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Koyeb, un atout PaaS dans les mains de Mistral AI

Une offre d’infrastructure pour l’IA, donnant accès à une stack privée avec une variété d’options de déploiement, du bare metal au PaaS managé. Telle était, dans les grandes lignes, la promesse de Mistral Compute à son lancement mi-2025.

Mistral AI a récemment annoncé un projet à 1,2 Md€ pour implanter, en Suède, un datacenter qui alimentera ce « cloud IA ». Il y ajoute une acquisition. La cible : Koyeb.

Cette entreprise française est née en 2019 à l’initiative de trois anciens de Scaleway*. Isai, Serena Capital et Kima Ventures, entre autres, y ont mis leurs billes. Elle présente aujourd’hui son offre comme une « plate-forme serverless pour les applications IA ». Techniquement, il s’agit d’un PaaS – d’ailleurs encore comparé à Render et à Heroku dans sa documentation.

Du H200 et du B200 depuis peu

À cette partie compute, Koyeb avait adjoint, en 2025, du PostgreSQL managé, en plus de faire la connexion avec diverses bases de données (dont MongoDB, investisseur et client). Il a surtout pris le virage de l’IA en multipliant les options GPU et autres puces accélératrices (les RTX Pro 6000, les H200 et les B200 sont arrivées début 2026). Tout en enrichissant son catalogue de composants déployables « en un clic » (n8n, Ollama, Open WebUI, Unsloth, Jupyter Notebook…) et en développant des intégrations avec les assistants de codage (serveur MCP, pack de skills).

Koyeb s’appuie sur quatre hébergeurs : Equinix, AWS, IBM Cloud et Scaleway. Son plan de contrôle se trouve en Belgique, sur GCP. L’offre se divise en quatre forfaits de base auxquels s’ajoute la consommation de ressources.

Avec le passage dans le giron de Mistral AI (16 employés seront du voyage), le forfait gratuit n’est plus proposé. La plate-forme reste commercialisée indépendamment, en attendant son intégration dans Mistral Compute.

When we first met the @MistralAI team and heard about their vision for Mistral Compute, we saw an incredible opportunity to accelerate the buildup of AI Infrastructure in Europe.

As part of Mistral AI, we’ll pursue our mission to make SOTA AI infrastructure accessible to all 🙌 pic.twitter.com/HeM7cJhzqB

— Yann Leger (@yann_eu) February 17, 2026

* Yann Léger, 35 ans, est président de Koyeb. La société a deux DG : Édouard Bonlieu (38 ans, directeur produit) et Bastien Chatelard (37 ans, directeur technique).

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Achats publics numériques : la circulaire d’État évoque la préférence européenne sans la consacrer

La souveraineté, c’est, entre autres, le « recours aux solutions fournies par des acteurs économiques français ou européens ».

La nouvelle circulaire sur les achats publics numériques établit ce lien, mais pas de manière si directe. D’une part, elle inclut la souveraineté parmi les critères structurants. De l’autre, elle présente la préférence française/européenne comme un des trois axes sur lesquels la souveraineté « s’appuie en particulier », au nom de la « maîtrise des technologies-clés ». Les deux autres axes étant l’immunité au droit européen à portée extraterritoriale et la capacité à substituer des composantes par des solutions alternative.

Une circulaire en attendant la révision du cadre européen

La souveraineté apparaît en deuxième position dans la circulaire – derrière la « performance métier » (réponse aux besoins) et devant la sécurité. Mais le texte n’institue ni hiérarchie, ni pondération entre critères. Il ne contient par ailleurs, toujours en matière de souveraineté, aucune obligation formelle, en dépit des axes mentionnés.

Parmi les éléments imposés sur les autres critères :

  • Prévoir des critères et clauses de sécurité à chaque fois que l’objet du marché le justifie et être vigilant quant à la pérennité du MCO et du MCS
  • Évaluer soigneusement le délai de disponibilité
  • Prendre en compte la réversibilité dans les contrats
  • Intégrer les capacités d’interopérabilité dans les facteurs de choix

Sur le volet adaptabilité/réversibilité, les achats d’outils fondés sur du code ouvert sont « encouragés » dans une optique de transparence de l’action publique. La circulaire recommande plus globalement de privilégier le recours à des produits open source « lorsque c’est pertinent ». Tant pour bénéficier des avancées communautaires que des possibilités accrues de détection et correction de failles de sécurité.

La doctrine de l’État doit encore s’aligner avec les textes européens en préparation sur la commande publique. Dont la révision – en cours – de la directive de 2014, qui vise elle aussi des objectifs d’autonomie stratégique.

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Netflix donne une semaine à Warner Bros pour aller voir ailleurs

Warner Bros Netflix Rachat (1)

Marié sur le papier à Netflix, Warner Bros. Discovery continue pourtant de regarder ailleurs. Le groupe laisse une semaine supplémentaire à Paramount pour améliorer son offre, tout en maintenant l’accord à 72 milliards de dollars conclu avec la plateforme de streaming. Une partie serrée se joue en coulisses.

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Mistral AI rachète Koyeb et accélère sa stratégie de cloud IA souverain en Europe

Mistral AI, valorisée 13,8 milliards de dollars et considérée comme l’un des principaux rivaux européens d’OpenAI, vient de réaliser sa toute première acquisition. La startup parisienne met en effet la main sur Koyeb, une jeune pousse (parisienne elle aussi) spécialisée dans le déploiement d’applications d’intelligence artificielle à grande …

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Anthropic vs Pentagone : la bataille de l’IA militaire qui fait trembler la Silicon Valley

C’est une guerre froide au cœur de la révolution de l’intelligence artificielle. D’un côté, Anthropic, fondée par d’anciens chercheurs d’OpenAI, qui se veut le champion de l’IA « responsable ». De l’autre, Pete Hegseth, secrétaire à la Défense de Donald Trump, déterminé à placer l’IA au cœur de toutes les opérations militaires américaines.

Entre les deux, des mois de négociations tendues, un contrat à 200 millions $, et désormais une menace de rupture fracassante, révélée par Axios.

L’ultimatum Hegseth

Selon le média en ligne, Pete Hegseth est « proche » de couper les liens commerciaux avec Anthropic et d’aller beaucoup plus loin : désigner la société comme un « risque pour la chaîne d’approvisionnement ». Une mesure radicale qui contraindrait tous les sous-traitants du Pentagone à choisir leur camp  et à couper à leur tour toute relation avec Anthropic s’ils veulent conserver leurs contrats militaires. Ce type de sanction est habituellement réservé aux adversaires étrangers, comme la Chine ou la Russie.

Un haut responsable du Pentagone a confié à Axios, sans prendre de gants : « It will be an enormous pain in the ass to disentangle, and we are going to make sure they pay a price for forcing our hand like this. » Traduction libre : ce sera une immense pagaille à démêler, et le Pentagone compte bien faire payer à Anthropic le fait de l’avoir contraint à agir.

Le porte-parole en chef du Pentagone, Sean Parnell, a confirmé  la mise sous revue de la relation : « Notre nation exige que ses partenaires soient prêts à aider nos soldats à gagner dans n’importe quel combat. En définitive, il s’agit de nos troupes et de la sécurité du peuple américain. »

La ligne rouge de Dario Amodei

Qu’est-ce qui a bien pu provoquer une telle escalade ? Le point de friction central est simple à énoncer, mais complexe à trancher : Anthropic refuse de laisser le Pentagone utiliser Claude « à toutes fins légales (all lawful purposes) ». La formule, apparemment anodine, recouvre en réalité deux lignes rouges qu’Anthropic refuse de franchir : la surveillance de masse des citoyens américains et les armes létales entièrement autonomes, c’est-à-dire des systèmes capables de tuer sans intervention humaine.

Mais selon une source proche du dossier citée par Axios, les hauts responsables de la défense étaient frustrés par Anthropic depuis un certain temps et ont « saisi l’opportunité de déclencher un affrontement public ». Autrement dit : la crise n’est pas totalement spontanée. Elle a été, au moins en partie, délibérément orchestrée par le Pentagone.

Pour justifier sa prudence, un responsable d’Anthropic a expliqué à Axios que les lois existantes « n’ont en aucune façon rattrapé ce que l’IA peut faire ». Le risque est concret : avec Claude, le Pentagone pourrait analyser en continu l’ensemble des publications sur les réseaux sociaux de chaque Américain, croisées avec des données publiques comme les listes électorales, les permis de port d’arme ou les autorisations de manifestation, pour établir automatiquement des profils de surveillance civile. Une perspective qui alarme bien au-delà d’Anthropic.

Claude, seul modèle dans les systèmes classifiés

L’ironie de la situation, c’est qu’Anthropic occupe aujourd’hui une position stratégique unique au sein de l’appareil militaire américain. Selon Axios, Claude est le seul modèle d’IA actuellement disponible dans les systèmes classifiés de l’armée américaine. Mieux : la technologie est profondément intégrée dans les opérations militaires, et huit des dix plus grandes entreprises américaines utilisent Claude dans leurs workflows. Rompre avec Anthropic serait, admet même un haut responsable de l’administration, « une complication » : « Les modèles concurrents sont tout simplement en retard sur les applications gouvernementales spécialisées. »

C’est précisément ce levier qu’a utilisé le Pentagone pour muscler ses négociations avec OpenAI, Google et xAI. Les trois ont accepté de lever leurs garde-fous pour les systèmes non classifiés. Le Pentagone se dit confiant qu’ils accepteront également le standard « all lawful use » pour les systèmes classifiés. Mais une source proche de ces discussions tempère : beaucoup de choses restent encore à décider avec ces trois acteurs. Et aucun n’est pour l’instant présent sur les réseaux classifiés — le domaine réservé d’Anthropic.

L’ombre de l’opération Maduro

Le bras de fer a pris une tournure plus dramatique encore avec la révélation que Claude avait été utilisé lors de l’opération militaire américaine ayant conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro en janvier dernier, via le partenariat d’Anthropic avec la société de logiciels Palantir.

Selon Axios, un cadre d’Anthropic a pris contact avec un cadre de Palantir après coup pour s’enquérir de l’usage qui avait été fait de Claude lors du raid; Une démarche interprétée par les responsables du Pentagone comme une désapprobation implicite. « Cela a été soulevé d’une manière à suggérer qu’ils pourraient ne pas approuver l’utilisation de leur logiciel, car il y a eu des tirs réels lors de ce raid, des gens ont été blessés », a déclaré le responsable américain.

Anthropic a nié avoir « discuté de l’utilisation de Claude pour des opérations spécifiques avec le Département de la guerre », selon son porte-parole.

Face à l’escalade, Anthropic reste officiellement serein. « Nous avons des conversations productives, de bonne foi, avec le Département de la guerre pour continuer notre travail et traiter correctement ces problèmes nouveaux et complexes », a indiqué un de ses porte-parole. Et d’affirmer que l’entreprise restait « engagée dans l’utilisation de l’IA de pointe au soutien de la sécurité nationale américaine »  soulignant au passage qu’Anthropic a été le premier à déployer son modèle sur des réseaux classifiés.

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Terra Industries séduit les investisseurs avec une levée express de 22 millions

À peine un mois après avoir bouclé un tour de table de 11,75 millions de dollars, la startup africaine Terra Industries frappe à nouveau. Lux Capital prend la tête d’un nouveau financement de 22 millions de dollars, portant l’enveloppe totale à 34 millions. Nathan Nwachuku et Maxwell Maduka, respectivement âgés de 22 et 24 ans, ... Lire plus

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Pourquoi Peter Steinberger quitte OpenClaw pour OpenAI

C’est un coup de poker gagnant pour OpenAI. Sam Altman a annoncé le 15 février sur X l’arrivée de Peter Steinberger, fondateur d’OpenClaw, pour piloter le développement des agents IA personnels au sein de l’entreprise de ChatGPT.

Peter Steinberger n’est pas un inconnu du milieu tech. Après 13 ans passés à la tête de PSPDFKit, il a lancé fin 2025 OpenClaw, un projet open-source qui a connu un succès fulgurant avec plus de 100 000 étoiles sur GitHub. Cette plateforme d’agents IA auto-hébergés permet d’exécuter des tâches réelles sur l’ordinateur de l’utilisateur via des applications de messagerie du quotidien comme WhatsApp, Telegram ou Slack.

Peter Steinberger is joining OpenAI to drive the next generation of personal agents. He is a genius with a lot of amazing ideas about the future of very smart agents interacting with each other to do very useful things for people. We expect this will quickly become core to our…

— Sam Altman (@sama) February 15, 2026

Contrairement aux chatbots classiques, OpenClaw agit comme un véritable assistant autonome. Il analyse les intentions, planifie des tâches, et mobilise plus de 100 compétences disponibles via ClawHub. De la gestion de fichiers à l’automatisation de navigateurs en passant par l’intégration de plus de 50 API, l’outil se veut polyvalent. Il tourne en arrière-plan, conserve une mémoire conversationnelle persistante et peut répondre de manière proactive.

OpenClaw reste un projet open-source

Mais le succès d’OpenClaw s’est accompagné de controverses. Plus de 400 compétences malveillantes ont été découvertes sur ClawHub, tandis que des autorités chinoises ont émis des alertes concernant des risques de cybersécurité, notamment autour des injections de prompts et de la gestion des permissions.

Pourquoi abandonner un projet viral pour rejoindre OpenAI ? Dans un billet de blog, Peter Steinberger s’explique : après 13 ans à diriger une entreprise, il préfère l’innovation à la gestion d’une grande structure. « Rejoindre OpenAI est le moyen le plus rapide de changer le monde et de démocratiser les agents IA à grande échelle », écrit-il, préférant cette voie à la construction d’une nouvelle licorne.

Sam Altman ne tarit pas d’éloges sur sa recrue, qu’il qualifie de « génie » porteur d’idées sur les systèmes multi-agents, amenés selon lui à devenir centraux dans les produits OpenAI. Peter Steinberger aurait décliné des offres de Meta – Mark Zuckerberg l’avait contacté personnellement – pour privilégier l’alignement de vision avec OpenAI.

Particularité de l’opération :  OpenClaw restera open-source et indépendant au sein d’une fondation soutenue par OpenAI, évitant ainsi une acquisition classique.


Les fonctionnalités principales d’OpenClaw

Fonctionnalité Description
Passerelle multicanal et routage Intégration simultanée à plusieurs messageries avec sessions isolées par agent ou expéditeur.
Extensible vers Mattermost et autres plateformes.
Exécution système Commandes shell, gestion de fichiers (lecture, écriture, organisation),
surveillance proactive (espace disque, prix en ligne),
automatisations planifiées (jobs).
Automatisation navigateur Contrôle via protocole CDP (Chrome DevTools), snapshots intelligents d’éléments interactifs,
remplissage automatique de formulaires, scraping web, captures d’écran,
sans sélecteurs CSS manuels, avec environnements isolés sécurisés.
Intégrations et compétences Plus de 50 API (calendriers, e-mails, domotique, finances),
génération automatique de nouvelles compétences,
MoltBook pour interactions sociales entre agents.
Mémoire et proactivité Contexte persistant entre sessions,
alertes automatiques,
décomposition intelligente des tâches complexes en étapes.

Photo : © DR – Peter Steinberger

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Sommet de l’IA 2026 : comment l’Inde veut tracer sa voie

L’India-AI Impact Summit 2026, qui se tient cette semaine à New Delhi (16 au 20 février), quitte, pour la première fois, les capitales occidentales pour s’installer dans le Global South.

Pour la quatrième économie mondiale, c’est l’occasion d’afficher ses ambitions dans le développement de l’IA ne plus être un simple terrain d’application des technologies venues du Nord, mais s’imposer comme un acteur incontournable de la gouvernance mondiale.

Un écosystème IA en construction accélérée

Dans la continuité du Global IndiaAI Summit 2024, ce rendez-vous s’inscrit dans la mission IndiaAI, dotée d’un budget de 1,25 milliard $ sur cinq ans, pour bâtir un écosystème complet couvrant le calcul, les données, les modèles, les compétences, le financement et la gouvernance.

L’accès aux capacités de calcul sera au cœur des débats. Face à la concentration des GPU et des centres de données entre les mains de Nvidia et de quelques autres acteurs, l’Inde défend une vision radicalement différente : celle d’infrastructures de calcul considérées comme des biens publics numériques.

Le pays a mis en place un pool national de GPU subventionnés, accessible aux startups, laboratoires et administrations. Des annonces sur l’extension de cette couche de calcul partagé, de nouveaux investissements dans les data centers et des partenariats internationaux sont attendues. L’ambition est de faire de l’Inde une « capitale de l’inférence » pour les charges IA mondiales, tout en réduisant la dépendance aux hyperscalers internationaux.

Des LLMs souverains et plurilingues

Le sommet servira de vitrine aux premiers modèles de fondation souverains financés par la mission IndiaAI. Conçus pour les langues et contextes locaux, au moins partiellement ouverts à l’écosystème, plusieurs d’entre eux devraient être lancés pendant l’événement. Le focus : le plurilinguisme et les cas d’usage pour les administrations, services publics et l’inclusion financière.

L’Inde mettra également en avant AI Kosh, sa plateforme de données qui agrège plusieurs milliers de jeux de données publics. Les discussions porteront sur la qualité, la gouvernance et la souveraineté des données, avec en filigrane la question cruciale : comment concilier ouverture, protection de la vie privée et exigences de sécurité nationale ?

Une troisième voie régulatoire

Sur le plan réglementaire, New Delhi promeut une approche « techno-légale » pragmatique. Ni le modèle très prescriptif de l’Union européenne, ni le quasi laisser-faire américain. L’Inde a publié avant le sommet des lignes directrices de gouvernance visant à aligner l’IA sur des objectifs de développement, d’inclusion, de souveraineté numérique et de durabilité.

Les discussions aborderont les garde-fous autour des systèmes à haut risque, la transparence des modèles, la responsabilité des grandes plateformes, et les limites de l’auto-régulation. L’enjeu est de formuler des standards communs sur la « Safe and Trusted AI », portables ensuite dans les forums multilatéraux.

500 millions d’Indiens à connecter via l’IA

L’ambition sociale est aussi un rendez-vous majeur du sommet, un des “Seven Chakras”, qui constitue le programme durant les quatre jours.

Loin de présenter l’IA comme une menace pour l’emploi, le premier ministre Narendra Modi la considère comme un levier pour intégrer 500 millions d’Indiens supplémentaires à l’économie numérique et aux services publics, via des services IA orientés voix en langues locales.

Au programme : montée en compétences à grande échelle, soutien financier aux startups via des fonds dédiés, accès subventionné au calcul et aux données. Les débats devraient aussi porter sur les inégalités d’accès entre grandes plateformes et petites structures, entre Nord et Sud, et sur la mesure réelle de l’impact inclusif des politiques IA.

Un pont entre Nord et Sud

La géopolitique est également un sujet central. L’Inde veut jouer les « ponts » entre pays développés et en développement, s’appuyant sur son rôle dans le Partenariat mondial sur l’IA (GPAI) et les précédents sommets internationaux.

Des annonces sont attendues sur des cadres de coopération, des projets conjoints de R&D et le partage de ressources (calcul, datasets, standards techniques) avec d’autres pays du Sud. Les discussions avec la France ou le Brésil couvriront les risques de fragmentation des régulations, les tensions entre souveraineté numérique et interopérabilité, et la responsabilité des géants américains de l’IA.

En creux, New Delhi cherche à proposer une voie « tiers » dans la gouvernance mondiale de l’IA, plus orientée vers le développement et la justice numérique que vers la seule compétition technologique.

Illustration : © DR

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Comment ServiceNow se construit par croissance externe

Les fonctionnalités d’Integration Hub et d’Automation Engine, la base de données maison RaptorDB, un catalogue de connecteurs enrichi grâce à l’acquisition de Raytion, une techno zero copy… Sur cette base, ServiceNow avait officiellement pris, à l’automne 2024, le virage data fabric.

Après s’être concentrée sur les aspects catalogue et gouvernance, l’entreprise américaine vise l’ajout d’une couche d’analytics. Elle recourt pour cela à de la croissance externe. Dans son viseur, l’éditeur néerlandais Pyramid Analytics, régulièrement classé ces dernières années dans le Magic Quadrant de la BI. Un accord d’acquisition a été signé.

Près de 3 Md$ pour Moveworks et 8 pour Armis

Une autre acquisition est en attente : celle d’Armis, officialisée en décembre 2025, pour un montant de 7,75 Md$ en numéraire. Il est question de la finaliser au deuxième semestre 2026.
Les capacités d’Armis en matière de gestion de la surface d’attaque IT/OT seront intégrées avec la CMDB de ServiceNow. Qui compte ainsi renforcer son segment d’activité « sécurité et risque », sur lequel la valeur moyenne des contrats a récemment passé le milliard de dollars.

Mi-décembre, ServiceNow avait bouclé une autre acquisition majeure : celle de Moveworks, annoncée 9 mois plus tôt. Montant : 2,85 Md$, en cash et en actions. Elle lui apporte une technologie de recherche d’entreprise… et un assistant IA voué à constituer un point d’entrée unique pour les utilisateurs de la plate-forme.

Cuein, Raytion et UltimateSuite, d’autres acquisitions « couleur IA »

En janvier 2025, ServiceNow avait annoncé une autre opération destinée à renforcer sa data fabric. Il a mis la main sur Cuein. Cette entreprise américaine née en 2021 s’était spécialisée dans l’analyse des données d’interactions client.

L’annonce de l’accord avec Raytion était tombée en juillet 2024. ServiceNow avait absorbé cette entreprise allemande née en 2001 pour ses technologies de recherche d’information, qu’il entendait intégrer à sa plate-forme, notamment dans le cadre de l’offre Now Assist.

En janvier 2024 était intervenue une autre manœuvre contribuant à la stratégie data/IA : l’acquisition d’UltimateSuite (République tchèque) et sa technologie de task mining.

Mission Secure et Veza, pour le volet sécurité

Plus récemment (décembre 2025), ServiceNow a mis la main sur Veza. Cette entreprise américaine née en 2020 donne dans la gouvernance des identités, à l’appui d’un graphe d’accès. ServiceNow s’en est emparé dans une perspective de gestion des agents IA, tout en promettant plus globalement d’ajouter du contexte dans ses solutions de sécurité (réponse aux incidents, gestion intégrée des risques).

Autre acquisition touchant à la sécurité : Mission Secure (novembre 2024). Cette entreprise américaine fondée en 2014 a développé une solution de cartographie des actifs OT.

La société israélienne Atrinet est quant à elle à l’origine de NetACE, solution de gestion du cycle de vie des réseaux télécoms. ServiceNow la lui a achetée en février 2024.

Quality 360, Intella, 4Industry… ServiceNow pêche dans le vivier des applications natives

Logik.ai est la dernière application métier dont ServiceNow a fait l’acquisition. C’était en avril 2025. Il s’agit d’un outil de gestion commerciale. Plus précisément un logiciel CPQ (Configure, Price, Quote ; configuration, tarification et édition de devis). On le doit à un entreprise américaine créée en 2017.

À l’occasion de cette annonce, ServiceNow avait rappelé que son activité « CRM & Industry Workflows » était la plus en croissance de son portefeuille. Il ne se présentait alors pas encore comme « la tour de contrôle IA pour réinventer l’entreprise » (c’est le cas désormais), mais comme « la plate-forme IA pour la transformation de l’entreprise ». C’était aussi le cas en février 2025, lorsqu’il avait acheté un logiciel à Advaia (ESN d’origine suédoise). En l’occurrrence, Quality 360, dédié au management de la qualité. Il a rejoint l’offre MCO (Manufacturing Commercial Operations).

Quality 360 était un logiciel bâti sur la plate-forme ServiceNow. Même chose pour Intella, solution de recrutement signée de l’ESN américaine Advance Solutions. Et pour 4Industry, solution de gestion de la production signée d’une entreprise néerlandaise. ServiceNow s’est emparé de la première en mai 2024. Il avait acquis la seconde en mars de la même année, parallèlement à Smart Daily Management, achetée à EY.

Dans cette catégorie « ServiceNow-native », on peut ajouter ToolBox OH&S. Cette solution de gestion des processus de santé et sécurité au travail émane d’Enable Professional Services, un spécialiste ServiceNow australien qui évolue dans le giron de Fujitsu.

La première acquisition annoncée sous l’ère ChatGPT avait porté sur G2K. C’était en juillet 2023. Cette entreprise allemande née en 2013 ciblait le retail avec une technologie d’activation des données en ligne et en magasin. ServiceNow comptait la décliner sur des segments comme les transports, la santé et le divertissement. Il se présentait alors non comme une « plate-forme IA », mais comme une « digital workflow company »…

Illustration © agsandrew – Shutterstock

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Swisscom dépouille ses clients mais régale ses actionnaires

Je ne comprends PAS ce que les gens font encore chez Swisscom.
À titre privé, je paie 14.95 CHF par mois chez Salt car je négocie mon abonnement à chaque renouvellement soit tous les deux ans. Pour ce prix j'ai appels et SMS illimités en Suisse et 10 Go de données dont je n'utilise pas la moitié. Pour l'étranger je privilégie une autre carte SIM ce qui est de plus en plus dur à trouver, ou une e-sim quand j'aurai changé de smartphone.
15 balles ça reste cher mais la plupart des gens paient plutôt 60 CHF par mois et n'utilisent pas non plus le tiers de ce qui est compris dans leur abo.
Bref, faites jouer la concurrence et changer d'opérateur régulièrement, ou ne venez pas vous plaindre que Swisscom est cher.


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L’omnibus numérique fait tiquer les CNIL européennes

Au Parlement et au Conseil : prière de ne pas adopter telle quelle la proposition de règlement omnibus numérique.

Le CEPD (Comité européen de la protection des données) et l’EDPS* (Contrôleur européen de la protection des données) avertissent ainsi les colégislateurs de l’UE. Dans leur collimateur, un amendement au RGPD modifiant la définition des données personnelles.

À l’heure actuelle, est définie comme telle toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable.

L’omnibus impose d’apprécier la notion du point de vue de chaque entité. Des informations n’auraient pas de caractère personnel pour qui ne peut pas identifier la personne concernée à l’aide de moyens raisonnables. De même, elles ne le deviendraient pas du point de vue de cette même entité simplement parce qu’un destinataire ultérieur aurait raisonnablement les moyens de réaliser cette identification.

Une modification guidée par un arrêt CJUE

D’après le CEPD et l’EDPB, cette modification vise à codifier essentiellement un arrêt CJUE de septembre 2025.

L’affaire impliquait le Conseil de résolution unique (CRU, autorité de résolution de l’Union bancaire européenne). Ce dernier avait, lors de la résolution de Banco Popular Español, collecté des données d’actionnaires et de créanciers. Il en avait envoyé une partie à Deloitte pour analyse, après les avoir pseudonymisées, mais sans informer de ce transfert les personnes concernées.

Saisi à ce sujet, le CEPD avait estimé que les données en question conservaient un caractère personnel. Et que Deloitte devait donc être mentionné comme destinataire.
Le Tribunal de l’UE avait jugé que non. Selon lui, la qualification devait s’apprécier du point de vue du cabinet, qui n’avait pas la possibilité de réidentifier.

Le CEPD avait formé pourvoi auprès de la CJUE… qui a en quelque sorte coupé la poire en deux. Elle a en l’occurrence considéré que les données avaient un caractère personnel pour le CRU (en tant que responsable initial), mais pas pour Deloitte (destinataire non réidentifiant).

Des lignes directrices plutôt qu’une définition ?

L’affaire a ses spécificités, et la Commission européenne semble en faire fi, clament aujourd’hui l’EDPB et le CEPD. Modifier la définition des données personnelles sur la base d’une codification de ce seul arrêt risque d’engendrer de l’incertitude juridique, poursuivent-ils. Incertitude que renforce, d’une part, la tournure « négative » selon laquelle des informations n’acquièrent pas de caractère personnel simplement par existence d’un potentiel destinataire réidentifiant. Et de l’autre, l’emploi du terme « entité », juridiquement non défini dans le contexte du RGPD.

En plus de « restreindre nettement » la notion de données personnelles, ce changement pourrait inciter les responsables de traitement à trouver des failles, ajoutent le CEPD et l’EDPB. Par exemple, externaliser « artificiellement » certaines activités pour les séparer des moyens de réidentification.

L’EDPB a mené une consultation publique en vue de mettre à jour ses lignes directrices sur la pseudonymisation. Les contributions, déclare-t-il, ont montré que l’arrêt CJUE soulève de nombreuses questions dès lors qu’on prend en considération le reste de la jurisprudence de la cour. Et d’affirmer que ces questions seront mieux traitées par ces lignes directrices que par une modification de la définition des données personnelles.

* L’EDPS veille au respect du RGPD par les institutions et organes de l’UE.

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OpenAI accuse DeepSeek de copier ses LLM

OpenAI tire la sonnette d’alarme auprès du Congrès américain. Dans un mémorandum adressé ce jeudi à la Commission spéciale de la Chambre des représentants sur la Chine, elle accuse son rival chinois DeepSeek d’exploiter de manière déloyale les modèles d’IA américains pour entraîner sa propre technologie.

Selon le document consulté par Bloomberg et Reuters, DeepSeek aurait recours à la « distillation », une technique qui consiste à utiliser les résultats d’un modèle d’IA établi pour former un nouveau modèle concurrent. OpenAI affirme avoir détecté « de nouvelles méthodes masquées » conçues pour contourner ses défenses contre l’utilisation abusive de ses systèmes.

Ces pratiques, largement liées à la Chine et occasionnellement à la Russie selon OpenAI, persistent et se sophistiquent malgré les tentatives de répression des utilisateurs qui violent les conditions d’utilisation.

DeepSeek aurait recours à la « distillation »

L’inventeur de ChatGPT indique que des comptes associés à des employés de DeepSeek ont développé des moyens de contourner les restrictions d’accès en passant par des routeurs tiers qui dissimulent leur origine. Des lignes de code auraient également été créées pour accéder aux modèles américains et en extraire les résultats « de manière programmatique ».

Fin septembre 2025, dans un article publié sur le site de Nature, une flopée d’auteurs présentés comme l’ »Équipe DeepSeek-AI » révélaient avoir dépensé 294 000 $ pour l’entraînement de son modèle R1. Un montant bien inférieur aux chiffres rapportés pour ses concurrents américains. Et de préciser que ce modèle axé avait été entraîné pendant un total de 80 heures sur un cluster de 512 puces H800, après une phase préparatoire utilisant des puces A100 pour des expériences sur un modèle plus petit.

En comparaison, Sam Altman, PDG d’OpenAI, déclarait en 2023 que l’entraînement des modèles fondamentaux avait coûté « bien plus » que 100 millions $ – mais sans donner de chiffres détaillés pour aucune de ses sorties.

Une menace commerciale et sécuritaire

Cette situation représente une double menace. Sur le plan économique d’abord : DeepSeek et de nombreux modèles chinois étant proposés gratuitement, la distillation pose un risque commercial majeur pour des entreprises comme OpenAI et Anthropic, qui ont investi des milliards de dollars dans leurs infrastructures et facturent leurs services premium.

Sur le plan sécuritaire ensuite : OpenAI souligne que le chatbot de DeepSeek censure les résultats sur des sujets sensibles pour Pékin, comme Taïwan ou la place Tiananmen. Lorsque des capacités sont copiées par distillation, les garde-fous disparaissent souvent, permettant une utilisation potentiellement dangereuse de l’IA dans des domaines à haut risque comme la biologie ou la chimie.

David Sacks, conseiller de la Maison Blanche pour l’IA, avait déjà alerté sur ces tactiques l’an dernier, affirmant que DeepSeek « extrayait davantage de jus » des puces anciennes tout en distillant les connaissances des modèles d’OpenAI.

La question des semi-conducteurs

Les préoccupations de Washington portent également sur l’accès aux puces d’IA avancées. Fin 2024, le président Trump a assoupli les restrictions, autorisant Nvidia à vendre ses processeurs H200 à la Chine – des puces moins performantes d’environ 18 mois par rapport aux versions Blackwell les plus récentes.

Des documents obtenus par la commission sur la Chine révèlent que Nvidia a fourni un soutien technique pour aider DeepSeek à améliorer et co-concevoir son modèle R1. Le modèle de base DeepSeek-V3 n’aurait nécessité que 2,8 millions d’heures de GPU H800 pour son entraînement complet – des processeurs qui ont pu être vendus à la Chine pendant quelques mois en 2023.

Illustration : image générée par l’IA

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“Pire qu’après la Seconde Guerre mondiale” : comment la politique de Trump nous conduit vers une crise économique mondiale

Trump

Alors que la première puissance mondiale est déjà lestée par plus de 37 000 milliards de dollars de dette publique, les projections du Bureau du budget du Congrès (CBO) dressent un scénario alarmant pour la décennie à venir, largement nourri par les choix économiques de Donald Trump.

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Anthropic lève 30 milliards $, porté par ses outils de codage

Anthropic vient de lever 30 milliards $, sous la forme d’une Série G, mené par le fonds souverain singapourien GIC et le fonds Coatue, pour une valorisation de 380 milliards $, soit plus du double de sa valorisation lors de la Série F de septembre 2025.

Ce tour de table, co‑mené par GIC et Coatue,  agrège un large spectre d’investisseurs de la tech et de la finance traditionnelle. Parmi eux figurent D.E. Shaw, Dragoneer, Founders Fund (Peter Thiel), ICONIQ et MGX, aux côtés de grands fonds de capital‑risque comme Sequoia Capital et Lightspeed Venture Partners. Il comprend aussi une partie des engagements déjà annoncés de Microsoft et Nvidia, qui avaient prévu d’investir respectivement jusqu’à 5 et 10 milliards $ dans Anthropic.

Il s’agit de l’une des plus grosses levées privées de l’histoire de la tech, derrière le tour d’environ 100 milliards $ actuellement visé par OpenAI.

Une levée de 30 Md$ d’ampleur historique

Anthropic revendique désormais un chiffre d’affaires “run‑rate” de 14 milliards $, ce qui signifie que, extrapolée sur douze mois, l’activité annuelle avoisine ce niveau. Cette trajectoire correspond à une croissance de plus de 10x par an sur chacune des trois dernières années.
Sa base de clients s’élargit rapidement vers les grandes entreprises. Le nombre de clients dépensant plus de 100.000 $ par an a été multiplié par sept en un an. Plus impressionnant encore : alors qu’une douzaine de clients seulement dépensaient plus d’un million de dollars il y a deux ans, ils sont désormais plus de 500. Huit des dix plus grandes entreprises américaines du classement Fortune sont aujourd’hui clientes de Claude.

Cette croissance a été alimentée par le lancement de plus de trente produits et fonctionnalités en janvier, dont Cowork, qui étend les capacités de Claude Code à d’autres domaines professionnels : analyse financière, ventes, cybersécurité ou découverte scientifique. Le lancement de plugins pour Cowork a d’ailleurs provoqué une onde de choc sur les marchés, entraînant un décrochage brutal des valeurs du secteur logiciel, les investisseurs s’interrogeant sur le potentiel disruptif de ces agents IA sophistiqués.

Selon le CEO Dario Amodei, environ 80% des revenus proviennent du segment entreprise, grâce aux usages de Claude dans l’automatisation documentaire, le support client, l’analyse de données et surtout le développement logiciel via Claude Code qui dépasse à lui seul un run‑rate de 2,5 milliards $, avec un nombre d’utilisateurs hebdomadaires actifs doublé depuis le début de l’année.

Objectifs : recherche, produits et infrastructure

Anthropic indique que les nouveaux capitaux financeront trois axes majeurs : la recherche sur les modèles “frontier”, le développement produit et l’expansion de l’infrastructure à grande échelle.

Sur le plan R&D, l’entreprise entend poursuivre le développement de modèles « alignés et sûrs », un positionnement historique d’Anthropic depuis ses débuts, avec une accélération attendue sur les capacités multimodales, le raisonnement avancé et les agents autonomes pour l’entreprise.

Côté produits, Anthropic veut consolider son avance dans l’IA “enterprise‑grade”, avec une feuille de route qui renforce Claude et Claude Code comme plateformes de travail quotidiennes pour les développeurs, les knowledge workers et les métiers.

Enfin, l’expansion d’infrastructure – en partenariat étroit avec Microsoft pour le cloud et Nvidia pour les GPU – vise à sécuriser les ressources de calcul nécessaires pour entraîner de nouveaux modèles et servir la demande croissante, dans un contexte de tension mondiale sur les capacités IA.

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GitGuardian lève 50 M$ : cap sur les secrets de l’IA agentique

Les « identités non humaines » sont désormais bien ancrées dans la communication de GitGuardian.

L’annonce d’un nouveau tour de table en témoigne. L’entreprise française a levé 50 M$* qui lui serviront notamment à « répondre à la crise des identités non humaines ». Il s’agira aussi de combler le « vide sécuritaire » (security gap) des agents IA.

Le tour de table précédent (44 M$, série B) avait été officialisé fin 2021. GitGuardian ne parlait pas encore d’identités non humaines, d’autant qu’il n’avait pas de produit dédié.
Celui-ci serait lancé au printemps 2025. Il apporterait une gestion centralisée des secrets, complétant les offres axées sur leur détection (monitoring interne + surveillance de l’activité publique sur GitHub).

Au démarrage n’était que cette partie surveillance externe. La brique de monitoring interne avait été lancée en 2020, dans la foulée du tour de table de série A (12 M$). GitGuardian promettait alors de transformer ce socle en une « plate-forme exhaustive de sécurité du code ». L’année suivante, il remporterait le grand prix de la start-up au FIC.

Découvrir les secrets de l’IA agentique

La stratégie s’oriente donc désormais sur les systèmes d’IA… et sur la gouvernance des secrets qu’ils exploitent. En parallèle, pour la première fois dans le cadre d’une annonce de levée de fonds, GitGuardian évoque une extension de ses activités au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique du Sud. Autre évolution : il ne met plus l’accent sur son public de développeurs individuels, mais de développeurs en entreprise (« plus de 115 000 »).

Sur le volet gestion des identités machine, GitGuardian a récemment fait la jonction avec AWS IAM et Entra ID. Anthropic et OpenAI ont rejoint son catalogue de connecteurs ; comme, dernièrement, Datadog, Snowflake, Okta et Slack, entre autres.

Du machine learning est venu enrichir la description des secrets découverts, le regroupement d’incidents et le scoring des risques. GitGuardian a aussi intégré une couche de langage naturel pour parcourir les journaux d’audit. Et un serveur MCP pour lire et analyser des incidents, automatiser leur résolution et générer des pots de miel.

* Tour de table emmené par le fonds américain Insight Partners. La société de gestion française Quadrille Capital a participé, aux côtés d’investisseurs existants (Balderton Capital, Bpifrance, Sapphire Ventures et le fonds allemand Fly Ventures).

Illustration générée par IA

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