à suivre !

Les succès ville de Valenciennes 2020/2026 :

En propos liminaire, que cela soit l’agglo où la ville centre, peu importe le financeur compte tenu de la charge de centralité trop souvent ignorée de Valenciennes.

1) L’arrivée d’un cinéma de centre-ville est une aubaine. Dire que pendant une période, la ville centre avait 4 cinémas dans son coeur battant. Malheureusement, l’arrivée en 1995 du complexe Gaumont a tué toutes ces exploitations. Ensuite, l’avènement de Dominique Riquet aux commandes de Valenciennes en 2002 a remis le sujet sur la table avec des tentatives diverses, mais jamais abouties. Laurent Degallaix a repris le flambeau à travers un porteur privé de projet (et un tour de table solide) sur l’ancien parking de la caserne Vincent et espaces attenants. C’est un véritable plus pour les Valenciennois habitant dans le centre-ville.

2) Révolution des voiries de l’entrée nord de Valenciennes avec (enfin) la fin du ballon de rugby et par suite une entrée nord dans la ville-centre digne de ce nom, le rapprochement des espaces urbains sur « Du Temple » et de la « Chasse Royale » constitue également une avancée certaine vers un désenclavement de ces quartiers sur Valenciennes. Dans la lignée, les travaux sur les Avenues de Liège et rues attenantes autour de l’église, mais également la rue des Tulipes le long du Parc Jacques Chirac, évidemment l’Avenue de Verdun, sont indéniablement très positifs pour la fluidité de la circulation, la sécurité routière, et l’esthétique en général. Bien sûr, la mutation du « Quai des Mines » avec une offre nouvelle de logements neufs est très appréciable dans ce quartier en devenir.

3) Les travaux du Musée des Beaux-Arts de Valenciennes où la véritable bonne idée est le changement de l’accès à ce fleuron culturel de Valenciennes. En effet, l’entrée sera tournée vers la Place Verte avec une refonte de cette dernière dans la foulée. 

4) Le passage en tout piéton de la Place d’Armes est une idée très intéressante durant les beaux jours, peut-être moins l’hiver, mais il fallait essayer pour y réfléchir concrètement. A suivre cette initiative intéressante tout en accompagnant les professionnels de proximité sur la Place centrale de Valenciennes.

5) C’est le côté plus sur le volet commerce de proximité, car le partenariat Ville de Valenciennes/CCI Grand Hainaut fonctionne toujours à travers le dispositif « Attractive ». Celui-ci s’est poursuivi durant ce mandat 2020/2026 et les partenaires ont fait chose commune dans la reprise de cellules commerciales vides et malheureusement nombreuses sur la ville-centre. Soutenu par un fonds d’Etat initial (le CRAC), ces achats de foncier, avec une rénovation lourde des locaux dégradés, ont permis à des cellules rue de Paris, rue Vielle Poissonnerie, rue de Lille, Place du Hainaut de revenir dans le champ commercial, grâce à un loyer très accessible et un local quasi clé en main. On notera qu’il y a qu’il y a une sélection des candidats par un jury. Ainsi, on observe des succès comme celui de la Chocolaterie et Pâtisserie, fabrication maison « Caramels, bonbons, chocolats » rue Vieille Poissonnerie ou encore l’espace bien être « Harmonie Studio » Place du Hainaut.

Daniel Carlier

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(Rediff)Portrait du héros de guerre Charles Nungesser, un destin hors-norme !

Charles Nungesser, un vol de légende avec l’Oiseau Blanc

 » L’as des as  » originaire de Valenciennes a disparu corps et bien en traversant l’Atlantique, en 1927, le 8 mai 1927. L’aube commence à poindre mais le temps est couvert et l’on devine que le plafond restera bas toute la journée. A 5 heures passées de quelques minutes, et après plusieurs tentatives de décollage manquées, l’équipage décide de se séparer de tout le superflu. A l’initiative de Charles Nungesser, l’avion est donc vidé de ses banquettes et de tous les accessoires qui ne sont pas en relation directe avec la navigation. Dans la foulée, le PL8-Levasseur plein jusqu’à la gueule de quelque 3000 litres de carburant décolle de l’aérodrome du Bourget avec à son bord Charles Nungesser.

Direction les Etats-Unis, au terme d’une traversée de l’Atlantique sans escale. Pour Charles Nungesser, les 25 000 dollars promis par le milliardaire américain Orteig importent moins que le fait de relever un formidable défi. L’avion survole les falaises d’Etretat, met le cap sur les Etats-Unis et sort du champ de vision des observateurs. On ne le reverra jamais. Certains le disent perdu en mer. D’autres affirment aujourd’hui encore que « L’Oiseau Blanc » et son équipage ont bel et bien touché le sol américain, du côté du Maine. Le mystère qui entoure la disparition des deux aviateurs a contribué à faire entrer dans la légende un héros nommé Charles Nungesser.

Un esprit indépendant

De la vie de ce Valenciennois d’origine, on a surtout retenu cette tentative manquée de traversée de l’Atlantique qui se solda par la disparition corps et bien de deux hommes qui avaient choisi de relever l’un des plus grands défis de l’époque. C’est oublier un peu vite que Charles Nungesser, né à Paris le 15 mars 1892 de parents valenciennois, fut l’un des héros de la première guerre mondiale, où ses qualités d’âme et ses incroyables faits d’armes lui valurent bon nombre de décorations et l’admiration de ses pairs. Enfant déjà, cet élève de Notre-Dame, à Valenciennes, se distingue par sa vivacité d’esprit et par une intelligence telle qu’élève de 9°, et bien que de deux ans plus jeune que ses condisciples, il arbore déjà la croix d’honneur.

Portrait de Charles Nungesser par Lucien Jonas, propriété du Musée des Beaux-Arts de Valenciennes

Son esprit d’indépendance lui occasionne régulièrement les désagréments que l’on imagine, lui attirant au passage les foudres maternelles, mais son charme naturel lui évite bien souvent les punitions. D’autant que, quoi que tête brûlée, Charles Nungesser n’en demeure pas moins très attaché à sa famille qu’il ménage autant que son tempérament fougueux lui permet. Charles Nungesser voue par ailleurs une admiration sans borne à un père qu’il a surnommé avec affection « le tsar ». Un père qui ne comprend pas toujours les motivations de son fils mais qui lui fait suffisamment confiance pour le laisser agir à sa guise. Comme en cette belle journée d’été 1907 où Charles, alors âgé de 15 ans, décide d’aller rejoindre un oncle… en Amérique du Sud ! Il vient alors de terminer ses études à l’Ecole des Arts et Métiers et c’est fort d’un brevet de mécanicien et d’électricien qu’il part à la recherche de son parent. Son séjour outre-Atlantique ne sera pas sans quelques déconvenues. A son arrivée à Rio de Janeiro, il découvre en effet que son oncle n’y vit plus. Il serait plus vraisemblablement installé du côté de Buenos Aires. Plus d’un aurait alors renoncé à son équipée et, se rendant à la raison, aurait rejoint sa famille du bon côté de l’océan. C’est mal connaître Charles Nungesser.

Pilote téméraire

Refusant de s’avouer vaincu, il met le cap pour Buenos Aires où une nouvelle déception l’attend. L’oncle n’habite plus à l’adresse indiquée et Charles, dont les économies touchent à leur fin, décide de trouver du travail, en Amérique du Sud toujours, où ses qualités de mécanicien lui ouvrent des portes. Deux années passent. D’un naturel sportif – Charles a entre autres pratiqué la course à pied, le football, le cyclisme et le motocyclisme, l’équitation, la boxe et la natation, une discipline qui lui valut d’ailleurs de remporter la traversée Ostende – Blankenberge – il s’initie à la compétition automobile. Mais c’est sa rencontre fortuite avec un compatriote féru d’aéronautique qui scellera à jamais le destin de Nungesser. Déjà très attiré par l’aviation, celui qui dès son plus jeune âge s’est juré d’être pilote peut enfin s’adonner à sa passion. C’est à ce moment-là, cinq années après son arrivée en Amérique du Sud, et alors qu’il ne s’y attend plus que Nungesser retrouve son oncle, de manière tout à fait fortuite. Il suit son parent jusqu’au pied de la Cordillère des Andes, royaume de la canne à sucre et y devient planteur. Mais l’infatigable Charles est une nouvelle fois gagné par la « bougeotte ». Lui que les limites de la France rendait claustrophobe revient en Europe, en Belgique d’abord puis en France. La guerre qui vient hélas d’y commencer lui vaudra ses lettres de noblesse… !

Charles Nungesser

Nungesser, que son expérience sud-américaine a rompu au pilotage par tous les temps, devient pilote de chasse avec une aisance déconcertante. Après avoir obtenu son brevet militaire à l’école d’Avord, il rejoint l’escadrille de bombardement de Saint-Pol-sur-Mer. Nungesser, qui ne fait rien comme tout le monde, défiera régulièrement les autorités. Quand il ne s’embarque pas sans autorisation à bord d’un appareil flambant neuf qui ne lui était pas destiné pour aller abattre un avion allemand dans les lignes françaises (gage d’homologation d’une victoire), il se livre à de véritables acrobaties aériennes au cœur même des combats. C’est ainsi que, pris en chasse par trois avions allemands, il s’en sortit de la manière la plus audacieuse qui soit, en se plaçant « tout simplement » entre les trois chasseurs, leur interdisant ainsi de tirer, sous peine de s’abattre les uns les autres… Toujours enclin à la plaisanterie, Charles s’autorisa même, un jour, un looping à la victoire qui se solda par une mise à pied de huit jours au motif suivant : « L’adjudant Nungesser, escadrille n° 65, malgré la défense formelle répétée deux fois, a fait au cours d’un vol des excentricités au-dessus du plateau. » Après avoir provoqué le combat face à deux avions ennemis qui avaient trouvé refuge derrière leurs lignes et les avoir abattus en bonne et due forme, Nungesser vit ses jours de suspension levés et acquit son statut d’« as » de l’aviation.

Nungesser avait adopté dès ses premiers combats un blason reconnaissable entre tous : un cœur noir arborant une tête de mort, deux tibias croisés, deux flambeaux allumés et un cercueil. L’emblème, délibérément macabre, était là pour rappeler que chaque jour, le pilote défiait la mort. Quant à l’existence même du blason, elle se justifiait par le fait que Nungesser avait mis un point d’honneur « à combattre identifié d’homme à homme ». Le caractère intrépide du personnage lui fit frôler la mort tant au sol que dans les airs. Amateur de vitesse, Nungesser compta la moto parmi ses premières amours. Mais les freins de l’époque ne répondaient pas forcément aux exigences d’un pilote qui s’autorisa parfois des arrêts peu orthodoxes… dans des ballots de paille ! L’aviateur n’échappa évidemment pas aux accidents, comme en ce jour de janvier 1916 où son appareil, fraîchement sorti de l’usine, se mit en vrille trop près du sol pour que Nungesser pût redresser la situation. Victime de multiples fractures, Charles a également eu le menton littéralement empalé par le manche à balai de son avion.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, il survit à l’accident qui lui laisse cependant, outre une prothèse de type « gouttière intra-buccale », une légère cicatrice sur le menton, qui lui valut un jour de s’entendre dire par son père qu’il ne lui manquait plus que ça pour tourner la tête des filles. La convalescence de Charles Nungesser est comme on l’imagine de courte durée. Deux mois après l’accident, alors qu’il marche encore avec des béquilles, Nungesser reprend la voie des airs. Au sortir de la guerre, celui dont la tête avait dès 1917 été mise à prix 500 000 Marks par des Allemands désireux d’en finir avec leur plus redoutable adversaire, ne comptait pas moins de quarante-cinq victoires (quarante-cinq appareils ennemis abattus dans les lignes françaises) et un nombre impressionnant de décorations : croix de la Légion d’honneur, Médaille militaire, Croix de guerre, Military Cross, croix Léopold Ier, Croix de guerre belge avec palmes, Croix de guerre des USA, croix de Michel le Brave (Roumanie), croix de Karageorges (Serbie), Croix de guerre du Portugal, croix de Chevalier Danilo de Montenegro et Médaille de la bravoure (Monténégro). Il n’a alors que 26 ans.

Le 11 novembre 1918, il enregistre officiellement 45 avions ennemis, et 23 blessures. Ses compagnons d’armes lui en attribuent plus de 250… ! Le 21 juillet 1919, Charles Nungesser fait une entrée triomphale à Valenciennes, en liesse !

« L’Oiseau Blanc » ou l’ultime voyage

Le retour à la vie civile de ce héros militaire lui fut, sinon pénible, tout du moins déconcertante. Lui qui participa à la création du club d’aviation de Valenciennes, dont la descendance fleurit aujourd’hui encore sur l’aérodrome de Prouvy – Rouvignies, ne se retrouva jamais vraiment dans l’aviation civile. Il fallait à Charles Nungesser des défis à relever, des limites à dépasser. Sa rencontre avec François Coli et le prix Orteig, qui promettait 25 000 dollars à quiconque traverserait l’Atlantique sans escale, arrivèrent à point nommé. Bien plus que l’argent, l’importance du challenge galvanisait Nungesser qui s’empressa d’affréter un appareil. « L’Oiseau Blanc » arbore évidemment l’emblème de Nungesser.

Et parce qu’entre les 3000 litres de carburants nécessaires à la traversée et son matériel de bord l’appareil peine à décoller, Nungesser prend le parti de le débarrasser de ce qu’il juge superflu, des banquettes à la radio en passant par… le train d’atterrissage que le pilote larguera immédiatement après son départ ! Les cinq tonnes l’avion de Nungesser et Coli prennent enfin leur envol le dimanche 8 mai 1927. De part et d’autre de l’Atlantique, l’émotion est à son comble et tous les yeux sont tournés vers le ciel. Passées les falaises d’Etretat, « L’Oiseau Blanc » se soustrait à la vue des observateurs tandis qu’à New – York, on prend le relais. Hélas, l’aventure tourne court. Les deux pilotes, que le journal « La Presse » donne victorieux au soir du 9 mai, n’arriveront jamais à New – York. Désireux de rafler le « scoop », des journalistes mal informés annoncent à tort la victoire de Nungesser et Coli, allant même jusqu’à décrire avec force détails l’arrivée des deux héros. A Valenciennes, la liesse est de courte durée. Du côté de Boston, une escadrille a décollé par un épais brouillard : elle part à la recherche des deux aviateurs qui tardent à arriver. Et pour cause : « L’Oiseau Blanc », Nungesser et Coli ont disparu corps et biens. Ironie du sort, treize jours plus tard, l’aviateur américain Charles Lindbergh atterrira au Bourget le 21 mai 1927, réussissant là où son homologue français venait d’échouer si tragiquement.

Héros de son vivant, devenu légende à sa mort, Charles Nungesser n’est aujourd’hui présent qu’à travers une stèle devant l’ancien stade de football « Nungesser ». Cet ancien temple du foot s’est transformé grâce à un magnifique complexe aquatique communal ouvert au public depuis février 2020. Un clin d’oeil à la mémoire de ce héros d’un autre temps, l’âme de Charles Nungesser continue donc son voyage par delà cette effluence des eaux sur son « Oiseau Blanc » !

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Virginie Melki-Tettini, candidate du PCF sur la commune de Marly

Virginie Melki-Tettini : « Marly au coeur, car chaque Marlysien doit pouvoir compter pour un. »

Tour d’horizon politique… à Marly

Au sein du restaurant « Les Forges » sur Marly, la tête de liste revient sur cette division à gauche, clairement préjudiciable pour le résultat final. « Je ne voulais pas un vote au début au sein de notre section PCF. Je souhaitais que nous avancions dans la campagne et qu’après nous choisissions une tête de Liste. MarieThérèse (Hourez) a souhaité un vote immédiat et la section PCF m’a désigné comme tête de liste », commente-t-elle.

Tout cela aurait pu être la fin de l’histoire, mais l’ancienne 1ère adjointe de Fabien Thiémé a rendu sa carte du parti PCF. Puis, Marie-Thérèse Hourez a choisi de partir avec Christian Chatelain. Enfin, l’ancien maire de Marly, Jérome Leman est revenu dans la danse politique. « Il a quitté le navire au moment (en 2020) où nous avions besoin de lui. Comment voulez-vous faire confiance à un élu avec ce type de comportement ? » Voilà pour le paysage éclaté à gauche. Malgré tout, il faudra pour ces 3 équipes de gauche constituer une liste et cela ne sera pas simple dans aucune des 35 000 communes françaises. 

Ensuite, sur l’échiquier plus à droite, l’édile sortant repart dans la joute locale. Ce n’est plus un mystère. Par contre, le paramètre que l’on n’ignore tous est la candidature, ou non, de l’ancien maire de Marly, Philippe Duée. En effet, la commission électorale a rejeté son inscription sur les listes officielles (pb domicile), mais ce dernier a initié un recours auprès du Tribunal de Valenciennes le 03 novembre 2025. L’autorité de justice doit rendre sa copie avant le 18 novembre 2025. « Nous ne ferons aucun commentaire sur cette candidature, ou pas, dans l’attente de la réponse du Tribunal de Valenciennes », lance Virginie Melki-Tettini.

Une candidate et une équipe très critique de Jean-Noël Verfaillie

Presque comme une constante, toutes les personnes présentes se plaignent du maire sortant. « C’est Fantomas ».. «L’abonné absent ».. « invisible sur le terrain ».. « Impossible d’obtenir un rendez-vous ».. « puant comme durant la cérémonie des voeux 2025 ».. « manque de proximité du maire ».. « manque de respect de la population », voilà pour le florilège sans renter dans le détail du contenu réalisé à ce stade. 

Sandrine Carlier sera colistière, elle habite dans le quartier de la cité des Oiseaux et « je travaille sur Marly aussi comme commerciale. » Très investie dans le monde associatif du football, elle soutient la tête de liste « pour obtenir plus de considérations pour les Marlysiens. »

Adrien Pilniak (35 ans), il travaille au service enfance/jeunesse sur la commune de Wallers Arenberg et habite Route de Préseau. La politique, il connaît un peu, car « mon père est 1er adjoint sur la ville de Guesnain (Douaisis). » Il est colistier, carté PCF.

Enzo Binchi, (62 ans), est proche de la retraite. Il travaille dans le BTP (HD Construction très présent sur le Valenciennois en ce moment). « Je suis technicien de chantier ! Virginie représente Marly et ses valeurs. Je ne suis pas carté, mais je me bats pour ma ville. » Il sera sur la liste de Virginie Melki-Tettini.

Yannick Hourdiaux (46 ans) est une figure connue du paysage politique dans le Valenciennois. « Plus carté, mais je demeure un militant du parti « Pirate » et de tous ses combats », explique-t-il. Il est éco-animateur au sein du SIAVED et réside dans le quartier des Fontinettes. Il sera colistier.

Vincent Porco, (43 ans), est un conducteur de tramway chez Transvilles. « Je suis très investi dans cette commune et notamment comme Président des parents d’élèves du collège Alphonse Terroir. Je franchis une nouvelle étape en soutenant Virginie pour ce scrutin. Chaque voix compte », déclare le colistier. Il habite le quartier du centre-ville.

Sophie Monchicourt (46 ans) est une maman solo. « Je suis un agent territorial, animatrice, sur la ville de Saint-Saulve. Virginie est une personne authentique. Je suis arrivée en 2010 sur Marly où j’ai été accueillie à bras ouvert par Fabien Thiémé. » Cartée PCF, elle sera un soutien indéfectible de Virginie Melki-Tettini.

Jonathan Colignon, 44 ans, travaille en Belgique dans la fonction publique. Ce n’est pas sa première campagne municipale, contrairement à quasi tous les participants du jour, novice en la matière, voire un soutien pour les Législatives 2024. « J’étais sur la liste de Jean-Noël Verfaillie en 2014. J’ai été écarté du parti radical, un passage à l’UDI, mais je pense qu’un grand nombre de colistiers déçus (en 2020) du maire actuel seront sur la liste de Jérome Leman. » Plus carté à ce jour, il sera colistier.

Elodie Thiémé, 41 ans, figurera sur la liste de Virginie Melki-Tettini : « Cela fait 15 ans que je connais Virginie. Elle est dans la suite logique de mon père et véhicule ses valeurs. » Elle habite la quartier du Petit Cavin et bénévole au sein du Secours Populaire. Bien sûr, la présence du patronyme « Thiémé » sur une liste n’est pas neutre. C’est un atout évident.

Laeticia Tettini (47 ans), la soeur de la tête de liste ; c’est la Directrice de campagne et ne sera pas sur la liste. Par contre, elle loue la pugnacité de sa soeur : « Elle ne lâche rien. Je vais l’accompagner durant cette campagne. »

Francis Brouet (74 ans), le doyen de la soirée était un compagnon de route de Fabien Thiéme, « un ami fidèle. Je suis retraité de La Poste. J’ai travaillé 12 ans avec Fabien Thiémé et pour moi, Virginie représente ses valeurs avec surtout un respect de la population. » Cet ancien ne sera pas sur la liste.

Jérome Delille (48 ans) est non carté, mais « a le coeur à gauche. Je suis au syndicat CGT. Je remercie Fabien Thiémé pour la rénovation de la salle du Caillou, et par suite d’un espace d’entraînement pour le tir à l’arc. » Passionné de cette discipline sportive, et en situation de handicap, il fustige le choix du maire « de supprimer les colis aux personnes handicapées ou aux personnes âgées ne pouvant pas se déplacer. Que fait-il sur Marly à part de l’immobilier ? »

Christine Duhamel, 61 ans, sans emploi. « Je suis membre de l’association Val’en Liesse. Je ne suis pas cartée et habite dans le quartier de la Rhônelle. Je serai colistière. »

Sabine Duhamel, 58 ans, est sans profession. Elle habite la route d’Aulnoy : «  Je ne suis pas cartée et je serai sur la liste de Virginie. »

Sarah Philippart réside sur le quartier des Floralies, elle trouve « que le tissu associatif est à l’abandon sur Marly », un soutien de Virginie Melki-Tettini.

Sonia Delille, 48 ans, tance « une ville morte, plus de festivités, plus d’actions pour la jeunesse, il est impossible d’obtenir un RDV avec le maire. » Elle habite le quartier des Floralies, elle ne sait pas à ce stade sont statut, colistière ou soutien. 

Christophe Vandeputte est un retraité d’EDF. Il habite la cité des Oiseaux : « J’étais sur la liste de Jérome Leman. » Carté PCF, il ne sera pas colistier.

Enfin, deux absents excusés, Nathalie Butor Blamont, sur la liste de Fabien Thiémé en 2014 et infirmière, puis Julie Collino, responsable RH.

Bien sûr, pour conclure, la tête de liste, Virginie Melki-Tettini , cartée PCF  à un moment « où nous observions un vieillissement au sein du parti. J’ai franchi ce pas. Je suis une femme engagée, cheffe d’entreprise (crèche) et j’ai adoré mes fonctions auprès de Fabien Thiémé. Nous prendrons le plus de hauteur durant cette campagne municipale. Notre nouvelle gouvernance sera notre marque d’élus de proximité. » A cette occasion,« je rends hommage à son mari et à ma famille pour l’accompagnement durant mon engagement politique. » Plus globalement, c’est un remerciement fort pour les conjoint(e)s de tous les bords politiques, car la vie « politique est brutale. Il faut un soutien compréhensif chez soi. » Bravo à toutes et à tous pour cette force de l’ombre bienveillante !

Voilà une première partie de l’équipe de Virginie Melki-Tettini, la suite de la campagne sera palpitante sur cette commune du Valenciennois. Contact 06 888 675 44/marlyaucoeur@gmail.com

Daniel Carlier

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Franck Deloge, convoqué (aussi) le 19 février 2026 pour « subornation de témoin » devant le Tribunal correctionnel de Lille

Franck Deloge : « Le timing est bien choisi, on se pose des questions ! »

Sur le fond du dossier, Franck Deloge ne s’exprime pas et « se réserve le droit d’une conférence de presse ultérieure sur ce dossier ». Toutefois, il tient à préciser un point de procédure important : « Je suis convoqué pour subornation de témoin comme intermédiaire, mais pas comme auteur ! ».

Ensuite, il s’étonne vraiment de la temporalité : « Le timing est bien choisi, on se pose des questions ! Un calendrier parfait pour m’empêcher de candidater aux prochaines municipales 2026 (sur Escautpont). »

Enfin, l’histoire ne s’arrêtera pas au 19 février 2026, car Franck Deloge va contre-attaquer en justice : « Je compte déposer plainte pour abus de confiance et au titre de l’article 226-1 relatif à l’enregistrement ou à un film à l’insu de l’intéressé. » 

Sur la médiatisation depuis 48 heures, Franck Deloge ne s’affole pas : « Je reste calme face à l’emballement médiatique Je suis serein ! »

Daniel Carlier

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Pascal Vanhelder convoqué (aussi) le 19 février 2026 pour « prise illégale d’intérêts » devant le Tribunal correctionnel de Lille

Interrogé par nos soins, Pascal Vanhelder résume l’affaire assez simplement : « J’ai embauché en 2017 une dame. Cette dernière aurait eu une liaison avec Laurent Degallaix. Le Procureur de Lille pense que le maire de Valenciennes m’a demandé une faveur pour cette embauche. C’est faux, Laurent Degallaix n’a rien demandé du tout. D’ailleurs, j’ai toujours refusé ce type de sollicitations que j’ai eu par des personnalités plus importantes. »

Sur la méthode, il renvoie cette embauche « aux deux directeurs de cabinet à l’époque (ville de Valenciennes et SAEM Stationnement). Ça c’est réglé entre eux avec le protocole habituel. »

Sur la temporalité, l’ancien élu trouve « bizarre cette date aussi proche du 1er tour des municipales. N’y a-t-il pas plus urgent que ce procès avant les Municipales ? »

Enfin, il indique n’avoir « pas encore eu accès au dossier. On ne peut pas me l’envoyer, je dois me déplacer au Tribunal de Lille. »

Daniel Carlier

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