Ubisoft traverse l’une des pires crises boursières de son histoire : son action a chuté de 33 % après l’annonce d’une vaste restructuration interne et de lourdes pertes financières attendues.
Ça va mal chez Ubi, c'est dommage que ce soit les employés qui doivent en faire les frais.
Après, sur le fond, leur restructuration, si elle est menée à son terme, n'est pas déconnante : scinder l'activité en plusieurs branches semi-autonomes (l'enjeu est justement de savoir quel niveau d’autonomie elles auront), évitera *peut-être* de retomber dans la situation antérieure avec juste une grosse tête qui décide de tout (la fameuse division créa, au cœur des récents procès pour harcèlement).
Dans ce contexte, l'annulation de jeux était presque inévitable MAIS risque aussi de donner l'impression d'un studio à l'arrêt... Dans la pratique, ce n'est bien sûr pas le cas : quand tu emploies +/- 20K personnes, t'as intérêt à leur filer du taff, sinon tu perds de l'argent.
Et du coup, voyez comme tout se tient, pour rentrer dans ses frais, que fait Ubi ? *Il ne licencie pas en France*[passage corrigé], ils viennent de fermer 1 ou 2 studios hors France... ah ben du coup ça va ?
[N.B. : entendu dans SoJ, j'essaierai de trouver un lien]
EDIT : j'ai lu trop vite, c'est bel et bien mentionné dans l'article :
> l'éditeur, qui confirme la fermeture des studios de Stockholm et d'Halifax, et annonce des restructurations à Abu Dhabi, RedLynx et Massive
Dans un premier temps, je n'ai pas compris leur obsession à faire revenir les gens en présentiel : économiquement parlant, le télétravail, c'est du pain béni pour les patrons, ça diminue les charges fixes.
Alors du coup, j'ai réfléchi et j'ai pensé à deux raisons :
- la première, c'est que tu peux plus facilement mettre sous pression (qui a dit crunch ?) à quelqu'un que tu as sous la main
- la seconde, c'est que celleux qui ne sont pas content, et ça fait du monde, ben ils peuvent partir hein, on les retient pas... Alors oui, Ubi ne licencie pas en France, mais est visiblement en train de faire en sorte qu'un certain nombre d'employés se barrent d'eux-mêmes. (Permalink)
Ça va mal chez Ubi, c'est dommage que ce soit les employés qui doivent en faire les frais.
Après, sur le fond, leur restructuration, si elle est menée à son terme, n'est pas déconnante : scinder l'activité en plusieurs branches semi-autonomes (l'enjeu est justement de savoir quel niveau d’autonomie elles auront), évitera *peut-être* de retomber dans la situation antérieure avec juste une grosse tête qui décide de tout (la fameuse division créa, au cœur des récents procès pour harcèlement).
Dans ce contexte, l'annulation de jeux était presque inévitable MAIS risque aussi de donner l'impression d'un studio à l'arrêt... Dans la pratique, ce n'est bien sûr pas le cas : quand tu emploies +/- 20K personnes, t'as intérêt à leur filer du taff, sinon tu perds de l'argent.
Et du coup, voyez comme tout se tient, pour rentrer dans ses frais, que fait Ubi ? *Il ne licencie pas en France*[passage corrigé], ils viennent de fermer 1 ou 2 studios hors France... ah ben du coup ça va ?
[N.B. : entendu dans SoJ, j'essaierai de trouver un lien]
EDIT : j'ai lu trop vite, c'est bel et bien mentionné dans l'article :
> l'éditeur, qui confirme la fermeture des studios de Stockholm et d'Halifax, et annonce des restructurations à Abu Dhabi, RedLynx et Massive
Dans un premier temps, je n'ai pas compris leur obsession à faire revenir les gens en présentiel : économiquement parlant, le télétravail, c'est du pain béni pour les patrons, ça diminue les charges fixes.
Alors du coup, j'ai réfléchi et j'ai pensé à deux raisons :
- la première, c'est que tu peux plus facilement mettre sous pression (qui a dit crunch ?) à quelqu'un que tu as sous la main
- la seconde, c'est que celleux qui ne sont pas content, et ça fait du monde, ben ils peuvent partir hein, on les retient pas... Alors oui, Ubi ne licencie pas en France, mais est visiblement en train de faire en sorte qu'un certain nombre d'employés se barrent d'eux-mêmes. (Permalink)
Le gars vient quand même de nous sortir une pépite au Forum de Davos qui m'a laissé sur le cul. Le patron de Microsoft, confortablement installé aux côtés de Larry Fink (le boss de BlackRock) a prévenu en totale détente le monde entier que le boom de l'IA risquait de se transformer en bulle... si les gens n'adoptaient pas assez vite l'intelligence artificielle.
Mais mort de lol.
Relisez bien cette phrase... Le mec qui a investi 14 milliards de dollars dans OpenAI nous explique aujourd'hui que si on n'achète pas son produit, ça va devenir une bulle. Un peu comme un dealer de coke qui vous dirait "achetez ma came, sinon je vais devoir arrêter d'en importer et vous n'aurez plus rien".
Un bon petit raisonnement en cercle comme on les aime... mdrrr.
Pour le coup, voici sa citation exacte, à savourer sans modération : "Pour que ça ne soit pas une bulle par définition, il faut que les bénéfices soient répartis de manière beaucoup plus équitable." Traduction pour gens comme moi qui comprennent vite si on leur explique longtemps : Actuellement, les seuls qui profitent vraiment de l'IA, ce sont les boîtes tech et si ça reste comme ça, le château de cartes va s'écrouler.
Le plus beau dans l'histoire, c'est que Microsoft n'est plus le fournisseur cloud exclusif d'OpenAI. Le partenariat a été restructuré fin octobre dernier et d'ici le début des années 2030, OpenAI pourra aller voir ailleurs. Du coup Nadella nous explique maintenant qu'il bosse aussi avec Anthropic et xAI, OKLM. Diversification, qu'il appelle ça.... Au secours.
Bref, on assiste à un moment assez incroyable, j'avoue, où des géants de la tech qui après avoir investi des milliards de milliards de milliards dans l'IA, commencent à flipper leur stock options que personne n'en veuille vraiment. Bah oui, le problème c'est que pour l'instant, à part
jouer avec ChatGPT
pour écrire des mails ou générer des images rigolotes,
la "révolution" se fait un peu attendre dans le monde réel
, c'est vrai.
Et maintenant ce serait à nous de sauver leurs investissements ?
"Quelle indignité" comme dirait notre Edmond Dantes des bac à sable...
JE.
VAIS.
DÉCAPITER.
LES.
DÉVELOPPEURS.
DE.
MICROSOFT.
Un collègue m'envoi un bout de code dans Teams (dans un bloc de code). J'utilise le bouton "copier" dans Teams, je colle dans dans un autre logiciel. Erreur de syntaxe.
Le message envoyé par le collègue, à l'écran, contient : '</U>','</span>'
Ce que j'obtiens dans le presse-papier : '</U>',''</span>
J'adore quand Microsoft *sabote* mon boulot. 😒
MÊME LE COPIER-COLLER, ILS NE SONT PLUS FOUTUS DE LE FAIRE CORRECTEMENT. 💩💩💩
Ça dépense des DIZAINES DE MILLIARDS de dollars dans l'IA, mais ça ne sait même plus faire ce qu'un Mac 128k de 1984 savait assurer sans faillir. (Permalink)
Microsoft a dû publier plusieurs correctifs d’urgence pour Windows 11 après les mises à jour de janvier 2026, qui ont provoqué des pannes d’arrêt, d’hibernation et des coupures d’accès au bureau à distance.
> Résultat : lorsque l'utilisateur demande l'arrêt ou la mise en veille prolongée, le PC redémarre immédiatement. Microsoft a temporairement suggéré d'utiliser l'invite de commande pour forcer l'extinction, une méthode archaïque qui illustre l'ampleur du désordre.
Hum... Comment dire ? L'utilisateur lambda, qui refuse de passer sous Linux parce que :
"je connais pas"
"c'est trop compliquay"
"j'ai pas confiance"
va sûrement savoir comment taper une invite de commande pour éteindre son PC.
MAIS BIEN SÛR. (Permalink)
> Résultat : lorsque l'utilisateur demande l'arrêt ou la mise en veille prolongée, le PC redémarre immédiatement. Microsoft a temporairement suggéré d'utiliser l'invite de commande pour forcer l'extinction, une méthode archaïque qui illustre l'ampleur du désordre.
Hum... Comment dire ? L'utilisateur lambda, qui refuse de passer sous Linux parce que :
"je connais pas"
"c'est trop compliquay"
"j'ai pas confiance"
va sûrement savoir comment taper une invite de commande pour éteindre son PC.
MAIS BIEN SÛR. (Permalink)
Microsoft envisagerait une version de Xbox Cloud Gaming financée par la publicité, permettant aux joueurs de profiter d'une heure de jeu publicitaire par session. Cette information a été rapportée par Windows Central . L'annonce se base sur les observations de joueurs ayant aperçu une notification correspondante. Cette version serait disponible indépendamment du Xbox Game Pass, actuellement requis pour accéder à Xbox Cloud Gaming. Face au déclin des ventes de consoles, Microsoft explore des sources de revenus alternatives. L'introduction de cette formule publicitaire n'a pas encore été confirmée officiellement. (Lire la suite)
Le milliardaire poursuit OpenAI et Microsoft en réclamant une somme colossale qui oscille entre 79 et 134 milliards de dollars. Cette réclamation financière repose sur l’accusation selon laquelle l’entreprise d’IA aurait trahi sa mission initiale à but non lucratif. Un expert financier mobilisé pour évaluer le préjudice a établi ces montants vertigineux, bien que la ... Lire plus
Le bras de fer juridique entre Elon Musk et OpenAI vient de prendre un tour décisif. Ce 15 janvier, une juge fédérale d’Oakland a rejeté les demandes de rejet formulées par OpenAI et Microsoft, ouvrant la voie à un procès devant jury prévu fin avril.
Au cœur du litige : l’accusation selon laquelle l’inventeur de ChatGPT aurait trahi sa mission originelle en tant qu’organisation caritative.
Les origines du conflit
Elon Musk, qui a contribué au lancement d’OpenAI aux côtés de Sam Altman en 2015, lui reproche d’avoir abandonné son statut d’organisation à but non lucratif après avoir reçu des milliards de dollars de Microsoft. Et conteste la transformation d’OpenAI en société commerciale.
Dans sa décision, la juge Yvonne Gonzalez Rogers a refusé d’écarter l’accusation selon laquelle OpenAI aurait violé sa promesse de fonctionner comme une fondation caritative. Selon Elon Musk, ses contributions de 38 millions $ avaient un objectif caritatif spécifique, assorti de deux conditions fondamentales : qu’OpenAI reste open source et demeure une organisation à but non lucratif.
Des communications internes compromettantes
Selon Bloomberg, la magistrate s’est appuyée sur des échanges internes datant de 2017 pour maintenir les accusations de fraude. En septembre de cette année-là, Shivon Zilis, membre du conseil d’administration, avait indiqué à Elon Musk que Greg Brockman, cofondateur d’OpenAI, souhaitait poursuivre avec la structure à but non lucratif.
Deux mois plus tard, dans une note privée, Brockman écrivait pourtant : « Je ne peux pas dire que nous sommes engagés envers l’organisation à but non lucratif. Je ne veux pas dire que nous sommes engagés. Si dans trois mois nous passons en b-corp, ce sera un mensonge. »
Pour Marc Toberoff, l’avocat de Elon Musk, cette décision confirme « qu’il existe des preuves substantielles que les dirigeants d’OpenAI ont fait sciemment de fausses assurances à M. Musk concernant sa mission caritative, qu’ils n’ont jamais honorée au profit de leur enrichissement personnel. »
Microsoft également visée
La juge a estimé qu’il appartiendra au jury de déterminer si Microsoft a aidé OpenAI à manquer à ses responsabilités envers ses donateurs. Elle a relevé que Elon Musk avait identifié « des preuves considérables soulevant une question de fait contestable selon laquelle Microsoft avait une connaissance réelle allant au-delà d’un vague soupçon d’actes répréhensibles.»
En revanche, la juge a rejeté l’allégation selon laquelle Microsoft se serait enrichie « injustement » aux dépens de Musk, faute de relation contractuelle entre les deux parties.
OpenAI maintient sa position
De son côté, OpenAI dénonce une procédure sans fondement. « La plainte de M. Musk continue d’être sans fondement et fait partie de son modèle continu de harcèlement », a déclaré l’entreprise dans un communiqué «.Nous avons hâte de le démontrer lors du procès. »
Dans le cadre de sa restructuration intervenue en octobre 2025, Microsoft a reçu une participation de 27% dans le cadre d’une transition qui maintient l’organisme à but non lucratif d’OpenAI en contrôle de ses opérations commerciales.
L’ère de la gratuité totale semble révolue pour les leaders de l’IA. Après les accords passés avec certains groupes de médias (d’autres ont engagé des procédures judiciaires), c’est au tour de la plus grande encyclopédie collaborative de monétiser ses millions d’articles.
A l’occasion de ses 25 ans, Wikipedia vient en effet de signer, via sa maison mère la Wikimedia Foundation, des accords commerciaux avec Microsoft, Meta et Amazon, rejoignant ainsi Google, déjà signataire d’un accord depuis 2022.
Des acteurs de l’IA comme Perplexity et le français Mistral AI ont également été enrôlés dans ce dispositif qui redéfinit les règles du jeu entre communs numériques et industrie de l’intelligence artificielle.
Le montant des accords n’est pas communiqué.
Une manne de données devenue indispensable
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 65 millions d’articles répartis dans plus de 300 langues. Wikipedia s’est imposée comme la colonne vertébrale de l’entraînement des modèles d’IA générative. Chaque chatbot, chaque assistant virtuel développé par les mastodontes technologiques puise abondamment dans ce gigantesque corpus de connaissances structurées et vérifiées.
Mais cette exploitation massive a un coût. Le scraping intensif des contenus par les systèmes d’IA a fait exploser la demande sur les serveurs de la fondation, provoquant une hausse vertigineuse des dépenses d’infrastructure. « Wikipedia est un composant critique du travail de ces entreprises technologiques, elles doivent trouver comment le soutenir financièrement », martèle Lane Becker, président de Wikimedia Enterprise, la branche commerciale de la fondation.
Un modèle économique en pleine mutation
Face à cette situation, Wikimedia a créé une offre sur mesure : Wikimedia Enterprise. Cette plateforme commerciale propose un accès structuré et haut débit aux données de l’encyclopédie via des API payantes, avec des garanties de disponibilité pouvant atteindre 99% et des mises à jour en temps quasi réel.
Wikipedia reste gratuite pour le grand public et les usages non commerciaux, mais les exploitations industrielles doivent contribuer. Un principe que Tim Frank, vice-président de Microsoft, semble avoir intégré : « Nous aidons à créer un écosystème de contenu durable pour l’internet de l’IA, où les contributeurs sont valorisés.»
Les revenus générés restent pour l’instant modestes. En 2023, le contrat avec Google avait rapporté environ 3,2 millions $ de revenus annuels récurrents, soit 1,7% des 185,3 millions de revenus totaux de la fondation. Mais la multiplication des partenaires laisse augurer une montée en puissance significative.
Cette stratégie pourrait bien inspirer d’autres plateformes de connaissances ouvertes confrontées aux mêmes défis. La fondation franchit par ailleurs un nouveau cap avec la nomination de Bernadette Meehan, ancienne ambassadrice des États-Unis au Chili, au poste de directrice générale à compter du 20 janvier. Un profil diplomatique pour naviguer dans ces eaux nouvelles.