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Marche des services de l’Etat du Valenciennois contre les violences faites aux femmes

(Les participants à cette marche solidaire malgré une météo dissuasive)

Bien sûr, ce territoire est particulièrement exposé par cette thématique des violences physiques et verbales contre les femmes. « Le Nord est le 3ème département de France métropolitaine le plus concerné par ces violences faites aux femmes. Ensuite, le Valenciennois est le 2ème secteur le plus touché après la région lilloise. C’est un sujet très prégnant sur ce territoire », commente le Sous-Préfet de Valenciennes. 

Malgré ce constat où des chiffres abrasifs demeurent très lourds sur Le Valenciennois, l’activisme de tous les acteurs, Force de l’ordre, Justice, services de l’Etat, associations spécialisées, mais également Valenciennes Métropole et La Porte du Hainaut, est incontestable depuis de nombreuses années. « C’est pourquoi, nous pouvons espérer que nous réduisons au moins la hausse de ces violences sur ce territoire », ajoute Stéphane Costaglioli. Soyons transparent, la parole s’est aussi libérée depuis le mouvement « Me Too » avec des situations masquées hier et déclarées au grand jour aujourd’hui. C’est heureux que les victimes parlent… enfin !

« Femmes solidaires » fête ses 80 ans

Christine Havez

Concrètement, la marche solidaire a démarré de la Sous-Préfecture de Valenciennes où chemin faisant elle est passée devant les locaux de tous ces acteurs de l’Etat basés sur la ville-centre. Puis, une cérémonie conviviale s’est déroulée au sein de la Sous-Préfecture afin de présenter un état des lieux, mais également une mise en exergue de l’association « Femmes solidaires ».

Cette association est née en 1945 où beaucoup de mouvements sont apparus après la Seconde Guerre mondiale. Autrefois, baptisée UFF (Union des Femmes Françaises), elle s’appelle aujourd’hui « Femmes Solidaires », une association féministe et laïque. « Notre mission est de faire reculer toute discrimination et de faire avancer le Droit des femmes », explique Christine Havez, la présidente de l’antenne sur Prouvy, accompagnée d’Isabelle Choain, l’édile de la commune. Les comités de cette association sont présents sur le Valenciennois, Beuvrages, Prouvy, Raismes, et Trith-st-Léger.

Cette organisation est reconnue au niveau international puisqu’elle a un statut d’avis consultatif à l’ONU. « Nous avons toujours une femme qui décède tous les trois jours sous les coups de son conjoint. Ensuite, nous sommes encore dans un environnement de violences patriarcales. Aujourd’hui, le numéro d’urgence 3919, accessible 7j/7, est le 1er contact en cas de doute, de peur… », conclut Christine Havez.

Une collecte de fonds a été réalisée auprès des marcheurs du jour, entre 40 et 50 personnes, afin de réaliser un don à ladite association.

Daniel Carlier

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L’histoire à ciel ouvert sur Condé-sur-L’Escaut (places encore disponibles pour ce samedi 22 novembre)

(Visuel INRAP, vue d’ensemble du fond de la berge Copyright INRAP)

De la période carolingienne au XVIIIème siècle avec Alain Henton de l’INRAP

On le sait, quelques villes sur l’arrondissement de Valenciennes détiennent des trésors souterrains. Bien sûr, l’ex Athènes du Nord, Valenciennes, Saint-Amand-les-Eaux et bien sûr la collectivité locale de Condé-sur-l’Escaut dont chacun sait que le potentiel historique est gigantesque, inexploité même sans nécessairement dépenser massivement des fonds publics, l’objet d’une convoitise affichée à chaque entame de campagne électorale locale, mais comme toujours un réalisé décevant, voire inexistant, en fin de mandat !

 « Ces sont des remparts espagnols, Vauban a (seulement) amélioré l’existant ! », Alain Henton

Sur ce quartier de la rue Gambetta et celui du « Quai du petit rempart », l’arrivée du tramway à bouleversé l’écosystème du centre-ville tout comme le fonds d’Etat PNRQAD (Programme National de Requalification des Quartiers Anciens Dégradés) signé par Daniel Bois (ancien maire) et Valérie Létard (Ex Présidente de Valenciennes Métropole). Plusieurs espaces fonciers sont concernés par cette initiative nationale, déclinée sur cette commune du Pays de Condé au profit de la place centrale, mais également de cet « îlot du Quai du Petit Rempart » avec un projet de verdissement du quartier et de la construction logements neufs.

Vestige d’une tannerie (va-infos)

« Nous avions déjà réalisé un diagnostic en 2018 », précise Alain Henton, responsable de cette opération de l’INRAP Hauts de France ( https://www.inrap.fr/ ) depuis début septembre jusque mi-décembre 2025. Sur ce terrain traversant entre la rue Gambetta et le Quai du Petit Rempart, un chantier de fouilles préventives, validé par la DRAC (direction régionale des affaires culturelles), est en plein dévoilement, car cette ville s’est développée à travers les siècles entre la voie d’eau de la « Haynette », un bras naturel de la « Haine », un confluent de « l’Escaut ».

Les vikings devant Condé aussi… !

A quatre mètres de profondeur, Alain Henton vous explique que les premières traces découvertes sur ce site remontent à l’époque carolingienne (du 8ème au 10ème siècle) le long de cette rivière sauvage. Ensuite, le 10ème siècle marque les premières tentatives de construction de berges, puis les premiers bâtis…

En digression, n’oublions pas que ce territoire était, pendant un temps, sous la houlette des espagnols dont les réalisations furent majeures dans le nord de l’Europe. « D’ailleurs, les remparts de Condé-sur-l’Escaut sont principalement d’origine espagnole. Vauban Vauban a (seulement) amélioré l’existant ! », indique le locuteur. Comme quoi, l’arrivée de Louis XIV en 1676 n’est pas un point de départ du développement local…

Visuel Brasserie, Gilles Leroy SRA (DRAC Hauts de France)

Au fil des siècles, la visite guidée samedi prochain vous expliquera l’émergence du bâtimentaire, de l’activité humaine comme celle des tanneurs, obligatoirement proche de l’eau pour le travail des peaux de bête, sans oublier l’activité brassicole avec une succession de professionnels jusqu’à l’ancêtre de la « Bière de Condé » de la famille Failly. Votre oeil curieux sera attiré aussi par la qualité de conservation d’un âtre (ou sole) de cheminée, un bijou ! Vous constaterez au fil du récit que cette cité s’est étendue, sans oublier l’édification des remparts, dans le fameux Comté du Hainaut avec un crédo évident. « Condé a choisi de s’étendre sur l’eau », précise Alain Henton.

Tout vous sera révélé même un campement viking aux abords de la cité, car ces conquérants du Nord ont installé campement durant une période de l’histoire condéenne. Après ce chantier de fouilles préventives financés par le Maître d’Oeuvre, conformément à la loi, en l’occurrence Valenciennes Métropole, cette mise en bouche historique enverra des éléments prélevés « dans les archives, voire dans des musées », précise Léa Grosset, chargé de développement culturel et de la communication de l’INRAP Hauts de France. « On espère revenir en janvier prochain, car nous souhaitons poursuivre notre mise à jour, sur 30 à 40 mètres, des remparts sur ce secteur », commente Alain Henton.

Un métier d’art à un prix… !

Sole de cheminée (Copyright INRAP)

Cette petite équipe de l’INRAP, de six personnes, travaille depuis le 01 septembre 2025 avec minutie, patience, et avec un savoir faire métier rare. C’est pourquoi, la loi a imposé une taxe pour les collectivités locales ou territoriales et une obligation de fouilles, après sondages positifs, afin de financer cet EPA (Etablissement Public Administratif) de l’INRA. « Nous sommes environ 200 personnes sur l’antenne des Hauts de France », précise une interlocutrice de l’INRAP 

Dans ce cadre, le porteur de projet initial paye une taxe variable suivant les chantiers finaux. Par exemple, 0,71 centimes du M2, donc assez peu sur un chantier comme sur Condé-sur-l’Escaut, mais une facture salée tout le long de la construction d’une ligne TGV… ! Certes, une taxe (encore) est toujours contraignante, mais, on le dit moins, ouvre un Droit !

Inscription, suivez le guide… !

Mille raisons de visiter les fouilles archéologiques au 20 rue Gambetta sur Condé-sur-l’Escaut, car compte tenu du succès des réservations, Léa Grosset a ouvert « deux nouveaux créneaux, 10H40 et 14H20 (visite 30 minutes) »

Contact Inrap Hauts-de-France/Lea Groset, lea.grosset@inrap.fr, lien de réservation : https://my.weezevent.com/visite-du-chantier-de-fouilles-archeologiques-a-conde-sur-lescaut

Aucun doute, les vestiges vivants sur Condé-sur-l’Escaut sont pléthoriques, une richesse dont s’emparera peut-être un jour la puissance publique. 

Daniel Carlier

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Le SIAVED et ses membres redoutent un budget de l’Etat 2026 difficile pour les collectivités publiques

Charles Lemoine : « Notre objectif de zéro enfouissement est plus que jamais d’actualité. »

Au détour d’un ordre du jour de gestion courante d’une fin d’année budgétaire, le Président du SIAVED a énuméré une série de problématiques prégnantes. Tout d’abord, la négociation des marchés publics des 3 CVE (Centre de Valorisation Energétique) est tendue. « Je dois vous dire mon mécontentement vis à vis de PAPREC dont l’intransigeance va nuire aux relations entre le SIAVED et de groupe. Je reviendrai sur ce sujet durant le comité syndical du 18 décembre 2025 après la CAO (Commission d’Appels d’Offre) », commente Charles Lemoine.

Ensuite, on monte d’un étage avec le projet de budget de l’Etat où la TGAP 2026 (taxe générale sur les activités polluantes) sera très incitative. En effet, la facture sera très salée pour les déchets « mis en décharge ». Concrètement, l’addition passera de 72 euros la tonne à 105 euros en 2030. « Autant dire que notre objectif de zéro enfouissement est plus que jamais d’actualité », commente Charles Lemoine.

Dans la lignée, le process d’incinération des déchets doit veiller à éviter certains dépôts dangereux, comme des piles, mais plus encore les « petites cartouches et bonbonnes de protoxyde d’azote. En effet, dans nos CVE, et même dans le Centre de Tri, des explosions endommagent les infrastructures, génèrent des surcoûts, mais surtout représentent un danger pour les salariés sur ces sites », ajoute le Président du SIAVED.

« Une taxe de 17,5 millions d’euros sur les 7 membres du SIAVED », Jean-François Delattre

A la fin de ce conseil de mise en ordre comptable, les élus ont exprimé leurs inquiétudes face au prochain budget de l’Etat 2026. Effectivement, c’est un des seuls hémicycles communautaires dans le sud du département du Nord où les élus du Valenciennois, du Cambrésis, de la Sambre Avesnois et une partie du Douaisis peuvent échanger dans une même réunion, autant en profiter !

A cet effet, Jean-François Delattre, le vice-président aux finances de la La Porte du Hainaut, EPCI membre du SIVAED, alerte : « Avec cette taxe (CFE remodelée) pour 2026, les 7 agglo seront impactées pour un montant de 17,5 millions d’euros. Ce sont des moyens financiers en moins que nous devons garder à l’esprit à la veille de l’élaboration du budget SIAVED (et de fait de la contribution de chaque collectivité). »

Dans la suite presque logique, Bernard Baudoux, Président de l’agglo de Maubeuge, précise que le prochain Congrès des maires soulignera « la saignée des collectivités locales. Rappelons que les communes initient 65% de l’investissement public en France. En fait, c’est nous qui tenons la baraque à ce stade. De plus (ou cerise sur le gâteau),  un seuil plafond de 2% des dépenses de fonctionnement est imposé sous peine de non remboursement… Là, on touche à l’autonomie communale ! », s’exclame l’élu de la Sambre Avesnois. 

Enfin, Goerges Flamengt, maire de Saint-Python, conclut très simplement : « L’effet ciseau est devant nous. Nous ressources baissent et les taxes vont encore augmenter… ! » Concrètement, la TPU (Taxe Professionnelle Unique) a disparu en 2010 au profit d’une CFE basée sur d’autres paramètres. Aujourd’hui, cette dernière est revisitée sur ses bases et ça va piquer. Si vous ajoutez à cela la plus récente Taxe d’Habitation, les collectivités publiques sont en culotte courte… budgétaire !

Daniel Carlier

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Les Agriculteurs en réunion avec le Sous-Préfet de Valenciennes

(La délégation avant sont entrée en réunion)

Isabelle Pique : « L’hypocrisie du Mercosur (Amérique du Sud), on ne croit plus personne ! »

Les Agriculteurs du territoire s’étaient donnés rendez-vous devant la Préfecture ce mercredi 12 novembre, la nuit tout juste posée, car un entretien avec le Sous-Préfet de Valenciennes était programmé. 

A cette occasion, près de 25 tracteurs étaient présents devant et rues attenantes à la Sous-Préfecture de Valenciennes, car cette délégation devait rencontrer l’écoute de l’Etat de proximité, en l’occurrence Stéphane Costaglioli. « Nous voulons aborder les thématiques du Mercosur, la problématique d’une nouvelle taxe sur les engrais, et plus localement la prolifération des sangliers. Enfin, nous voulons évoquer le sujet de la grippe aviaire et de la dermatose modulaire », explique Isabelle Pique, référente FDSEA sur le Hainaut. 

« Nous voyons déjà le détournement du CETA (Canada) chez nous », Isabelle Pique

Après la réunion, sur la forme, la délégation était contente d’un entretien avec un représentant de l’Etat « ouvert au dialogue, ça fait plaisir ! Nous avons obtenu également quelques avancées administratives avec la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer) », indique Isabelle Pique.

Ensuite, sur les sujets piquants, vous avez d’abord le sujet international du Mercosur suite aux changements de discours du Président de la République au Brésil. Bien sûr, le Sous-Préfet de Valenciennes renvoie la parole officielle : « En l’état actuel, ce traité du Mercosur n’est pas signable ! » En effet, certaines activités de l’Agriculture française paieront le prix fort si cet accord prenait vie en France. « L’hypocrisie du Mercosur (Amérique du Sud), on ne croit plus personne ! Nous devons conserver un revenu pour travailler. Sur un territoire comme le notre avec des espaces humides, sans élevage, ces terres ne seraient pas entretenues. Vous auriez de fait des inondations, une situation très mauvaise pour l’environnement ! », commente Isabelle Pique. Ensuite, elle évoque la déclinaison du CETA, pas encore officiellement signé, mais « nous voyons déjà le détournement du CETA (Canada) chez nous. Le CANADA contourne, avec la validation de la commission européenne, des normes de pesticides que nous ne pouvons pas utiliser, par exemple pour exporter leur Lentilles… en France. »

Plus européenne, une taxe sur les engrais est dans les tuyaux par le biais de la MACF (Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières) où des engrais azotés seront taxés fortement. Les engrais azotés concernés comprennent : ammoniac, acide nitrique, nitrates de potassium, engrais minéraux azotés et composés avec une hausse du prix de 15 à 25 % anticipés pour l’importation de ces deniers et répercutés sur les filières agricoles utilisatrices. Faute d’engrais de substitution, la profession est inquiète. Presque pour résumer le désarroi des Agriculteurs, une participante à cette entre réunion demande tout de go : « Que devons nous planter dans nos champs M. Le Sous-Préfet ! »

Autre sujet de l’Union Européenne, la rénovation de la PAC avec « l’idée d’une renationalisation des enveloppes par pays et nous ne le voulons pas. Nous savons très bien qu’en France, on va verdir plus et nous faire crever. Regardez le sucre ! Nous avons dû en importer, alors que nous sommes en capacité de le produire », ajoute-t-elle. 

Ensuite, plus local, les professionnels observent avec effroi une invasion des sangliers. Ces animaux détruisent des cultures, réalisent des dégâts mortifères pour les Agriculteurs. C’est pourquoi, la demande d’un abattage massif passe par une kyrielle d’autorisation de l’Etat, un sujet complexe, mais très concret sur certains secteurs du Hainaut comme l’Amandinois. 

Enfin et surtout, les sujets de la Grippe aviaire et de la Dermatose modulaire demeurent dans tous les esprits. « Je crains chaque jour pour mes bêtes, car c’est l’abattage complet du troupeau pour un seul cas. En plus de l’attachement, c’est la fin d’un travail de génétique entrepris par mes parents, un drame absolu ! Les belges ont lancé une campagne de vaccination à cet effet », conclut Isabelle Pique.

Petit réconfort, mais chaque pierre est importante. Après cette entrevue, les Agriculteurs ont organisé un barbecue géant, avec les bons produits du terroir, dans une rue attenante à la Sous-Préfecture de Valenciennes. « Quelque Valenciennois sont venus spontanément nous soutenir à cette occasion. C’est important d’avoir du soutien, deux sénateurs du Nord (Guislain Cambier et Joshua Hochart), tout comme le Sous-Préfet, sont d’ailleurs venus partager ce moment de convivialité », conclut-elle.

Daniel Carlier

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(Hand) 25 folles amandinoises, puis Brest a fait parler la poudre (18-31)

UN DEBUT DE SAISON PROMETTEUR DES LOUVES

Alors que nous en sommes au tiers du championnat Saint Amand Handball Porte du Hainaut pointe à la cinquième place du classement avec 19 pts à une petite encablure du podium. Cela avec cinq victoires (c/ Dijon : 29-25, c/Strasbourg 26-23, à St Maur 29-30, c/Le Havre 33-26 et à Plan de Cuques 26-28. Un nul à Toulon 25-25 et deux défaites contre Metz 25-38 et à Besançon 25-24. Un début de saison très honnête du SAHPH invaincu depuis le 8 octobre dernier.

MAYSSA RAQUEL DE OLIVEIRA PESSOAUN GARDIENNE EXCEPTIONNELLE

Cette saison le SAHPH possède en dernier rempart une gardienne hors norme en la personne de l’internationale brésilienne Mayssa  Raquel de Oliveira Pessoa (41 ans) qui en quelques mois est déjà la coqueluche amandinoise. ll est vrai qu’avec ses arrêts exceptionnels elle fait vibrer la salle Maurice Hugot à chaque rencontre. Elle est arrivée dans la cité thermale avec un palmarès éblouissant et très riche à savoir : Ligue des Champions : Vainqueur en 2016 avec le CSM Bucarest (Roumanie) et finaliste en 2017 avec Vadar Skopje (Macédoine) et en 2019 avec Rostov-Don (Russie), Jeux Olympiques avec le Brésil : 6e en 2012, 5e en 2016, Championnat du Monde avec le Brésil : Médaille d’or en 2013, 10e en 2015, 18e en 2017, Compétitions Nationales : Championne de Russie en 2013 et 2014 avec Dynamo Volgogrand, en 2018 et 2019 avec Rostov-Don ; Championne de Macédoine du Nord en 2017 avec Vadar Skopje. ; Championne de Roumanie en 2015 et 2016 avec CSM Bucarest.

Notons qu’à Saint Amand elle est admirablement suppléée par Ophélie Tonds qui confirme ses excellentes prestations de la saison dernière.

TONNERRE de BREST

Pour cette neuvième journée de la Ligue Butagaz Energie c’est Brest qui va fouler le parquet de la salle amandinoise. Un sacré client pour les équipières de Mélanie Jobard, les Brestoises étant invaincues depuis le début de saison (24 pts) seulement devancées au classement par Metz à la différence de buts : + 98 contre +137 aux Messines. Avant cette rencontre seuls Besançon (30/36), Dijon (26/30) et Paris 92 (21/25) avaient réussi à les titiller dans l’exercice 2025-2026. Notons que la 12e journée de championnat, l’avant dernière aller,  vaudra son pesant de cacahuètes  avec un certain Brest-Metz qui s’annonce explosif.

ST AMAND A JOUE CRÂNEMENT SA CHANCE EN PREMIERE MI-TEMPS

Elisa Techer ceinturée lors de son tir en extension

C’est Le Blevec qui ouvrait le score sur un jet de 7m : 1-0 (3e), puis un second 3-3 (7e). Là Jobard et surtout Santos Arounian en pointe se mettaient en évidence propulsant leurs couleurs sur le devant de la scène. On pouvait se pincer  pour voir si cela était vrai mais St Amand ballotait l’un des ténors du championnat : 8-4 (16e). Le Blevec inscrivait son troisième jet de 7 m de la soirée, Pessoa multipliait les arrêts de bonnes factures  et l’ambiance montait crescendo dans les gradins de la salle Maurice Hugot : 9-5 (20e). Après ces minutes de folie St Amand avait besoin de souffler et Brest n’en demandait pas tant. Il égalisait par Nocandy : 10-10 (28e) avant de rentrer aux vestiaires avec deux longueurs d’avance : 10-12.

LE ROULEAU COMPRESSEUR BRESTOIS

La reprise était du même tonneau que la fin de la première mi-temps, les Rebelles accentuant leur avance : 10-14 (32e). La confiance avait changé de camp et déjà physiquement les équipières de Jobard marquaient le coup. Sans pour autant baisser les bras : 12-17 (35e). En face on déroulait en alliant vitesse et efficacité : 14-22 (44e). La messe semblait hélas dite pour l’équipe de la cité thermale. Elle était dite le dernier quart d’heure n’allait rien changer, les Louves ne pouvant alors qu’opposer leur courage et leur abnégation et certains reconnaîtront que l’addition était quand même lourde par rapport à l’espoir entrevu  dans les trente premières minutes. Score final : 18-31.

Les réactions :

Julie Le Blevec ( joueuse de St Amand) : << L’idée est de retenir ce que l’on a bien fait en première mi-temps, après ce fut plus compliqué surtout sur le plan physique et sur le rythme. C’est là qu’elles ont pris l’ascendant. Ce genre de match est très important, car il démontre qu’il y a encore énormément de choses à travailler. Avant cela, nous étions contentes de notre début de saison en voyant la tournure de notre jeu collectif. A nous de travailler et de repartir d’un bon pied après la trêve. >>

Edina Szabo (coach de St Amand) : << C’était très bien durant les vingt cinq premières minutes après ce ne fut pas la même chose. Le résultat final n’est pas bon par rapport au match que nous avions préparé. J’ai dit aux filles que c’était encourageant comme sur le projet défensif. Il nous a manqué de la stabilité en attaque en étant trop bafouillant, mais je crois que les filles ont manqué de gnac, de courir. Il aurait fallu être parfait pour réussir à les battre, à les inquiéter. C’est dommage que nous les avons pas fait douter plus longtemps. >>

SAINT AMAND  – BREST : 18-31 (10-12)

St Amand : Arrêts : 4/23 tirs, Pessoa 3/15.  Buts Guirassy 1/2, Jobard 4/4, Le Blevec 3/5, 

Abdellahi 1/4, Mbata 1/5, Santos Arounian 5/9, Lopez 2/5, Techer ¼

Brest : Arrêts : Depuiset 5/13. André 9/17. Buts : Nocandy 8/10, Noslen 2/3, Mairot 3/5, 

Ondono 3/4, Vyakhireva 4/4, Borg 3/9, Faure 3/4, Kanor  1/2 ,  Foppa 3/3, Coatanéa 1/1.

Olivia et Robert Place

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