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Fiabilité, flat-six musical et cote en béton : pourquoi le Porsche Boxster 981 2.7 est un très bon plan

Après lui, le déluge ! Le 981 est le dernier Boxster à bénéficier du mythique flat-six, hors version spéciale. D’une fiabilité irréprochable, il reste cher mais comme sa cote ne baisse pas, son prix de revient reste faible. Surtout, il procure un agrément de conduite intense, même en 2,7 l, la seule motorisation accessible à moins de 40 000 €…

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NotchPrompter – Un prompteur de texte qui se loge dans l’encoche de votre Mac

Vous faites des vidéos face caméra pour YouTube ou Twitch et vous galérez à retenir vos textes ? Ou alors vous avez juste besoin d’un pense-bête qui reste toujours sous vos yeux pendant que vous bossez sur des trucs sérieux ? Si vous êtes sur Mac, y'a une petite pépite open source qui vient de sortir et qui utilise intelligemment un espace souvent critiqué de nos machines : NotchPrompter .

Ça se matérialise sous la forme d'une petite fenêtre de prompteur minimaliste qui vient se loger juste sous l’encoche (le fameux notch) de votre MacBook Air ou Pro. L'idée, c'est de garder votre texte le plus près possible de la caméra pour que votre regard ne semble pas fuir vers le bas ou le côté pendant que vous lisez.

Côté fonctionnalités, c'est de la "sobre-tech" efficace. Vous avez le défilement automatique avec une vitesse réglable, la possibilité d'ajuster la taille de la police, et même une fonction de pause automatique quand vous passez la souris sur la fenêtre. Le petit plus qui tue ? L'activation vocale pour démarrer ou stopper le prompteur à la voix, pratique quand on a les mains occupées. L’application est hyper légère et ne pompera pas vos précieuses ressources CPU, ce qui est crucial si vous enregistrez en même temps avec OBS ou ScreenFlow.

Le projet est disponible gratuitement sur GitHub sous licence MIT. Il vous faudra au minimum macOS 13.0 pour le faire tourner. Pour l'installation, direction la page des Releases, on télécharge le ZIP, on extrait et on glisse l'app dans le dossier Applications.

Petit point important, comme l'application n'est pas notarisée par Apple (le développeur préfère garder ses 99$ plutôt que de les filer à la pomme chaque année), macOS va râler au premier lancement. Pas de panique, il suffit d'aller dans vos Réglages Système > Confidentialité et sécurité, de descendre tout en bas et de cliquer sur "Ouvrir quand même". Si ça ne fonctionne pas, vous pouvez aussi tenter avec Sentinel . C'est le prix à payer pour de l'open source pur jus sur Mac.

Bref, que ce soit pour vos streams, vos présentations clients ou juste pour ne plus oublier vos notes en plein call Zoom, NotchPrompter est un outil génial qui transforme un défaut de design matériel en véritable atout productivité.

Merci à Lorenper pour le partage !

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Comment l’IA va pousser les datacenters en orbite

Et si la prochaine génération de datacenters ne se construisait pas sur Terre, mais en orbite ? L’idée peut sembler relever de la science-fiction mais elle mobilise aujourd’hui des géants de la technologie et de l’espace.

Avec l’explosion des besoins en puissance de calcul pour l’intelligence artificielle et les tensions croissantes sur les ressources énergétiques terrestres, le concept de datacenters spatiaux gagne en crédibilité.

L’annonce d’une possible fusion entre SpaceX d’Elon Musk et xAI illustre l’intérêt grandissant pour cette approche. Si les promesses sont alléchantes – énergie solaire illimitée, refroidissement naturel, réduction de l’empreinte carbone -, les défis sont tout aussi considérables : coûts de lancement, fiabilité matérielle, maintenance impossible.

De quoi parle-t-on exactement ?

Les datacenters IA spatiaux sont des infrastructures de calcul déployées en orbite basse ou plus haute, combinant serveurs, accélérateurs IA (GPU, TPU, ASIC) et vastes surfaces solaires. Ils reposeraient sur des centaines de satellites interconnectés pour répondre à ces besoins massifs de compute pour l’entraînement et l’inférence des modèles IA très gourmands en ressources.

Au-delà de l’atmosphère, les satellites bénéficieraient d’une exposition solaire ininterrompue et pourraient dissiper la chaleur directement dans le vide spatial, supprimant ainsi deux des plus grands défis des datacenters terrestres.

Plusieurs programmes structurent aujourd’hui ce concept encore émergent, témoignant d’un réel engouement industriel.

> Google et le Project Suncatcher

Google développe le Project Suncatcher, un réseau ambitieux d’environ 80 satellites solaires positionnés à 400 km d’altitude, équipés de TPU (unités de traitement tensoriel) pour exécuter des charges IA. Ces satellites seraient interconnectés par des liaisons optiques et renverraient les résultats vers la Terre via des liens laser à haut débit. Deux premiers prototypes sont attendus en 2027, en partenariat avec Planet Labs.

> L’Initiative européenne ASCEND

En Europe, le projet ASCEND (Advanced Space Cloud for European Net zero emission and Data sovereignty), piloté par Thales Alenia Space et financée par la Commission européenne, conclut à la faisabilité de datacenters en orbite pour contribuer à l’objectif de neutralité carbone et à la souveraineté numérique européenne. Elle s’appuie sur un consortium mêlant experts environnementaux (dont Carbone 4), acteurs du cloud (Orange Business, HPE, CloudFerro), lanceurs (ArianeGroup) et agences spatiales.

Thales Alenia Space expérimente également le Space Edge Computing à plus petite échelle, en déployant un calculateur durci embarquant Microsoft Azure sur l’ISS pour traiter en orbite des flux d’observation de la Terre avec des applications IA comme DeeperVision. Cette approche préfigure des architectures hybrides où une partie du traitement IA est effectuée en orbite, le reste dans les clouds terrestres.

> Starcloud et Nvidia : objectif « hypercluster »

Starcloud, soutenu par Nvidia et Google, a franchi une étape importante le mois dernier en lançant le satellite Starcloud-1 via une fusée Falcon 9.

Équipé d’une puce Nvidia H100 – la plus puissante jamais envoyée en orbite – il entraîne et exécute le modèle Gemma de Google en tant que « proof of concept ». L’entreprise promeut des datacenters orbitaux alimentés 24/7 par l’énergie solaire, avec la promesse de réduire d’un facteur 10 les émissions de CO2 par rapport à un datacenter terrestre sur l’ensemble du cycle de vie. Elle vise à terme un « hypercluster » modulaire fournissant environ cinq gigawatts de puissance de calcul.

L’Alliance nippo-américaine contre la Chine

Au Japon, Space Compass et Microsoft explorent un réseau de satellites-relais optiques intégrant des capacités de edge computing pour rapprocher encore les fonctions de calcul IA des capteurs orbitaux et du cloud Azure.

La Chine n’est pas en reste, annonçant son intention de créer un « nuage spatial » au cours des cinq prochaines années. La China Aerospace Science and Technology Corporation s’est engagée à construire une infrastructure d’intelligence numérique spatiale de classe gigawatt, conformément à un plan de développement quinquennal.

Les défis technologiques et architecturaux

La mise en orbite d’un datacenter IA pose des défis technologiques considérables que les ingénieurs doivent surmonter.

> Lancement et assemblage

Les modules doivent être conçus de manière modulaire et suffisamment robustes pour résister aux violentes vibrations du décollage, puis être assemblés en orbite. Une tâche que des programmes comme EROSS IOD (European Robotic Orbital Support Services) entendent automatiser via la robotique spatiale européenne dès 2026.

> Gestion thermique complexe

Si le vide spatial évite la convection, il complique paradoxalement l’évacuation de la chaleur. Celle-ci doit passer par des radiateurs et une ingénierie thermique fine pour gérer des charges IA très denses. Contrairement aux idées reçues, le refroidissement dans l’espace n’est pas automatique et nécessite des systèmes sophistiqués.

> Fiabilité matérielle extrême

Les serveurs et accélérateurs IA doivent être durcis contre les radiations cosmiques et les cycles thermiques extrêmes, tout en restant compétitifs en performance par rapport aux générations terrestres renouvelées tous les 3 à 5 ans. C’est un défi majeur dans un secteur où l’obsolescence est rapide.

> Connectivité Haute Performance

Les datacenters spatiaux reposent sur des liens optiques haut débit, à la fois inter-satellites et vers le sol, afin de limiter la latence et de maximiser le débit pour l’entraînement et l’inférence distribués. Les liaisons laser deviennent indispensables pour gérer les volumes de données colossaux.

Les défis économiques et temporels

Malgré l’enthousiasme, les experts du secteur spatial restent prudents. Plusieurs obstacles majeurs se dressent sur la route de cette vision futuriste :

  • Les débris spatiaux représentent une menace constante pour tout équipement orbital
  • Les coûts de lancement demeurent substantiels malgré les progrès récents
  • La maintenance est extrêmement limitée une fois les satellites en orbite
  • Le rythme de renouvellement technologique pose question dans un environnement où l’accès physique est impossible

Selon les analystes de Deutsche Bank, les premiers déploiements de petits centres de données orbitaux sont attendus entre 2027 et 2028. Ces missions pionnières serviront à valider la technologie et évaluer la rentabilité. Les constellations plus importantes, comprenant potentiellement des centaines voire des milliers d’unités, ne verraient le jour que dans les années 2030, et seulement si ces premières expériences s’avèrent concluantes.

Le modèle économique repose sur trois piliers : la baisse rapide des coûts de lancement, la maturité de la robotique orbitale et la densification des puces IA. Si ces hypothèses se vérifient, le calcul IA en orbite pourrait devenir, à moyen terme, compétitif voire plus rentable que l’extension infinie de datacenters au sol dans des zones déjà contraintes en énergie et en eau.

Enjeux énergétiques et environnementaux : un bilan contrasté

Les datacenters IA tirent aujourd’hui la consommation électrique mondiale à la hausse, au point que certaines projections redoutent une saturation des réseaux et une tension croissante sur le foncier, l’eau et les énergies renouvelables. En orbite, la combinaison d’un flux solaire permanent (hors éclipses) et de panneaux plus efficaces qu’au sol ouvre un nouveau gradient d’optimisation énergétique.

Selon les porteurs du projet ASCEND, malgré l’empreinte carbone initiale des lancements, un datacenter spatial pourrait afficher, à horizon de vie complet, un bilan carbone meilleur qu’un équivalent terrestre si certains seuils de puissance et de durée de vie sont atteints. Des acteurs comme Starcloud avancent des chiffres impressionnants : jusqu’à 90% de réduction des coûts d’électricité, et un facteur 10 sur les émissions de CO2 sur la durée de vie, en supposant des lancements optimisés et une maintenance robotisée.

Cependant, la réalité est plus nuancée. Chaque lancement de fusée injecte des centaines de tonnes de CO2 et d’autres composés dans l’atmosphère, ce qui déplace le problème vers le secteur spatial et pose la question du rythme soutenable de mise en orbite de telles infrastructures. À cela s’ajoutent des enjeux préoccupants :

  • La pollution lumineuse causée par les constellations de satellites, déjà critiquée par les astronomes
  • La congestion croissante des orbites basses, source de risques de collision
  • L’impact cumulatif de milliers de lancements sur l’atmosphère

Le débat environnemental reste donc ouvert : les bénéfices opérationnels compensent-ils vraiment l’impact des phases de lancement et de déploiement ?

L’ambition de Musk et de Bezos

Pour Elon Musk, le timing semble idéal. SpaceX est le constructeur de fusées le plus performant de l’histoire et a déjà mis en orbite avec succès des milliers de satellites dans le cadre de son service internet Starlink. Cette infrastructure existante pourrait servir de fondation pour des satellites compatibles avec l’IA ou faciliter la mise en place de capacités informatiques embarquées.

Lors du Forum économique mondial de Davos au début du mois, il n’a pas caché son optimisme : « Il est évident qu’il faut construire des centres de données à énergie solaire dans l’espace… l’endroit le moins coûteux pour déployer l’IA sera l’espace, et ce sera vrai d’ici deux ans, trois au plus tard. »

SpaceX envisage d’ailleurs une introduction en bourse cette année, qui pourrait valoriser l’entreprise de fusées et de satellites à plus de 1 000 milliards $. Une partie des fonds levés servirait à financer le développement de satellites de centres de données dédiés à l’intelligence artificielle.

De leur côté, Blue Origin et Jeff Bezos travaillent sur leur propre technologie de datacenters spatiaux, en s’appuyant sur l’expertise d’Amazon. Le fondateur prévoit que les « centres de données géants de plusieurs gigawatts » en orbite pourraient, d’ici 10 à 20 ans, être plus abordables que leurs homologues terrestres.

Illustration : image générée par l’IA

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SpaceX, Tesla et xAI pourraient fusionner pour qu’Elon Musk gagne plus d’argent

À quelques mois de la possible entrée en Bourse de SpaceX, qui pourrait atomiser tous les records à Wall Street, Elon Musk envisagerait de fusionner son entreprise spatiale avec xAI, qui détient notamment son intelligence artificielle Grok et le réseau social X. Une autre hypothèse sur la table est une fusion avec Tesla, déjà en Bourse. Le but : maximiser la valorisation de ses entités.

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La NASA observe l’éruption volcanique la plus puissante jamais détectée sur Io, la lune de Jupiter

La lune Io, l’astre le plus volcanique du système solaire, vient d’éblouir les astronomes. Grâce à la sonde Juno en effet, la NASA a identifié une éruption d’une ampleur inédite, libérant une énergie colossale jamais observée auparavant sur un autre monde que la Terre. Ce phénomène extrême confirme …

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DSA : Bruxelles ouvre une enquête sur X, Grok et ses deepfakes

Après des semaines de polémique sur la capacité de Grok à générer des deepfakes sexualisés de femmes et d’enfants, la Commission européenne ouvre une procédure d’infraction au titre du Digital Services Act (DSA).Entrée en vigueur en 2023, cette loi impose aux grandes plateformes des obligations strictes en matière de lutte contre les contenus illégaux et la désinformation.

L’enquête va examiner si X a correctement évalué et atténué les risques liés au déploiement de Grok dans l’Union européenne, notamment ceux concernant la dissémination d’images sexuelles manipulées, y compris des contenus susceptibles de constituer du matériel pédopornographique, selon la Commission.

« Les deepfakes sexuels non consentis de femmes et d’enfants constituent une forme violente et inacceptable de dégradation », a déclaré la commissaire européenne chargée de la tech, Henna Virkkunen. Et d’ajouter que l’investigation déterminera si X a respecté ses obligations légales ou si la plateforme a traité les droits des citoyens européens comme des  « dommages collatéraux de son service ».

Le scandale a éclaté après que des utilisateurs de plusieurs pays ont signalé que le chatbot de xAI générait et diffusait des images sexualisées sur le réseau social X ainsi que sur l’application Grok. Face à la controverse, xAI a restreint l’usage de Grok aux abonnés payants et affirme avoir mis en place des mesures technologiques pour limiter la génération de certaines images sexualisées.

Une pression réglementaire mondiale

L’Union européenne n’est pas seule à réagir. Le régulateur britannique des médias Ofcom a ouvert sa propre enquête sur Grok au titre de l’Online Safety Act, tandis que la Malaisie et l’Indonésie ont purement et simplement banni le chatbot. La France et l’Inde ont également dénoncé la création illégale d’images sexualisées sans consentement.

Dans un communiqué du 14 janvier, X a indiqué que xAI avait restreint l’édition d’images pour les utilisateurs de Grok et bloqué, selon leur localisation, la génération d’images de personnes en tenues légères dans les juridictions où cela est illégal, sans préciser lesquelles.

Mais pour Bruxelles, ces ajustements ne suffisent pas. Un haut responsable de la Commission a expliqué aux journalistes que l’exécutif européen avait des raisons de croire que X n’avait pas procédé à une évaluation ad hoc avant de déployer les fonctionnalités de Grok en Europe.

Extension de l’enquête aux systèmes de recommandation

En parallèle, la Commission a élargi une procédure ouverte en décembre 2023 pour déterminer si X a correctement évalué et atténué tous les risques systémiques liés à ses systèmes de recommandation, notamment l’impact du passage récemment annoncé à un système basé sur Grok.

Les régulateurs ont prévenu que X pourrait faire l’objet de mesures provisoires en l’absence d’ajustements significatifs de son service. En cas de violation avérée du DSA, la plateforme s’expose à des amendes pouvant atteindre 6% de son chiffre d’affaires mondial annuel, compris entre 2 et 3 milliards $, selon les estimations.

Un nouveau clash avec Washington ?

Cette investigation intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Bruxelles et l’administration Trump au sujet de la régulation des grandes plateformes technologiques américaines. En décembre dernier, la Commission avait infligé une amende de 120 millions € à X pour manquement à ses obligations de transparence, notamment concernant son système de certification par badge bleu, l’accès aux données pour les chercheurs et son registre publicitaire.

X n’a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires sur cette nouvelle enquête. La plateforme avait précédemment déclaré qu’elle retirait les contenus illégaux, y compris le matériel pédopornographique, suspendait les comptes concernés et coopérait avec les forces de l’ordre si nécessaire. « Nous restons déterminés à faire de X une plateforme sûre pour tous et continuons à avoir une tolérance zéro pour toute forme d’exploitation sexuelle d’enfants, de nudité non consentie et de contenu sexuel non désiré », avait indiqué la plateforme.

La Commission irlandaise des médias, coordinateur national des services numériques dans le pays d’établissement de X au sein de l’UE, sera associée à cette investigation conformément au DSA. L’ouverture d’une procédure formelle ne préjuge pas de son issue, mais elle confère à la Commission des pouvoirs d’enquête élargis, notamment la possibilité de mener des inspections, des auditions et d’adopter une décision de non-conformité.

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Karman Industries - Du SpaceX pour refroidir les datacenters

Karman Industries vient de lever 20 millions de dollars pour un truc qui va faire plaisir aux écolos anti-cloud : Refroidir les datacenters sans utiliser une seule goutte d'eau ! Oui, nada !

Vous n'êtes pas sans savoir que les datacenters actuels, c'est un peu le scandale écologique dont personne ne parle. On estime qu'en 2028, ces usines à calcul vont engloutir entre 34 et 68 milliards de gallons d'eau par an rien qu'aux États-Unis. C'est comme si votre frigo tournait à la vitesse d'un réacteur d'avion...

Ah bah tiens, justement en parlant de réacteur...

David Tearse et CJ Kalra, les deux fondateurs de Karman Industries, ont décidé d'appliquer des techniques d'ingénierie aérospatiale au refroidissement de datacenters. Leur bébé s'appelle le HPU (Heat Processing Unit), une plateforme thermique modulaire de 10 MW qui utilise de la turbomachinerie ultra-rapide inspirée des moteurs de fusée de SpaceX.

Au lieu d'utiliser de l'eau comme réfrigérant, ils ont opté pour du CO2 liquide. Résultat ? Plus de 25% d'économies d'énergie pour le refroidissement, jusqu'à 80% d'espace en moins, et surtout... pas une goutte d'eau. Quand on sait que le refroidissement représente environ 40% de la facture électrique d'un datacenter, ça commence à chiffrer sérieusement.

L'équipe a levé plus de 30 millions de dollars au total, avec Riot Ventures en lead sur ce dernier tour donc c'est pas exactement une PME du coin, quoi.

Comme je l'avais déjà évoqué dans mon article sur la consommation d'eau des datacenters , le problème est déjà critique avec l'explosion de l'IA. Chaque requête ChatGPT, chaque image Midjourney, ça consomme à mort de la flotte quelque part. Bref, si la techno de Karman fonctionne comme prévu, ça pourrait changer pas mal de choses. Reste à voir combien ça coûte mais les premières livraisons sont prévues pour le troisième trimestre 2026, avec une usine de fabrication à Long Beach en Californie.

Voilà, y'a plus qu'à voir si ça tient ses promesses en conditions réelles ! Et j'espère que le meilleure hébergeur du monde, O2Switch s'équipera bientôt car j'ai vraiment envie de voir ça de mes yeux ^^.

Source

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Médias Citoyens sur X : "CAROLINE ROUX – JEAN-LUC MÉLENCHON : LA SOUMISSION - Il y a des soirs de télévision qui disent beaucoup plus que ce qu’ils prétendent montrer. Ce mardi 20 janvier, le spectacle donné aux téléspectateurs de France 2 par Caroline Roux et l’équipe de L’Événement relève de cette https://t.co/tHzr7sjeY3" / X

CAROLINE ROUX – JEAN-LUC MÉLENCHON : LA SOUMISSION - Il y a des soirs de télévision qui disent beaucoup plus que ce qu’ils prétendent montrer. Ce mardi 20 janvier, le spectacle donné aux téléspectateurs de France 2 par Caroline Roux et l’équipe de L’Événement relève de cette catégorie. Alors que la diplomatie européenne vivait une journée décisive face aux États-Unis de Trump, notamment marquée par un discours d'Emmanuel Macron salué sur la scène internationale, le service public faisait le choix incompréhensible d’opposer en prime time le ministre des Affaires étrangères au chef de La France insoumise ; la mascarade a duré 27 minutes et s'est terminée par des remerciements appuyés au leader d'extrême gauche. Un débat sans justification politique, sans enjeu clair, mais révélateur d’un profond dérèglement de l’information à France Télévisions.

UNE OBSÉQUIOSITÉ QUI INTERROGE

Au-delà de l’incongruité d’inviter, à ce moment crucial de l'actualité internationale, un leader d’extrême gauche qui ne représente rien sur la scène internationale, dont le groupe parlementaire a voté contre la quasi-totalité des aides à l’Ukraine et qui s’est illustré par une constante proximité envers les dictatures d’hier et d’aujourd’hui (Mao, Castro, Chavez, Maduro, Poutine, Xi Jinping), le plus frappant restera l’attitude de la présentatrice. Caroline Roux s’est montrée d’une obséquiosité confondante envers Jean-Luc Mélenchon : relances complaisantes, écoute religieuse, absence totale de contradiction, acquiescements silencieux face à des contrevérités flagrantes – allant jusqu’à laisser présenter LFI comme le premier défenseur de l’Ukraine depuis l'invasion russe. Dans le même temps, la journaliste, par ailleurs employée d’un groupe codétenu par l’activiste des gauches radicales Matthieu Pigasse, s’est révélée nettement plus sévère avec le ministre des Affaires étrangères, n’hésitant pas à l’interrompre, à le mettre en difficulté et, de fait, à favoriser son contradicteur. Quant au temps de parole du vieux tribun, il aura largement dépassé celui du ministre !

UN LOURD PASSIF

Cette séquence n’est pas un accident. Jean-Luc Mélenchon est, de loin, la personnalité politique la plus régulièrement invitée par Caroline Roux dans ses émissions politiques de France 2. Une fréquence qui interroge, tant elle ne repose sur aucune justification objective, ni institutionnelle, ni liée à l’actualité immédiate. Encore plus lorsqu'on sait à quel point le leader Insoumis fait systématiquement baisser les audiences des chaines où il intervient.

Le 12 janvier 2023, il bénéficiait déjà d’une émission L’Événement entièrement consacrée à sa personne, diffusée en direct depuis la Guyane. Il fut le seul à jouir d’un tel format sur mesure, d’un traitement de faveur digne d’un chef d’État, pour un responsable politique n’exerçant pourtant plus aucun mandat depuis les législatives de 2022. Résultat : un échec d’audience.

Le 24 juin 2024, nouvelle invitation en solo, toujours en prime time, cette fois en tant que leader de La France insoumise. Là encore, l’exclusivité accordée à cet entretien soulève de sérieuses questions sur les critères de sélection des invités dans une émission censée refléter le pluralisme du débat démocratique. Nouvel échec d’audience.

Le 13 mars 2025, il est une nouvelle fois mis en avant dans un format thématique (La France face aux menaces), placé d’emblée au premier rang des intervenants, juste après le ministre des Armées. Ses vociférations maladives feront - une fois de plus - baisser l'audience du programme.

Enfin, le 11 septembre 2025, il revient encore à l’antenne dans l’émission spéciale La République va craquer ?, consacrée aux tensions politiques et sociales. Une omniprésence qui ne doit rien au hasard et tout à une ligne éditoriale de plus en plus difficile à dissimuler.

Et à chaque fois, le même cirque médiatique : la présentatrice enchaîne les éloges, les postures obséquieuses et les sourires complices à l’égard du leader d’extrême gauche.

LA SOUMISSION COMME LIGNE ÉDITORIALE

Ce qui s’est joué ce mardi soir sur France 2 ne relève ni de la maladresse, ni de l’erreur ponctuelle. Il s’agit d’une soumission assumée, presque revendiquée, d’une partie du service public audiovisuel à une figure politique radicale dont l’influence réelle ne cesse pourtant de décliner dans le pays. Soumission dans le choix des invités, dans la mise en scène du débat, dans l’absence de contradiction et dans l’inégalité de traitement entre les protagonistes. En donnant à Jean-Luc Mélenchon un rôle qu’il n’a pas, France Télévisions ne remplit plus sa mission d’information : elle fabrique une centralité artificielle, elle entretient une illusion de puissance politique, elle abdique son exigence critique. Cette capitulation intellectuelle et journalistique n’est pas anodine. Elle signe le renoncement progressif du service public à sa neutralité, au profit d’un militantisme masqué qui, loin d’éclairer les citoyens, les prend en otage.
(Permalink)
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Maptoposter - Générez vos propres affiches de villes minimalistes

Si vous avez envie de refaire un peu votre déco chez vous, sans forcément raquer des fortunes chez des designers scandinaves en claquettes chaussettes, j'ai trouvé un petit soft qui va vous plaire. Ça s'appelle maptoposter et c'est un script Python qui permet de transformer la plupart des villes en une affiche minimaliste plutôt jolie

Vous lui donnez le nom d'une ville et son pays (c'est obligé pour pas que le script se perde), et il va piocher dans les données d'OpenStreetMap via la bibliothèque OSMnx pour vous dessiner un plan aux petits oignons au rendu propre généré par matplotlib avec des calques pour les routes, les parcs et l'eau. On est loin du screenshot Google Maps repassé au stylo Bic que certains vendent sur les marchés, ahaha.

Et même sans les bâtiments qui ne sont pas inclus par défaut, je trouve que le rendu est vraiment très chouette... en tout cas suffisamment pour être encadré et exposé.

Et pas mal d'éléments sont également personnalisables, ce qui vous permettra de bricoler un truc propre avec les thèmes déjà inclus comme "noir" pour un look sombre ou "sunset" si vous êtes d'humeur nostalgique. Et si vous avez la flemme de choisir, vous pouvez même lui demander de générer la même ville avec tous les thèmes d'un coup.

Très pratique pour faire son choix avant de faire chauffer l'imprimante !

Maintenant pour ceux qui se demandent comment on installe ce bazar, c'est hyper fastoche. On récupère d'abord le dépôt, on installe les dépendances, et c'est parti :

git clone https://github.com/originalankur/maptoposter
cd maptoposter
pip install -r requirements.txt

Ensuite, pour sortir votre première affiche de Paris par exemple, c'est aussi simple que ça :

python create_map_poster.py -c "Clermont-Ferrand" -C "France" -t noir -d 10000

Le paramètre -d définit le rayon en mètres autour du centre, donc vous pouvez vraiment zoomer sur votre quartier préféré ou prendre toute la métropole. D'ailleurs, ça me rappelle un peu City Roads dont je vous avais parlé il y a un bail, mais ici on a un peu plus de contrôle sur les thèmes JSON et les dégradés de couleurs.

On peut même ajouter des fondus dégradés sur les bords pour donner un petit côté artistique supplémentaire et tout ça sans passer par la case Photoshop. Je suis sûr aussi que le code peut être modifié pour traiter d'autres data que des cartes... En tout cas, si vous cherchez une idée cadeau originale ou si vous voulez juste donner un look original à votre bureau avec des posters de qualité, allez jeter un œil à ce projet.

Et n'oubliez pas de garder l'attribution OpenStreetMap si vous imprimez le résultat, c'est la moindre des choses !

C'est par ici que ça se passe !

Et merci à Lorenper !

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