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(Municipales 2026) Johann Blanpain où l’Anatomie d’une… rupture de la majorité municipale sur Hasnon !

Johann Blanpain : « Ce n’est pas une liste PCF, mais celle d’un rassemblement citoyen ! »

Tout d’abord, pour comprendre l’état politique actuel, il faut remonter comme dans les séries aux épisodes précédents. En effet, André Desmet a agrégé différentes forces politiques afin de se mesurer à l’historique gouvernance locale, celle de Yannik Nison, maire de 1991. Dans ce cadre, Johann Blanpain a rejoint l’équipe du futur maire, et ce dernier a remporté un duel au 1er tour, le 15 mars 2020, avec 51,73% des inscrits.

Bien sûr, un démarrage confiné, mais dès l’installation du Conseil municipal. « Nous avons déroulé durant deux ans, tout se passait bien avec une parfaite cohésion, André Desmet était à l’écoute de tout le monde. Puis, le maire s’est enfermé petit à petit. Il a commencé à tout décider seul avec une poignée d’élus autour de lui, voire uniquement avec son adjoint aux travaux. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé durant les 4 dernières années pour en arriver là. Non, la situation remonte bien avant le refus de vote du CFU 2024 (Compte Financier Unique) en juin 2025 », souligne la tête de liste.

A ce titre, Johann Blanpain cite un exemple symptomatique : « Hors extension pour le Groupe scolaire, il n’y a eu aucun marché public durant ces 6 ans, malgré des travaux, des aménagements… Il y a manifestement un non respect des règles des marchés publics. A la fin, nous apprenions un choix du maire dans le journal de la commune ! Au final, 11 élus de la majorité ont quitté celle-ci. » Ce n’est pas une petite révolte, mais une révolution locale !

Point n’est besoin de se répandre plus encore tant le divorce est consommé depuis longtemps. Pour autant, le passage de la contestation à se présenter à la fonction majorale n’est pas aussi évident que cela…

« Elu, c’est un engagement, une organisation personnelle ! », Johann Blanpain

Evidemment, cette démission a été réfléchie, mais il fallait couper le cordon. « Bien sûr, j’ai pensé à me présenter. En premier lieu, j’ai tout d’abord envoyé un courrier aux Hasnonaises et Hasnonais. Toutefois, être élu, c’est un engagement, une organisation personnelle. Puis, dès le mois de septembre, j’ai choisi de me lancer dans cette élection municipale 2026 », commente-t-il.

Pour sa part, Johann Blanpain, 40 ans, est carté PCF,  mais « ce n’est pas une liste PCF, mais celle d’un rassemblement citoyen ! Cette liste est très diverse avec toutes les sensibilités politiques. Je ne serai pas seul, mais avec une équipe et des compétences », souligne avec force ce fonctionnaire territorial depuis 2008.

« Je souhaite un changement de mode de gouvernance », Johann Blanpain

Comme souvent, le gap générationnel dans la gestion communale amène une autre méthode. « Il faut arrêter le coup par coup, mais proposer une vision d’avenir aux administrés. Il y a véritablement un besoin de renouveau, penser à la transition écologique, les services publics. Il faut anticiper. Dans six ans par exemple, existera-t-il encore un Bureau de la Poste ? », poursuit-il.

La recette gagnante, selon lui, est la consultation de la population. « Il faut associer les usagers. Toutes les listes vont parler de la rénovation lourde du centre ville et de la salle des sports. Oui, mais il faut co-construire avec les habitant(e)s cette transformation », affirme Johann Blanpain.

Un peu comme une petite musique déjà connue, la démocratie participative est une expression apparue sur le devant de la scène durant la campagne 2020. Le moins que l’on puisse dire, hors budgets participatifs ici et là, est que cette idée vertueuse ne s’est pas traduite dans une immense majorité des communes du Valenciennois. Gageons que cette fois, la leçon dans les urnes de proximité servira…

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) André Desmedt, un maire/candidat confiant malgré une élection sous haute tension sur Hasnon

André Desmedt : « Je suis l’homme à abattre ! »

L’édile le reconnaît bien volontiers, l’ambiance nationale va influencer beaucoup cette élection municipale sur tous les territoires de France, de la ville au village en passant par la périurbanité et la périruralité. C’est pourquoi cette prise de température nationale sur le terrain, de façon inédite, va piloter la stratégie politique des grandes formations politiques pour le coup d’après, la Présidentielle.

Ce constat politique nous ramène à un scrutin local électrique sur la commune d’Hasnon. Le Premier magistrat ne tourne pas autour du pot : « Wanted, je suis l’homme à abattre ! » Ce dernier a véritablement l’impression d’être « une cible » ambulante. « Il y a eu une cassure en juin dernier, car Andy Verdière et les autres élus de l’opposition, puis Johan Blanpain et 3 autres élus de la majorité sortante, ont choisi de ne pas voter le CFU (Compte Financier Unique/ex compte administratif). La Chambre Régionale des Comptes est venue contrôler et a validé le CFU 2024 de notre commune », commente André Desmedt.

Un éclatement des listes

Sur le paysage politique sur la ligne de départ, il commente sans concessions : « La liste RN, elle est sans surprises ; même là où le RN a  peu de chances, il dépose une liste afin de récupérer un maximum de Grands électeurs en vue des prochaines sénatoriales. » Sur la liste de M. Verdière : « C’est le retour de Nison ! De plus, comme fonctionnaire territorial au sein de La Porte du Hainaut, il ne pourra pas siéger au sein de l’agglo. C’est un gros problème pour les administrés. Nous savons que dorénavant (depuis la loi NOTRe) le pouvoir financier est à l’agglo ! ». Concernant la liste de M. Blanpain, il n’est pas très disert, « mais, elle est en cours de constitution. » Chacun sait que pour cette Municipales 2026, toutes les listes d’opposition dans les 35 000 communes sont difficiles à boucler et dans le Valenciennois comme ailleurs. Sur la liste de la majorité sortante de cet ancien collaborateur administratif au sein de l’Assemblée nationale, il précise : « Je ne suis pas carté à un parti politique. » Sur la liste en question : « Ma liste est déjà bouclée. J’ai 27 colistières et colistiers, pas 25 +2, tout le monde est impliqué. D’ailleurs, pour les 6 élu(e)s mécaniquement non éligibles (sauf 100% des voix), je leur propose tout de suite d’intégrer le CCAS (obligatoire pour une commune de plus de 1 500 habitants). » C’est le bon moment pour évoquer son procès sur sa « verticalité » présumée.

« Je ne participe pas aux commissions même si les adjoints en charge viennent discuter face moi », explique-t-il. « Nous sommes libres et indépendants », souligne Stéphanie Lecoeuvre, adjointe en charge des écoles. « Chaque adjoint assure, à tour de rôle, une permanence le samedi matin. Bien sûr, je suis disponible si nécessaire, mais durant la semaine, ma porte est toujours ouverte », résume-t-il. En résumé, cette critique est sans fondements pour le maire sortant.

Cette commune de moins de 4 000 habitants demeure à taille humaine, elle reste un terreau de la politique de proximité, celle où tout projet est commenté les yeux dans les yeux. C’est pourquoi, cette adversité ne dissuade pas André Desmet dans son engagement local.

Un investissement massif 2020/2026 et des projets 2026/2033

D’ailleurs, il tient à mettre en lumière « un investissement de 6,9 millions d’euros sur le dernier mandat. Le précédent de M. Nison, c’était 900 000 euros… » Pour y arriver, il n’invente tien , mais applique à la lettre la réduction des charges de fonctionnement, matériel même dans le « mobilier de mon bureau. » Cette maîtrise des dépenses a de facto permis de dégager une nouvelle capacité d’autofinancement, d’emprunt, mais surtout une discipline que tous les équipes majoritaires doivent peaufiner, la fameuse « recherche de partenaires, Etat, Région, Département, et l’agglo. Le maire est le VRP de sa commune ! » Bien sûr, Stéphanie Lecoeuvre commente le regroupement des écoles communales « sous évaluée par l’ancienne majorité avec cette construction, sur ce mandat, d’une nouvelle école maternelle, d’une restauration scolaire, d’une garderie. Pour le prochain mandat (en cas d’élection), nous voulons réhabiliter complètement les 8 classes élémentaires. »

Vue de drone, l’exercice municipal d’une collectivité locale au XXème siècle n’a plus grand chose à voir, hors responsabilité pénale, avec celle du XXIème siècle. Sans véritablement forcer le trait, on peut même parler d’avant la Covid et d’après, car toute subvention fait quasi l’objet d’une mise en compétition automatique entre les collectivités publiques, enveloppe fermée, appel à manifestation d’intérêt, complexité administrative XXL pour l’élaboration d’un dossier, transition écologique, le maire sans une équipe solide sur les dossiers de subventions à produire, voire un partenariat fort avec l’agglo, ne pourra financer aucun investissement sur sa commune. C’est là où les choses changent, car il y a peu, le seul carnet d’adresses, un petit coup de fil et la subvention était dans la poche… En fait, l’administration a creusé beaucoup plus profond pour éviter les recours en justice, l’inefficacité d’un projet, et donc de l’utilisation appropriée in fine… de l’argent public !

Pour ce mandat éventuel 2026/2033, le Gros dossier serait une extension de la salle des sports. « C’est une deuxième salle avec des gradins, pas une simple extension. Ensuite, l’existant est trop vétuste, il faut également revoir complètement l’aménagement intérieur. Cela permettra une réorganisation de l’usage de ces salles… Enfin, nous voulons réaliser en extérieur un parking plus la rénovation du citystade », commente le maire/candidat.

En tout état de cause, ce scrutin sur Hasnon sera à suivre de près comme un véritable baromètre de la vie politique sur ce vaste territoire très chamarré du Hainaut.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Andy Verdière, un candidat déterminé pour une nouvelle donne démocratique sur Hasnon

Andy Verdière : « Il faut une autre méthode de gouvernance locale. »

Comme en 2020, une forte mobilisation électorale marque cette commune d’un peu moins de 4 000 habitants. Par contre, là où l’agrégation s’est réalisée avec une liste gagnante emmenée par André Desmet contre le maire sortant Yannick Nison, vous avez aujourd’hui quatre listes, une du PCF, une du RN, celle du maire sortant, et enfin celle sans étiquette portée par Andy Verdière. Pour autant, ce dernier n’est pas un inconnu aux affaires.

Elu dans la majorité municipale de Yannick Nison, en 2014, adjoint aux travaux, il siège aujourd’hui dans l’opposition. Fonctionnaire territorial, 43 ans, impliqué dans le basket club local depuis 17 ans, ex joueur, entraîneur, il vit dans sa cité avec l’envie « d’une autre proposition pour les Hasnonaises et Hasnonais, il y a un manque de dynamisme, une absence de proximité. Mon objectif est que la majorité municipale soit une facilitatrice pour les administrés. Il faut une autre méthode de gouvernance locale », explique le candidat.

Face à une imagé très dégradée de la politique nationale, les listes citoyennes composées de colistières et colistiers très chamarrés, politiquement parlant, se multiplient durant ces municipales 2026 à l’instar des bourgeons au printemps, de l’humain avant tout programme politique identifié. C’est pourquoi, nous voyons fleurir, ici et là, des équipes dont le seul objectif repose sur les projets locaux. « Notre parti, c’est Hasnon », commente Bruno Buemi, un colistier compagnon de route dans les conseils municipaux depuis longtemps d’Andy Verdière. Certes, c’est un slogan très classique, presque basique, mais comme les vinyles, le son entendu redevient porteur de sens pour les citoyens.

« Pas d’alliance avant le premier tour, ni au second tour », Andy Verdière

Sur le paysage de cette élection municipale, la volonté est de ne pas faire « d’alliance avant le premier tour, ni au second tour. » Ensuite, Andy Verdière rappelle que « nous avons choisi de ne pas démissionner dans l’intérêt des habitants, malgré 14 démissions dans la majorité municipale. Si nous l’avions fait, nous partions sur une élection anticipée en 2025 ». D’ailleurs, sur ce point, Bruno Buemi souligne cette « cohérence avec nous-mêmes. »

Ensuite, l’attitude de l’équipe autour du candidat est respectueuse de chacun, le choix n’est pas dans l’invective gratuite vis à vis de toutes les listes présentes le 26 février 2026 : « J’ai du respect pour le maire. Je ne vais pas me précipiter sur les réseaux sociaux, mais échanger directement avec l’édile en cas de désaccord ! ».

Un programme en concertation

Dans une petite commune, il est assez évident que les projets phares sont souvent semblables. « Il est probable que tout le monde voudra refaire la Place du centre-ville en souffrance », indique Bruno Buemi. Par ailleurs, l’expérience du tissu associatif et sportif permet à Andy Verdière de sentir les besoins des structures : « Il y a une nécessité de réorganiser et de concerter pour une meilleure utilisation des équipements de la commune. Bien sûr, la réfection de la salle des sports fait partie de notre programme. Pour le reste, nous allons le construire dans la concertation », souligne le candidat d’une liste nommée :  » Pour Hasnon, l’avenir se construit avec vous « … logique !

Quand les forces élues réalisent que la concertation en amont, avant un projet nimbé de secrets, est indispensable à l’appropriation de celui-ci, la chose politique avance ! « Le fonctionnement de cette commune est tout simplement inadapté au climat (politique et citoyen) actuel », conclut Andy Verdière.

Vous pouvez retrouver prochainement cette liste sur les réseaux sociaux et hasnon2026@mail.fr ; 06 46 12 21 66

Daniel Carlier

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