Vue lecture

Data quality : sous le prisme de l’IA, une autre hiérarchie des fournisseurs

Dans le dernier Magic Quadrant de la data quality, ne cherchez pas SAS : il n’y a plus sa place.

L’éditeur américain figurait encore parmi les « leaders » fin 2022. Gartner l’avait rétrogradé chez les « challengers » début 2024, puis chez les « acteurs de niche » un an plus tard. Le voilà désormais hors classement. D’une part, faute de prendre suffisamment en charge les données non structurées. De l’autre, par le manque d’« augmentation » de certaines fonctionnalités dites « critiques ».

Dans cette catégorie, il y a notamment le profilage et la transformation de données, la création et la gestion de règles, la résolution de problèmes et le matching/linking/merging. Par « augmentation », il faut entendre, dans les grandes lignes, l’enrichissement à base d’algorithmes. Principalement à l’appui de techniques d’apprentissage supervisé, tout du moins dans les cas où entités et leurs relations sont bien identifiées.

Le Magic Quadrant 2025 de la data quality avait inauguré ce focus sur les solutions « augmentées ». En conséquence, les positions avaient évolué assez sensiblement. Quatre fournisseurs étaient sortis. Y compris SAP. Son offre Datasphere n’avait pas été jugée « autonome » parce qu’elle exigeait des composants supplémentaires pour couvrir pleinement les scénarios data quality.

13 fournisseurs, 5 « leaders »

Cette année, la hiérarchie des fournisseurs change moins nettement. SAS est le seul sortant, tandis qu’Acceldata (États-Unis) et Soda (Belgique) font leur entrée.

« Leaders » l’an dernier, Ataccama et Qlik le restent ; comme Informatica, qui appartient désormais à Salesforce. Avec eux, Ab Initio, qui rejoint ce cercle pour la première fois, et IBM, qui le retrouve après en être sorti en 2025.

L’axe « exécution » du Magic Quadrant de la data quality traduit la capacité à répondre à la demande (qualité des produits/services, tarification, expérience client…). La situation :

Rang Fournisseur Évolution annuelle
1 IBM + 2
2 Salesforce (Informatica) – 1
3 Qlik – 1
4 Ab Initio =
5 Ataccama =
6 Precisely =
7 Experian =
8 DQLabs + 2
9 Irion =
10 CluedIn + 1
11 Anomalo + 1
12 Soda nouvel entrant
13 Acceldata nouvel entrant

Sur l’axe « vision », qui reflète les stratégies (ventes, marketing, innovation…) :

Rang Fournisseur Évolution annuelle
1 Ataccama + 1
2 Salesforce (Informatica) – 1
3 Qlik =
4 IBM + 1
5 DQLabs – 1
6 Ab Initio =
7 Anomalo + 2
8 CluedIn =
9 Precisely – 2
10 Experian =
11 Irion + 1
12 Soda nouvel entrant
13 Acceldata nouvel entrant

Ab Initio, en retard sur les profils non techniques

Chez Ab Initio, l’offre évaluée se nomme DQE (Data Quality Environment). Elle est l’une des composantes d’une plate-forme data dont Gartner apprécie la portabilité entre environnements, favorisée par une option de déploiement conteneurisé. Dans le même ordre d’idée, le cabinet américain salue la possiblité de recompiler et de recibler des règles sans remodeler les définitions métier. Il donne aussi un bon point à Ab Initio sur le volet IA, entre détection des anomalies, traitement du non structuré et création de profils statistiques à l’enregistrement de datasets. Tout en soulignant sa viabilité (croissance continue depuis près de 30 ans sans dette à long terme, proportion de contrats pluriannuels, taux de conversion des pilotes).

Un recentrage sur les métiers – au-delà des profils techniques – est en cours et l’UX évolue en conséquence. Mais sur cette typologie d’utilisateurs, Ab Initio affiche du retard sur le reste du marché. Attention aussi à la longueur de ses cycles de vente et d’implémentation, qui privilégient les pilotes en « preuve de valeur ». Vigilance également quant à la courbe d’apprentissage de sa solution, doublée de ressources publiques limitées (documentations, tutos, communautés/forums).

Ataccama et son réseau de partenaires limité

Ataccama a sa plate-forme ONE, avec une composante Data Quality Suite. Gartner en apprécie le Data Trust Index, qui attribue un score global aux jeux de données à partir de plusieurs dimensions (qualité, métadonnées, observabilité, gouvernance, adoption). Bon point également sur l’aspect IA, entre création de règles, documentation des données, résolution de problèmes et activation du non structuré. Ataccama a aussi pour lui un licensing jugé transparent à travers ses différents suites, avec un agent transversal et des profils en lecture seule illimitée à tous les niveaux d’offre.

Si le réseau de partenaires s’étend, le choix reste très limité. Ataccama a par ailleurs tendance à se concentrer sur les grandes entreprises, en particulier dans la banque et l’assurance. Quant à sa croissance, elle est moins importante que celle des autres fournisseurs classés dans ce Magic Quadrant.

Avec IBM, du travail de personnalisation

Chez IBM, les composantes data quality se trouvent principalement dans la famille watsonx. Laquelle associe watsonx.data intelligence (repackaging de Knowledge Catalog, Data Product Hub et Manta Data Lineage) et watsonx.data integration (InfoSphere, QualityStage, DataStage, Databand).

Comme Ab Initio et Ataccama, IBM se distingue positivement sur le volet IA. Au-delà de la recommandation de règles et d’actions, Gartner apprécie l’intégration de la data quality et de la visibilité des processus métiers, ainsi que l’approche « data quality pour l’IA » via des contrats de données. Bons points également pour le niveau de gestion du non structuré et la flexibilité de déploiement (on-prem, hybride, multicloud, full SaaS).

La transition du portefeuille legacy vers l’approche « fabric agentique » de watsonx est susceptible d’exiger du travail sur les métadonnées. Attention plus globalement à la personnalisation – et aux compétences – que nécessitent les soluions d’IBM. Et à la difficulté à s’y retrouver dans la documentation.

Le legacy, sujet prégnant pour Informatica

Chez Informatica, la composante Cloud Data Quality est intégrée dans la plate-forme IDMC (Intelligent Data Management Cloud), avec une brique annexe (Informatica Data as a Service) pour la partie geocoding/validation d’adresses).

Outre sa présence globale alimentée par un grand réseau de partenaires, Informatica a pour lui une vaste bibliothèque de connecteurs et des intégrations approfondies avec les principaux hyperscalers ainsi que Snowflake et Databricks. Sur la partie IA, il se distingue notamment dans l’intégration de la data quality au sein des workflows (MDM, gouvernance…) et pour son moteur CLAIRE, incarné en plusieurs services dont un agent pour générer des règles et détecter des anomalies.

Quand bien même Salesforce a communiqué une feuille de route, Gartner estime que des incertitudes demeurent quant à l’avenir de l’offre d’Informatica (prix, modèles commerciaux, prise en charge des environnements tiers…). Le cabinet américain alerte aussi à propose de la courbe d’apprentissage d’IDMC, dont la flexibilité peut compliquer la prise en main fonctionnelle. Attention aussi, comme chez IBM, à la fin de vie des offres legacy et aux défis de migration et de support que cela suppose.

Les métadonnées, point sensible chez Qlik

Chez Qlik, le cœur data quality se trouve dans Talend Cloud, qui associe des fonctionnalités de Talend Data Fabric et de Talend Catalog.

Qlik ne fait pas exception aux bons points sur l’IA. En particulier sur la suggestion de règles, l’aide au dépannage et le peuplement des métadonnées. Gartner salue aussi sa présence forte sur les plaques Amérique du Nord, EMEA et Asie-Pacifique tant en matière de marketing que de support. Ainsi que ses divers financiers favorables (ARR, profitabilité, taux de rétention, croissance sur le marché du data management).

Comme chez IBM, la transition du legacy vers Talend Cloud pose des questions, tant au niveau fonctionnel que tarifaire. Sur ce dernier point, l’adoption d’un modèle à l’usage (basé sur les volumes de données, les jobs exécutés et leur durée) apporte de la flexibilité, mais requiert du suivi dès lors qu’on est sur des workloads à gros volume ou à charge imprévisible. Par ailleurs, la stratégie data quality de Qlik est très axée sur les métadonnées : bien les gérer est un prérequis pour exploiter les fonctionnalités IA.

Illustration © Vitalii Vodolazskyi – Adobe Stock

The post Data quality : sous le prisme de l’IA, une autre hiérarchie des fournisseurs appeared first on Silicon.fr.

  •  

De la BI à la DI, un glissement surtout terminologique ?

Le descriptif d’un côté, le presciptif de l’autre.

Dans le jargon de l’informatique décisionnelle, une opposition terminologique s’est structurée sur ce fondement, entre BI (business intelligence) et DI (decision intelligence). Le premier trouvant une continuité dans le second, avec la promesse de combler l’écart entre les insights et les actions qui en découlent.

Gartner a fini par s’emparer de ce glissement lexical, publiant son premier Magic Quadrant dédié à la DI. Le cabinet américain estime que ce segment se trouve « sur la fin de sa phase d’émergence », accompagnant un basculement du « data-driven » au « decision-centric ». Il y inclut un bouquet de technologies – moteurs de règles, machine learning, préparation de données, graphes, agents, optimisation, simulation… – susceptibles d’accompagner la modélisation, l’orchestration, la gouvernance et l’amélioration des décisions.

17 fournisseurs, 6 « leaders »

L’axe « exécution » du Magic Quadrant de la DI reflète la capacité à répondre à la demande (qualité des produits/services, tarification, expérience client…). La situation est la suivante :

Rang Fournisseur
1 FICO
2 SAS
3 Aera Technology
4 IBM
5 Decisions
6 ACTICO
7 Quantexa
8 Pegasystems
9 o9 Solutions
10 Oracle
11 Sapiens
12 InRule Technology
13 Faculty
14 FlexRule
15 Rulex
16 RelationalAI
17 CRIF

Sur l’axe « vision », qui reflète les stratégies (sectorielle, géographique, R&D, commerciale, marketing…) :

Rang Fournisseur
1 Quantexa
2 IBM
3 FICO
4 Aera Technology
5 ACTICO
6 SAS
7 Sapiens
8 Faculty
9 Pegasystems
10 o9 Solutions
11 FlexRule
12 Decisions
13 InRule Technology
14 Rulex
15 RelationalAI
16 Oracle
17 CRIF

Six fournisseurs se trouvent dans le carré des « leaders ». Quatre sont américains (Aera Technologies, FICO, IBM, SAS) ; un, allemand (ACTICO) ; un, anglais (Quantexa).

Ils sont trois à être également classés dans le dernier Magic Quadrant de la BI : Oracle (« leader »), IBM et SAS (tous deux « visionnaires »).

FICO et IBM ne se distinguent pas sur l’approche sectorielle…

Quantexa et SAS ont droit à des remarques positives concernant leur stratégie sectorielle. Chacun pour sa feuille de route claire et ses partenariats.

On ne peut pas en dire autant pour FICO et IBM. Le premier, parce qu’il s’adresse essentiellement à l’industrie bancaire, touchant d’autres secteurs via des solutions sur lesquelles des partenaires ont le lead. Le second, parce que les dernières améliorations qu’il a apportées à sa plate-forme ne ciblaient pas de verticales spécifiques.

… ni sur le pricing, comme SAS

Quantexa se distingue aussi par sa tarification. Entre modèles à la consommation et axés sur la valeur, elle est flexible, comme d’ailleurs la contractualisation. Même constat chez Aera, plus globalement salué pour son exécution commerciale, marquée par une adoption croissante sur les différentes plaques géographiques. Quant à ACTICO, il sait adapter son approche aux profils d’acheteurs.

Chez FICO, le pricing à la consommation peut devenir complexe à mesure que l’usage vient couvrir des dimensions comme le stockage, les transactions et les modules complémentaires. Cette complexité peut également se retrouver chez IBM, avec qui la marge de négociation s’avère limitée. Ce dernier point vaut aussi pour SAS, qui n’a pas non plus une politique tarifaire des plus souples.

Des « anciens » à la forte assise financière

SAS, qui fête ses 50 ans en 2026, dispose d’une assise financière (croissance + profits) qui lui permet de maintenir un niveau d’investissement R&D sur le DI.
ACTICO (11 ans en 2026) aussi est profitable, avec une croissance constante de son chiffre d’affaires. Et Gartner salue également ses investissements R&D. Il n’en dit pas moins concernant FICO (70 ans en 2026), qui se distingue aussi par son taux de rétention client.

Aera (9 ans en 2026) n’a pas encore atteint la rentabilité. Et ses perspectives de croissance apparaissent plus restreintes que chez les concurrents, sa clientèle étant moins diversifiée en termes de secteurs d’activité.

ACTICO et Quantexa, pas salués pour leur marketing

Aera se distingue plus positivement sur sa stratégie marketing : les investissements sont importants, avec un message clair et cohérent et une capacité à quantifier les bénéfices métier.

ACTICO, au contraire, investit moins dans ce domaine que ses concurrents. Et son positionnement n’apparaît pas aligné sur les tendances du marché à moyen terme (2 à 5 ans).
Du côté de Quantexa, on a du mal à démontrer la valeur de manière consistante et à s’aligner sur les profils d’acheteurs. Les investissements dans le channel sont plus bas que la moyenne des fournisseurs classés dans ce Magic Quadrant.

Des roadmaps globalement robustes

Non salué sur le marketing, Quantexa l’est en revanche pour sa compréhension du marché, traduite par des éléments différenciants dans son offre.
Bon point aussi pour Aera, que sa feuille de route positionne idéalement tant pour capter de nouveaux clients que remplacer des solutions concurrentes.
Roadmap également robuste pour IBM, avec de l’expérience sur l’orchestration agentique et une distinction claire opérée entre DI et data science/analytics. Le groupe américain a aussi tendance à livrer des fonctionnalités en avant sur le marché (langage naturel, agentique, simulation).
Chez ACTICO, Gartner apprécie la cadence de livraison de fonctionnalités et le respect constant des échéances de la feuille de route.

FICO, au contraire, a tendance à comparer sa plate-forme à des technologies relevant de segments annexes. Il la positionne en tout cas sur des appels d’offres qui touchent, par exemple, au CRM. En servant ainsi ces besoins adjacents, il est mal aligné avec certains besoins DI critiques, considère Gartner.

Aera et SAS, classés peu innovants

FICO a droit à un bon point sur le volet innovation. En première ligne, ses fonctionnalités d’automatisation et de simulation portées par un modèle de fondation. Ainsi que ses technologies brevetées pour l’explicabilité et l’atténuation des biais.

L’innovation est un point noir chez Aera, en tout cas au vu du peu de fonctionnalités distinctives incluses dans ses dernières releases.
Chez SAS, des capacités-clés (modélisation par GenAI, frameworks agentiques…) restent en développement ou ne sont pas encore disponibles globalement.

IBM et SAS ont l’avantage de l’empreinte géographique…

SAS a pour lui son empreinte globale, son écosystème de partenaires, son support multilingue, ses certifications de conformité régionales et ses options de déploiement flexibles.
IBM aussi se distingue par son réseau de partenaires, ainsi que par le niveau de régionalisation de ses investissements avant-vente.

Aera n’a pas la même présence géographique, jugée même « minimale » en Amérique du Sud et en Asie-Pacifique. Ses investissements avant-vente sont sous la moyenne. Son réseau en Amérique du Nord et en EMEA comprend surtout des partenaires globaux plutôt que locaux.

… mais laissent un point d’interrogation

Les deux « anciens » que sont IBM et SAS font l’objet d’un avertissement concernant leur modèle économique. Le premier, parce qu’il ne met, dans le spectre de ses activités, que modérément l’accent sur le DI, laissant un point d’interrogation sur son investissement à long terme. Le second, parce que lui aussi ne priorise que modestement la DI, tendant parfois à la confondre avec la BI.

ACTICO et Quantexa peuvent progresser sur l’expérience client

Deux « leaders » ont droit à un mauvais point sur l’expérience client.
Chez ACTICO, les études de cas et plus globalement les preuves de ROI manquent, en plus d’une clientèle parfois moins satisfaite des fonctionnalités que chez les concurrents.

Chez Quantexa, la satisfaction est variable sur des capacités critiques (optimisation, simulation…), en plus d’un turnover plus important tant dans les fonctions techniques que dans celles qui interagissent avec le client.

Illustration © kwanchaift – Adobe Stock

The post De la BI à la DI, un glissement surtout terminologique ? appeared first on Silicon.fr.

  •  

L’IA devient un élément codifiant du conseil en technologies

ARC chez Bain, RegExplorer chez Deloitte, Topaz chez Infosys… Autant d’emblèmes de la codification des services de conseil en des plates-formes alimentées par IA.

Cette tendance, Gartner la souligne dans le premier Magic Quadrant qu’il dédie à ce marché, abordé sous l’angle de la transformation technologique.

L’IA concourt à une autre évolution : elle favorise les modèles commerciaux axés sur les résultats. Elle aligne en quelque sorte le conseil en technologies sur le conseil en stratégie d’affaires, où la séparation entre engagements et résultats est traditionnellement moins marquée.
Dans la pratique, cependant, T&M et prix fixe dominent encore largement. Chez les fournisseurs classés dans ce Magic Quadrant, seulement 10 % des deals se structurent en partage de valeur. L’option est, il est vrai, sélective, dépendant notamment de la maturité du client, de la qualité de son patrimoine data et de la clarté des processus de gouvernance.

17 fournisseurs, 4 « leaders »

L’axe « exécution » du Magic Quadrant reflète la capacité des fournisseurs à répondre effectivement à la demande (qualité des produits/services, tarification, expérience client…).Gartner les positionne ainsi :

Rang Fournisseur
1 Accenture
2 Deloitte
3 McKinsey & Company
4 BCG
5 IBM
6 Infosys
7 Bain & Company
8 EY
9 PwC
10 Capgemini
11 TCS
12 Publicis Sapient
13 Wipro
14 HCLTech
15 NTT DATA
16 DXC Technology
17 VML

Sur l’axe « vision », qui couvre les stratégies (commerciale, marketing, sectorielle, géographique…) :

Rang Fournisseur
1 Deloitte
2 BCG
3 Accenture
4 Bain & Company
5 McKinsey & Company
6 PwC
7 EY
8 IBM
9 HCLTech
10 Capgemini
11 Infosys
12 VML
13 NTT DATA
14 Wipro
15 Publicis Sapient
16 DXC Technology
17 TCS

L’IA comble des manques… plus ou moins partiellement

Quatre fournisseurs se trouvent dans le carré des « leaders » : Accenture, BCG, Deloitte et McKinsey & Company. Côté français, Capgemini et Publicis Sapient sont dans celui des « acteurs de niche ». Alten a quant à lui droit à une « mention honorable ».

Gartner évoque l’IA dans une de ses remarques à propos d’Accenture. Celle-ci est négative : à mesure que le portefeuille de propriété intellectuelle et d’outils d’IA intégré aux services de conseil prend du volume, il devient difficile d’en tirer pleinement la valeur.

Concernant BCG, l’IA est au contraire évoquée dans un point positif : elle est au cœur d’un écosystème intégré pour la planification de scénarios et l’anticipation du changement.

Chez Deloitte, il y a à la fois du positif et du négatif teintés d’IA.
Gartner apprécie qu’elle soit mobilisée pour enrichir la propriété intellectuelle sectorielle. Le cabinet américain salue aussi la stratégie agile d’acquisitions que Deloitte déploie pour récupérer des capacités ciblées dans ce domaine. Il appelle néanmoins à la vigilance sur l’exploitation de l’IA pour le delivery : on s’assurera d’un usage responsable.

Entre autres remarques positives impliquant l’IA :

  • L’investissement significatif d’EY pour la mise à l’échelle et le développement de workflows
  • La philosophie « AI-first » d’Infosys, illustrée avec la plate-forme Topaz
  • La codification de l’expertise sectorielle chez McKinsey (et l’anticipation tendances sectorielles et risques géopolitiques)
  • L’accélération du delivery chez Publicis Sapiens

Côté négatif :

  • Le manque d’outils IA chez HCLTech pour le suivi du marché sur l’aspect product engineering
  • La couverture métier encore restreinte chez VML (marketing et commerce, essentiellement), même si l’IA ouvre des portes
  • Un suivi de marché encore nettement fondé sur le feedback client et sur des outils traditionnels chez Wipro, en dépit d’améliorations à base d’IA

Illustration © monsitj – Adobe Stock

The post L’IA devient un élément codifiant du conseil en technologies appeared first on Silicon.fr.

  •  

Gouvernance des données : pourquoi il devient difficile de choisir une solution

En se connectant aux agents IA embarqués, les solutions de gouvernance des données se rapprochent des applications métier.

Gartner signale cette tendance dans le cadre de son Magic Quadrant. Les acquisitions d’Informatica par Salesforce et de data.world par ServiceNow y font écho, estime-t-il.

Le cabinet américain relève d’autres marqueurs d’évolution du marché de la data governance. La gestion des données non structurées en fait partie. Avec l’IA en ligne de mire, les fonctionnalités se sont développées jusqu’à la vectorisation.

Convergences et chevauchements

Il y a un an, Gartner avait déclaré que la notion de plate-forme restait émergente sur ce marché. Historiquement axés sur l’exécution des politiques de gouvernance plus que sur leur mise en œuvre (data stewardship), les outils manquaient encore de liant, observait-il.

Son propos est moins affirmatif cette année. Mais au fond, le constat demeure : en pratique, plusieurs solutions autonomes sont souvent utilisées en parallèle (sécurité, qualité, confidentialité de la donnée, etc.). Elles occasionnent parfois des chevauchements fonctionnels.

Ces chevauchements sont accentués par l’évolution d’applications telles que les ERP et les CRM/CDP, qui en viennent à inclure des fonctionnalités de gouvernance des données. Ils le sont aussi par l’évolution du data management. Lequel, en connectant les silos de données par des approches comme le data mesh et la data fabric, devient plus à même d’automatiser cette gouvernance à l’appui de machine learning et de modèles sémantiques.

L’IA agentique, un discours plus qu’un état de fait

La hype autour de l’IA a ajouté à la confusion, menant nombre de fournisseurs de solutions classées dans la catégorie data management à prétendre pouvoir « automatiser la gouvernance ». C’est exagéré, avertit Gartner : au mieux, cette automatisation touche des tâches spécifiques comme la découverte d’entités ou la remédiation.

Même avertissement quant au discours sur la gouvernance à renfort d’agents IA : on le prendra comme une promesse – celle d’automatiser les workflows alimentés par les métadonnées actives* – plutôt qu’un état de fait.

La gouvernance de l’IA s’est développée plus nettement, avec l’arrivée de capacités natives (workflows d’approbation automatisés, gestion du cycle de vie des modèles, évaluation continue du risque et des biais, reporting réglementaire…). En toile de fond, la concurrence d’autres types de solutions (cybersécurité, GRC…).

* La plupart des fournisseurs classés dans le Magic Quadrant de la data governance le sont aussi dans celui de la gestion des métadonnées. Les solutions relevant de ce marché visent toutefois plus large. Il y a celles « orientées data » et celles « orientées gouvernance ». Les premières s’adressent généralement à un public plus technique que les secondes, nécessitent moins d’extensibilité et ciblent la gestion des politiques plutôt que leur exécution.

Illustration © kwanchaift – Adobe Stock

The post Gouvernance des données : pourquoi il devient difficile de choisir une solution appeared first on Silicon.fr.

  •  

Via l’agentique, la gouvernance des données se rapproche des applications métier

En matière de gouvernance des données, qu’est-ce qu’un déploiement « à grande échelle » ? Dans le cadre du Magic Quadrant dédié à ce marché, Gartner a défini trois planchers : 500 utilisateurs, 50 sources et 1000 assets.

Pour être classés, les fournisseurs devaient être en mesure de revendiquer au moins 10 de ces déploiements. Il fallait aussi, entre autres, figurer dans le top 25 sur un indice maison : le CII (Customer Impact Index). Il est calculé à partir d’éléments tels que le volume de recherches sur le site web de Gartner, le nombre de mentions dans ses Peer Insights, les tendances sur Google Search et le nombre d’abonnés sur X/LinkedIn.

AWS et Google, cités mais non classés

Le « critère CII » a coûté leur place à plusieurs offreurs néanmoins crédités d’une « mention honorable ». Parmi eux, Anjana Data et Global Data Excellence, tous deux classés dans l’édition précédente de ce Magic Quadrant.

Au rang des « mentions honorables », il y a aussi AWS et Google. Chez le premier, on obtient une solution de gouvernance data & analytics en associant les briques SageMaker, SageMaker Catalog et AWS Glue. Mais elle ne répond pas à l’un des critères fonctionnels exigés : l’extensibilité native entre environnements cloud. Avec Dataplex Universal Catalog, Google en propose bien une, mais elle dépend de fournisseurs tiers comme Collibra et Informatica.

15 fournisseurs, 5 « leaders »

D’une année sur l’autre, les catalogues de données ont évolué vers des « catalogues d’insights » permettant de rechercher des produits data. Ils se sont aussi rapprochés des applications métier sous le prisme de l’IA agentique (en se connectant aux agents embarqués). Dans ce contexte sont intervenues deux acquisitions notables : Informatica par Salesforce et data.world par ServiceNow.

De 3 « leaders » l’an dernier, on est passé à 5 : Alation et Atlan ont rejoint Collibra, IBM et Informatica.

Sur l’axe « exécution », qui traduit la capacité à répondre effectivement à la demande du marché, la situation est la suivante :

Rang Fournisseur Évolution annuelle
1 IBM + 1
2 Collibra + 1
3 Microsoft nouvel entrant
4 Atlan + 1
5 Informatica – 4
6 Alation =
7 BigID nouvel entrant
8 Alex Solutions – 1
9 Ab Initio + 4
10 Ataccama – 2
11 ServiceNow (data.world) =
12 Precisely – 8
13 DataGalaxy – 4
14 OvalEdge – 2
15 Solidatus – 1

Sur l’axe « vision », qui reflète les stratégies (commerciale, marketing, sectorielle, géographique…) :

Rang Fournisseur Évolution annuelle
1 Collibra + 2
2 Informatica – 1
3 IBM – 1
4 Atlan =
5 Alation =
6 ServiceNow =
7 Alex Solutions =
8 Precisely + 4
9 Microsoft nouvel entrant
10 BigID nouvel entrant
11 Ab Initio + 2
12 Ataccama – 4
13 OvalEdge – 2
14 DataGalaxy – 4
15 Solidatus – 1

Alation, pas encore mature sur la déclaration de politiques pour les produits data

Alation se distingue par le niveau d’ouverture de sa plate-forme, qui favorise la portabilité et met l’accent sur la flexibilité d’hébergement des données. Bon point également pour l’usage de l’IA, notamment pour la gestion de politiques, les contrôles de qualité des données et le dépannage. Gartner apprécie aussi l’écosystème de partenaires, qui favorise l’interopérabilité dans les environnements data & analytics.

On prendra garde aux efforts de gestion du changement et de montée en compétence que suppose l’adoption de fonctionnalités avancées tel le constructeur de produits data. Vigilance également sur les capacités natives de déclaration de politiques au niveau de ces mêmes produits data : elles ne sont sont pas aussi matures que chez la concurrence. Attention aussi au fait que certains modules (data quality, par exemple) ne sont livrés par défaut qu’avec la version cloud.

Chez Atlan, un point d’interrogation sur les déploiements à grande échelle

Gartner apprécie l’architecture de la solution, fondée sur un cœur Apache Iceberg qui favorise l’exploitation des métadonnées. Il salue également les outils fournis pour développer des connecteurs et des agents de gouvernance. Ainsi que, plus globalement, la dynamique commerciale d’Atlan (croissance de la base client et des revenus supérieure à celle des concurrents).

En natif, Atlan ne propose pas de profilage avancé des données ni de workflows de data quality (il s’appuie sur des partenaires comme Anomalo et Ataccama). Autre élément : les options de déploiement sur site et en cloud privé sont limitées. Par ailleurs, près des trois quarts des clients ne sont pas des grandes entreprises ; des clients déplorent d’ailleurs des performances réduites sur les déploiements à grande échelle.

Des écarts entre SaaS et on-prem chez Collibra…

Gartner apprécie le positionnement de Collibra en « plan de contrôle unifié » avec modèles natifs de data quality et d’observabilité. Il salue aussi l’écosystème de partenaires (AWS, Google, Infosys, Snowflake…) et le niveau de gouvernance de l’IA (la plate-forme fonctionne comme un registre documentant les modèles et mettant automatiquement en œuvre les politiques).

La parité fonctionnelle n’est pas systématique entre les modes de déploiement (la version SaaS sur AWS et GCP est la mieux dotée). Quant au modèle data quality/observabilité, il lui manque des fonctionnalités comme la supervision des données en flux et la déduplication. Attention aussi aux efforts nécessaires pour arriver à « maturité opérationnelle » avec la solution.

… comme chez IBM

Comme Alation, IBM a pour lui le niveau d’ouverture de sa solution, jugée adaptée aux environnements hybrides. Il se distingue aussi sur le niveau d’unification et de cohérence de la gouvernance entre data et IA. Ainsi que sur l’exécution de cas d’usages pertinents dans des domaines comme l’aide agentique à la gestion des tâches et la curation de données non structurées.

Comme chez Collibra, les produits SaaS et on-prem ne sont pas à parité fonctionnelle. Il y a aussi des écarts entre packages (par exemple, IBM Knowledge Catalog Standard ne donne pas accès à la gestion des règles, au contraire de watsonx.data intelligence). La migration depuis InfoSphere reste un défi, d’autant plus que le support à la gestion du changement manque. Attention aussi aux compétences nécessaires pour déployer la solution, la personnaliser et la passer à l’échelle.

Informatica, une feuille de route à surveiller sous l’ère Salesforce

Informatica est salué pour l’étendue de son catalogue d’intégrations et de ses partenariats avec les CSP. Il l’est aussi sur le volet automatisation, pour l’assistant CLAIRE Copilot et le moteur CLAIRE GPT (accès aux données en langage naturel). Gartner souligne également sa santé financière, son niveau d’investissement R&D et sa tarification flexible.

Si le modèle PaaS fluidifie le déploiement, un support additionnel peut se révéler nécessaire pour en tirer la valeur en fonction de la maturité du client. Attention aussi, d’une part, aux problèmes de disponibilité que peuvent poser les pannes chez les CSP partenaires. De l’autre, à l’évolution de la stratégie sour l’ère Salesforce.

Illustration © TensorSpark – Adobe Stock

The post Via l’agentique, la gouvernance des données se rapproche des applications métier appeared first on Silicon.fr.

  •  

Gestion des terminaux : les solutions unifiées n’ont pas encore effacé les outils ad hoc

Les solutions de gestion unifiée des terminaux (UEM, Unified Endpoint Management) n’ont pas encore totalement comblé l’écart fonctionnel avec les outils ad hoc.

Gartner le souligne dans le premier Magic Quadrant qu’il dédie à ce marché. Cet écart se manifeste tant en termes de fiabilité que de rapidité et de granularité, explique le cabinet américain. D’où une tendance encore fréquente, du côté des acheteurs, à combiner les outils.

De la marge de progression, il y en a aussi sur l’aspect gestion autonome (AEM, Autonomous Endpoint Management). Pour le moment axée sur l’automatisation du patching, elle devrait s’étendre notamment à la gestion des configurations et des stratégies « dans les prochaines années ».

18 fournisseurs, 8 « leaders »

Les principaux critères à respecter sur le plan fonctionnel pour pouvoir figurer dans ce Magic Quadrant étaient les suivants (évalués au 1er août 2025) :

  • Disponibilité d’une version SaaS
  • Gestion, avec ou sans agent, de Windows, macOS, iOS/iPadOS et Android
  • Support natif de l’enregistrement/provisionnement d’appareils, du déploiement d’applications, de la gestion des mises à jour et de la mise en œuvre de configurations/stratégies
  • Contrôle d’accès basé sur les rôles

Il n’était pas obligatoire de gérer Chrome OS, Linux et l’IoT. Ni de fournir des composantes MDM/MAM, DEX (gestion de l’expérience employé numérique) ou des intégrations ITSM/CMDB. La fourniture d’un app store d’entreprise n’était pas non plus impérative. Même chose pour l’automatisation du patching des apps tierces et la possibilité de personnaliser le reporting.

En complément aux critères fonctionnels, il fallait couvrir au moins 5 millions d’endpoints actifs, hors offres gratuites (périodes d’essai, freemium, etc.). Addigy, Applivery, Automox, Fleet, Hexnode, Iru, Matrix42 et Scalefusion n’atteignaient pas ce seuil. Gartner leur a cependant attribué une « mention honorable ».

Les 18 fournisseurs classés le sont sur deux axes. L’un, dit « exécution », reflète la capacité à répondre effectivement à la demande du marché (expérience client, qualité des produits/services…). L’autre est centré sur les stratégies (commerciale, marketing, sectorielle, géographique…).

La situation sur l’axe « exécution » :

Rang Fournisseur
1 Microsoft
2 Tanium
3 NinjaOne
4 HCLSoftware
5 Jamf
6 Omnissa
7 Adaptiva
8 ManageEngine
9 IBM
10 42Gears
11 Ivanti
12 Atera
13 N-able
14 Kaseya
15 Google
16 Absolute Security
17 Samsung Electronics
18 Raynet

Sur l’axe « vision » :

Rang Fournisseur
1 Tanium
2 Omnissa
3 Microsoft
4 Adaptiva
5 Ivanti
6 HCLSoftware
7 IBM
8 NinjaOne
9 Jamf
10 Atera
11 ManageEngine
12 42Gears
13 Absolute Security
14 N-able
15 Kaseya
16 Raynet
17 Samsung Electronics
18 Google

Adaptiva, connu surtout comme un complément aux solutions Microsoft

Avec son offre OneSite (licence par appareil), Adaptiva est salué sur le volet automatisation ; et plus globalement pour les capacités de gestion à grande échelle qu’il propose, entre livraison P2P et intégration avec les outils d’entreprise. L’exhaustivité de ses partenariats éditeurs (CrowdStrike, Microsoft, SentinelOne, Tenable…) lui vaut aussi un bon point. Comme sa roadmap, jugée bien alignée sur la demande.

Si le produit ne manque pas de notoriété en tant que « compagnon » pour les solutions Microsoft, on ne peut pas en dire autant de la version autonome. Attention aussi à l’absence de MDM pour Android et iOS, tandis que sur les plates-formes prises en charge, l’enregistrement d’appareils doit passer par un client local. Adaptiva est par ailleurs en transition vers un modèle essentiellement indirect, ce qui est susceptible de limiter sa croissance à court terme.

Le SaaS de HCLSoftware, pas au niveau de la version on-prem

HCLSoftware a intégré son offre BigFix Workspace+ (licence par utilisateur ou par appareil) à un grand nombre de solutions ITOps et de sécurité/gestion des identités (Azure, Qualys, Rapid7, ServiceNow, Tenable…). Gartner salue aussi son réseau de revendeurs et de MSP. Ainsi que sa santé financière (marges importantes, croissance continue sur plusieurs segments) qui contribue à réduire le risque pour le client final.

Le SaaS n’est pas à parité avec la version sur site : des fonctionnalités ou des modules disponibles sur l’un ne sont pas encore pleinement configurables sur l’autre. Sur l’aspect expérience client, l’UI et le paramétrage ne font pas l’unanimité. Attention aussi à d’éventuelles modifications du modèle de licence à l’heure où HCLSoftware bascule vers une approche « service as software ».

IBM, plus cher et moins « focus »

Dans l’offre MaaS360 (licence par utilisateur et par appareil), Gartner apprécie la diffusion de la GenAI et du machine learning, entre détection des menaces et recommandation de stratégies. Il note aussi la couverture mondiale des équipes d’IBM et la flexibilité des options de déploiement. Ainsi que les fonctionnalités – scoring de risque, conformité continue… – qui favorisent la gestion autonome.

Manquant de notoriété hors de la partie MDM, l’offre MaaS360 n’est pas le focus d’IBM. Ce dernier ne cible par ailleurs pas de profils d’utilisateurs (personas) et propose une tarification plus élevée que la moyenne des fournisseurs classés dans ce Magic Quadrant.

Jamf, encore largement Apple-centric

L’outil Jamf (licence par appareil) est reconnu comme un gold standard pour la gestion des appareils Apple. Fonctionnellement parlant, il se distingue notamment sur la profondeur de prise en charge de macOS. Gartner salue aussi le « contenu engageant » constitué autour de cette offre et la diversité des canaux par lesquels il est livré.

Le focus historique sur l’écosystème Apple a nécessairement limité le potentiel de croissance, tout en engendrant une certaine dépendance. Jamf a fini par s’ouvrir à Android, mais la démarche est récente. Au dernier pointage, l’entreprise n’est pas rentable (en normes comptables GAAP).

Problèmes de fiabilité chez Microsoft

Intune est le choix par défaut de beaucoup de clients Microsoft. Sa notoriété est d’autant plus importante que l’éditeur produit quantité de contenus à son sujet et les diffuse efficacement. Autre avantage : un effectif qui permet une livraison différenciée entre secteurs économiques et régions géographiques, avec de la flexibilité sur la localisation des données et du support.

Comme IBM, Microsoft ne cible pas de personas, que ce soit par métier ou par géographie. Les clients signalent régulièrement des problèmes de latence sur le reporting, la synchronisation des stratégies et le déploiement d’applications. Attention aussi à la courbe d’apprentissage que suppose Intune et aux défis qui peuvent se poser lors du dépannage de la solution.

L’IA, peu diffusée chez NinjaOne

L’offre NinjaOne Endpoint Management (licence par appareil) a une tarification plus basse que la moyenne. Et les bundles s’avèrent bien adaptés aux besoins des grandes entreprises comme des MSP. Gartner salue aussi le niveau d’expérience client (customer success managers, ressources en self-service…) et le sentiment généralement positif quant à la facilité d’usage de la solution. Il rappelle aussi la croissance de l’effectif et de la base client de NinjaOne, qui a bouclé début 2025 un tour de table de 500 M$.

Le focus historique était sur les MSP et sur le mid-market. Des évolutions sont en cours (plate-forme, intégrations, channel) pour toucher les grandes entreprises. NinjaOne a également de la marge de progression pour ce qui est de la notoriété de sa solution. Même chose pour la diffusion de l’IA, dont l’usage est encore limité.

Omnissa manque de clients référents

L’offre Workspace ONE UEM (licence par appareil ou par utilisateur) est jugée mature. Gartner apprécie les possibilités d’automatisation qu’elle apporte sur les principaux OS. Il salue aussi la stratégie sectorielle élaborée à renfort d’intégrations ciblées. Autre point distinctif : Omnissa est le seul « leader » de la gestion des terminaux à occuper cette même position dans le Magic Quadrant du DEX. Une combinaison qu’il met d’ailleurs à profit.

Quoique modulaire, l’offre est plus chère que la moyenne. Et Omnissa est de ceux qui ne ciblent pas de profils d’utilisateurs. Son site web manque de logos référents et d’études de cas, ce qui est susceptible de compliquer l’évaluation de sa solution. On se rappellera aussi que l’activité a été perturbée avec le passage dans le giron de Broadcom (2023) puis la revente au fonds KKR (2024).

Pas de MDM natif chez Tanium

Avec Tanium Endpoint Management (licence par appareil), la gestion autonome est un point distinctif. Autant par le contenu que l’éditeur produit à ce sujet que par la réalité du produit. L’éditeur est plus globalement profitable, dispose des certifications adéquates et couvre les principales géographiques tout en fournissant de la flexibilité d’hébergement.

Récemment repackagée, l’offre a une tarification plus élevée que la moyenne. Elle n’inclut pas de MDM natif (intégration d’Intune). Sur macOS, elle n’utilise pas la méthodologie « moderne » d’Apple, ce qui peut limiter l’automatisation et l’élasticité.

Illustration générée par IA

The post Gestion des terminaux : les solutions unifiées n’ont pas encore effacé les outils ad hoc appeared first on Silicon.fr.

  •  
❌