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ARC Raiders lisait vos DMs Discord en douce

Le Discord Game SDK, c'est ce petit bout de code que les devs de jeux vidéo intègrent pour afficher votre statut, gérer les invitations entre potes... sauf que dans ARC Raiders, le truc ouvrait carrément une connexion complète au serveur Discord. Du coup, vos DMs privés se retrouvaient jusqu'il y a peu, logués en clair sur votre disque dur.

C'est Timothy Meadows, un ingénieur en sécurité, qui a découvert le pot aux roses. En fouillant dans les fichiers de log du jeu (le chemin exact c'est AppData\Local\PioneerGame\Saved\Logs\discord.log), il est tombé sur des conversations privées Discord en clair.

Et cerise sur le gâteau, le fichier contenait aussi le Bearer token d'authentification Discord du joueur. En gros, la clé qui donne accès à TOUT votre compte !

Le problème vient du fait que le SDK se connecte avec un token utilisateur complet, exactement comme le ferait l'app Discord elle-même. La gateway pousse alors tous les events vers cette connexion, y compris les messages privés.

Sauf que le jeu ne filtre rien et balance TOUT dans un fichier log sur le disque. Ce n'est donc pas une backdoor volontaire mais juste du code mal branlé qui ne trie pas ce qu'il reçoit.

Meadows a bien sûr tenté de signaler la faille à Embark Studios un mois avant de rendre l'info publique. Mais comme d'hab, pas de réponse et pas de bug bounty non plus...

Du coup, il a publié tranquillou ses trouvailles sur son blog le 3 mars et Embark a réagi 2 jours plus tard avec un hotfix qui désactive enfin le logging du SDK.

Seuls les joueurs ayant lié leur compte Discord à ARC Raiders sont touchés et c'est peut-être votre cas.... Mais bon, vu que le jeu vous le propose dès l'installation, y'a probablement pas mal de monde dans le lot.

Le token Bearer avait une durée de validité d'environ 167 heures (en gros, une semaine), ce qui laisse une sacrée fenêtre pour quiconque aurait accès au fichier log. Un malware, un pote curieux, un PC partagé en LAN... les scénarios ne manquent pas... Suite à cela, Embark a sorti le communiqué classique en mode "vos données n'ont pas quitté votre machine, on n'a rien lu, on ne lira rien". OK, cool story bro, sauf que le vrai souci c'est pas Embark en fait, c'est Discord car leur SDK donne un accès beaucoup trop large aux devs tiers.

Car quand vous liez votre compte à un jeu, vous pensez autoriser l'affichage de votre pseudo et de votre statut et pas du tout l'accès à vos DMs. D'ailleurs, après l'incident, la page d'autorisations du jeu est passée de "cette application ne peut PAS lire vos messages" à "cette application PEUT lire et envoyer des messages". Hop, ni vu ni connu !

Côté protection, c'est pas la mer à boire, suffit de changer votre mot de passe Discord dans les réglages de l'app (ça invalide tous les tokens actifs), et désactivez l'intégration Discord dans les paramètres d'ARC Raiders, puis supprimez le fichier discord.log dans le dossier du jeu.

Attention, si vous êtes du genre parano, faites aussi le ménage dans vos autorisations Discord, parce que ARC Raiders est sûrement pas le seul jeu à avoir ce genre de problème...

Bref, méfiez-vous des jeux qui demandent à se connecter à votre Discord... c'est pas la première fois que ça tourne mal !

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Chronoquoi ?

— Article rédigé par l’ami Remouk (DansTonChat) – Merci à lui —

Découvert au détour d'un post reddit, intrigué par le concept et le fait que le jeu ait été réalisé par une seule personne, j'ai demandé une clef au développeur, qui s'avère être français. Il a gentiment accepté, et comme j'ai sincèrement (spoiler) adoooooré l'aventure proposée, je vous en parle ! Il s'agit de Chronoquartz .

Dès le début, c'est le bordel : les méchants volent le chronoquartz et blabla y a rien qui va, y a le feu partout c'est la catastrophe. Résultat : on se retrouve en prison. Bah super. Ça commence bien.

Heureusement, on est malin, on sort de la prison, on avance, on explore quelques salles en évitant les gardes, on se heurte à quelques portes fermées, et au bout de 10 déplacements BIM on se retrouve à notre point de départ.

Quoi ?!

Ok alors attention c'est un peu compliqué à expliquer… Mais en gros, on est dans une boucle temporelle. À chaque fois qu'on change de pièce, ça compte comme un "tour". Et on a 10 tours avant que la boucle ne recommence à zéro. On remonte dans le temps, au tour "0" et on refait 10 tours. Durant ces 10 tours, vous pouvez chercher des indices, qui, mis bout à bout, vous permettrons d'avancer plus loin.

C'est un peu "un jour sans fin" mais dans un jeu vidéo.

Dis comme ça, c'est assez flou, j'en suis conscient. Mais manette en main, on se prend immédiatement au jeu, on s'habitue très vite à cette mécanique, et on voit où le développeur veut en venir. C'est très malin et bien pensé !

On progresse tranquillement, c'est super satisfaisant, et quand on commence à être à l'aise avec le concept, PAF l'aventure "s'ouvre" encore plus, de nouvelles mécaniques arrivent, et c'est… Trop bien !

C'est donc un jeu de réflexion / exploration / énigmes, mais dans lequel on doit réfléchir de manière très différente de d'habitude. Il faut souvent "sortir du cadre" et penser "out of the box" comme disent les américains (ouais je suis bilingue).

Les graphismes sont super mignons, joliment pixelisés, c'est bien fait (aucun bug ou quoi que ce soit), tout est fluide comme il faut. Les musiques sont tops ! C'est vraiment très bien foutu, immense bravo à Infinite Stairs.

En dehors de 2 ou 3 indices qui manquaient un peu, selon moi, de clarté (et encore, j'imagine que ça dépend des gens ?), j'ai trouvé que c'était très futé, très malin.

Le genre de problèmes devant lesquels où on se creuse la tête à fond, puis on a un déclic et MAIS OUI BIEN SÛR ça devient absolument évident. :D

En conclusion, un petit jeu (comptez 6-7h pour voir la fin) à petit prix (10€) qui m'a marqué par l'originalité de son concept, de ses énigmes. L'idée est pourtant casse-gueule mais c'est vraiment réussi, intelligent, globalement bien équilibré, si vous aimez vous creuser la tête : je conseille fortement !

Dispo sur PC (Steam) et Nintendo Switch

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Absolum-ent !

— Article rédigé par l’ami Remouk (DansTonChat) – Merci à lui —

Je crois que si j'ai UNE console de cœur, celle qui a bercé mon enfance et qui a aiguisé mon goût pour les jeux vidéo, c'est la Megadrive. Un des titres qui m'avait énormément marqué, qu'on avait eu en bundle avec la console, 2 manettes et Sonic, c'est Streets of Rage... Et bien sûr ces deux excellentes suites !

Le 4ème volet, sorti 26 ans après le 3ème, était incroyable lui aussi (je recommande chaudement), car il respectait à 100% la formule et le gameplay d'origine, tout en apportant plein de petits trucs et en modernisant l'aspect technique. Un pari un peu fou mais relevé avec brio.

En suivant un peu l'actualité des différents studios ayant travaillé sur ce Streets of Rage 4, je suis tombé sur le dernier petit bijou créé par Dotemu et Guard Crush, avec Supamonks aux graphismes : Absolum.

Qu'est-ce que donc ?? C'est à nouveau du gros jeu de baston qui tâche, mais cette fois-ci, ils ont créé leur propre univers. Médiéval-fantastique, avec de la magie et des trucs un peu dark. Aussi, à la place d'un déroulement linéaire, on a affaire à un roguelite. C'est à dire que quand on meurt (et on meurt très vite au début), on recommence à zéro... :'( MAIS on débloque des choses : améliorations permanentes, personnages, nouveaux pouvoirs ou des embranchements à explorer…

Parce que oui, chaque niveau propose des embranchements (parfois cachés, parfois débloqués après certaines actions ou dialogues), qui nous permettent de parcourir différents chemins sur la map. Donc chaque partie peut s'avérer radicalement différente de la précédente, en termes de décors, événements, ennemis à zigouiller…

D'ailleurs, au niveau du système de combat, ça reprend les bases de Streets of Rage évidemment, mais avec des systèmes d'esquive / parade / contre-attaque, assez techniques à utiliser (get good comme on dit), sans oublier les pouvoirs, armes de jet, objets et améliorations qu'on récupère au fur et à mesure d'une run et qui nous permettent d'optimiser notre build.

Donc malgré une prise en main super simple, le gameplay est + complet et + technique qu'il n'y paraît. Les soins étant assez rares, il ne faut vraiment pas foncer dans le tas comme un bourrin, mais bien utiliser les esquives, mémoriser les patterns d'attaques des différents ennemis et boss… Et apprendre à connaître son perso. :) Ils sont tous différents et très cools à jouer !

Côté artistique, je trouve Absolum absolument magnifique. ✨ C'est de la 2D en mode dessin animé, côté artistique c'est super stylé et détaillé, sans pour autant perdre en lisibilité. L'animation est hyper jolie et hyper fluide, les contrôles réagissent immédiatement, c'est super satisfaisant et précis. La musique n'est pas en reste, non franchement, c'est du très très beau boulot !

Côté contenu, entre tous les embranchements possibles, les personnages à maîtriser, et maintenant le DLC gratuit, très fourni qui vient de sortir, il y a de quoi faire ! J'en suis à 20h de jeu et j'ai toujours pas vu la fin (comment ça, je suis nul ??). Gros bonus trop cool : c'est jouable à 2, sur la même machine mais aussi en ligne.

Si vous aimez le genre, selon moi c'est un indispensable dont on a trop peu entendu parler. Ça reste un jeu exigeant, dans le sens où il va falloir s'entrainer et maîtriser le système de jeu pour aller loin, mais on s'amuse dès le début ! Si c'est votre came, vous pouvez foncer les yeux fermés, surtout qu'Absolum est dispo sur toutes les plateformes : PC (Steam) , Playstation 4/5 et Nintendo Switch !

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Des sites de jeux vidéo rachetés, vidés de leurs journalistes et remplis d'IA et de paris en ligne

Clickout Media, une société de marketing, a racheté plusieurs sites de presse gaming (The Escapist, Videogamer, GamesHub) pour y virer les journalistes, les remplacer par des auteurs fictifs générés par IA et inonder les pages de contenus sur les casinos en ligne. Metacritic a dû retirer un test écrit par une IA.

Le rachat, puis le saccage

Clickout Media est une société assez discrète qui se présente comme une classique agence marketing. Depuis 2025, elle a racheté une série de sites spécialisés dans le jeu vidéo : GamesHub en Australie, Videogamer au Royaume-Uni, The Escapist, Esports Insider, et d'autres. À chaque fois, le schéma est identique. Les rédactions sont réduites, les budgets gelés, et les sites se retrouvent inondés de contenus sur les casinos, les paris sportifs et les cryptomonnaies. Pas génial donc.

La technique a un nom : le "parasitage SEO". On rachète un site avec une bonne réputation auprès de Google, et on exploite cette autorité pour faire remonter des pages de paris dans les résultats de recherche.

Des faux auteurs avec des fausses têtes

Le plus glauque dans l'histoire, c'est la création de faux journalistes. Videogamer publie des articles signés par "Brian Merrygold", présenté comme "analyste iGaming et paris sportifs", avec une photo de profil générée par IA. Le nom du fichier image d'un autre auteur, "Tanaka Haruto" sur GamesHub, contient littéralement "Gemini_Generated_Image". Un certain "Benny Carter" affiche un master de l'université d'Oxford dans un programme qui n'existe pas, ce que l'université a confirmé. Depuis février 2026, GamesHub ne publie plus que des articles écrits par ces profils fictifs. Pas très discret donc.

Un test IA sur Metacritic, et ça a pété

Le problème a été mis en avant massivement quand le test de Resident Evil Requiem signé "Brian Merrygold" est apparu sur Metacritic avec un 9/10. Les lecteurs ont vite repéré le style artificiel et le profil complètement bidon. Metacritic a d'ailleurs retiré la review et coupé les ponts avec Videogamer. Marc Doyle, cofondateur de Metacritic, a précisé de son côté que "plusieurs autres tests de Videogamer datant de 2026" avaient aussi été retirés du site.

Si on regarde du côté des journalistes, Cat Bussell, ex-rédactrice gaming de Videogamer, s'est vue proposer un poste d'"éditrice IA" sans aucun détail. Elle a refusé, qualifiant la démarche de "contraire à l'éthique". Lloyd Coombes, contributeur de The Escapist, a lui aussi confirmé son licenciement. Au total, une vingtaine de personnes ont perdu leur poste.

S'aider de l'IA pour rédiger des articles, pourquoi pas, nous sommes nombreux à utiliser l'IA comme un outil pour améliorer ou simplifier la rédaction de nos contenus, comme un graphiste qui utiliserait Photoshop. Mais éliminer l'humain dans le processus de rédaction, et remplacer leurs têtes par des photos générées par IA, c'est un peu spécial. A minima, autant assumer le truc à fond, et mettre des photos d'avatars de petits robots !

Sources : Aftermath , PressGazette

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Jeux vidéo et violence - Spoiler, c'est du pipeau

Les jeux vidéo rendent violent. Sérieusement ? En fucking 2026, y'a encore des gens pour sortir ça à table le dimanche ou piiiire en public sur le net ?

Aaaaannnh, c'est la honte quand même de dire ça, prem deug. C'est un peu comme ceux qui pensaient que le rock rendait sataniste ou que la BD poussait au crime dans les années 50. À chaque génération, les mêmes paniques… et à chaque fois, la science finit par leur donner tort, ce qui nous permet de nous foutre de leur gueule.

Alors parce que pour battre l'obscurantisme, y'a rien de mieux que de la science, des preuves, des choses tangibles et vraies, je vais vous en donner un peu pour votre argent…

Tenez, en 2019, une équipe d'Oxford (Przybylski et Weinstein, pour les curieux) a suivi 1004 adolescents britanniques pour mesurer l'impact des jeux violents sur leur comportement. Résultat… aucun lien. Ouais, que dalle, et c'était pas un petit sondage BFMTV ou je sais pas quoi, hein… Non, c'est l'une des études les plus rigoureuses sur le sujet, avec des données croisées entre les ados ET leurs parents.

En 2018, des chercheurs du Max Planck Institute à Berlin ont également fait jouer 90 adultes à GTA V pendant deux mois . Tous les jours, 30 minutes minimum sur la version PC. Ensuite, passage au scanner IRM. Aucune modification du comportement, aucune hausse d'agressivité. Rien du tout !

Et c'est pas fini. En 2022, Johannes et son équipe ont suivi 2580 joueurs d'Apex Legends et Outriders avec des données télémétriques Steam et Xbox Live (pas du déclaratif, de la vraie data serveur). Même résultat. Y'a waloooo !

Hé mais j'ai encore mieux les amis puisqu'une étude portant sur une durée de 10 ANS (!!!) publiée dans Cyberpsychology a suivi des gamins qui ont grandi avec GTA. De 10 à 20 ans, avec des questionnaires annuels ! Résultat, y'a pas plus de violence, pas plus de dépression, pas plus d'anxiété. En fait, les groupes ne diffèrent même pas sur les comportements prosociaux. Y'a eu un seul cas de figure où on observait un léger effet, c'est les gamins qui cumulaient jeux violents ET problèmes familiaux préexistants. Sauf que là, c'est le contexte familial le problème, pas la manette. Ce serait bien plus efficace de faire des lois pour interdire les familles de merde, en fait !

Du coup, si la science dit NON, alors pourquoi ce débat pour décérébrés continue ?

Le problème c'est qu'à une époque lointaine que seuls les profs de théâtre auraient pu connaitre, certaines méta-analyses (coucou Anderson et Bushman) trouvaient des corrélations minuscules entre les jeux vidéo et la violence… Genre r = 0,11, ce qui en gros signifie que les JV n'expliqueraient que 2 % du comportement violent d'une personne… Donc autant dire quasiment rien. C'est moins que l'effet de la météo sur votre humeur !!

Et surtout, d'autres chercheurs ont démontré un peu plus tard que ces résultats étaient biaisés . En gros, on publiait les études qui trouvaient un effet et on planquait celles qui trouvaient rien. C'est un cas particulier typique du biais de publication (et y'en avait un sacré paquet des études planquées).

D'ailleurs, même l'APA , la plus grande association de psychologie au monde, a revu sa position en 2020. Leur conclusion : pas de preuve suffisante d'un lien causal. Bon bah quand la plus grosse autorité en psycho vous dit que c'est du vent… normalement, on remballe.

Après, attention, hein, ça veut pas dire que laisser un gosse de 8 ans jouer à GTA Online 12 h par jour c'est une super idée. À la base, la classification PEGI 18 existe pour une raison. Sauf que là, c'est une question d'éducation et de contrôle parental… mais pas de violence virtuelle qui "contaminerait" le cerveau. Et ça, aucune étude sérieuse ne le conteste.

Et si vous voulez des chiffres qui parlent, en voilà. J'ai pas les chiffres en France, mais depuis les années 90, la violence juvénile aux USA a chuté de +80 % selon le Bureau of Justice Statistics. Pendant ce temps, GTA V a dépassé les 200 millions d'exemplaires vendus depuis sa sortie en septembre 2013. Call of Duty, toutes versions confondues depuis CoD 4 en 2007, c'est plus de 400 millions de copies.

Donc NORMALEMENT si les jeux rendaient violent, on devrait nager dans le sang h24, là non ?

Ah et j'oubliais… Le cas du Japon est encore plus parlant. C'est LE pays du gaming, premier marché de la planète par habitant… et un taux d'homicides de 0,2 pour 100 000 habitants en 2023 . Aux USA, c'est plus de 5 . VINGT-CINQ fois plus. Cherchez l'erreur. (Tips : y'en a pas, sauf si on considère que les Japonais sont secrètement immunisés contre les pixels violents.)

Une étude menée par Przybylski sur Animal Crossing a même montré que jouer pouvait être bénéfique pour le moral. Et le NIH a découvert en 2022 que les enfants qui jouent plus de 3 h par jour ont de meilleures performances cognitives que les autres (oui oui, vous avez bien lu). Du coup, non seulement les jeux vidéo ne rendent pas violents mais en plus, ils vous rendent plus malins. C'est diiiingue !

Allez, hop, un dernier clou dans le cercueil et après je vous laisse.

En 2011, la Cour suprême des États-Unis, c'est-à le plus haut tribunal de ce pays de fous, a examiné la question de savoir si les jeux vidéo violents représentaient un vrai danger . Verdict, par 7 voix contre 2, les juges ont conclu que non car les preuves scientifiques étaient insuffisantes pour établir un lien entre jeux vidéo et violence. C'est même le juge Scalia, pourtant connu pour ses positions ultraconservatrices, qui a rédigé la décision. Quand même, hein les gars !!! Autrement dit, même la justice américaine a fini par dire stop aux marchands de peur.

Et le CNRS le confirme , au cas où y'aurait encore des sceptiques.

Alors la prochaine fois qu'un tocard vous sortira le couplet "nia nia nia les jeux vidéo rendent nos enfants violents, nia nia nia", vous aurez une vision claire concernant le vide abyssal de ses connaissances sur ce sujet. Et dites-vous que si ça balance des conneries aussi grosses que ça et aussi débunkées que ça, mais putain qu'est-ce que ça doit être sur les autres sujets… Argh !

Perso, moi ce qui va finir par me rendre violent un jour, c'est la connerie humaine.

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Trois-Rivières - Le jeu vidéo qui sensibilise à l'écologie

On parle souvent de sobriété numérique, mais c'est assez rare de voir ça appliqué concrètement dans le monde du jeu vidéo car d'ordinaire, c'est plutôt la course aux téraflops et aux textures 4K qui font pleurer votre carte graphique. Du coup, quand un projet comme Trois-Rivières déboule, je trouve que ça mérite qu'on s'y arrête 2 minutes.

L'idée de Richard Hanna et de son équipe, c'est de proposer un jeu d'action-aventure en pixel-art qui ne se contente pas d'être joli, mais qui porte un vrai message engagé. On y suit Maï, une randonneuse qui arrive dans un village paisible où trois affluents se rejoignent. Sauf que voilà, la flotte est polluée et il va falloir remonter à la source pour comprendre ce qui cloche. Et là, on entre dans le vif du sujet : le jeu traite des impacts environnementaux et sociaux de la fabrication de nos joujoux numériques. De la mine à l'usine de recyclage, en passant par l'assemblage, tout y passe.

Ce qui est vraiment chouette avec Trois-Rivières, c'est la démarche d'écoconception derrière le projet. Le jeu est ultra léger (14,2 Mo au total, dont 10,4 Mo pour la musique et les sons) et tourne directement dans votre navigateur, que vous soyez sur PC, tablette ou même sur un vieux coucou comme un iPhone 6S de 2015. Pas besoin donc d'installer quoi que ce soit, hop, on lance et ça joue. C'est développé avec le framework Phaser et le résultat est super propre. Pour ceux qui s'intéressent à la création de jeux vidéo , c'est un bel exemple de ce qu'on peut faire avec de la contrainte technique intelligente.

D'ailleurs, le projet a reçu le soutien du Ministère de la Culture et de l'ADEME via le programme Alt Impact. C'est dire si le message est pris au sérieux. Si vous avez envie de tâter du pixel tout en réfléchissant à votre consommation de hardware, c'est vraiment sympa à expérimenter et petit bonus qui fait plaisir : le code source et les musiques sont sous licence libre (MIT pour le code, CC pour les sons).

Bref, un grand merci à Richard Hanna de m'avoir fait découvrir ça, et bravo à toute l'équipe pour le boulot. C'est gratuit, c'est libre, et ça fait réfléchir... C'est par ici que ça se passe .

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