Vue lecture

IA : augmentation des exigences sur l’infrastructure IT des entreprises face aux technologies d’ancienne génération qui peinent à répondre aux besoins de résilience, de performance et de sécurité

80 % des responsables informatiques ont déclaré que les attentes de leur direction ont augmenté au cours des 12 derniers mois. Seulement 38 % considèrent leurs systèmes en place parfaitement capables de répondre à ces nouvelles exigences. Tribune – Netskope, un leader de la sécurité et des réseaux modernes pour l’ère du cloud et de l’IA, publie une […]

The post IA : augmentation des exigences sur l’infrastructure IT des entreprises face aux technologies d’ancienne génération qui peinent à répondre aux besoins de résilience, de performance et de sécurité first appeared on UnderNews.
  •  

IA : augmentation des exigences sur l’infrastructure IT des entreprises face aux technologies d’ancienne génération qui peinent à répondre aux besoins de résilience, de performance et de sécurité

80 % des responsables informatiques ont déclaré que les attentes de leur direction ont augmenté au cours des 12 derniers mois. Seulement 38 % considèrent leurs systèmes en place parfaitement capables de répondre à ces nouvelles exigences. Tribune – Netskope, un leader de la sécurité et des réseaux modernes pour l’ère du cloud et de l’IA, publie une […]

The post IA : augmentation des exigences sur l’infrastructure IT des entreprises face aux technologies d’ancienne génération qui peinent à répondre aux besoins de résilience, de performance et de sécurité first appeared on UnderNews.
  •  

On connait enfin le secret de l'astuce MAJ + Restart de Windows 95

Je me souviens encore du lancement de Windows 95... c'est un sacré souvenir pour moi... J'avais suivi ça de très près et j'en rêvais même la nuit après avoir vu la pub. Puis cette musique "Start Me Up" des Rolling Stones, c'était cool quand même. C'était le futur !

Mais est-ce que vous vous souvenez de cette petite astuce de ninja qui permettait de redémarrer cet OS aussi vite qu'une baston dans un bar du 62 ???

J'suis sûr que non, mais moi je m'en souviens encore car sur ma machine, ça me changeait vraiment la vie. En fait, il fallait maintenir la touche MAJ enfoncée en cliquant sur "Redémarrer", et hop, au lieu de se taper tout le cirque du BIOS, Windows se relançait "presque" instantanément !

Et magie magie, le secret de cette sauce vient d'être raconté par l'inoxydable Raymond Chen, vétéran de chez Microsoft, et vous allez voir, c'est chouette !

En fait quand vous faisiez ce MAJ+Redémarrer, Windows envoyait un petit "flag" spécial baptisé EW_RESTARTWINDOWS au kernel 16 bits. Comme ça au lieu de dire à la machine de faire un "cold boot" (un redémarrage à froid quoi..), le système fermait gentiment le kernel. Et le gestionnaire de mémoire virtuelle avant de faire redescendre le CPU en mode réel.

Et c'est là que le fameux win.com reprenait la main puisqu'en recevant ce signal. Ça lui disait : "Hey gros, on ne s'arrête pas, on repart pour un tour !".

win.com essayait alors de remettre le système dans un état clean, comme s'il venait d'être lancé, sauf que pour relancer Windows en mode protégé, il fallait un gros bloc de mémoire contigu. Malheureusement, si vos logiciels avaient mis trop de bazar et fragmenté la RAM, l'astuce foirait et le PC finissait par faire un vrai reboot complet. Pas cool Raoul !

Par contre, si y'avait assez de mémoire contigu libre alors win.com relançait le VMM (Virtual Machine Manager) et l'interface graphique pouvait repartir sans repasser par la case départ. Un vrai exploit de champion quoi ! C'était pour l'époque une bidouille de génie car chaque seconde gagnée sur le chargement de l'OS était une grande victoire contre l'ennui !!

Chouette comme anecdote non ? Et si vous voulez croquer encore plus de madeleines et tester ça vous-même, y'a des outils comme EmuOS qui simulent tout ça très bien. Et pour les puristes, vous monter un petit Dosbian sur Raspberry Pi reste la base pour bidouiller de vieux kernels.

Bref, même trente ans après, ces entrailles pourries de nos vieux OS recèlent encore de plein de petits secrets passionnants !

Source

  •  

WhisperPair : La faille qui permet d’espionner des écouteurs en un temps record

La découverte de WhisperPair , une vulnérabilité affectant les casques Bluetooth de plusieurs marques, menace un grand nombre d'utilisateurs et nous rappelle un aspect souvent négligé : la sécurité des accessoires que nous utilisons au quotidien. Des chercheurs de l'Université de Louvain , en Belgique, ont en effet analysé le mécanisme d'appairage et ont détecté une faille qui permet à un inconnu de prendre le contrôle de l'accessoire en quelques secondes . Cette vulnérabilité affecte les produits utilisant Google Fast Pair , le système qui facilite l'appairage via Bluetooth Low Energy . Ce mécanisme reconnaît automatiquement les accessoires compatibles et les associe au compte Google de l'utilisateur . Le problème survient lorsque le casque ne vérifie pas si la demande de synchronisation arrive en mode appairage . De nombreux modèles n'effectuent pas cette vérification ou l'effectuent de manière incomplète, ce qui permet l'utilisation d'appareils non autorisés. Dans ce cas de figure, un pirate peut connecter les écouteurs à son appareil, tel qu'un ordinateur portable, sans aucune confirmation du propriétaire des écouteurs. L'accessoire répond à la demande et établit la connexion, tandis que le propriétaire légitime perd le contrôle sans s'en rendre compte. Une fois l'accès obtenu, l'attaquant peut diffuser du son , régler le volume ou activer le microphone sur les modèles compatibles. La seule restriction est de rester à moins de 14 mètres de la victime. La faille ne se limite pas au contrôle du casque. Certains modèles intégrant Google Find Hub deviennent un outil potentiel de géolocalisation . Si un accessoire n'est pas encore connecté à un appareil Android, un pirate peut l'associer à son compte et exploiter les données des appareils à proximité pour suivre ses déplacements . Les notifications de suivi indésirables n'offrent pas de protection immédiate. Le système signale la présence d'un appareil étranger, mais attribue l'alerte à l'appareil de la victime, ce qui peut facilement prêter à confusion (même si nous nous trouvons dans des cas extrêmes). Selon les chercheurs, la présence de cette vulnérabilité dans des produits certifiés suggère un défaut systémique dans le processus d'examen Google Fast Pair , qui n'a pas permis d'identifier cette faiblesse ni lors de la mise en œuvre ni lors de la validation. Le problème est connu depuis août 2025 , date à laquelle Google l'a classé sous la référence CVE-2025-36911 , mais des questions subsistent quant à l'efficacité des mises à jour publiées. Plusieurs fabricants ont publié une mise à jour logicielle , mais tous les appareils vulnérables ne sont pas encore concernés. Parmi les marques touchées figurent Sony , Jabra , JBL , Marshall , Xiaomi , Nothing , OnePlus , Soundcore , Logitech et Google . Cependant, cette technique présente des limites : elle nécessite une proximité immédiate et doit être exécutée rapidement. Les accessoires les plus récents intègrent des boutons physiques pour activer le mode appairage , souvent accessibles uniquement lorsque les écouteurs sont dans leur étui, ce qui rend difficile toute intervention discrète. De nombreuses applications dédiées affichent également les appareils actuellement connectés à l'accessoire, une vérification utile pour repérer les comportements suspects. Les produits de la même marque peuvent s'appairer presque instantanément même sans Fast Pair, mais la connexion peut ne pas aboutir lorsque les écouteurs sont dans leur étui fermé . Toutefois, si le jumelage illicite a eu lieu précédemment, il est toujours possible de localiser l'accessoire via Find Hub , à condition qu'il soit allumé et compatible. Les utilisateurs Apple qui utilisent des accessoires compatibles avec Fast Pair sans les connecter à un compte Google courent un risque accru. Ceux qui ont déjà synchronisé leurs écouteurs, mis à jour l'application et installé le dernier firmware ne courent aucun risque supplémentaire. (Lire la suite)
  •  

Vos sauvegardes Windows avec Plakar, et un backend S3

Bon, on va pas se mentir, j’étais pas parti pour l’écrire cet article. Mais faut dire que j’ai un peu merdé dans les grandes largeurs pour le live, donc bon, sachant qu’en plus je traite d’un angle particulier de l’usage de ce cher Plakar, autant en faire un billet, ça sera le premier (et j’espère pas le seul) de 2026. On y croit ?

Plakar est une solution développée en France par une petite équipe apparemment friande des jeux de mots, puisqu’au delà de son nom même, le site est hébergé par la société Kandbaz. Voilà voilà…

Des confrères blogueurs ont déjà fait quelques présentations de l’outil (exemple: Adrien), principalement pour s’en servir sous Linux. Il se trouve que j’ai une machine Windows qui a besoin d’être sauvegardée, en vue d’une mise à jour de firmware de SSD qui devrait bien se passer, mais on doit toujours faire une sauvegarde avant de faire ce genre de choses. Mieux vaut prévenir que guérir comme on dit. Et la présentation en live aurait du se passer plus ou moins tranquille, mais bon, j’ai pas percuté la micro-coupure pendant plus d’une heure (habitué à ne pas avoir d’activité dans le chat), donc, je vous remet le processus sur « papier numérique ».

Je ne redétaille pas l’installation de Garage parce qu’on l’a faite en live sans souci.

Petit rappel rapide des caractéristiques de l’outil

On a donc un outil principalement en ligne de commande, qui repose sur un concept voisin de celui de Borg, qui nécessite la configuration d’un dépôt et propose un chiffrement natif des sauvegardes. Ce dépôt, local ou distant, peut être contacté de différentes manières, natives (SFTP/SSH) ou via des intégrations supplémentaires à installer au besoin. C’est le cas notamment du support S3.

Le setup

En soit, c’est très bien documenté : une fois l’outil installé, vous ajoutez le package directement, mais vous tombez sur un mur que je n’aime pas : créer un compte Plakar pour accéder aux intégrations. J’ai une petite idée de pourquoi ça peut avoir du sens (les intégrations concernent en général des solutions d’entreprise), mais ça me gonfle plus que profondément quand ça concerne des particuliers, qui se font déjà violer en permanence, donc pas la peine d’en rajouter (on a la même avec  BitWarden, ou El Gato et son Stream Deck Marketplace pour l’intégration… d’OBS, qui est pourtant mis en avant comme native – c’est donc faux). Fort heureusement, l’outil propose de builder l’intégration depuis les sources qui sont disponibles sur Github, comme le reste des sources de l’outil, et ça sans création de compte. C’est facile… si on est sous Linux.

J’avoue que pour l’instant les installations sont un peu brutes de décoffrage, mais le support Windows est vraiment frais, donc je ne vais pas trop me formaliser là-dessus. Le fait que ça doit déjà proposé pour une version 1.0 est déjà assez cool. Par contre, concernant la compilation des intégrations, c’est plus ardu : il faut disposer de Go (dans la version qui est demandée par Plakar), de Make (à priori à part Chocolatey pas de moyen indépendant), et peut-être d’autres outils, mais je me suis heurté à un mur à cause de ça. La solution, comme d’hab’, aura demandé un pas de côté.

La cross compilation à la rescousse

Une des particularités de Go, c’est qu’on peut nativement compiler pour un autre système d’exploitation que celui sur lequel on se trouve. Et la chaine de compilation nécessaire est plus facile à déployer sous Linux; ça tombe bien, WSL est là pour ça. Après l’installation de la même version de Plakar que sous Windows, j’ai donc installé build-essential (pour être sûr d’avoir un max d’outils, donc Make), installé la version 1.24.12 de Go via asdf-vm (je vous renvoie vers la doc de Stéphane Robert qui a tout expliqué au sujet de cet outil trop pratique). Et pour la compilation d’un autre OS, c’est simple : on configure une variable d’environnement, GOOS, éventuellement l’architecture (oui, parce que c’est aussi possible), l’extension de fichier dans la variable EXT (parce que sous Windows, il faut un .exe pour qu’il soit exécutable – oui c’est débile en 2026, mais que voulez-vous, l’IA c’est plus intéressant à intégrer que moderniser un OS don personne ne voulait à la base) et on lance la compilation de l’intégration via la commande plakar ad-hoc. Vraiment, c’est aussi simple que ça :

$ export GOOS=windows
$ export EXT=.exe
$ plakar pkg build s3
info: fetching https://plugins.plakar.io/kloset/recipe/v1.0.0/s3.yaml
/usr/bin/make -C /tmp/build-s3-v1.0.7-161840773 EXT=.exe
3fe849cb: OK ✓ /manifest.yaml
3fe849cb: OK ✓ /s3Importer.exe
3fe849cb: OK ✓ /s3Exporter.exe
3fe849cb: OK ✓ /s3Storage.exe
3fe849cb: OK ✓ /
Plugin created successfully: s3_v1.0.7_windows_amd64.ptar
$ ls -l
.rw------- 1 42M seboss666 16 Jan 22:29  s3_v1.0.7_windows_amd64.ptar

On peut donc désormais copier le fichier ptar sous Windows (il faudra que je creuse ce format qui semble un peu maison), et on peut l’installer avec la bonne commande :

> .\plakar.exe pkg add ./s3_v1.0.7_windows_amd64.ptar
> .\plakar.exe pkg list
s3@v1.0.7

La sauvegarde ? Ben ça fonctionne

On peut donc attaquer le dur. J’ai juste suivi la doc de l’intégration, à savoir créer le kloset l’initialiser, et lancer le backup d’un dossier vers ce kloset là :

.\plakar.exe store add garage s3://192.168.1.201:3900/backup-pc access_key=<accesskey> secret_access_key=<secret_key> use_tls=false
.\plakar.exe at "@garage" create
repository passphrase:
repository passphrase (confirm):
.\plakar.exe at "@garage" ls
repository passphrase:
.\plakar.exe at "@garage" backup C:\\Users\\Seboss666\\Pictures\\blog
repository passphrase:
e363f7fa: OK ✓ /C:/Users/Seboss666/Pictures/blog/Firefox_groupe_onglets.png
e363f7fa: OK ✓ /C:/Users/Seboss666/Pictures/blog/Firefox_profils.png
e363f7fa: OK ✓ /C:/Users/Seboss666/Pictures/blog/docker-docker-everywhere.jpg
e363f7fa: OK ✓ /C:/Users/Seboss666/Pictures/blog/418-error-page.png
e363f7fa: OK ✓ /C:/Users/Seboss666/Pictures/blog/cross.svg
(...)
.\plakar.exe at "@garage" ls
repository passphrase:
2026-01-16T21:40:31Z e363f7fa 42 MiB 0s /C:/Users/Seboss666/Pictures/blog

Bonus, on peut vérifier l’état du backup depuis un autre PC, ou un autre OS, donc je suis retourné sur WSL, j’ai viré les variables d’environnement pour builder l’intégration pour Linux cette fois, et rebuildé/ajouté l’intégration. On reprend ensuite la même commande pour ajouter le Kloset, mais pas besoin de l’initialiser, on peut directement lister son contenu en fournissant la bonne passphrase :

$ plakar store add garage s3://192.168.1.201:3900/backup-pc access_key=<access_key> secret_access_key=<secret_key>
$ plakar at "@garage" ls
repository passphrase:
2026-01-16T21:40:31Z e363f7fa 42 MiB 0s /C:/Users/Seboss666/Pictures/blog

On peut donc faire à peu près ce qu’on veut dès lors : restauration complète ou partielle, création de nouveaux backups, etc.

Verdict

Donc oui, tout a fonctionné pratiquement du premier coup. J’ai quand même tâtonné au départ concernant le build de l’intégration, à vouloir « make » direct à partir du dépôt git. Mais dans ce cas, on se retrouve avec les trois binaires, sans infos sur la construction du fameux ptar (on est là encore dans le simili-jeu de mots, vraiment…), ce qui est plutôt dommage. Il m’aura fallu quelques minutes pour me résigner à utiliser plakar directement. Il faudrait aussi un peu plus de retour sur les commandes qui se déroulent bien (sans erreur). Autant quand on se plante, on le sait, mais quand on se plante pas, voir juste un retour à la ligne est un peu frustrant et déroutant.

Il y a question aussi sur les performances de la sauvegarde testée. j’ai testé sur un dossier de 108 images, et un des développeurs s’est étonné sur BlueSky du temps que ça a pris. J’avoue que pour l’instant, je n’ai pas creusé le sujet, il y a des chances que ça soit dû aux performances S3 elle-mêmes, à NTFS, une combinaison de tout ça. Garage est censé être performant, mais bon, on est sur un processeur ARM assez poussif quand même, qui doit déjà gérer le transfert réseau, donc on est pas à l’abri que ça soit un problème purement chez moi.

En tout cas, pour un jeune logiciel, la qualité de la documentation et l’implémentation Windows déjà opérationnelle (même si encore un peu buggée chez certains, en lien notamment avec les différences slash/antislash à cause de Windows), en bonus une interface web pour parcourir les backups, il m’a très agréablement surpris. On ne peut souhaiter que ça mature comme il faut et que l’entreprise trouve son équilibre (la stabilité financière et l’open-source, hein…). Et moi que je regarde d’un peu plus près le statut du live la prochaine fois (ou que je configure l’enregistrement en plus du stream)…

  •  

« Fail-safe » : après le sans fil périmétrique, voici la nouvelle bataille des robots tondeuses…

Lopkin démonstration des bras robotiques

Le “wire-free” a clairement progressé : RTK, vision, parfois LiDAR… Les robots tondeuses savent désormais se repérer au centimètre près et éviter la plupart des obstacles. Mais il suffit d’un trou, d’une zone humide ou de racines affleurantes pour planter le robot, en attente d’un sauvetage humain…

Au CES 2026, LOPKIN met justement le doigt là où ça fait mal. Plutôt que d’empiler les capteurs, la marque propose une idée simple : rendre la tondeuse capable de se sortir d’affaire toute seule, avec une logique de “tolérance aux erreurs” pensée pour les terrains imparfaits.

Derrière cette annonce, c’est peut-être le prochain vrai match du marché : le “fail-safe”. Autrement dit, non pas éviter toute erreur, mais réduire au maximum les interventions, et rapprocher enfin la promesse du robot de la réalité.

C’est quoi un robot « fail-safe »?

Vous le voyez ce jardin merveilleux où peuvent gambader vos enfants sur leurs petites jambes parfaitement adaptées aux aspérités du terrain ? Celui avec une ornière qui se creuse après une averse, un bas de pente où ça patine, une bordure un peu trop haute, une zone humide qui colle aux roues, une taupinière fraîche, un jouet oublié, ou ce petit obstacle “ridicule” qui suffit à immobiliser la machine ? Pour le robot-tondeuse, eh bien c’est un cauchemar ! Et la question qui se pose inévitablement chez les ingénieurs (prions pour leur sommeil perturbé !) est de savoir quoi faire quand ça tourne mal. Et la contrainte principale, est la suivante : déranger l’utilisateur le moins possible.

D’autant que ces incidents sont plus fréquents qu’on ne l’imagine. Un terrain n’est jamais figé : la météo tasse, ramollit, gonfle ou creuse ; l’herbe pousse différemment selon la saison ; l’usure modifie l’adhérence ; les feuilles, la boue et les racines changent la donne d’une semaine à l’autre. En conséquence, même une navigation très avancée peut se retrouver piégée par des cas limites que personne n’avait “cartographiés”.

C’est là que l’on va recourir au fail-safe, à savoir la capacité d’un robot à continuer ou à se remettre en état après un incident, sans intervention humaine. Et cette bataille se joue sur trois fronts :

  • le logiciel (stratégies de sortie, recalcul, zones interdites dynamiques) ;
  • les capteurs (vision, LiDAR, IMU, capteurs de traction pour détecter la perte d’adhérence) ;
  • la mécanique (traction, roues, châssis, suspension… )

…et, désormais, des systèmes d’auto-récupération capables de dégager le robot physiquement !

LOPKIN et la tondeuse qui “se déplante” toute seule

Sur la E Series, LOPKIN ajoute une idée presque évidente… et pourtant rarissime sur une tondeuse : des bras robotisés intégrés ! Quand la machine détecte qu’elle n’avance plus (patinage, blocage, enlisement), elle passe en mode récupération : les bras se déploient, cherchent un point d’appui, puis “poussent” le châssis pour le sortir de sa position critique. Une fois dégagée, la tondeuse replie ses bras et reprend la tonte. La marque évoque des capacités de franchissement assez ambitieuses, avec des creux pouvant atteindre environ 15 cm et des obstacles de l’ordre de 8 cm (données annoncées).

Lopkin robot-tondeuse vu de côté
To creep or not to creep… ©Lopkin

Il est certain que, quand le RTK, la vision ou le LiDAR échouent à éviter les problèmes, quand l’adhérence disparaît et que la tondeuse s’immobilise en râclant la terre avec ses roues crantées, il n’y a plus grand-chose à “recalculer” : il faut se sortir physiquement de la situation. Si cette idée audacieuse fonctionne en conditions réelles, l’intérêt est immédiat : moins d’aller-retours dans le jardin, moins de notifications “au secours”, et une autonomie qui se mesure enfin au nombre d’interventions humaines évitées.

Ça ne va jamais marcher… Ou bien si ?

Sur le papier, l’idée est brillante. Mais un système d’auto-récupération, c’est aussi plus de mécanique, donc plus de contraintes. Il faudra voir comment ces bras encaissent la réalité : boue, herbe humide, projections, nettoyage, et usure à répétition. Même question côté SAV : disponibilité des pièces, simplicité d’entretien, et coût des réparations si un élément mobile fatigue plus vite que prévu.

Lopkin robot-tondeuse vu de dessous
Bien vu, le petit edge cut sous le flanc droit de la machine ! ©Lopkin

Deuxième point sensible : la sécurité. Des bras en mouvement, près du sol, dans un jardin où passent des enfants ou des animaux, imposent une gestion impeccable des obstacles, des capteurs de présence, et des arrêts d’urgence fiables. Enfin, comme toujours au CES, il reste l’écart entre démonstration et marché : prix, calendrier, distribution, et surtout support concret en France.

Ce qu’il conviendra de tester en priorité

  • le robot se dégage-t-il vraiment d’un creux, d’une bordure, d’un terrain humide ? En combien de tentatives ?
  • quel impact sur la pelouse : traces, arrachements, stabilité lors de la manœuvre ?
  • quel comportement en bordures de pente : évite-t-il la “re-chute” ?
  • quid du nettoyage et de la maintenance des bras : résistance à la boue, accès, pièces exposées ?
  • quelles conséquences sur l’appli et des alertes : moins de notifications… ou juste d’autres notifications ?

En somme, le “wire-free” a ouvert la voie, mais le vrai match 2026, pourrait être la tolérance aux erreurs : un robot autonome doit savoir gérer l’imprévu quand il ne peut l’éviter. Présentée au CES 2026 à Las Vegas, la LOPKIN E Series illustre ce virage avec son approche “auto-récupération”. Reste à voir la suite, car ni le prix ni la disponibilité de la gamme complète n’ont été annoncés à l’heure actuelle et rien n’est encore confirmé pour la France.

Et vous ? Pourriez-vous faire confiance à un robot-tondeuse qui fait des pompes dans la gadoue ? Faites-vous partie de ceux qui pensent que la mobilité robotique devra, à terme, s’affranchir de la roue ? Dites-nous tout en commentaires !

  •  

À Gabès, le dilemme insoluble de la pollution ou du chômage

En 2019, notre collaborateur Thierry Brésillon se rendait dans la ville de Gabès pour enquêter sur les conséquences écologiques et sociales de l'activité du Groupe chimique tunisien (GCT). Les enjeux liés au transfert éventuel du site voire à son arrêt étaient déjà bien identifiés. / Tunisie, (…) / Tunisie, Phosphate, Mer, Pollution, Travail
  •  

Marché du PC en 2025 : une fin d’année 2025 en feu d’artifice avant le déluge ?

L’année 2025 s’est achevée sur des chiffres que les constructeurs de PC n’avaient pas vus depuis belle lurette. Une croissance pas loin des deux chiffres au dernier trimestre, une progression annuelle robuste, des constructeurs confortés dans leurs positions, le décollage des Copilot+ PC… Sur le papier, tout va pour le mieux dans le meilleur des […]

L’article Marché du PC en 2025 : une fin d’année 2025 en feu d’artifice avant le déluge ? est apparu en premier sur InformatiqueNews.fr.

  •  

Cybersécurité : l’UE va durcir le ton face aux équipementiers chinois

La Commission européenne a dévoilé son projet de révision du Cybersecurity Act qui prévoit l’élimination progressive des équipements fournis par des entreprises jugées à haut risque dans les secteurs critiques.

Sans nommer explicitement de pays ou d’entreprises, ces mesures devraient principalement affecter les géants chinois des télécommunications Huawei et ZTE.

« Avec ce nouveau paquet cybersécurité, nous disposerons des moyens nécessaires pour mieux protéger nos chaînes d’approvisionnement critiques en technologies de l’information et de la communication, mais aussi pour combattre les cyberattaques de manière décisive », affirme Henna Virkkunen, la commissaire européenne chargée du numérique.

Le texte s’appliquera à dix-huit secteurs clés identifiés par la Commission, parmi lesquels les équipements de détection, les véhicules connectés et automatisés, les systèmes d’approvisionnement en électricité et en eau, les drones, les services de cloud computing, les dispositifs médicaux ou encore les semi-conducteurs.

Des délais de transition variables

Selon le projet, les opérateurs de téléphonie mobile disposeront de trente-six mois à compter de la publication de la liste des fournisseurs à haut risque pour retirer les composants essentiels provenant de ces entreprises. Les calendriers pour les réseaux fixes, incluant la fibre optique et les câbles sous-marins, ainsi que pour les réseaux satellitaires, seront annoncés ultérieurement.

Les restrictions ne s’appliqueront qu’après une évaluation des risques initiée soit par la Commission, soit par au moins trois pays membres. Les mesures prises devront s’appuyer sur une analyse de marché et une étude d’impact.

L’exécutif européen avait déjà adopté en 2020 une boîte à outils de mesures de sécurité pour les réseaux 5G visant à limiter l’utilisation de fournisseurs à haut risque comme Huawei, en raison de préoccupations relatives à d’éventuels sabotages ou actes d’espionnage. Toutefois, certains pays n’ont toujours pas retiré ces équipements, notamment en raison des coûts élevés que cela représente.

L’Espagne a même signé l’été dernier un contrat de douze millions € avec Huawei pour la fourniture de matériel destiné au stockage des écoutes autorisées par les tribunaux pour les services de police et de renseignement.

Pékin dénonce un « protectionnisme pur et simple »

La Chine n’a pas tardé à réagir. Le ministère chinois des Affaires étrangères a qualifié les restrictions imposées aux entreprises chinoises sans base juridique de «protectionnisme pur et simple », exhortant l’UE à fournir un environnement commercial équitable, transparent et non discriminatoire aux sociétés chinoises.

Pékin avait déjà déclaré en novembre qu’une telle initiative violerait les principes du marché et les règles de la concurrence loyale, soulignant que le retrait d’équipements chinois dans certains pays avait entravé leur développement technologique et entraîné des pertes financières importantes.

L’Europe entre deux dépendances

Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de Bruxelles visant à réduire sa dépendance tant vis-à-vis de la Chine que des grandes entreprises technologiques américaines. L’Allemagne a récemment nommé une commission d’experts pour repenser sa politique commerciale envers Pékin et interdit l’utilisation de composants chinois dans les futurs réseaux 6G.

Les États-Unis ont quant à eux banni en 2022 les approbations de nouveaux équipements de télécommunications de Huawei et ZTE.

Reste que la mise en œuvre de ces restrictions pourrait s’avérer complexe. Plus de quatre-vingt-dix pour cent des panneaux solaires installés dans l’UE sont fabriqués en Chine. Certains représentants de l’industrie soulignent également le manque d’alternatives viables, les opérateurs télécoms ayant mis en garde contre l’impact potentiel sur les prix à la consommation.

Le projet de loi doit encore être approuvé par les pays membres et le Parlement européen dans les mois à venir avant de devenir contraignant. Les calendriers proposés devraient faire face à la résistance de certaines capitales européennes, les États membres étant responsables de leur propre sécurité nationale.

The post Cybersécurité : l’UE va durcir le ton face aux équipementiers chinois appeared first on Silicon.fr.

  •  

Infinix Note Edge Launched: Thin Design, 6,500 mAh Battery, And Curved AMOLED Display

After a series of leaks and rumors, the Infinix Note Edge has officially been introduced. Marketed as an “ultra-thin” smartphone, the device aims to make slim, modern designs more accessible by offering competitive specifications at a low price. According to Infinix, the Note Edge measures 7.2 mm in thickness and weighs 185 grams, placing it in the lightweight category for smartphones with large displays and high-capacity batteries. Its design includes […]

  •  

Envoyez vos courriers facilement avec le timbre numérique ! | Service Public

Le timbre numérique est une alternative au timbre classique. Il vous permet d’envoyer des courriers de moins de 20 g (environ deux feuilles A4) à destination de la France métropolitaine et la Corse.
Il se présente sous la forme d’un code composé de 8 caractères (mélange de chiffres et de lettres), à recopier soi-même sur la lettre que l'on envoie.


Permalien
  •  

En Tunisie, l'extractivisme asphyxie la ville de Gabès

Dégâts environnementaux, marginalisation sociale et politique, pollution, dépendance néocoloniale… Le complexe industriel chimique lié à l'exportation des phosphates tunisiens est la cible d'un mouvement de contestation à Gabès. L'ancienne oasis côtière est emblématique d'un modèle économique (…) / Écologie, Pollution, Phosphate, Mer, Mouvement de contestation, Tunisie
  •  

Nvidia devrait faire son entrée sur le marché des Copilot+ PC dès cette année

Le CES a gardé le silence, mais les fuites reviennent de plus belle et font beaucoup de bruit : Nvidia voudrait dévoiler ses premières ARM pour PC fin mars 2026 pour un lancement effectif des PC dotés de ses puces dès cette année. Windows 11 on ARM n’est plus un pari exotique, l’IA locale devient […]

L’article Nvidia devrait faire son entrée sur le marché des Copilot+ PC dès cette année est apparu en premier sur InformatiqueNews.fr.

  •  

L'ère de Photoshop touche à sa fin. Les investisseurs fuient en masse.

Pendant des décennies, Photoshop a été synonyme de graphisme professionnel. Quiconque s'adonnait à la conception, à la retouche photo ou à la création de contenu visuel utilisait tôt ou tard le produit phare d'Adobe. Cette époque touche clairement à sa fin, du moins aux yeux des investisseurs boursiers. L'action Adobe a perdu plus de 30 % de sa valeur au cours de l'année écoulée. L'entreprise restera déficitaire dans trois ans, une situation rare parmi les grandes entreprises technologiques. À titre de comparaison, sur la même période, Palantir a vu son cours bondir de plus de 2 300 %, NVIDIA de 953 % et Google de 264 %. Le marché démontre clairement que l'avenir appartient aux entreprises proposant des solutions basées sur l'IA, et non aux développeurs de logiciels traditionnels. Le problème d'Adobe, c'est que ses produits sont particulièrement vulnérables à l'automatisation par l'intelligence artificielle. Il y a quelques années encore, pour obtenir des graphismes professionnels pour une publicité, un dépliant ou un site web, il fallait maîtriser Photoshop ou faire appel à un graphiste. Aujourd'hui, il suffit de saisir quelques mots dans ChatGPT, Microsoft Copilot ou Google Gemini pour obtenir une image correcte. Bien sûr, la qualité des graphismes générés n'est pas comparable à celle d'un graphiste professionnel, mais elle est suffisante pour la plupart des applications professionnelles. De plus en plus d'entreprises, y compris de grandes sociétés, abandonnent les coûteuses licences Adobe au profit de solutions d'IA rapides et abordables. Adobe a tenté de relever ces défis en créant son propre générateur d'images, Firefly. Cependant, les résultats n'ont pas été à la hauteur des attentes. Des banques d'investissement, dont Goldman Sachs, ont abaissé la recommandation sur le titre Adobe. Les analystes prévoient que les outils d'IA deviendront de plus en plus performants et que des logiciels comme Photoshop deviendront superflus pour la plupart des utilisateurs. Adobe a tenté de sauver ses actifs en rachetant son concurrent Figma, mais l'opération a été bloquée par les autorités de régulation. Parallèlement, Figma et Canva proposent des outils plus simples et plus abordables, mieux adaptés à l'ère de l'intelligence artificielle. De plus, les jeunes générations s'attendent à ce que la conception graphique soit rapide et intuitive. Pour elles, Photoshop, avec sa complexité d'apprentissage, peut sembler une relique du passé. (Lire la suite)
  •  

RedMagic 11 Air Launches with Ultra-Thin Design, Cooling Fan, And 7,000mAh Battery

RedMagic has officially introduced the RedMagic 11 Air, a new gaming smartphone designed to combine high performance with an ultra-thin body. Following multiple teasers, the successor of the Redmagic 10 Air was launched on Tuesday (20) and brings notable upgrades over its predecessor, including a more powerful chipset, a faster display, and a larger battery. Despite its slim profile, one of the phone’s main highlights is the inclusion of RedMagic’s […]

  •  
❌