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GitGuardian lève 50 M$ : cap sur les secrets de l’IA agentique

Les « identités non humaines » sont désormais bien ancrées dans la communication de GitGuardian.

L’annonce d’un nouveau tour de table en témoigne. L’entreprise française a levé 50 M$* qui lui serviront notamment à « répondre à la crise des identités non humaines ». Il s’agira aussi de combler le « vide sécuritaire » (security gap) des agents IA.

Le tour de table précédent (44 M$, série B) avait été officialisé fin 2021. GitGuardian ne parlait pas encore d’identités non humaines, d’autant qu’il n’avait pas de produit dédié.
Celui-ci serait lancé au printemps 2025. Il apporterait une gestion centralisée des secrets, complétant les offres axées sur leur détection (monitoring interne + surveillance de l’activité publique sur GitHub).

Au démarrage n’était que cette partie surveillance externe. La brique de monitoring interne avait été lancée en 2020, dans la foulée du tour de table de série A (12 M$). GitGuardian promettait alors de transformer ce socle en une « plate-forme exhaustive de sécurité du code ». L’année suivante, il remporterait le grand prix de la start-up au FIC.

Découvrir les secrets de l’IA agentique

La stratégie s’oriente donc désormais sur les systèmes d’IA… et sur la gouvernance des secrets qu’ils exploitent. En parallèle, pour la première fois dans le cadre d’une annonce de levée de fonds, GitGuardian évoque une extension de ses activités au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique du Sud. Autre évolution : il ne met plus l’accent sur son public de développeurs individuels, mais de développeurs en entreprise (« plus de 115 000 »).

Sur le volet gestion des identités machine, GitGuardian a récemment fait la jonction avec AWS IAM et Entra ID. Anthropic et OpenAI ont rejoint son catalogue de connecteurs ; comme, dernièrement, Datadog, Snowflake, Okta et Slack, entre autres.

Du machine learning est venu enrichir la description des secrets découverts, le regroupement d’incidents et le scoring des risques. GitGuardian a aussi intégré une couche de langage naturel pour parcourir les journaux d’audit. Et un serveur MCP pour lire et analyser des incidents, automatiser leur résolution et générer des pots de miel.

* Tour de table emmené par le fonds américain Insight Partners. La société de gestion française Quadrille Capital a participé, aux côtés d’investisseurs existants (Balderton Capital, Bpifrance, Sapphire Ventures et le fonds allemand Fly Ventures).

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Microsoft veut voler de ses propres ailes dans l’IA

Microsoft prend ses distances avec OpenAI. Mustafa Suleyman, patron de l’IA à Redmond, a confirmé au Financial Times un virage stratégique majeur en misant désormais sur « l’autosuffisance totale » en matière d’intelligence artificielle.

Ce repositionnement fait suite à une restructuration des liens entre les deux partenaires en octobre dernier. Concrètement, Microsoft développe désormais ses technologies les plus avancées en interne, plutôt que de s’appuyer sur un partenaire externe.

« Nous devons développer nos propres modèles de fondation, à la pointe absolue de la technologie, avec une puissance de calcul à l’échelle du gigawatt et certaines des meilleures équipes d’entraînement d’IA au monde », explique l’ancien cofondateur de Google DeepMind, arrivé chez Microsoft en 2024.

Microsoft investit massivement dans l’assemblage et l’organisation des vastes ensembles de données nécessaires à l’entraînement de systèmes avancés. Selon Suleyman, les premiers modèles développés en interne devraient être lancés «  dans le courant de l’année ».

Un pari à 140 milliards de dollars

Jusqu’à présent, Microsoft s’appuyait sur les modèles d’OpenAI pour alimenter ses outils d’IA, notamment l’assistant logiciel Copilot. L’accord négocié l’an dernier lui garantit une participation de 135 milliards $ dans la société inventeur de ChatGPT et l’accès à ses modèles les plus avancés jusqu’en 2032.

Mais cet arrangement offre également à OpenAI davantage de liberté pour rechercher de nouveaux investisseurs et partenaires d’infrastructure, le transformant potentiellement en concurrent direct.

Pour limiter les risques, Microsoft a diversifié ses investissements dans d’autres créateurs de modèles comme Anthropic et Mistral, tout en accélérant le développement de ses propres solutions.

L’ambition affichée : conquérir le marché des entreprises avec une « AGI de niveau professionnel » – des outils d’IA suffisamment puissants pour accomplir les tâches quotidiennes des travailleurs du savoir. « La plupart des tâches des cols blancs assis devant un ordinateur – avocat, comptable, chef de projet ou marketeur – seront entièrement automatisées par une IA d’ici 12 à 18 mois », prédit Suleyman.

Microsoft prévoit 140 milliards $ de dépenses d’investissement pour son exercice fiscal se terminant en juin, principalement pour construire l’infrastructure nécessaire à l’IA.

Au-delà de l’univers des entreprises, Microsoft cible aussi la santé avec l’objectif de construire une « superintelligence médicale » capable d’aider à résoudre les crises de personnel et les temps d’attente dans les systèmes de santé surchargés. L’année dernière, l’éditeur a dévoilé un outil de diagnostic qui surpasserait les médecins sur certaines tâches.

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De WhatsApp à MAX : Moscou met fin au chiffrement des communications

Le couperet est tombé ce jeudi. WhatsApp, propriété de Meta, est désormais totalement inaccessible en Russie. « En raison du refus de Meta de se conformer à la législation russe, une telle décision a effectivement été prise et mise en œuvre », a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, suggérant aux Russes de basculer vers MAX, la messagerie nationale soutenue par l’État.

Cette mesure, qui touche plus de 100 millions d’utilisateurs, marque l’aboutissement de six mois de pression sur l’entreprise américaine et s’inscrit dans une stratégie plus large du pouvoir russe : créer et contrôler une infrastructure de communication « souveraine » où les géants technologiques étrangers se soumettent ou disparaissent.

La fin d’un modèle de sécurité

Le blocage ne se limite pas à un simple changement d’application. Il fait basculer les utilisateurs d’un système de « confidentialité par conception » vers un modèle de « transparence par défaut » vis-à-vis des opérateurs et des autorités.

WhatsApp repose sur un chiffrement de bout en bout : les clés cryptographiques sont générées et stockées uniquement sur les terminaux des utilisateurs. Même l’opérateur ne peut pas lire le contenu des messages. Pour intercepter des communications, il faut compromettre directement le téléphone de l’émetteur ou du destinataire, une opération complexe et coûteuse qui rend impraticable toute surveillance de masse.

MAX et les autres messageries promues par Moscou utilisent un chiffrement de  » transport »  ( entre l’appareil et le serveur) mais les messages restent lisibles en clair côté serveur. Cette architecture rouvre la porte à un accès direct par l’opérateur ou les services de sécurité, à des mandats légaux intrusifs et à des risques d’attaques internes.

Dans ce nouveau schéma, toute la sécurité repose sur un serveur central qui concentre contenus, métadonnées, carnets d’adresses et historiques. Les chercheurs ayant audité MAX décrivent une application qui collecte et journalise massivement les interactions, au point d’en faire « un outil de surveillance plutôt qu’une messagerie zéro connaissance ».

Cette concentration augmente mécaniquement la surface d’attaque : une seule brèche dans l’infrastructure peut exposer à grande échelle conversations et profils d’utilisateurs. Elle facilite aussi les opérations de corrélation : identifier qui parle à qui, quand, depuis où, même sans inspecter systématiquement le contenu.

Conformité avec la loi « Yarovaïa »

Le basculement s’inscrit dans le cadre de la loi  » Yarovaïa « , qui oblige les fournisseurs à remettre aux services de sécurité contenus et métadonnées, et à fournir les moyens techniques d’accès aux flux chiffrés. Les protocoles de chiffrement de bout en bout modernes rendent ces obligations difficilement applicables sans « casser » la cryptographie, ce qui explique l’hostilité particulière de Moscou envers WhatsApp, Signal et les « secret chats » de Telegram.

Avec MAX, ces exigences sont facilement satisfaites : accès direct aux bases de données, requêtes ciblées, voire écoute en temps quasi réel. Pour les utilisateurs, cela se traduit par un affaiblissement des garanties de confidentialité, même si le cadre est présenté politiquement comme un renforcement de la « sécurité » nationale.

Des risques pour les profils sensibles

Pour un particulier peu exposé, le changement se traduit par une perte diffuse de vie privée et un accroissement du traçage comportemental. Mais pour les journalistes, les ONG, les opposants ou les professions réglementées, la disparition d’un canal chiffré augmente significativement les risques : identification de sources, mise sous surveillance ciblée, remontée de réseaux entiers à partir de simples métadonnées.

Le contournement via VPN, seule alternative pour continuer à utiliser WhatsApp, introduit ses propres dangers. Des services non fiables peuvent intercepter le trafic, injecter des malwares ou affaiblir les vérifications de certificats, ouvrant la voie à des attaques de type « homme du milieu ».

Meta, désigné comme organisation extrémiste en Russie, a dénoncé cette mesure : « Tenter d’isoler plus de 100 millions d’utilisateurs d’une communication privée et sécurisée est un pas en arrière qui ne peut que conduire à moins de sécurité pour les gens en Russie. »

Depuis décembre, de nombreux Russes ne pouvaient déjà plus utiliser WhatsApp qu’avec un VPN. Le blocage complet marque une nouvelle étape dans la construction d’un internet « souverain » où le Kremlin contrôle non seulement les contenus, mais aussi l’architecture même des communications numériques.

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Boeing écrase Airbus en janvier : les rôles s’inversent chez les avionneurs en 2026

Boeing Airbus

Après plusieurs années marquées par les crises industrielles et les retards, Boeing signe un début d’année remarqué. Les chiffres de janvier montrent un net rebond face à Airbus, aussi bien sur les livraisons que sur les commandes. Un signal encourageant pour l’avionneur américain, même si la bataille reste loin d’être terminée.

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Mistral AI investit 1,2 milliard € dans un datacenter IA

C’est un coup d’accélérateur dans la bataille de l’IA européenne. Mistral AI, valorisée à près de 12 milliards €, annonce un investissement colossal de 1,2 milliard € en partenariat avec l’opérateur suédois EcoDataCenter. Objectif : ériger à Borlänge, au cœur de la Suède, une infrastructure de calcul de nouvelle génération dédiée à l’entraînement et au déploiement de ses modèles d’IA.

Pourquoi la Suède ? La réponse tient autant à la géographie qu’à la géopolitique. Le royaume scandinave offre un cocktail d’avantages difficilement égalable : une électricité 100% renouvelable issue de l’hydroélectrique et de l’éolien, des températures favorables au refroidissement des serveurs, et des coûts énergétiques compétitifs.

Un choix nordique stratégique

Le datacenter, dont l’ouverture est prévue pour 2027, accueillera les GPU NVIDIA Vera Rubin de dernière génération et promet des performances de pointe avec un PUE (Power Usage Effectiveness) parmi les plus bas du marché. EcoDataCenter, qui assurera la conception, la construction et l’exploitation du site, capitalise sur son expertise reconnue en infrastructures haute densité optimisées pour le calcul intensif.

Au-delà des aspects techniques, c’est un projet éminemment politique que porte Arthur Mensch, CEO et cofondateur de Mistral AI. « C’est un pas concret vers des capacités indépendantes en Europe », affirme-t-il.

Le partenariat vise à constituer une pile technologique entièrement européenne, du silicium aux algorithmes. Les données seront traitées et stockées localement, sous le cadre juridique de l’Union européenne, avec l’ambition affichée de proposer un « cloud IA européen » aux entreprises, administrations publiques et centres de recherche.

Pour la Suède, ce projet confirme son statut de hub européen des infrastructures numériques avancées, aux côtés d’autres projets HPC (High Performance Computing) déjà déployés dans le pays.

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ESN : la fin de l’âge d’or des valorisations, l’IA générative comme nouvel eldorado

Le réveil est un peu brutal pour les Entreprises de Services Numériques (ESN) françaises. Selon le dernier baromètre réalisé par la banque d’affaires Crescendo Finance en partenariat avec le cabinet PAC, le secteur entre dans une phase de normalisation après des années de surchauffe.

Après un pic d’activité M&A (fusions-acquisitions) en 2022 avec 73 opérations recensées, le marché montre des signes de fatigue : la croissance des services IT en France devrait même se contracter de 2,1% en 2025.

Le blues des multiples

Le temps où les vendeurs dictaient leurs conditions semble s’éloigner. Les multiples d’EBITDA *, qui avaient grimpé jusqu’à 13,9x en 2022 pour les acquéreurs stratégiques, sont retombés à 9,2x en 2024. « Le contexte économique affecte de façon symétrique les multiples », tempère l’étude, notant que pour la première fois depuis 2021, la valorisation des ESN françaises est repassée légèrement sous l’indice Argos des PME non cotées.

Pourtant, cette moyenne cache de profondes disparités. C’est un marché à deux vitesses : d’un côté, l’infogérance classique, dont les multiples plafonnent péniblement à 6,3x EBITDA. De l’autre, les « chouchous » des investisseurs : la cybersécurité et la Data/IA, qui continuent d’afficher des valorisations insolentes, dépassant parfois les 15x l’EBITDA pour les cibles les plus pointues.

IA générative : 3,2 milliards € en ligne de mire

Si le marché global ronronne, l’IA générative (IAGen) agit comme un booster de croissance. PAC estime que les dépenses externes liées à l’IAGen en France vont littéralement exploser, passant de 425 millions € en 2024 à 3,2 milliards € dès 2028.
« 72% des entreprises font de l’adoption de l’IA générative une priorité absolue», souligne l’étude. Cette « frénésie » pousse les grands prédateurs du secteur à sortir le carnet de chèques pour ne pas rater le train de l’IA agentique.

Accenture et Capgemini sont en première ligne, avec des budgets d’investissement se comptant en milliards de dollars pour renforcer leurs compétences via des acquisitions ciblées.

Les fonds d’investissement à l’affût des ETI

Le paysage des transactions reste dominé à 75% par les « corporates » (les ESN elles-mêmes), qui privilégient les petites cibles de moins de 15 millions € de chiffre d’affaires pour muscler leurs expertises locales. Les fonds d’investissement, bien que représentant seulement 25% des volumes, jouent les arbitres sur les dossiers plus matures : 47% de leurs jetons sont misés sur des entreprises réalisant plus de 50 millions € de CA.

Pour 2025, les experts prévoient une stabilisation. L’assouplissement des conditions de financement et la nécessité impérieuse de souveraineté numérique devraient soutenir un volume d’opérations honorable. Mais pour séduire les acheteurs, il faudra désormais plus qu’une simple croissance organique : la récurrence des revenus (modèle SaaS) et la maîtrise de la data sont devenues les nouveaux juges de paix de la valorisation.

*EBITDA est l’abréviation de « bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement ».

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Google-Wiz : l’UE valide en balayant les craintes

La Commission européenne n’ira pas plus loin dans l’examen du dossier Google-Wiz : elle a validé l’acquisition sans condition.

Bruxelles ne nie pas le risque de remise en cause de la neutralité de l’entreprise israélienne. Mais considère que les clients pourront, le cas échéant, accéder à des solutions alternatives « crédibles » de sécurité cloud.

Balayé également l’effet « cheval de Troie » qu’avait notamment dénoncé le CISPE. Certes, l’opération procurera à Google des données concernant les clouds concurrents. Mais elles ne sont « pas commercialement sensibles », en plus d’être généralement accessibles à d’autres fournisseurs de logiciels de sécurité.

Google franchit là un autre étape importante après le feu vert que les États-Unis lui ont donné en novembre 2025. Reste une enquête en Australie, avec une décision prévue d’ici au 23 février 2026.

« Rappelle-toi DoubleClick… »

Wiz était précieux par son indépendance, déplore un collectif d’organisations de la société civile basées en Allemagne (Rebalance Now), aux Pays-Bas (SOMO), au Royaume-Uni (Article 19, Balanced Economy Project) et aux États-Unis (Open Markets Institute).

La Commission européenne sait que le contrôle d’une couche stratégique peut être mis à profit pour consolider une position sur des marchés annexes, regrettent ces organisations. Partant, il ne fallait pas valider sur la base de parts de marché* et de considérations tarifaires, poursuivent-elles.

Il y a quelques semaines, dans la perspective de l’examen du projet d’acquisition, une des membres de Rebalance Now avait copublié un article intitulé « L’empire caché de Google ». Elle y postulait que Google s’était imposé comme une arme géopolitique pour les USA, par là même susceptibles de préférer en renforcer le pouvoir plutôt que de le contrôler.

L’article pointait les risques d’intégration verticale. Et établissait, à ce sujet, un parallèle avec l’acquisition de DoubleClick – que l’UE avait validée en 2008. Il insistait aussi sur l’ancrage profond de Google dans l’écosystème start-up/innovation (plus de 6000 sociétés acquises ou soutenues dans l’économie numérique et au-delà). Et sur sa croissance supérieure à celle d’Amazon et de Microsoft dans le cloud d’infrastructure.

Fin 2025, Wiz a atteint le milliard de dollars de revenu anuel récurrent. Google compte s’en emparer pour 32 milliards de dollars en cash. Jusqu’ici, la plus chère de ses acquisitions fut celle de Motorola Mobility (12,5 Md$ en 2012).

* Dans ce même esprit, la Commission européenne n’a pas inclus Google dans son enquête visant à déterminer s’il faut soumettre des plates-formes cloud au DMA.

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Naval Group et Thales accélèrent dans l’IA de défense souveraine

Naval Group vient d’annoncer son entrée au capital de CortAIx, l’accélérateur d’IA créé par Thales en 2024, marquant une étape stratégique dans la convergence des industries françaises de défense sur le terrain de l’IA.

L’opération, dont le montant reste confidentiel, représente 20% du capital de la division française de CortAIx. Elle s’inscrit dans un engagement pluriannuel de coopération entre les deux groupes, tant sur le volume d’activité que sur les cas d’usage. Naval Group rejoint par ailleurs le conseil d’administration de l’entité, consolidant ainsi une alliance structurante autour des technologies critiques de demain.

Une IA au cœur des systèmes de combat collaboratif

L’objectif affiché est de mutualiser les compétences en matière d’intelligence artificielle appliquée au combat collaboratif, aux systèmes d’aide à la décision et à la guerre électronique. Quinze ingénieurs de Naval Group rejoindront dès mars les équipes de CortAIx, qui comptent quelque 800 spécialistes répartis sur cinq sites. Un nouveau centre de recherche à Ollioules (Var) ouvrira dès mai, renforçant la proximité entre les équipes R&D des deux partenaires.

« Innover dans le secteur de la défense requiert de plus en plus d’intelligence artificielle. C’est un démultiplicateur de performance opérationnelle », souligne Éric Papin, directeur technique de Naval Group dans les Echos. De son côté, Mickael Brossard, directeur de CortAIx, évoque une « mutualisation très forte » destinée à accélérer la montée en puissance de solutions souveraines et sécurisées.

Des technologies critiques pour la souveraineté européenne

Les ingénieurs de CortAIx développent depuis deux ans des modèles d’IA destinés à des applications sensibles : capteurs du Rafale, radars de surveillance, reconnaissance faciale ou pilotage d’essaims de drones. Ces technologies opèrent à la fois dans des environnements embarqués et en data centers sécurisés, en partenariat avec des acteurs français tels que Mistral AI.

Thales et Naval Group pourront également s’appuyer sur la puissance de calcul du supercalculateur inauguré par l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (Amiad), livré en 2025 par HPE et Orange, pour le traitement de données classifiées.

Un écosystème français en plein foisonnement

Cette union s’inscrit dans un contexte d’effervescence autour de l’IA de défense en France. Dassault Aviation a déjà noué un partenariat technologique avec CortAIx fin 2025, tandis que sa participation dans la start-up Harmattan AI, valorisée 1,4 milliard $, témoigne de l’émergence d’un tissu industriel compétitif.

L’État, actionnaire à 62 % de Naval Group et 27 % de Thales, joue un rôle d’amplificateur dans cette stratégie de souveraineté industrielle et numérique. L’articulation de ces champions nationaux autour de CortAIx vise à positionner la France parmi les leaders mondiaux de l’IA de défense, à l’heure où les budgets militaires européens connaissent une croissance sans précédent.

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Marc Prieur : décès du fondateur de HardWare.fr et pilier du Groupe LDLC

Figure historique de la tech française, le fondateur de HardWare.fr et membre du directoire LDLC laisse un héritage technique inestimable.

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Workday : retour aux sources avec Aneel Bhusri pour redresser la barre

Workday vient d’annoncer un changement de direction spectaculaire. Aneel Bhusri, co-fondateur de l’éditeur, reprend immédiatement les commandes en tant que CEO, remplaçant Carl Eschenbach. Une décision qui intervient après une année désastreuse en Bourse : le titre a plongé de 41% sur douze mois.

Carl Eschenbach quitte non seulement son poste de directeur général mais également son siège au conseil d’administration. Il restera néanmoins conseiller stratégique auprès de Bhusri. Son départ lui vaudra une indemnité de 3,6 millions $, assortie d’une acquisition accélérée de ses stock-options en cours.

Pour Aneel Bhusri, le retour se monnaie cher : 135 millions $ en actions, soumises à des conditions de temps et de performance, auxquels s’ajoute un salaire de base de 1,25 million $, selon les documents transmis à la SEC.

Une histoire de succession complexe

L’histoire récente de Workday ressemble à un jeu de chaises musicales. Bhusri avait co-fondé l’entreprise en 2005, exercé seul la fonction de CEO entre 2014 et 2020, avant d’accepter un partage du pouvoir. Eschenbach avait été nommé co-CEO fin 2022, aux côtés du fondateur, avant que ce dernier ne se retire en 2024.

« Nous entrons dans l’un des moments les plus décisifs de notre histoire. L’IA est une transformation plus importante que le SaaS – et elle définira la prochaine génération de leaders du marché », déclaré Aneel Bhusri dans un communiqué officiel.

Workday, spécialisé dans les logiciels de gestion des ressources humaines et autres tâches administratives, fait partie de ces éditeurs d’applications qui peinent à convaincre Wall Street à l’ère de l’intelligence artificielle. Sous la direction d’Eschenbach, l’entreprise avait affiché une nouvelle priorité à la rentabilité, annonçant des suppressions de postes et promettant d’utiliser l’IA pour rationaliser ses propres opérations.

La semaine dernière encore, Workday avait annoncé le licenciement d’environ 400 employés, soit 2% de ses effectifs de 20.600 personnes fin octobre, dans le but de mieux investir dans ses domaines prioritaires.

Le retour de Bhusri apparaît comme un pari : celui de retrouver l’ADN entrepreneurial et l’agilité technologique face aux bouleversements de l’IA. Reste à savoir si cette cure de jouvence suffira à reconquérir les investisseurs.

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Discord - Va falloir montrer votre minois pour accéder aux minous

Et pas l'inverse !

En effet, Discord va bientôt demander à ses utilisateurs de prouver qu'ils ont bien 18 ans pour accéder au contenu NSFW. La plateforme prévoit de déployer la vérification d'âge à l'échelle mondiale dès le mois de mars 2026. Après des tests au Royaume-Uni depuis juillet dernier puis en Australie depuis décembre, c'est TOUT le monde qui y passe. Fini le simple clic sur "j'ai plus de 18 ans" !

Y'a donc 2 options au menu. Soit vous filmez votre tronche via le SDK de Yoti, un outil d'estimation d'âge qui tourne en local sur votre smartphone où faut ouvrir et fermer la bouche devant la caméra pour vérifier que c'est bien votre vrai visage. L'évaluation se fait en local et la vidéo ne quitte jamais votre appareil, ce qui évitera les soucis de confidentialité. Soit vous envoyez une copie de votre pièce d'identité au prestataire Persona.

Le selfie a donc l'air nettement plus safe...

Le précédent prestataire utilisé par Discord, 5CA, basé aux Pays-Bas s'est d'ailleurs fait pirater en octobre dernier par un groupe qui se fait appeler Scattered Lapsus$ Hunters. Environ 70 000 photos de pièces d'identité dans la nature. Sympa. Discord assure avoir changé de crémerie depuis, mais bon, une fois que vos données sont dehors, c'est trop tard. En tant que français, on ne le sait que trop bien puisque l’État comme les entreprises privées adorent offrir nos données personnelles aux cybercriminels de tout poils.

Attention quand même, si vous êtes sur un vieux téléphone sans bonne caméra frontale, ou si la luminosité est trop faible, l'estimation d'âge de Yoti risque de foirer et vous serez obligé de passer par la pièce d'identité. Du coup, le choix se fait un peu malgré vous.

Le déploiement au Royaume Uni avait d'ailleurs donné lieu à un contournement assez drôle. Des petits malins avaient utilisé le mode photo de Death Stranding (oui, le jeu de Kojima sur PS5/PC) pour tromper le système de reconnaissance faciale de k-ID. Le système demandait d'ouvrir et fermer la bouche... sauf que dans Death Stranding, vous pouvez contrôler les expressions faciales de Sam Porter via la barre "expression du personnage".

Heureusement, la nouvelle version corrige apparemment le tir, mais le piège c'est que d'autres jeux avec des modes photo réalistes pourraient très bien marcher aussi.

Par défaut, tous les comptes basculeront donc sur une expérience "adaptée aux ados" et les serveurs et canaux marqués NSFW deviendront inaccessibles tant que vous n'avez pas prouvé votre majorité. Du coup, même si vous avez +40 ans et que vous traînez sur Discord depuis la v1.0 de 2016, faudra repasser par la case vérification... Sauf si le modèle d'inférence vous a déjà identifié comme adulte. J'y reviens.

Car oui, Discord déploie un modèle d'inférence maison qui analyse vos métadonnées pour deviner votre tranche d'âge. Les jeux Steam auxquels vous jouez, vos horaires de connexion sur l'app mobile ou desktop, votre activité sur les serveurs publics... tout passe à la moulinette. Si le modèle vous catégorise comme mineur, vous êtes bon pour une restriction automatique, même sans vérification via Yoti ou Persona. Le hic c'est qu'on ne sait pas encore comment contester si l'algo se plante. En bon adulescent, si vous jouez à Fortnite sur votre Switch à 23h un mardi soir, bon courage pour prouver que vous n'êtes pas au collège...

L'entreprise lancera aussi bientôt un "Teen Council" composé de 10 à 12 ados entre 13 et 17 ans qui la conseilleront sur la sécurité (candidatures ouvertes jusqu'au 1er mai sur discord.com).

L'entreprise assume le fait que ces changements feront fuir certains utilisateurs, mais bon, c'est la vie... La protection des mineurs passe avant la croissance.

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Les acquisitions de Cloudflare sous l’ère ChatGPT

Cloudflare a décidé d’aller plus loin avec Astro.

En septembre 2025, l’entreprise américaine avait officialisé son soutien financier à ce framework web orienté contenu statique (« zéro JavaScript par défaut »). Mi-janvier, elle a annoncé le prendre sous son aile, en absorbant la société qui l’a développé.

Astro restera sous licence MIT et continuera à accepter les contributions, avec une roadmap publique et une gouvernance ouverte, promet Cloudflare, qui utilise lui-même le framework pour son blog, sa doc développeurs et diverses landing pages.
Cette manœuvre lui donne l’occasion d’accroître l’usage de ses services par des plates-formes fondées sur Astro. Notamment Webflow Cloud et Wix Vibe, déjà hébergées sur son infrastructure.

Human Native, une brique de plus pour monétiser l’IA

Également mi-janvier, Cloudflare a annoncé avoir mis la main sur Human Native. Cette start-up anglaise née en 2024 a constitué une marketplace qui rapproche producteurs de contenus et développeurs d’IA. Elle source en l’occurrence des contenus qualitatifs et les structure en datasets d’entraînement.

Human Native contribuera à la transformation des outils de contrôle d’accès de Cloudflare en un marché unifié de contenus monétisables. En toile de fond, l’initiative dite « Pay per crawl ». Qui s’est déjà traduite, entre autres, par des investissements dans le protocole de paiement x402 et par le lancement de la brique AI Index. Cette dernière expose, sur les domaines Cloudflare, des ressources (API, serveur MCP, fichier LLMs.txt) auxquelles les robots IA peuvent s’abonner.

Replicate, un complément pour l’inférence

En novembre 2025, Cloudflare avait acheté Replicate. Cette start-up américaine née en 2019 avait d’abord développé Cog, un format ouvert pour conteneuriser des modèles d’IA. Elle y avait ensuite greffé une plate-forme d’inférence pour exécuter ces modèles en tant qu’API.

Conséquence de cette acquisition, le catalogue de Replicate a basculé sur Cloudflare Workers AI. Tout en y apportant des possibilités de fine-tuning et d’exécution de modèles personnalisés.

Outerbase, un coup de pouce pour exploiter les bases de données

Autre acquisition réalisée en 2025 : Outerbase. C’était en avril 2025. Il s’agit aussi d’une start-up américaine (née en 2022). Elle a conçu divers outils destinés à simplifier l’exploitation des bases de données SQL par les développeurs.

Le rapprochement entre les deux sociétés avait démarré en 2024, lorsque Outerbase avait introduit la possibilité d’importer des bases de données D1. Depuis, des jonctions se sont faites avec d’autres composantes de l’offre de Cloudflare. À commencer par Durable Objects, sur lequel Outerbase a d’ailleurs construit sa propre base de données compatible SQLite.

L’offre SaaS d’Outerbase a fermé, Cloudflare en intégrant le contenu dans son dashboard et au-delà (sécurité au niveau des lignes et hooks pré-requête, notamment). La version open source reste accessible, mais il n’y a plus d’activité sur le repo.

Kivera, une couche de protection cloud pour le SASE…

L’acquisition précédente remonte à octobre 2024. Elle a porté sur Kivera. Cette entreprise australienne née en 2019 donnait dans la protection du cloud. Ses technologies ont enrichi l’offre SASE Cloudflare One avec de la détection inline et de la gestion des mouvements de données.

… avec BastionZero pour l’accès aux infrastructures

En mai 2024, Cloudflare avait bouclé une autre acquisition dans le domaine de la sécurité informatique : BastionZero.

L’offre de cette entreprise américaine née en 2017 est devenue Cloudflare Access for Infrastructure. Elle a permis d’étendre la couverture du SASE aux ressources d’infrastructure, en plus des réseaux et des applications. Tout en apportant du RDP clientless et une gestion DevOps de la sécurisation des connexions SSH.

Le temps que l’intégration soit finalisée, l’offre BastionZero « legacy » reste maintenue pour les clients existants.

Baselime, pourm mieux intégrer OpenTelemetry

En avril 2024, Baselime tombait dans le giron de Cloudflare. Cette start-up anglaise née en 2021 s’était spécialisée dans l’observabilité des environnements serverless, autour d’OpenTelemetry. Elle fut soutenue par AWS, chez qui elle avait d’ailleurs déployé son produit.

Ce dernier est aujourd’hui hébergé chez Cloudflare. Il a permis d’intégrer OpenTelemetry dans le runtime JS de Cloudflare Workers.

Des applications collaboratives via PartyKit

La première acquisition annoncée sous l’ère ChatGPT fut celle de PartyKit, également en avril 2024. La start-up anglaise, née en 2023, avait développé une plate-forme open source de déploiement d’applications collaboratives. Il s’agissait, à l’origine, d’explorer les capacités de l’offre Durable Objects en matière de conception d’expérience interactives. Et de la rendre plus accessible aux développeurs en l’exposant via des briques familières (React, Yjs…).

PartyKit reste gratuit pour un usage individuel. Il l’est aussi pour un usage commercial… si on déploie sur un compte Cloudflare.

Illustration © ArtemisDiana – Adobe Stock

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Bruxelles menace Meta de sanctions d’urgence sur WhatsApp

Les régulateurs de la concurrence de l’Union européenne ont franchi ce lundi une nouvelle étape dans leur bras de fer avec Meta.

La Commission européenne a envoyé une communication des griefs au groupe américain et envisage d’imposer des mesures provisoires pour éviter un « préjudice grave et irréparable  », aux concurrents, une démarche similaire à celle adoptée par l’autorité italienne de la concurrence en décembre.

« Nous devons protéger une concurrence effective dans ce domaine dynamique, ce qui signifie que nous ne pouvons pas permettre aux entreprises technologiques dominantes d’exploiter illégalement leur position pour s’octroyer un avantage déloyal  », a déclaré Teresa Ribera, commissaire européenne à la concurrence, dans un communiqué.

Meta a mis en œuvre sa nouvelle politique le 15 janvier, n’autorisant que son propre assistant Meta AI sur WhatsApp conteste fermement l’intervention de Bruxelles. « Il existe de nombreuses options d’IA et les utilisateurs peuvent y accéder via les app stores, les systèmes d’exploitation, les appareils, les sites web et les partenariats industriels », a répondu un porte-parole de Meta. « La logique de la Commission suppose à tort que l’API WhatsApp Business est un canal de distribution clé pour ces chatbots. ».

Une enquête aux enjeux considérables

La décision d’imposer ou non des mesures provisoires dépendra de la réponse de Meta et de l’exercice de ses droits de défense, a précisé l’autorité de régulation. Teresa Ribera a justifié cette démarche : « C’est pourquoi nous envisageons d’imposer rapidement des mesures provisoires à Meta, afin de préserver l’accès des concurrents à WhatsApp pendant l’enquête et d’éviter que la nouvelle politique de Meta ne nuise irrémédiablement à la concurrence en Europe. »,

Selon les règles européennes, les régulateurs peuvent ordonner aux entreprises de cesser temporairement des pratiques commerciales suspectes, bien que ces demandes puissent être contestées devant les tribunaux luxembourgeois de l’UE.

Les amendes éventuelles pour violation du droit antitrust européen peuvent atteindre 10% du chiffre d’affaires annuel mondial, même si elles atteignent rarement ce niveau, particulièrement lorsque les infractions présumées sont de courte durée.

Un tribunal brésilien a suspendu le mois dernier une mesure provisoire de l’agence antitrust du pays contre Meta sur la même question. Parallèlement, les flux d’informations sur la plateforme de messagerie WhatsApp sont tombés sous le coup des règles européennes de modération de contenu le mois dernier, lorsque la Commission a désigné ces canaux ouverts comme une « très grande plateforme en ligne » au titre du Digital Services Act.

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Super Bowl 2026 : Anthropic a défié OpenAI avec une pub anti‑pub

Le Super Bowl ne se joue pas seulement sur le terrain. Cette année, c’est une bataille d’intelligences artificielles qui s’est également disputée à la mi‑temps.

Anthropic, le créateur du modèle Claude, a diffusé une publicité de 60 secondes vivement commentée, dénonçant avec ironie l’intégration croissante de contenus sponsorisés dans ChatGPT, le produit vedette d’OpenAI.

Le spot d’Anthropic, titré « Keep the Signal Clear », illustrait un utilisateur s’adressant à une IA dont les réponses deviennent progressivement parasitées par des messages commerciaux. La voix off concluait : « Une IA devrait vous écouter, pas vous vendre. »

Sans jamais nommer OpenAI, la référence était évidente : depuis janvier 2026, OpenAI teste aux États‑Unis des “réponses sponsorisées” dans ChatGPT, en partenariat avec plusieurs marques. Cette initiative, présentée comme « une manière d’assurer la durabilité du service », a suscité de vifs débats sur la neutralité de l’IA conversationnelle.

OpenAI défend son modèle économique

Dans un communiqué post‑Super Bowl, OpenAI a réaffirmé sa volonté de « maintenir un équilibre entre accessibilité et soutenabilité », estimant que la publicité contextuelle pouvait financer l’usage gratuit sans compromettre la qualité des réponses. L’entreprise a précisé que les contenus sponsorisés resteraient « clairement identifiés » et « non intrusifs ».

Mais cette explication ne convainc pas tout le monde. De nombreux observateurs estiment que la confiance dans les assistants IA repose sur leur impartialité perçue, un capital symbolique qu’une banalisation de la publicité pourrait fragiliser.

Anthropic sur la ligne « éthique »

En misant sur cette campagne coûteuse (estimée à près de 14 millions $ pour une minute d’antenne), Anthropic cherche autant à renforcer sa notoriété grand public qu’à se positionner comme la conscience morale du secteur. L’entreprise met en avant un modèle économique centré sur les abonnements professionnels et les partenariats sans publicité.

Selon ses dirigeants, le message visait à rappeler qu’« une IA responsable doit être un outil de pensée libre de toute influence commerciale ». Une pique qui, dans le contexte actuel d’une course effrénée à la rentabilité des modèles, tombe à point nommé.

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SFX : Epomaker Magcore 87 : il va falloir suivre cette marque…

En 2026, ce n’est sans doute pas l’affaire la plus facile que de tenter de percer sur le marché du périphérique. Le MagCore 87 a donc attiré la curiosité de nos confrères et a rapidement suscité l’étonnement. De prime abord ce qui frappe tout de suite avec ce modèle c’est son poids significatif. On n’est clairement pas sur un petit jouet en plastique mais bien sur un châssis intégralement usiné en aluminium qui flirte avec les deux kilos Esthétiquement le design reste sobre et très industriel avec des lignes tranchées et une finition noire micro-texturée qui ne craint pas trop les traces de doigts gras après une session pizza. Le format est un tkl classique donc sans pavé numérique ce qui permet de libérer de la place pour la souris sans sacrifier les touches de fonction essentielles. Sous le capot on retrouve une structure gasket mount pour un confort de frappe plus souple et surtout des touches en pbt double shot qui ne brilleront pas au bout de trois semaines.

Epomaker Magcore 87

Epomaker Magcore 87 : une excellente surprise

La vraie curiosité vient des switches Kailh box inductive qui n’utilisent pas de contact métallique classique mais un champ magnétique pour détecter l’enfoncement de la touche. Visuellement le rétroéclairage rgb est présent mais reste élégant avec une petite barre lumineuse discrète sur les flancs pour le style. de surcroît l’assemblage ne souffre d’aucun jeu et la plaque fr4 interne associée à plusieurs couches de mousse assure une acoustique assez sourde et plaisante loin des bruits de ferraille de certains concurrents. En premier lieu on sent que la marque a voulu monter en gamme avec un objet dense et sérieux qui respire la solidité tout en gardant un look minimaliste qui se glisse sur n’importe quel bureau.

caractéristique Epomaker Magcore 87
format tkl, 88 touches
switchs Kailh Box Inductive Switch (inductifs)
montage gasket mount
keycaps pbt double-shot, profil cherry
actuation 0,10 à 3,50 mm (réglable)
rapid trigger 0,01 à 2,50 mm (réglable)
polling rate jusqu’à 8000 Hz
scan rate 32 kHz par touche
latence 0,125 ms (annoncée)
anti-ghosting nkro
éclairage rgb par touche (south facing) + rgb logo latéral
hot-swappable oui (uniquement switchs magnétiques inductifs)
connexion usb-c filaire (câble détachable)
compatibilité mac, windows
disposition qwerty uniquement
dimensions 357 × 136 × 40 mm
poids 2,0 kg
prix env. 199 $ (env. 160 € selon vendeur en France)

 

Epomaker Magcore 87
Epomaker Magcore 87 : exclusivement qwerty malheureusement…

Epomaker Magcore 87 : La synthèse.

D’abord, les points positifs: la finition met tout le monde d’accord. Il est évident qu’on ne s’attendait pas à une telle qualité d’usinage chez Epomaker. Le testeur de chez OCC va jusqu’à juger le Magcore 87 supérieur en finition comme en prestations à son Keychron Q2 Max. Côté frappe, les Kailh Box inductifs sont décrits comme extrêmement confortables, fluides, bien stabilisés, sans effet spongieux ni frottement, alors même qu’ils ne sont pas pré-lubrifiés. De plus, le son est jugé agréable, avec un claquement feutré et plutôt grave, et des stabilisateurs dont la lubrification est saluée. Le logiciel est présenté comme ergonomique: réattribution des touches (pratique si tu viens de l’azerty), menu rgb avec luminosité, macros, et surtout les réglages des switches. Exemple concret, le DKS permet d’assigner jusqu’à quatre actions sur une touche selon le niveau d’enfoncement, et le SOCD gère les conflits d’inputs en donnant la priorité à la dernière touche pressée, apprécié en fps. Combiné au rapid trigger et aux autres options, le test dit que le Magcore 87 peut devenir une véritable arme sur la majorité des jeux compétitifs, même sur des titres moins orientés esport.

Enfin, il y a quelques réserves: la première c’est que cette référence est en qwerty uniquement. Oui, tu peux réassigner pour faire une transition azerty, mais ce n’est pas franchement l’idéal pour un utilisateur français. Deuxième point, nous sommes sur une référence strictement filaire, pas de batterie, donc si tu rêves de canapé + dongle, c’est non. En outre, le logiciel est limité au chinois ou à l’anglais et il est spécifique au Magcore 87, ce qui oblige à aller chercher le bon driver sur la page produit. Petit bémol concret aussi: la bande rgb à droite avec le logo Epomaker resterait en arc-en-ciel sans contrôle via le logiciel.

Epomaker Magcore 87

Au final, que penser de ce clavier ?

Au final, le Magcore 87 ressort du test comme une vraie “pépite” et OCC le présente comme le meilleur clavier haut de gamme qu’il ait eu “en sortie de boîte”. Mais il faut garder à l’esprit que ce jugement technique ne viendra pas gommer le fait que c’est une référence qwerty uniquement. Cependant, ce test permet de mettre en lumière la marque Epomaker qui dispose d’un sacré savoir-faire. Avec une présence récente en Europe, il va falloir s’intéresser un peu plus à ses produits. D’autant plus que des versions Azerty sont en route.

SFX : Epomaker Magcore 87 : il va falloir suivre cette marque… a lire sur Vonguru.

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La course aux investissements IA divise les géants technologiques et leurs actionnaires

L’industrie technologique s’engage dans une compétition sans précédent autour des infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle. Amazon et Google mènent la danse avec des budgets d’investissement vertigineux qui dépassent ceux de leurs concurrents. La logique sous-jacente semble limpide : accumuler davantage de capacités de calcul permettrait de concevoir les meilleurs produits IA et ainsi dominer le ... Lire plus

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