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{ Tribune Expert } – La crypto-agilité, le futur à envisager dès aujourd’hui

En 2024, le cabinet Gartner déclarait que les organisations devaient commencer leur transition vers l’informatique quantique car le chiffrement asymétrique ne sera plus sécurisé dès 2029 et totalement déchiffrable d’ici à 2034. C’est également dans cette optique que l’ANSSI a déclaré cette année que les solutions qui ne seraient pas résistantes face à la menace quantique ne seraient plus conformes et certifiées par l’agence.

Ces prises de position laissent entendre que l’informatique quantique sera bientôt une réalité, ouvrant d’incroyables perspectives d’innovation, de l’optimisation du trafic à l’accélération de la découverte de nouveaux médicaments. Toutefois, cette technologie ne séduit pas que des acteurs bien intentionnés. Les cybercriminels sont à l’affût, puisque les ordinateurs quantiques leur permettront de démanteler tous les systèmes de chiffrement qui protègent internet actuellement.

L’avenir de la menace : piller dès aujourd’hui pour déchiffrer demain

La majorité des chiffrements modernes dépendent d’algorithmes asymétriques pour l’échange de clés de session. Leur sécurité repose ainsi sur le fait que les ordinateurs actuels sont incapables de factoriser le produit de deux très grands nombres premiers dans un délai raisonnable.

Les plus grands ordinateurs quantiques actuels comptent 1 000 qubits et ne sont stables que pendant une à deux millisecondes. Ils ne présentent donc aucun risque contre les algorithmes les plus courants pour l’échange de clés. Cependant, un ordinateur quantique doté d’environ 20 millions de qubits physiques stables pourrait déchiffrer ces algorithmes d’échange de clés en environ huit heures, grâce aux étonnantes propriétés de la physique quantique. Et les acteurs malveillants se préparent déjà activement à profiter de ces capacités.

À l’aube de cette nouvelle menace, l’approche des cybercriminels suit une logique simple : piller un maximum de données dès aujourd’hui pour les déchiffrer demain, lorsque la technologie le leur permettra.

En effet, tout ce qui est publié sur en ligne est enregistré, et les attaquants interceptent et stockent d’ores et déjà ces informations encore impossibles à exploiter, dans l’espoir de pouvoir les déchiffrer sans effort d’ici quelques années.

Beaucoup d’experts du secteur estiment que dans six ou huit ans un ordinateur quantique suffisamment puissant et stable pour une utilisation généralisée devrait exister. Une fois que ce sera le cas, toutes les données mises de côté par les cybercriminels deviendront accessibles, ce qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices.

Renforcer la crypto-agilité

La cryptographie post-quantique repose sur divers types de problèmes suffisamment complexes pour tenir tête aux capacités de ces nouvelles machines.

Une nouvelle génération d’outils de chiffrement basés sur des algorithmes quantiques sécurisés approuvés par l’Institut américain des normes et de la technologie (NIST) et par l’ANSSI et conçus pour résister aux attaques menées à l’aide d’ordinateurs quantiques se développent. Toutefois, le déploiement d’algorithmes quantiques sécurisés ne se résume pas à une simple mise à niveau des systèmes de sécurité ni à un changement réalisable en 24 h. Il est nécessaire dès aujourd’hui, pour les organisations, d’œuvrer au renforcement de la crypto-agilité.

Cette dernière désigne une capacité à changer rapidement et en toute sécurité les méthodes de chiffrement chaque fois qu’apparaissent de nouvelles menaces, et cela sans perturbation des workflows ni dépassement de budget. Fini le temps où les dirigeants se contentaient d’installer un système de protection pour ne plus y penser.

À mesure que les algorithmes de chiffrement post-quantique (PQC) existants et à venir commenceront à apparaître dans les produits, les paramètres par défaut évolueront et les menaces prendront de nouvelles formes. Si les organisations n’ont pas commencé à développer leur agilité d’ici là, la transition risque d’être rude.

Tous les directeurs techniques, DSI et autres responsables de la sécurité informatique doivent dresser au plus vite un état des lieux de leur infrastructure numérique et se poser la question : « Quels sont les systèmes chiffrés vulnérables ? » La réponse n’ira pas toujours de soi.

Il convient avant tout de se concentrer sur les données circulant hors de l’organisation. Les attaquants qui pillent des données en vue d’un déchiffrement futur ciblent en priorité les données en mouvement, circulant sur internet, entre différents services ou dans le cloud.

Les données confinées à un réseau bien défendu présentent généralement moins de risques, du moins pour l’instant. Comme les flux de données externes constituent la plus grande exposition quantique, c’est sur eux que doivent porter les efforts en priorité, que ce soit en interne ou dans les relations avec les prestataires et fournisseurs.

L’amélioration de la crypto-agilité ne doit pas se cantonner aux fichiers et dossiers. L’objectif est de préserver l’intégrité de chaque handshake de connexion, de chaque en-tête et de chaque dépendance cachée dans la pile. Tout élément touché, traversé ou habité par des données doit être passé au crible de l’imminence quantique.

L’agilité comme avantage stratégique

Les entreprises qui misent tout sur l’IA et les données ne pourront pas faire l’impasse sur la résilience quantique. Les données ne pourront effectivement nourrir leur croissance que si elles restent durablement sécurisées, conformes et fiables. La PQC relève ainsi d’une logique de préparation au futur plutôt que d’une simple posture de défense. Son adoption montre la capacité à projeter l’activité dans un avenir reconfiguré, où il serait catastrophique de ne pas pouvoir garantir l’intégrité des données.

Heureusement, des pistes d’action sont déjà disponibles. Il y a un an, le NIST publiait sa première série de normes PQC. Le mécanisme d’encapsulation de clés basé sur un réseau de modules (ML-KEM, anciennement CRYSTALS-Kyber), norme par défaut pour l’échange de clés, remplacera les algorithmes RSA et ECC pour sécuriser le chiffrement TLS à long terme. Toutefois, la sécurité dépend également des interactions externes. Il est essentiel de collaborer avec des fournisseurs et partenaires cloud au fait des dernières normes de sécurité quantique et utilisant des algorithmes certifiés et fiables.

Afin de se préparer au mieux face à la menace quantique, les organisations doivent commencer par passer en revue leurs systèmes en recensant précisément tous les outils où le chiffrement est utilisé, en gardant à l’esprit que les vulnérabilités se trouvent souvent dans les intervalles. C’est pourquoi il est crucial d’intégrer dès aujourd’hui le principe des algorithmes quantiques sécurisés dans toutes les initiatives de sécurité.

En externe, être intransigeant avec les prestataires et fournisseurs sera primordial, en leur ne se contentant pas de leur demander s’ils envisagent des initiatives PQC mais en exigeant de savoir comment et à quelle échéance ils comptent les mettre en œuvre. Car, une fois que l’informatique quantique aura franchi le cap du potentiel pour devenir une réalité, il sera trop tard pour protéger les données déjà exposées.

*Stanley Nabet est Country Manager France chez Netskope

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Passer au Dumbphone rend-il plus con ?

Ah qu'ils sont chaud bouillants les technophobes de la Gen Z !

Enfin technophobes c'est un bien grand mot pour des gens qui veulent juste arrêter de scroller comme des zombies sur TikTok à 3h du matin, mais cela ne vous aura pas échappé, la nouvelle tendance, ou du moins l'aspiration de pas mal de djeuns si j'en crois Wired , c'est de jeter son iPhone dernier cri, pour repasser au bon vieux téléphone à clapet de maman et papa.

Mais attention, décrocher de cette manière des réseaux, pourrait bien vous coûter quelques neurones au passage. Et déjà qu'il ne nous en reste plus beaucoup collectivement, ça peut faire mal !

Le délire théorique derrière tout ça c'est ce qui s'appelle l'hypothèse de "l'esprit étendu" (Extended Mind) balancée par les philosophes Andy Clark et David Chalmers en 1998.

Pour nos 2 gugusses, nos outils tech ne sont pas uniquement des gadgets. Non, ce sont de véritables extensions de notre cerveau. RÉELLEMENT !! Du coup, retirer votre smartphone de l'équation, ce serait un peu comme vous infliger un handicap cognitif volontairement. Clark parle même d'une "classe désémancipée" qui n'arriverait plus à naviguer dans une société où les appli sont devenues la "loi", du parking à l'authentification bancaire.

Pour ceux qui débarquent (bienvenue, soutenez moi sur Patreon , ahaha !), un dumbphone c'est simplement un mobile basique qui se concentre sur l'essentiel à savoir téléphoner à sa grand-mère et envoyer des SMS au livreur Amazon. Aux chiottes les notifications qui vibrent dans votre poche toutes les dix secondes et les photos de vacances de vos amis hipsters.

Alors je trouve cette théorie de la désémancipation (dur dur à écrire ^^) intéressante mais est ce que Wired ne pousserait pas le bouchon un peu trop loin (qui a dit dans sa tête "Maurice" ?? hein ??).

Est-ce qu'on est vraiment devenus "handicapés" parce qu'on ne sait plus trouver une pizzeria sans Google Maps ? C'est galère, certes, mais de là à parler de lésions cérébrales... faut pas pousser mémé dans les orties ! Je ne sais pas si cette théorie sera confirmée un jour mais si c'est le cas et que le smartphone est une extension indispensable à notre cerveau ramolli, je pense que l'IA aura exactement le même effet.

Heureusement, si vous voulez tenter l'aventure sans finir comme un ermite au fond d'une grotte (oui, j'aime le drame), il existe des solutions hybrides. Prenez le CAT S22 par exemple, c'est un truc super cool qui ressemble à un téléphone de chantier qui aurait survécu à une guerre mondiale (peut-être bientôt si notre trio Macron Poutine Trump continuent leur manège), mais il fait aussi tourner un Android hyper léger, ce qui permet d'y installer le strict minimum : Spotify, Maps et WhatsApp.

Comme ça vous avez l'outil, mais sans la tentation de mater des Reels pendant trois heures. Dans le même genre, le Qin F21 Pro (le petit cousin de chez Xiaomi) permet de garder un pied dans le monde moderne tout en fermant la porte au grand n'importe quoi.

Et si vous êtes plutôt branché bidouille logicielle, jetez un œil à l'application The Boring Mode . Elle transforme votre terminal actuel en un truc austère mais utilisable quand même. Et pour les puristes, des modèles comme le Punkt MP02 ou le Light Phone 2 sont des bijoux de design qui ne vendront pas votre vie privée au premier GAFAM venu. Enfin, normalement, c'est fabriqué en Chine quand même...ahahah.

D'ailleurs, si comme moi, vous avez encore votre vieux Nokia N900 qui prend la poussière, sachez que certains s'amusent encore à lui greffer des supercondensateurs et de l'USB-C. Et c'est ça finalement, la vraie liberté... C'est choisir ses outils au lieu de les subir comme un cyber-mouton.

Bref, pas mal de temps gagné et surtout un peu de sérénité retrouvée si vous arrivez à décrocher de la matrice. Maintenant, à voir si ça nous rend plus con ou pas...

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Open Quantum Design – L'informatique quantique débarque dans le monde du libre

Après le PC sous Linux, le serveur sous OpenBSD ou le smartphone sous LineageOS, voici peut-être enfin le " Linux du quantique ".

Ahaha, et là vous vous dites, "Mais c'est quoi encore cette merde ?"

Bah non, c'est un vrai truc très sérieux ! En effet, l'Université de Waterloo vient de balancer un projet assez dingue baptisé Open Quantum Design (OQD) et pour une fois, ce n'est pas un simple simulateur qui tourne sur votre vieux PC poussiéreux, mais un vrai design complet d'ordinateur quantique full-stack... Full Stack, c'est pas un film avec JCVD, ça veut juste dire qu'ils proposent une solution de A à Z, du hardware physique jusqu'au soft qui pilote les lasers.

Car jusqu'à présent, même si des accès cloud existaient (merci IBM Q Experience), le cœur des machines restait souvent une boîte noire jalousement gardée par les géants de la tech ou d'affreuses startups aux dents longues.

Alors, pour comprendre vraiment comment ça marche "sous le capot", c'était bien coton. C'est pourquoi avec ce projet, l'idée est de péter ces barrières en proposant une architecture transparente et surtout collaborative.

Leur matos repose sur la technologie des ions piégés (ion-trapping) où en gros, on isole des ions (des atomes chargés) dans un vide poussé (ultra-high vacuum) et on les manipule avec des lasers et des champs électromagnétiques.

Ça permet de manipuler les qubits avec une précision de dingue, et d'en afficher les mesures. Ces ions servent de qubits pour traiter l'information quantique et le plus beau dans l'histoire, c'est que l'équipe partage tout : les plans du hardware, les couches électroniques de contrôle et bien sûr le logiciel !

Maintenant, pour ceux qui se demandent ce que change un ordi quantique open source, par rapport à un ordi quantique totalement fermé, c'est simple... Faut voir ça comme la fin du "croyez-nous sur parole". Ça met peu de lumière sur ce secteur et via ce hub, les chercheurs vont pouvoir contribuer et vérifier les progrès réels sans pression commerciale. OQD compte déjà plus de 30 contributeurs et des partenaires de poids comme Xanadu (côté hardware) ou la Unitary Foundation.

Maintenant, je vous vois venir les barbus du dimanche avec votre tournevis et votre sourire plein de miettes... "Est-ce qu'on peut fabriquer son ordinateur quantique DIY soi-même dans son garage ?"

Bon, calmez-vous direct les copains ! Désolé mais c'est pas encore un machin qu'on monte avec un tournevis et une pile 9V. Les lasers et le système de vide, c'est pas du matos qu'on trouve chez Casto (pour le moment) mais c'est quand même une sacrée avancée vers une science plus éthique, un peu comme quand j'écrivais sur les PCB en argile . On sort enfin du modèle propriétaire pour entrer dans l'ère de la collaboration ouverte.

D'ailleurs, ça me rappelle mes articles sur Quantum Echoes ou sur les dérives des benchmarks quantiques bidonnés . Ici, la transparence est la clé et comme le projet s'appuie sur des années de recherche au sein de l'IQC (Institute for Quantum Computing), ça permet enfin aux chercheurs de tester leurs algos sur du hardware dont ils connaissent chaque boulon !

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Sondage : Environ 95% des Français sont contre les approximations ou un truc dans le genre

L’étude a été menée auprès d’un échantillon de 1000 ou peut-être 1500 Français âgés de 15 à 65 ans à moins que ce ne soit des Français âgés de 25 à 34 ans, allez savoir. Pour être il faudrait vérifier en ligne car c’est ce que recommandent les experts ou peut-être les universitaires, enfin des gens qui connaissent et maîtrisent le sujet, vous avez l’idée, enfin bon après, nous ce qu’on en dit…

Le sondage est en revanche très clair et affirme que le pourcentage de personnes contre les approximations est de 95. Quoique maintenant que vous le dites, on se demande si ce ne serait pas plutôt 65, voire 35… Ce qui est sûr c’est qu’il y a un 5 dedans. Mais bon si on s’est trompés et que vous avez la moindre plainte vous pouvez nous écrire directement à contact@gorafi.fr. À moins que ce ne soit contact@legorafi.com ? Dans tous le cas, vous serez dédommagés avec un an d’abonnement gratuit au site. Ou peut-être seulement 3 jours, il faut qu’on se renseigne. 

Photo : Photo de Andrea Piacquadiohttps://www.pexels.com/fr-fr/photo/homme-verres-lunettes-fatigue-3974785/

L’article Sondage : Environ 95% des Français sont contre les approximations ou un truc dans le genre est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

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[quant-ph/0007027] Real inertons against hypothetical gravitons. Experimental proof of the existence of inertons

Auparavant, l'un des auteurs avait proposé [Phys. Essays, vol. 6, 554 (1993) ; vol. 10, 407 (1997)] un mécanisme de mouvement des particules dans le cadre d'un vide considéré comme un milieu cellulaire originel, c'est-à-dire l'éther quantique.

L'existence d'excitation élémentaires spéciales du milieu éthérique - les inertons - autour de la particule a été la principale particularité de ce mécanisme. Le présent article traite de l'impact des inertons sur le comportement collectif des atomes dans un solide.

Il est démontré que les inertons devraient contribuer au potentiel effectif d'interaction des atomes dans le réseau cristallin. La possibilité de séparer cette contribution des inertons de la valeur de l'amplitude de vibration des atomes est analysée. L'expérience qui suppose la présence du champ hypothétique des inertons est réalisée. Les changements attendus dans la structure des échantillons d'essai causés par ce champ sont en fait fixés de manière convaincante dans des micrographies.


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Un robot humanoïde a appris à parler en regardant YouTube

Vous êtes du genre à apprendre la guitare sur YouTube ? Bah figurez-vous que les machines font pareil maintenant sauf qu'elles c'est pas les accords de Wonderwall ou de Seven Nation Army qu'elles bossent mais plutôt les expressions faciales.

Et on nage un peu dans la rivière qui coule au fond de l'uncanny valley, faut bien se l'avouer...

En effet, des chercheurs de Columbia Engineering viennent de présenter EMO, un humanoïde capable de synchroniser ses lèvres avec ce qu'il dit, et le plus dingue dans l'histoire c'est comment il a appris à faire ça.

En fait, il se mate dans un miroir tout en regardant des vidéos sur YouTube. Comme nous quoi quand on fait les gros muscles dans le miroir de la salle de bain pour se rassurer rapport à Tibo InShape, sauf que lui c'est pour apprendre à parler et il n'a pas besoin de 47 tentatives pour retenir un truc. Vous me direz, depuis le temps qu'on nous promet des androïdes capables de communiquer naturellement, je pense qu'on a le droit d'être sceptique mais là, y'a un petit truc qui change, vous allez voir...

En fait la bête embarque 26 petits moteurs sous une peau en silicone rien que pour sa tronche et ça lui permet de reproduire des expressions faciales plutôt convaincantes. Le hic c'est que jusqu'ici, ce genre de bidule ressemblait plus à un cauchemar animatronique ou à Bogdanov (paix à leur âme) qu'à autre chose.

Alors pour contrer ça, l'équipe de Hod Lipson au Creative Machines Lab de Columbia a utilisé ce qu'ils appellent une approche VLA (vision-to-action). En gros, EMO s'observe d'abord lui-même pour comprendre comment sa tronche bouge, puis il s'entraîne sur des heures de vidéos pour associer les sons aux mouvements de lèvres correspondants. Un peu comme ces travaux japonais sur l'apprentissage par les émotions mais poussé BEAUCOUP plus loin.

Et c'est scotchant parce qu'EMO peut parler et même chanter en anglais, français, arabe, chinois, japonais, coréen... oui le gars est plus polyglotte que la plupart d'entre nous et l'équipe qui l'a conçu a même sorti un album entier généré par IA et baptisé " Hello World ", où cette petite tête interprète les morceaux avec ses expressions faciales synchronisées.

C'est un peu déroutant c'est vrai mais avouez que c'est FOUFOU nan ?!

Bon, on est pas encore dans "iRobot" non plus, faut pas s'emballer et les sons en "B" et en "W" lui posent encore quelques soucis, parce que la peau en silicone, c'est pas aussi souple que des vraies lèvres... Et cette petite bouille qui vous regarde en chantonnant, ça reste un poil creepy comme un discours de Macron au nouvel an, mais pour une fois, j'ai envie d'y croire les amis ! Parce que ce genre de techno, ça ouvre des portes intéressantes telles que des interfaces naturelles pour les assistants vocaux, des frérots mécaniques moins flippants qu'un sourire d'Elon Pèlon, ou des prothèses faciales animées pour les personnes qui en auraient besoin.

J'ai hâte de voir la suite en tout cas ! Et si vous voulez voir les plus merveilleux robots de Korben info , il suffit de cliquer ici !

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Revue de presse de l’April pour la semaine 3 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Numerama] Contrôles CAF: comment fonctionne le nouvel algorithme de data mining?

✍ Amine Baba Aissa, le dimanche 18 janvier 2026.

Alors que le dispositif avait suscité de nombreuses critiques au sein d’associations en France, la CNAF a choisi de ne pas renoncer à son algorithme de contrôle des allocataires et vient de déployer un nouveau modèle de «data mining».​ Cette fois, l’organisme mise sur une communication plus transparente et a décidé

[Mediapart] Wikipédia, les 25 ans d'une utopie réussie devenue le punching-ball de l'extrême droite (€)

✍ Dan Israel, le jeudi 15 janvier 2026.

L’encyclopédie en ligne, gratuite et coopérative, a été lancée le 15 janvier 2001. Avec 65 millions d’articles en 326 langues, son succès a dépassé toutes les attentes, malgré les critiques régulière…"

[Républik IT Le Média] Software Heritage: dix ans de préservation du patrimoine applicatif

✍ Bertrand Lemaire, le mercredi 14 janvier 2026.

Le 28 janvier 2026, Software Heritage fêtera ses dix ans à l’Unesco. Morane Gruenpeter, directrice de la verticale Open-Science, et Bastien Guerry, responsable des partenariats, présentent cette initiative qui vise à préserver le patrimoine applicatif quelque soit le sort des éditeurs ou les feuilles de route de ceux-ci.

[ZDNET] Logiciel libre et souveraineté: la Commission européenne lance un appel à contributions

✍ Thierry Noisette, le lundi 12 janvier 2026.

La Commission propose jusqu’au 3 février aux développeurs, entreprises et communautés open source, administrations et chercheurs de contribuer à la future stratégie européenne d’écosystème numérique ouvert. En identifiant les obstacles à l’adoption de l’open source et en suggérant des mesures concrètes.

Et aussi:

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Beats - La drum machine minimaliste

Les boîtes à rythmes physiques des années 90 sont devenues de vraies antiquités... lol. Après moi j'ai grandi avec alors forcément je mesure pas trop l'évolution mais j'imagine des gamins qui découvrent ça... Ça doit être un grand moment de solitude pour eux.

Alors si vous avez toujours rêvé de posséder l'un de ces petits Pocket Operators de chez Teenage Engineering, j'ai ce qu'il vous faut.

Ça s'appelle Beats et c'est une drum machine qui tourne DIRECT dans votre navigateur.

L'interface épurée de Beats ( Source )

C'est développé par Alejandro AR a.k.a @kinduff, et ça utilise Tone.js pour le son et Stimulus.js pour l'interface. Vous avez à votre dispo une grille de 16 pas, un format ultra classique où vous activez / désactivez ensuite des cases pour créer votre propre rythme. Y'a du Kick, de la snare, du hi-hat...etc... tout y est.

Ce qui est cool c'est que vous arrivez sur la page vous cliquez sur "Play Beat" et PAF ça tourne. Vous pouvez modifier le BPM, changer de kit de batterie pour un truc plus trap ou house, lo-fi, boom bap, etc. et même sauvegarder vos créations via une URL pour les partager avec vos potes ou David Guetta ^^.

En tout cas, je trouve que c'est une SUPER porte d'entrée pour ceux qui voudraient comprendre comment fonctionne un séquenceur sans dépenser un rond. C'est visuel et on pige vite la logique de cette grille d'instruments (ce qui est LOIN d'être le cas avec certains DAW très typé usine à gaz pour donner un air intello à votre artiste préféré).

Et puis c'est parfait pour composer quelques idées quand on est loin de son setup habituel, genre si vous êtes au bureau entre 2 réunions Teams. Après faut pas s'attendre à produire un album tout de suite non plus. C'est + pour du prototypage rapide. M'enfin, vu le prix moins cher que gratuit, personne ne va se plaindre je pense ;).

Et si ce genre d'outil vous branche, ça me rappelle Drumbit dont je vous parlais il y a pas longtemps ou encore cet émulateur web Roland TB-303 & TR-808 pour les puristes de l'Acid House.

Ouais je fais genre je m'y connais ^^

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NVIDIA Contacted Anna’s Archive to Secure Access to Millions of Pirated Books | TorrentFreak

“Desperate for books, NVIDIA contacted Anna’s Archive—the largest and most brazen of the remaining shadow libraries—about acquiring its millions of pirated materials and ‘including Anna’s Archive in pre-training data for our LLMs’,” the complaint notes.
[...]
According to the complaint, Anna’s Archive then warned Nvidia that its library was illegally acquired and maintained. Because the site previously wasted time on other AI companies, the pirate library asked NVIDIA executives if they had internal permission to move forward.

This permission was allegedly granted within a week, after which Anna’s Archive provided the chip giant with access to its pirated books.


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L’IA est-elle en train de tuer l’Open Source ?

IA par-ci, IA par-là.. même ceux qui critiquent l'IA générative, s'en servent pour faire leurs posts de blog remplis de fake blabla. Mais cette fois on touche un peu au nerf de la guerre, puisque Daniel Stenberg, le créateur de Curl, a lancé son petit cri d'alarme la semaine dernière.

Curl est un outil qui est dispo dans à peu près tous les systèmes qui ont une adresse IP et le problème de Daniel c'est que son projet reçoit de TROP nombreux rapports de sécurité bidon générés à la chaîne par des LLM.

Du coup, ça lui fait perdre pas mal de temps ainsi qu'aux mainteneurs du projet, pour trier le bon grain de l'ivraie

C'est tellement critique qu'il envisage sérieusement de fermer son programme de Bug Bounty... Bref, ça craint pour l'avenir de la collaboration autour de l'open source.

Une fois encore, et au risque de me répéter, le problème n'est pas l'outil. l'IA est une super aide pour analyser du code mais quand on y ajoute une incitation financière (un bounty quoi), ça devient la fête à la paresse intellectuelle. Des "chasseurs de primes" sans compétences, s'emparent alors de scripts à base d'IA pour scanner des repos et copient collent les rapports sans les lire.

L'idée pour eux, c'est qu'en faisant ça massivement, ils grappillent un petit peu de sous.

Et de ce que j'ai compris, Curl n'est pas le seul projet à vivre ce calvaire. Par exemple, Godot (le moteur de jeu) a lui aussi dû prendre des mesures contre ce genre de contributions GenAI, et ça s'inquiète aussi beaucoup du côté du noyau Linux...

Tous ces petits indices me font donc me demander quel est l'impact réel de l'IA sur l'open source... Parce que d'un côté, c'est quand même une super aide. Ça abaisse la barrière à l'entrée. Ça permet de voir des choses qu'un humain n'aurait pas forcément vues. Mais d'un autre côté, ça inonde les mainteneurs de projets sous un tas de rapports "slop" (C'est LE mot à la mode pour désigner du contenu merdique fait par IA ^^) contenant des failles imaginaires ou cassant des fonctionnalités existantes.

Bref, c'est un peu la merde parce que les mainteneurs de repos sont en train de vriller parano, à fliquer les contributeurs au lieu de collaborer, et je trouve que ça casse un peu l'essence même de l'open source qui est la confiance et la réputation.

Quand vous poussez un bon gros commit, vous annoncez aux barbus en rut que c'est votre boulot, avec du vrai jus de cervelle derrière. Mais si c'est un LLM qui a tout pondu et que vous n'avez même pas relu, vous n'êtes plus un contributeur : vous êtes juste un spammeur.

Alors on fait quoi ?

On revient comme dans les années 90 avant l'IA, par pur "Oui mais moi j'ai des principes", ou est-ce qu'on apprend à utiliser ces modèles comme des assistants et on commence à s'éduquer les uns les autres pour essayer de faire de la qualité en remettant l'humain dans la boucle ?

Moi je trouve que l'IA générative c'est génial, mais je trouve aussi que les gens l'utilisent mal, et c'est ça qui produit ce slop en fait. Et je trouve ça con parce qu'on pourrait aller tellement plus loin si les gens apprenaient à collaborer avec l'IA au lieu de juste s'en servir pour pouvoir regarder Netflix pendant que ça bosse...

Donc les amis, si vous utilisez une IA pour trouver un bug, il n'y a pas de soucis avec ça (c'est mon point de vue évidemment), mais au moins vérifiez-le, rejouez-le, essayez de le comprendre, sinon bah abstenez-vous quoi.

Et si ce sujet de la gouvernance des projets libres vous plaît, je vous invite à jeter un œil aux discussions sur les bannissements dans le noyau Linux et les distribs . Rappelez-vous aussi de "l'incident" de la backdoor XZ Utils qui aurait pu très mal tourner...

L'open source et le libre, c'est fragile et il faut en prendre soin.

Sourc e

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Loopmaster - Faites de musique électro en codant directement dans votre navigateur

Si vous avez déjà vu des vidéos d'algorave, ces soirées où des mecs font danser des foules entières en tapant des lignes de code sur un écran géant, vous savez de quoi je parle. Le live coding musical, c'est hypnotique, c'est technique, et ça donne des résultats sonores assez dingues.

Le problème, c'est que jusqu'ici, pour s'y mettre, fallait souvent s'infuser l'installation de trucs comme Sonic Pi ou TidalCycles . C'est génial, mais faut configurer l'environnement, les serveurs audio, et là, bam, la flemme pointe le bout de son nez. C'est là qu'intervient Loopmaster , un projet passion qui permet de faire exactement la même chose, mais directement dans votre navigateur.

Vous débarquez sur le site, vous écrivez du code, vous appuyez sur Entrée, et ça fait de la musique, en temps réel, sans avoir besoin d'installer quoi que ce soit. Tout se passe sous vos yeux grâce à la magie des APIs audio de votre navigateur. Wololo !

L interface de Loopmaster - sobre et efficace ( Source )

C'est une façon complètement différente d'aborder la création sonore car au lieu de cliquer fébrilement sur des boutons et de manipuler des faders virtuels, vous décrivez ce que vous voulez entendre avec des algorithmes. Un pattern rythmique devient alors une boucle dans votre script, un synthé devient une fonction, et une progression d'accords devient une simple liste de valeurs.

Le truc vraiment cool, c'est que comme c'est du code, vous pouvez faire des choses impossibles autrement. Du genre des patterns qui évoluent mathématiquement, de rythmes générés par des probabilités, ou de textures sonores qui se transforment selon des règles que vous définissez vous-même.

Loopmaster n'est pas le seul sur le créneau, y'a aussi Strudel, mais il a cet avantage d'être hyper accessible pour débuter. Et cerise sur le gâteau pour les producteurs, une fois que vous avez pondu une boucle qui déchire, vous pouvez exporter l'audio pour l'importer ensuite dans votre DAW préféré comme Ableton Live. Nickel pour enrichir vos prods avec des sonorités algorithmiques uniques.

Bref, si vous avez 10 minutes à tuer et que vous voulez vous prendre pour un sorcier du son, allez jeter un œil. Au pire, vous passerez pour un génie incompris auprès de vos collègues en faisant du bruit bizarre, au mieux vous découvrirez une nouvelle passion pour l'algorave.

Et si le sujet vous branche, j'avais déjà parlé de comment coder de la musique avec Sonic Pi ou encore de Polymath pour les plus curieux.

Allez, kiffez bien et faites péter les basses !

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L’électroménager équipé d’une batterie électrique facilite le passage du gaz à l’électricité

Une personne cuisine sur ses plaques à induction.

La start-up Copper, fondée par un chercheur postdoctoral du MIT, propose des appareils électroménagers équipés de batterie. Une innovation qui permettrait de passer du gaz à l’électricité sans lourds travaux.

L’article L’électroménager équipé d’une batterie électrique facilite le passage du gaz à l’électricité, rédigé par Marc Odilon, est apparu en premier sur NeozOne.

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Votre café du matin pourrait contenir des milliers de particules plastiques invisibles

Chaque jour, des millions de personnes saisissent leur gobelet de café à emporter sans imaginer qu’il pourrait libérer des milliers de fragments microscopiques dans leur boisson. Pourtant, une nouvelle étude révèle que les contenants en plastique ou dotés d’un revêtement plastique fin dispersent massivement des microplastiques lorsqu’ils entrent en contact avec des liquides chauds. Avec ... Lire plus

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