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(Municipales 2026) Valérie Fornies, maire/candidate en conscience des difficultés d’une gestion municipale.

Valérie Fornies : « Une équipe prête à s’engager dans la vie de la cité »

Pas le temps de jeter un oeil dans le rétroviseur d’un mandat unique et étonnant où l’enchaînement des crises a bouleversé l’ordre local, la gestion des deniers publics comme notre rapport aux services de proximité publics comme privés. Durant 2 ans, chaque commune française n’a plus pensé que son petit territoire était une île… !

Dans cette optique, « vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage », disait l’écrivain Nicolas Boileau constitue une vertu plus que nécessaire pour des colistières et colistiers d’une liste… en 2026. « J’ai réuni une équipe prête à s’engager dans la vie de la cité. Elle est renouvelée d’environ 1/3, mais je n’ai pas été excluante pour personne. Ceux qui ne sont plus sur la liste ont souhaité partir pour des raisons personnelles », précise la candidate. En résumé, une liste sans fracas, ni dissidence, de 29 + 2 colistiers (et 3 sièges à l’agglo), et « avec des convictions de gauche et de droite, même si mes valeurs sont à gauche. Par respect pour toutes et tous, la liste sera enregistrée sans étiquettes (sauf autre choix de la Préfecture) », commente la candidate.

Effectivement, l’engagement d’un(e) maire, d’un(e) adjoint(e), voire d’un simple conseiller municipal, n’a plus rien à voir avec le siècle précédent. Même si la loi sur le nouveau statut de l’élu local (31/12/2025) apporte des nouvelles protections au Premier magistrat, une hausse modérée de sa rémunération, mais elle ne règle pas « le sujet de sa disponibilité pour assurer la charge de maire, et plus encore dans le privé que le public », commente Valérie Fornies.

Une gestion prudentielle et ambitieuse

Comme toujours, l’opposition est essentielle dans une démocratie, mais elle réduit souvent l’exercice de gestion municipale a une équation simple, alors que nous sommes plutôt sur des algorithmes complexes. « Je ne vois pas comment l’opposition peut en même temps doubler l’effectif de la Police Municipale (3 agents actuellement), donc à travers plus de fonctionnement, et en même temps investir (massivement) dans l’église Saint-Martin pour laquelle nous n’aurons aucun partenaires ! », tance la candidate.

C’est pourquoi, elle pointe le dossier emblématique de la réhabilitation lourde de l’ancienne Gare de Fresnes-sur-Escaut, une pépite bientôt achevée. « Nous ne préférons pas ce site de l’ancienne Gare des mines à l’église, mais nous avions des subventions notifiées de nos partenaires », commente Valérie Fornies.

Effectivement, le dossier de la rénovation lourde de l’église Saint-Martin constitue un sujet de tension locale. « Ce projet est sur la table et (en cas de réélection), nous associerons largement la population à cette réflexion », poursuit-elle.

Certains dossiers enjambent deux mandats comme celui de l’arrivée d’une centaine de logements sur la commune : « La population est recensée environ à 7 350 habitants, mais nous espérons quelques centaines de plus avec ces réalisations. » Là aussi, les partenariats sont multiples et « nous avons bénéficié de l’accompagnement de la CAVM, de l’Etat pour les dossiers ERBM (Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier), et autres partenaires. Mon mandat de VP à Valenciennes Métropole n’a pas servi à rien ! »

« L’opposition confond une ligne de trésorerie et un emprunt », Valérie Fornies

Toutefois, il faut distinguer les subventions comptabilisées, en un mot notifiées par les services financiers de la collectivité publique partenaire, et la caresse d’un retour positif d’une demande de subvention. « Là, nous avons ouvert une ligne de trésorerie, de 1,5 millions d’euros, afin d’avancer les fonds des partenaires non crédités à ce stade, mais notifiés (donc assurés) », commente Arnaud Bavay, le DGS de la commune. « L’opposition confond une ligne de trésorerie et un emprunt ! », pointe Valérie Fornies.

Forcément, sur l’autre face de la pièce, vous avez des projets en attente. « Nous avons 1,7 millions d’euros en attente d’un retour des partenaires sur d’autres projets », ajoute le DGS. « C’est pourquoi, nous restons attentifs à l’évolution de certains dossiers dans l’éventualité d’une réélection, nous sommes ambitieux, prêts pour lancer certains dossiers si nous recevons des réponses positives, mais prudents au final ! », ajoute la candidate.

Une gestion locale maîtrisée

Quelques chiffres cernent assez correctement les contours d’une gestion budgétaire. En effet, la capacité de désendettement d’une collectivité publique demeure un juge de paix parlant. Cette donnée se situe « à 5,2 années fin 2025, puis 11,3 fin 2026 dans le sillage d’un investissement lourd (classique) et redescend de deux points en 2027 suite à la fin d’un prêt », commente Arnaud Bavay. Sur ce mandat de 7 ans, 3 emprunts sur 6 devaient s’éteindre avec un solde à payer de 6,5 millions d’euros comme dette de la collectivité locale au 31 décembre 2025.

Les services publics, le patrimoine de tous, est très surveillé sur Fresnes-sur-Escaut : « Nous avons remplacé le bureau de La Poste afin de conserver ce service à la population. Nous sommes indemnisés de 16 000 euros par an par La Poste, mais nous mobilisons 3 agents de la commune (donc le coût est plus conséquent). Ensuite, nous avons une agence France Services pour laquelle nous sommes indemnisés à hauteur de 50 000 euros par l’Etat (là également compensation insuffisante) », commente Valérie Fornies. Pour autant, la mise en oeuvre de cette décentralisation des services de l’Etat constitue une réponse positive de proximité, on entend peu de critiques, preuve politique que le rendu satisfait les élus locaux.

Sur les dossiers pour un prochain mandat espéré, Valérie Fornies énumère les sujets de questionnements des administrés, la sécurité et notamment routière, le logement, l’emploi, le pouvoir d’achat, la propreté de la cité, et « nous avons près de 70% de la population non imposable avec un salaire médian de 11 000 euros annuel. C’est pourquoi, je fais particulièrement attention à notre politique sociale ! », indique la maire. « Dans les consultations des habitants, la question du patrimoine constitue aussi un véritable sujet », indique la Première magistrate.

Des atouts et des faiblesses

Il faut jouer avec ses atouts, car Fresnes-sur-Escaut a très peu de foncier disponible pour le développement économique. « Toutefois, avec les services de l’agglo, nous avons identifié une petite zone économique de 10 hectares », explique-t-elle.

Par contre, la prochaine mise en service du nouvel écrin de l’ancienne Gare de Fresnes-sur-Escaut sera « un nouveau pôle d’attractivité pour notre commune. Par ailleurs, nous avons un patrimoine minier remarquable classé UNESCO et de fait suivi par les architectes des Bâtiments de France », souligne la candidate. De même, l’écrin vert sur certains sites de cette collectivité locale peut contribuer à cette attractivité accrue.

Quelles sont les listes sur la ligne de départ le 26 février prochain ?

Si la candidature de Valérie Fornies n’a jamais été un mystère, la liste du Rassemblement National a été investie officiellement par le député Guillaume Florquin et l’opposant historique, Fabrice Zaremba, au Conseil municipal aurait quelles velléités en la matière. Elue au second tour en 2020, Valérie Fornies attend la réalité de l’opposition pour cette respiration démocratique très attendue !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Bruno Monnier, un candidat lancé dans une triangulaire (potentielle) assumée !

(Christine Di Bello, Bruno Monnier, Guillaume Florquin, et Malika Bouhezila)

Bruno Monnier : « Nous portons un projet sur les thématiques du pouvoir d’achat et de la sécurité sur Vieux-Condé ! »

Sur la forme, le premier questionnement est l’investiture, ou pas, du Rassemblement National comme pour Eric Castelain sur Saint-Amand-les-Eaux. « Non, Bruno Monnier n’est pas investi par le parti RN, mais il a signé la charte. Cette dernière permet aux parlementaires de soutenir directement un candidat sans l’investiture. Cela fait partie de notre politique d’ouverture ! », commente Guillaume Florquin. Ex borlooiste, carté UDI, mais il se retire de ce parti politique après l’abandon en rase campagne de Jean-Louis Borloo en octobre 2011, comme tant d’autres ! « Depuis, je ne suis plus carté dans aucun parti politique », précise-t-il.

Ce soutien du député s’est construit sur le terrain, car « je suis président d’un club de tir sur Vieux-Condé. A l’occasion de l’Assemblée générale 2024, le député est venu, puis revenu à l’AG 2025. Puis, nous avons travaillé ensemble. Aujourd’hui, il y a un respect mutuel et une écoute entre nous », indique Bruno Monnier.

Aux colistières et colistiers présents, Guillaume Florquin traduit concrètement ce soutien par ces mots : « La proximité compte beaucoup, il n’y a pas que les étiquettes. » Pour sa part, Bruno Monnier insiste auprès de ces yeux au coin de la rue : « Nous ferons une campagne propre, il n’est pas utile de critiquer les autres candidats. Nous portons un projet sur les thématiques du pouvoir d’achat et de la sécurité sur Vieux-Condé ! Concernant le bilan du maire, nous avons déjà distribué un tract, ce qui a été dit en 2020 VS ce qui été fait réellement à la fin du mandat ! »

Par contre, la tête de liste ne cache pas que son arrivée potentielle à la gouvernance locale déclencherait dans les meilleurs délais « un audit financier complet. Certes, il y a une nouvelle salle des fêtes que je souhaitais, mais elle est à la charge de la commune à hauteur de 2,5 millions d’euros. Il faut connaître nos marges de manoeuvre budgétaire ! »

Site de l’église dans le quartier de La Solitude

Justement sur le budget, il insiste pour souligner l’effectif trop faible de la Police Municipale, 5 agents à ce stade : « Je souhaite durant ce mandat (de 7 ans) passer à 11 agents. » Autre point que le candidat souhaite dévoiler en amont de son programme aux administrés, un travail sur le patrimoine avec notamment « l’ancienne bibliothèque classée UNESCO et l’église du quartier de la Solitude, désacralisée aujourd’hui. Nous pouvons travailler à préserver notre patrimoine. »

« Trahi une fois, pas deux fois, ça suffit », Bruno Monnier

Bien sûr, pour cette 3ème campagne, le souvenir des éditions précédentes marque son esprit. En effet, Bruno Monnier, 60 ans, se rappelle son score en 2014 (17,87% des inscrits). « Je me suis retiré en faveur du Guy Bustin, mais je me suis vite rendu compte que son programme reposait uniquement sur une vengeance vis à vis de Serge Van Der Hoeven. Au final, nous n’avions pas les mêmes idées pour les habitant(e)s. »

Puis, en 2020 où « j’étais souffrant durant une bonne partie de la campagne sans parler de l’abstention ! Enfin, David Bustin pratique la même politique son père. Cette fois, je serai très présent durant cette campagne 2026. C’est aussi ma première candidature avec le soutien affiché du député de la circonscription !»

On peut subodorer qu’aucun des candidats ne remportera pas cette élection au 1er tour. Par suite, l’éventualité d’une triangulaire au second tour, tant les 3 blocs en lice sont solides sur Vieux-Condé, fait réfléchir toutes les équipes sur la ligne de départ. Pour sa part, Bruno Monnier ne fait aucun mystère sur ses intentions : « Si mon score le permet, je me maintiendrai au second tour. Trahi une fois, pas deux fois, ça suffit… » Le parlementaire acquiesce « une victoire dans une triangulaire avec 35%, c’est possible ! »

Une liste avec deux membres de la majorité sortante !

La liste est bouclée avec quelques surprises comme « Christine Di Bello, adjointe aux écoles, l’enfance et la petite enfance, mais également Malika Bouhezila, conseillère municipale et peut-être d’autres de la majorité municipale… Ma liste est bouclée, mes colistières et colistiers sont sans étiquettes ou carté au RN. C’est une belle équipe proche des gens ! »

A Vieux-Condé, comme dans de très nombreuses villes du Hainaut, le 1er tour qui n’a pas véritablement eu lieu le 15 mars 2020 va se présenter aux électrices et électeurs. Par contre, sur Vieux-Condé, la particularité est que les 3 candidats peuvent remporter la timbale sans que l’on puisse parler d’un tremblement de terre, d’une surprise incroyable, non tout simplement le meilleur de trois candidatures robustes !

Daniel Carlier

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Les fouilles archéologiques dévoilent une partie des remparts (du XIVème) sur Condé-sur-l’Escaut

(Visuel la porte d’eau du XIVème siècle, la petite voute sur la droite en bout de photo est un ajout des modifications de Vauban, mais plus l’accès d’origine)

Alain Henton : « Mon 10ème chantier archéologique sur Condé ! »

Visuel chantier avec sur la gauche une fortification afin de diviser d’un côté le cours poursuivant sa route naturelle, de l’autre la voie d’eau pénétrant dans la cité, et au fond la rue Gambetta.

Nous étions restés sur une visite de chantier passionnante en novembre 2025, après un début des fouilles au mois de septembre, pour une fin mi-décembre. Cette période additionnelle de recherche a été très fructueuse. Alain Henton avait des hypothèses grâce aux nombreux chantiers précédents, mais les résultats sont au delà des attentes compte tenu de l’état de conservation.

« Tout le commerce de la cité passait par cette porte d’eau », Alain Henton

En effet, la suite de ces fouilles s’est concentrée par le dévoilement des remparts de Condé-sur-l’Escaut. La résultat est bluffant, notamment ceux érigés au XIVème siècle. « Bien sûr, nous partions d’une hypothèse de départ, mais elle a été confortée par la découverte d’objets (céramiques, faune,

Visuel une partie des remparts avec l’ancien emplacement d’une poterne, petite forte fortifiée, le trou sur le visuel, où les navigateurs devaient payer leur Droit de Passage pour accéder dans la cité.

bois, un peu de métal, et du cuir. Evidemment, nous devons analyser ces découvertes afin de dater précisément », explique le responsable de ce chantier, Alain Henton, un habitué du territoire entre Saint-Amand-les-Eaux et « mon 10ème chantier archéologique sur Condé », précise-t-il.

Ensuite, au détour de ces remparts, la découverte majeure est une porte d’eau du XIVème siècle où les embarcations chargées de produits (alimentaires ou pas) pénétraient dans la Seigneurie, et sa ville de Condé. On peut admirer la qualité de conservation des aménagements (pierres bleues de Tournai/visuel ci-dessous) de cette porte d’eau, un accès serré pour une seule embarcation afin de gérer le droit de passage, mais aussi toute attaque. Ensuite, la voie d’eau s’élargit pour un croisement possible des petites barques, ou petits bateaux, afin de glisser dans la commune.

Les bois trouvés sont, à ce stade, dans un état excellent de conservation. « Nous les emballons avec un plastique afin de préserver l’humidité », indique l’expert de l’INRAP Hauts de France https://www.inrap.fr/

« Un squelette dans son intégralité », Alain Henton

Autre découverte improbable, les fouilles ont permis de dévoiler un « squelette dans son intégralité. C’est rare. Bien sûr, la datation au Carbone 14 va nous situer la période, mais est-ce un ancien viking (camp devant Condé pendant 6 mois en 882/883) ou une victime des Vikings ? », se demande Alain Henton.

Squelette complet découvert sur ce site

Plus globalement, ces fouilles sur les abords de la rue Gambetta confirment mille ans d’histoire sur Condé, des berges carolingiennes au XXème siècle. A cet effet, Alain Henton assurera une conférence le 13 juin 2026, à 14H30, au sein de la Médiathèque de Condé-sur-l’Escaut.

Des milliers d’édiles se couperaient un bras pour découvrir 10% des richesses en sous-sol sur cette collectivité locale. Certes, le travail pour les vivants prend toujours le pas, mais les sources d’attractivités d’une commune sont tellement réduites dans le Nord de la France, sans la mer, sans la montagne… Pensez que le premier poste d’attractivité (mesuré) sur la commune d’Arras est (en terme de visiteurs, visites guidées payantes, séjours/nuitées, restauration, achats dans les commerces en ville…) le dévoilement des tunnels creusés pendant la 1ère guerre mondiale par les néo-zélandais. La commune l’a compris et investit de manière conséquente chaque année dans l’entretien, la poursuite des recherches de nouveaux tunnels, les manifestations commémoratives et les échanges internationaux. Pourtant, c’est peanuts, en terme de patrimoine, en comparaison du patrimoine existant sur Condé-sur-l’Escaut, à méditer !

Daniel Carlier

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Grève massive au sein du Lycée du Pays de Condé contre le management du Proviseur !

Intersyndicale : « Il existe des dysfonctionnements depuis plus d’une année ! »

Sous l’égide d’une intersyndicale (CFDT, SNES-FSU et UNSA), cette mobilisation a exprimé son mécontentement suite à plusieurs mois d’absence de dialogue avec la Direction portée par le Proviseur, Christophe Courdent.

« Pourtant, face à ces dysfonctionnements, nous avons organisé une Assemblée Générale dès le mois d’octobre 2025 avec le Proviseur afin de mettre tout sur la table. Il y a eu des promesses, mais rien n’est arrivé. Aujourd’hui, nous vivons une dégradation du climat général de travail, il y a une véritable souffrance. Et en face, on a l’impression qu’il n’y a pas de pilote », mentionne un enseignant d’histoire-géo.

Un autre manifestant confirme cette atmosphère invivable : « Nous travaillons dans une désorganisation administrative et pédagogique. Nous subissons un management toxique. » voire « une maltraitance managériale », ajoute un autre.

Pas une question d’effectif, mais de management !

En l’espace, ce n’est pas un problème d’effectif, car ce Lycée du Pays de Condé est « un lycée classé sensible. Nous sommes dans les lycées avec des critères de précarité les plus élevés de l’Académie. »  Par conséquent, le Ministère fournit les professionnels indispensables ! Donc, le problème est ailleurs…

Des enseignants viennent à la volée se plaindre, particulièrement dans la filière Eco-gestion. « Par exemple, la réalisation de convention de stage était dédiée aux agents administratifs, formés juridiquement pour cela. Depuis cette année, le Proviseur nous demande de les rédiger nous-mêmes en plus de notre mission d’enseignante ». Ensuite, elle mentionne un autre exemple avec le dépouillement d’heures de professeurs expérimentés vers des contractuels ou enseignants de lycée PRO. Une autre enseignante déplore « le manque total de dialogue avec le Proviseur. »

Parfois, la vie quotidienne de l’élève est plus parlante que tous les discours. Une grappe d’élèves vient à notre rencontre et dit tout de go : « Nous n’avons plus accès aux sanitaires, car nos professeurs n’ont plus les clés de ceux-ci. Ensuite, nous bénéficions seulement d’un micro-onde, sur exploité, pour tous les élèves le midi avec leur repas. Il manque aussi des tables et des chaises pour nous manger… ! » Bref, tout va bien Mme la Marquise !

Evidemment, les slogans fleurissent, une manifestante brandit son panneau : « Manager sans écouter c’est décider seul » et elle ajoute « nous visons exactement cela ! ». Bien sûr, d’autres messages sont plantés comme « l’absence de reconnaissance détruit l’engagement ! »

Voilà une mise en lumière d’un mal être évident au sein de cet établissement de premier plan dans le Pays de Condé. Il faut qu’il se passe quelque chose rapidement. Attention, ce n’est pas une colère épidermique, mais sourde intervenant sur le temps long. C’est visiblement un problème de fond. L’Académie va-t-elle attendre un suicide pour intervenir auprès de la Direction, car les courriers au Rectorat par les forces syndicales sont pléthoriques… et sans réponses !

Daniel Carlier

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Carole Millet-Vézilier prend la tête d’une liste de rupture avec Grégory Lelong sur Condé-sur-l’Escaut

Carole Millet-Vézilier : « Un manque de transparence dans la gouvernance de Grégory Lelong »

Comme souvent, la commune de Condé-sur-l’Escaut nous réserve des pépites électorales, car la vie politique est bouillonnante à l’ombre d’un patrimoine traversé par les siècles. Cette fois, outre deux listes d’opposition, une de gauche assumée, une plus centriste, cette liste dissidente sans étiquette prend une place de choix dans le paysage de cette prochaine élection municipale, sans oublier l’édile sortant candidat officieux… !

Toutefois, une différence est très palpable par rapport à l’édition locale 2020, car la rupture de l’intérieur est bien plus prononcée que pour le précédent scrutin. « Nous l’avions prévenu depuis longtemps, car il y a un manque de transparence dans la gouvernance de Grégory Lelong. Toutefois, nous avons tenu à rester jusqu’au bout de notre mandat », explique la 2ère adjointe, ex délégation à l’Etat civil, au cimetière et à la proximité. Comme à chaque fois, il existe un déclic avant la rupture et la verticalité à outrance a achevé de fissurer cette majorité municipale en mode puzzle.

Ainsi, 3 adjointes et 4 conseillers délégué(e)s ont perdu leur délégation et rejoignent la liste dissidente emmenée par Carole Millet-Vézilier. Il s’agit de Karine Belot, 6ème adjointe, ex chargée de la cohésion sociale, Céline Demonchaux, 8ème adjointe, ex chargée des politiques éducatives et sportives, Joëlle Gau, conseillère, ex déléguée aux finances, Bruno Biadala, conseiller, ex délégué au sport de proximité, Céline Despriet, ex déléguée à la petite enfance, et Xavier Lafon, ex délégué aux ainés. C’est une purge ni plus, ni moins, et un départ collectif « sans états d’âmes. »

« On écoute tout le monde, mais on ne travaille pas avec tout le monde », Carole Millet-Vézilier

Local de campagne

Carole Millet-Vézilier est une condéenne dont la famille transpire l’histoire de cette localité, un grand-père mineur à la fosse Ledoux, une Grand-mère institutrice à l’école du Cocq. « Je suis une enfant de Condé, à l’école et aujourd’hui enseignante », mentionne la candidate dans ce local de campagne « authentique », un ancien café idéalement placé sur la Place verte fermé en 2020. Elle souligne avec force son voeux de « réaliser une campagne digne, au contact des habitant(e)s avec nos valeurs et nos convictions. » Elle observe déjà 3 vidéos de l’édile assez polémiques, elle ne veut visiblement répondre à ce genre de communication.

Bien sûr, l’expérience du mandat permet à cette liste venue de l’intérieur de pointer du doigt les problèmes. « on connaît les dysfonctionnements internes. Nous avons de l’expérience. D’ailleurs, à titre personnel, j’ai suivi un grand nombre de formations pour les élu(es) », commente Carole Millet-Vézilier.

Un programme s’esquisse autour de son équipe avec en fer de lance des réflexions sur les espaces verts, Chabaud-Latour et la forêt de Bonsecours, le fluvial avec toutes les questionnements sur la voie d’eau, le patrimoine évidemment, sans oublier l’humain, les commerces, la sécurité, la vie locale, en fait « une approche globale sans oublier personne. »

Ex membre de l’UDI, Carole Millet-Vézilier insiste sur l’ouverture de cette liste : « On écoute tout le monde, mais on ne travaille pas avec tout le monde. » Une façon de mettre en exergue que les bonnes idées viennent de partout, les problématiques sont écoutées, mais les solutions resteront en cohérence avec certaines valeurs partagées par les membres de cette liste.

Logo de campagne

La tête de liste n’a aucune crainte sur la composition (complète) de celle-ci (29 +2), baptisée « Tous pour Condé », elle compte présenter ultérieurement le programme de l’équipe, mais surtout aller vers les Condéennes et les Condéens. Elle conclut cette présentation magistrale, sans ambiguïtés, sur un fait politique de proximité : « Il n’y a jamais eu une femme maire de Condé-sur-l’Escaut (et peut-être une tête de liste femme) et pourquoi pas ! »

Daniel Carlier

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Le Tribunal judiciaire de Valenciennes déboute Franck Deloge, son inscription sur les listes électorales est rejetée sur Escautpont !

Retour sur un imbroglio procédural peu commun, car Franck Deloge, lors de son point presse de retrait de son siège d’élu de Valenciennes en novembre 2024, annonçait son déménagement sur la collectivité locale d’Escautpont. Il s’installe donc sur ladite commune en septembre 2024 et obtient son inscription sur la liste électorale le plus normalement du monde.

Ensuite, en mars 2025, il déménage, toujours sur Escautpont, vers un hébergement chez une amie sénior dont le mari vient de décéder. Un partage de l’habitat s’installe et le candidat putatif à cette élection locale redemande une nouvelle inscription sur les listes électorales et c’est là que le bât blesse !!!

En effet, malgré la présentation de plus d’une cinquantaine de pièces justificatives, des plaidoiries argumentées par les deux avocats de Franck Deloge, l’avocat de la commune martèle le respect du « Code électoral, tout le Code électoral, rien que le Code électoral ! » M. Deloge « ne justifie pas d’un domicile réel ou de plus de six mois sur Escautpont. Où habite-t-il ? Nous n’avons pas une fiche de salaire à la (nouvelle) bonne adresse ou son avis d’imposition ! »

Cette séance au sein du Tribunal judiciaire de Valenciennes revisite les articles du Code électoral L-11, L-18, L-19 et L-20 très strictes au demeurant. Les multiples attestations déposées par M. Deloge n’ont pas fait la différence, les magistrats en charge de cette procédure ont rendu leur décision sans appel possible. Franck Deloge n’est pas donc inscrit sur les listes électorales d’Escautpont et ne pourra de fait pas candidater sur cette collectivité locale en mars prochain.

Bien sûr, l’impact de cette décision est évidente sur les prochaines élections locales à Escautpont, mais c’est une autre histoire à écrire. Durant la même matinée, les juges ont rendu une autre décision, identique, pour un agent territorial de la commune en disponibilité. M. Boniface ne sera pas inscrit sur les listes électorales de cette commune et ne pourra pas se présenter à la dite élection, car il était pressenti comme colistier de M. Franck Deloge.

M.Deloge et  et M. Boniface sont condamnés également à 1 000 euros au titre de l’article 700.

Un Code électoral obsolète… ?

En dézoomant, on peut regretter la rudesse du Code électoral français en comparant avec certains pays où un changement de bureau de vote, d’une ville à l’autre, est possible en 48 heures. Face à la mobilité d’une jeunesse, souvent rattachée au niveau électoral chez les parents, il est impératif de dépoussiérer ce Code électoral indigeste et extrêmement favorable à un abstentionnisme de masse… ! En l’espèce et au delà du dossier en question, la continuité d’une localisation de fait sur la commune constitue un véritable sujet, certes pas conforme au Code électoral en vigueur, sur lequel les législateurs devraient se pencher rapidement. Rappelons qu’avant 2019, un commerçant/artisan de proximité ne pouvait pas voter dans la commune où il travaille tous les jours, mais uniquement sur sa résidence principale. Il est donc possible de déplacer une fourchette au sein du Code électoral, un peu de bon sens ne serait pas superflu !

Daniel Carlier

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Vieux-Condé gère les affaires courantes, mais redoute l’avenir (budgétaire)

David Bustin : « Le pire mandat (financier) n’est peut-être pas celui que nous avons connu ensemble, mais le prochain »

Dans les propos conclusifs de ce conseil municipal, Franck Agah s’est inquiété des velléités budgétaires défavorables au soutien des associations dans le domaine de l’insertion sociale. En effet, dans les médias, on entend la petite musique de l’emploi non subventionné comme le son de la raison face à la dette publique. Retirer la main tendue aux plus fragiles et renoncer à une réinsertion sociale, c’est un magnifique programme d’inhumanité. Dans ce cadre, les aides en faveur de l’apprentissage et dans la même lignée les soutiens financiers à l’insertion sociale par l’emploi sont dans le collimateur : « J’alerte sur ce sujet, car l’accompagnement des personnes fragiles est en danger ! »

David Bustin souscrit à cette inquiétude compte tenu de « l’action invisible fournie par ces associations. Elles réalisent un énorme travail ! Plus globalement, le pire mandat (financier) n’est peut-être pas celui que nous avons connu ensemble, mais le prochain ! Les  villes, comme les agglo, sont toujours une variable d’ajustement budgétaire pour l’Etat. » Cela nous rappelle cette fausse bonne idée de la suppression de la taxe d’habitation pour les collectivités publiques et remplacer par une perfusion de l’Etat, le symbole de l’absence d’une consultation minimum des corps intermédiaires…

Permis de louer, autorisation de louer, retour désenchanté 

Toutes les communes du Hainaut ont pris à bras le corps les dispositifs du permis de louer, voire d’une autorisation préalable à la location. Un seul objectif derrière cette démarche, c’est la lutte permanente contre les marchands de sommeil.

Toutefois et comme souvent, l’aspect pratico pratique est tout autre. « La commune d’Anzin revient sur son autorisation préalable à la location, car elle difficile à mettre en place. C’est pourquoi, nous sommes restés sur le permis de louer dans le cadre de la loi ELAN 1 », explique l’adjointe en charge, Fabienne Delcourt. 

« En 2025, nous avons déjà 66 déclarations de « Permis de Louer », mais « il y a des propriétaires qui ne jouent pas le jeu, voire des marchands de sommeil. Dans cette optique, nous voulons passer cette délibération nous permettant de sanctionner les oublis comme les propriétaires indélicats d’une amende, de 1 000 € minimum à 5 000 euros suivant les dossiers », poursuit-elle. 

Le maire ajoute que « nous veillons à harmoniser le montant de ces amendes avec les autres communes du Pays de Condé. Oui, c’est de la police de l’urbanisme. »

Le Pays de Condé, un espace de tourisme sous-exploité

Au détour d’une délibération sur une étude énergétique de l’hôtel de ville de Vieux-Condé, financée par Valenciennes Métropole, le maire rappelle que le PCAET (Plan climat-air-énergie territorial) permet aux communes de plus de 5 000 habitants de bénéficier de 3 études prise en charge par l’agglo. « C’est notre bâtiment public le plus énergivore ! Le DOJO de Vieux-Condé, propriété de Valenciennes Métropole, va bénéficier également d’une étude énergétique », annonce David Bustin.

Pour autant, la transition écologique et l’avenir de plusieurs équipements sur le Pays de Condé constitue une autre question centrale. Le site de Chabaud Latour, le Jard, et l’étang d’Amaury, dont la majeure partie se situe sur Vieux-Condé, pourraient devenir un espace de tourisme extrêmement attractif. L’édile sortant souhaiterait un travail collectif sur ce dossier transversal en France et au delà de la frontière. Pendant ce temps, certains maires font avancer leur dossier comme « Condé-sur-l’Escaut avec son site de Chabaud Latour en route pour devenir le 6ème site référent-Bassin Minier Patrimoine Mondial de l’UNESCO- comme le site minier de Wallers Arenberg ou le 9-9 bis à Oignies… ! », commente Franck Agah.

En bref : 

– « Le festival du Rire » se déroulera ce samedi 22 novembre à la nouvelle salle des fêtes de Vieux-Condé… https://www.va-infos.fr/2025/08/30/vieux-conde-une-salle-des-fetes-lumineuse-dans-un-bolieu/

– La commune de Vieux-Condé continue de soutenir les séniors de plus de 65 ans, non imposable, avec une prise en charge partielle de l’abonnement Transvilles. « Nous abondons à hauteur de 53 euros pour un coût global de 75 euros pour un abonnement », précise David Bustin

– Dès le 01 janvier, après quelques (ré)aménagements, une salle communale sera gratuite pour les listes en lice pour ces Municipales 2026. « Il faudra juste montrer l’existence d’un mandataire financier (obligatoire pour une candidature) », indique le maire. On notera que ce qui semble élémentaire dans une démocratie locale n’est pas limpide dans toutes les collectivités locales du Valenciennois, hausse par 7 ou 8 du coût des salles municipales pour une formation politique (à Valenciennes), voire une indisponibilité chronique des sites même en cas de disponibilité effective (à Douchy-les-Mines)…

– La mutuelle de santé en faveur des agents publics de la commune et du CCAS bénéficie d’une participation communale. Certes, cette dernière est obligatoire, mais le montant est variable. « Nous dégageons une enveloppe annuelle entre 38 000 et 40 000 euros pour nos agents publics », conclut l’édile.

Daniel Carlier

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L’histoire à ciel ouvert sur Condé-sur-L’Escaut (places encore disponibles pour ce samedi 22 novembre)

(Visuel INRAP, vue d’ensemble du fond de la berge Copyright INRAP)

De la période carolingienne au XVIIIème siècle avec Alain Henton de l’INRAP

On le sait, quelques villes sur l’arrondissement de Valenciennes détiennent des trésors souterrains. Bien sûr, l’ex Athènes du Nord, Valenciennes, Saint-Amand-les-Eaux et bien sûr la collectivité locale de Condé-sur-l’Escaut dont chacun sait que le potentiel historique est gigantesque, inexploité même sans nécessairement dépenser massivement des fonds publics, l’objet d’une convoitise affichée à chaque entame de campagne électorale locale, mais comme toujours un réalisé décevant, voire inexistant, en fin de mandat !

 « Ces sont des remparts espagnols, Vauban a (seulement) amélioré l’existant ! », Alain Henton

Sur ce quartier de la rue Gambetta et celui du « Quai du petit rempart », l’arrivée du tramway à bouleversé l’écosystème du centre-ville tout comme le fonds d’Etat PNRQAD (Programme National de Requalification des Quartiers Anciens Dégradés) signé par Daniel Bois (ancien maire) et Valérie Létard (Ex Présidente de Valenciennes Métropole). Plusieurs espaces fonciers sont concernés par cette initiative nationale, déclinée sur cette commune du Pays de Condé au profit de la place centrale, mais également de cet « îlot du Quai du Petit Rempart » avec un projet de verdissement du quartier et de la construction logements neufs.

Vestige d’une tannerie (va-infos)

« Nous avions déjà réalisé un diagnostic en 2018 », précise Alain Henton, responsable de cette opération de l’INRAP Hauts de France ( https://www.inrap.fr/ ) depuis début septembre jusque mi-décembre 2025. Sur ce terrain traversant entre la rue Gambetta et le Quai du Petit Rempart, un chantier de fouilles préventives, validé par la DRAC (direction régionale des affaires culturelles), est en plein dévoilement, car cette ville s’est développée à travers les siècles entre la voie d’eau de la « Haynette », un bras naturel de la « Haine », un confluent de « l’Escaut ».

Les vikings devant Condé aussi… !

A quatre mètres de profondeur, Alain Henton vous explique que les premières traces découvertes sur ce site remontent à l’époque carolingienne (du 8ème au 10ème siècle) le long de cette rivière sauvage. Ensuite, le 10ème siècle marque les premières tentatives de construction de berges, puis les premiers bâtis…

En digression, n’oublions pas que ce territoire était, pendant un temps, sous la houlette des espagnols dont les réalisations furent majeures dans le nord de l’Europe. « D’ailleurs, les remparts de Condé-sur-l’Escaut sont principalement d’origine espagnole. Vauban Vauban a (seulement) amélioré l’existant ! », indique le locuteur. Comme quoi, l’arrivée de Louis XIV en 1676 n’est pas un point de départ du développement local…

Visuel Brasserie, Gilles Leroy SRA (DRAC Hauts de France)

Au fil des siècles, la visite guidée samedi prochain vous expliquera l’émergence du bâtimentaire, de l’activité humaine comme celle des tanneurs, obligatoirement proche de l’eau pour le travail des peaux de bête, sans oublier l’activité brassicole avec une succession de professionnels jusqu’à l’ancêtre de la « Bière de Condé » de la famille Failly. Votre oeil curieux sera attiré aussi par la qualité de conservation d’un âtre (ou sole) de cheminée, un bijou ! Vous constaterez au fil du récit que cette cité s’est étendue, sans oublier l’édification des remparts, dans le fameux Comté du Hainaut avec un crédo évident. « Condé a choisi de s’étendre sur l’eau », précise Alain Henton.

Tout vous sera révélé même un campement viking aux abords de la cité, car ces conquérants du Nord ont installé campement durant une période de l’histoire condéenne. Après ce chantier de fouilles préventives financés par le Maître d’Oeuvre, conformément à la loi, en l’occurrence Valenciennes Métropole, cette mise en bouche historique enverra des éléments prélevés « dans les archives, voire dans des musées », précise Léa Grosset, chargé de développement culturel et de la communication de l’INRAP Hauts de France. « On espère revenir en janvier prochain, car nous souhaitons poursuivre notre mise à jour, sur 30 à 40 mètres, des remparts sur ce secteur », commente Alain Henton.

Un métier d’art à un prix… !

Sole de cheminée (Copyright INRAP)

Cette petite équipe de l’INRAP, de six personnes, travaille depuis le 01 septembre 2025 avec minutie, patience, et avec un savoir faire métier rare. C’est pourquoi, la loi a imposé une taxe pour les collectivités locales ou territoriales et une obligation de fouilles, après sondages positifs, afin de financer cet EPA (Etablissement Public Administratif) de l’INRA. « Nous sommes environ 200 personnes sur l’antenne des Hauts de France », précise une interlocutrice de l’INRAP 

Dans ce cadre, le porteur de projet initial paye une taxe variable suivant les chantiers finaux. Par exemple, 0,71 centimes du M2, donc assez peu sur un chantier comme sur Condé-sur-l’Escaut, mais une facture salée tout le long de la construction d’une ligne TGV… ! Certes, une taxe (encore) est toujours contraignante, mais, on le dit moins, ouvre un Droit !

Inscription, suivez le guide… !

Mille raisons de visiter les fouilles archéologiques au 20 rue Gambetta sur Condé-sur-l’Escaut, car compte tenu du succès des réservations, Léa Grosset a ouvert « deux nouveaux créneaux, 10H40 et 14H20 (visite 30 minutes) »

Contact Inrap Hauts-de-France/Lea Groset, lea.grosset@inrap.fr, lien de réservation : https://my.weezevent.com/visite-du-chantier-de-fouilles-archeologiques-a-conde-sur-lescaut

Aucun doute, les vestiges vivants sur Condé-sur-l’Escaut sont pléthoriques, une richesse dont s’emparera peut-être un jour la puissance publique. 

Daniel Carlier

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