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Loot Drop - Le cimetière des startups

J'avoue, j'ai un peu de mal avec l'univers des start-ups. Vous savez, ce petit monde des levées de fonds à rallonge, des pitchs sur LinkedIn et des banquiers qu'il faut brosser dans le sens du poil... C'est clairement pas mon truc. Je préfère rester dans mon coin, avec mon petit site, mon clavier et des gens qui aiment me lire.

La liberté quoi (en théorie ^^).

Mais bon, c'est pas parce que je n'aime pas l'écosystème que je ne respecte pas le boulot abattu, bien au contraire ! Monter une boîte, c'est un sacerdoce et pas mal de mecs et de filles s'y brûlent les ailes et beaucoup finissent par se planter.

C'est moche, mais c'est la réalité du business, surtout dans la tech !

Toutefois si vous avez créé votre propre startup je viens de trouver un site génial qui s'appelle Loot Drop . En gros c'est le cimetière des startups qui recense, à l'heure où j'écris, plus de 1200 startups qui ont mordu la poussière, soit plus de 48,4 milliards de dollars de capital-risque partis en fumée !!

Le créateur du site, un certain AnsbjergB a créé ça "vibe coding" pur à l'aide d'outils comme Cursor et Supabase pour coder à la vitesse de la lumière sans forcément non plus être un cador du développement pur.

Et son idée derrière Loot Drop, c'est de "piller" ces échecs puisque le site vous donne un score d'opportunité pour chaque "cadavre" tech. Vous pouvez ainsi filtrer par difficulté de reconstruction, par scalabilité ou par potentiel de marché.

Alors pourquoi recenser ces échecs ?

Hé bien parce que souvent, une startup se plante non pas parce que l'idée est mauvaise, mais parce qu'elle était trop gourmande. Trop d'employés, trop de bureaux luxueux, trop de marketing inutile. Alors en récupérant l'idée de la défunte et en la relançant en mode passionné indépendant , sans les 50 millions de levée de fonds, y'a peut être encore moyen de faire un truc super rentable.

J'ai trouvé le design du site est super sympa. Je crois que c'est à la mode en ce moment le "neo-brutalism" parce que j'en vois partout mais celui-ci a un petit côté gamer que j'aime bien. On sent le mec qui s'est fait plaisir sur les couleurs et l'ambiance en mode "loot de fin de donjon", mdr.

Voilà, donc si vous avez envie de trouver une idée de projet pour votre prochain week-end à fond sur Claude Code (loool), ou juste d'admirer le gâchis de thunes monumental de la Silicon Valley, allez y faire un tour.

C'est riche en enseignements et ça vous évitera peut-être de reproduire les mêmes conneries que les autres.

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Capgemini : un plan de 2 400 suppressions de postes en France

Capgemini envisage jusqu’à 2 400 suppressions de postes, soit environ 7% de ses quelque 35 000 salariés dans l’Hexagone. Le groupe de servicesIT, qui emploie près de 355 000 personnes dans le monde, concentre donc l’effort de réduction sur la France, où l’activité souffre d’un ralentissement dans plusieurs secteurs.

Selon le communiqué transmis à l’AFP, la première ESN de France explique ce projet par un environnement économique marqué par une croissance modérée et par les difficultés de certains marchés, notamment l’automobile et d’autres industries en mutation. Capgemini insiste également sur la nécessité de se « transformer » face aux évolutions technologiques rapides, citant explicitement l’essor de l’IA, du SaaS, de l’offshore et de l’internalisation croissante de certaines compétences chez les clients.

Selon la CFDT, ​les entités du groupe concernées sont Altran, Apps, CIS, Engineering, FS, Fonctions Support, I&D et Sogeti.

Volontariat, reconversions et ruptures conventionnelles

Capgemini insiste sur le caractère volontaire du dispositif, structuré autour de deux grandes options. D’une part, une reconversion interne proposée aux salariés concernés, avec des parcours de formation et de certification vers des « métiers d’avenir », notamment dans l’IA, le cloud et la data. D’autre part, un dispositif de rupture conventionnelle collective (RCC) permettant des départs volontaires assortis de mesures d’accompagnement spécifiques.

L’ESN précise que ce plan doit encore être présenté aux instances représentatives du personnel et fera l’objet d’une négociation avec les organisations syndicales, afin de définir par accord collectif les modalités détaillées, les critères d’éligibilité et les compensations.

Les syndicats, de leur côté, dénoncent une restructuration d’ampleur dans une entreprise qui reste bénéficiaire, et s’inquiètent du risque de dégradation des conditions de travail pour les équipes restant en place.

« Nous allons aussi analyser le rapport entre mobilité interne (nombre d’ouverture de postes) et la mobilité externe (Rupture Conventionnelle Collective) dans ce projet. En clair, quelle est la réduction d’effectif visée par la Direction (ce n’est pas clairement indiqué).» indique la CFTC.
Quant à la CGT,elle dénonce notamment « une communication diffusée par voie de presse avant même l’information des CSE et du CSEC, provoquant inquiétude et stress chez les salarié·es » .

Un signal pour l’écosystème des ESN

Dans sa communication, Capgemini met en avant l’accélération des mutations technologiques, « notamment l’intelligence artificielle », comme un moteur central de cette réorganisation. Le groupe cherche à se repositionner sur des activités jugées plus porteuses à moyen terme, en s’appuyant sur les investissements réalisés ces dernières années dans l’IA générative et l’IA dite agentique, ainsi que dans les services cloud et data.

Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement plus large qui touche l’ensemble des ESN, confrontées à la fois à la pression sur les prix, à la généralisation de l’offshore et à l’automatisation de certaines tâches traditionnellement réalisées par des consultants et développeurs.

Le plan Capgemini intervient après une année 2025 marquée, dans le secteur numérique français, par un ralentissement des recrutements et une montée du recours au nearshore et à l’offshore, passés à près de 18% des effectifs externalisés contre 15,5% un an plus tôt selon les données de Numeum. Les grandes ESN, qui avaient massivement embauché après la pandémie, réajustent désormais leurs effectifs face à une demande moins dynamique et plus volatile.

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