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A en croire les forums d’utilisateurs, les applications de contrôles des enceintes sans fil sont toutes nulles. Quelle que soit la marque, elles sont inutilisables, buggées, lentes ou mal organisées. Sonos va bientôt présenter une mise à jour majeure de son application mobile : sera-t-elle toujours aussi “nulle” ?
La conception de l’ergonomie d’une application mobile, comme de toute interface entre l’homme et une machine au sens large du terme, est un travail extrêmement complexe. On ne peut pas se rendre compte à quel point si l’on ne s’intéresse pas au domaine. Du point de vue de l’utilisateur final, ce dernier s’attend dans toutes les situations à une solution parfaite répondant à 100% de ses besoins et de ses intentions.
Sauf que cela ne fonctionne pas ainsi.
J’ai lu différents livres techniques sur le sujet, j’ai créé des interfaces de contrôle pour la domotique et travaillé sur la conception d’applications mobiles. Ma conclusion : c’est un vrai métier. Malgré tout, il n’existe aucune interface parfaite, aucune application de commande parfaite. Sinon, ce serait la même que l’on trouverait partout. Et je parle ici aussi bien des applications mobiles pour les enceintes multiroom que les écrans tactiles dans une voiture moderne ou ceux d’un distributeur de billets. Les concepteurs font des choix qu’ils estiment de leur point de vue de spécialiste répondre aux attentes du plus grand nombre.
C’est là que se pose toute la problématique des interfaces : être comprise par le plus grand nombre.
Les concepteurs auront beau faire tout ce qu’ils peuvent, créer des milliers de prototypes, il y aura toujours des insatisfaits qui pensent que le résultat final est nul. En réalité, il ne répond tout simplement pas à leur schéma de pensée. Celui-ci mélange à la fois une culture, une expérience ou pas, l’appréciation du graphisme, des couleurs, des formes… Autant de critères multiples, différents d’un humain à un autre, qui font qu’aucune interface ne peut vraiment convenir à tout le monde.



Quelques exemples de livres de référence (en anglais) dédiés à l’ergonomie des interfaces
Alors, lorsque l’on lit sur les forums que telle application pour enceintes sans fil est ratée ou incompréhensible, c’est surtout qu’il n’y a pas d’adéquation entre les attentes et la proposition. Mais l’utilisateur n’a pas le choix. Il n’y a qu’une seule interface pour un appareil donné. Soit on s’y habitue, soit on doit aller voir ailleurs et changer de matériel. Aucune alternative n’est possible.
Évidemment, les plus mécontents, ceux qui crient le plus fort et qui sont les plus visibles, pensent toujours détenir la vérité. Comme on dit, quand on est satisfait, on ne va pas le crier sur tous les toits, contrairement à ceux qui ne le sont pas. Ce sont donc ces derniers qui sont vus, ce qui pourrait laisser croire qu’ils représentent la vérité. Alors qu’ils ne sont qu’une minorité à se plaindre contre une immense majorité silencieuse satisfaite de l’interface proposée par le fabricant de son enceinte sans fil multiroom.
A ce propos, d’un point de vue général, lorsqu’un utilisateur découvre sa première enceinte connectée et donc sa première interface sur smartphone, il va automatiquement s’y habituer. C’est son premier contact avec ce type d’interface. Il découvre, il enregistre dans son cerveau que ça marche comme ça et il s’y adapte. C’est ainsi que fonctionnent la plupart des êtres humains. Les autres sont ceux qui ont plus d’expérience, ils comparent et se mettent ainsi à peser le pour et le contre et à se créer des attentes : j’aime bien ceci sur cette interface, cela sur telle autre. Ils imaginent dans leur tête l’interface parfaite en se pensant ergonomes. Cette fameuse interface parfaite qui n’existe toujours pas… Ils sont juste ergonomes pour eux-mêmes.
J’ai un autre exemple qui illustre mon point de vue. Lorsque je créais des interfaces pour des systèmes domotique, j’ai proposé à différents clients une page d’accueil avec un plan de la maison. On pouvait d’un coup d’œil visualiser l’état de la lumière ou la température dans chaque pièce, puis sélectionner celle que l’on souhaitait contrôler. Cette expérience m’a permis de me rendre compte que certains clients appréciaient, et d’autres pas du tout. Ceux qui ne voulaient pas de ce type d’ergonomie avaient un problème tout simple : ils étaient incapables de visualiser rapidement leur maison à travers un plan. Cela leur demandait trop d’effort de mise en situation.
Les concepteurs d’interfaces pour applications mobiles prennent en compte de nombreux paramètres lors de la création puis pour toute itération ultérieure. Ils se basent évidemment sur les retours des utilisateurs et sur bien d’autres choses : l’évolution de tous les types d’interfaces en général auxquelles nous sommes confrontés au quotidien, les tendances graphiques, les polices d’écriture, leur taille, leur poids, l’évolution de la taille des écrans des interfaces, etc. Ils doivent aussi prendre en compte les nouvelles fonctions des produits à adapter à l’existant.
Dans le multiroom, on observe que les interfaces des différents fabricants d’enceintes sans fil et de lecteurs réseau se copient souvent les uns les autres. Certains tentent des choses qui sortent de l’ordinaire pour revenir sur des basiques bien implantés. Prenons justement l’exemple de l’application Sonos. Elle a permis d’imposer petit à petit la barre de menu horizontale au bas de l’écran permettant de naviguer entre les fonctions principales : accueil, lecture, recherche, paramètres. D’autres n’avaient pas retenu cette ergonomie et écarté ce menu au bas de l’écran, tels que BluOS et MusicCast. Et puis en 2023, BluOS comme MusicCast ont sorti des mises à jour majeures de leurs interfaces faisant apparaître la barre de menu horizontale !
Et bien en 2024, Sonos abandonne la barre de menu au bas de l’écran. Les premières captures que l’on peut voir de la nouvelle app Sonos illustrent une toute nouvelle proposition. Est-ce pour autant un retour en arrière ? A la place, on trouve une zone dynamique selon l’écran en cours de consultation. Par exemple : la lecture en cours depuis la page d’accueil, le multiroom depuis la page de lecture.

Pour rappel, vous avez ci-dessous à gauche la toute première app Sonos en 2010, sans barre de menu horizontale. A droite, c’est l’app Sonos actuelle avec sa barre de menu, avant la mise à jour à venir.


Cette nouvelle évolution de l’app Sonos répond à des choix d’ergonomie mûrement réfléchis, après sans doute d’innombrables heures de test. Si Sonos abandonne un élément d’interface qui s’était généralisé, comme la barre de menu en bas, c’est qu’ils pensent que l’on peut faire mieux et différemment. Avec toujours ce même objectif : être compris et assimilable par le plus grand nombre, facilement pour les nouveaux utilisateurs, sans créer de rupture pour les utilisateurs existants. Mais sûrement pas pour répondre aux mécontents notoires des forums.
Je testerai en détail cette nouvelle version majeure de l’app Sonos dès sa sortie pour vous donner mon avis ici même. Elle devrait être disponible le 7 mai prochain.
Source : The Verge
L’article Toutes les applications mobiles des enceintes sans fil sont-elles vraiment nulles ? est apparu en premier sur Musique connectée & automatismes dans toute la maison.
L’intelligence artificielle à toutes les sauces, on ne parle que de ça. On nous dit aussi que les applications sont sans limite et que ce sera un véritable raz-de-marée. Qu’en est-il des systèmes audio connectés ? De quelle façon l’IA pourrait faciliter l’utilisation du multiroom au quotidien ?
Les deux grands géants de la tech que sont Amazon et Google ont déjà sauté sur l’occasion. Du côté de Google, l’IA arrive dans l’app domotique Home permettant de contrôler tous les équipements connectés compatibles. L’idée est de proposer un assistant qui va créer les “routines”. Par exemple, en tapant une phrase simple du type “quand j’arrive le soir entre 18h et 20h, allume la musique dans le salon et lance telle webradio”, l’IA de Google est alors censée programmer tout cela toute seule.
Amazon annonce qu’Alexa va devenir proactive en silence. C’est-à-dire qu’elle saura, en analysant les remontées des capteurs, ce qu’il faut faire. Et elle le fera. Par exemple, si elle détecte une présence et qu’il fait sombre, alors elle allumera la lumière sans demander. D’autre part, Alexa sera capable d’interpréter des phrases naturelles telles que “j’ai froid” et d’augmenter le chauffage toute seule. Si on lui dit “ça manque de musique ici”, lancera-t-elle ma playlist préférée ?
Etrangement, Apple n’a pas encore d’outils ni d’applications liées à l’intelligence artificielle. Apple se repose pour l’instant sur le contrôle vocal avec Siri. Il n’y a pas d’information au sujet d’une possible évolution de l’assistant vers plus d’intelligence artificielle. Au contraire, on entend parler d’une éventuelle nouvelle enceinte HomePod avec un écran. Ce qui signifie plus d’interaction physique avec le produit, à l’opposé de l’intelligence artificielle.

Chez Savant, un système domotique très répandu aux Etats-Unis, on indique travailler depuis 5 ans sur le Savant AI Engine. A la lecture des détails, on comprend qu’il est associé à Siri d’Apple et qu’il interprète les phrases naturelles. Mais quand on creuse un peu plus, on a vraiment l’impression que ce sont plus des algorithmes améliorés que réellement de l’intelligence artificielle. Rien de révolutionnaire pour l’instant, mais ça pourrait évoluer.
En revanche, côté musique, ça bouge avec l’IA. Le service de transfert de playlists Soundiiz, la plateforme multimédia Plex, le lecteur audio HiFi Roon ou encore l’application de lecture Volumio ont tous présenté leur service de génération de playlists via IA. Cela consiste à analyser vos goûts, donc votre historique de lecture, et à construire de nouvelles listes de musique intelligentes qui devraient vous plaire à coup sûr.
Crestron a beaucoup évolué dernièrement dans le contrôle de la musique en multiroom grâce à sa gamme NAX. Il est plus simple de piloter de multiples sources vers différentes pièces, le tout à travers l’application unifiée Crestron Home OS. Cependant, cet acteur majeur de la domotique n’a pas encore intégré d’IA dans ses produits, ni multiroom, ni les autres. Peut-être une nouveauté future majeure à venir dans ce domaine ?

On est encore loin d’une véritable IA qui apprend de nos habitudes et qui s’adapte et évolue en conséquence. Voilà un exemple. Chaque vendredi soir, après une semaine de travail bien remplie, je lance toujours la playlist “funky chill” dans mon salon. Et puis un vendredi soir, je rentre et je ne lance pas la musique. Normalement, l’IA devrait me demander :
Dave (dédicace aux cinéphiles), voulez-vous que je lance votre playlist funky chill habituelle ?
Ce n’est peut-être pas de ça dont on a envie, mais ça aurait quand même du panache ! On pourrait réellement parler d’intelligence artificielle. Celle qui apprend, qui analyse, qui s’adapte et qui anticipe. Le tout pour faciliter nos usages et nos actions. Si une IA multiroom fait son apparition, vous serez les premiers prévenus !
Le SPA25 est le nouvel amplificateur intégré home cinema à 9 canaux de Primare. Il est adapté à une configuration Dolby Atmos/DTS:X en 7.1.2 ou 5.1.4. Ses nombreuses entrées lui permettent de rassembler toutes les sources. C’est aussi un ampli connecté qui assure la polyvalence musique et cinéma.
Puissance – Le Primare SPA25 délivre 9×90 Watts quand les canaux sont tous en fonction. Mais si on l’utilise en stéréo uniquement, alors les canaux principaux gauche et droit bénéficient de plus de puissance. Elle monte jusqu’à 2×250 Watts sous 4 ohms.
Calibrage audio – Pour adapter le son à la pièce, le Dirac Live Room Correction fait partie de la dotation. Utilisé avec un micro, il adapte les fréquences pour obtenir une réponse linéaire, en multicanaux comme en stéréo.
Audio connecté – La partie audio connectée passe par l’Ethernet ou le WiFi. La plateforme Prisma présente à l’identique dans d’autres produits de la marque donne accès à AirPlay 2, à Chromecast, à Spotify Connect et à Roon. Qobuz et Tidal sont intégrés à l’app de contrôle Primare Prisma.
Mais surtout, les qualités sonores sont d’un très haut niveau. C’est la première fois que j’écoute un amplificateur home cinéma digne de concurrencer des modèles HiFi stéréo. Et pourtant, j’ai écouté à peu près tous les intégrés audio/vidéo de toutes les marques sortis depuis 2017 environ (et un très grand nombre de modèles depuis 1994 !).
Les amplificateurs home cinéma sont la plupart du temps assez ternes musicalement parlant, même les plus haut de gamme. Non pas qu’ils soient mauvais, il en existe de meilleurs que d’autres. Mais dès qu’on les compare à une solution de tarif équivalent (et même bien moins cher) en stéréo avec un intégré ou un couple préamplificateur et bloc de puissance, il n’y a pas photo. On n’y est pas. Ça manque d’attaque, de mordant, de présence ou encore de matière dans la scène sonore.
Tout à fait le contraire du Primare SPA25 qui possède toutes ces qualités ! Il n’est pas encore exactement au niveau de mon ensemble de “référence” (pas LA référence mais UN point de référence) constitué d’un DAC/préamplificateur Mytek Brooklyn DAC+ et d’un bloc SPL Performer s800 de 2×285 Watts sous 4 ohms en classe AB.
Il s’en approche tellement que je pourrais me contenter du SPA25 pour tout faire si je n’avais pas besoin d’une double configuration pour les besoins de mon métier de journaliste audio/vidéo/HiFi/home cinéma.




Site du fabricant : Primare
Vous vous êtes sûrement déjà demandé comment la musique que vous sélectionnez depuis Spotify, Deezer ou Apple Music arrivait jusqu’à vos enceintes ou votre casque. Il n’y a pas d’explication universelle. Le principe est le même chez tous les services de streaming concurrents, mais chacun applique la recette à sa façon. Comme il est compliqué de synthétiser l’ensemble des informations incomplètes qu’ils mettent à disposition, le mieux est encore de se tenir informé régulièrement. Voici la liste des sites et des blogs à suivre que j’ai découvert pour tenter d’en apprendre plus.
Lorsque j’ai voulu en savoir un peu plus sur le fonctionnement technique des plateformes de streaming, je me suis rendu compte de l’absence totale d’explications. Aucun service de streaming ne fait l’effort de décrire en vidéo ou avec des schémas le flux global qu’emprunte la musique jusqu’à nos oreilles.
Le chemin c’est une chose, mais il y a aussi tout le fonctionnement des applications mobiles, comment sont gérées les informations liées aux titres, aux albums, aux artistes. Ou encore la façon dont ces applis en savent plus que l’on ne croit sur nous pour nous proposer des recommandations musicales pertinentes.
J’ai donc fait le tour des sites des principaux services de streaming afin d’en apprendre un peu plus. Auatnt dire que les informations sont éparpillées et incomplètes. Il y a des services qui ne partagent aucune information, d’autres qui font un effort de vulgarisation et les derniers livrent pêle-mêle des documents scientifiques pas faciles à absorber.
Dans les services qui ont arrêté de communiquer, il y a le blog technique de Last.fm. Pourtant, le contenu était intéressant, mais c’est silence radio depuis 2014… Le blog Napster a également cessé toute publication depuis plus de deux ans, dommage.
Les ingénieurs ultra-qualifiés qui travaillent pour ces plateformes de streaming développent et inventent sans cesse. Certains déposent des brevets, d’autres réalisent des publications scientifiques. Il est possible de les retrouver en ligne… quand on connaît le lien ! Voici les bases de données des ressources scientifiques de trois services de streaming :
Enfin, lorsque vous aurez ingurgité tous ces sites et ces documents et que vous maîtriserez le fonctionnement des plateformes de streaming, vous pouvez aussi faire un tour sur les blogs des fabricants. J’ai retenu deux blogs notables car ils publient régulièrement des informations que l’on ne trouve pas ailleurs : le blog Bluesound et le Sonos Tech Blog.
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J’ai découvert il y a quelques temps le C4 model. C’est une méthodologie permettant de modéliser et documenter l’architecture logicielle d’un système logiciel. Cela m’a tout de suite intrigué et pourra intéresser ceux qui connaissent un peu l’état de l’art sur ce sujet.
Introduction Nul n'est immortel et cela fait plus d'une dizaines d'années que j'ai pour projet de rédiger un testament numérique, au cas où. (…)
Que cette question est complexe. J'ai commencé pas mal de petit chose, mais au final j'ai rien terminé. J'ai du mal a trouver "le truc parfait", même si j'ai bien conscience que cela n'existe certainement pas.
Mais dans les grandes lignes, le jour où je cesserais de fonctionner, mes proches ne devraient pas perdre de données, ils ont accès aux sauvegardes, ils ont accès à mes mots de passe. En revanche ils perdront certainement l'accès aux services (Nextcloud, les mails, lecteur RSS.....). J'ai pas tous documenter, c'est dans les cartons, mais je procrastine pas mal. J'aimerais qu'ils puissent remonter une infra au besoin, sauf pour les mails, c'est vraiment trop la mort à mettre en place et à maintenir, il faut vraiment être maso pour maintenir une infra mail de nos jours. Ceux qui disent le contraire sont soit inconscient ou ont commencé le mail il y a plus de 20ans.
Les courbes elliptiques, c’est la promesse de la robustesse des communications chiffrées de TLS sans la lourdeur des tailles de clés utilisées avec l’algorithme RSA. Il ne sera pas question de mathématiques aujourd’hui (je suis trop mauvais pour ça, vous avez qu’à voir Wikipedia pour ça), juste de quelques notes sur leur utilisation, pour du certificat autosigné, de la vérification, et un micro rappel de Let’s Encrypt.
Faites une petite recherche rapide, et 99,9% des tutos pour générer un certificat, que ça soit pour de l’auto-signé, ou dans le cadre de la commande chez une autorité « classique », et vous aurez du RSA avec un panel de 2048 à 4096 bits de taille de clé. Sans faire de benchmark, je peux vous assurer que si 2048bits est assez classique, 4096 ça commence à être assez lourd à gérer. Les courbes elliptiques sont des objets mathématiques qui promettent de garder la complexité mathématique, clé de la robustesse en matière de cryptographie, mais avec une taille de clé beaucoup plus réduite, ce qui permet d’améliorer la consommation de ressources et la performance du chiffrement des communications, parce que c’est le contexte dans lequel elles ont été envisagées et déployées.
Typiquement, pour déployer un virtualhost « par défaut » sur mon serveur web Nginx, j’ai voulu générer un certificat auto-signé certes, mais avec les courbes elliptiques comme base cryptographique. C’est plutôt simple au final, ça se joue en à peine plus de temps, ça repose sur l’incontournable OpenSSL, malgré les problèmes qu’il pose ces dernières années, surtout en tant que bibliothèque applicative. On commence par lister les courbes disponibles :
openssl ecparam -list_curves
Vous choisissez ce que vous voulez, pour des raisons de compatibilité, j’ai sélectionné secp384r1 qui est la plus utilisée derrière sa petite sœur en 256bits et qui est nommée prime256v1 (parce que nique la cohérence, hein). C’est au passage celle que j’utilise sur le blog 
Ensuite, on fait les étapes classiques pour un autosigné :
openssl ecparam -genkey -name secp384r1 -out key.pem openssl req -new -sha256 -key key.pem -out csr.csr openssl req -x509 -sha256 -days 365 -in csr.csr -out certificate.pem
Pendant la phase de création du CSR, vous répondez comme vous le souhaitez aux questions, comme on est sur de l’autosigné vous pouvez être créatif si ça vous chante 
Et voilà, vous n’avez plus qu’à renseigner la clé et le certificat dans votre Virtualhost par défaut, comme ça, si vous interrogez l’IP de votre serveur web, c’est ce certificat « placeholder » qui apparaitra (autosigné certes, mais certificat quand même) et ça masquera le reste de vos virtualhosts, parce que sinon le serveur web présente le premier chargé dans les configurations incluses (je me demande si j’en ferai pas une démo en live tiens…).
Oui je sais ça parait con, mais ça m’est déjà arrivé une quantité beaucoup trop importante de fois de ne pas être certain qu’un nouveau certificat à installer correspond encore à la clé qui est déjà déployée, ou si une nouvelle clé à été générée pour l’occasion. La joie de l’infogérance et des tickets traités par plusieurs admins successivement.
Idem, quand on cherche les manipulations à effectuer, on trouve quasi systématiquement la méthode basée sur le modulus. Sauf que cette méthode est propre à l’algorithme RSA, et n’est donc pas applicable pour des courbes elliptiques. Malgré tout, on peut s’en sortir. L’astuce consiste cette fois à comparer la clé publique entre la clé et le certificat. D’abord pour la clé :
openssl ec -in key.pem -pubout |openssl md5 openssl x509 -in certificate.pem -noout -pubkey |openssl md5
Si les deux résultats sont identiques, vous pouvez les charger dans le serveur web (ou dans l’interface de votre fournisseur d’infrastructure, si vous êtes dans le claude).
Let’s Encrypt (et certainement d’autres fournisseurs) supporte les courbes elliptiques depuis un moment déjà. Personnellement, je préfère utiliser le léger acme.sh plutôt que l’officiel certbot, que je trouve particulièrement lourd. La génération est plutôt simple :
acme.sh --issue --ecc -k ec-384 -d www.domain.tld -w /var/www/ --debug
Évidemment c’est à adapter au domaine, et au dossier par lequel il va bosser le challenge. Perso je préfère ensuite faire une installation dans un dossier dédié pour inclure la commande de rechargement du serveur web derrière :
acme.sh --install-cert -d domain.tld --fullchain-file /etc/nginx/ssl/domain.tld.crt --key-file /etc/nginx/ssl/domain.tld.key --reloadcmd "systemctl reload nginx"
Voilà, comme on le voit, il ne faut pas grand chose pour passer à cette méthode cryptographique, et investiguer à son sujet est à peu près aussi simple qu’avant. Juste je trouve qu’il y a vraiment peu d’articles qui incluent les courbes dans les manipulations. Bon ben voilà 
