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ZTNA, le contrôle d’accès réseau à l’ère de la défiance numérique
Comment sécuriser vos données lorsque vous naviguez en ligne
Mots de passe, Wi-Fi public, phishing, MFA : les gestes essentiels pour protéger efficacement vos données personnelles lors de la navigation en ligne.
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Cyberattaques : les entreprises françaises mieux armées mais toujours sous pression
40% des entreprises interrogées ont subi au moins une cyberattaque significative en 2025, selon les chiffres de la 11ème édition du baromètre CESIN (Club des Experts de la Sécurité de l’Information et du Numérique) réalisé avec OpinionWay.
Un chiffre qui pourrait sembler rassurant au premier abord, puisqu’il s’inscrit dans une tendance baissière observée depuis plusieurs années. Mais les 397 directeurs cybersécurité et responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) interrogés sont formels : cette diminution ne signifie pas que la menace recule mais plutôt d’une amélioration progressive des capacités de détection et de prévention.
Car lorsqu’une attaque réussit à franchir les défenses, les dégâts sont considérables. 80% des entreprises victimes signalent un impact sur leur activité, qu’il s’agisse de perturbations de production, de pertes d’image ou de vol de données, cette dernière conséquence demeurant la plus fréquente.
La géopolitique s’invite dans les stratégies cyber
Plus d’une entreprise sur deux constate une augmentation de la menace d’origine étatique. Dans un contexte international tendu, le cyberespionnage est désormais perçu comme un risque élevé par 40% des répondants, quelle que soit leur taille.
Cette prise de conscience se traduit par un intérêt croissant pour la souveraineté numérique. Plus d’une entreprise sur deux se déclare concernée par ces questions et par le cloud de confiance, une hausse significative par rapport à l’année précédente.
Le baromètre révèle toutefois un paradoxe : pour les RSSI, la souveraineté ne se limite pas à la nationalité des outils utilisés. Elle réside avant tout dans la capacité à maîtriser les dépendances, à négocier les contrats et à auditer les fournisseurs. Les principaux risques liés au cloud sont d’ailleurs identifiés comme juridiques et contractuels, avec des clauses difficilement négociables, des lois extraterritoriales et un manque de maîtrise de la chaîne de sous-traitance.
Le maillon faible des fournisseurs
Un tiers des entreprises estime que plus de la moitié de leurs incidents de cybersécurité proviennent de tiers. Les failles chez les fournisseurs, prestataires ou partenaires deviennent un vecteur majeur de compromission. Face à ce constat, les organisations renforcent leurs dispositifs : 85% intègrent des clauses de sécurité dans leurs contrats et 74% utilisent des questionnaires de sécurité. Le cyber-rating, outil d’évaluation des tiers, progresse également et est désormais utilisé par près de la moitié des entreprises.
Des techniques d’attaque éprouvées qui évoluent
Les vecteurs d’attaque dominants restent inchangés, mais se structurent et se spécialisent. Le phishing, sous toutes ses formes, demeure le principal point d’entrée des cyberattaques significatives dans 55% des incidents.
Viennent ensuite l’exploitation de failles de sécurité (41%) et les attaques indirectes via des tiers (35%). Les attaques par déni de service distribué touchent 21% des organisations victimes et s’inscrivent de plus en plus dans des stratégies hybrides.
Parmi les vecteurs émergents, l’arnaque utilisant des technologies de deepfake reste encore minoritaire, mais illustre une évolution préoccupante des attaques d’ingénierie sociale, rendues plus crédibles par l’intelligence artificielle.
Des défenses renforcées mais des failles persistantes
Les entreprises progressent nettement dans la maîtrise de leurs actifs numériques. 81% d’entre elles estiment disposer d’une vision complète de leurs actifs, tandis que 92% ont identifié ou sont en cours d’identification de leurs actifs critiques. Dans les environnements cloud, la proportion d’organisations déclarant une mauvaise visibilité recule à 31%.
Les solutions de détection et réponse sur les terminaux (EDR) demeurent massivement déployées et bénéficient d’un très haut niveau de confiance, avec 95% d’efficacité perçue.
L’authentification multifacteurs ( MFA) s’impose comme un standard. Les approches Zero Trust progressent également, adoptées par 31% des entreprises, tandis que 26% disposent d’un centre d’opérations de gestion des vulnérabilités. Mais des fragilités persistent, notamment dans la gestion des accès à privilèges des administrateurs et des sous-traitants, ainsi que dans la sécurisation d’environnements toujours plus hybrides.
L’intelligence artificielle, nouvelle surface d’attaque
L’utilisation par les salariés de services d’IA non approuvés, le « shadow IA », est identifiée comme le comportement numérique le plus risqué. 66% des entreprises le jugent à risque élevé ou très élevé. Plus largement, 60% considèrent l’usage massif de services cloud ou de logiciels non approuvés comme un facteur de risque important.
Si l’exploitation directe de l’IA comme vecteur d’attaque reste marginale, citée par seulement 3% des entreprises victimes, elle apparaît déjà dans des incidents significatifs. Les premiers malwares capables d’adapter leur comportement en temps réel ou de réécrire partiellement leur logique pour échapper à la détection font leur apparition.
La pression réglementaire s’intensifie
85 % des entreprises déclarent être impactées par au moins une réglementation cyber. La directive européenne NIS2 s’impose comme le cadre le plus structurant, citée par 59% des organisations, devant DORA (32%) et le Cyber Resilience Act (30%).
Une maturité qui s’installe
En 2025, 92% des organisations positionnent le risque cyber dans leur top 5 des risques, et près de deux tiers le placent dans le top 3, dont 16% comme risque numéro un. La cybersécurité fait désormais l’objet d’un suivi régulier en comité de direction.
Sur le plan budgétaire, le baromètre note un léger infléchissement. La part des entreprises consacrant 5% ou plus de leur budget informatique à la cybersécurité recule à 42%, contre 48% l’an dernier. Cette baisse ne traduit pas un désengagement mais plutôt une phase de consolidation et d’optimisation après plusieurs années d’investissements soutenus.
Du côté des compétences, 85% des entreprises estiment que leurs collaborateurs sont sensibilisés aux risques cyber. Mais le baromètre souligne l’atteinte d’un plafond de verre en matière de sensibilisation, face à des usages numériques toujours plus complexes.
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La saison des recrutements, terrain de chasse des faux recruteurs
địt mẹ mày Morphisec - Quand les auteurs de malware narguent les chercheurs en sécu
Alors ça c'est du culot les amis ! Des cybercriminels vraisemblablement vietnamiens viennent de se faire remarquer d'une manière plutôt... originale. Leur petit stealer Python embarque carrément une insulte en vietnamien répétée DES MILLIONS de fois dans le code. Et pas n'importe quelle insulte, une qui vise directement Morphisec , un éditeur de solutions de cybersécurité.
Le message "địt mẹ mày Morphisec" (je vous laisse deviner la traduction... Vous ne trouvez pas ? Ça veut dire "Nique ta mère, Morphisec" loool) est bourré partout dans le payload obfusqué. Le fichier de 16 Ko gonfle à 116 Mo une fois décodé, soit une expansion de x7425. Pas vraiment discret donc comme technique, mais efficace pour faire ramer les scripts d'analyse qui se retrouvent à itérer sur des millions de constantes bidon.
Ce sont les chercheurs de Profero qui ont disséqué ce petit bijou et ils y ont découvert que le stealer utilise une chaîne d'infection plutôt sophistiquée. Ça démarre par un binaire Adobe légitime (ADNotificationManager.exe) qui charge une DLL malveillante via sideloading. Ensuite, WinRAR renommé en japonais (lol) extrait une archive, puis Python 3.10 déguisé en svchost.exe entre en scène.
C'est de la sorcellerie !
Et là, le truc vraiment vicieux c'est que le voleur d'infos utilise Telegram comme serveur de commande et contrôle (C&C). Plutôt que de coder en dur des URLs qui se feraient griller en deux secondes, les auteurs ont opté pour une technique de "Dead Drop Resolver". Le malware va chercher ses instructions dans les métadonnées og:description d'une chaîne Telegram publique. C'est pas con, hein ?
Du coup, une fois installé, ce stealer aspire tout ce qui bouge. Identifiants des navigateurs, cookies, portefeuilles crypto... Le genre de trucs qu'on retrouve ensuite dans ces histoires de dev malheureux qui ont installé des extensions malveillantes et qui font des ravages. Les données volées atterrissent sur un canal Telegram privé baptisé "Reset Logs".
L'attribution vietnamienne est donc plutôt solide. L'admin du bot Telegram se fait appeler @Byte_ManzZz, le code contient des tags comme "vietnamnumber1", et y'a des noms de développeurs genre "_ngocuyen" qui laissent peu de place au doute, même si d'autres auraient pu tenter de brouiller les pistes volontairement. Une fois encore, quand il s'agit de cybercriminalité, on est jamais sûr de rien.
Bref, on est face à des gars qui non seulement ont du talent technique mais qui en plus se payent le luxe de narguer l'industrie de la sécu. Ce serait presque drôle... si c'était pas du vol de données en bande organisée.

La CNIL sanctionne une publicité ciblée sans consentement valable
Journées de la Cyber 2026, la maturité numérique à l’épreuve
149 millions d’identifiants exposés : ce que révèle la base « infostealer »
Une base de données massive expose 149 millions d'identifiants volés par des malwares, menaçant réseaux sociaux, finances et comptes gouvernementaux.
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Microsoft confirme avoir transmis des clés BitLocker aux forces de l’ordre
La nouvelle a quelques mois, mais voilà qu’elle dépasse l’île de Guam : Microsoft a fourni des clés BitLocker au FBI.
Sur place, 7 individus sont inculpés de fraude organisée à l’assurance-chômage dans le cadre d’un programme fédéral instauré lors de la crise Covid.
En octobre 2025, la presse locale s’était fait l’écho d’un mandat de la justice. Le destinataire : Microsoft, qui s’y est conformé… en communiquant les clés de récupération BitLocker pour trois ordinateurs saisis 6 mois plus tôt.
Le déchiffrement semble avoir fonctionné, apprend-on désormais. En tout cas à en croire les propos rapportés d’une des avocates de la défense. Le procureur lui aurait fourni des éléments comprenant des informations issues de l’ordinateur de sa cliente et incluant des références aux clés en question.
Les serveurs de Microsoft, option de sauvegarde « par défaut »
Microsoft a confirmé avoir accédé à cette demande – et précisé qu’il en reçoit une vingtaine de ce genre par an. Son message, en substance : utilisateurs, vous êtes les mieux placés pour décider comment vous gérez vos clés BitLocker.
La sauvegarde sur les serveurs de Microsoft n’est effectivement pas la seule option… même si elle est généreusement mise en avant sur les éditions « grand public » de Windows. Il est également possible de la sauvegarder dans un fichier texte, de la créer sur un média amovible (format .bek) ou simplement de choisir de l’imprimer. En environnement d’entreprise, on peut la stocker dans Active Directory.
Cette clé – un mot de passe de 48 chiffres, répartis en 8 groupes – est le dernier étage d’un mécanisme de chiffrement en enveloppe. Elle protège une autre clé (dité « clé principale de volume ») qui en protège elle-même une autre (dite « clé de chiffrement de volume »). L’une et l’autre demeurent sur le lecteur chiffré.
Depuis Windows 11 24H2, BitLocker s’active automatiquement pour qui utilise l’expérience de paramétrage par défaut du système. Si un compte Microsoft est disponible, y sauvegarder la clé de récupération BitLocker est la première option proposée. Elle n’apparaît pas si on opte pour un compte local – ce qui est néanmoins de plus en plus difficile, en tout cas sur les éditions Famille et Pro.
Illustration générée par IA
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DDoS Record contre La Poste : analyse technique d’un siège numérique à 2,5 milliards de PPS
Au-delà de la saturation, l'offensive record subie par le groupe postal révèle une stratégie d'épuisement des infrastructures de sécurité.
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Poison Fountain - La résistance s'organise pour empoisonner les IA
On croirait encore lire le scénario d'un nouveau Terminator, mais pour une fois, ce n'est pas de la science-fiction. Tenez vous bien, il y a actuellement ne résistance souterraine qui est réellement en train de s'organiser pour lutter contre les géants de l'IA.
Leur nom de code : "Poison Fountain".
Je suis tombé sur cet article de Craig Smith chez Forbes que je vous invite à lire et qui détaille ce mouvement d'un nouveau genre. Alors pour le moment, ça tient plus du manifeste un peu énervé que du logiciel de résistance clé en main, mais l'intention est claire. Ce que veut faire Poison Fountain c'est "miner" le web avec des données piégées pour que les prochaines générations d'IA s'intoxiquent en les ingérant.
Leur méthode repose sur des outils comme Nightshade , dont je vous ai déjà parlé, avec lequel vous prenez une image, disons une vache et l'outil modifie les pixels de façon invisible pour l'œil humain, de sorte que l'IA l'interprète ça comme... un camion. Alors que nous, avec nos petits yeux nous voyons toujours Marguerite.
Ainsi, si un modèle avale trop de ces données corrompues, il ne devient pas juste moins performant, mais commence également à faire des associations délirantes. C'est le principe du data poisoning et si Poison Fountain parvient à encourager massivement cette pratique, les crawlers d'OpenAI ou Google vont avoir des sueurs froides.
Bon, il ne faut pas s'emballer non plus car nettoyer un dataset contaminé est un enfer technique (il faut parfois tout réentraîner), mais les ingénieurs en face ont de la ressource. Ils finiront probablement par filtrer plus agressivement ou par se rabattre sur des données certifiées et sous licence. C'est plus cher, c'est moins frais, mais c'est la parade logique.
En tout cas, c'est le genre de dérive que craignait Geoffrey Hinton en quittant Google sauf que la perte de contrôle n'est pas accidentelle mais provoquée volontairement par des artistes et des activistes.
Alors est-ce du cyber-vandalisme comme l'a été le DDoS à une époque, ou est-ce de la légitime défense ?
Le débat est lancé, tout comme la guérilla de la data !

{ Tribune Expert } – Gestion des vulnérabilités : les 4 étapes qui distinguent les organisations matures
La gestion des vulnérabilités est souvent perçue comme un exercice purement technique : surveiller les failles, appliquer les correctifs, réduire l’exposition.
Sur le terrain, la réalité est bien différente. Avec plus de 130 nouvelles vulnérabilités publiées chaque jour, aucune organisation ne peut raisonnablement tout suivre, tout analyser et tout corriger. Pourtant, beaucoup continuent d’essayer.
Les organisations les plus matures ne sont pas celles qui traitent le plus d’alertes, mais celles qui ont structuré une méthode claire, reproductible et mesurable. Cette maturité repose généralement sur quatre étapes clés.
1. Accepter que tout surveiller est impossible, et définir ce qui compte vraiment
La première rupture consiste à abandonner l’illusion du “tout surveiller”. Surveiller l’intégralité des vulnérabilités publiées n’est pas seulement irréaliste, c’est contre-productif. Une organisation de taille moyenne utilise typiquement plusieurs dizaines d’éditeurs et parfois plus d’une centaine de produits différents. Sans périmètre clair, la veille devient rapidement ingérable.
Les organisations matures commencent par cartographier leurs éditeurs et produits réellement critiques : applications métier centrales, systèmes exposés sur Internet, environnements traitant des données sensibles. L’objectif n’est pas l’exhaustivité, mais la pertinence. Dans la pratique, 20 % des actifs concentrent souvent 80 % du risque. C’est sur ce périmètre assumé que la veille doit être prioritairement focalisée.
2. Structurer les sources et transformer le flux en information utile
Une fois le périmètre défini, encore faut-il s’informer efficacement. Les bulletins de sécurité des éditeurs restent les sources les plus fiables, complétées par les bases de données officielles comme les référentiels CVE. Mais s’appuyer uniquement sur ces bases expose à des angles morts : certaines vulnérabilités ne sont jamais cataloguées ou arrivent tardivement.
Sans filtrage ni centralisation, les équipes peuvent voir remonter des dizaines, voire des centaines d’alertes par jour, dont seule une minorité concerne réellement leur environnement. Les organisations matures cherchent donc à réduire le bruit : elles centralisent les sources, filtrent par éditeurs et produits suivis, et surtout qualifient l’information pour la rendre actionnable.
3. Prioriser au-delà du score CVSS et clarifier les responsabilités
Le score CVSS reste un indicateur utile, mais insuffisant. Une vulnérabilité très sévère sur un serveur de test isolé ne présente pas le même risque qu’une faille “moins critique” sur un service exposé et stratégique. Les organisations matures complètent donc l’évaluation technique par des critères contextuels : exposition réelle, exploitabilité connue, impact métier, sensibilité des données.
Cette priorisation n’a de valeur que si elle s’accompagne d’une organisation claire. Qui est responsable de la correction ? Dans quels délais ? Que fait-on lorsqu’un correctif n’est pas applicable ? Sans réponses explicites, les alertes s’accumulent et les décisions se diluent. La mise en place d’une matrice de gestion des correctifs (traitement immédiat, rapide, planifié ou mise en veille) devient alors un langage commun entre équipes techniques, sécurité et direction.
4. Mesurer pour piloter et faire évoluer le dispositif
La dernière étape distingue clairement les organisations réactives des organisations matures : la mesure. Traçabilité des décisions, délais de correction par niveau de criticité, taux de couverture des actifs critiques… Ces indicateurs transforment la gestion des vulnérabilités en levier de pilotage, et non plus en simple flux d’alertes.
Les retours d’expérience montrent qu’une veille structurée permet de réduire drastiquement le temps passé à trier l’information, souvent de plusieurs heures par jour à quelques dizaines de minutes, tout en améliorant la réactivité sur les vulnérabilités réellement critiques. À moyen terme, cette mesure gérée en continu permet d’optimiser les processus et d’anticiper les périodes de charge, plutôt que de subir l’urgence permanente.
La maturité en gestion des vulnérabilités ne repose ainsi ni sur la multiplication des outils ni sur la surveillance exhaustive. Elle repose sur des choix assumés, une priorisation contextualisée, une organisation claire et une capacité à mesurer dans le temps. Dans un contexte où le volume de vulnérabilités ne cesse d’augmenter, la capacité à décider devient aussi importante que la capacité à détecter.
* Marc Béhar est PDG Fondateur du cabinet de conseil en cybersécurité XMCO
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SEALD absorbé par OVHcloud : ce qu’apporte cette acquisition
« Et puis il y a eu ce post LinkedIn qui a attiré l’attention d’Octave Klaba […] »
Jérôme Masurel, président de 50 Partners, contextualise ainsi l’acquisition de SEALD par OVHcloud. L’accélérateur connaît bien cette entreprise francilienne : il avait participé, en 2018, à sa levée d’amorçage.
Depuis lors, SEALD est resté sur le même créneau : le chiffrement de bout en bout. Sa technologie se décline en logiciels bureautiques et sous forme de SDK. Elle avait obtenu le visa CSPN en décembre 2020 (trois ans de validité).
Les premières briques de SEALD posées en Californie
Créé en 2016, SEALD s’est d’abord appelé STASH. Ce pendant quelques semaines, le temps qu’une agence marketing française portant le même nom lui adresse une mise en demeure.
Les quatre fondateurs étaient alors dans leur vingtaine. Trois d’entre eux avaient convergé à UC Berkeley, dans le cadre d’un programme en partenariat avec l’École polytechnique. Les jalons de SEALD furent posés sur place par Timothée Rebours (32 ans aujourd’hui), qui prendrait la présidence de l’entreprise. Aux côtés de trois directeurs généraux : Mehdi Kouen (33 ans, CTO), Maxime Huber (34 ans, CPO) et Dan Lousqui (37 ans, directeur de la sécurité informatique).
Quelques semaines avant l’obtention de la CSPN, SEALD avait fait partie des finalistes du prix de l’innovation des Assises de la sécurité. Plus récemment (2023), il a figuré dans les lauréats de l’appel à projets « Suites bureautiques collaboratives cloud », en consortium avec Linagora, WaToo, Wimi et XWiki. Entre-temps, il y avait eu une alerte : une continuation d’activité malgré la perte de la moitié du capital.
Framatome et Stellantis comme références
La déclinaison « bureautique » de SEALD est basée sur une application desktop (Windows, Mac, Linux) qui permet de chiffrer des fichiers, d’assurer leur suivi et de contrôler les accès. La technologie couvre aussi les e-mails et leurs pièces jointes, en éventuelle conjonction avec les moteurs de DLP.
La version « bibliothèque logicielle » permet d’intégrer du chiffrement côté client dans des apps web, mobiles et de bureau. La promesse par rapport aux bibliothèques open source : supprimer les difficultés de gestion des clés, des appareils multiples, des droits d’accès sur les données, etc. Des SDK sont disponibles pour JavaScript, Android, iOS et Flutter.
Framatome y a fait appel pour sécuriser une application interne collectant des données sensibles. L’opérateur télécoms belge Proximus, pour une application de téléconsultation médicale (Doktr). Recare, pour son outil de bed management (orchestration des transferts interhospitaliers). Lovehoney Group, pour protéger une messagerie de couple basée sur CometChat. Stellantis et Lefebvre Sarrut font aussi partie des clients.
Le ticket d’entrée est à 250 €/mois pour 5000 utilisateurs protégés. Au-delà, SEALD facture un supplément dégressif par utilisateur (0,04 €jusqu’à 20 000 ; 0,03 € jusqu’à 50 000 ; 0,02 € au-delà).
« Ensemble, nous allors démocratiser [la] sécurité dans les services [collaboratifs] (et pas que…) », commente Octave Klaba.
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L’Europe tient son programme CVE décentralisé
Ceci n’est pas un concurrent du programme CVE de MITRE, mais un complément.
En façade, telle a toujours été la position du CERT luxembourgeois depuis l’annonce du projet GCVE (Global CVE Allocation System). C’était en avril 2025. On nous promettait alors le développement d’un système décentralisé : les autorités de numérotation allaient pouvoir attribuer des identifiants et gérer la divulgation sans passer par un organisme central.
Neuf mois plus tard, l’initiative, cofinancée par l’UE, a effectivement pris corps… dans une certaine mesure. Une base de vulnérabilités vient notamment d’y être adossée. Plusieurs bonnes pratiques ont par ailleurs été publiées pour assurer le fonctionnement du système. Et une vingtaine d’entités, de natures assez diverses, ont été désignées autorités de numérotation.
| Autorité | Identifiant |
| CIRCL (CERT luxembourgeois) | 1 |
| EUVD | 2 |
| Red Hat | 3 |
| Swisscom | 79 |
| VulDB | 100 |
| Ericsson | 101 |
| EAGC | 102 |
| Schutzwerk | 103 |
| AboutCode Europe | 104 |
| OPC Foundation | 105 |
| SK-CERT | 106 |
| Thales PSIRT | 107 |
| Securin | 108 |
| Concinnity Risks | 109 |
| Vulnetix | 110 |
| Mogwai Labs | 111 |
| CERT-QC | 112 |
| VulnCheck | 404 |
| DFN-CERT Services | 680 |
| Austin Hackers Anonymous | 1337 |
| Pentagrid | 2342 |
| Cisco Talos | 31337 |
Cette diversité reflète les critères d’admission : en théorie, quiconque a une politique de divulgation publique de vulnérabilités peut prétendre devenir autorité de numérotation.
L’identifiant 1 a été réservé au CIRCL, porteur du projet. Le 2, à la base EUVD (EU Vulnerability Database), opérée par l’ENISA (Agence européenne pour la sécurité). L’identifiant 0 est quant à lui dédié au mapping des CVE.
GCVE, contre les aléas géopolitiques
L’annuaire des autorités de numérotation est publié au format JSON. Ces dernières ont deux options pour communiquer les données sur les vulnérabilités. D’un côté, un endpoint statique fournissant un fichier. De l’autre, une API REST avec des points de terminaison recent et latest, éventuellement assortis de filtres (sources et nombre de résultats). Le projet GCVE n’impose pas de format, mais recommande de s’aligner sur CVE Record.
Les bonnes pratiques publiées concernent la vérification de l’intégrité du fichier d’annuaire, la divulgation coordonnée de vulnérabilités et l’attribution d’identifiants. Trois autres sont à l’état de brouillon. Elles abordent les formats de déclaration des vulnérabilités et le protocole de publication décentralisée.
Un outil open source sert d’implémentation de référence pour ces bonnes pratiques : vulnerability-lookup… qu’on doit aussi au CIRCL. C’est sur lui que repose la base GCVE*. L’EUVD aussi, d’ailleurs.
Pas d’opposition frontale avec MITRE, donc, mais un enjeu de résilience non dissimulé. Il s’agit à la fois d’éviter le « point de défaillance unique »… et de moins dépendre des aléas géopolitiques. En toile de fond, l’avenir un temps très incertain du programme CVE. L’an dernier, le gouvernement américain l’avait refinancé in extremis.
* Base hébergée dans les datacenters du CERT luxembourgeois.
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LockTransfer et LockFiles – La sécurité des fichiers en entreprise, version française
Il faut bien se rendre à l'évidence qu'une bonne partie des fuites de données en entreprise passent par des fichiers mal sécurisés. Par exemple ce fameux document Excel avec les salaires qui traîne sur le serveur depuis 2019, le ZIP envoyé via WeTransfer "parce que c'est plus simple", ou encore le dossier client partagé sur Google Drive avec le lien accessible à quiconque a l'URL.
Bref, c'est le Far West total en matière de sécurité et de confidentialité !
Maintenant si vous avez lu mon article sur LockPass (le gestionnaire de mots de passe certifié ANSSI), vous savez déjà que LockSelf fait les choses sérieusement. Et c'est pourquoi, aujourd'hui je vais vous présenter deux autres de leurs outils : LockTransfer pour les fichiers en transit, et LockFiles pour les fichiers au repos.
Le problème c'est que vos collègues et autres collaborateurs ne sont pas stupides. Tout ce qu'ils veulent, c'est bosser efficacement. Alors quand l'outil officiel de l'entreprise est une usine à gaz, ils se rabattent sur leur Dropbox perso, sur un WeTransfer, ou pire encore. C'est ce qu'on appelle le Shadow IT, et pour les RSSI c'est le cauchemar absolu.
Heureusement, LockTransfer règle tout ça en proposant un système d'envoi de fichiers chiffrés de bout en bout, avec un plugin Outlook/Office 365 qui s'intègre direct dans votre l'environnement de travail de vos collaborateurs. Comme ça, vous envoyez votre pièce jointe sensible, et elle part chiffrée avec une authentification forte vers le destinataire (2FA, PIN). Voilà, c'est aussi simple que ça, et surtout, y'a plus besoin de chercher des alternatives douteuses.
Au niveau de la sécurité, LockTransfer ne fait pas les choses à moitié et permet à la DSI de garder la main sur ce qui circule. Vous pouvez définir des restrictions globales pour toute la boite ou laisser de la souplesse par groupe d'utilisateurs. Ça va de la gestion des gros fichiers à la limitation du nombre de téléchargements, en passant par les dates d'expiration automatiques ou l'obligation de mettre un mot de passe. Et le plus important : tout est archivé (jusqu'à 10 ans si besoin) et tracé dans le dashboard. Vous savez donc exactement qui a partagé quoi, quand et avec qui. C'est indispensable pour la gouvernance et ça évite les mauvaises surprises.
Un autre gros point fort de LockTransfer, c'est les boîtes de dépôt. Vous pouvez créer un espace sécurisé pour que vos clients ou partenaires vous envoient des documents sans avoir besoin de créer un compte. Genre le cabinet comptable qui récupère les justificatifs de ses clients, ou le service RH qui collecte les pièces des candidats... Je pense que ça c'est une fonctionnalité qui doit manquer à beaucoup d'entreprise.
Mais parlons maintenant de LockFiles , qui est l'autre face de la médaille. C'est un coffre-fort numérique pour stocker vos fichiers sensibles tels que des contrats, des documents RH, des données stratégiques, et tout ce qui ne doit pas se balader n'importe où. Il y a bien évidemment un chiffrement AES-256, une gestion fine des droits d'accès, et une traçabilité détaillée de qui a accédé à quoi et quand.
D'ailleurs, en parlant de mauvaises surprises, LockFiles et LockTransfer sont aussi d'excellents alliés pour votre PCA/PRA (Plan de Continuité/Reprise d'Activité). Si votre SI se fait chiffrer par un ransomware, avoir vos documents critiques et vos procédures de crise hébergés dans un cloud privé sécurisé (et dans un outil certifié CSPN par l'ANSSI), ça vous sauve la vie. Vous gardez l'accès à l'essentiel pour redémarrer. Et si vos mails sont compromis, LockTransfer devient votre canal de secours chiffré pour communiquer avec l'ANSSI ou votre prestataire de réponse à incident. C'est aussi un très bon point pour votre conformité NIS2 ou DORA.
Mais maintenant revenons un peu à nos moutons... Pourquoi choisir LockSelf plutôt qu'un autre ?
Bon ben déjà, c'est 100% français. Un hébergement souverain chez Scaleway ou Outscale (ou on-premise si vous êtes parano), une certification ANSSI CSPN, ce qui n'est pas rien quand on parle de conformité NIS2 et DORA. Et il y a déjà plus de 3000 entreprises françaises qui utilisent leurs solutions, dont des noms prestigieux comme EY, SNCF, AP-HP ou France TV.
Et côté administration, ça s'intègrera très bien avec votre Active Directory, Microsoft Entra ID ou Okta. Et tous les logs peuvent partir vers votre SIEM pour les audits. Bref, c'est de l'or en barre pour les équipes sécu qui doivent prouver leur conformité.
Le pricing de LockSelf démarre à 3,10€ HT par utilisateur et par mois et rassurez-vous, si vous êtes tenté d'essayer, vous n'aurez pas de mauvaise surprise, car vous pouvez tester tout ça gratuitement durant 14 jours pour voir si ça colle à vos besoins.

Digital Red Queen – Quand l’IA ressuscite Core War pour une guerre infinie
Et c'est reparti pour une journée de moine à écrire sur le meilleur site tech de l'univers et aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de Core War et de cybersécurité.
Core War, c'est un jeu de programmation hyper culte qui est devenu populaire dans les années 80 et dans ce jeu, y'a des sortes de guerriers numériques qui se foutent sur la gueule pour prendre le contrôle d'une machine virtuelle . Et je vous avoue que c'est assez kiffant à voir.
Et croyez le ou non, des chercheurs de Sakana AI et du MIT se sont appuyés sur ce concept pour créer leur Digital Red Queen (DRQ) , c'est à dire un algorithme qui utilise des LLM pour faire évoluer ces programmes de "combat" de façon totalement autonome.
L'idée de base en fait, c'est de simuler la fameuse " Reine Rouge " de l'évolution biologique. Cette théorie de la Reine Rouge explique en gros que les espèces doivent évoluer sans cesse juste pour rester à leur place face à leurs prédateurs.
Et sous la forme de code, ça donne qu'à chaque round, l'algorithme cherche à faire éclore un nouveau "warrior" capable de battre tous les champions précédents. Pour cela, l'algo DRQ s'appuie par défaut sur un modèle gpt-4.1-mini (mais c'est configurable évidemment) qui fait office de moteur de mutation génétique. L'IA génère alors de nouveaux programmes, les fait se combattre, et ne garde que celui qui surpasse la lignée.
C'est une bataille de code sans fin où seuls les meilleures survivent !
Et là où ça devient vraiment balaise, c'est que l'IA ne se contente pas de copier-coller du code existant. Non, cette petite futée invente de véritables stratégies qui feraient bégayer Sun Tzu.
Les chercheurs ont également pu observer certains phénomènes de convergence phénotypique (oui moi aussi j'avais aucune idée de ce que ça voulait dire). C'est-à-dire que des guerriers issus de lignées différentes finissent à un moment par adopter tous les mêmes tactiques de combat. Genre bombardement ciblé, auto-réplication massive ou création intensive de processus. Et ça c'est pas bon.
Alors pour tenter de maintenir une certaine diversité de comportements, l'équipe a utilisé des algos de MAP-Elites ce qui leur a permis de classer les programmes selon des critères comme le nombre de processus créés ou l'occupation de la mémoire pour éviter de tomber dans une sorte de pierre-feuille-ciseaux sans fin !
Et ça a plutôt bien fonctionné car même si les chercheurs notent que la diversité finit par baisser au fil des runs, cela permet quand même de découvrir des stratégies variées avant que l'évolution ne converge.
Maintenant c'est bien rigolo tout ça mais peut-être que vous vous demandez à quoi ça sert à part faire mumuse avec du vieil assembleur ? Et bien les auteurs pensent que leurs travaux pourrait être appliqués en cybersécurité.
En comprenant comment des programmes peuvent s'adapter de façon autonome à des adversaires qui mutent en permanence, on peut imaginer des systèmes de défense plus autonomes et résilients. On est un peu dans la même veine que ce que j'évoquais avec Evo 2 et l'ADN fonctionnel , mais appliqué au logiciel pur.
Voilà, alors je ne sais pas ce que ça va donner mais j'ai trouvé ça cool de voir comment un vieux concept de 1984 est devenu une super sandbox pour tester les limites de l'évolution artificielle des logiciels.
Bien sûr, tout le code est dispo sur GitHub (le simulateur Core War lui-même vient du projet de Rodrigo Setti ), avec des instructions pour installer ça via Conda et lancer vos propres arènes de combat. J'sais pas si vous essayerez mais si c'est le cas, je veux bien un feedback dans quelques temps.
Et surtout, un grand merci à Timothée qui a partagé ça sur son compte LinkedIn .

Free Patch Management Solution | Action1
Les 200 premiers endpoints de Action1 sont gratuits pour toujours, bon à savoir.
Le tout fonctionne en P2P pour distribuer entre les hôtes, c'est assez bien documenté: https://www.action1.com/documentation/p2p-sharing/
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La cyber-résilience des établissements de santé
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