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safe-npm - Pour ne plus flipper à chaque 'npm install'
Après l'attaque massive de septembre 2025 qui a vérolé 18 packages ultra-populaires (coucou
debug et chalk
) et la campagne
Shai-Hulud
2.0 qui a siphonné les credentials cloud de 25 000 dépôts GitHub, on peut le dire, on est officiellement dans la sauce. Surtout si vous êtes du genre à faire un npm install comme on traverse l'autoroute les yeux bandés ! Il est donc temps de changer vos habitudes parce qu'entre les crypto-stealers qui vident vos portefeuilles en 2 heures et les malwares qui exfiltrent vos clés AWS, l'écosystème JavaScript ressemble de plus en plus à un champ de mines.
Le rayon d'action de la campagne Shai-Hulud 2.0 - une véritable moisson de secrets ( Source )
D'ailleurs, beaucoup se demandent comment savoir si un package npm est vraiment sûr. Et la réponse classique, c'est de lire le code de toutes les dépendances. Ahahaha... personne ne fait ça, soyons réalistes. Du coup, on se base sur la popularité, sauf que c'est justement ce qu'exploitent les attaques supply chain en ciblant les mainteneurs les plus influents pour injecter leurs saloperies.
C'est là qu'intervient safe-npm , une petite pépite qui va vous éviter bien des sueurs froides. Cela consiste à ne jamais installer une version de package publiée depuis moins de 90 jours. Pourquoi ? Parce que l'Histoire nous apprend que la plupart des compromissions massives sont détectées et signalées par la communauté dans les premiers jours ou semaines. Ainsi, en imposant ce délai de "quarantaine", vous laissez aux experts en sécurité le temps de faire le ménage avant que le malware n'arrive sur votre bécane.
Et hop, un souci en moins !
La supply chain npm, le nouveau terrain de jeu préféré des attaquants ( Source )
Concrètement, si vous voulez react@^18 et que la version 18.5.0 est sortie hier, safe-npm va poliment l'ignorer et installer la version précédente ayant passé le test des 90 jours.
Pour l'installer, c'est du classique :
npm install -g @dendronhq/safe-npm
Ensuite, vous l'utilisez à la place de votre commande habituelle. L'outil propose des options bien pratiques comme --min-age-days pour ajuster le délai, --ignore pour les packages que vous savez sains (ou critiques), et surtout un mode --strict parfait pour votre CI afin de bloquer tout build qui tenterait d'importer du code trop frais pour être honnête. Y'a même un --dry-run pour voir ce qui se passerait sans rien casser, c'est nickel.
Alors oui, ça veut dire que vous n'aurez pas la toute dernière feature à la mode dès la première seconde. Mais bon, entre avoir une nouvelle icône dans une lib de CSS et voir son compte AWS se faire siphonner par un groupe de hackers russes, le choix est vite fait, non ? Perso, je préfère largement ce filet de sécurité, surtout quand on voit que les attaquants utilisent maintenant Gemini ou Qwen pour réécrire leur code malveillant à la volée afin d'échapper aux antivirus.
Bien sûr, ça ne remplace pas un bon scanner de malware spécifique ou une lecture attentive des vulnérabilités, mais c'est une couche de protection supplémentaire qui coûte rien et qui peut sauver votre boîte. À coupler d'urgence avec les recommandations de la CISA comme la MFA résistante au phishing et la rotation régulière de vos credentials.
Bref, si vous voulez kiffer votre code sans avoir l'impression de jouer à la roulette russe à chaque dépendance ajoutée, safe-npm est clairement un indispensable à rajouter dans votre caisse à outils de dev paranoïaque.
Allez sur ce, codez bien et restez prudents (et gardez un œil sur vos backdoors générées par IA , on sait jamais ^^).

Résilience réseau des PME en Suisse : mettre en place une double connectivité
Quand une connexion unique tombe, l’activité ralentit ou s’arrête. Deux accès indépendants, avec bascule testée, réduisent fortement ce risque pour les PME en Suisse.
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Pourquoi ServiceNow rachète Armis pour 7,75 milliards $
Annoncée juste avant les fêtes de Noël, l’acquisition d’Armis, spécialiste de la sécurité cyber-physique d’origine israélienne fondée en 2015, pour 7,75 milliards $ en cash, marque la plus importante transaction de ServiceNow à ce jour.
L’opération, qui doit être boucler au second semestre, vise à tripler l’empreinte cybersécurité de ServiceNow, qui a dépassé 1 milliard $ de ventes au troisième trimestre 2025, en étendant sa nouvelle plateforme unifiée de » Cyber Exposure Management » à des secteurs critiques comme la fabrication, la santé et les infrastructures.
Complémentarité des technologies
Fondée sur une approche « agentless », Armis s’est imposée comme un acteur clé de la découverte en temps réel des actifs et de la gestion de l’exposition cyber. Sa plateforme couvre l’ensemble des environnements IT, OT, IoT et les dispositifs médicaux connectés, offrant une visibilité continue sur la surface d’attaque cyber-physique.
La visibilité temps réel d’Armis sur les actifs non gérés (OT, IoT, cloud) viendra enrichir la CMDB de ServiceNow, avec des données contextualisées sur les vulnérabilités et les comportements anormaux. Ces données alimenteront ensuite les workflows ServiceNow pour automatiser la priorisation des risques, la gestion des incidents et la remédiation, en tenant compte de la criticité métier.
Par exemple, cela pourrait réduire le temps moyen de résolution des incidents OT dans l’industrie, renforcer la protection en temps réel des dispositifs médicaux ou anticiper les menaces sur des actifs sensibles.
« Nous construisons la plateforme de sécurité de demain pour l’ère de l’IA », résume Amit Zavery, COO de ServiceNow.
En combinant workflows IT, automatisation et visibilité cyber-physique, l’éditeur se positionne face à des acteurs spécialisés comme Palo Alto Networks ou CrowdStrike, avec une approche plus transverse et orientée métier.
Armis et ServiceNow étaient déjà partenaires, ce qui devrait faciliter une intégration plus rapide.
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Double acquisition pour CrowdStrike : le zero trust en filigrane
Aussi longtemps qu’ils peuvent se déplacer latéralement dans votre environnement, les attaquants ne seront pas gênés par votre PAM. Quant aux cases de « conformité » cochées dans votre IGA, elles n’ont pas de poids si les décisions d’accès sont basées sur des informations obsolètes.
Ces éléments font partie du pitch de SGNL, qui vante, par leur intermédiaire, l’aspect « temps réel » de sa solution de gestion des accès.
Le positionnement cette entreprise américaine a séduit CrowdStrike, parti pour s’en emparer pour une somme qui dépasserait les 700 M$. Il entend combiner la technologie à sa plate-forme Falcon, qui verra ainsi ses capacités d’autorisation contextuelle étendues au-delà d’Active Directory.
Avec Seraphic Security, CrowdStrike met un pied dans les navigateurs
CrowdStrike vient d’annoncer un autre projet d’acquisition, estimé à environ 420 M$. La cible, basée en Israël, s’appelle Seraphic Security. Elle commercialise une technologie de protection des navigateurs – et des apps Electron – basée sur un agent qui vient se placer au-dessus du moteur JavaScript.
Ces derniers temps, Seraphic Security a insisté sur la protection qu’il dit apporter contre les menaces liées à l’usage d’IA (fuites de données, injections de prompts, violations de conformité…). Il joue plus globalement l’alternative à de nombreuses solutions : VDI, VPN, SWG (passerelles web sécurisées), RBI (isolation de navigateur à distance), etc. Tout en se positionnant comme un complément aux EDR, en apportant de la visibilité sur l’activité dans les navigateurs.
Seraphic Security s’est déjà intégré à quelques EDR, dont ceux de Microsoft … et de CrowdStrike. Les jonctions avec la plate-forme Falcon touchent aussi, entre autres, à la sandbox et au score d’évaluation zero trust.
2020-2025 : des acquisitions sous le signe du zero trust, puis de la sécurité du cloud
En 2025, CrowdStrike avait officialisé deux acquisitions.
L’une, estimée à 290 M$, a porté sur Onum, un spécialiste de la télémétrie. Son architecture in-memory sans état doit permettre de fiabiliser l’ingestion de données dans Falcon et permettre d’amorcer leur analyse en amont, au niveau des pipelines.
L’autre opération, estimée à 260 M$, a visé Pangea. Elle est censée étendre les capacités EDR de CrowdStrike à l’IA, sur l’ensemble de son cycle de vie.
Deux acquisitions avaient également été annoncées en 2024. Elles ont témoigné d’une volonté de renforcement sur la sécurité du cloud. D’un côté, Flow Security (200 M$ ; gestion de la posture de sécurité des données). De l’autre, Adaptive Shield (300 M$ ; gestion de la posture de sécurité du SaaS).
L’acquisition de Bionic, effectuée en 2023 pour un montant estimé à 350 M$, reflétait cette même volonté. Avec elle, CrowdStrike a élargi ses capacités AppSec et ouvert la voie à une composante CIEM, en apportant une visibilité sur l’exécution des applications sur les infras cloud.
En 2022, la gestion de la surface d’attaque externe fut étendue avec Reposify. En 2021, on avait parlé sécurité des données avec SecureCircle. CrowdStrike en avait présenté l’acquisition comme un levier d’extension de son approche zero trust. Il avait adopté un discours semblable en 2020 à l’heure de mettre la main sur Preempt Security (gestion des accès ; 96 M$). Entre-temps, il s’était offert Humio (400 M$) et sa technologie d’ingestion/analyse de logs.
Illustration principale © Adrian Gros – Shutterstock
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Face à la hausse des escroqueries, WhatsApp rappelle que la sécurité d’un compte repose autant sur les réglages que sur la vigilance de l’utilisateur.
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