Le réseau social X a subi une interruption majeure ce lundi 16 février, affectant des utilisateurs aux États-Unis, en Europe et dans plusieurs autres régions du monde. Dès 14 heures (heure de Paris), les signalements se sont multipliés à grande vitesse. Aux États-Unis, plus de 42 000 rapports …
Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) annonce avoir fait l’objet d’une cyberattaque qui a entraîné un important vol de données personnelles, dont les RIB et numéros de sécurité sociale. Un piratage a visé le CNRS avec un important vol de données « Le CNRS a identifié des …
Suite à l'adoption de la loi sur la sécurité en ligne, le gouvernement britannique prépare de nouvelles mesures concernant les activités en ligne des citoyens. Cette fois-ci, le débat porte sur les outils liés à l'anonymat, tels que les VPN et les chatbots. La possibilité de conditionner l'accès à ces services à une vérification de l'âge, voire de l'identité, est au cœur des discussions. Ces annonces suscitent de vives réactions car elles touchent à l'aspect technique fondamental d'Internet. Pour certains, il s'agit d'une étape naturelle dans la politique de protection des mineurs, tandis que pour d'autres, elles franchissent la limite entre sécurité et surveillance. Le Premier ministre Keir Starmer a confirmé que les ministres étudient des solutions pour rendre plus difficile le contournement des restrictions d'âge existantes. Dans ses déclarations publiques, il a insisté sur le rythme des évolutions technologiques et la nécessité d'une réponse gouvernementale rapide. Downing Street a indiqué être disposé à utiliser les pouvoirs délégués, qui permettent de modifier la réglementation sans intervention législative complète. Concrètement, le gouvernement pourrait introduire de nouvelles exigences d'ici quelques mois. Les réseaux privés virtuels (VPN) sont utilisés par les entreprises, les rédactions, les militants et les internautes pour chiffrer leurs communications et masquer leur localisation. Leur popularité a augmenté depuis l'introduction de mécanismes de vérification d'âge sur de nombreuses plateformes, exigeant désormais des documents ou des données biométriques. Les solutions proposées visent principalement les personnes de moins de 18 ans. La mise en œuvre d'une telle politique obligerait les fournisseurs de VPN à créer des systèmes permettant de suivre les tentatives de connexion. Les critiques soulignent le paradoxe qu'un outil de protection de la vie privée puisse reposer sur la collecte de données d'identification.
Le Cabinet Office mène simultanément des discussions sur des changements plus vastes. Il s'agit notamment de limiter la présence des jeunes adolescents sur les réseaux sociaux, de modifier les fonctionnalités de conception et de réglementer les systèmes de communication. Cette politique plus stricte est soutenue, entre autres, par Liz Kendall (secrétaire d'État à la Science, à l'Innovation et à la Technologie), qui plaide pour des mesures décisives afin de protéger les familles. Les déclarations des représentants du gouvernement insistent sur la responsabilité de l'État et la nécessité de s'adapter à l'évolution du paysage numérique.
Je sais que les parents de tout le pays attendent de nous que nous prenions des mesures urgentes pour assurer la sécurité de leurs enfants en ligne. C'est pourquoi je me suis opposé à Grok et à Elon Musk lorsqu'ils ont enfreint la loi et les valeurs britanniques. Nous n’attendrons pas pour prendre les mesures dont les familles ont besoin. Nous allons donc renforcer la réglementation des chatbots basés sur l’IA et préparer le terrain pour une action rapide sur la base des résultats de la consultation sur les jeunes et les médias sociaux. Nous sommes déterminés à offrir aux enfants l’enfance qu’ils méritent et à les préparer à l’avenir dans une période de changements technologiques rapides , déclare Kendall.
Les opposants à ces projets mettent en garde contre l'intégration permanente du contrôle administratif dans les mécanismes de chiffrement. Ils soulignent que les VPN restent légaux et jouent un rôle important dans la protection des communications. Selon eux, l'introduction d'une vérification obligatoire pourrait rapprocher le pays des pratiques en vigueur dans les systèmes où l'anonymat est perçu comme une menace. (Lire la suite)
Le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis (DHS) aurait intensifié ces derniers mois l’envoi de “subpoenas administratives” à plusieurs géants du numérique. Selon une enquête du New York Times, Reddit, Meta et Google auraient « répondu favorablement à certaines demandes » visant à identifier des internautes ayant …
ByteDance s’engage à renforcer les protections de Seedance 2.0, son générateur de vidéo par intelligence artificielle, après avoir reçu des mises en demeure de Disney et Paramount l’accusant de violations massives de propriété intellectuelle. La maison-mère de TikTok déclare à la BBC « respecter les droits de propriété intellectuelle » …
Les box fibre jusqu’à 1 Gbit/s deviennent de plus en plus abordables. Chez Free comme chez Orange, il est actuellement possible de trouver des offres à moins de 30 € par mois. Mais entre la Freebox Révolution Light à 24,99 € et la Livebox Lite Fibre à 29,99 €, quelle offre est réellement la plus...
Un équipe de chercheur chinois a battu un record en assurant une transmission de données par laser vers un satellite à 120 Gbs par seconde. Un exploit réalisé sans toucher...
Une idée qui suscite de vives réactions depuis des années refait surface dans le débat allemand sur l'avenir d'Internet. L'Union chrétienne-démocrate (CDU) prépare une proposition visant à lier l'activité sur les réseaux sociaux à l'identité officielle. Le débat est prévu lors du congrès fédéral du parti, les 20 et 21 février. Cette initiative émane du gouvernement régional du Schleswig-Holstein. Les militants de cette organisation souhaitent imposer l'utilisation des vrais noms et prénoms, ainsi qu'une vérification systématique de l'âge des utilisateurs. Le projet concerne l'ensemble des plateformes ouvertes où sont publiés des contenus accessibles au public. Les auteurs de la proposition soulignent explicitement la nécessité de mettre en place un système d'identification client obligatoire (Klarnamenpflicht). Les utilisateurs créant un compte devraient fournir des données conformes aux documents officiels, et les opérateurs de services seraient chargés de les vérifier. Concrètement, cela impliquerait la construction d'une infrastructure d'identification étendue, incluant la collecte et le traitement d'informations sensibles. La direction régionale du parti, menée par le Premier ministre Daniel Günther dans le Land, soutient que la transparence des données favorise la responsabilisation et facilite le travail des forces de l'ordre. Elle justifie également cette position par la nécessité de rétablir la confiance dans le débat public en ligne. Le document indique que l'anonymat sur Internet crée un terrain propice aux abus, à l'incitation à la haine et aux actes illégaux. Les solutions proposées modifieraient le point de départ actuel, où le pseudonyme était la norme.
Dans le même temps, la CDU souhaite instaurer un âge minimum légal pour les utilisateurs des plateformes ouvertes. Cet âge est fixé à 16 ans, et l'accès aux services serait bloqué avant cet âge. La vérification de l'âge serait intégrée aux mêmes mécanismes que ceux utilisés pour l'identification personnelle. La proposition fait référence à l'expérience australienne. La réglementation y est entrée en vigueur fin 2025 et concernait les principales plateformes de médias sociaux, dont Facebook, Instagram, TikTok, YouTube et X. Ces plateformes étaient tenues de supprimer les comptes appartenant à des personnes de moins d'un certain âge et de mettre en place des outils de surveillance. Les auteurs de la proposition la présentent comme une tentative de structurer l'espace public numérique. Selon eux, la liberté d'expression requiert un cadre établi par l'État. Dans le discours allemand, le terme « Leitplanken » désigne un ensemble de restrictions protectrices destinées à contenir le débat dans des limites acceptables. Le secrétaire général Carsten Linnemann a publiquement exprimé son soutien à la limite d'âge. Dans un entretien accordé à Bild, il a souligné la nécessité de protéger les jeunes enfants contre la violence, la haine et la manipulation de l'information.
Tous les partenaires gouvernementaux ne partagent pas le même avis sur cette idée. La ministre de la Justice, Stefanie Hubig, du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), s'est montrée disposée à dialoguer, mais des réticences se sont également manifestées au sein de son parti. Le désaccord porte à la fois sur la proportionnalité des mesures et sur leurs conséquences potentielles pour la vie privée. Au sein même de la CDU, la question reste en suspens. La commission des motions recommande que le projet soit soumis à une analyse plus approfondie par les instances du parti chargées de la numérisation et par le groupe parlementaire CDU/CSU. La position de la Commission européenne sous-tend ces plans nationaux. L'institution souligne que les obligations supplémentaires imposées aux plateformes par les États membres ne peuvent excéder le cadre établi par le règlement sur les services numériques. Les déclarations des représentants de la Commission indiquent qu'ils estiment que la question de la responsabilité des intermédiaires est déjà pleinement encadrée au niveau de l'UE. (Lire la suite)
Disney et Paramount ont respectivement adressé des mises en demeure à ByteDance pour violations massives de propriété intellectuelle au sujet de Seedance 2.0, accusant son générateur de vidéos par intelligence artificielle de reproduire illégalement Marvel, Star Wars, South Park et d’autres licences. Les deux studios exigent l’arrêt immédiat …
Mustafa Suleyman, directeur de l’intelligence artificielle chez Microsoft, annonce que l’entreprise vise une « véritable auto-suffisance en matière d’IA » en développant ses propres modèles. Cette stratégie s’appuie sur l’accord révisé d’octobre 2025 autorisant Microsoft à poursuivre sa propre AGI (intelligence artificielle générale) tout en conservant 27 % …
Elles pèsent entre 15 et 35 kilos. Elles peuvent rugir jusqu’à 1000 watts RMS et embarquer des jeux de lumière et des entrées micros. Elles, ce sont les enceintes festives. Une catégorie de produits atypique, longtemps restée dans l’ombre. Pourtant, derrière ces objets spectaculaires se dessine un marché en forte croissance, et surtout un profil d’acheteurs encore très peu documenté.
Adam Mosseri, le patron d’Instagram, a qualifié d’« usage problématique » mais non d’« addiction clinique » le cas d’un utilisateur passant 16 heures par jour sur la plateforme, lors d’un procès en Californie examinant les impacts des réseaux sociaux sur la santé mentale. Meta et YouTube sont …
La Commission européenne soupçonne Google d’augmenter artificiellement le prix de clôture des enchères publicitaires sur son moteur de recherche au détriment des annonceurs, selon une lettre consultée par Bloomberg. Cette pratique violerait les règles de concurrence et exposerait Google à des amendes pouvant atteindre 10 % de son …
Le Kremlin bloque WhatsApp et Telegram, accélérant la marche vers un Internet souverain et un contrôle radical de l'opinion. En Europe, la régulation suit une voie radicalement différente, mais cela peut donner de fausses impressions.
La Motion Picture Association (MPA), à savoir l’association interprofessionnelle américaine qui représente les intérêts des plus grands studios hollywoodiens, accuse ByteDance d’avoir déclenché uu déluge de violations de droits d’auteur avec Seedance 2.0, son nouveau générateur vidéo par intelligence artificielle. L’association professionnelle réagit notamment à une vidéo virale …
SpaceX revendique désormais plus de 9 millions de clients pour son service d’Internet par satellite Starlink. En 2025, 4,6 millions de nouveaux utilisateurs actifs ont rejoint la plateforme, confirmant l’essor rapide de cette solution conçue pour connecter les zones mal desservies par les infrastructures terrestres. La constellation compte …
Les développeurs les plus performants de Spotify n’ont pas écrit une seule ligne de code depuis décembre, selon Gustav Söderström, co-patron de la plateforme de streaming. Cette déclaration, formulée lors de la présentation des résultats financiers du quatrième trimestre, illustre le basculement opéré par l’entreprise vers un système …
ByteDance dévoile Seedance 2.0, son générateur de vidéo de nouvelle génération avec l’intelligence artificielle capable de traiter simultanément des prompts combinant texte, images, vidéo et audio. L’entreprise chinoise, qui est la maison-mère de TikTok, affirme avoir franchi un « bond substantiel en qualité de génération », avec des …
Un peu moins de 700 000 liens, c'est le nombre de références vers archive.today que Wikipedia envisage de supprimer d'un coup ! Et la raison est assez dingue... en fait le service d'archivage a planqué du code DDoS dans son CAPTCHA afin d'attaquer le blog d'un mec qui a eu le malheur de chercher l'identité du fondateur du site.
L'histoire est tordue vous allez voir...
En 2023, un blogueur du nom de Jani Patokallio publie
un article sur son blog Gyrovague
pour tenter d'identifier le créateur d'archive.today, un certain "Denis Petrov" (probablement un pseudo). Pas de quoi fouetter un chat, sauf que le principal intéressé n'a visiblement pas kiffé.
Du coup, un bout de JavaScript s'est retrouvé comme de par hasard dans la page CAPTCHA du service,
exécutant une requête vers le blog de Patokallio
toutes les 300 millisecondes. Chaque visiteur qui passait par le CAPTCHA devenait alors un soldat involontaire d'une attaque DDoS.
Et le bonhomme ne s'est pas arrêté là... il a ensuite menacé de créer un site porno avec le nom du blogueur. On est vraiment dans la réponse proportionnée, clairement.
Le souci, c'est que la version anglophone de Wikipédia utilise archive.today de manière MASSIVE. Cela représente 695 000 liens répartis sur environ 400 000 pages. C'est le deuxième fournisseur d'archives de toute l'encyclopédie !
Et c'est pas que l'anglophone qui est touchée... Côté francophone, on compte un peu moins de 13 000 liens archive.today, et
les patrouilleurs sont déjà en train de les désactiver
. Sans parler de tous les autres projets Wikimedia potentiellement concernés, comme Commons qui en contient aussi pas mal.
Du coup, les éditeurs se retrouvent face à un sacré dilemme. D'un côté, on a ceux qui veulent tout blacklister parce que "la sécurité de vos lecteurs, ça passe avant les citations". Et de l'autre, ceux qui rappellent que le service contient des archives qu'on ne trouve NULLE PART ailleurs, même pas sur la
Wayback Machine
.
Bon courage pour trouver un remplaçant les mecs !
Et petit détail qui n'en est pas un, au passage... En fait, archive.today sert aussi à contourner des paywalls. C'est pratique pour vérifier des sources, ou lire de supers articles sans payer mais techniquement c'est illégal.
Mais quand la source originale a disparu, on fait comment ? Et c'est là tout l'intérêt de ces services d'archivage.
Bon, les paywalls, on comprend tous pourquoi ça existe. Produire de l'info de qualité, ça coûte un bras. Sauf que c'est quand même un truc un peu naze. Vous bossez, vous produisez un contenu top, et au final y'a que 10 personnes qui payent pour le lire. Et ce sont les mêmes 10 personnes qui sont pigistes et qui vont reprendre votre info pour la diffuser gratuitement sur leur média ! On le voit avec Mediapart... des enquêtes énormes derrière un paywall, et toute la presse qui reprend leurs scoops sans payer. Je trouve ça vraiment dommage.
Moi, ce que j'aime dans le fait d'écrire sur le web, c'est que vous me lisiez. Et mettre du contenu derrière un paywall, ça voudrait dire que plein d'entre vous ne me liraient plus. C'est pour cela que même le contenu que je réserve en avant-première sur
Patreon
, au bout de quelques semaines, je le libère pour tout le monde.
Quand je vois The Verge par exemple qui en met dans tous les sens... ben j'y vais plus. J'ai pas envie de payer un abonnement de plus pour une valeur ajoutée pas folle. C'est un peu comme les bandeaux cookies, à savoir un effet de bord regrettable du web moderne. On doit faire avec parce que personne n'a trouvé mieux comme idée...
Bref, entre les DDoS vengeurs, les 700 000 liens en sursis et les paywalls qui
pourrissent tout
... le web ouvert, c'est pas gagné les amis. Voilà voilà.