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Bouilloire, micro-ondes ou plaque, quelle est la méthode la plus économique pour bouillir de l’eau ?

Faire chauffer de l'eau avec une bouilloire.

Vous cherchez à réduire votre consommation d’électricité ? Découvrez les meilleures astuces pour faire bouillir de l’eau plus rapidement et à moindre coût. Bouilloire, micro-ondes ou plaque de cuisson : quelle méthode est la plus économique ?

L’article Bouilloire, micro-ondes ou plaque, quelle est la méthode la plus économique pour bouillir de l’eau ?, rédigé par Nathalie Kleczinski, est apparu en premier sur NeozOne.

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Thomas Harriot à la conquête d'un nouveau monde

Moins connu que Galilée, le savant anglais Thomas Harriot (1560-1621) a pourtant contribué fortement au développement de l'astronomie et des mathématiques. Sa fascination pour la mer l'a même conduit à explorer les côtes américaines et à améliorer les techniques de navigation et de cartographie.

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Automatisez vos repos GitHub avec .github

Le dossier .github est un petit répertoire magique que vous avez sûrement déjà croisé à la racine de vos dépôts préférés. Il est là, non pas pour faire joli ou pour planquer vos secrets de fabrication (pour ça, y'a les secrets GitHub, hein), mais plutôt pour centraliser plusieurs fichiers de configuration reconnus nativement par la plateforme.

C'est un peu le centre de commande de votre repo. Et le truc qui est fort, c'est que si vous avez une organisation avec 50 projets, vous pouvez même créer un dépôt public spécial nommé .github qui servira à fournir des fichiers de santé communautaire et des templates par défaut pour tous les dépôts de votre organisation qui n'ont pas déjà leurs propres fichiers équivalents.

Et comme ça, dès qu'un dépôt a quoi que ce soit dans son propre .github/ISSUE_TEMPLATE/, il ne prendra plus les templates par défaut de l'orga.

Pratique pour les grosses flemmasses comme vous quoi !

Les templates d'Issues et de PR pour structurer les échanges

On a tous reçu une issue qui dit juste "ça marche pas". C'est relou, ça fait perdre du temps et on a envie de répondre par un gif de chat qui boude.

Alors pour éviter ça, créez un dossier .github/ISSUE_TEMPLATE/. Vous pouvez y coller des fichiers Markdown ou YAML pour encourager les gens à donner les infos de base (version de l'OS, étapes pour reproduire, etc.). Et faites pareil pour les Pull Requests avec un fichier PULL_REQUEST_TEMPLATE.md (à la racine, dans docs/, ou dans .github/, selon votre tambouille).

En gros, ça vous permet de guider vos contributeurs pour qu'ils ne fassent pas n'importe quoi.

GitHub Actions pour détecter les régressions

C'est LE grand classique !

Dans .github/workflows/, vous balancez vos fichiers YAML pour automatiser vos tests, votre linting ou vos déploiements. Bien sûr, pour vraiment ne pas "casser la prod", il faudra coupler ça à des règles de protection de branche (status checks requis) pour bloquer les merges si les tests échouent.

D'ailleurs, si vous voulez tester vos actions sans attendre la file d'attente des runners GitHub, je vous avais parlé de Wrkflw pour tester ça en local . C'est un outil tiers bien pratique pour valider vos workflows sur votre machine.

Les fichiers de "Santé Communautaire"

Si vous voulez que votre projet open source ressemble à autre chose qu'un champ de bataille au petit matin, il faut poser des règles.

GitHub reconnaît automatiquement des fichiers comme CODE_OF_CONDUCT.md, CONTRIBUTING.md ou même FUNDING.yml pour gratter quelques pièces pour votre café ;). Ce sont des fichiers qui aident à dire aux gens comment se comporter et comment vous aider efficacement sans avoir à surveiller votre voisin.

Guider Copilot avec des instructions sur mesure

C'est la petite nouveauté qui vous permet d'ajouter un fichier .github/copilot-instructions.md avec à l'intérieur, une liste de vos standards de code, vos libs préférées ou vos conventions de nommage.

Comme ça, hop, Copilot tiendra compte de ces instructions pour ses suggestions (même s'il garde parfois son petit caractère, hihi). Et vous pouvez même aller plus loin avec des fichiers NAME.instructions.md dans .github/instructions/ qui ciblent des dossiers specifiques via des patterns glob... à condition de mettre un frontmatter applyTo: au début, sinon Copilot les ignorera gentiment...

C'est parfait pour garder un code propre.

CODEOWNERS et Dependabot

Enfin, pour les projets qui commencent à prendre de l'ampleur, le fichier CODEOWNERS (placé dans .github/, ou à la racine, ou dans docs/... GitHub prend celui de .github/ en premier s'il y en a plusieurs) permet de définir qui est responsable de quelle partie du code. Dès qu'une PR touche à un fichier sensible, GitHub demande automatiquement la review aux bonnes personnes.

Et n'oubliez pas .github/dependabot.yml pour que l'outil vous ouvre des pull requests dès qu'une dépendance est à la bourre.

On automatise le bien relou pour ne garder que du criss de fun !

Voilà les amis, si vous aimez bidouiller vos dépôts pour qu'ils tournent tout seuls ou presque et garder un semblant d'organisation, ce dossier .github sera votre meilleur poto !

Source

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Comment reconnaitre les œufs de limaces dans le jardin dès le mois de février ?

Comment lutter contre les limaces qui viennent dévorer votre potager ?

Sous les feuilles mortes que l’on croit paisibles, une armée silencieuse prépare déjà le printemps… et elle n’a aucune intention de partager vos futures tomates.

L’article Comment reconnaitre les œufs de limaces dans le jardin dès le mois de février ?, rédigé par Méline Kleczinski, est apparu en premier sur NeozOne.

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Toubib - Film documentaire - Tënk

Bac en poche, Angel, 18 ans, choisit de « faire médecine ». Antoine, son frère réalisateur, décide de suivre son parcours, et se lance dans un film qui durera douze ans. Douze ans d’apprentissage, du marathon d’examens aux premières consultations, de l’adrénaline des stages en hôpitaux aux méditations solitaires d’un jeune médecin de campagne. Douze ans de vie ponctués de remises en question et de prises de conscience, qui conduiront Angel à s’engager en faveur d’une médecine sociale. Trajectoire singulière sur fond de pandémie, Toubib est un voyage au cœur de notre « état de santé » : ce qui nous lie à la vie, à la mort.


Permalien
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Le Procureur de Lille requiert contre Laurent Degallaix « 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, 1 an d’emprisonnement avec bracelet » délibéré le 30 avril !

(Visuel de Maître Philippe Simoneau et de Maître Loïc Ruol)

Vous avez lu certainement des publications de qualité locale, régionale, et nationale sur l’issue de l’audience sur deux jours du procès à l’endroit de 4 prévenus, dont Laurent Degallaix, maire de Valenciennes et candidat à la prochaine échéance électorale. C’est l’occasion de rappeler que la première sortie médiatique de ces plaintes revient au média d’investigation www.mediacites.fr, malgré des pressions, nous y reviendrons !

Dans cette publication, le focus sera la recherche de la vérité sur les délits présumés de « Prise illégale d’intérêts » et/ou « Subornation de témoin ».

Les actrices et acteurs de ce procès dès 19 et 20 février 2026

Outre la Présidente du Tribunal, ses 2 assesseurs et le Procureur de la République de Lille, vous avez :

4 prévenus :

Laurent Degallaix, maire de Valenciennes, pour complicité de Prise illégale d’intérêt dans la première plainte et de subornation de témoin dans une deuxième plainte,

Pascal Vanhelder, avocat honoraire, pour prise illégale d’intérêt dans la 1ère plainte,

Jean-Marc Moniotte, retraité, pour subornation de témoin,

Franck Deloge, salarié, pour subornation de témoin.

4 parties civiles

Mme X, victime et plaignante (1ère plainte), Mme X (la même) et M.X, victimes et plaignants dans une seconde plainte, une 3ème victime absente pour raison médicale (opération chirurgicale), et l’association AC !! (Anti-corruption)ac-anti-corruption.fr/ représentée par Eric Darques.

4 témoins

Mme X, partie civile et citée à comparaître comme témoin par la Défense de Laurent Degallaix, M.X, partie civile et citée à comparaître comme témoin par la Défense de Jean-Marc Moniotte, la 3ème victime partie civile et citée à comparaître comme témoin par la Défense de Pascal Vanhelder, et Cédric Soulet, l’ex Directeur de Cabinet de Laurent Degallaix, aujourd’hui toujours dans la sphère politique sur le Grand Avignon, entendu à la barre ce jeudi 19 février 2026.

A cet effet, des perquisitions, Garde à Vue pléthoriques, enregistrements multiples, collecte des données sur les portables des 4 prévenus, et autres éléments objectifs de preuve (en gras terme de Droit cité à chaque intervention de la Présidente), ont été réalisés par les enquêteurs judiciaires depuis les deux dépôts de plainte.

Le procès

Nous avions vu dans le reportage précédent le long chemin, de Droit, sur la forme de ce procès https://www.va-infos.fr/2026/02/20/affaire-l-degallaix-dans-lattente-des-plaidoiries-et-des-requisitions-du-procureur-de-lille-1-2/, puis jeudi à 16H démarre donc les premiers échanges sur le fond de cette affaire judiciaire.

Climat politique ?

Avant le contenu de ces plaintes et enquêtes judiciaires associées, il faut mettre en fond de toile le climat politisé de ce procès.

En effet, durant ses déclarations à la barre, le maire tout comme ses avocats ont martelé un « procès politique pour empêcher le maire de se représenter à la prochaine élection municipale en mars prochain. On veut le tuer politiquement ! » Ainsi, le maire a appuyé pour se faire entendre sur l’origine de cette procédure : « C’est à la suite des élections départementales où j’ai battu, avec Valérie Létard, Geneviève Mannarino (et Yves Dusart). Mme Mannarino travaille (au CNSA/Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) avec Jean-René Lecerf (ex parlementaire et ex Présidente du Conseil départemental du Nord), ce sont des opposants à moi ! D’ailleurs, la bénéficiaire du contrat à la SEMVS a travaillé (4 mois) en 2022 à l’UDAF dont le Directeur était le mari de Geneviève Mannarino. La plaignante a été biberonné pendant 4 mois afin qu’elle porte plainte. »

En clair, ces oppositions auraient montées cette cabale contre le maire de Valenciennes, les plaintes et tutti quanti. Il pousse le bouchon très loin, car non seulement ses avocats et lui même remettent en cause l’impartialité des enquêteurs judiciaires, mais à la barre il interpelle le Procureur de la République en disant : « Tout le monde dit, colporte que, dit lui a fait ceci où cela, des rumeurs de tous les ordres. Par exemple, vous M. Le Procureur, vous connaitriez Jean-René Lecerf, ce sont des rumeurs ! » Le Procureur de la République a demandé immédiatement de consigner ces propos à la greffière et le visage de la Présidente du Tribunal de Lille marquait visiblement un temps d’arrêt face aux mots employés à l’endroit d’un magistrat en pleine audience. Sur ce ton des rumeurs durant un temps certain, la Présidente sort de ses gonds et s’exclame : « Ici, nous sommes au Tribunal judiciaire de Lille, ce n’est pas le sac de noeuds à Valenciennes ! » Si on voulait ternir plus encore l’image de la cité phare du Hainaut, c’est fait !

Le Procureur de la République rappelle également que le rédacteur en chef de Mediacités a reçu, très peu avant sa publication, une offre de rencontre, par l’intermédiaire d’un ancien collaborateur de Jean-Louis Borloo, avec Laurent Degallaix. Le journaliste n’a pas donné suite et a publié son enquête.

Rappel des faits présumés sur la 1ère plainte :

L’objet du délit serait le recrutement d’une personne intime au maire de Valenciennes, Laurent Degallaix, au sein du syndicat mixte SEMVS (Société d’Economie Mixte Valenciennes Stationnement) dissout en 2019. Très simplement en 2017, l’édile aurait usé de son pouvoir de Premier magistrat pour faire pression, en terme de recrutement, sur la Présidence de ce syndicat mixe (Pascal Vanhelder), dont la mairie était actionnaire à 75%. Par voie de conséquence, la bénéficiaire de ce poste touchait de l’argent public au titre de cet emploi en CDI comme agent d’accueil au sein de la SEMVS. Ensuite, le maire de Valenciennes serait intervenu dans la fin de la période d’essai d’une autre salarié, recrutée quasi au même moment que la première, pour un motif qu’il reconnaît de perte de confiance : « J’ai fait une alerte auprès de la SEMVS compte tenu de ces accointances avec des opposants politiques (beau père opposant, Stéphane Leman, et post Facebook aux cotés d’un autre opposant, Didier Legrand). Le sujet de stationnement est tellement Touchy » qu’il n’était pas possible de maintenir, et de fait passer en CDI, cette personne. « C’est un sujet politique durant la dernière campagne municipale (2020). » La Présidente du Tribunal, un peu interloquée de la réponse, s’exclame : « Nous parlons bien d’une agent d’accueil (sans discrimination de l’emploi évidemment) et pas d’une cadre chargée d’une mission… ! Pour vous, c’est un poste hautement sensible ? » Il répond tout de go : « Oui, si on suggère de mauvaises informations aux usagers, c’est un sujet tellement touchy le stationnement ! ». Enfin, mais ne figurant pas dans le délit en question, mais plutôt dans le statut de victime de la bénéficiaire du contrat, le maire aurait instiller le licenciement de la victime au sein de la nouvelle institution (en remplacement de la SEMVS), la SPL Stationnement Valenciennes (mairie actionnaire à 90% et 10% Valenciennes Métropole) au nouveau Président Armand Audegond. Ce dernier, non présent à cette audience, mais en audition chez les enquêteurs judiciaires, aurait souligné un dysfonctionnement suite à 9 mois d’absence d’où le licenciement. Son audition a été très longuement détaillée par la Présidente du Tribunal, nous y reviendrons !

En Droit, cela se définit comme une prise illégale d’intérêt par l’auteur direct présumé, Pascal Vanhelder PDG de la SEMVS, et de complicité de prise illégale d’intérêt, maire de Valenciennes, Laurent Degallaix. Ces délits auraient été commis en 2017 et en 2018. C’est l’objet de la 1ère plainte !

« Ce n’est pas une alerte, c’est une exigence (du maire de Valenciennes) », La Présidente du Tribunal

Pour bien mesurer la difficulté dans la recherche de la vérité par la justice, il faut comprendre que dans les deux plaintes, la chaîne de responsabilité n’est pas en directe, notamment par le maire de Valenciennes. « Il y a toujours un intermédiaire dans ces affaires », précise la Présidente du Tribunal.

Pour autant, l’interrogatoire sur la 1ère plainte de Pascal Vanhelder met en exergue une proposition de CV par mail, par le Directeur de Cabinet du maire de Valenciennes, de la personne intime avec Laurent Degallaix. Ce dernier rappelle avec force que son aide initiale résultait d’un drame familial, décès d’un frère, et d’une prise sous son aile bienveillante de la famille en deuil. La victime a bénéficié en 2013 d’un emploi d’avenir (dispositif d’Etat révolu), puis en 2016 d’un emploi au sein de Valenciennes Métropole, puis d’un emploi temporaire chez un concessionnaire Mercédès et enfin d’un emploi (objet de l’affaire) chez la SEMVS.

Le maire se défend en soulignant « un processus normal de recrutement » et rien de plus. La Présidente du Tribunal, échanges téléphoniques à l’appui, rappelle le soupçon d’intervention du maire dans l’embauche en CDI de la bénéficiaire et victime. Dans son témoignage, Cédric Soulet indique ignorer à l’époque la relation intime avec le maire, mais seulement sa bienveillance face au drame familial. Après plusieurs questions et un rappel de ces propos en Garde à Vue, Cédric Soulet admet que s’il avait été au courant à l’époque de cette liaison… « J’ignorais que c’était sa maîtresse. Si j’avais eu connaissance de cette liaison, je n’aurais pas envoyé ce mail de proposition de CV ; cela n’aurait pas été moral et hors de mes fonctions ! ». La Présidente insiste sur QUI demande compte tenu des précautions oratoires du témoin : « C’est une demande de Laurent Degallaix ! » D’autres échanges téléphoniques comme l’octroi d’un emploi à Franck Deloge comme brancardier au sein du Centre Hospitalier de Valenciennes « car c’est moi qui nomme le Directeur du CHV », dit dans une conversation téléphonique le maire, marquerait cette emprise de l’autorité publique sur autrui. C’est pourquoi, compte tenu des éléments objectifs de preuve collectés, la Présidente du Tribunal envoie cette cinglante réplique : « Ce n’est pas une alerte, c’est une exigence (du maire de Valenciennes) ! ».  Un texto marque particulièrement la Présidente du Tribunal où Laurent Degallaix répondant à la victime le 03 mars 2018 suite à la fin de sa période d’essai à la SEMVS : « Merci qui » Sur ce point, le maire précise « que je la félicite (implicitement) pour la fin de sa période d’essai ! ».

En clair, la Présidente du Tribunal pense que le maire de Valenciennes joue de son autorité politique pour faire embaucher toute personne qu’il souhaite aider. Elle demande également à Cédric Soulet : « Vous décrivez un tyran dans votre audition (Laurent Degallaix) ! » Il répond que pour sa part : « Il n’avait jamais eu de conflit avec moi. Certes, il a une personnalité très clivante, des accès d’énervement, et il est rancunier. » Maître Joseph Breham, défendeur de la 1ère victime, insiste sur « l’exigence du maire » et pas une recommandation d’embauche assez classique.

Pour sa part, Pascal Vanhelder, ex bâtonnier, avocat honoraire (donc élu par ses pairs) et élu engagé depuis des décennies, souligne sa résistance « à toute pression même par Jean-Louis Borloo. Je n’ai jamais cédé aux pressions ! » Pour autant, il admet en audition « qu’il a essayé de s’expliquer avec le maire suite à sa demande et à plusieurs reprises, mais qu’il était impossible de refuser sauf rentrer en guerre avec la municipalité de Valenciennes. Certes, même si Olivier Turbelin, Directeur de la SEMVS était en charge du recrutement, je signais le contrat d’embauche et engageait ma responsabilité (comme représentant de la ville de Valenciennes entre autres). » Pour autant, il clame qu’« il avait prévu de quitter tout mandat politique en même temps que sa retraite d’avocat ! ». Sur ce point, les contradicteurs du procès ont mis en lumière le désir de Pascal Vanhelder d’accéder à la Présidence de la nouvelle institution en charge du stationnement après les élections en 2020, la SPL Valenciennes. De facto, il a été non reconduit sur la liste de Laurent Degallaix en 2020 et par suite n’a pas obtenu cette Présidence d’une institution de Droit Privé, mais comme principal actionnaire la ville de Valenciennes, donc gestion financière publique et politique de fait !

Rappel des faits présumés sur la 2ème plainte !

Ensuite, par une chaîne très complexe de médiation et d’intermédiaire (Franck Deloge, Jean-Marc Moniotte, Laurent Degallaix), la plaignante aurait été approchée pour retirer sa 1ère plainte. En droit, cela s’appelle une subornation de témoins. Ce délit aurait été commis en 2022 et en 2023. C’est l’objet d’une seconde plainte avec un co-plaignant contre ces trois personnes, dont le maire comme relais de cette subornation de témoins.

Sur cette deuxième plainte, beaucoup d’acteurs, 3 prévenus à ce stade, où une chaîne d’intermédiaire s’est construite. Le Procureur de la République a le mieux réussi à expliquer avec pédagogie pour les auditeurs cet assemblage complexe présumé : « Laurent Degallaix n’était peut-être pas l’initiateur de cette subornation de témoins (allusion à Jean-Marc Moniotte qui le reconnaît), mais il a demandé à Franck Deloge (octroi d’un emploi) de prendre langue avec Jean-Marc Moniotte (avec qui il était en double procès pour diffamation sur Valenciennes et Amiens), puis Jean-Marc Moniotte avec une victime (co-plaignant) relais vers l’autre victime première plaignante/victime d’un côté et de l’autre Laurent Degallaix directement vers le Président de la SPL Valenciennes, Armand Audegond, pour une négociation sous la forme d’une rupture conventionnelle avec de l’argent public. Son rôle de relais suffit à caractériser le délit », commente le Procureur de la République. Et pour boucler la boucle, des avocats conseils aux deux extrémités de la chaîne… !

Sur cette deuxième plainte, Jean-Marc Moniotte avec sa verve habituelle admet l’intégralité de « son initiative de négociation au titre de conseiller syndical. J’assume mon rôle syndical et j’ai l’habitude négocier. C’était le cas pour elle (la victime) auprès de la SPL Valenciennes. » Ce dernier, à la barre, accepte toute condamnation à cet effet. « C’est une démarche spontanée, j’ai le syndrome du sauveur ! », clame Jean-Marc Moniotte.

Franck Deloge, parti de l’enceinte judiciaire, ne peut donner sa version sur cette chaîne complexe et sa participation éventuelle à cette subornation de témoin.

Pour le maire, il justifie de ces nombreux échanges téléphoniques avec Franck Deloge, voire quelques rendez-vous en présentiel, par le commentaire suivant : « C’est mon travail de maire de recevoir toutes les oppositions. Je dois veiller à l’harmonie au sein de mon conseil municipal. » Sur des mails entre la victime et lui même, en 2022, il admet avoir « fait un erreur, j’aurais mieux fait de ne pas répondre à quelques uns (sur un ton bienveillant) de ces mails ! » Alors « pourquoi avez vous fourni à Jean-Marc Moniotte, avec qui vous étiez en procès, tous ces mails (de 2022). Vous rencontrez quelqu’un (en conflit) et vous lui donnez des messages très sensibles », s’étonne Joseph Breham.

Dans son audition début mai 2024, Armand Audegond paraît « stupéfait, abasourdi par cette situation dont il apprendrait les objectifs. Il voulait même tout abandonner, démissionner de tous ces mandats ! Puis, le 16 mai, il vous rencontre et il se maintient dans toutes ses fonctions (et présent sur la liste du maire sortant) », commente la Présidente du Tribunal judiciaire de Lille.

Cette chaîne aurait du permettre, in fine via de l’argent public, de verser une somme d’un montant de 85 000 euros au bénéfice des victimes avec une répartition à la clé, mais la finalité pour le Procureur de la République est claire… obtenir le retrait de la 1ère plainte de la victime. « Le principal intéressé, c’est vous M. Degallaix ! » L’avocat de la plaignante se demande « pourquoi avez-vous effacé des messages entre vous et Franck Deloge, vous et Jean-Marc Moniotte ? En tout 33 messages sur 1997, notamment un message de plus de 16 minutes et 38 secondes avec Jean-Marc Moniotte. Je suis suspicieux sur leur contenu ! »

Les parties civiles et les témoins

La première victime et plaignante est venue expliquer à la barre sur « son traumatisme durant cette période. J’ai tenté de me suicider et je suis backlisté pour retrouver un emploi. » Elle admet également qu’elle « était très amoureuse de lui. Il m’a soutenu dans une période très difficile. J’ai bénéficié grâce à lui d’un logement social en 15 jours. Je ne me rendais pas bien compte à l’époque (sur la légalité de ces avantages) ». Sur ce logement social fourni, la Présidente du Tribunal demande au maire de Valenciennes : « Croyez-vous, compte tenu de la difficulté du logement pour les familles, qu’une jeune célibataire sans enfant soit prioritaire ? » L’édile a confirmé que les T2 étaient destinés, en partie, à ce type profil en difficultés avec l’accès au logement, et toujours sous la casquette de la bienveillance.

En parallèle avec la victime, les avocats de Laurent Degallaix ont minimisé la relation intime, contesté la durée de cette relation « avec 4 ou 5 rapports charnels durant toute cette période. A tort, elle se présentait (partout) comme la compagne de Laurent Degallaix », indique Loïc Ruol pour la Défense de Laurent Degallaix.

Ensuite, après des réponses au Procureur de la République et à la Présidente du Tribunal, elle déclare « qu’avec l’accord de mon avocat, je ne souhaite pas répondre aux questions de la Défense. » Evidemment, cette sortie a déclenché l’ire de tous les avocats des prévenus. L’autre plaignant et cité à comparaître a été sur le même registre de non réponse à la Défense et la 3ème victime a justifié d’une hospitalisation pour chirurgie. « Toutefois, Mme la présidente, vous auriez tout mettre en ouvre pour un interrogatoire en visio avec elle ! », tance Maitre O’Brian, l’avocate de Pascal Vanhelder.

Seule partie civile à s’exprimer, Eric Darques pour l’association AC !! : « La chronologie des faits est importante. » A ce titre, il détaille date par date, les pièces de ce puzzle judiciaire complexe. Il indique aussi « une tentative d’approche par un ami de longue date » et une proposition concrète d’un repas avec le maire de Valenciennes (courant décembre 2022) qu’il refuse : « Je ne mange pas avec une crapule, car il a été condamné en CRPC (Plaider-coupable) dans l’affaire V2H. » Eric Darques rappelle un texto du maire de Valenciennes comme preuve tangible d’un relais effectif dans cette subornation de témoin : « Ouf, 50 000 euros, c’est jouable ! »

Interpeller à maintes reprise par les avocats, le Procureur de la République souligne : « Le statut de partie civile ne peut contraindre celle-ci à se présenter devant le Tribunal. Cette constitution de partie civile peut se présenter sous différents moyens (simple courrier, formulaire en ligne…). Enfin, ce statut est supérieur à celui de témoin (donc à se présenter à une citation à comparaître comme témoin). »

Les réquisitions du Procureur de la République

En amont de ces dernières, il apporte un éclairage sur les dernières dispositions de la loi (fin 2025) sur la « prise illégale d’intérêt » et sur le point du Conseil constitutionnel, suite à une QPC, sur l’exécution provisoire, donc immédiate. Selon le Procureur de la République, Laurent Degallaix et Pascal Vanhelder, cochent les cases de la « connaissance de cause et de plus en matière de Prise Illégale d’intérêt, l’inéligibilité est automatique. » Sur la QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité), il indique « que malgré une condamnation en CRPC (affaire V2H), Laurent Degallaix n’a pas compris. Il y a un danger de réitération et une atteinte à l’image des fonctions électorales. Cette exécution immédiate serait une incapacité à un mandat électif et ne va pas perturber le fonctionnement de la municipalité (fin de mandat). Cela serait une absence de candidature et les Valenciennois ferait le choix d’élire un nouveau maire ! »

Dans ce cadre, le Procureur de la République de Lille requiert contre Laurent Degallaix : « 25 000 euros d’amende, 1 an d’emprisonnement avec bracelet électronique à domicile, et 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. »

Pour Pascal Vanhelder, le Procureur de la République de Lille requiert : « 3 000 euros d’amende, 6 mois de prise avec sursis, et deux ans d’inéligibilité. »

Pour Jean-Marc Moniotte et Franck Deloge, le Procureur de la République de Lille requiert : « 6 mois avec sursis et 2 ans d’inéligibilité. »

Les avocats de La Défense

Le coeur de cette ligne de Défense repose sur une « volonté d’exécution politique d’un homme bien, un bon maire. Cette réquisition est scandaleuse. C’est une mort politique et sociale, un réquisitoire d’une violence inouïe ! Acceptez de douter Mme La Présidente », dénonce Philippe Simoneau, le bâtonnier de Lille.

Pour sa part, Jean-Philippe Broyart, décrit une audience « où tout est joué d’avance avant le procès. C’est Dallas ce dossier ! »

Concernant Loïc Ruol, il dénonce « une audience TGV ! La victime/témoin a menti durant son audition et ici à la barre. D’ailleurs, nous avons déposé de multiple plaintes contre elle. Pour cette audience, tout a été fait pour son passage en force ! » Et hors de la salle, il poursuit devant les journalistes : « La justice s’immisce dans la vie politique, nous sommes en plein dans l’actualité ! »

Tous les défenseurs ont longuement revu dans le moindre détail les points de contestation sur ces deux plaintes. Sur ce volet, tout le monde peut s’accorder que le maire de Valenciennes, et les deux autres prévenus, hors Franck Deloge, ont bénéficié d’une Défense de qualité en Droit et à travers les plaidoiries.

Le choix de la date du 30 avril 2026 pour le délibéré (le jugement)

A travers la date de délibéré le 30 avril prochain (le verdict), la Présidente du Tribunal de Lille et ses assesseurs ont fait un choix d’une grande sagesse à bien des égards. Premièrement, sur cette affaire, la justice à Lille balaye tout procédure gangrenée par la politique Valenciennoise comme instillée dans le prétoire durant ces deux jours par la Défense du maire de Valenciennes. Deuxièmement, elle rappelle un fondement de notre Etat de Droit, le calendrier judiciaire n’est pas tributaire d’un agenda électoral. Enfin, elle permet à la Présidente de bétonner, par la rédaction du Droit, ses choix qu’ils suivent à la virgule les réquisitions du Procureur de la République (comme pour Damien Castelain/MEL), qu’ils réduisent le quantum des peines ou motivent une relaxe totale pour les 4 prévenus !

Daniel Carlier

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Un site gratuit pour savoir si vous contribuez bénévolement à un botnet

On s'imagine souvent que les botnets, c'est un truc réservé aux PC vérolés de gamers qui téléchargent n'importe quoi. Sauf que non ! Votre box, votre routeur, ou n'importe quel appareil connecté de votre réseau domestique peut très bien faire partie d'un réseau de machines zombies sans que vous le sachiez.

C'est pour lutter contre ça que les gens de chez GreyNoise (une boîte spécialisée dans l'analyse des menaces réseau) ont lancé un outil gratuit pour vérifier en quelques secondes si votre IP a été repérée dans des activités de scanning suspectes. Ça s'appelle IP Check , vous allez sur le site, vous cliquez, et hop, le verdict est immédiat.

Quatre verdicts sont alors possibles. Soit votre IP est "Benign" et vous pouvez dormir tranquille. Soit elle est marquée "Malicious" ou "Suspicious", ce qui signifie qu'elle a été repérée en train de scanner Internet ou de participer à des activités louches. Soit c'est "Unknown", ce qui veut dire qu'elle n'a tout simplement jamais été vue par leurs sondes. L'outil indique aussi si votre IP appartient à un service connu (VPN, cloud, entreprise) grâce à leur base de données RIOT.

Le truc c'est que si votre IP est flaguée, l'outil vous affichera une timeline sur 90 jours, soit de quoi faire un petit diagnostic pour voir depuis quand une activité suspecte a été observée sur votre connexion. Parce que oui, le risque c'est que des botnets peuvent utiliser les connexions de particuliers comme relais pour leurs saloperies, et votre IP peut alors se retrouver sur des listes de réputation douteuse. Du coup vous vous tapez des CAPTCHA à répétition, des refus d'accès sur certains sites, ou des restrictions bizarres sur les services de streaming.

Et pour les amateurs de ligne de commande, y'a même une API JSON qui renvoie le statut de l'IP appelante !

curl -s https://check.labs.greynoise.io/api/v1/check | jq

Après si le résultat n'est pas glorieux, les recommandations dépendront du type d'appareil. Pour vos PC et mobiles, il faudra lancer un bon scan anti-malware et pour votre routeur et vos objets connectés, faudra mettre à jour le firmware (celui que personne ne met jamais à jour ^^), changer les identifiants admin par défaut, et désactiver l'accès distant si vous ne l'utilisez pas. Enfin, pour ceux qui veulent sécuriser automatiquement leurs téléchargements , c'est aussi le moment d'y penser.

C'est gratuit, ça prend quelques secondes, et ça peut vous permettre de découvrir que votre Freebox fait partie d'une armée de cyber zombies.

À vous de vérifier maintenant !

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Mission lunaire Artémis 2: la Nasa annonce viser un lancement au plus tôt le 6 mars

La Nasa a annoncé vendredi qu'elle envisageait désormais un lancement dès le 6 mars de sa mission Artémis 2 au cours de laquelle des astronautes voleront autour de la Lune pour la première fois en plus de 50 ans. "Après le succès de la simulation de décollage d'hier, nous visons désormais le 6 mars au plus tôt comme date de lancement", a déclaré Lori Glaze, une haute responsable de l'agence spatiale américaine lors d'une conférence de presse. Elle s'est néanmoins empressée de préciser que cette date pourrait encore évoluer: "je veux être ouverte et transparente avec vous tous (.
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Des scientifiques découvrent que la violence aurait été inventée avant les jeux vidéos

C’est le résultat de l’étude choc lancée par Emmanuel Macron. Suite à de nouveaux excès de violence chez des adolescents, le chef de l’Etat a commandé une enquête pour tenter de trouver d’éventuels liens de cause à effet du côté des jeux vidéo. Même si l’étude n’est pas encore complète, les premières traces de violence dateraient d’au moins -40 000 avant JC, alors que l’un des premiers jeux vidéo “Pong” est sorti en 1972, soit près de 400 siècles plus tard. “Nous soupçonnons même qu’il y ait eu des preuves de violence il y a plus de 5 millions d’années ans, mais il est encore un peu tôt pour le prouver”, selon un des chercheurs. 

L’idée que les mangas pouvaient être responsables de la violence a aussi été évoquée, mais là non plus les dates ne correspondaient pas avec l’invention de la violence. Les premiers résultats de l’étude ne montrent pas un lien clair entre jeux vidéos et violence, comme nous l’explique un autre chercheur. “Un des sujets de l’étude avoue qu’il lui arrivait de tirer les cheveux de son frère lors de parties de Mario Kart quand ils étaient enfants. Néanmoins, leur père les frappait à coups de ceinture alors qu’il détestait les jeux vidéos. Le lien n’est pas suffisamment clair. »

D’autres études aux résultats surprenants

Ce n’est pas la première fois qu’une étude donne des résultats totalement inattendus. Déjà l’an dernier, des chercheurs avaient réussi à dater l’invention des assurances habitation bien après celle des habitations.

L’article Des scientifiques découvrent que la violence aurait été inventée avant les jeux vidéos est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

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Vos ados sont accros aux réseaux sociaux ? Mark Zuckerberg est justement au tribunal pour ça !

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier

Mark Zuckerberg a témoigné devant un tribunal de Los Angeles dans un procès important. Le sujet ? Les effets d'Instagram et Facebook sur la santé mentale des adolescents, avec près de 1 600 plaintes de familles et de districts scolaires américains regroupées dans cette affaire. Des documents internes accablants ont été dévoilés à l'audience.

Un procès hors norme

C'est devant la Cour supérieure de Los Angeles que le patron de Meta s'est présenté pour répondre aux accusations. Ce procès test doit déterminer si Instagram et Facebook ont contribué à dégrader la santé mentale des adolescents qui les utilisent. L'audience a démarré avec le témoignage de Kaley, une jeune femme de 20 ans qui a commencé à utiliser YouTube à 6 ans et Instagram à 9 ans. Son avocat, Mark Lanier, a déroulé devant le jury un collage de plus de 10 mètres composé de centaines de selfies qu'elle avait postés sur la plateforme. Dépression, dysmorphie corporelle, idées suicidaires : la jeune femme a décrit un parcours que des milliers d'autres familles affirment avoir vécu.

Des documents internes chocs

Et des preuves, il y en a : les avocats des plaignants ont sorti des documents internes de Meta qui datent de 2015. On y apprend qu'Instagram comptait à l'époque quatre millions d'utilisateurs de moins de 13 ans, soit environ 30 % des enfants américains de 10 à 12 ans. Un mémo de 2018 est encore plus direct : « Si on veut gagner gros avec les ados, il faut les attraper quand ils sont pré-ados ». Difficile d'être plus explicite.

Un autre document interne, daté de 2020, montre que les enfants de 11 ans avaient quatre fois plus de chances de revenir sur Facebook que les autres tranches d'âge. Zuckerberg a reconnu que les outils de protection avaient mis du temps à arriver. Il a même déclaré : « j'aurais aimé qu'on y arrive plus tôt » devant le tribunal. Sur les filtres de beauté, il a évoqué un compromis : les laisser disponibles sans les recommander.

Mais quelle défense pour Meta ?

Meta et Google, aussi visés dans cette procédure, défendent la même ligne : les réseaux sociaux ne causent pas directement de troubles psychologiques chez les jeunes. Probablement un peu embarrassés, les avocats de Meta expliquent que des dizaines de protections ont été mises en place ces dernières années, et aussi que la responsabilité incombe surtout aux parents. Le procès devrait durer six semaines, et d'autres dirigeants seront appelés à témoigner. L'enjeu dépasse clairement cette salle d'audience : si les plaignants obtiennent gain de cause, ça pourrait déclencher des milliers d'autres procédures à travers les États-Unis.

On a tous en tête un gosse qui passe ses journées sur TikTok ou Instagram, et ce procès met des visages et des chiffres sur ce problème qu'il est compliqué d'ignorer désormais. Le mémo « attrapez-les quand ils sont pré-ados » fait vraiment froid dans le dos. Reste à voir si ce procès changera quoi que ce soit, ou si dans cinq ans on en sera encore au même point, à regarder nos gamins scroller à l'infini en se disant que quelqu'un devrait faire quelque chose.

Article invité publié par Vincent Lautier .
Vous pouvez aussi me lire sur mon blog , sur Mac4ever , ou lire tous les tests que je publie ici, comme cette Webcam 4K , ou ce dock Thunderbolt 5 .

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ESPHome - Transformez un ESP32 à 5 euros en capteur domotique sans dépendre du cloud

Aujourd'hui j'aimerais vous parler un peu de bidouille et plus particulièrement de domotique . Hé oui, si comme moi, vous en avez marre que tous vos objets connectés passent par des serveurs chinois (souvent à la sécurité douteuse) ou américains (souvent directement connecté à la NSA) pour vous dire qu'il fait 22°C dans votre salon, on va voir comment ensemble créer ses propres capteurs 100% locaux avec ESPHome .

ESPHome, c'est un framework open source qui transforme n'importe quel ESP32 ou ESP8266 en appareil connecté intelligent sans vous prendre la tête. Vous écrivez un petit fichier YAML, vous flashez la puce, et hop, vous avez un capteur qui cause directement avec Home Assistant. Comme ça y'a pas de cloud et encore moins de données qui partent on ne sait où.

Et c'est hyper accessible... Suffit de savoir remplir un fichier texte avec quelques indentations (le fameux YAML), et voilà vous savez utiliser ESPHome.

ESPHome fait partie de l'Open Home Foundation ( Source )

Ce qu'il vous faut

  • Un ESP32 (genre un Wemos D1 Mini ou un NodeMCU)
  • Un capteur DHT22 (température et humidité)
  • Quelques fils Dupont
  • Temps estimé : 30 minutes

Niveau branchement, c'est pas sorcier. Le DHT22 a 3 broches utiles : VCC sur le 3.3V de l'ESP, GND sur GND, et DATA sur un GPIO de votre choix (le GPIO4 marche nickel). Pensez aussi à ajouter une résistance de 4.7kΩ entre DATA et VCC si vous voulez des lectures béton (beaucoup de modules l'ont déjà intégrée, mais vérifiez bien).

source

Ensuite, pour installer ESPHome sur votre ordi, ça se passe avec pip :

pip install esphome

Une fois l'outil en place, vous créez votre configuration YAML. Voici un exemple tout simple pour notre capteur :

esphome:
 name: capteur_salon

esp32:
 board: esp32dev

sensor:
 - platform: dht
 pin: GPIO4
 temperature:
 name: "Température Salon"
 humidity:
 name: "Humidité Salon"
 update_interval: 60s

Hé voilà ! Ce fichier suffit à tout configurer. Ensuite, pour flasher, branchez votre ESP en USB et lancez la commande :

esphome run capteur_salon.yaml

La première fois, ça compile tout le firmware et ça flashe. Une fois que c'est fait, l'ESP apparaît automatiquement dans Home Assistant si vous avez activé l'intégration. Et le top du top, c'est que les prochaines mises à jour se feront en WiFi (OTA), ce qui est super pratique quand le truc est planqué derrière un meuble.

Et si vous voulez aller plus loin dans l'intégration domotique locale, je vous conseille aussi de voir comment utiliser le GPIO directement sur Home Assistant .

Et voilà comment, avec dix balles et un peu de curiosité, vous avez un capteur qui n'espionne plus votre vie. Youuhouuu !

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FFmpeg - Comment normaliser le volume audio proprement avec loudnorm

Vous avez déjà remarqué comment le volume varie d'une vidéo à l'autre sur YouTube, ou pire, comment certaines pubs sont 10 fois plus fortes que le contenu ? Bah c'est parce que tout le monde n'utilise pas la même norme de volume. Et si vous produisez du contenu audio/vidéo, c'est le genre de détail qui fait la différence entre un truc amateur et un rendu pro.

La bonne nouvelle, c'est que FFmpeg intègre déjà un filtre qui s'appelle loudnorm et qui gère tout ça automatiquement. La norme utilisée, c'est le LUFS (Loudness Units Full Scale), qui est devenue le standard de l'industrie, et YouTube, Spotify, les TV... tout le monde utilise ça maintenant pour mesurer et normaliser le volume audio.

D'ailleurs, si vous débutez complètement avec cet outil, je vous conseille de jeter un œil à mon guide FFmpeg pour les nuls pour bien piger les bases de la ligne de commande.

Allez, c'est partiii ! Temps estimé : 2-5 minutes par fichier (selon la méthode choisie)

Mais, avant de se lancer dans les commandes, un petit point sur les paramètres qu'on va manipuler. Le filtre loudnorm utilise trois valeurs principales. D'abord I (Integrated loudness), c'est le volume moyen global mesuré en LUFS. La valeur standard pour le streaming, c'est -16 LUFS pour YouTube et Spotify, ou -23 LUFS pour la diffusion broadcast. Ensuite TP (True Peak), le niveau maximal que le signal ne doit jamais dépasser. On met généralement -1.5 dB pour avoir une marge de sécurité. Et enfin LRA (Loudness Range), qui définit la plage dynamique autorisée, généralement autour de 11 dB.

Méthode 1 : Normalisation simple (single-pass)

C'est la méthode la plus rapide, parfaite pour du traitement à la volée :

ffmpeg -i entree.wav -af loudnorm=I=-16:TP=-1.5:LRA=11 -ar 48000 sortie.wav

Pourquoi ces valeurs : -16 LUFS c'est le standard YouTube/Spotify, -1.5 dB de true peak évite le clipping, et 11 dB de range dynamique garde un son naturel.

Le truc c'est que cette méthode fait une analyse en temps réel et ajuste à la volée. C'est bien, mais pas parfait. Pour un résultat vraiment précis, y'a mieux.

Méthode 2 : Normalisation en deux passes (dual-pass)

Cette méthode analyse d'abord le fichier complet, puis applique les corrections exactes. C'est plus long mais beaucoup plus précis.

Première passe, on analyse :

ffmpeg -i entree.wav -af loudnorm=I=-16:TP=-1.5:LRA=11:print_format=json -f null -

FFmpeg va vous sortir un bloc JSON avec les mesures du fichier (input_i, input_tp, input_lra, input_thresh). Notez-les bien, car vous allez les injecter dans la deuxième passe.

Deuxième passe, on applique avec les valeurs mesurées (remplacez les chiffres par ceux obtenus à l'étape précédente) :

ffmpeg -i entree.wav -af loudnorm=I=-16:TP=-1.5:LRA=11:measured_I=-24.35:measured_TP=-2.15:measured_LRA=8.54:measured_thresh=-35.21:offset=0:linear=true -ar 48000 sortie.wav

Pourquoi cette méthode ? En fait, en passant les valeurs mesurées, FFmpeg sait exactement de combien ajuster. L'option linear=true force une normalisation linéaire plutôt que dynamique, ce qui préserve mieux la dynamique originale.

Pour les fichiers vidéo

Le principe est le même, on ajoute juste -c:v copy pour garder la vidéo intacte sans la ré-encoder :

ffmpeg -i video.mp4 -c:v copy -af loudnorm=I=-16:TP=-1.5:LRA=11 -ar 48000 video_normalise.mp4

D'ailleurs, pour ceux qui veulent automatiser ça à l'extrême, j'avais parlé de FFmpegfs , un système de fichiers qui transcode automatiquement ce que vous déposez dessus. C'est pratique si vous avez une grosse bibliothèque à gérer.

Traitement par lots avec ffmpeg-normalize

Si vous avez plein de fichiers à traiter, y'a un outil Python qui automatise la méthode dual-pass :

pip install ffmpeg-normalize
ffmpeg-normalize *.wav -o output_folder/ -c:a pcm_s16le

Cet outil fait automatiquement les deux passes et supporte le traitement parallèle. Pratique pour normaliser une bibliothèque entière.

Et en cas de problème ?

Erreur "No such filter: loudnorm" : Votre version de FFmpeg est trop ancienne (il faut la 3.1 minimum). Mettez à jour votre binaire.

Le son est distordu après normalisation : Le fichier source était probablement déjà saturé. Essayez de baisser le target (-18 LUFS au lieu de -16) ou augmentez le headroom du true peak (-2 dB au lieu de -1.5).

Voilà, maintenant vous n'avez plus d'excuse pour avoir des niveaux audio qui varient dans tous les sens. Le LUFS c'est le standard, FFmpeg gère ça nativement, et ça prend 30 secondes.

Vos auditeurs vous remercieront.

Source

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Test – Robot aspirateur Omni C28 de eufy

Que vaut le robot aspirateur laveur Omni C28 de eufy ? 

On retrouve la marque eufy que l’on affectionne depuis plusieurs années, tant par la diversification de ses produits que par la qualité générale de ces derniers. Aujourd’hui, nous parlerons donc d’une des nouveautés en matière de ménage dévoilée lors du CES 2026 de Las Vegas, en la présence du nouveau robot aspirateur laveur Omni C28 de eufy.

Ce dernier est disponible à la fois sur le site de la marque mais également sur Amazon au prix de 599 €. Il a cependant été aperçu en promotion à 529 € alors ouvrez l’œil ! Voyons maintenant ensemble ce qu’il faut, place au test !

 

Unboxing

On commence notre article par notre traditionnelle partie unboxing. Sur la face avant, nous retrouverons un beau visuel de notre modèle du jour bien sagement en charge dans sa station. Le nom du modèle ainsi que celui de la marque seront inscrits, et nous retrouverons 3 pictogrammes mettant en avant trois arguments marketings : l’HydroJet Système, sa station et sa puissance de 15 000 Pa. À gauche, on découvrira, le tout en anglais, la station et le robot plus en détails et en images. À droite, c’est sa technologie pour détecter les obstacles qui sera à l’honneur.

Pour finir, sans surprise, c’est à l’arrière que l’on fera le plus d’informations, cette fois en 10 langues. Nous aurons un descriptif plus complet des fonctionnalités, mais nous y reviendrons en détail peu après, le contenu de la boîte ainsi que les compatibilités.

Robot aspirateur laveur eufy C28

 

Caractéristiques techniques

Marque eufy
Recommandation de surface carrelage, sol dur
Caractéristique spéciale Système Hydrojet
Couleur Noir
Dimensions du produit 36,8L x 46,1l x 37,2H centimètres
Type de contrôleur App eufyclean

 

 

Fonctionnalités

  • Rouleau-serpillère HydroJet : cette serpillère se lave automatiquement et en temps réel, pour un nettoyage de la maison toujours optimal et sans interruption.
  • Puissance d’aspiration 15 000 Pa : la technologie d’aspiration avancée du C28 retire les cheveux, les poils d’animaux et même la poussière la plus fine. Vos animaux perdent leurs poils ? Aucun problème !
  • Station Omni 5-en-1 pratique : vidage automatique de la poussière, nettoyage du rouleau-serpillère, remplissage d’eau, séchage à l’air chaud et récupération des eaux usées.
  • Brosses principales DuoSpiral anti-nœud : conçue pour éviter que les poils et les cheveux ne s’emmêlent, la brosse réduit les nœuds et minimisent l’entretien manuel. Parfait pour les foyers avec des animaux de compagnie.
  • Technologie iPath 2.0 pour un nettoyage performant : sous les meubles ou dans des pièces où la luminosité est basse, iPath 2.0 détecte les obstacles et les contournes, pour un nettoyage ininterrompu, jour et nuit.

 

Contenu

  • Le robot aspirateur laveur Eufy Omni C28

  • La station multifonction (vidage automatique, lavage et séchage des serpillières, gestion de l’eau)

  • Un sac à poussière préinstallé dans la station

  • Les serpillières de lavage (déjà montées sur le robot)

  • Le câble d’alimentation de la station

  • La documentation (guide de démarrage rapide et manuel d’utilisation)

Robot aspirateur laveur eufy C28

 

Test & Application

Le marché des robots aspirateurs laveurs est devenu un véritable champ de bataille, où chaque marque promet de nous faire oublier à jamais l’aspirateur et la serpillère. La preuve en est, Vonguru vous propose très régulièrement de nombreux tests ! Avec le Omni C28, Eufy entend clairement séduire, notamment par son prix, en proposant un robot ultra autonome, performant, mais à un tarif qui reste encore relativement accessible. La question est donc simple : est-ce que ce modèle tient réellement ses promesses au quotidien ?

Dès l’installation, le Omni C28 inspire confiance. Le robot est accompagné d’une station Omni imposante mais élégante, pensée pour centraliser absolument toutes les contraintes liées à l’entretien. Une fois en place, on comprend rapidement que ce n’est pas juste un aspirateur robot classique : ici, l’objectif est clairement de ne plus avoir à y penser pendant plusieurs jours. Le robot se vide automatiquement, lave ses serpillières, les sèche à l’air chaud et gère seul l’eau propre comme l’eau sale. Dans la pratique, cela reste cohérent avec tout ce qui se fait en ce moment.

Robot aspirateur laveur eufy C28

Côté performances, Eufy n’a pas à rougir de sa nouveauté. Le Omni C28 embarque une aspiration puissante, capable de venir à bout des miettes, poussières fines et poils d’animaux sans difficulté. Sur sols durs, le résultat est immédiatement visible, même si un peu moins sur tapis. En effet, avec 15 000 Pa, nous sommes sur une aspiration correct mais sans plus. Cependant, cela jouera sur le bruit, que l’on trouvera moindre comparé à d’autres modèles.

Le lavage est sans doute l’un des points les plus convaincants de ce modèle. Contrairement aux robots qui se contentent de tirer une serpillère humide derrière eux, le Omni C28 utilise un système de lavage continu avec nettoyage automatique de la serpillère pendant le cycle. Résultat : le sol n’est jamais lavé avec un chiffon sale, et les traces disparaissent beaucoup plus efficacement. Évidemment, on ne parle pas d’un décapage de printemps sur des taches incrustées depuis des mois, mais pour l’entretien régulier, le rendu est franchement très satisfaisant.

Robot aspirateur laveur eufy C28

La navigation est à la hauteur des attentes. Le robot cartographie rapidement le logement, se déplace de manière logique et évite efficacement les obstacles du quotidien. Meubles, pieds de chaises, jouets oubliés au sol : le Omni C28 se montre précis et méthodique, sans errer au hasard comme certains modèles plus basiques. Une fois la carte enregistrée, il devient très simple de lancer un nettoyage ciblé ou de programmer des passages réguliers, pièce par pièce, directement depuis l’application.

Justement, l’application Eufy se révèle agréable à utiliser. Elle permet de gérer les cartes, les zones interdites, les niveaux de puissance ou encore les modes de lavage sans prise de tête. Le tout est complété par une compatibilité avec les assistants vocaux, ce qui permet d’intégrer facilement le robot dans une maison connectée. On est clairement sur un produit pensé pour s’adapter au quotidien, et pas l’inverse.

Robot aspirateur laveur eufy C28

Après plusieurs utilisations, le constat est assez clair : le Omni C28 fait exactement ce qu’on attend de lui. Il nettoie efficacement, se débrouille seul et réduit drastiquement le temps consacré au ménage. Bien sûr, il n’est pas parfait. La station prend de la place, et le lavage, aussi efficace soit-il, ne remplacera jamais un nettoyage manuel intensif sur des sols très sales. Mais dans une utilisation normale, c’est un confort difficile à quitter une fois qu’on y a goûté. En revanche, le bundle arrive clairement avec trop peu de consommables pour changer une fois ces derniers en fin de vie. Il faudra donc les trouver, ce qui n’est pas une mince affaire à l’heure où ses lignes sont écrites. Vous trouverez sur le site de la marque les sacs à poussières mais également sur Amazon, mais pour le reste, c’est pour le moment assez difficile. Affaire à suivre !

Robot aspirateur laveur eufy C28

Conclusion 

Pour conclure notre test du jour, le Eufy Omni C28 s’adresse à celles et ceux qui veulent un robot autonome, capable d’assurer un entretien complet des sols sans intervention quotidienne. À ce niveau de prix, la proposition est très très cohérente, équilibrée et surtout très convaincante. On rappellera que ce dernier est disponible à la fois sur le site de la marque mais également sur Amazon au prix de 599 €. Il a cependant été aperçu en promotion à 529 € alors ouvrez l’œil !Ce n’est peut-être pas le robot le plus extravagant du marché, mais c’est clairement un allié du quotidien, fiable, efficace et pensé pour simplifier la vie. Et ça, chez Vonguru, on valide sans hésiter.

Le manque de consommables dans le bundle et leur disponibilité pour un achat ultérieur est cependant un frein. On attend donc que eufy nous en propose sur son site et ailleurs pour une expérience plus pérenne dans chaque foyer équipé !

Argent Award Vonguru

Test – Robot aspirateur Omni C28 de eufy a lire sur Vonguru.

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