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La course aux investissements IA divise les géants technologiques et leurs actionnaires

L’industrie technologique s’engage dans une compétition sans précédent autour des infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle. Amazon et Google mènent la danse avec des budgets d’investissement vertigineux qui dépassent ceux de leurs concurrents. La logique sous-jacente semble limpide : accumuler davantage de capacités de calcul permettrait de concevoir les meilleurs produits IA et ainsi dominer le ... Lire plus

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Google Pixel 10a Is Announced With A Very Familiar Design

Google has officially announced the Pixel 10a, confirming a redesigned flat camera system and the start of its global pre-order period. The announcement was made on Wednesday (February 4th) through a short teaser video published under the “Made by Google” brand. Positioned as a mid-range smartphone, the Pixel 10a introduces non-notable design changes to its predecessor and is scheduled to enter pre-orders on February 18. The 15-second teaser highlights the […]

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Startpage - Le moteur de recherche européen qui respecte VRAIMENT votre vie privée

Avec tout ce qui se passe en ce moment côté souveraineté numérique, je me suis dit qu'il était temps de vous parler d'une alternative à Google que beaucoup ignorent encore. En plus, j'ai passé pas mal de temps dessus ces dernières semaines, histoire de voir si ça tenait la route, alors il est temps de partager ça avec vous.

Startpage, c'est un moteur de recherche basé à Zeist aux Pays-Bas qui existe depuis 2006 et qui a une approche assez radicale : Vous donner les résultats de Google... sans que Google ne sache que vous existez.

Quand vous tapez une recherche sur Startpage, le moteur va interroger Google à votre place, récupérer les résultats, et vous les afficher. Sauf que votre IP, vos cookies, votre historique... Google n'en voit pas la couleur. C'est comme envoyer quelqu'un faire vos courses pour vous ^^.

Et là où ça devient vraiment intéressant dans le contexte actuel, c'est que Startpage est basé aux Pays-Bas. Du coup, il est soumis au RGPD et aux lois européennes sur la protection des données. Et SURTOUT PAS au Cloud Act américain qui permet aux autorités US de demander vos données même si elles sont stockées en Europe. C'est pas rien comme différence...

Bon, je dis pas que c'est parfait non plus hein. Rien ne l'est. Fin 2018, Privacy One Group, une filiale de System1 (société américaine spécialisée dans... la pub), a pris une participation majoritaire dans Startpage. L'annonce n'est tombée qu'en 2019, ce qui a fait tiquer pas mal de monde dans la communauté vie privée. PrivacyTools.io par exemple l'a même retiré de ses recommandations pendant un moment...

Mais depuis, Startpage a publié des clarifications... en fait selon eux, System1 n'a pas accès aux données de recherche, et la société reste opérée depuis les Pays-Bas avec des serveurs européens.

Côté fonctionnalités, y'a un truc que j'adore et que j'utilise quasi systématiquement depuis 3 semaines c'est le mode "Anonymous View". En fait quand vous cliquez sur un résultat de recherche, au lieu d'aller directement sur le site (qui peut alors tracker votre visite), Startpage peut ouvrir la page via un proxy. Le site que vous visitez ne voit alors que l'IP de Startpage et pas la vôtre. C'est un peu comme un proxy intégré pour chaque clic, qui bloque aussi les scripts de fingerprinting.

Pas mal non ?

D'ailleurs, niveau interface, c'est propre et sans fioritures. Y'a pas de doodles tout naze, pas de suggestions de recherche personnalisées, pas de "vous pourriez aussi aimer", pas d'Ads vers des sites frauduleux... Non, c'est comme à l'ancienne avec juste un bon vieux champ de recherche et des résultats. Ça nous change donc des pages d'accueil de Google qui sont devenues de véritables panneaux publicitaires et dans lesquelles on se perd assez vite.

Alors évidemment, y'a quelques inconvénients aussi... D'abord les résultats sont parfois un peu moins "personnalisés" que sur Google. Normal, vu qu'ils n'ont aucune idée de qui vous êtes, ils ne peuvent donc pas vous proposer le resto le plus proche de chez vous. Faudra donc parfois préciser "Paris", "Clermont-Ferrand" ou "France" dans vos recherches locales. J'ai galéré un peu au début avec ça, car on prend vite de mauvaises habitudes (merci la flemme) mais après j'ai découvert qu'on pouvait préciser ça dans les paramètres.

Et puis de temps en temps, Startpage peut avoir des ralentissements... les joies de l'intermédiation. Mais rien de rédhibitoire rassurez-vous !

Comparé à DuckDuckGo qui utilise principalement Bing comme source et qui est américain (bouuuuh, arrêtez de recommander cette bouze ^^), ou à Qwant qui galère un peu côté pertinence , Startpage offre un compromis intéressant. A savoir la qualité Google sans le tracking Google, et le tout hébergé en Europe.

Car oui avec tout ce qui se passe géopolitiquement en ce moment, je pense que c'est bien de changer un peu ses habitudes. Vous devriez essayer... Car entre les discussions sur le Cloud Act, les tensions transatlantiques sur les données personnelles, et les GAFAM américains qui aspirent nos données comme des Dyson sous amphét'... avoir une alternative européenne soumise au RGPD, c'est pas juste une question de principe. C'est une vraie question de souveraineté numérique. Les Pays-Bas, c'est pas parfait (aucun pays l'est), mais au moins c'est une juridiction où la CNIL locale a du mordant.

Maintenant pour l'utiliser, rien de sorcier. Vous allez sur startpage.com et vous pouvez même le configurer comme moteur par défaut dans votre navigateur. Attention par contre, sur certains navigateurs (Safari notamment), c'est un peu planqué dans les préférences. Y'a aussi une extension pour Firefox et Chrome si vous voulez. Et si vous voulez aller plus loin dans la protection de votre vie privée, combinez ça avec une extension qui gère vos cookies .

Et voilà, si vous en avez marre de voir des pubs ultra-ciblées qui semblent lire dans vos pensées, et d'offrir la moindre de vos requêtes aux américains, ce moteur de recherche néerlandais vaut vraiment le coup d'œil.

À découvrir ici !

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YouTube Blocks Free Background Playback In Third-Party Browsers

After cracking down on the use of ad blockers, YouTube has started closing another “loophole” that allowed non-paying users to access a premium feature. Reports circulating online indicate that YouTube is no longer allowing background playback through third-party browsers. Previously, users could open a video in browsers such as Samsung Internet, Microsoft Edge, Brave, or Vivaldi and continue listening to the audio while the phone screen was turned off or […]

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Google – Wiz : les cloud providers européens crient au cheval de Troie

Attention, Wiz pourrait servir de cheval de Troie à Google.

La Commission européenne est d’autant plus alertée à ce sujet depuis qu’elle a commencé à examiner le projet d’acquisition. C’était début janvier. Au plus tard le 10 février, on saura si elle donne son feu vert ou si elle ouvre une enquête approfondie.

L’argument du « cheval de Troie » se résume ainsi : les solutions de Wiz donneraient à Google une visibilité sur l’usage des clouds concurrents. Et donc des informations potentiellement précieuses pour adapter son offre. Une situation similaire à celle d’Amazon vis-à-vis des vendeurs tiers sur sa marketplace.

À cet argument, le CISPE (Cloud Infrastructure Service Providers in Europe) en ajoute un autre : le risque de remise en cause de la neutralité de Wiz. Certes, Google a promis de la maintenir. Mais, à en croire le lobby des CSP européens, il aura la capacité – et l’intérêt – d’instaurer des conditions de licence plus favorables sur son propre cloud.

Le CISPE dit s’inquiéter d’autant plus que les services cloud n’entrent pour le moment pas dans le champ du DMA. Il invite Bruxelles à ne pas « répéter les erreurs commises » dans le dossier Broadcom-VMware.

Les États-Unis ont déjà validé

À 32 Md$, cette acquisition serait la plus chère que Google ait jamais réalisée, devant celles de Motorola Mobility (12,5 Md$ en 2012) et de Mandiant (5,4 Md$ en 2022). Elle suscite aussi des craintes de vente liée. Et plus globalement d’autopréférence : Wiz pourrait ne plus développer de solutions allant contre les intérêts commerciaux de Google.

Les autorités américaines ont déjà donné leur blanc-seing, en octobre 2025. Les conditions étaient semble-t-il plus favorables que l’année précédente, où Wiz avait d’ailleurs refusé une première offre de Google à 23 Md$. L’obstacle antitrust aurait joué, a fortiori à l’heure où Google était encore sous la menace d’un démantèlement.

Parmi les derniers grands projets M&A tech que l’UE n’a pas validés, il y a le rapprochement entre Adobe et Figma. Annoncé à 20 Md$, il fut abandonné fin 2023. Quelques semaines plus tard, Amazon avait renoncé à s’emparer d’iRobot, pour des raisons similaires.

Illustration générée par IA

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Créer son application avec Gemini : du prompt au prototype

De la génération de scripts complexes au prototypage no-code sur AppSheet, découvrez comment l'IA de Google transforme vos idées en applications fonctionnelles et testables.

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Google Gemini To Bring AI Music Creation Features Soon

Google is working on a native music generation feature using AI that is integrated into the Gemini app for Android. Although the feature has not been announced, a source code analysis of the app reveals that the company is working on making AI music generation more accessible to everyone. The feature was found in version 17.2.51.sa.arm64 of the Google app, where “music generation” is listed alongside other fundamental Gemini features, […]

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DMA : Bruxelles laisse 6 mois à Google pour ouvrir Android aux concurrents

Nouveau coup de semonce pour Google. Ce mardi, la Commission européenne a ouvert deux procédures de spécification dans le cadre du Digital Markets Act (DMA). Cette législation phare de l’UE vise à réguler les géants du numérique.

L’objectif ? Contraindre Alphabet, sa maison mère, à préciser ses intentions. Google doit expliquer comment il permettra aux développeurs d’IA et aux moteurs de recherche concurrents d’accéder à ses services. Cela concerne Android et les données de Google Search. L’accès doit se faire dans des conditions équitables.

« Avec ces procédures, nous voulons aider Google », déclare Teresa Ribera, commissaire européenne à la concurrence. « Nous expliquons plus en détail comment il doit se conformer à ses obligations d’interopérabilité et de partage de données de recherche en ligne. » Une formulation diplomatique qui masque mal la pression sur le groupe californien.

Android dans le viseur

La première procédure concerne une obligation précise pour Google. Le géant doit offrir aux développeurs tiers une interopérabilité « gratuite et effective ». Cela vise les fonctionnalités matérielles et logicielles d’Android.

Bruxelles va spécifier les modalités d’accès pour les fournisseurs de services d’IA tiers. Google doit leur accorder un accès « aussi efficace » que celui de ses propres services, comme Gemini. L’objectif est clair : empêcher Google de favoriser ses propres outils d’IA. Le groupe ne doit pas privilégier ses solutions au détriment de la concurrence sur mobile.

Les données de recherche convoitées

La seconde procédure vise le partage des données de Google Search. La Commission exige un accès équitable pour les moteurs concurrents. Google doit leur fournir des données anonymisées : classement, requêtes, clics et vues. Les conditions doivent être « équitables, raisonnables et non discriminatoires ».

Les discussions porteront sur plusieurs points. Quelle sera l’étendue des données concernées ? Quelle méthode d’anonymisation Google utilisera-t-il ? Quelles seront les conditions d’accès ? Les fournisseurs de chatbots IA seront-ils éligibles ?

Un accès effectif à ces données changerait la donne. Les alternatives à Google pourraient optimiser leurs services. Les utilisateurs bénéficieraient de véritables choix.

« Nous voulons maximiser le potentiel de ce profond changement technologique », justifie Teresa Ribera. « Nous nous assurons que le terrain de jeu reste ouvert et équitable. Il ne doit pas pencher en faveur des plus grands acteurs. »

Google conteste

Sans surprise, Google exprime ses réticences. « Android est ouvert par conception », a répliqué Clare Kelly, conseillère principale à la concurrence chez Google. « Nous accordons déjà des licences sur les données de recherche à nos concurrents dans le cadre du DMA. »

Elle se dit préoccupée par les conséquences. « Des règles supplémentaires compromettront la confidentialité des utilisateurs », affirme-t-elle. Selon Google, ces règles menacent aussi la sécurité et l’innovation. Le groupe estime que les concurrents motivent ces règles par leurs griefs. L’intérêt des consommateurs ne serait pas la priorité.

Six mois pour se conformer

La Commission dispose de six mois pour conclure ces procédures. Dans les trois prochains mois, elle communiquera ses conclusions préliminaires à Google. Elle détaillera les mesures qu’elle envisage d’imposer. La Commission publiera des résumés non confidentiels. Les tiers pourront formuler des commentaires.

Ces procédures ne constituent pas encore une enquête formelle. Mais elles font clairement monter la pression. Si Google ne se conforme pas, des sanctions tomberont. Les amendes pourraient atteindre 10% du chiffre d’affaires mondial annuel du groupe. Un précédent existe : Apple a reçu des directives similaires il y a deux ans. L’objectif était d’ouvrir son écosystème fermé.

Un arsenal déjà impressionnant

Cette nouvelle offensive s’ajoute à un arsenal existant. Google fait face à des sanctions imminentes dans le cadre du DMA. Le groupe aurait favorisé ses propres services dans son empire de recherche. Il aurait également empêché les développeurs d’applications d’agir librement. Ces derniers ne pouvaient pas orienter les consommateurs vers des offres en dehors du Play Store.

Une autre enquête vise Google. Elle concerne le déclassement présumé de certains résultats d’actualités. Au total, l’UE a déjà infligé 9,5 milliards € d’amendes à Google.

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Une demande astronomique face à l’intelligence artificielle

Le milliardaire poursuit OpenAI et Microsoft en réclamant une somme colossale qui oscille entre 79 et 134 milliards de dollars. Cette réclamation financière repose sur l’accusation selon laquelle l’entreprise d’IA aurait trahi sa mission initiale à but non lucratif. Un expert financier mobilisé pour évaluer le préjudice a établi ces montants vertigineux, bien que la ... Lire plus

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Google accélère le calendrier du Pixel 10a et bouscule ses habitudes

Le segment des smartphones milieu de gamme pourrait connaître une agitation inhabituelle en début d’année. Selon plusieurs informations concordantes, Google s’apprête à modifier sensiblement le rythme de lancement de sa gamme Pixel A. Le Pixel 10a, successeur attendu du Pixel 9a, semble programmé bien plus tôt que prévu. Une telle décision marque un tournant stratégique ... Lire plus

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YouTube TV Updates Mobile Live Guide With Redesigned Interface on Android And iOS

YouTube TV has begun widely rolling out a redesigned Live Guide interface for its Android and iOS applications, bringing the mobile experience closer to the layout previously introduced on television platforms in 2023. The update replaces the older Live tab design, which primarily displayed a simple vertical list of channels with a preview fixed at the top of the screen. The new Live Guide, as noticed by 9t05Google, emphasizes improved […]

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Gmail Android Widget Gets A New Material 3 Expressive Redesign

The Gmail widget for Android is getting a visual update from Google. This change makes improvements based on Material 3 Expressive, the company’s main design language meant to bring the mobile operating system up to date in terms of how it looks and feels. This update is in line with a trend of making other Google Workspace apps more modern. Although the changes are minor, they improve the home screen […]

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IA : la Chine rattrape son « retard » selon le patron de Google DeepMind

Dans une interview accordée à CNBC, Demis Hassabis, cofondateur et PDG de Google DeepMind, fraîchement auréolé du prix Nobel de Chimie, bouscule quelques certitudes partagées aux États-Unis sur la rivalité avec la Chine dans le domaine de l’IA.

«Je pense que l’opinion générale aux États-Unis a été un peu complaisante », déclare-t-il. L’avance occidentale ne se compterait plus en années, mais seulement en quelques mois, peut-être six à neuf mois sur certains aspects techniques.

Le patron de DeepMind cite notamment les performances récentes d’entreprises comme Alibaba, Moonshot AI ou DeepSeek pour étayer son constat. Selon lui, la Chine dispose d’une capacité d’ingénierie de classe mondiale, avec une efficacité remarquable pour optimiser les architectures existantes. Les restrictions américaines sur l’exportation des puces Nvidia, loin de paralyser les acteurs chinois, les auraient même poussés à être plus créatifs avec des ressources limitées.

L’innovation de rupture, ligne de démarcation

Cependant, il établit une distinction cruciale entre rattraper et innover. « Inventer quelque chose de nouveau est environ 100 fois plus difficile que de l’imiter ou de l’optimiser.»

Selon Demis Hassabis, la Chine excelle pour prendre une idée qui fonctionne et la rendre plus efficace. Mais il souligne qu’aucune « rupture de frontière »  à AlphaFold n’est encore venue de Chine. L’innovation de « 0 à 1 » (inventer)  nécessiterait une culture de recherche très spécifique, qui tolère l’échec et encourage l’exploration interdisciplinaire, estime-t-il.

Cette analyse prend une dimension stratégique lorsque Hassabis évoque les enjeux de sécurité. « Celui qui définit la frontière technologique définit aussi les normes de sécurité et d’éthique », affirme-t-il, ajoutant que ralentir par peur tandis que d’autres pays aux valeurs différentes accélèrent ferait perdre la capacité à sécuriser l’avenir de cette technologie. Une référence aux lois européennes, AI Act en tête, contre lesquelles Google, à l’instar des autres géants de la Tech, est opposé ?

Google rattrapé par OpenAI sur le terrain commercial

Le PDG de DeepMind aborder frontalement la question qui fâche : comment Google, inventeur de la majorité des technologies d’IA modernes, s’est-il fait dépasser commercialement par OpenAI et ChatGPT ?

« Google a inventé 80 à 90 % des technologies qui font tourner l’IA moderne », affirme-t-il. Mais il reconnaît que le géant de Mountain View a été «  un peu lent à commercialiser et à passer à l’échelle », tandis qu’OpenAI et d’autres ont été « très agiles pour prendre ces briques de recherche et les transformer en produits de consommation immédiat ».

Et d’expliquer que son rôle, en fusionnant DeepMind et Google Brain, était précisément de résoudre cette équation : garder l’âme de « Bell Labs moderne » tout en étant capable de livrer des produits comme Gemini à une vitesse de start-up.

Entre recherche fondamentale et pression commerciale

Demis Hassabis se montre particulièrement lucide sur les tensions inhérentes à la gestion d’un laboratoire de recherche au sein d’une entreprise cotée. « Si vous ne faites que du produit, vous finissez par stagner car vous n’inventez plus les prochaines ruptures. Si vous ne faites que de la recherche, vous restez dans une tour d’ivoire », résume-t-il.

Il estime que le véritable retour sur investissement de l’IA ne se mesurera pas dans les chatbots mais dans sa capacité à révolutionner la découverte scientifique. Quand l’IA permet de découvrir de nouveaux matériaux ou des médicaments contre des maladies incurables, elle devient une infrastructure de civilisation, pas juste un gadget, affirme-t-il.

Cette vision à long terme le conduit à relativiser les craintes d’une bulle spéculative. « Il y a certainement beaucoup de bruit et de « hype » en ce moment. Mais je compare cela à l’ère du Dot-com. À l’époque, il y avait une bulle, mais Internet était bel et bien une révolution fondamentale. L’IA va transformer l’économie de manière encore plus profonde. Le véritable retour sur investissement ne se verra pas seulement dans les chatbots, mais dans la découverte de nouveaux matériaux, de nouveaux médicaments et dans la résolution de problèmes énergétiques.» affrime-t-il.

Comme à l’époque du Dot-com, il y a du bruit et de l’excès, mais l’IA représente bel et bien une révolution fondamentale qui transformera l’économie de manière encore plus profonde qu’Internet, estime le patron de DeepMind.

L’AGI toujours à l’horizon de 5 à 10 ans

Sur la question brûlante de l’Intelligence Artificielle Générale (AGI), Hassabis maintient sa prédiction. « Nous sommes à 5 ou 10 ans d’un système que l’on pourrait raisonnablement qualifier d’AGI », déclare-t-il à CNBC.

Le scientifique reconnaît que le « scaling » (l’augmentation de la puissance de calcul et des données) continue de produire des résultats, mais juge que cela ne suffira pas. Il manquerait encore des percées sur le raisonnement complexe et la planification à long terme pour atteindre une véritable AGI.

Avec ses propos nuancés sur la Chine et sa franchise sur les défis face à OpenAI, Demis Hassabis dessine les contours d’une course technologique mondiale plus serrée et imprévisible que prévu. Une course où l’innovation de rupture pourrait s’avérer plus décisive que la simple puissance de calcul.

Photo : © DR

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Pixel 10a Leak Reveals Price, Launch Date, And Color Options

If you are a fan of the Pixel A series, you are waiting for the release of the Pixel 10a and, regarding the upcoming device, a new leak has revealed possible pricing and a specific launch date for Google’s new mid-range smartphone. The device has appeared in multiple reports over the past few days, and the latest information suggests that additional details may continue to surface as the expected release […]

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IA générative : Wikipedia fait enfin passer les chatbots à la caisse

L’ère de la gratuité totale semble révolue pour les leaders de l’IA. Après les accords passés avec certains groupes de médias (d’autres ont engagé des procédures judiciaires), c’est au tour de la plus grande encyclopédie collaborative de monétiser ses millions d’articles.

A l’occasion de ses 25 ans, Wikipedia vient en effet de signer, via sa maison mère la Wikimedia Foundation, des accords commerciaux avec Microsoft, Meta et Amazon, rejoignant ainsi Google, déjà signataire d’un accord depuis 2022.

Des acteurs de l’IA comme Perplexity et le français Mistral AI ont également été enrôlés dans ce dispositif qui redéfinit les règles du jeu entre communs numériques et industrie de l’intelligence artificielle.

Le montant des accords n’est pas communiqué.

Une manne de données devenue indispensable

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 65 millions d’articles répartis dans plus de 300 langues. Wikipedia s’est imposée comme la colonne vertébrale de l’entraînement des modèles d’IA générative. Chaque chatbot, chaque assistant virtuel développé par les mastodontes technologiques puise abondamment dans ce gigantesque corpus de connaissances structurées et vérifiées.

Mais cette exploitation massive a un coût. Le scraping intensif des contenus par les systèmes d’IA a fait exploser la demande sur les serveurs de la fondation, provoquant une hausse vertigineuse des dépenses d’infrastructure.  « Wikipedia est un composant critique du travail de ces entreprises technologiques, elles doivent trouver comment le soutenir financièrement », martèle Lane Becker, président de Wikimedia Enterprise, la branche commerciale de la fondation.

Un modèle économique en pleine mutation

Face à cette situation, Wikimedia a créé une offre sur mesure : Wikimedia Enterprise. Cette plateforme commerciale propose un accès structuré et haut débit aux données de l’encyclopédie via des API payantes, avec des garanties de disponibilité pouvant atteindre 99% et des mises à jour en temps quasi réel.

Wikipedia reste gratuite pour le grand public et les usages non commerciaux, mais les exploitations industrielles doivent contribuer. Un principe que Tim Frank, vice-président de Microsoft, semble avoir intégré : « Nous aidons à créer un écosystème de contenu durable pour l’internet de l’IA, où les contributeurs sont valorisés.»

Les revenus générés restent pour l’instant modestes. En 2023, le contrat avec Google avait rapporté environ 3,2 millions $ de revenus annuels récurrents, soit 1,7% des 185,3 millions de revenus totaux de la fondation. Mais la multiplication des partenaires laisse augurer une montée en puissance significative.

Cette stratégie pourrait bien inspirer d’autres plateformes de connaissances ouvertes confrontées aux mêmes défis. La fondation franchit par ailleurs un nouveau cap avec la nomination de Bernadette Meehan, ancienne ambassadrice des États-Unis au Chili, au poste de directrice générale à compter du 20 janvier. Un profil diplomatique pour naviguer dans ces eaux nouvelles.

Illustration : © DR

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Google Restricts AI Overviews In Search After Reports Of Harmful Health Information

After receiving complaints that its AI-generated “AI Overviews” feature was giving false and possibly dangerous health information, Google took action to limit the use of the feature in search results. The ruling follows an investigation by The Guardian that uncovered multiple instances where AI-generated answers included false medical information about severe illnesses like cancer, liver disease, and mental health. One example given was looking for normal ranges in blood tests […]

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Google Maps Update Simplifies Menus And Adds Landmark-Based Navigation

An important update to Google Maps has started to be rolled out by Google with the goal of enhancing overall usability and simplifying navigation on iOS and Android smartphones. These modifications show Google’s continued focus on improving the Maps experience, especially through interface design and more user-friendly instructions, even though the company still keeps Waze as a supplementary navigation option. Version 25.49 of Google Maps brings a revamped settings menu […]

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Apple et Google scellent une alliance stratégique majeure dans l’IA

C’est la fin du suspense sur la stratégie IA d’Apple. L’inventeur de l’iPhone a officialisé un accord stipulant que les modèles Gemini alimenteront la prochaine génération d’Apple Intelligence et le Siri entièrement remanié prévu pour fin 2026.

Le deal, qui prolonge leur collaboration historique sur la recherche (search), replace Google face à OpenAI dans la course à l’IA générative, avec un accès privilégié à plus de deux milliards d’appareils Apple actifs.

Gemini, socle technologique de l’IA pour Apple

Apple a tranché après évaluation en faveur de la technologie de Mountain View, jugeant que « la technologie d’intelligence artificielle de Google offrait la base la plus performante » pour ses modèles Apple Foundation. Ces briques logicielles alimenteront non seulement Siri, mais également l’ensemble des fonctionnalités futures d’Apple Intelligence.

Les termes financiers de l’accord restent confidentiels, mais des sources industrielles évoquent un montant de 1 milliard $ annuel.

Cette décision relègue ChatGPT, intégré de manière optionnelle fin 2024, à un rôle de simple complément pour les requêtes les plus complexes. Un camouflet pour OpenAI, dont le PDG Sam Altman a déclenché un « code red » interne face à la montée en puissance de Gemini 3. Comme le souligne Parth Talsania d’Equisights Research, ce choix  « rétrograde OpenAI en rôle secondaire », transformant ChatGPT en solution d’appoint plutôt qu’en fondation stratégique.

« Apple Intelligence continuera de fonctionner sur les appareils Apple et sur le cloud privé, tout en préservant les normes de confidentialité de pointe d’Apple » assure les deux groupes. L’architecture retenue permet à Apple de conserver le contrôle total de l’intégration, de l’orchestration et de l’interface utilisateur, limitant ainsi l’accès de Google aux données brutes de ses clients.

Gemini sur plus de 2 milliards de terminaux

Pour Google, l’enjeu dépasse largement la question financière. Gemini devient le standard de facto sur mobile grâce aux partenariats Apple et Samsung (déjà intégré dans Galaxy AI), ce qui booste mécaniquement les revenus cloud et enrichit les données d’entraînement. La valorisation boursière d’Alphabet a d’ailleurs franchi le cap symbolique des 4 000 milliards $, portée par une hausse spectaculaire de 65% en 2025 sur fond d’optimisme autour de l’IA.

Pour Apple, c’est une bouée de sauvetage stratégique qui accélère brutalement le rattrapage. Retardataire notoire sur l’IA générative, il a accumulé les déboires : reports successifs de la mise à niveau de Siri (décalée à 2026), départs d’exécutifs clés comme John Giannandrea et accueil tiède pour ses premiers outils d’intelligence artificielle.

L’accord avec Google permet d’accélérer brutalement le rattrapage en évitant des années de recherche et développement solitaire, tout en capitalisant sur un partenariat existant qui génère déjà des dizaines de milliards $ annuels via le trafic de recherche.

Ce deal risque toutefois d’attirer l’attention des autorités antitrust, déjà mobilisées sur les contrats d’exclusivité dans la recherche. L’extension au domaine de l’IA pourrait déclencher de nouvelles enquêtes sur les pratiques anticoncurrentielles.

Illustration : image générée par l’IA

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