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Thales sécurise les cartes SIM 5G contre la menace quantique, et c’est une première

Thales vient de réaliser une première mondiale en démontrant qu'il est possible de mettre à jour la protection cryptographique des cartes SIM et eSIM 5G déjà en circulation, à distance et sans couper la connexion. De quoi préparer dès maintenant les réseaux mobiles à la menace des futurs ordinateurs quantiques, et ce sans avoir à remplacer physiquement les cartes.

Une mise à jour silencieuse, et c'est tout

Thales a donc montré qu'on peut télécharger de nouveaux algorithmes cryptographiques directement sur une carte SIM ou eSIM 5G, sans que l'utilisateur n'ait quoi que ce soit à faire. La mise à jour se lance en arrière-plan, un peu comme un update logiciel classique, sauf que c'est la carte SIM elle-même qui reçoit une nouvelle couche de protection (et vous n'avez même pas à cliquer sur « installer plus tard »). Le service n'est pas interrompu, les données sont préservées, et la connexion continue de fonctionner normalement. Bref, c'est totalement transparent.

Des milliards de cartes SIM à protéger

Les ordinateurs quantiques, quand ils seront assez puissants, pourront casser les systèmes de chiffrement actuels. Et la 5G ne sert pas qu'à regarder des vidéos ou envoyer des messages. Elle transporte aussi les communications des véhicules connectés, des services d'urgence et de nombreuses infrastructures du quotidien. Du coup, sécuriser ces réseaux avant l'arrivée des ordinateurs quantiques, c'est tout sauf un détail. Remplacer physiquement toutes les cartes SIM en circulation dans le monde serait impossible, trop long et beaucoup trop cher. C'est ce mur que Thales a contourné avec ce qu'il appelle l'agilité cryptographique : mettre à jour les SIM existantes à distance, plutôt que d'attendre la prochaine génération de cartes.

La France en première ligne

Thales ne fait pas que démontrer la faisabilité de la chose. Le groupe conçoit ses propres algorithmes résistants au quantique, soumis aux organismes de standardisation internationaux dont le NIST américain. L'ANSSI a d'ailleurs émis fin 2025 ses deux premières certifications de produits intégrant de la cryptographie post-quantique, et Thales en fait partie. Avec plus de 4 milliards d'euros investis chaque année en R&D et 83 000 collaborateurs dans 68 pays, le groupe avait déjà travaillé avec SK Telecom et Samsung sur le chiffrement post-quantique de la 5G. Le déploiement à grande échelle sur les réseaux commerciaux et privés est la prochaine étape.

Ce n'est franchement pas tous les jours qu'un industriel français arrive premier sur un sujet aussi pointu. Thales a prouvé que la sécurité post-quantique n'est pas uniquement un truc de labo : on peut déjà préparer les réseaux existants sans tout casser. Maintenant, il va falloir que les opérateurs suivent et décident de pousser ces mises à jour sur leurs parcs. Parce que la démo, c'est bien, mais tant que votre eSIM n'a pas reçu sa couche de crypto post-quantique (punaise ça claque), on est toujours dans la théorie. Bref, un jour votre carte SIM se mettra à jour toute seule pour résister à un ordinateur quantique. Et vous ne vous en rendrez même pas compte.

Source : Socialnews , AFP

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Cortical Labs CL1 - Des neurones humains jouent à Doom

Cortical Labs avait déjà fait jouer ses neurones à Pong. Du coup, forcément, fallait que ça leur monte à la tête... car cette fois, ils ont lâché environ 200 000 cellules cérébrales humaines sur Doom, et en moins d'une semaine, elles ont appris à y jouer !

Pour ceux qui auraient loupé l'épisode précédent, le CL1 c'est un bioordinateur avec environ 800 000 neurones humains cultivés sur une puce (dont ~200 000 utilisés ici). J'en avais parlé à son lancement, quand les neurones se contentaient de faire des parties de Pong (ce qui était déjà pas mal pour des cellules dans une boîte de Petri). Mais bon, Pong c'est sympa 5 minutes... mais l'équipe de Cortical Labs a visé plus haut !

Aidés par le développeur indépendant, Sean Cole, ils ont réussi à connecter Doom au CL1 via l'API cloud de Cortical Labs afin que les neurones reçoivent une version simplifiée de l'écran sous forme de stimulations électriques et renvoient des spikes décodés en commandes (avancer, tourner, tirer).

Le Dr. Brett Kagan, le directeur scientifique de la boîte, explique que "les cellules jouent un peu comme un débutant"... et arrivent quand même à chercher les ennemis, leur tirer dessus et tourner sur elles-mêmes.

Le truc carrément chelou, c'est que personne ne comprend exactement COMMENT les neurones apprennent à jouer. On sait juste qu'ils utilisent un truc appelé "adaptive real-time goal-directed learning"... ou plutôt, on sait qu'ils apprennent, mais en fait personne ne sait POURQUOI ça marche. Les cellules s'auto-organisent et bricolent des stratégies toutes seules, quoi...

D'ailleurs, la complexité de Doom a poussé Cortical Labs à développer le Cortical Cloud, une infra dédiée pour gérer le traitement en temps réel. Bref, Doom sur des neurones biologiques, ça demande un poil plus de tuyauterie que Pong et si vous pensiez que c'était réservé aux labos, détrompez-vous.

En effet, le projet est open source, dispo sur GitHub , et les développeurs peuvent accéder au CL1 via l'API cloud. Ça rappelle un peu le projet chinois Darwin Monkey qui simule un cerveau de singe, sauf qu'ici ce sont de VRAIS neurones humains, pas une simulation.

Attention quand même, faut pas s'emballer... les neurones jouent comme des pieds. Ils galèrent, ils tournent en rond, ils ratent des ennemis à bout portant. On dirait moi sur Arc Raider... Et ça ne marche pas à tous les coups non plus, puisque les performances varient d'une session à l'autre. Mais le fait qu'ils apprennent sans qu'on leur dise comment... je trouve ça carrément dingue.

Du coup, si vous voulez voir des neurones galérer sur Doom, je vous invite à regarder cette vidéo :

Je pense que je vais acheter un CL1 pour moi et lui apprendre à écrire des articles, parce que c'est pas bien compliqué ^^ et comme ça après, je pourrais prendre ma retraite et jouer à Doom ^^.

Source

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