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IA : Lenovo mise sur une stratégie multi-LLM

C’est un virage stratégique que Winston Cheng, directeur financier de Lenovo, a détaillé en marge du Forum économique mondial de Davos. Le leader mondial de l’informatique personnelle ne veut plus seulement être un assembleur de machines, mais le pivot d’un écosystème mondial d’IA

Son ambition ? Équiper l’ensemble de sa gamme – des PC aux smartphones en passant par les objets connectés – d’une intelligence cross-canal baptisée « Qira ».

Qira se distingue comme un système d’intelligence « cross-device » qui intègre de multiples modèles de langage tiers (LLM) pour permettre de  s’adapter aux régulations de chaque marché mondial

Un modèle à l’opposé d’Apple

Pour réussir ce pari, Lenovo mise sur une approche dite d’« orchestrateur ». Contrairement à Apple, dont l’écosystème reste verrouillé avec des partenariats exclusifs avec OpenAI et plus récemment avec Google Gemini, la firme chinoise joue la carte de l’ouverture géographique et technologique.

« Nous sommes la seule entreprise, avec Apple, à détenir une part de marché significative à la fois sur le PC et le mobile, mais nous opérons dans les écosystèmes ouverts Android et Windows », a souligné Winston Cheng à Reuters.

Un avantage comparatif que l’ancien banquier d’affaires, arrivé dans le groupe en 2024 et nommé CFO en avril 2025, compte bien exploiter pour contourner les complexités réglementaires locales.

Une diplomatie de l’IA tous azimuts

Plutôt que de développer son propre modèle de langage (LLM), Lenovo préfère s’allier aux meilleurs experts régionaux. Le groupe discute déjà avec des acteurs variés comme Mistral AI en Europe, Humain en Arabie Saoudite ainsi que e Alibaba et DeepSeek en Chine.

Cette stratégie permet à Lenovo de proposer des solutions adaptées aux régulations de chaque marché tout en évitant les coûts de développement d’un modèle propriétaire.

Sur le front du matériel, Lenovo ne néglige pas l’infrastructure. Un partenariat majeur a été scellé en janvier avec l’américain Nvidia pour soutenir les fournisseurs de cloud. Ensemble, les deux géants déploient une infrastructure d’IA hybride dotée d’un système de refroidissement liquide, permettant une mise en service rapide des centres de données.

Winston Cheng a d’ailleurs évoqué un déploiement mondial, avec une fabrication locale et des lancements envisagés en Asie et au Moyen-Orient.

 

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IA - La Corée du Sud choisit les muscles plutôt que la peur

Pendant qu’on s’écharpe en Europe sur comment réglementer l'IA, la Corée du Sud vient de siffler la fin de la récré chez elle. Nos amis Coréen viennent en effet de pondre leur première loi qui encadre l’intelligence artificielle (l’AI Act coréen, pour les intimes) et ce qu'on peut dire, c’est que leur approche est très très différente de la nôtre, vous allez voir.

En fait, chez nous, avec l’AI Act européen, on régule principalement par le "risque d’usage". Cela veut dire que si vous faites un outil pour du recrutement, de la santé ou du maintien de l’ordre, hop, vous tombez dans la catégorie "haut risque", et cela peu importe que votre IA tourne sur un Raspberry Pi ou un supercalculateur.

Alors oui l’UE a aussi ses seuils de calcul (les fameux 10^25 FLOPs ) pour identifier les modèles à "risque systémique", mais la base reste quand même l’usage. Les Coréens, eux, ont décidé de se simplifier la tâche en plaçant le curseur presque exclusivement sur ce qu’il y a sous le capot.

Leur critère magique c'est la puissance de calcul cumulée lors de l’entraînement. Et c'est cela qui leur permet de définir ce qu’ils appellent la "high-performance AI" (ou Frontier AI). Pour les devs, c’est un changement complet car si vous codez un petit outil IA bien foutu mais léger, vous aurez une paix royale. Vous esquiverez une paperasse infinie ou de la mise en conformité bloquante si votre projet ne dépasse pas les seuils techniques fixés par le MSIT (le ministère coréen de la science et des TIC).

Et c’est d’ailleurs ce qui rend leur approche très orientée innovation. Le gouvernement coréen a d'ailleurs été très clair : le but n’est pas de bloquer le développement mais de poser un cadre de confiance. Ils ont même prévu une période de grâce d’au moins un an sans aucune sanction administrative le temps que tout le monde s’adapte. Et même après ça, on est loin du climat carcéral car il n'y a pas de sanctions pénales prévues dans cette loi, mais juste des ordres de correction et des amendes plafonnées à 30 millions de won (environ 21 000 euros) si vous ignorez les injonctions.

J’avoue, j’ai dû relire trois fois le texte pour piger la subtilité, mais le diable se cache dans les FLOPS. Parce qu'au moment où j'écris cet article, il n'y a actuellement aucune entreprise en Corée qui dépasse les seuils de puissance de calcul qui rentrent dans le cadre de leur loi. Même Naver, leur géant de la Tech local est loin de ça . C’est dire si la marge est grande.

Après côté transparence, c’est plus classique mais efficace car tout contenu généré par IA qui pourrait être confondu avec la réalité (les deepfakes, pour faire court) doit être clairement indiqué. C’est le minimum syndical aujourd’hui, vous allez me dire, mais là encore, ils ont eu le nez creux en excluant les usages personnels ou non commerciaux du cadre réglementaire, histoire de ne pas fliquer le moindre mème rigolo.

Voilà... alors on va voir qui de la méthode "compteur de tours" ou "check-list de risques" gagne la course, mais bon j'ai ma petite idée. En Europe, on a tendance à vouloir tout border par secteur, alors qu’en Corée, visiblement, ils préfèrent économiser du temps et de l'énergie en surveillant uniquement les gros muscles et en laissant les petits grandir sans les emmerder.

Et même si je ne connais pas du tout l'écosystème tech coréen, force est de constater que leur vision a l'air sacrément plus pragmatique pour l’écosystème tech que la notre.

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Poison Fountain - La résistance s'organise pour empoisonner les IA

On croirait encore lire le scénario d'un nouveau Terminator, mais pour une fois, ce n'est pas de la science-fiction. Tenez vous bien, il y a actuellement ne résistance souterraine qui est réellement en train de s'organiser pour lutter contre les géants de l'IA.

Leur nom de code : "Poison Fountain".

Je suis tombé sur cet article de Craig Smith chez Forbes que je vous invite à lire et qui détaille ce mouvement d'un nouveau genre. Alors pour le moment, ça tient plus du manifeste un peu énervé que du logiciel de résistance clé en main, mais l'intention est claire. Ce que veut faire Poison Fountain c'est "miner" le web avec des données piégées pour que les prochaines générations d'IA s'intoxiquent en les ingérant.

Leur méthode repose sur des outils comme Nightshade , dont je vous ai déjà parlé, avec lequel vous prenez une image, disons une vache et l'outil modifie les pixels de façon invisible pour l'œil humain, de sorte que l'IA l'interprète ça comme... un camion. Alors que nous, avec nos petits yeux nous voyons toujours Marguerite.

Ainsi, si un modèle avale trop de ces données corrompues, il ne devient pas juste moins performant, mais commence également à faire des associations délirantes. C'est le principe du data poisoning et si Poison Fountain parvient à encourager massivement cette pratique, les crawlers d'OpenAI ou Google vont avoir des sueurs froides.

Bon, il ne faut pas s'emballer non plus car nettoyer un dataset contaminé est un enfer technique (il faut parfois tout réentraîner), mais les ingénieurs en face ont de la ressource. Ils finiront probablement par filtrer plus agressivement ou par se rabattre sur des données certifiées et sous licence. C'est plus cher, c'est moins frais, mais c'est la parade logique.

En tout cas, c'est le genre de dérive que craignait Geoffrey Hinton en quittant Google sauf que la perte de contrôle n'est pas accidentelle mais provoquée volontairement par des artistes et des activistes.

Alors est-ce du cyber-vandalisme comme l'a été le DDoS à une époque, ou est-ce de la légitime défense ?

Le débat est lancé, tout comme la guérilla de la data !

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ServiceNow et OpenAI embrayent sur le vocal… et le legacy

Pour faire tomber la barrière de la langue, il y a OpenAI.

ServiceNow présente les choses ainsi. En toile de fond, un accord sur 3 ans qui le verra, entre autres, exploiter GPT-5.2 pour développer des technologies de compréhension et de synthèse vocales. Au bout, nous promet-on, il y aura des agents multilingues qui fonctionneront sans passer par la modalité texte.

Les modèles GPT seront également mis à contribution sur la partie computer use (« agent utilisateur d’ordinateur »). En ligne de mire, notamment, l’orchestration des outils bureautiques et l’automatisation des systèmes hérités (ServiceNow évoque les mainframes).

Les modèles OpenAI, déjà bien ancrés dans ServiceNow

Dans la pratique, ServiceNow a déjà établi de multiples passerelles avec OpenAI.

Sur sa plate-forme, les fonctionnalités conversationnelles, génératives et agentiques sont majoritairement regroupées sous la marque Now Assist.

Les produits Now Assist s’installent comme des plug-in. Ils donnent accès à trois types de composantes : des skills génératives, des agents et des flux agentiques. Ces briques ciblent généralement un usage au sein d’une application. Par exemple, pour les skills, la génération de documentation sur la partie gestion du travail collaboratif. Pour les workflows agentiques, l’obtention de conseils de gouvernance dans la CMDB.

Certains flux agentiques opèrent au niveau de la plate-forme : enquêter sur des incidents, créer des tâches à partir d’images, proposer des réponses à un sondage…

Par défaut, Now Assist repose sur un service interne, qui associe des modèles maison spécialisés* et des modèles ouverts « sélectionnés, configurés ou améliorés par ServiceNow, sa communauté ou ses partenaires ».

Pour certaines skills, il est possible de basculer sur des fournisseurs alternatifs : Google (Gemini 2.5 Flash et 2.5 Pro), Anthropic (Claude 3.7 Sonnet sur Amazon Bedrock)… ou OpenAI (GPT-4.1 et GPT-4.1-mini sur Azure OpenAI).

Avec toute application est installé un « contrôleur d’IA générative ». Il permet d’interfacer des LLM externes par API, au niveau des concepteurs de flux, d’agents et de scripts. En standard, cela donne quatre possibilités :

  • Générer du texte à propos d’un topic ServiceNow
  • Résumer un topic
  • Créer un use case et un prompt associé
  • Faire de l’analyse de sentiment

Ce contrôleur fait la passerelle avec OpenAI et Azure OpenAI. Ainsi qu’avec Google, Aleph Alpha, Amazon (Bedrock) et IBM (watsonx). Il inclut aussi un connecteur générique.

* En tête de liste, un modèle 12B à usage général (création de flux, modération, écriture de code…) fondé sur Mistral Nemo Instruct.

Illustration générée par IA

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Comment Saint-Maclou accélère sa transformation data

Avec 132 magasins en France et 1 400 collaborateurs, Saint-Maclou fait face à des enjeux data complexes. Entre la gestion des ventes, du service de pose, de la logistique et des stocks, l’enseigne basée à Lezennes devait jongler avec de multiples sources de données dispersées. Un casse-tête qui freinait considérablement ses ambitions analytiques.

Un système legacy qui bride l’innovation

Le constat de départ était sans appel : le système décisionnel historique de Saint-Maclou reposait sur des flux développés et maintenus manuellement. Chaque nouveau projet d’analyse impliquait d’identifier précisément les bases sources, tables et colonnes pertinentes, puis de développer spécifiquement les flux d’alimentation nécessaires.

Cette approche générait une charge de développement et de maintenance considérable, particulièrement lors des évolutions. Les data engineers passaient l’essentiel de leur temps sur la collecte de données, au détriment des activités à réelle valeur ajoutée comme la transformation et l’analyse. Les coûts de licences s’accumulaient, les délais de projets s’allongeaient, et l’expérimentation sur des cas d’usage avancés ou d’intelligence artificielle devenait quasiment impossible.

« Charge de développement, charge de maintenance, charge d’astreinte, coût de licence pour l’outil… Notre façon de travailler générait auparavant d’importants coûts  », explique Salmane Khamlichi, Responsable data chez Saint-Maclou.

Le virage vers le cloud et l’ELT

Pour sortir de cette impasse, Saint-Maclou a opté pour une refonte progressive de sa plateforme data, en basculant vers une architecture moderne sur le cloud. L’entreprise a d’abord déployé Snowflake comme base de données centrale, puis s’est posé la question cruciale de l’alimentation de cette nouvelle infrastructure.

Exit l’approche ETL (Extract Transform Load) classique. L’enseigne a retenu Fivetran pour sa compatibilité native avec Snowflake, sa robustesse validée lors d’un POC, et sa capacité à gérer de grandes bases SQL Server tout en connectant des sources critiques.

Aujourd’hui, Fivetran synchronise automatiquement les données d’une quinzaine de sources vers Snowflake, qu’elles soient hébergées on-premise ou dans le cloud : l’ERP Microsoft AX, les outils logistiques, les systèmes de vente et de gestion des stocks, ainsi que plusieurs sources marketing, dont le futur CRM Salesforce.

Avec cette approche ELT (Extract Load Transform), la phase de collecte ne constitue plus un goulot d’étranglement. Les données sont chargées brutes dans Snowflake, puis transformées selon les besoins métiers.

Des gains mesurables sur tous les plans

Les résultats sont spectaculaires. La collecte de nouvelles sources, qui prenait auparavant plusieurs jours voire plusieurs semaines, s’effectue désormais en quelques heures. Les projets restent dans un même sprint, évitant les allers-retours coûteux qui ralentissaient leur réalisation.

Côté ressources humaines, l’impact est tout aussi significatif. L’ingestion de données ne nécessite plus d’équivalent temps plein. Les data engineers se consacrent enfin aux opérations à forte valeur ajoutée : la transformation via DBT Core et l’exploitation intelligente des données. Les problématiques de maintenance sont devenues minimes.

La robustesse de la solution apporte également une tranquillité d’esprit appréciable. Les synchronisations sont stables et fiables, les évolutions des schémas sources n’entraînent pas d’interruption de service, et les équipes disposent de données actualisées et exploitables en toute confiance.

Autre bénéfice majeur : la centralisation. Là où les données étaient auparavant éparpillées dans de multiples applications métiers, elles sont désormais regroupées à 100% dans Snowflake. Cette vision unifiée permet d’envisager sereinement les futurs projets analytiques avancés et d’intelligence artificielle. L’équipe data travaille plus étroitement avec les équipes métiers (marketing, ventes, logistique) et gagne en réactivité.

Enfin, la plateforme Fivetran offre une maîtrise fine de la consommation et un monitoring précis des coûts liés aux projets data. « Cela nous permet notamment de travailler sur des sujets de prévision des ventes, d’intégrer rapidement de nouvelles sources pour enrichir les modèles et d’expérimenter à moindre coût de nouveaux cas d’usage data science », résume Salmane Khamlichi.

Photo : © DR

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Accor a écarté Terraform de sa stack data engineering

Terraform est efficace pour gérer de l’infrastructure ; pas des workflows data.

À force de s’en servir en conjonction avec Snowflake, Accor en est arrivé à ce constat. Entre absence de validation locale, gestion manuelle des dépendances et nécessité d’outils externes pour contrôler la qualité des données, la mise à l’échelle et la collaboration s’en trouvaient limitées.

Le groupe hôtelier a fini par basculer vers une stack associant dbt Core pour les transformations et un Airflow managé (Astro) pour l’orchestration, avec la bibliothèque Cosmos – proposée par le fournisseur d’Astro – pour faire la passerelle. Cette dernière déduit automatiquement le lignage des tâches et déclenche les contrôles de data quality immédiatement après la matérialisation d’une table ou d’une vue lors d’un dbt run.

Une déploiement Airflow « léger » qui rafraîchit uniquement les DAG

Le passage au tandem dbt-Airflow a impliqué un changement des pratiques de data engineering. Entre autres, passer d’étapes séparées pour la création et le peuplement de tables à une action unique utilisant exclusivement la commande SQL SELECT.

Chaque équipe possède son repo et déploie indépendamment. Tout part d’un template géré avec Copier. L’ensemble est réconcilié dans le projet principal, poussé vers Astro. Les scripts CI/CD sont centralisés dans un dépôt étiqueté.

Par défaut, Astro reconstruit l’image Docker à chaque modification. Le déploiement : dure alors environ 5 minutes. Il existe toutefois un mode « léger » dont Accor a tiré parti. Celui-ci synchronise simplement les DAG (graphes acycliques dirigés, représentant les tâches à exécuter) et évite ainsi un rebuild.

Pour exploiter ce mécanisme, le pipeline CI/CD place chaque projet dbt dans le répertoire dags/ du projet principal. Le déploiement dure alors environ 1 minute. Il couvre 95 % des exécutions. L’autre option reste utilisée pour l’upgrade des dépendances et les changements sur l’image de base (i.e. modification des fichiers include, requirements.txt ou Dockerfile).

Imbriquer chaque projet dbt dans le répertoire dags/ permet à Cosmo de générer automatiquement les tâches Airflow correspondantes. Et de construire des DAG sans intervention manuelle. Les tests peuvent se faire en local, avec dbt run et dbt test.

Accor vise un pipeline pour chaque équipe

Avec une telle configuration multilocataire, les cycles d’upgrade d’Airflow peuvent ralentir. Il n’y a, par ailleurs, pas moyen de prioriser des jobs. Et l’existence d’un seul chemin CI/CD vers la prod pose la question du point unique de défaillance, en plus des risques de conflit de noms et de bibliothèques.

Accor réfléchit donc à donner à chaque équipe son pipeline et à découpler la propriété du code. Tout en permettant l’hibernation des workflows à faible trafic.

Illustration générée par IA

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Faites de Claude une armée de développeurs à votre service

Vous rêvez de lancer Claude sur un projet et de le laisser bosser tout seul pendant que vous faites autre chose, du genre jouer à Animal Crossing en attendant la fin de la journée ? Hé bien c'est exactement ce que propose Auto-Claude, un outil open source qui transforme l'assistant IA préféré des devs en armée de développeurs plus autonomes que votre mère quand il s'agit d'échanger un billet de train.

J'avais déjà parlé de Claude Engineer c'est vrai. C'est un framework CLI en Python qui permettait de faire bosser Claude en autonomie. Mais Auto-Claude, alalalala, c'est un autre délire les amis ! Déjà c'est une vraie application desktop avec interface graphique, tableau Kanban pour gérer vos tâches, et surtout... 12 terminaux qui peuvent tourner en parallèle. Oui, DOUZE agents Claude qui bossent simultanément sur votre code pendant que vous candy crushez pépouze dans les WC de votre entreprise.

Les terminaux d'Auto-Claude en action, chacun gérant un agent autonome

Le truc génial, c'est que chaque agent travaille dans son propre git worktree. Du coup, pas de conflit (de canard ^^ - J'ai pas pu résister désolé), pas de branches qui s'emmêlent, et chaque tâche est isolée proprement.

Puis quand c'est fini ? Hop, vous validez et ça merge parfaitement sans vous prendre la tête. Ce truc est fou !

Installation

Alors pour commencer, il vous faut un abonnement Claude Pro ou Max. Pas le choix...

Ensuite, installez Claude Code via npm si c'est pas déjà fait :

npm install -g @anthropic-ai/claude-code

Maintenant on clone Auto-Claude :

git clone https://github.com/AndyMik90/Auto-Claude.git
cd Auto-Claude

Et on installe les dépendances. L'outil gère à la fois le frontend Electron et le backend Python :

npm run install:all

Et c'est tout. Si si sérieux. Bon, là je vous l'ai fait en mode installe de barbu.e.s mais sachez aussi qu'il y a des binaires à télécharger directement pour Windows, macOS (Intel ou Silicon) et Linux (AppImage, deb ou flatpak).

Lancement et utilisation

Pour démarrer l'interface graphique, ensuite, c'est :

npm start

Une fenêtre s'ouvre avec le fameux tableau Kanban. Vous ajoutez vos tâches, vous les assignez aux agents disponibles, et c'est parti. Chaque terminal affiche en temps réel ce que fait son agent.

Le tableau Kanban pour orchestrer vos agents IA

Pour les fans de ligne de commande, y'a aussi un mode CLI :

python run.py --spec 001

Le numéro correspond à un fichier de spec dans le dossier specs/. Vous écrivez ce que vous voulez, et Auto-Claude s'occupe du reste.

Comment ça fonctionne ?

L'architecture est plutôt bien pensée puisque le frontend Electron communique avec un backend Python via WebSocket. Chaque agent a son propre processus isolé, sa propre branche git, son propre contexte.

Ainsi, quand vous lancez une tâche, Auto-Claude :

  1. Crée un worktree git dédié
  2. Lance un agent Claude Code dessus
  3. Monitore l'avancement en temps réel
  4. Gère le pipeline QA automatiquement

Le tout avec une interface qui vous permet de suivre 12 conversations en parallèle, soit de quoi bien jouer au chef d'orchestre si vous avez un gros projet à abattre.

Je commence à peine à découvrir l'outil et faut que je le ponce un peu plus pour voir ce que je peux faire avec ça, mais si vous êtes chaud bouillant comme moi sur ce genre de truc, je vous invite à tester l'autonomie IA poussée à fond avec Auto-Claude.

C'est gratuit, open source, et ça tourne sur Mac, Windows et Linux . Et un grand merci à Louis pour la découverte !

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NitroGen - L'IA qui a appris à jouer à +1 000 jeux vidéo en regardant des vidéos de gameplay

Le futur du jeu vidéo va être génial ! J'en suis convaincu !

Souvenez-vous, je vous avais parlé de Voyager , ce petit robot qui explorait Minecraft tout seul comme un grand grâce à GPT-4. Eh bien, l'équipe de MineDojo (avec des chercheurs de chez NVIDIA, Caltech et Stanford) ont remis le couvert avec un truc encore plus costaud : NitroGen.

Là où les anciens modèles tâtonnaient ou avaient besoin de lire des tonnes de texte, cette nouvelle IA se base uniquement sur ce qu'elle voit à l'écran. C'est un modèle "vision-action".

Schéma de fonctionnement du modèle NitroGen ( Source )

En gros, elle regarde les pixels du jeu comme vous et moi, et elle en déduit sur quel bouton (virtuel) de gamepad appuyer pour ne pas finir en pâté pour castors sous cocaïne.

Analyse du dataset multi-jeux NitroGen ( Source )

Pour en arriver là, les chercheurs armés de leur gros cerveaux n'ont pas fait les choses à moitié. Leur bousin a été entraîné sur un dataset colossal de 40 000 heures de gameplay piochées sur Internet (ouuuh ça a pératé youteub ^^), couvrant plus de 1 000 jeux différents.

De l'Action-RPG au jeu de plateforme, NitroGen a tout bouffé et ce qu'on obtient à la fin, c'est un agent IA encore plus énervé qu'un streamer Twitch de 15 ans. Cette bestiole est capable de s'adapter à des jeux qu'elle n'a jamais vus, moyennant un petit coup de "post-training" (affinage) pour qu'elle pige les spécificités du titre. On appelle ça le "behavior cloning" (ou apprentissage par imitation pour les intimes) mais à l'échelle d'Internet... Du coup, au lieu de devoir réapprendre chaque règle, l'IA pige les concepts visuels du jeu vidéo et se lance sans filet !

Graphique de la qualité des actions extraites par NitroGen ( Source )

En termes de performances, les mecs annoncent même une amélioration relative de 52 % du taux de succès sur certaines tâches par rapport à un modèle qui partirait de zéro à chaque jeu.

C'est pas rien quand même et si vous voulez mettre les mains dans le cambouis, vous allez devoir d'abord sortir votre doigt du nez et ensuite aller récupérer le code, les poids du modèle (sur Hugging Face) et même le benchmark puisque tout est dispo et ouverts à la communauté. On n'est pas sur un produit de GAFAM fermé, mais bien sur un projet de recherche qui veut faire avancer les "embodied agents" (les agents incarnés, quoi... calmez vous les podologues).

Attention toutefois, "tout est dispo" ne veut pas dire que les jeux sont fournis, hein. Il faudra évidemment posséder vos propres copies de jeux Windows.

Après côté technique, l'installation exige Python 3.12 et un Windows 11 pour l'agent (même si le serveur d'inférence peut tourner sur Linux) et ensuite c'est du classique. On clone le dépôt, un petit coup de pip et hop hop hop, c'est cuit.

git clone https://github.com/MineDojo/NitroGen.git
cd NitroGen
pip install -e .

Vous pouvez après ça, télécharger le checkpoint et lancer l'agent sur vos titres préférés. Et contrairement à Voyager qui utilisait MineFlayer pour Minecraft, NitroGen pilote directement les exécutables Windows en simulant son propre gamepad. Elle est pas belle la vie ?

Si vous testez, vous verrez, on est encore un peu loin de l'IA qui met une pile à Gotaga mais la marche franchie est énorme déjà !

Alors vous en dites quoi ?? Prêt à laisser NitroGen farmer des ressources pendant que vous dormez en cachette comme un gros faible ?

Source

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TerraGuessr – Le globe 3D qui vous fait voir les inégalités mondiales

Si vous aimez les globes 3D qui en jettent, j'ai un petit projet sympa à vous présenter. Ça s'appelle TerraGuessr et c'est Fred, un lecteur de longue date (coucou Fred !), qui m'a envoyé ça !

L'idée de Fred est assez géniale. Il propose d'utiliser un globe terrestre interactif pour visualiser la "déformation" du monde sous le poids des inégalités. En gros, au lieu de voir une sphère parfaite, vous voyez les continents s'étirer ou se contracter en fonction d'indicateurs comme la richesse, l'éducation ou encore la santé.

C'est ce que les profs de Géographie appellent un cartogramme en 3D. C'est hyper visuel et ça permet d'apprendre plein de choses !

Pour la petite histoire, Fred a codé tout ça... sans savoir coder au départ. Il a utilisé pour cela l'éditeur Cursor , Google AI Studio et ChatGPT. Et voilà, sa bonne idée s'est transformée avec un peu d'huile de coude et beaucoup de patience en ce site de carto incroyable.

L'interface de TerraGuessr - un globe 3D pour visualiser les data mondiales

Si vous allez sur son site, vous verrez concrètement comment ces outils d'IA tant critiqués permettent à des passionnés comme Fred et d'autres, de sortir des outils complexes qui n'auraient jamais vu le jour, hormis dans leurs rêves.

Et techniquement, ça envoie du bois puisque c'est basé sur Three.js. Fred s'appuie sur des sources de données sérieuses telles que la Banque Mondiale, Our World in Data et Gapminder. Et au final, il a réussi à mouliner tout ça pour nous proposer une expérience fluide et des stats enfin concrètes.

TerraGuessr propose plusieurs modes pour s'amuser (et s'instruire, du coup) :

  • Des quiz et des "stories" pour mieux comprendre les statistiques mondiales.
  • Un jeu "Ultimate Countries" pour deviner tous les pays du monde avec des niveaux de difficulté de débutant à légende.
  • Et un mode "public" pensé pour les animations sur TikTok ou Insta .

Il propose même une API et un back-office à prix libre pour ceux qui veulent créer des quiz et des stories, tout ça connecté à LLM pour générer les textes. Le mec est fou !

Voilà, si vous avez déjà passé des heures à essayer de devenir un pro à GeoGuessr , vous allez adorer le concept sauf qu' au lieu de chercher un poteau électrique au fin fond de la toundra, vous allez vraiment apprendre des trucs sur l'état (catastrophique) de notre planète.

A découvrir ici : TerraGuessr.org et encore bravo à Fred !

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Quand Microsoft vous supplie d'acheter son IA pour éviter la bulle

Satya Nadella me fatigue 😴.

Le gars vient quand même de nous sortir une pépite au Forum de Davos qui m'a laissé sur le cul. Le patron de Microsoft, confortablement installé aux côtés de Larry Fink (le boss de BlackRock) a prévenu en totale détente le monde entier que le boom de l'IA risquait de se transformer en bulle... si les gens n'adoptaient pas assez vite l'intelligence artificielle.

Mais mort de lol.

Relisez bien cette phrase... Le mec qui a investi 14 milliards de dollars dans OpenAI nous explique aujourd'hui que si on n'achète pas son produit, ça va devenir une bulle. Un peu comme un dealer de coke qui vous dirait "achetez ma came, sinon je vais devoir arrêter d'en importer et vous n'aurez plus rien".

Un bon petit raisonnement en cercle comme on les aime... mdrrr.

Pour le coup, voici sa citation exacte, à savourer sans modération : "Pour que ça ne soit pas une bulle par définition, il faut que les bénéfices soient répartis de manière beaucoup plus équitable." Traduction pour gens comme moi qui comprennent vite si on leur explique longtemps : Actuellement, les seuls qui profitent vraiment de l'IA, ce sont les boîtes tech et si ça reste comme ça, le château de cartes va s'écrouler.

Le plus beau dans l'histoire, c'est que Microsoft n'est plus le fournisseur cloud exclusif d'OpenAI. Le partenariat a été restructuré fin octobre dernier et d'ici le début des années 2030, OpenAI pourra aller voir ailleurs. Du coup Nadella nous explique maintenant qu'il bosse aussi avec Anthropic et xAI, OKLM. Diversification, qu'il appelle ça.... Au secours.

Bref, on assiste à un moment assez incroyable, j'avoue, où des géants de la tech qui après avoir investi des milliards de milliards de milliards dans l'IA, commencent à flipper leur stock options que personne n'en veuille vraiment. Bah oui, le problème c'est que pour l'instant, à part jouer avec ChatGPT pour écrire des mails ou générer des images rigolotes, la "révolution" se fait un peu attendre dans le monde réel , c'est vrai.

Et maintenant ce serait à nous de sauver leurs investissements ?

"Quelle indignité" comme dirait notre Edmond Dantes des bac à sable...

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ChatGPT, le nouveau point d'entrée du web

Bonne nouvelle pour les fans d'IA (et mauvaise pour Google) ! Il semblerait que nos vieilles habitudes de recherche soient en train de changer... Du moins pour ceux qui ont déjà sauté le pas vers du payant.

C'est ce que suggère en tout cas une étude de Bango qui fait pas mal de bruit. Figurez-vous les amis que 72% des abonnés ChatGPT interrogés aux États-Unis ont paramétré en page d’accueil de leur browser le chatbot d'OpenAI.

Pour ces utilisateurs-là, Google n'est donc plus le point de départ automatique...

Après évidemment c'est juste un sondage et c'est "juste" 1400 users payants aux US (donc un public déjà conquis) qui ont répondu mais n'empêche, le signal est fort.

On est passé en quelques années de "Je cherche un truc -> j'en sais rien -> j'invente une réponse fausse mais crédible dans ma tête de boomer, que je vais ensuite répéter à tout le monde comme étant une vérité" à "Je cherche un truc -> Je tape dans Google -> Je scrolle 800 pubs -> J'ai ma réponse mais pas toujours le recul pour recouper l'info".

Et maintenant c'est "Je demande à l'IA -> J'ai la réponse officielle validée par les américains -> Je comprends rien -> elle m'explique comme si j'avais 5 ans et que j'étais trépané".

Hop, terminé !

Bon oui, j'abuse un peu mais vous me connaissez... L'étude montre aussi que 78% de ces mêmes utilisateurs ont installé le widget ChatGPT directement sur l'écran d'accueil de leur téléphone ou de leur tablette.

ChatGPT est devenu leur maison quoi.

Alors bien sûr, comme je vous le disais, Google essaie de muscler son jeu avec Gemini mais l'habitude est déjà prise pour beaucoup. On assiste à un vrai glissement vers le "AI-first" car les gens veulent une réponse et pas une liste de liens renvoyant vers des sites de merde faits par des référenceurs incapables.

D'ailleurs, 75% des sondés affirment aussi vouloir centraliser leurs tâches quotidiennes dans ChatGPT et 74% disent même qu'ils sont prêts à acheter des trucs directement via l'interface. ChatGPT est donc en train de devenir une sorte de super-app qui fait le café... Le rêve de Sam Altman de faire de ChatGPT l'OS de votre vie est peut-être bien en train de devenir une réalité.

Perso, je trouve ça assez dingue. Si vous êtes du genre à utiliser Google pour tout et n'importe quoi, préparez-vous donc au choc. Bien sûr, Google ne va pas disparaître demain matin mais pour les éditeurs de sites qui dépendent du trafic de recherche (pas mon cas, mon trafic est majoritairement du direct), ça promet quelques sueurs froides.

Bref, on n'arrête pas le progrès (ou la flemme, c'est selon) et reste à voir maintenant si cette tendance va se confirmer côté grand public ou rester un truc de niche pour les gens prêts à lâcher 20 balles par mois.

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