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Open Quantum Design – L'informatique quantique débarque dans le monde du libre

Après le PC sous Linux, le serveur sous OpenBSD ou le smartphone sous LineageOS, voici peut-être enfin le " Linux du quantique ".

Ahaha, et là vous vous dites, "Mais c'est quoi encore cette merde ?"

Bah non, c'est un vrai truc très sérieux ! En effet, l'Université de Waterloo vient de balancer un projet assez dingue baptisé Open Quantum Design (OQD) et pour une fois, ce n'est pas un simple simulateur qui tourne sur votre vieux PC poussiéreux, mais un vrai design complet d'ordinateur quantique full-stack... Full Stack, c'est pas un film avec JCVD, ça veut juste dire qu'ils proposent une solution de A à Z, du hardware physique jusqu'au soft qui pilote les lasers.

Car jusqu'à présent, même si des accès cloud existaient (merci IBM Q Experience), le cœur des machines restait souvent une boîte noire jalousement gardée par les géants de la tech ou d'affreuses startups aux dents longues.

Alors, pour comprendre vraiment comment ça marche "sous le capot", c'était bien coton. C'est pourquoi avec ce projet, l'idée est de péter ces barrières en proposant une architecture transparente et surtout collaborative.

Leur matos repose sur la technologie des ions piégés (ion-trapping) où en gros, on isole des ions (des atomes chargés) dans un vide poussé (ultra-high vacuum) et on les manipule avec des lasers et des champs électromagnétiques.

Ça permet de manipuler les qubits avec une précision de dingue, et d'en afficher les mesures. Ces ions servent de qubits pour traiter l'information quantique et le plus beau dans l'histoire, c'est que l'équipe partage tout : les plans du hardware, les couches électroniques de contrôle et bien sûr le logiciel !

Maintenant, pour ceux qui se demandent ce que change un ordi quantique open source, par rapport à un ordi quantique totalement fermé, c'est simple... Faut voir ça comme la fin du "croyez-nous sur parole". Ça met peu de lumière sur ce secteur et via ce hub, les chercheurs vont pouvoir contribuer et vérifier les progrès réels sans pression commerciale. OQD compte déjà plus de 30 contributeurs et des partenaires de poids comme Xanadu (côté hardware) ou la Unitary Foundation.

Maintenant, je vous vois venir les barbus du dimanche avec votre tournevis et votre sourire plein de miettes... "Est-ce qu'on peut fabriquer son ordinateur quantique DIY soi-même dans son garage ?"

Bon, calmez-vous direct les copains ! Désolé mais c'est pas encore un machin qu'on monte avec un tournevis et une pile 9V. Les lasers et le système de vide, c'est pas du matos qu'on trouve chez Casto (pour le moment) mais c'est quand même une sacrée avancée vers une science plus éthique, un peu comme quand j'écrivais sur les PCB en argile . On sort enfin du modèle propriétaire pour entrer dans l'ère de la collaboration ouverte.

D'ailleurs, ça me rappelle mes articles sur Quantum Echoes ou sur les dérives des benchmarks quantiques bidonnés . Ici, la transparence est la clé et comme le projet s'appuie sur des années de recherche au sein de l'IQC (Institute for Quantum Computing), ça permet enfin aux chercheurs de tester leurs algos sur du hardware dont ils connaissent chaque boulon !

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Animal Crossing et ses bienfaits pour la santé mentale

Hello les amis, j'espère que vous êtes en grande forme !

Moi en ce moment c'est un peu la galère et j'ai pas mal de trucs à gérer du coup, voyant mon désarroi, mon pote Vincent m'a conseillé de jouer à Animal Crossing parce que ça aide à faire le vide, histoire de bien se détendre le bulbe après une dure journée de boulot.

Je vous avoue que le scepticisme m'a gagné au début... enfin bon vous savez comment je suis.. C'est impossible pour moi de ne pas fouiller un peu le sujet... Et résultat ce que j'ai découvert, c'est qu'il existe des tas d'études scientifiques qui confirment effectivement qu'Animal Crossing est bon pour la santé !

La vie paisible sur l'île dans Animal Crossing New Horizons

De mon côté, j'ai donc suivi le conseil de Vincent et je me suis lancé ! Je suis encore dans une tente (oui oui une tente jaune pipi), je ramasse coquillages plus des papillons, que je revends ensuite dans le dos des Douanes, pour rembourser mon prêt à Tom Nook, ce fdp requin de la finance insulaire.

Les mauvaises herbes en prennent aussi pour leur grade, ah et puis j'ai même acheté un banc LEGO pour décorer mon campement.

Après quelques recherches, j'ai donc appris que le truc a été sérieusement étudié par des chercheurs d'Oxford . 2 756 joueurs ont été analysés par l'équipe du professeur Przybylski en 2020. Encore un chercheur avec des problèmes de clavier ^^ mais ce qu'il a trouvé chez ces joueurs, c'est qu'un bonheur globalement supérieur était ressenti par ceux qui jouaient environ 4 heures par jour. Pas "un peu", hein mais vraiment plus heureux !

Le truc cool c'est que jamais avant ça, une recherche n'avait été menée avec des données réelles fournies par Nintendo (car d'habitude quand on demande directement aux joueurs, ils estiment n'importe comment leur temps de jeu).

Côté confinement les témoignages de 1053 joueurs ont également été épluchés par des chercheurs (étude Frontiers in Virtual Reality 2021 ) et ceux qui recevaient des visiteurs sur leur île se sentaient moins seuls. Bref se faire des potes virtuels ça marche vraiment pour le moral !

D'ailleurs si vous êtes du genre tendu du string comme moi, sachez que ces bienfaits sont expliqués par les psychologues via la Self-Determination Theory (la théorie de l'autodétermination).

Je vais bien, tout va bien - Merci à Lorenper pour le portrait ;)

En gros les 3 cases du bien-être psychologique sont cochées par le jeu de Nintendo : ✅ le lien social (visites d'amis échanges de navets à prix d'or le dimanche matin...), ✅ la compétence (satisfaction de voir son musée se remplir petit à petit c'est grisant) sans oublier ✅ l'autonomie (on fait ce qu'on veut sur son île et y'a pas de libristes en mousse, euh, y'a personne pour nous casser les pieds ^^).

Voilà, après avoir joué quelques heures, je comprends maintenant pourquoi j'ai été poussé par Vincent à essayer ce truc. C'est comme un "reset mental" où la tête se vide en se concentrant sur des trucs simples. Et c'est ainsi que la pression de la vie retombe.

C'est de la science pas de la magie les amis !

Alors j'avoue... J'ai peut-être déjà passé trop de temps à chasser les papillons mais cela dit au moins, j'ai une excuse scientifique maintenant ^^.

Allez, bon jeu à tous et prenez soin de vous !

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Ces rats jouent à DOOM avec un casque VR

Vous pensiez avoir tout vu en matière de projets geeks complètement déjantés ?

Hé bien accrochez-vous à vos slips, parce que des chercheurs, menés par le neuro-ingénieur Viktor Tóth, ont réussi à faire "jouer" des rats à DOOM. Pas en appuyant sur des boutons au hasard, non non, mais avec un casque de réalité virtuelle sur mesure, une boule de déplacement sous leurs pattes, et même une gâchette pour tirer sur les démons !

Je vous jure que c'est vrai. Le projet s'appelle " Rats Play DOOM " et c'est à la croisée de la neuroscience, de la robotique et du game design. L'idée de base, c'est de prouver qu'on peut entraîner des rongeurs à interagir avec des environnements virtuels contrôlés basés sur un moteur de jeu. Et quitte à faire ça, autant le faire avec le jeu le plus iconique des années 90.

Gros plan sur le casque VR panoramique pour rongeurs ( Source )

Le setup est assez dingue. Le rat est équipé d'un casque panoramique intégrant un écran AMOLED pliable qui offre 180 degrés de champ horizontal et 80 degrés de vertical. Il est installé sur une boule sphérique qui détecte ses mouvements via des capteurs, un peu comme une trackball géante. Quand il marche, court ou tourne, ça se traduit directement en déplacements dans le jeu.

Et pour ceux qui se demandent comment un rat peut vraiment dégommer des monstres... Hé bien oui, car Viktor a même fabriqué un levier custom avec un encodeur rotatif que le rat actionne avec ses pattes pour faire feu. Donc oui, les rats tirent sur des démons avec leurs petites papattes !

Le nouveau setup modulaire V2 ( Source )

Pour motiver nos petits rongeurs gamers, y'a évidemment un système de récompense. À chaque action réussie, le système distribue 10 microlitres d'eau sucrée via un solénoïde. C'est pas grand-chose mais pour un rat, c'est le graal. Au bout de deux semaines d'entraînement environ, les rats Todd, Kojima et Gabe (oui, ils ont des noms de légendes du jeu vidéo, on adore l'humour des chercheurs) ont réussi à naviguer dans l'environnement virtuel. Et là, ils ont même appris à déclencher le mécanisme de tir.

Bon, faut être honnête, ils n'ont pas encore terminé le jeu. L'équipe explique que les rats ont vieilli avant de pouvoir passer à l'entraînement avancé. Du coup, c'est plus une preuve de concept qu'un speedrun, mais quand même, c'est impressionnant. On est loin du simple contrôle neuronal de base, là car c'est une vraie interaction avec un moteur de jeu.

Setup V1 du projet Rats Play DOOM ( Source )

Côté technique, tout tourne sur un combo Raspberry Pi pour l'acquisition des capteurs en temps réel, et un PC qui fait tourner une version modifiée de ViZDoom. Le tout communique en TCP et hop, c'est géré par un script Python central. Et comme si ça suffisait pas, le projet est entièrement open source. Vous pouvez récupérer le code, les schémas électroniques et même les fichiers 3D pour imprimer les pièces sur le repo GitHub. Donc si vous avez un rat de compagnie et beaucoup trop de temps libre...

Le projet en est à sa deuxième version. Cette V2 est plus modulaire, avec des composants imprimables en 3D et une électronique plus fiable. C'est typiquement le genre de bidouille qui me rappelle pourquoi j'aime tant farfouiller dans les projets Raspberry Pi les plus improbables ^^.

D'ailleurs, si vous êtes fan de portages improbables, vous vous souvenez peut-être de cet article sur DOOM Retro , mais là avec les rats, on est clairement passé au niveau supérieur.

Bref, on vit vraiment une époque formidable où des gens financent des projets pour apprendre à des rats à buter des démons en VR. Et j'adore l'idée !

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Google MedGemma 1.5 et MedASR - L'assistant ultime des toubibs

Il semblerait que l'intelligence artificielle ait fait suffisamment de progrès pour pourvoir assister à terme nos médecins débordés et en sous-nombre... C'est vrai que je vous parle souvent ici de comment les technos peuvent faire évoluer la médecine , mais là Google vient de passer un nouveau cap avec sa collection HAI-DEF (pour Health AI Developer Foundations, oui ils adorent les acronymes de barbares, je sais..).

Et là dedans, on trouve un gros morceau baptisé MedGemma 1.5 . Si la version précédente gérait déjà les radios 2D classiques, cette mise à jour s'attaque maintenant à la "haute dimension". En gros, le modèle peut maintenant analyser des volumes 3D issus de scanners (CT) ou d'IRM, et même des coupes d'histopathologie (l'étude des tissus biologiques).

Pas mal hein ?

L'idée n'est pas de remplacer le radiologue (pas encore... brrr), mais de lui servir d'assistant survitaminé pour repérer des anomalies ou localiser précisément des structures anatomiques. Ainsi, sur les tests de Google, MedGemma 1.5 améliore la précision de 14 % sur les IRM par rapport à la V1. C'est un sacré gain qui permet d'avoir des diagnostics plus justes et plus rapides.

Mais ce n'est pas tout puisque Google a aussi dégainé MedASR, un modèle de reconnaissance vocale (Speech-to-Text) spécialement entraîné pour la dictée médicale. Parce que bon, on sait tous que le vocabulaire d'un toubib, c'est un peu une langue étrangère pour une IA classique comme Whisper. Grâce à ça, MedASR affiche 58 % d'erreurs en moins sur les comptes-rendus de radios pulmonaires, soit de quoi faire gagner un temps précieux aux praticiens qui passent souvent des heures à saisir leurs notes.

D'ailleurs, si vous vous souvenez de mon article sur l'ordinateur plus efficace que les médecins , on y est presque ! Sauf que là, l'approche est plus collaborative. Les modèles sont d'ailleurs disponibles en "open" (enfin, avec les licences Google quoi) sur Hugging Face pour que les chercheurs et les boites de santé puissent bidouiller dessus.

Alors bien sûr, faut toujours rester prudent et Google précise bien que ce sont des outils de recherche et pas des dispositifs médicaux certifiés pour poser un diagnostic tout seuls. Je me souviens bien de Google Health et des questions sur la vie privée que ça soulevait à l'époque, mais techniquement, ça déchire.

Voilà, si ça vous intéresse, je vous laisse regarder leurs explications et vous faire votre propre avis sur la question... Maintenant, est-ce que vous seriez prêts à confier votre prochaine analyse à une IA (assistée par un humain, quand même) ?

Moi oui !

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Collabwriting : Surlignez le web, retrouvez tout, travaillez à plusieurs

Dernière mise à jour le 22 décembre 2025 Vous connaissez la situation. Vous préparez une séquence sur la Révolution française. Vous ouvrez un article du Monde, une vidéo YouTube, un fil Twitter d’un historien,...

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