Chaque jour, des millions de personnes saisissent leur gobelet de café à emporter sans imaginer qu’il pourrait libérer des milliers de fragments microscopiques dans leur boisson. Pourtant, une nouvelle étude révèle que les contenants en plastique ou dotés d’un revêtement plastique fin dispersent massivement des microplastiques lorsqu’ils entrent en contact avec des liquides chauds. Avec ... Lire plus
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Tuto DOX Discord : qu’est-ce que c’est et pourquoi l’éviter ?
XYTE ONE : un trois-roues électrique de 79 cm de large à mi-chemin entre le scooter et la voiture

Avec le XYTE ONE, la start-up allemande XYTE Mobility cherche apparemment à révolutionner les déplacements en ville. Il s’agit effectivement d’un tricycle hybride qui offre la maniabilité d’un scooter tout en promettant la protection et la stabilité d’une voiture.
L’article XYTE ONE : un trois-roues électrique de 79 cm de large à mi-chemin entre le scooter et la voiture, rédigé par Marc Odilon, est apparu en premier sur NeozOne.
Eco C CUBE, une brique de construction en plastique recyclé, plus résistante que le béton

Et si les déchets plastiques qui polluent nos océans devenaient, demain, les fondations de routes, digues et infrastructures plus résistantes que le béton ?
L’article Eco C CUBE, une brique de construction en plastique recyclé, plus résistante que le béton, rédigé par Méline Kleczinski, est apparu en premier sur NeozOne.
🧠 Des chercheurs parviennent à fusionner chimie et électronique: voici l'informatique neuromorphique


David Gilmour - Between Two Points (with Romany Gilmour) [Tour Rehearsal] - YouTube
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Simon Maechling sur X : "Glyphosate isn’t controversial
Version traduite
Le glyphosate n'est pas controversé parce qu'il est peu étudié.
C'est controversé car les preuves sont ignorées.
Fait n° 1. Ce produit chimique a fait l'objet d'études exhaustives :
•Plus de 40 ans de données.
•Des milliers d'études.
•Évalué à plusieurs reprises sur tous les continents.
Fait n° 2. Les organismes de réglementation internationaux s'accordent à dire :
Toutes les principales autorités réglementaires qui évaluent l'exposition réelle arrivent à la même conclusion :
•Agence américaine de protection de l'environnement (EPA)
•EFSA
•ECHA
Santé Canada
👉 Non cancérogène aux niveaux d'exposition humaine.
👉 Non génotoxique.
👉 Aucun risque inacceptable pour la santé lorsqu'il est utilisé conformément aux instructions.
Il ne s'agit pas d'une seule agence.
Il ne s'agit pas d'un complot mondial.
Fait n° 3 : La plus vaste étude humaine affirme que non.
•Plus de 54 000 applicateurs de pesticides.
•Suivi depuis 1993.
•Aucun lien avec le cancer en général.
•Aucun lien constant avec le lymphome non hodgkinien.
Si le glyphosate causait le cancer, cette étude aurait dû le détecter.
Non.
Fait n°4 : Les résidus alimentaires ne sont pas le problème.
•Les résidus sont bien en deçà des limites de sécurité.
• L’exposition alimentaire ne présente pas de risque de cancer.
• L’exposition à l’eau potable ne présente pas de risque pour la santé.
Le terme « toxique » sans indication de dose n'est pas de la toxicologie.
Fait 5 : L’exposition des travailleurs est également faible.
•Les expositions mesurées sont bien inférieures aux NOAEL.
•Les organismes de réglementation concluent à maintes reprises : sans objet.
D'où vient donc cette peur ?
Une valeur aberrante → IARC
Le CIRC a effectué une classification des dangers, et non une évaluation des risques.
Ils ont classé le glyphosate dans la même catégorie que :
•Viande rouge.
• Boissons chaudes.
•Être coiffeur.
Le CIRC ignore explicitement l'exposition.
Les organismes de réglementation, non.
Voici l'intégralité du conflit :
Classification basée uniquement sur les dangers
contre
Réglementation fondée sur les risques.
Confondez les deux, et la peur l'emportera.
En résumé :
Aucun organisme de réglementation des pesticides au monde ne considère actuellement le glyphosate comme un risque de cancer aux niveaux d'exposition réels.
La science est ennuyeuse.
Il s'agit de mettre un terme à la désinformation.
(Permalink)
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Après les Trans Musicales, le RN propose de supprimer le café Arabica
Après avoir déposé un amendement le 6 janvier visant à supprimer les subventions du festival “Les Trans Musicales” accusé d’être un “festival d’artistes transgenres”, le député RN Matthias Renault a récidivé en déposant ce jeudi 15 janvier une nouvelle proposition visant à supprimer purement et simplement le café Arabica. “Le fait qu’on puisse désormais trouver du café “Arabica” en France est bien la preuve que le Grand Remplacement existe.” a déclaré le député RN au micro de l’Assemblée. “Dans un contexte budgétaire instable, il est impensable de continuer à produire sur notre sol du café dont les grains sont certainement torréfiés par des islamo-racailles, et en plus pour faire du café noir !” a-t-il ajouté, sous les huées des autres partis et les applaudissements des Républicains.
Une mesure polémique qui a vivement fait réagir sur les réseaux sociaux. “Il est grand temps de remplacer l’Arabica par du Aryenica #GrainRemplacement” commente @TontonDolfo sur X. Même son de cloche du côté de la bloggeuse @NosAncêtresLesGaulois : “Je ne sais pas quoi en penser : en tant que suprémaciste blanche, je ne bois que du white spirit”. Le cofondateur de SOS Racisme Julien Draye est quant à lui monté au créneau sur sa page Facebook en dénonçant une “cabale grotesque et réactionnaire contre des grains de café délicieux et bienveillants sur la seule base de leur couleur et de leur origine”.
Notons que ce n’est pas la seule proposition de ce genre déposée par le RN puisqu’en 2022, le député Stéphane Rambaud avait déjà proposé de faire supprimer définitivement la marque de lessive “Omo”.
L’article Après les Trans Musicales, le RN propose de supprimer le café Arabica est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.
Sortie de OpenProject 17.0
OpenProject est un outil de collaboration et de gestion de projet polyvalent. Il est axé sur la souveraineté et la confidentialité des données. La version 17.0 apporte notamment l'édition collaborative de documents en temps réel.

- lien nᵒ 1 : Le site officiel d'OpenProject
- lien nᵒ 2 : Dépôt GitHub
- lien nᵒ 3 : Feuille de route
- lien nᵒ 4 : Nouveautés de la version 17.0
Sommaire
Côté produit
OpenProject est une plateforme depuis laquelle les parties tenantes d'un projet peuvent se coordonner et collaborer. Les projets sont découpés en tâches appelées lots de travaux et organisées hiérarchiquement ou en séquence, puis planifiées. Le suivi se fait par la mise à jour du statut et des propriétés de chaque lot de travaux, de sa création jusqu'à sa réalisation.
De nombreux modules destinés à la collaboration et au suivi sont disponibles :
- diagramme de Gantt : visualiser et organiser les lots de travaux chronologiquement ;
- tableaux : créer des tableaux Kanban ou Scrum pour gérer et visualiser les lots de travaux ;
- gestion des réunions : planifier des réunions et leur contenu et enregistrer les résultats ;
- temps et de coûts : faire le suivi du temps passé sur chaque lot de travaux et des coûts associés ;
- wiki et documents : gérer sa base de connaissance ;
- etc…
Il peut aussi s'interfacer avec d'autres logiciels :
- GitLab et GitHub pour lier Merge Requests et Pull Requests aux lots de travaux associées ;
- Nextcloud pour stocker et éditer les documents liés au projet ;
- authentification unifiée (OAuth, OpenID, LDAP, SAML, SCIM).
Côté technique
OpenProject est développé en Ruby et JavaScript en utilisant Ruby on Rails. Il est sous licence GPLv3. Il est basé sur un fork de Redmine.
Les sorties se font en général au rythme d'une par mois.
Deux options sont possibles pour utiliser OpenProject :
- l'héberger sur site, grâce à une installation via paquets DEB/RPM, images Docker ou Helm Charts ;
- utiliser le service Cloud fourni par OpenProject, le produit est alors hébergé en Europe chez Scaleway (Paris) ou Amazon (Francfort).
Le prix et les fonctionnalités sont les mêmes, et il est possible de passer d'un type d'hébergement à l'autre facilement.
Modèle économique
OpenProject propose plusieurs éditions :
- L'édition community est gratuite et le support se fait via des remontées de bugs ou des demandes de fonctionnalité directement sur notre instance OpenProject. L'hébergement est alors sur site.
- Les éditions Enterprise (Basic, Professional, Premium et Corporate) sont payantes via un abonnement récurrent et offrent un support plus étendu et des fonctionnalités supplémentaires. L'hébergement est au choix sur site ou sur nos serveurs.
Il est possible de tester la version Enterprise Premium pendant 14 jours.
Apports de la version 17.0
La version 17.0.0 a été publiée mercredi 14 janvier 2026.
Collaboration en temps réel
Le module Documents a été repensé pour inclure de la collaboration en temps réel. Les équipes peuvent maintenant éditer des documents en même temps et voir les changements de chacun au fur et à mesure, directement dans OpenProject.

Cela facilite l'écriture à plusieurs de concepts, de spécifications, de contrats ou de documents de planification tout en restant étroitement connectés au projet. Les documents peuvent référencer et lier des lots de travaux existants.
Ce nouveau module Documents se base sur BlockNote, un éditeur de texte open source moderne aussi utilisé dans d'autres initiatives comme openDesk et LaSuite.
Améliorations du module Réunions
Ces fonctionnalités ont été ajoutées :
- mode brouillon pour préparer collaborativement l'ordre du jour avant de le communiquer aux participants ;
- mode présentation pour dérouler la réunion point par point ;
- possibilité d'ajouter plusieurs résultat à un même point, pour clarifier les décisions prises et les prochaines étapes ;
- abonnements iCal pour voir les réunions dans les calendriers personnels.

Page d'accueil du projet repensée et sélection de modèle améliorée
L'interface de la page d'accueil d'un projet est désormais divisée en deux parties : « Vue d'ensemble ( Overview ) » et « Tableau de bord ( Dashboard ) ». Les équipes peuvent ainsi appréhender rapidement les informations générales sur le projet ainsi que les détails opérationnels.

La création de projet bénéficie d'une sélection de modèle améliorée rendant la création de nouveaux projets plus facile, notamment pour les utilisateurs sans connaissances techniques approfondies. Ces modifications préparent le terrain pour un futur assistant de création de projet en plusieurs étapes.

Gestion des projets aux niveaux programmes et portefeuilles
Les projets peuvent être regroupés en programmes, tandis que les portefeuilles offrent une vue d'ensemble de toutes les initiatives en cours. Ceci est particulièrement précieux pour les bureaux de gestion de projet (PMO), les organisations du secteur public et les équipes travaillant avec des méthodologies telles que PM² ou PMflex.

Développements futurs
Pour 2026, les développements vont s'orienter vers l'amélioration de l'existant bien sûr, mais aussi :
- faciliter la migration depuis Jira avec le développement d'un outil de migration et de nouvelles fonctionnalités comme l'ajout de Sprints, le dépoussiérage du module « Backlogs », ou l'implémentation d'identifiants courts pour les lots de travaux ;
- intégrer XWiki pour pouvoir remplacer le duo Jira et Confluence par de l'open source avec OpenProject et XWiki ;
- mieux gérer des programmes et portefeuilles de projets : apporter une vue d'ensemble de plusieurs projets, pouvoir définir des critères sur chaque projet, par exemple l'urgence et l'importance, et obtenir ainsi une matrice de priorisation, avoir un processus d'approbation lors de la création de nouveaux projets, etc…
- édition collaborative de contenu : généraliser l'édition collaborative apparue dans le module « Documents » ;
- de l'IA : assistance à l'écriture, recherche sémantique, serveur MCP, etc…
N'hésitez pas à tester OpenProject en l'essayant en ligne pendant 14 jours ou en l'installant vous même. Si vous avez des retours ou des demandes de fonctionnalités, vous pouvez vous inscrire sur notre instance community.openproject.org et contribuer à améliorer OpenProject.
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✈️ Il y a désormais un risque non négligeable qu'un débris spatial percute un avion de ligne


Raspberry Pi AI HAT+ 2 : présentation matérielle et installation sur Raspberry Pi 5
Avec la carte Raspberry Pi AI HAT+ 2, la Fondation Raspberry Pi introduit une carte HAT+ intégrant l’accélérateur Hailo-10H et 8 Go de mémoire dédiée, conçue exclusivement pour le Raspberry Pi 5. Connectée en PCIe Gen 3, elle vise l’exécution locale de modèles d’IA sans dépendre du cloud. Dans ce premier article, je vous présente […]
Cet article Raspberry Pi AI HAT+ 2 : présentation matérielle et installation sur Raspberry Pi 5 a été publié en premier sur Framboise 314, le Raspberry Pi à la sauce française.....
Vous risquez 35 € d’amende si vous ne portez pas de casque en trottinette dans ces villes

À Nice et dans plusieurs villes, rouler en trottinette sans casque peut désormais vous coûter 35 €… ou bien plus cher en cas de chute.
L’article Vous risquez 35 € d’amende si vous ne portez pas de casque en trottinette dans ces villes, rédigé par Nathalie Kleczinski, est apparu en premier sur NeozOne.
Déçu de ne pas avoir eu la fève dans la galette, Emmanuel Macron dissout à nouveau l’Assemblée nationale
C’est l’air solennel et la mine fermée qu’Emmanuel Macron a pris la parole au JT de 20h, hier soir, pour annoncer la dissolution de l’Assemblée nationale. En cause : le goûter de l’Élysée de la veille, pendant lequel le Président a partagé une galette des rois avec le gouvernement. “D’habitude, il n’y a pas de fève dans la galette, parce que symboliquement il ne peut pas y avoir de roi à l’Élysée, explique un ministre qui a souhaité garder l’anonymat. Mais exceptionnellement, pour remonter le moral du Président après une année très difficile, le pâtissier a accepté de glisser une petite fève à l’effigie de Kylian Mbappé”.
Emmanuel Macron avait pourtant usé des meilleures ruses, éprouvées par tous les enfants de 6 ans, pour dénicher la fève : regarder sous la galette, repérer les bosses dans le gâteau pour deviner où se trouvait le Précieux, choisir la plus grosse part : peine perdue. C’est finalement Sébastien Lecornu qui a déniché la statuette tant convoitée et coiffé la couronne en carton doré. “Il a essayé de paraître heureux pour moi, en bon chef du gouvernement, mais on voyait bien que le cœur n’y était pas, explique le Premier ministre. Il a ensuite accusé la galette de jouer le jeu des extrêmes et de s’opposer aux partis qui défendent l’Europe, avant de courir s’enfermer dans son bureau”.
Après un exil de près de 5h, pendant lequel des bruits de meubles fracassés et des hurlements de bête ont pu être perçus à travers la porte, le Président est finalement sorti de son mutisme pour annoncer la dissolution de l’Assemblée nationale. Les Françaises et les Français sont donc appelés aux urnes pour élire de nouveaux députés et décapiter Sébastien Lecornu sur la place publique, comme le veut la tradition française.
Photo : Image by jacqueline macou from Pixabay
L’article Déçu de ne pas avoir eu la fève dans la galette, Emmanuel Macron dissout à nouveau l’Assemblée nationale est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.
Ezdome, une petite maison en forme de bulle qui se replie à plat et se monte en 2 heures

Une maison qui arrive à plat, se monte plus vite qu’un meuble suédois, et résiste aux catastrophes naturelles : bienvenue dans le monde étonnant d’Ezdome.
L’article Ezdome, une petite maison en forme de bulle qui se replie à plat et se monte en 2 heures, rédigé par Nathalie Kleczinski, est apparu en premier sur NeozOne.
Appel à commentaire de la Commission "Vers des écosystèmes numériques ouverts européens"
La Commission européenne a lancé un appel à commentaires pour une nouvelle initiative stratégique intitulée « Vers des écosystèmes numériques ouverts européens », dont l’adoption est prévue au premier trimestre 2026. Motivée par les objectifs essentiels de souveraineté technologique et de cybersécurité, cette initiative vise à réduire la dépendance de l’Union européenne vis-à-vis des infrastructures numériques non européennes en renforçant le secteur open source européen. S’appuyant sur la stratégie 2020-2023 en matière de logiciels open source et complétant la future loi sur le développement du cloud et de l’IA, cette feuille de route vise à identifier les obstacles à l’adoption, à soutenir le développement des communautés et des start-ups open source, et à garantir que les technologies ouvertes dans des secteurs critiques tels que l’IA, le cloud et les applications industrielles soient développées et régies dans un cadre européen sûr, compétitif et transparent.
L’appel à commentaires suscite un certain enthousiasme de la communauté Open Source, avec 334 réponses moins d’une semaine après son ouverture. Cf. ces statistiques.
Continuez la lecture pour le détail des questions posées, quelques éléments de contexte et quelques éléments de réponses possible.
- lien nᵒ 1 : La Commission européenne veut commercialiser l’open source
- lien nᵒ 2 : European Commission issues call for evidence on open source
- lien nᵒ 3 : La Commission européenne dévoile sa stratégie sur le logiciel libre pour 2020-2023 (Linuxfr)
- lien nᵒ 4 : La Commission européenne publie une feuille de route sur le logiciel libre (Linuxfr)
Sommaire
- Les 10 questions clefs
-
Bilan de la Stratégie Open Source 2020-2023 de la Commission européenne
- 1. Forces, faiblesses et barrières
- 2. Valeur ajoutée pour les secteurs public et privé
- 3. Mesures concrètes au niveau de l’UE
- 4. Priorités technologiques
- 5. Compétitivité et résilience
- 6. Souveraineté (réduire la dépendance)
- 7. Passage à l’échelle (upscaling)
- 8. Administration publique (adoption)
- 9. Durabilité (modèles économiques et maintenance)
- 10. Sécurité (supply chain)
- Conclusion de l’analyse
- Eléments de réponse
- Références
Les 10 questions clefs
On peut identifier dans l’appel à commentaires une dizaine de questions, divisées en questions explicites (posées spécifiquement aux parties prenantes dans la consultation) et questions implicites (les problèmes sous-jacents que l’initiative cherche à résoudre).
Questions explicites
Ces questions sont répertoriées directement aux pages 3 et 4 afin que les parties prenantes puissent y répondre :
- Forces, faiblesses et obstacles : « Quelles sont les forces et les faiblesses du secteur open source de l’UE ? Quels sont les principaux obstacles qui entravent (i) l’adoption et la maintenance d’un open source de haute qualité et sécurisé ; et (ii) les contributions durables aux communautés open source ? »
- Valeur ajoutée : « Quelle est la valeur ajoutée de l’open source pour les secteurs public et privé ? Veuillez fournir des exemples concrets, y compris les facteurs (tels que le coût, le risque, la dépendance, la sécurité, l’innovation, entre autres) qui sont les plus importants pour évaluer la valeur ajoutée. »
- Mesures concrètes de l’UE : « Quelles mesures et actions concrètes peuvent être prises au niveau de l’UE pour soutenir le développement et la croissance du secteur open source de l’UE et contribuer à la souveraineté technologique et au programme de cybersécurité de l’UE ? »
- Priorités : « Quels domaines technologiques devraient être prioritaires et pourquoi ? »
- Compétitivité et résilience : « Dans quels secteurs une utilisation accrue de l’open source pourrait-elle conduire à une compétitivité et une cyber-résilience accrues ? »
Questions implicites
Voici les questions fondamentales qui motivent la nécessité de cette initiative pour la Commission, que l’on retrouve tout au long du contexte politique et de la définition du problème (pages 1-2) :
- Souveraineté : Comment l’UE peut-elle réduire sa dépendance vis-à-vis des pays tiers en matière d’infrastructures numériques et reprendre le contrôle de sa sphère numérique ?
- Passage à l’échelle : Comment l’UE peut-elle aller au-delà du financement de la recherche et de l’innovation pour soutenir réellement le passage à l’échelle, le déploiement industriel et la viabilité commerciale des innovations open source ?
- Administration publique : Comment le secteur public (États membres et régions de l’UE) peut-il mieux adopter les solutions open source afin d’éviter la dépendance vis-à-vis d’un fournisseur et d’accroître la transparence ?
- Durabilité : Comment l’UE peut-elle garantir que la valeur générée par les projets open source n’est pas uniquement exploitée en dehors de l’UE et que les développeurs européens ont accès au capital et aux infrastructures nécessaires à leur croissance ?
- Sécurité : Comment tirer parti des logiciels open source pour améliorer la transparence de la chaîne d’approvisionnement et la gestion des vulnérabilités en matière de cybersécurité ?
Bilan de la Stratégie Open Source 2020-2023 de la Commission européenne
Comme indiqué en intro, cette consultation a pour but (entre autres) de réviser la Stratégie Open Source 2020-2023 de la Commission européenne. Voici une analyse rapide de son bilan.
Cette stratégie se définissait par son slogan "Think Open". Le point clef, qu’on lui a reproché à son époque, est qu’elle était principalement une stratégie de transformation interne et culturelle (comment la Commission gère son informatique), plutôt qu’une stratégie de politique industrielle (comment l’Europe construit sa filière).
1. Forces, faiblesses et barrières
- Analyse de la stratégie 2020-2023 : La stratégie identifiait correctement la force de l’Open Source comme levier d’innovation et de co-création.
- Limite/Impact : Elle s’est concentrée sur les barrières administratives internes (simplifier la bureaucratie pour permettre aux fonctionnaires de contribuer au code). Elle a largement ignoré les barrières de marché (financement, concurrence déloyale des géants US) qui pèsent sur le secteur privé européen.
- Bilan : Elle a réussi à lever des blocages juridiques internes, mais n’a eu que peu d’impact sur la fragmentation du marché européen.
2. Valeur ajoutée pour les secteurs public et privé
- Analyse de la stratégie 2020-2023 : Elle a parfaitement théorisé la valeur ajoutée pour le secteur public : « Argent public, Code public », éviter le verrouillage propriétaire (vendor lock-in), et l’interopérabilité.
- Limite/Impact : La stratégie visait à « montrer l’exemple » (lead by example). Cependant, l’impact réel sur le secteur privé est resté marginal, car la Commission a continué, paradoxalement, à dépendre massivement de solutions propriétaires (Microsoft 365) durant cette période, affaiblissant la portée de son message sur la valeur ajoutée de l’Open Source.
3. Mesures concrètes au niveau de l’UE
- Analyse de la stratégie 2020-2023 : La mesure phare et le grand succès de cette stratégie a été la création du bureau de programme Open Source (OSPO) de la Commission ("OSOR"). Elle a aussi facilité la publication de logiciels comme EUSurvey ou LEOS.
- Limite/Impact : Ces mesures étaient centrées sur l’institution (« Inner Source »). Il manquait des mesures de soutien financier direct à l’écosystème (type « Fonds Souverain ») qui sont demandées aujourd’hui.
4. Priorités technologiques
- Analyse de la stratégie 2020-2023 : La stratégie mentionnait le Cloud, l’IA et la Blockchain de manière générique.
- Limite/Impact : Elle manquait de ciblage stratégique. Elle traitait l’Open Source comme une méthode de travail, et non comme une brique de souveraineté pour des technologies critiques spécifiques (comme le demande aujourd’hui la Feuille de route sur le Cloud/Edge).
5. Compétitivité et résilience
- Analyse de la stratégie 2020-2023 : Le document mentionnait la « souveraineté technologique » en introduction, citant Ursula von der Leyen.
- Limite/Impact : L’approche est restée très « soft power » (influence par l’exemple). Elle n’a pas suffi à créer une résilience face aux chocs géopolitiques ou à l’extraterritorialité du droit américain (Cloud Act), car elle ne s’accompagnait pas d’une politique industrielle agressive.
6. Souveraineté (réduire la dépendance)
- Bilan 2020-2023 : La stratégie posait le principe « Stay in control » (Garder le contrôle).
- Réalité : C’est sans doute l’échec principal de la période. Malgré la stratégie, la dépendance de l’Europe aux hyperscalers non-européens s’est accrue (cf Asteres). La stratégie a sous-estimé la difficulté de migrer des infrastructures critiques vers de l’Open Source sans investissement massif dans des alternatives industrielles européennes.
7. Passage à l’échelle (upscaling)
- Bilan 2020-2023 : La stratégie encourageait le partage et la réutilisation (Reuse).
- Réalité : Le passage à l’échelle a été limité à des outils de niche (sondages, légistique). La stratégie n’a pas fourni les mécanismes pour transformer des projets Open Source européens en géants technologiques capables de rivaliser mondialement.
8. Administration publique (adoption)
- Bilan 2020-2023 : Elle s’appuyait sur la Déclaration de Tallinn (2017).
- Réalité : La création de l’OSPO a été un modèle positif suivi par certains États membres (ex: France - avec les limites que l’on sait, Allemagne, Pays-Bas…). Cependant, l’adoption reste très hétérogène. La stratégie manquait de “dents” (obligations contraignantes) pour forcer l’adoption des logiciels libres et des standards ouverts dans les marchés publics des États membres.
9. Durabilité (modèles économiques et maintenance)
- Bilan 2020-2023 : La stratégie prévoyait que les développeurs de la Commission puissent contribuer “incidemment” aux projets externes.
- Réalité : C’est une réponse insuffisante au problème de la maintenance des infrastructures critiques (le problème de « l’inconnu du Nebraska »). Le bénévolat ou les contributions ponctuelles de fonctionnaires ne remplacent pas un financement structurel des fondations et des mainteneurs, point soulevé par les experts (Doc 3).
10. Sécurité (supply chain)
- Bilan 2020-2023 : Point fort de la stratégie via le programme EU-FOSSA (audits de sécurité financés par l’UE).
- Réalité : La Commission a bien identifié que « Open Source = transparence = sécurité potentielle ». Cependant, l’approche était réactive (audit de l’existant). La nouvelle période (2024+) doit gérer les effets de bord du Cyber Resilience Act (CRA), qui a créé une insécurité juridique pour les développeurs Open Source que la stratégie 2020-2023 n’avait pas anticipée.
Conclusion de l’analyse
La stratégie 2020-2023 a été une étape culturelle nécessaire mais insuffisante.
- Son mérite : Elle a légitimé l’Open Source au cœur de l’administration européenne (création de l’OSPO, changement de mentalité).
- Sa limite : Elle est restée une stratégie informatique interne (« Comment la Commission utilise le logiciel libre ») et non une stratégie politique (« Comment l’Europe utilise le logiciel libre pour sa souveraineté »).
Nous appelons donc à ce que la nouvelle initiative (2026) opère ce basculement : passer de l’Open Source comme « bonne pratique administrative » à l’Open Source comme « arme de souveraineté industrielle ».
Eléments de réponse
La Feuille de route thématique « La voie du logiciel libre vers la souveraineté numérique et la compétitivité de l’Union européenne » rédigée par un groupe d’experts (dont je (NdM: Stefane Fermigier) faisais partie) de l’Alliance européenne pour les données industrielles, l’Edge et le Cloud, et publiée par la Commission en juillet 2025 fournit un certain nombre d’éléments de réponses aux questions ci-dessus. Avec 70 propositions il y a évidemment de quoi « faire son marché ». Voici quelques éléments de réponse possibles extraits du document.
1. Forces, faiblesses et obstacles du secteur open source de l’UE
Forces :
- Engagement politique et financier : l’Europe a démontré son engagement à travers le financement de la recherche (Horizon Europe, Digital Europe) et des cadres politiques (Data Act) qui favorisent la transparence (*p. 16-17).
- Écosystème en pleine croissance : on observe une expansion des fournisseurs européens de cloud et d’edge open source proposant des alternatives conformes au RGPD, ainsi que de grands consortiums multipartites (bien qu’ils soient confrontés à des défis) et des collaborations avec des instituts de recherche (p. 18-19).
- Cadres spécialisés : L’Europe assiste à l’adoption croissante de cadres open source spécialisés dans l’IoT dans des secteurs tels que l’industrie manufacturière et l’énergie (p. 19).
Faiblesses :
- Domination des technologies non européennes : le marché est fortement influencé par les technologies propriétaires et les hyperscalers non européens, en particulier dans les domaines du cloud, de l’edge computing et des technologies de conteneurisation (p. 20).
- Fragmentation : Les initiatives nationales sont souvent fragmentées et manquent de coordination au niveau européen (p. 17).
- Problèmes de gouvernance : De nombreux projets, même ceux qui bénéficient de contributions européennes, sont gérés par des entités non européennes (par exemple, la Linux Foundation), ce qui peut entraîner un décalage par rapport aux intérêts européens (p. 26).
Principaux obstacles :
(i) À l’adoption et à la maintenance :
- Obstacles à l’interopérabilité : Il existe un manque de « normes véritablement ouvertes » universellement adoptées et développées par des entités européennes. Cela entraîne une complexité d’intégration et des frictions entre les outils propriétaires et les outils open source (p. 24).
- Sensibilisation du marché et discours : les PME et les entreprises hésitent en raison d’idées fausses sur la complexité et le soutien, souvent alimentées par les discours marketing des fournisseurs dominants non européens (p. 25).
- Pénurie de compétences : l’offre de professionnels maîtrisant les technologies open source européennes, l’orchestration du cloud et la cybersécurité est insuffisante (p. 25-26).
(ii) Vers des contributions durables :
- Contraintes en matière de ressources et de financement : De nombreux projets essentiels dépendent de contributions bénévoles et de financements sporadiques. Le paysage actuel favorise souvent les grands projets bien établis, laissant les petites initiatives européennes innovantes sous-financées (p. 24-25).
2. Valeur ajoutée pour les secteurs public et privé
Le document identifie la valeur ajoutée dans plusieurs dimensions, en se concentrant principalement sur la souveraineté numérique, la sécurité, la résilience économique et la durabilité.
Exemples concrets et facteurs :
-
Administration publique :
- Souveraineté et contrôle : l’adoption de l’open source européen permet aux institutions de garder le contrôle sur le traitement et le stockage des données, réduisant ainsi leur dépendance vis-à-vis de fournisseurs étrangers soumis à des lois extraterritoriales (par exemple, la section 702 de la loi américaine FISA).
- Sécurité et conformité : la transparence totale du code permet un audit rigoureux, garantissant la conformité avec les directives RGPD et NIS.
- Coût et transparence : cela réduit les coûts d’approvisionnement/de licence et favorise la confiance du public grâce à des systèmes transparents (p. 50).
-
Secteur privé (général et PME) :
- Innovation : cela réduit les barrières à l’entrée pour les PME, leur permettant d’être compétitives en tirant parti d’une infrastructure abordable et personnalisable. Cela accélère les cycles de développement grâce à l’innovation collaborative (p. 13).
- Réduction des risques : cela évite la dépendance vis-à-vis d’un fournisseur associée aux normes propriétaires (p. 11).
-
Fabrication (industrie 4.0) :
- Efficacité opérationnelle : permet une maintenance prédictive et une surveillance en temps réel.
- Flexibilité : les normes ouvertes permettent l’intégration transparente de nouvelles technologies dans les systèmes existants, évitant ainsi la dépendance (p. 51).
3. Mesures et actions concrètes au niveau de l’UE
La feuille de route propose des actions (70 au total) réparties en cinq piliers afin de soutenir le secteur et de contribuer à la souveraineté et à la cybersécurité, notamment :
1. Développement technologique :
- Normes : définir et imposer une « interopérabilité exécutoire » basée sur des normes véritablement ouvertes pour toutes les infrastructures numériques financées par l’UE (p. 28-29).
- Financement : créer un « Fonds européen pour la souveraineté open source » (NB : EOSSF → EU-STF) pour les projets fondamentaux (p. 30).
- Architectures de référence : développer des implémentations de référence spécifiques à chaque secteur (par exemple, pour les soins de santé ou l’énergie) (p. 30-31).
2. Développement des compétences :
- Formation et certification : Lancer des programmes de certification pour la maîtrise de l’open source européen et financer des ateliers de formation axés sur l’industrie (p. 32-33).
- Éducation : Intégrer les principes de l’open source dans les programmes d’études STEM et créer des centres d’excellence dans les universités (p. 34).
3. Pratiques d’approvisionnement :
- Politique : Adopter des politiques « Fonds publics, code public, open source d’abord, préférence européenne » (p. 36).
- Lignes directrices : Créer des guides d’évaluation pratiques et un répertoire de solutions européennes recommandées à l’intention des responsables des marchés publics (p. 37-38).
4. Croissance et investissement :
- Plateforme d’investissement : créer une « plateforme européenne d’investissement dans l’open source » (EOSIP) afin de consolider les informations sur le financement (p. 41).
- Image de marque : lancer une initiative de promotion de l’image de marque afin de mettre en avant la sécurité et la souveraineté des projets européens (p. 43).
5. Gouvernance :
- Analyse de sécurité : donner la priorité aux évaluations de vulnérabilité pour les projets critiques et collaborer avec les agences de cybersécurité (p. 45).
- Comité consultatif : former un comité consultatif européen sur l’open source afin de superviser le financement et l’orientation (p. 47).
4. Domaines technologiques prioritaires
La feuille de route donne explicitement la priorité aux technologies Cloud, Edge et Internet des objets (IoT).
Pourquoi ces technologies sont-elles prioritaires ?
- Épine dorsale de l’infrastructure : ces technologies constituent « l’épine dorsale de l’infrastructure numérique moderne » et sont essentielles pour la sécurité nationale et économique (p. 10).
- Dépendance actuelle : l’Europe est fortement dépendante des hyperscalers non européens dans ces domaines, ce qui pose des risques en matière de confidentialité des données, de sécurité nationale et de résilience opérationnelle (p. 10).
-
Tendances émergentes : certains sous-domaines sont mis en avant comme étant essentiels pour la souveraineté future :
- Edge Computing : essentiel pour réduire la latence et assurer la souveraineté des données (en gardant le traitement proche de la source) (p. 20).
- Conteneurisation/Orchestration : critiques pour l’évolutivité, mais actuellement dominées par des entités non européennes (p. 20).
- IA/apprentissage automatique : l’intégration de l’IA dans les appareils périphériques, pour l’IoT industriel et les systèmes autonomes (p. 20).
NB: d’autres domaines prioritaires peuvent également être mis en avant, en dehors de la feuille de route, notamment le collaboratif (bureautique).
5. Secteurs pour une compétitivité et une cyber-résilience accrues
Le document identifie les secteurs suivants dans lesquels l’open source peut stimuler la compétitivité et la résilience (p. 50-53) :
- Administration publique : renforce la confiance, la souveraineté des données et réduit les coûts.
- Fabrication (industrie 4.0) : améliore l’efficacité de la production, réduit les déchets et empêche la dépendance vis-à-vis d’un fournisseur.
- Santé : sécurise les données sensibles des patients, permet l’interopérabilité entre les systèmes (par exemple, les dossiers médicaux électroniques) et accélère la recherche médicale.
- Énergie : optimise la gestion de l’énergie (réseaux intelligents), intègre les énergies renouvelables et réduit la consommation énergétique des centres de données.
- Autres secteurs : transports, agriculture, finance, éducation, villes intelligentes et industrie spatiale (en particulier l’analyse des données d’observation de la Terre) (p. 53).
Références
- La Commission européenne veut commercialiser l’open source pour en faire un levier de souveraineté numérique (Euractiv)
-
European Commission issues call for evidence on open source (LWN)
- Discussion (Hacker News)
- Open source software strategy 2020-2023 (Commission européenne)
- La Feuille de route thématique « La voie du logiciel libre vers la souveraineté numérique et la compétitivité de l’Union européenne » de l’Alliance européenne pour les données industrielles, l’Edge et le Cloud.
- Discussion en français (LinuxFr.org)
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Navidrome
Ah oui : Et en plus de l'interface web, il y a plein de logiciels compatibles : https://www.navidrome.org/apps/
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