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MOVA dévoile ses robots-tondeuses LiDAX Ultra et ViAX : LiDAR 3D 360°, vision IA et tonte sans fil périphérique !
Les MOVA 600 et MOVA 1000 avaient déjà posé les bases d’une tonte guidée par capteurs plutôt que par câble. Au CES 2026, MOVA, qui se revendique marque mondiale n°1 en 2025 des tondeuses robotisées à technologie LiDAR (Frost & Sullivan, ventes de novembre 2024 à octobre 2025 ; étude réalisée en décembre 2025), revient sur la pelouse avec une annonce qui tombe pile au moment où le marché des robots-tondeuses accélère ; cette nouvelle génération ambitionne de monter d’un cran, avec deux gammes pensées pour des usages très différents…
La série LiDAX Ultra vise les jardins moyens à grands, de 800 à 2000 m², avec l’arrivée de la cartographie automatique et une navigation précise grâce à UltraView 2.0, un couple LiDAR 3D 360° et une caméra HDR 1080p dopée à l’IA. Elle présente également quelques atouts parfaitement dans l’air du temps : pente jusqu’à 45 %, passage annoncé à 60 cm, franchissement de 4 cm, et un module 4G réservé aux versions 1600 et 2000 pour garder la connexion sur les grandes parcelles. Le tout vient sans câble périphérique ni configuration RTK, et avec un contrôle via application mobile sur l’ensemble de la gamme.
Conjointement, la série ViAX veut démocratiser le sans-fil sur 250 à 500 m², en misant surtout sur la double vision UltraEyes (ViAX 250/300), tandis que le ViAX 500 ajoute un LiDAR 3D 360° pour aller chercher plus de constance dans les situations délicates. Une stratégie à deux vitesses qui a le mérite d’être parfaitement cohérente avec les besoins utilisateurs. On part sur une petite visite guidée ?
LiDAX Ultra Series : la gamme “haut niveau” pour terrains exigeants
La série LiDAX Ultra vise clairement les jardins moyens à grands : MOVA décline la gamme de 800 à 2000 m², avec une promesse centrale assez simple à comprendre. D’un côté, une navigation “riche” (LiDAR + caméra + IA) pensée pour tenir le cap quand le terrain se complique (pentes, obstacles, bordures, zones ombragées). De l’autre, une mise en route qui se veut sans lourdeur : le robot cartographie, s’organise et tond sans passer par des réglages RTK jugés “complexes” par la marque, sur une plateforme technologique commune censée offrir une expérience premium, entièrement autonome, avec un contrôle intuitif via application mobile.
Quelques spécifications à connaître sur la série LiDAX
| Caractéristique Techniques | Série LiDAX |
|---|---|
| Dimensions | 66,6 × 44,4 × 27,3 cm |
| Poids | 13,7 kg (800) / 13,8 (1200 et 1600) |
| Surface de tonte | 800/1200/1600 |
| Disque de lames | Plateau/disque motorisé UltraTrim (nb de lames non précisé) |
| Hauteur de lame | 30 à 100 mm |
| Largeur de coupe | 200 mm |
| Pente max | 45% (≈ 24°) |
| Batterie | 4 Ah (800) / 5 Ah (1200 et 1600) |
| Temps de charge | 60 min (800) / 65 min (1200 et 1600) |
| Autonomie / charge | 60–80 min (800) / 70–90 min (1200 et 1600) |
| Surface / charge | 160–180 m² (800) / 170–190 m² (1200 et 1600) |
| Étanchéité | IPX6 |
| Volume sonore | < 57 dB |
| Garantie | 3 ans |
| Prix (800/1200/1600) | 949 €/1 099 €/1 499 € |
Navigation portée par UltraView™ 2.0 (LiDAR 3D 360° + caméra HDR IA)
UltraView™ 2.0, c’est le “cocktail capteurs” maison : LiDAR haute précision à 360° et caméra HDR 1080p dopée à l’IA. On cherche ainsi à cartographier vite et à ajuster ses trajectoires quand le jardin n’est pas un rectangle parfait (ce qu’il n’est presque jamais).

MOVA avance également une détection jusqu’à 70 mètres, et insiste sur un évitement d’obstacles multidirectionnel, avec trajectoires recalculées de manière dynamique.
Cartographie automatique par IA : le dénominateur commun de cette nouvelle génération ?
L’autre point mis en avant, c’est la simplicité : MOVA oppose ici son approche au RTK “à configurer”, en annonçant un robot opérationnel dès la sortie du carton.

L’argument clef est double : une navigation dite centimétrique et la reconnaissance de plus de 300 types d’obstacles, avec des performances annoncées comme plus constantes dans les cas typiques qui perturbent les robots (arbres, zones ombragées, faible lumière, tonte de nuit).
UltraTrim™ 1.0 pour aller chercher au plus près des bordures
Afin de pallier un problème récurrent sur la plupart des modèles que nous avons pu tester sur les autres grandes marques du secteurs, MOVA met en avant UltraTrim™ 1.0 : le disque inférieur s’étend automatiquement pour tondre plus près des murs, haies et bordures. Ça, si ça marche, c’est banco !
Application MOVA : plus de sécurité, plus de personnalisation !
La partie “pilotage” se veut désormais assez complète : réglage de la hauteur de coupe, gestion de deux cartes, et personnalisation de plus de 150 zones (zones interdites, couloirs de passage…). MOVA cite aussi des options orientées sécurité et usage quotidien : modes de tonte, réglage dédié à la protection des animaux, antivol, ainsi que calendriers et motifs de tonte personnalisables. On croise les doigts pour vous dire ce qu’il en est sur le terrain ce printemps !
La gamme LiDAX Ultra Series en résumé
| Gamme / modèle | Surface conseillée | Technologie de navigation | 4G | Prix public |
|---|---|---|---|---|
| LiDAX Ultra 800 | 800 m² | LiDAR 3D 360° + caméra HDR 1080p IA (UltraView™ 2.0) | Non | 949 € |
| LiDAX Ultra 1000 | 1000 m² | LiDAR 3D 360° + caméra IA | Non | 999 € |
| LiDAX Ultra 1200 | 1200 m² | LiDAR 3D 360° + caméra IA | Non | 1 099 € |
| LiDAX Ultra 1600 | 1600 m² | LiDAR 3D 360° + caméra IA | Oui | 1 499 € |
| LiDAX Ultra 2000 | 2000 m² | LiDAR 3D 360° + caméra IA | Oui | 1 699 € |
ViAX Series : la tonte sans fil “accessible”, pilotée par la vision IA
Avec ViAX, MOVA change de cible : on passe sur des petits jardins (de 250 à 500 m²) et une promesse très “grand public”. L’objectif est de rendre la tonte robotisée plus simple à installer, plus facile à vivre au quotidien, et surtout plus abordable sans revenir au fil périphérique. La marque veut une intervention minimale de l’utilisateur et un contrôle flexible via application mobile. Un pari dont le timing nous paraît tout à fait à propos !
Quelques spécifications à connaître sur la série ViAX
| Caractéristique Techniques | Série ViAX |
|---|---|
| Dimensions | 59,51 × 27,19 × 38,04 cm |
| Poids | 19,3 kg |
| Surface de tonte | 250 m² |
| Disque de lames | Plateau/disque motorisé UltraTrim (nb de lames non précisé) |
| Hauteur de lame | 2 à 6 cm |
| Largeur de coupe | 200 mm |
| Pente max | 40% (22°) |
| Batterie | 2,5 Ah |
| Temps de charge | 45 min |
| Autonomie / charge | 50 min |
| Efficacité de tonte | 60 m²/h |
| Étanchéité | IPX6 |
| Volume sonore | < 57 dB |
| Garantie | 3 ans |
| Prix (800/1200/1600) | 579 € |
UltraEyes™ (double vision IA) pour une navigation fiable partout !
Le cœur du concept, c’est UltraEyes™ : une double caméra (perception 3D) associée à des algorithmes visuels et à l’IA. Concrètement, MOVA annonce que les ViAX 250 et ViAX 300 savent distinguer automatiquement les zones engazonnées des zones non engazonnées, détecter les limites de la pelouse et cartographier le jardin sans fil périphérique ni configuration manuelle fastidieuse.

La marque avance aussi des chiffres parlants : une portée de détection allant jusqu’à 50 m, un champ de vision 120° × 70°, et un évitement annoncé sur plus de 300 obstacles (jouets, arroseurs, animaux domestiques, et même de petits animaux).
Trajectoires en U : une finition plus “propre”
Pour la tonte elle-même, MOVA met en avant une planification des trajectoires en forme de U. En conséquence, il devrait suivre des passages organisés pour couvrir la zone de manière cohérente. L’intérêt pour l’utilisateur est double : une couverture plus complète et un rendu généralement plus homogène, surtout sur ces petites surfaces où la moindre zone oubliée se remarque vite.
Application MOVA Home : on garde les bonnes habitudes
Côté contrôle, l’application MOVA Home reprend l’essentiel des fonctions attendues sur un robot-tondeuse moderne : pilotage à distance, programmation, gestion des zones, et réglages. MOVA cite cinq modes de tonte, la gestion de deux cartes, la possibilité de définir plusieurs zones et d’ajuster les paramètres de coupe depuis le smartphone. Rien de bien sorcier a priori.
ViAX 500 : le “niveau au-dessus”, mais il faudra patienter encore un peu…
Le ViAX 500 est présenté comme la version “plus solide” quand le jardin devient plus piégeux. MOVA indique ici une évolution vers UltraEyes™ 2.0, qui combine la vision robotique à un LiDAR 3D 360°. Le bénéfice attendu est celui d’une précision renforcée et d’une meilleure constance lorsque la lumière se dégrade ou dans des environnements plus chargés en obstacles. C’est aussi le seul modèle ViAX dont la sortie est décalée, avec une disponibilité annoncée à partir de mars 2026.
La gamme ViAX Series en résumé
| Gamme / modèle | Surface conseillée | Technologie de navigation | Atouts “terrain” | 4G | Prix public |
|---|---|---|---|---|---|
| ViAX 250 | 250 m² | Double vision IA (UltraEyes™ 1.0) | Détection des limites sans fil · Cartographie auto · Trajectoires en U | Non | 579 € |
| ViAX 300 | 300 m² | Double vision IA (UltraEyes™ 1.0) | Détection des limites sans fil · Cartographie auto · Trajectoires en U | Non | 599 € |
| ViAX 500 | 500 m² | UltraEyes™ 2.0 + LiDAR 3D 360° | Plus de marge sur jardins “piégeux” (obstacles, zones sombres) · Trajectoires en U | Non | 749 € |
Une offre de lancement carrément imminente !
Les séries LiDAX Ultra et ViAX 250/300 sont désormais disponibles depuis le 27 janvier 2026. Le ViAX 500, on l’a vu, arrivera à partir de mars 2026 (avec une disponibilité susceptible de varier selon les canaux de vente et les régions). À ce titre, MOVA indique une commercialisation via le site MOVA, Amazon, ainsi que des partenaires sélectionnés : Leroy Merlin, Castorama, Weldom, Boulanger, Electro Dépôt, ManoMano, Cdiscount et Bricomarché.
Enfin, la marque mentionne une offre de lancement : les premiers inscrits peuvent obtenir un kit de lames offert via une page teaser, dans la limite des stocks disponibles et selon le principe du premier arrivé, premier servi.
Quant à nous, on attend de pied ferme la possibilité de tester l’ergonomie de ces nouveaux appareils, leur autonomie, la qualité des bordures, enfin leur qualité de navigation copieusement vantée par la marque dont nous connaissons déjà très bien les aspirateurs-robots !
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Aiper Scuba V3 au CES 2026 : l’“IA cognitive” arrive sur toute une gamme, avec un V3 Ultra 6-en-1 primé
Au CES 2026, le marché du robot de piscine se joue aussi à coups d’écosystèmes et de trophées : pendant que Beatbot met en avant son AquaSense X, Aiper débarque avec une approche plus large “piscine + jardin” et place la nouvelle série Scuba V3 (V3, V3 Pro et surtout V3 Ultra) au centre de son discours. Le Scuba V3 Ultra est d’ailleurs distingué aux CES Innovation Awards 2026 !
Dans cette bataille pour la première place, Aiper renforce aussi son positionnement “leader” en s’appuyant sur Euromonitor, qui doit lui remettre un certificat l’attestant comme n°1 mondial des robots de piscine intelligents en volume de ventes 2025.
Le cœur du lancement, c’est la “Cognitive AI Powered” : une promesse d’entretien plus set-and-forget, où le robot “observe, interprète, décide, adapte” pour ajuster trajets, fréquence et puissance selon la taille, la forme, l’historique de nettoyage, et même la météo ! Aiper s’appuie donc deux briques principales : AI Navium™ (optimisation des parcours) et AI Patrol Cleaning (logique d’entretien plus autonome). Et c’est sur le V3 Ultra que cette promesse se matérialise le mieux. Pour l’heure, voici ce que nous en savons…
Scuba V3 Ultra : le vaisseau amiral 6-en-1 (toujours plus)
Si Aiper veut prendre l’ascendant face aux nouveaux entrants (Beatbot en tête), le Scuba V3 Ultra est clairement son produit “démonstrateur”, celui qui tord le coup de la charge mentale à grands coups d’IA !
Une couverture plus fine et ambitieuse
Aiper décrit le V3 Ultra comme un robot tout-en-un, capable d’assurer l’entretien “de la surface au fond” au sein d’un seul appareil sans fil. Dans les faits, les descriptions convergent sur quatre zones majeures (fond, parois, ligne d’eau, surface), auxquelles s’ajoutent des scénarios plus spécifiques : nettoyage des zones très peu profondes (annoncé jusqu’à 20 cm) et logique “post-événement” (ex. privilégier la surface après un coup de vent).
Un nouveau modèle de navigation : perception et décision en boucle fermée
Le point intéressant, c’est la manière dont Aiper “instrumente” la promesse IA. La fiche CES parle d’une caméra frontale et d’un pilotage qui ajuste la trajectoire en temps réel, avec un discours très ambitieux autour d’un AI Co-Pilot mêlant cartographie adaptative, reconnaissance et même “satellite imagery”.

À cette formule encore un peu vague hors du cadre marketing, Aiper ajoute une brique plus concrète : Dual-Camera AI Patrol Cleaning + Navium™, qui s’appuie sur vision, historique et météo locale pour arbitrer quand, où et comment nettoyer, plutôt que d’exécuter des cycles fixes. Et ça, ça peut vraiment pallier des frustrations !
Matériel : puissance, capture de surface, filtration
Aiper annonce 8 500 GPH d’aspiration (soit près de 32 200 L/h) et une filtration double couche jusqu’à 3 microns. Pour la surface, le communiqué mentionne BioClaw™, censé guider activement les débris flottants vers la chambre de collecte, et JellyFloat™ pour éviter les blocages et gérer les zones peu profondes. Ce sont exactement les points qu’on voudra vérifier en test, car ils pourront vraiment faire la différence sur une piscine “réelle”.
Comment Aiper étage sa gamme Scuba V3 ?
À l’instar du Sora 70 de Beatbot, le Scuba V3 joue la carte de l’entretien quotidien : un format annoncé comme compact, avec une navigation “VisionPath™” et surtout un vrai effort sur la ligne d’eau via JetAssist™. Son prix est déjà cadré : 1 099 €, disponibilité annoncée à partir de mars 2026.

Le Scuba V3 Pro se positionne comme le palier “eau parfaitement limpide”, en ajoutant des briques très orientées efficacité/robustesse (JellyFloat™, Energy-Smart Lift Engine, filtration MicroMesh™ multicouche) et une promesse de nettoyage incluant les zones peu profondes. À ce stade, Aiper parle d’une disponibilité au printemps 2026, sans prix communiqué.
Enfin, nous l’avons vu, le V3 Ultra récupère la vitrine technologique (double caméra, couverture “6-en-1”, surface incluse), et c’est lui qui devra démontrer si l’IA améliore réellement la régularité du résultat… surtout face à l’AquaSense X attendu avec impatience dans nos labos ! En résumé, donc, voilà ce qu’on a :
| Modèle | Positionnement | Points mis en avant | Prix / dispo |
|---|---|---|---|
| Scuba V3 | “essentiel” IA cognitive | Navium™, VisionPath™, JetAssist (ligne d’eau) | 1 099 €, mars 2026 |
| Scuba V3 Pro | auto-optimisé | JellyFloat™, lift écoénergétique, filtration MicroMesh multicouche | Prix à venir, printemps 2026 |
| Scuba V3 Ultra | flagship 6-en-1 | double caméra, VisionPath 2.0, surface + zones peu profondes, 32 200 L/h | 2 299 €, printemps 2026 |
Aiper argumente à sa manière avec une nouvelle méthode de nettoyage
En somme, Aiper tient à renouveler l’approche des robots-piscines : la série Scuba V3 doit adapter ses cycles à la taille et à la forme du bassin, à l’historique de nettoyage, et même aux conditions météo. C’est presque inespéré vu la rigidité que nous avions observée sur les Scuba X1 et X1 Pro Max, malgré les difficultés bien réelles de notre bassin. Il nous paraît évident qu’en affinant la navigation, Aiper vise juste : reste à savoir s’il mettra dans le mille au moment du lancer !
Notre grille de lecture comportera donc quelques points cruciaux, à savoir :
- la constance de couverture : l’IA produit-elle des trajectoires plus stables qu’une bonne navigation “classique” sur bassin complexe ?
- le traitement des zones peu profondes : est-ce que la bascule surface/fond est fiable, et est-ce que le robot garde de la motricité quand la profondeur baisse ?
- le système de filtration est-il réellement fin et à l’abri d’éventuels colmatages ? L’accès au panier reste-t-il ergonomique ?
- quelles plannifications et paramétrages seront désormais possibles sur l’application ?
En tout cas, pas de station en vue côté Aiper, mais cela leur permet de garder un tarif décent sur leur flagship. À ce stade, il est très difficile de prédire si cet essai ambitieux de la marque sur toute une nouvelle gamme a des chances d’être aboutie, sauf à se référer au prix remporté à ce fameux CES 2026. Une affaire à suivre directement dans nos labos !
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Sortir un robot piscine sans les mains ? Spino S1 Pro de Mammotion, une première mondiale
Avec le SPINO S1 Pro, Mammotion veut s’attaquer au principal point faible des robots piscine sans fil : la charge… et les “sauvetages” en plein cycle. Son idée est simple sur le papier : un robot capable de revenir tout seul à une station hors bassin et de se recharger automatiquement, sans manipulation.
Connue surtout pour ses robots-tondeuses LUBA et YUKA, Mammotion s’est déjà invitée dans la piscine en 2025 avec le SPINO E1, un premier modèle sans fil pensé pour lancer la marque sur ce segment. Début 2026, le constructeur change d’échelle avec le SPINO S1 Pro : un robot annoncé comme plus autonome, qui vise surtout à supprimer les manipulations et les “sauvetages” en cours de nettoyage.
L’idée du SPINO S1 Pro est d’attaquer deux irritants très concrets des robots piscines sans fil : la recharge et la fiabilité du pilotage. Mammotion annonce un retour automatique vers une station hors bassin avec bras robotisé (pour éviter de sortir le robot à la main), ainsi qu’une connectivité maintenue sous l’eau autour de sa base. Ajoutez une vision IA censée mieux gérer bords, marches et zones sales, et la promesse devient particulièrement ambitieuse…
Quelques spécifications annoncées du Spino S1 Pro
| Caractéristique Techniques | |
|---|---|
| Types de nettoyage | 5-en-1 (Fond, Parois, Ligne d’eau horizontale, Complet et Mode Bord) |
| Aspiration | 6800 GPH |
| Filtration | double couche (38 μm + 180 μm) |
| Batterie | NC |
| Autonomie | NC |
| IA / capteurs | ZonePilot™ AI Vision + Adaptive Dirt Response |
| Prix public annoncé | NC |
AutoShoreCharge™ : comment la station est censée supprimer la corvée
On l’a souvent vu lors de nos tests en 2025 : quand le cycle d’un robot-piscine est terminé, il faut récupérer l’appareil encore bien lourd et dégoulinant, puis le poser sur son socle de charge. On doit ensuite le remettre à l’eau. Et quand le robot se bloque ou s’arrête au mauvais endroit, on se retrouve à jouer les sauveteurs au crochet. C’est précisément ce genre de friction que Mammotion dit vouloir effacer avec AutoShoreCharge™.
Le principe, repose sur le scénario suivant : le SPINO S1 Pro termine sa session, revient vers sa base située en bord de bassin, puis s’aligne avec précision pour se présenter correctement à la station. À partir de là, un bras robotisé devrait prendre le relais pour le hisser et le poser sur son socle de charge, sans manipulation manuelle. Un système pour le moins ambitieux que nous avons hâte de mettre en pratique devant un bassin réel !
« Le SPINO S1 Pro reflète notre conviction que la véritable autonomie doit être invisible », déclare Jayden Wei, PDG de MAMMOTION.
À ce titre, la station devra d’abord trouver sa place : margelle suffisamment stable, zone dégagée devant l’accueil, et conditions d’eau compatibles avec un accostage répétable (remous, jets de refoulement, pente, accès). Il y a aussi la question de la sécurité : dès qu’un élément mécanique bouge au bord d’un bassin, on attend une gestion sérieuse des obstacles et des situations imprévues.
Nous sommes très curieux de la régularité de l’amarrage, de la capacité à corriger un éventuel échec, et d’observer le comportement de l’appareil en conditions sous-optimales (station humide, un peu sale, légèrement désaxée, etc.).
Rester connecté sous l’eau : un véritable progrès ?
C’est sans doute la promesse la plus spectaculaire du SPINO S1 Pro… et celle qui mérite le plus de recul. Dans une piscine, l’eau coupe les communications radio : c’est l’une des raisons pour lesquelles la plupart des robots sans fil ne peuvent être suivis en temps réel une fois immergés, livrés à eux-même tant qu’ils sont en plein cycle de nettoyage.
Là où le discours de Mammotion gagne en crédibilité, c’est qu’on a déjà vu une approche voisine chez WYBOT avec le S2 Solar (et sa variante Solar Vision) : le constructeur met en avant une station d’accueil sous-marine qui ne sert pas seulement à recharger, mais aussi de point de relais pour permettre une communication “via la station”, y compris pendant le nettoyage. Autrement dit, l’idée n’est pas farfelue en soi : elle existe déjà sur le marché.
Chez Mammotion, la logique annoncée est similaire : une liaison sous-marine stable autour de la station pour fiabiliser la navigation… et surtout sécuriser le retour au dock. Nous espérons avoir l’occasion d’étudier la portée réelle selon la profondeur et le type d’eau (sel/chlore, turbidité), ce qui reste pilotable dans l’appli pendant un cycle (suivi, commandes, données), et le comportement dès que le robot sort de la zone couverte (continuer “en autonomie”, se mettre en sécurité, ou revenir automatiquement à portée).
Comment l’IA et la vision 360°peuvent faire la différence dans votre piscine ?
Le SPINO S1 Pro dispose d’une vision à 360° combinée à une caméra et à des capteurs (inertiels, distance, pression). Cela permet de repérer plus tôt des éléments qui font dérailler un nettoyage classique (marches, coins, bords, obstacles) et d’éviter les séquences où le robot patine, insiste au mauvais endroit ou zappe une zone. L’autre bénéfice attendu, c’est une couverture mieux gérée : au lieu d’un parcours un peu “aveugle” avec des re-passages inutiles, le robot peut ajuster ses trajectoires et intensifier l’effort là où les débris s’accumulent.

Néanmoins, la vision dépend de ce que le robot peut réellement voir. Eau laiteuse, faible luminosité, particules en suspension, parois sombres, ligne d’eau encrassée… autant de situations où la caméra et les algorithmes peuvent perdre en pertinence. Et même avec de bons capteurs, les bassins “tarabiscotés” restent un test sévère : escaliers larges, plage immergée, formes libres, pentes, angles atypiques. C’est typiquement le genre de promesse qu’on se fera un plaisir de décortiquer en labo !
Performances annoncées : le haut-de-gamme en ligne de mire
Sur la fiche technique, Mammotion met en avant un débit d’aspiration pouvant atteindre 6800 GPH (soit environ 25 m³/h), un chiffre impressionnant qui, en théorie, aide sur les situations pénibles : sable fin qui retombe au fond, petits graviers, amas de feuilles qui “pèsent” et demandent du flux pour être décollés. Reste à voir la tenue du débit quand le panier commence à se charger, la capacité à garder une aspiration efficace malgré la résistance du filtre, et la manière dont le robot gère des zones comme la ligne d’eau, où tout se joue plutôt sur l’adhérence, les brosses et la pression exercée.

Même logique pour la filtration double couche (38 μm + 180 μm) : sur le papier, c’est une bonne approche, parce qu’elle combine rétention des gros débris et capture plus fine. Cela dit, que se passe-t-il dans une eau chargée ? Aurons-nous une notification pour l’entretien ? Le rinçage reste-t-il facile ? Il clair qu’un robot peut avoir une filtration excellente… et devenir pénible si l’entretien est trop fréquent ou trop fastidieux. Et dans ce cas : retour à la case départ en ce qui concerne laspect pratique de l’appareil !
Quoi qu’il en soit, Mammotion insiste sur un ensemble “mécanique” solide : brosses à rouleaux doubles, larges chenilles et quatre moteurs sans balais. C’est peu ou prou ce qu’on attend d’un haut de gamme pour tenir les parois et rester stable dans les transitions (pentes, angles, revêtements plus glissants).
Une promesse « mains libres » encore suspendue aux détails du quotidien
Le SPINO S1 Pro nous intrigue avec sa recharge et le retour à la base sans intervention. Si AutoShoreCharge tient ses promesses et si la connectivité sous l’eau apporte un vrai gain de fiabilité autour de la station, on pourrait avoir l’un des robots les plus “mains libres” du moment. Certes, il s’agit d’une approche que l’on a déjà vue émerger avec des solutions à station, mais jamais poussée aussi loin avec un bras robotisé.
Restent un certain nombre d’inconnues : l’autonomie réelle selon les modes et le temps de recharge, la compatibilité avec les bassins complexes (escaliers, plages immergées, pentes, liner vs carrelage), les contraintes d’installation de la station (surface, tolérances, emplacement), sans oublier le SAV et le coût des pièces d’usure (brosses, filtres, consommables). En somme, va-t-il nous coûter… un bras ?
En test, tout reposera sur trois preuves terrain : un amarrage vraiment fiable, une connectivité utile sous l’eau (pas juste “un statut”), et un nettoyage des bords/ligne d’eau sans comportement erratique.
On vous le dit dès qu’on l’a en bassin : c’est typiquement le genre de robot qui peut changer la routine… voire le marché tout entier ! À voir lequel tient le plus la route entre celui-ci et l’AquaSense X de Beatbot…
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Beatbot AquaSense X au CES 2026 : IA, station AstroRinse et nettoyage sans effort
Au CES 2026, Beatbot dévoile l’écosystème Beatbot AquaSense X et décroche une distinction aux CES Innovation Awards 2026. Un grand pas en avant pour les robots-piscines ?
Après avoir conquis le monde sous-marin des bassins professionnels et domestiques, les marques se ruent sur l’un des pans les plus recherchés en robotique : l’autonomie la plus complète possible. Aussi, l’un des fleurons du secteur se devait d’aller creuser l’automatisation d’entretien du robot au même titre que le nettoyage proprement dit. Mais comment alléger la corvée encore davantage qu’en 2025 ?
L’atout révélé cette année consiste en une station innovante pensée comme un “dock” d’entretien, avec en ligne de mire une expérience dock & forget adaptée aux bassins complexes, y compris les plateformes peu profondes annoncées à partir de 35 cm. Allons voir cela d’un peu plus près…
Beatbot AquaSense X : le robot de piscine qui s’auto-entretient
Dévoilé au CES 2026, Beatbot AquaSense X ouvre un nouvel écosystème voué à pousser l’experience d’automatisation depuis le nettoyage du bassin jusqu’à l’entretien du robot lui-même. À l’instar des robots-aspirateurs dont la technologie a déjà pu atteindre une maturité certaine, la station AstroRinse a valu à la marque CES Innovation Awards 2026 Honoree. Bon, mais comment ça marche ?

« Les clients nous ont toujours dit que l’entretien du robot après le nettoyage restait un point sensible » Siler Wang, fondateur et PDG de Beatbot.
Une fois le robot posé dessus, elle rince le filtre et vide le bac automatiquement en 3 minutes, puis lance la charge. Elle peut récupérer jusqu’à 22 L de débris dans un un conteneur scellé et un sac jetable pour limiter les manipulations. Cela équivaut à peu près à 2 mois sans vidage.
HybridSense™ AI Vision : l’IA utile, surtout sur la couverture et les zones “pièges”
Mais Beatbot ne s’arrête pas là et continue d’itérer sur son robot déjà premium en lui conférant un système de navigation Beatbot AI 2.0 + HybridSense™ AI Vision, qui combine caméra, infrarouge et ultrasons. Beatbot annonce une reconnaissance portée à 40 types de débris et une perception qui ne se limite plus au fond : la détection s’étend jusqu’à la surface, avec adaptation du cycle et optimisation des trajectoires.

En outre, la marque insiste sur un point qui a pu faire défaut aux générations précédentes : le nettoyage de plateformes avec un minimum de 35 cm d’eau (14″), et même une dimension minimale de plateforme annoncée à 1 m × 1 m.
Quelques spécifications annoncées du AquaSense X
| Caractéristique Techniques | |
|---|---|
| Types de nettoyage | 5-en-1 (surface, ligne d’eau, parois, fond, plateformes + clarification) |
| Batterie | 13 400 mAh |
| Autonomie | jusqu’à 10 h (surface), 5 h (fond), 5 h (parois/ligne d’eau) 360 m² par charge |
| IA / capteurs | Fusion caméra + IR + ultrasons ; 40 types de débris ; 29 capteurs |
| Capacité station | 22 L |
| Commande vocale | Google Home / Alexa / Siri |
| Prix public annoncé | 4 250 € |
Nota Bene : la marque met aussi en avant SmartDrain (remontée en surface puis allègement pour une sortie plus facile), deux LED avant (1500 lux) pour les nettoyages en faible luminosité.
Ce que nous attendons lors de son arrivée au labo
Il est clair que la station est séduisante, mais quelques questions restent en suspens quant à l’usage pratique. Sera-t-elle encombrante ou facile à installer dans le jardin ? Quel entretien devra lui être consacré ? Quelle sera la qualité de filtration ? Quel sera le coût des consommables ? Enfin, quel degré de robustesse et de réparabilité après un usage prolongé ?
Nota Bene : la concurrence est sur le même filon ! Le Wybot S3 propose lui aussi une station d’auto-vidage !
Quant au robot lui-même, nous sommes curieux de voir l’évolution du système de navigation. En effet, jusqu’à aujourd’hui, même les meilleurs robots-piscines manquent encore de rapidité et de précision, que ce soit en fond de bassin ou en mode skimmer. Nous espérons que les fabriquants ne perdent pas de vue cette priorité relativement coûteuse en énergie.
Quoi qu’il en soit, en France, l’AquaSense X est annoncé “à partir du 5 janvier 2026” : un pré-lancement est désormais ouvert avec une disponibilité indiquée au 15 mars 2026, assortie de jalons d’expédition !

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Jardins en pente, bosses, terrains complexes : les nouveaux robots-tondeuses Segway Navimow changent-ils la donne ?
Les robots tondeuses sans câble doivent souvent composer avec des arbres, des pentes, des passages étroits et des sols qui glissent. Pour 2026, Segway Navimow répond avec une gamme élargie et mieux segmentée : six familles de produits, pensées pour couvrir aussi bien le petit jardin “pas si simple” que les très grandes surfaces professionnelles.
On comprend vite pourquoi les robots tondeuses sans fil périphérique ont séduit leur public : ne plus enterrer un câble, ne plus le réparer après un coup de bêche, ne plus redessiner tout le jardin après un massif ajouté. Désormais, on installe, on connecte, on cartographie, puis on laisse faire après quelques paramétrages.
Néanmoins, la réalité du terrain impacte l’autonomie des machines : l’ombre des arbres peut perturber le positionnement, les bordures sont rarement “propres”, les pentes combinent traction et sécurité, et une roue qui patine suffit à transformer une tonte automatique en séance de rattrapage manuel.

C’est dans ce contexte que nous nous sommes rendus à Paris Saclay pour l’événement de lancement Segway Navimow, les 2 et 3 février 2026 ! Nous y avons rencontré les fabricants, lesquels cherchent moins à “ajouter des fonctions” qu’à sécuriser la promesse de base : tondre régulièrement de façon autonome, même quand le terrain est difficile à gérer.
Plus plug and play que jamais !
Segway Navimow insiste sur une mise en route “drop and mow” : pas de câble périphérique, pas d’antenne relais à installer, et une cartographie qui se lance directement depuis l’application via la fonction Auto Mapping. Une fois la carte générée (avec GeoSketch), l’utilisateur peut l’ajuster simplement, créer des zones de tonte et des zones d’exclusion (jusqu’à 120) puis programmer des routines par glisser-déposer, avec en complément des options de commande vocale.
Ce n’est pas nouveau dans la stratégie Navimow : la série X3, déjà mise en avant au CES 2025, combinait RTK, vSLAM (cartographie visuelle) et VIO (fusion vision + inertiel) dans une logique de redondance. L’idée 2026, telle que décrite par le constructeur, est d’étendre cette redondance à d’autres segments de prix et d’usage, avec du LiDAR sur certains modèles.
Navimow met également l’accent sur la sécurité et l’anti-vol. Le communiqué évoque un dispositif à quatre niveaux combinant suivi GPS, géorepérage (avec alerte), détection de soulèvement et compatibilité avec le réseau Apple Localiser, capable de retrouver le robot même lorsqu’il est éteint ou hors ligne. La marque précise enfin que chaque modèle embarque un module 4G, utilisé pour le suivi GPS et la connexion cellulaire des alertes de géorepérage, avec au minimum un an d’abonnement inclus.
Ce que Navimow a mis sur la table lors de notre rencontre à Paris Saclay
Dans son communiqué daté du 3 février 2026, Segway Navimow précise la structure complète de sa gamme 2026 et, surtout, apporte des éléments concrets de commercialisation, que nous détaillerons plus avant. La marque rappelle au passage son statut revendiqué de n°1 mondial du “wire-free” en volume sur 2024, attribution présentée comme basée sur une étude de Euromonitor International (B2B + B2C, menée en mars–avril 2025), et confirme une segmentation plus lisible, du petit jardin jusqu’aux très grandes surfaces.
Le dernier communiqué de Segway Navimow découpe le catalogue, déjà disponible sur le site officiel et sur Amazon, ainsi :
- Série X4 : grands terrains résidentiels (X420 jusqu’à 2 000 m², X430 jusqu’à 3 000 m², X450 jusqu’à 5 000 m²) ;
- Série H2 : pelouses complexes et zones difficiles (H206 jusqu’à 600 m², H210 jusqu’à 1 000 m², H215 jusqu’à 1 500 m², H230 jusqu’à 3 000 m²) navigation “triple fusion” LiDAR + RTK + vision ;
- i2 AWD : petites surfaces avec besoins de motricité (de 500 à 1 000 m² selon les versions) ;
- i2 LiDAR : petites et moyennes surfaces avec cartographie LiDAR (de 800 à 2 000 m² selon les versions) ;
- i2 LiDAR Pro : déclinaison plus ambitieuse, annoncée en 1 000 et 2 000 m² ;
- Série Terranox : surfaces pro très étendues (CM120M1 jusqu’à 12 000 m² ; CM240M1 jusqu’à 24 000 m²), avec un logiciel de gestion de flotte.
Nota Bene : les surfaces indiquées sont celles recommandées par la marque.
X4 : la pente comme test de crédibilité
Sur le papier, le X4 vise les terrains qui font décrocher beaucoup de robots : pentes, virages serrés, sol glissant. Navimow annonce un système Xero-turn AWD capable de monter jusqu’à 84 % (40°), avec deux moteurs de direction à l’avant et un contrôle de traction (TCS) pour limiter le patinage. La gamme X4 est annoncée en trois modèles, avec des surfaces recommandées allant jusqu’à 2 000 m² (X420), 3 000 m² (X430) et 5 000 m² (X450).

Bien sûr, une pente “max” dépend toujours des conditions : herbe humide, terre meuble, feuilles, bosses. L’angle annoncé sert d’indicateur, pas de garantie universelle. D’autre part, “tourner sur place” est un sujet sensible sur gazon : ça peut marquer le sol. La marque dit avoir conçu le système pour préserver la pelouse ; ce sera un point à observer en conditions réelles, sur un terrain déjà fragilisé.

Côté coupe, Navimow décrit un ensemble MowMentum avec deux disques, 12 lames renforcées, deux moteurs de 180 W et une logique “EdgeSense” pour mieux gérer les bordures. Là aussi, la question pratique revient vite : que vaut la coupe quand l’herbe est couchée, irrégulière, ou quand le terrain mélange zones denses et zones clairsemées ? Navimow met aussi en avant la charge rapide et une hausse de l’efficacité globale, avec une promesse plus concrète : le X4 pourrait couvrir 2 000 m² en 8 heures, selon la marque ; un indicateur qui restera à confronter aux conditions réelles (densité de l’herbe, pentes, obstacles et météo).
Autre détail qui compte en pratique : Navimow décrit ici une combinaison “network RTK” triple fréquence, VSLAM 360° et VIO, avec un RTK réseau embarqué annoncé comme gratuit à vie et surtout sans station d’antenne physique à installer. Enfin, le X4 est annoncé IP66, compatible Apple “Localiser”, avec capteur de pluie et intégrations Google Home / Alexa / Home Assistant.
i2 : pour les petites pelouses, mais pas forcément simples
La gamme i2 se scinde désormais en trois branches. La i2 AWD reprend l’idée de transmission intégrale en format “petit jardin”, avec une pente annoncée à 45 % (24°), et une troisième roue censée optimiser la consommation, avec une économie d’énergie annoncée pouvant aller jusqu’à 30 % par rapport à une transmission intégrale permanente (selon la marque). Quatre modèles sont annoncés : i205 (le dernier chiffre nous donne la surface recommandée : ici jusqu’à 500 m²), i206, i208 et i210 AWD. Ici, l’intérêt est clair : beaucoup de petits jardins ne sont pas plats, et ils ont des passages étroits.

La famille i2 LiDAR vise plutôt les environnements “ingrats” pour le RTK : sous les arbres, le soir, près des haies. Navimow annonce un LiDAR à semi-conducteurs scannant près de 200 000 points par seconde, afin de produire une lecture 3D fine de l’environnement (selon la marque), avec l’objectif d’être plus à l’aise dans les zones “ingrates” pour le positionnement.

À ce stade, ces chiffres restent des déclarations constructeur, lequel met aussi en avant GeoSketch (carto 3D “réaliste”) et une cartographie automatique, avec l’idée de “drop and mow” : sortir, lancer, capturer une carte 3D et ajuster ensuite. On y trouve quatre versions, de 800 à 2 000 m², avec une pente annoncée jusqu’à 45 % (24°).

Nota Bene : RoboSense, cité comme partenaire par Navimow, communique depuis plusieurs années sur des LiDAR “solid-state” mesurés en centaines de milliers de points par seconde, selon les modèles. Le sujet n’est pas le chiffre brut, mais la façon dont il est exploité : éviter les jouets, reconnaître un tuyau d’arrosage, ralentir face à un animal, ne pas se bloquer devant une chaise de jardin.
Enfin, Navimow ajoute une déclinaison plus musclée, sobrement intitulée i2 LiDAR Pro, annoncée en 1 000 et 2 000 m², qui se distingue par une capacité de pente supérieure, jusqu’à 55 % (29°) selon la marque.
H2 : “triple fusion”, une réponse directe aux pertes de signal
La série H2 (testée en avant-première sur meilleure-innovation.com !) vise les jardins où les robots ont tendance à décrocher : zones ombragées, passages étroits, éclairage faible, pelouses irrégulières. Navimow met en avant son système EFLS™ LiDAR+, qui combine LiDAR, Network RTK et vision au sein d’une architecture de navigation à “triple fusion”, capable de basculer entre les modes de positionnement en 20 millisecondes.

La marque annonce une détection d’obstacles dès 1 cm, la reconnaissance de plus de 300 types d’objets, et une stabilité annoncée sur des pentes allant jusqu’à 45 % (24°) via des fonctions de type Terrain Adapt et contrôle électronique de stabilité. La gamme H2 est déclinée en quatre modèles : H206 (600 m²), H210 (1 000 m²), H215 (1 500 m²) et H230 (3 000 m²).

TechRadar décrivait récemment la même logique “multi-capteurs” sur un robot concurrent, en expliquant que le RTK marchait bien en terrain dégagé, puis qu’un autre capteur prenait le relais quand l’environnement se fermait.
En pratique, la valeur se jouera sur trois points, à savoir :
- est-ce que le robot continue une trajectoire propre quand il traverse une zone ombragée ?
- est-ce qu’il évite les erreurs “bêtes” (petits objets, bords de massifs) ?
- est-ce que l’utilisateur comprend ce qu’il se passe quand il y a un incident ?
Terranox : la tonte comme flotte à piloter
Terranox, c’est le basculement vers le pro. Navimow annonce des modèles allant jusqu’à 12 000 m² et 24 000 m², avec une logique de travail sur une journée type “terrain de football”. Les deux références citées sont CM120M1 (jusqu’à 12 000 m²) et CM240M1 (jusqu’à 24 000 m²).

Le point intéressant est moins la surface que l’écosystème : Navimow ajoute un logiciel de Fleet Management pour superviser plusieurs machines à distance. L’idée du constructeur est de vérifier l’état de chaque robot, piloter à distance, et récupérer des stats de tonte.

On sort ainsi de l’achat “gadget de jardin” pour entrer dans des questions de planning, de maintenance, de disponibilité, de support. En somme, la marque parle d’un support dédié pour les entreprises. C’est souvent là que se fait la différence en usage pro.
La gamme 2026 en quelques points clés
| Série | Modèles annoncés | Surface (annoncée) | Pente (annoncée) | Capteurs / navigation mis en avant | Cible logique | Prix |
|---|---|---|---|---|---|---|
| i2 AWD | i205 AWD/ i206 AWD / i208 AWD / i210 AWD | 500 à 1 000 m² | jusqu’à 45 % (24°) | RTK réseau + vision | petit jardin en pente | 999 € 999 € 1099 € 1199 € |
| i2 LiDAR | i208 LiDAR i210 LiDAR i215 LiDAR i220 LiDAR | 800 à 2 000 m² | jusqu’à 45 % (24°) | LiDAR à semi-conducteurs + vision IA | ombre, passages étroits | 1 199 € 1 199 € 1 399 € 1 599 € |
| i2 LiDAR Pro | i210 LiDAR Pro i220 LiDAR Pro | 1 000 m² ou 2 000 m² | jusqu’à 55 % (29°) | LiDAR haute précision + GeoSketch (Auto Mapping), 3 roues motrices | terrains plus pentus/irréguliers, recherche de précision au quotidien | 1 599 € 1 999 € |
| H2 | H206 H210 H215 H230 | 600 à 3000 m² | jusqu’à 45 % (24°) | EFLS™ LiDAR+ (LiDAR + RTK réseau + vision) | jardin découpé, zones difficiles | 1 599 € 1799 € 2099 € 2499 € |
| X4 | X420 X430 X450 | 2 000 à 5 000 m² | jusqu’à 84 % (40°) | RTK réseau triple fréquence + VSLAM 360° + VIO | (très) grandes propriétés | 2 499 € 2 799 € 3 199 € |
| Terranox | CM120M1 / CM240M1 | 12 000 à 24 000 m² | NC | AWD + pilotage multi-robots | sites sportifs et commerciaux | NC |
Disponibilités et prix publics
Navimow raconte une évolution logique du robot tondeuse : moins de “wow”, plus de robustesse, avec une gamme qui s’étend vers les grands terrains et le pro. La promesse est séduisante, les chiffres sont ambitieux, et la vraie réponse viendra des usages : jardins arborés, bordures complexes, printemps pluvieux.
Quoi qu’il en soit, la marque officialise désormais sa gamme 2026 avec un calendrier plus clair : les premières références arrivent dès aujourd’hui sur le site officiel & sur la boutique Amazon de Navimow, avec les gammes i2 AWD, i2 LiDAR et H2. Une seconde salve est annoncée pour le 31 mars 2026, avec les déclinaisons plus haut de gamme i2 LiDAR Pro et la série X4 (grands terrains).
