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(Municipales 2026) Aymeric Robin, une candidature dans la continuité de « Raismes 2032 »

(Aymeric Robin dans l’espace Gisèle Halimi et en fond de visuel le château Thibault)

Aymeric Robin : « J’observe sur le terrain un intérêt local (hors débat national) pour cette élection municipale »

Bien sûr, les réseaux sociaux (bien gérés), tout comme le porte à porte, et la communication toutes boîtes aux lettres, permettent aux édiles de vérifier la portée des actions menées durant le dernier mandat, mais également l’humeur (politique) du moment tant les électrices et les électeurs sont secoués par une actualité nationale oppressante et mondiale très inquiétante. « Il y a un très bon accueil sur le terrain. Malgré le contexte national et international, voire la dissolution en 2024, les citoyennes et les citoyens ont besoin de se rassurer. Le maire demeure une valeur refuge avec des certitudes et surtout, ils ne veulent pas partir à l’aventure », déclare en propos liminaire le maire/candidat. Toutefois, avec « humilité et confiance », il ne nie pas le côté « rendez-vous en 2027. Pour autant, j’observe sur le terrain un intérêt local (hors débat national) pour cette élection municipale » dans tous les esprits des françaises et des français, population très politisée au regard de nos voisins proches en Europe.

Cette respiration démocratique permet aussi de mesurer les coups réussis et les autres incompris. Sur les grands axes 2020/2026, la part est belle au bien-vivre ensemble à travers les politiques menées à l’endroit des seniors et de la jeunesse. Comme un totem, la rénovation de l’école Anne Godeau, par une technique innovante (en France) d’une nouvelle enveloppe isolante par l’extérieur , symbolise une démarche écologique au service du bien vivre ensemble. A ce titre, les cours d’écoles revisitées afin de respecter l’égalité filles/garçons dès le plus jeune âge participent à ce baromètre social de proximité.

Le volet santé à travers les circuits-courts dans les cantines locales, la Ferme du Pinson, la Ferme du Major, sans oublier les cultures en espace urbain participent à la santé tout simplement, mieux qu’un fast-food !

Au chapitre des solidarités, le château Mabille s’est transformé en « R-LAB » https://www.va-infos.fr/2021/12/11/la-vie-de-chateau-pour-le-r-lab-a-raismes/, mais plus globalement en « Maison des Droits et des Solidarités ». Ce site va évoluer prochainement, nous y reviendrons !

Evidemment, le volet sécuritaire est très important sur l’ensemble des collectivités locales, notamment pour une commune de 12 600 habitants. L’expérience d’une « Police Pluricommunale », un peu perçue comme un Alien à sa sortie, est concluante. « D’ailleurs, nous faisons des petits », commente le maire/candidat. En effet, si une Police intercommunale globale semble dans les oubliettes (sur les 2 agglos), des rapprochements intercommunaux, géographiquement pertinents, sont observés avec des conventions à la clé.

A Raismes, le patrimoine minier est omniprésent. A ce titre, un autre château est en cours de travaux pour une second vie. Après le lancement d’un AMI (Appel à Manifestation d’Intérêt) par La Porte du Hainaut (maîtrise d’oeuvre), le projet le plus solide sur le « Château Princesse » (Attenant au Parc de Loisirs de La Porte du Hainaut en entrée de forêt) est celui d’un privé, hôtelier/séminaire et réceptions. Autre réalisation en lien avec le patrimoine, derrière l’hôtel de ville, la reconquête d’une friche pour une transformation en espace vert ouvert au public a été inaugurée en mai 2024. Presque naturellement, le jardin Gisèle Halimi se transforme, à la sortie des écoles, en espace de rencontre pour les parents et de jeux pour les enfants.

Sur le tourisme, le foncier de cette commune est une forêt domaniale et le lien ville/forêt est un élément de cette trajectoire « Raismes 2032 ». Assurément, cette particularité est un élément d’attractivité tangible pour les administrés, comme les futurs arrivants, et les touristes éphémères.

L’économie locale n’est pas oubliée avec l’arrivée d’une « Boutique solidaire », pilotée par l’association « La Sauvegarde », sous le nom « Les Trouvailles de Marlène » au 34 rue Henri Durre https://www.va-infos.fr/2025/05/09/les-trouvailles-de-marlene-inauguree-a-raismes/ Par ailleurs, le lien avec La Porte du Hainaut est étroit compte tenu de sa compétence en la matière, via le PLIE de la CAPH et la Mission locale du Valenciennois.

Le plan d’Etat ERBM (Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier) a transformé les logements du quartier Sabatier, particulièrement sur le volet énergétique. Sachant que ce dispositif s’éteint en 2027, tous les projets partis seront financés dans ce délai contraint.

Les projets 2026/2032 ou 2033

Le candidat s’inscrit d’abord dans la poursuite de la transition écologique, déjà engagée, mais évoque un objectif premier, la santé ! « L’accès aux soins est fondamental pour les communes. Sur Raismes, sur 6 médecins libéraux, nous savons que 3 ou 4 partiront en retraite dans les prochaines années. C’est pourquoi, nous avons engagé un dialogue avec le Centre Hospitalier de Valenciennes et le CPTS ( communautés professionnelles territoriales de santé) pour la création d’une antenne délocalisée comme sur Marly (Les Chartriers) avec des médecins et des spécialistes. Ensuite, nous travaillons avec les ABF (Architecte des Bâtiments de France) pour réhabiliter le château Thibault afin d’accueillir cette antenne délocalisée du CHV attenante à cet espace Gisèle Halimi », indique Aymeric Robin.

Ensuite, toujours sur cet axe, un Centre de Santé « Filieris», où les médecins sont salariés, s’installerait au sein du quartier Sabatier. C’est un moyen d’apporter la santé au plus proche des bénéficiaires, voire des personnes à l’écart des Droits acquis et non utilisés. A chaque village de santé sur le Valenciennois, la mise à jour des Droits des visiteurs du jour est lunaire, car les gens ne se soignent plus… !

La sécurité, évoqué précédemment, à travers la création d’une Police Pluricommunale va se muscler « avec la création d’une brigade canine. Nous allons embaucher un Policier Municipal habilité et proposerons ce service au sein de cette Police Pluricommunale.» De même, le déploiement des 96 caméras sur les bâtiments publics, entrée et sortie de la commune, va permettre de lutter contre les rodéos-urbains très présents sur une cité avec des longues trajectoires existantes.

Le respect des règles fait partie de la tranquillité publique : « Je souhaite lancer une Police de l’Urbanisme afin de faire respecter les autorisations d’urbanisme. D’ailleurs, nous voyons des logements passer en Airbnb, des habitants avec une division en volume suspecte, etc. »

Enfin sur cet item et en phase avec la particularité de cette collectivité locale, la création d’un poste de « Garde Champêtre avec des prérogatives légales plus importantes que celles d’un Policier Municipal. Ensuite, après les élections (en cas de succès), je vais proposer aux autres maires propriétaires d’un espace de la forêt une collaboration à travers un comité collégial. »

« France Services » débarque au Château Mabille

Outre le R-LAB, le Château Mabille va prochainement accueillir une « Maison France Services ». Son succès n’est plus à démontrer toutes obédiences politiques confondues. Tous les services de l’Etat seront donc accessibles sur ce site patrimoine https://www.va-infos.fr/breves/a-raismes-une-nouvelle-maison-france-services-est-labellisee/

Les écoles communales sont le sujet de ce prochain mandat. Raismes comprend 7 écoles municipales. Après la rénovation lourde d’Anne Godeau, le gros morceau avec l’école Juliot Curie, puis l’école Marcel Danna, et enfin l’école Paul Langevin. « A la fin du mandat, toutes nos écoles seront autosuffisantes en matière énergétique », commente le maire/candidat.

La liste portée par Aymeric Robin :

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(Municipales 2026) Jérome Lisicki bouscule cette fin de campagne municipale sur Escautpont !

Jérome Lisicki : « Ici, on n’est pas au Touquet ! »

Pour évacuer toute polémique sur le port des lunettes noires, Jérome Lisicki, 53 ans, explique en toute transparence sa situation de personne en situation de handicap visuel. « En 2020, on m’a diagnostiqué une maladie ophtalmique orpheline. J’ai du prendre un arrêt maladie en août 2020, car je ne pouvais plus exercer mon métier de DST (Directeur des Services Techniques) sur Escautpont. Ensuite, je suis passé en retraite anticipé en 2023. Je sais que d’ici peu, je serai complètement aveugle, mais pour l’instant je suis malvoyant. En fait, mon champ de vision est extrêmement étroit et je ne supporte plus la lumière (soleil). »

Le sujet évacué, nous repartons sur une candidature ordinaire avec ses tenants et ses aboutissants, pour le coup, assez mouvementée ! En effet, à la base Jérome Lisicki devait lancer la 3ème liste en sus de celle du maire sortant et celle de Franck Deloge, sauf que pour cette dernière la radiation, par deux fois, des listes électorales a changé la donne. « Le maire sortant avait-il peur de Franck Deloge ? A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ! », lance à la cantonade Joëlle Legrand.

Par suite, il n’y a plus que deux listes, car « depuis le début, je lançais la 3ème liste, mais à une seule condition, je voulais le soutien officiel de Joëlle !  Je ne suis pas carté dans un parti politique. C’est une liste sans étiquette et citoyenne. La Sous-Préfecture de Valenciennes nous a classé divers droite », commente la tête de liste. Toutefois, l’ex édile précise qu’elle ne « figure pas sur la liste, la vie politique m’a éprouvé durant ce mandat. Je n’ai plus l’énergie pour un nouvel exercice municipal. » A ce stade, il diffusera son programme dans les prochains jours tout comme la liste au grand public. Pour autant, le monde est petit puisque l’ancienne DGS, Joëlle Legrand, devenue maire de la cité soutient son ancien DST pour la conquête de la fonction de maire, pas banal !

« J’ai eu du mal à boucler cette liste », Jérome Lisicki

Déposée à l’arrache le mercredi 25 février, Jérome Lisicki reconnaît la difficulté pour y arriver : « J’ai eu du mal à boucler cette liste de 27 membres (+ 2 suppléants). Sur celle-ci, j’ai quelques colistières, colistiers, de la liste de Franck Deloge (qui n’existe plus de fait) que j’ai accepté face à l’urgence de la constitution. Je ne pouvais me résoudre à une seule liste à cette échéance municipale ! »

La motivation, Jérome Lisicki la puise dans l’absence d’empathie du maire sortant pour la thématique sociale. « Ici, on n’est pas au Touquet ! Raphaël Kruszynski ne fait pas grand cas des personnes en difficultés sociales, il n’a aucune empathie. »

In fine, que Jérome Lisicki devienne maire ou élu de l’opposition au sein du Conseil municipal, car « je respecterai mon mandat dans l’opposition contrairement à Raphaël Kruszynski », l’institution locale et territoriale devra mettre en oeuvre tous les outils d’exercice d’un mandat acquis de plein droit par le suffrage universel. A défaut, c’est une rupture d’égalité devant l’accès à l’information opposable devant le Tribunal administratif de Lille. Au moins, cette candidature va faire bouger les lignes sur la déficience visuelle et c’est une excellente nouvelle pour l’égalité entre tous les citoyens !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Yves Dusart : « Nous n’allons pas renier l’héritage de Cécile Gallez »

En propos liminaire, la tête de liste ne cache pas sa filiation avec l’ancienne maire emblématique, Cécile Gallez : « On ne s’improvise pas maire ou adjoint. Mme Gallez m’a formé à ces exercices, nous n’allons pas renier l’héritage de Cécile Gallez ! » Ça c’est dit !

Sur la liste déposée en Sous-Préfecture de Valenciennes, 33 colistières et colistiers (+ 2 suppléants) de 18 à 80 ans avec 43% de renouvellement. Le candidat annonce quelques nouveaux visages marquants comme Rodolphe Richez, un visage consulaire bien connu dans le Valenciennois, maintenant dans l’Aisne. Ensuite, « Valérie Corbehem très impliquée dans notre quartier (QPV) de la Pépinière et Pascal Hervieu, un homme expérimenté dans la vie de l’entreprise, mais également versé dans le monde éducatif », précise-t-il. Ensuite, la jeunesse est mise en lumière, deux membres du CMJ (Conseil Municipal des Jeunes), Jeanne Skimani et Leïla Lespagnol, mais également Océane Deruche-Helli.

Bien sûr, comme pour tous les « recrutements » dans les collectivités locales, le candidat/maire s’est entretenu longuement avec les potentiels colistiers ou colistières tant l’engagement d’hier et celui d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir. « La disponibilité est essentielle, car chaque membre de la liste (les 35) auront une thématique, voire plusieurs, à traiter avec une large autonomie. Tout le monde est impliqué durant ce (potentiel) mandat », précise Yves Dusart.

Le pôle social

Très symptomatique, le candidat présente en première thématique le pôle social. Certes, cette commune est plus riche, en critères de finances publiques, ou plutôt moins pauvre, et « nous payons très chers cette différence sur les dotations de l’Etat », précise le maire. Toutefois, la réalité sociale existe aussi, le « quartier de la Pépinière fait partie des 300 plus pauvres de France. »

C’est pourquoi, le volet social constitue un pilier des services de la commune à l’endroit de ses administrés. « L’idée n’est pas seulement d’offrir une aide alimentaire, mais un accompagnement global. Aujourd’hui, au cas par cas, tous les services sont autour de la table, logement, social, éducation, car nous souhaitons une sortie durablement de la précarité pour ces familles », explique le candidat. Bien sûr, le CCAS pilote cette politique locale, mais avec un regard global sur chaque personne concernée.

Le vivre ensemble

Pour Christèle Gosset, le bien-vivre ensemble est une démarche fondamentale d’une citoyenneté souhaitée sur Saint-Saulve. « Une ville où on se dit bonjour », insiste Yves Dusart. Pour la 2ème de la liste, elle souligne la mise en oeuvre de manifestations récurrentes, déjà à plusieurs temps fort de l’année, mais aussi vers d’autres propositions festives « comme un carnaval, un festival jeunesse, voire un jumelage en réflexion. »

L’efficacité thermique ou « investir pour économiser »

Face à la dette publique qui nous concerne toutes et tous, l’entité locale doit se réinventer. Dans ce cadre, faute d’une ambition très mesurée sur les fonds alloués aux collectivités locales, le choix doit mécaniquement se construire autour d’une ligne de conduite simple. « Nous devons investir avec intelligence », souligne Yves Dusart.

De fait très transparente, l’investissement pour réduire ses charges de fonctionnement sont une (quasi) obligation. En ligne de mire, des économies sur l’énergie consommée au sein des bâtiments publics… comme le futur Groupe scolaire du Bas Marais, autonome en terme énergétique à son ouverture. « Nous devons investir pour économiser (des charges de fonctionnement). Ce Groupe scolaire va remplacer deux établissements scolaires particulièrement énergivores, 150 000 € de consommation énergétique par an. Là, nous serons à zéro… ! », insiste Yves Dusart. Dans la foulée, il (re)précise l’investissement dédié à ce projet d’envergure : « Le reste à charge communal est de 6 millions d’euros et donc 9 millions de subventions (notifiées) avec nos différents partenaires (donc 15 millions d’investissements). »

Fondamentalement, l’éclairage public est souvent le boulet contraint du budget d’une commune. Dans cette optique, le maire/candidat veut agir sur ce poste de dépenses : « Nous souhaitons engager un véritable Plan Lumière sous la forme d’un PPP (Partenariat Public/Privé) avec un passage en LED de l’ensemble du parc de lumière. » Bien sûr, cela passe par un appel d’offres et un opérateur solide en la matière. Par contre, il réaffirme son hostilité à « la réouverture de l’éclairage public la nuit. C’est 140 000 euros annuel de coût en plus… ! »

Le logement

Pour sa part, François Ducatillon évoque la thématique centrale du logement. Tout est lié, le nombre d’habitants sur la commune enclenche un montant de subvention. Pour ladite localité, le seuil des 10 000 habitants est vital ! En clair, la stabilité entre 11 000 et 12 000 habitants constitue l’enjeu fondamental et compte tenu de la baisse de la démographie et du cycle de la vie, vous devez mécaniquement travailler très très en amont pour maintenir cette jauge ! « Tout est lié, notre politique dynamique sur le logement va de pair avec nos finances locales. Sur ce mandat, trois projets sont fléchés ! », commente François Ducatillon. Pour autant, l’attractivité de cette commune, facilement quantifiable à la durée sur le marché d’un bien mise en vente, implique un « montant d’acquisition plus élevé qu’ailleurs tout comme des loyers plus conséquents », ajoute-t-il.

En effet, l’arrivée du Groupe scolaire du Bas Marais libère deux fonciers, dont celui de l’école du centre exploitable avec 40 à 50 logements potentiels. Ce projet serait le plus rapide « dans la mise en oeuvre », précise Yves Dusart. Ensuite, le fameux îlot Mairie prévu de longue date, mais passé derrière la construction de la halle compte tenu d’une opportunité de subventions potentiels. « Nous avons changé l’ordre de réalisation », indique Yves Dusart. Là, une centaine de logements seraient envisagés au sein de ce projet. Enfin, l’éco-village autour du nouvel équipement public scolaire pourrait générer 250 nouveaux logements. « On peut envisager 1 500 habitant(e)s en plus à l’issue de ces opérations », conclut Yves Dusart sur cet item.

Les finances locales

Reconnu pour son expertise sur les finances publiques, Jean-Marie Dubois remet le couvert dans cette liste, car (si élection) les 2 à 3 prochaines années seront déterminantes dans la conduite budgétaire locale. La liste d’opposition rappelle que la promesse (en 2020) de campagne d’une absence d’augmentation des impôts fonciers n’a pas été tenue. « Nous n’avions pas le choix. Nous devions l’appliquer ou sinon le passage sous tutelle était programmé. De plus, cette hausse de la taxe foncière 2021 et des recettes supplémentaires associées ont été effacées par la crise énergétique, double frustration ! », déclare le maire/candidat.

L’adjoint en charge des finances sait que les prochains budgets seront compliqués pour la commune : « Nous allons recevoir une DGF négative en 2026, seule la DSU (Dotation de Solidarité Urbaine) équilibre avec un delta positif cette somme. Ensuite, 86% de nos dépenses sont contraintes (donc de fonctionnement…)» Cela laisse de facto une marge de manœuvre très ténue dans l’action locale sur Saint-Saulve. Toute cela à mettre en perspective avec une volonté affichée : « Nous ne voulons réduire aucun service à la population », souligne le maire d’une commune dont la signature est un apport de services à la population au dessus de la moyenne comme l’a initié Cécile Gallez.

« Attaquer l’Etat », Yves Dusart

Dans les engagements sur un nouveau mandat éventuel, le candidat annonce « ester en justice l’Etat, car l’injustice est flagrante. A ce titre, un cabinet d’avocat a examiné exactement notre situation et notre Droit légitime à récupérer cette différence de subventions. Par contre, nous avons encore besoin d’éléments de comparaison avec d’autres communes à ce stade. » Toutefois, Jean-Marie Dubois déplore une absence potentielle de rétroactivité : « En cas de succès, nous pourrions récupérer l’année en cours (déjà conséquent). » L’avantage tout de même serait aussi, si succès, un regard plus particulier de la DGF attribuée à Saint-Saulve pour les années suivantes… !

La sécurité

Sur ce point sensible, l’action sur la vidéo-protection demeure importante avec 70 caméras déployées (et 120 vues). « Cela quadrille les entrées et sorties de la commune, les bâtiments publics. Ensuite, nous allons maintenir notre effectif de Police Municipale, ils sont armés, en véhicule ou en VTT, et nous allons suivre plus encore le dispositif de « Voisins vigilants » très efficace », décline le maire/candidat.

La jeunesse, actrice d’aujourd’hui et demain

Au coeur de cette candidature, une main tendue vers la jeunesse se construit. A cet effet, après le label « Saint-Saulve, ville amie des ainés », la ville ambitionne le label « Saint-Saulve, ville amie des enfants », un label géré par l’UNICEF. Bien sûr, rien n’est acquis, mais l’objectif est clair. « Nous allons organiser des Etats Généraux de la Jeunesse sur différents supports (distanciel et présentiel). Ensuite, les jeunes (volontaires) décideront d’un emplacement pour un LALP (Lieu d’accueil et de loisirs de proximité) pour les jeunes de 11 à 17 ans », explique Océane Deruche-Helli.

Pour sa part, Jeanne Skimani explique la mise en oeuvre « d’un budget participatif (avec des fonds partenaires aussi). Nous pourrons agir à notre échelle avec, par exemple, l’organisation de manifestations festives. » Là également, ce choix est assez fréquemment utilisé dans les communes du Valenciennois, mais son fléchage sur la jeunesse est plus rare.

La politique du handicap

L’inclusion des personnes en situation de handicap,  de Droit depuis la loi du 11 février 2025, a connu un effet retard dans notre corpus sociétal. Aujourd’hui, le curseur est (enfin) poussé vers l’insertion de ces citoyennes et citoyens aux droit identiques à tous les autres… !

Sur cette thématique essentielle pour le bien vivre ensemble, le maire/candidat indique : « Nous avons signé un partenariat avec l’association LEA (et association associée) pour créer un pôle handicap. En fait, cette association veut traduire dans l’espace urbain une charte universelle. Pour cela, il faut une collectivité locale test, nous serons celle là. Cela comprend non seulement l’accessibilité d’un bâtiment public, d’un service public, tout comme les conditions d’accueil, plus globalement la prise en charge d’une personne en situation de handicap », conclut le candidat.

D’autres thématiques sont au coeur de ce programme, notamment la lutte contre les violences intrafamiliales (un fléau sur le Valenciennois), voire le choix prochain d’une mutuelle collective par la municipalité.

Cette élection se jouera sur un tour, le 15 mars prochain, avec deux listes en place, celle portée par Virginie Hochart et celle du maire sortant Yves Dusart.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Raymond Zingraff, la même équipe brigue un nouveau mandat sur Aubry-du-Hainaut

Au sein d’une commune de 1730 habitants (2024), l’ancien adjoint depuis 2001, et maire depuis 2019, peut se targuer d’un mandat précédent assez riche. En effet, cette commune « un pied dans une ville, un pied dans un village » compose avec sa proximité avec des villes plus imposantes dans le Valenciennois. Pour autant, certaine particularité ont éclaté au grand jour dès les début du confinement en mars 2020… A 1 km du Centre Hospitalier de Valenciennes, beaucoup de salariés à l’hôpital public travaillent là bas sans oublier les autres professionnels du soin indépendants. « A cet effet, nous avons dû adapter un espace d’accueil pour leurs enfants dans un délai express en sus de la distribution de masques, etc. (comme partout) », explique Raymond Zingraff.

Durant ce mandat de proximité 2020-2026, cinq chantiers ont marqué cette exercice de gouvernance locale. Premièrement, la rénovation du logement de fonction, attenant à l’école, transformé en « Maison des Enfants » avec des ateliers créatifs, activités périscolaires, services à la jeunesse et « une proximité très pratique pour les parents d’élèves », précise le maire/candidat.

Deuxièmement, le tronçon entre Petite-Forêt et l’Avenue des Charmes a été rénové complètement : « C’est voie la plus circulée sur la commune, une ancienne Route Départementale, que nous n’avions pas rénové depuis 2008 », ajoute l’édile sortant.

Troisièmement, le changement du parc d’éclairage public en LED avec « une régulation à distance et une télégestion des luminaires ». Ensuite, retraité depuis 3 ans, l’ancien collaborateur chez l’association CEREMA nuance le débat collectif sur les lumières allumées la nuit ou pas. « La gradation est plus efficace en terme d’économie budgétaire sans fermer complètement la luminosité. En fait, éteindre et rallumer un dispositif de luminaires efface les économies réalisées la nuit », commente le maire.

Quatrièmement, pour une commune de moins de 2 000 habitants, Aubry-du-Hainaut comprend 20 caméras, pour 35 vues, de vidéo protection, cela couvre « la mairie, l’école, le stade de foot, les entrées et sorties, et le carrefour de la RD 70 », indique Raymond Zingraff.

Enfin, la recrutement d’un agent de la Police Municipale n’est pas d’actualité compte tenu du coût. Par contre, le candidat souhaite « souscrire à des prestations d’une future police intercommunale entre Hérin et Le Sentinelle comme un radar de vitesse. »

Durant ce mandat, un fait de société a bousculé nos certitudes, car les émeutes dans les quartiers de France en juin 2023 resteront dans notre mémoire collective. « Je n’ai pas lâché l’affaire même si ma famille et moi avons été touchés durant cette période. Ces émeutes en juin 2023 m’ont marqué et reboosté avec le sentiment de me sentir utile. Le rôle de maire est ingrat ! »

Les projets 2026/2033

L’église Sainte Marie-Madeleine

En premier lieu, vous avez un coup parti à travers la rénovation lourde de l’église Sainte-Marie Madeleine promise durant l’année 2026. « Notre plan de financement est bouclé avec le FSIC (fonds de Valenciennes Métropole), le Conseil départemental du Nord, mais également l’association L’Aprépa en charge de recueillir des dons. La population est attaché à ce projet, il est partagé », appuie le maire/candidat.

Ensuite, comme une immense majorité de collectivités publiques, la rénovation thermique et leur autosuffisance énergétique devient une nécessité absolue. L’Etat réduit au plus strict le budget alloué aux collectivités locales et territoriales. Par suite, il faut diminuer les charges de fonctionnement, pas de recettes miracles, moins de recettes, beaucoup moins de dépenses sont indispensables et à court terme.

Dans cette optique, la rénovation thermique et énergétique de « notre Groupe scolaire est prévue avec des panneaux photovoltaïques sur la toiture afin de respecter le Décret Tertiaire (https://www.le-decret-tertiaire.fr/ Ensuite, nous installons des ombrières sur la partie du bâtiment la plus exposée au soleil. Cet établissement scolaire sera autosuffisant en matière énergétique, mais nous pourrons également alimenter les bâtiments publics proches. »

Toujours dans le centre bourg, le chantier de rénovation complet de cet espace urbain est dans les tuyaux. « Ce projet est déjà validé d’intérêt communautaire par Valenciennes Métropole. L’EPF (Etablissement Public Foncier) a déjà fait des acquisitions foncières. Cette transformation va permettre un nouvel accès à l’école maternelle sans oublier le remplacement du DOJO très vétuste par une salle des sports, donc juste à coté de l’école ! », déclare Raymond Zingraff.

Le cadre de vie

La halte garderie au sein de l’école communale

Revenons sur le volet éducatif, car la baisse de la démographie impacte l’effectif des classes scolaires. Dans les mandats précédents où les dérogations à la mobilité scolaire des élèves étaient pléthoriques, les fermetures des classes n’étaient pas concomitantes. Depuis quelques années, le lien est direct et les édiles réagissent. « C’est pourquoi, nous avons installé une meilleure amplitude horaire, de 7H30 et 18H30, 4 jours par semaine, à notre accueil périscolaire. »

Autour de ce service à la population, le bénévolat est en action : « Une équipe pilote la traversée de la voie piétonne le matin, une autre encadre la période de cantine, et une troisième assure l’aide aux devoirs. »

Pour autant, le tissu associatif a perdu quelques unités depuis quelques années. « A proximité, vous avez des grandes villes avec des clubs de sports. Néanmoins, nous avons un stade de foot que nous entretenons pour les plus jeunes. »

La même équipe, mais un renouvellement conséquent (20%) des listes électorales

Presque une gageure compte tenu que la dissidence est quasi le mode de fonctionnement de la constitution des listes d’opposition, la liste de la majorité sortante comprend « les premiers élus de la liste en 2020 sur les 19 de notre liste 2026. C’est la même équipe presque une exception sur le Valenciennois ! », explique Raymond Zingraff.

Toutefois, il observe que sur 1264 électrices et électeurs 200 ne sont plus sur les listes (décès, déménagement..) et 250 nouveaux venus après 2020, soit 20%. Cela peut-il changer la donne électorale le 15 mars prochain ? Nous le verrons à travers un duel contre Stéphanie Huygens.

La liste portée par Raymond Zingraff :

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Entre scrutin de proximité et 49.3 local, le chemin escarpé de Joshua Hochart sur Denain

Joshua Hochart : « Non, l’élection n’est pas (déjà) faite au 1er tour ! »

Avant de parler de l’équipe autour de la tête de liste et de son programme, il est essentiel de souligner la forme et le contexte politique sur Denain, tout aussi important que le fond ! 15 mars 2020, 15 mars 2026, encore un 15 mars avec six ans d’écart sur le papier, mais un siècle de vie passé tant l’accélérateur de particules politiques s’agite sous nos yeux en France comme dans le monde. Sébastien Chenu, candidat en 2020 et presque favori de cette élection locale, a été battu au 1er tour, certes La Covid, mais avec une participation de plus de 50% à Denain, une exception sur le Valenciennois. Une autre équipe, pas meilleure ni plus déterminée qu’en 2020, arrive sur cette même ligne de départ six ans plus tard avec comme pilote le Sénateur du Nord, Joshua Hochart, au sein d’un paysage politique chamboulé.

En comparaison, sur Valenciennes (43 500 habitants), une atmosphère chaotique se dessine avec un maire en délicatesse judiciaire et 4 listes d’opposition avec des mouvements divers ; sur Saint-Amand-les-Eaux (16 500 habitants) où le maire sortant joue tout simplement sa carrière politique, mais dans les deux cas avec un paysage particulier, très localier, pas transposable ailleurs. Ce n’est pas le cas sur Denain compte tenu que la composition de cette ligne de départ est une copie, presque confondante, de l’Assemblée nationale. Nous avons un bloc central dont fait partie Anne-Lise Dufour, la maire sortante, deux listes de la gauche radicale (ou extrême), Youssouf Feddal et Jacky Boucot, et une liste de la droite radicale (ou extrême), Joshua Hochart. Deux gouvernements sont tombés en 12 mois, un autre survit en godillant habilement jusqu’à l’échéance présidentielle 2027, l’heure de la grande explication ! Et entre nous, le mot extrême est-il encore dissuasif dans l’esprit des électrices et des électeurs français ? D’évidence non, sauf à penser que 11 millions d’électeurs en juin 2024 sont tombés dans la marmite de l’extrémisme, il faudra donc que le bloc central change de paradigme d’ici 2027 pour imposer ses valeurs humanistes si chères à notre 5ème république depuis sa création, et ça commence à Denain dans 15 jours… !

Local de campagne de la liste « Nous sommes Denain »

Par suite, l’enjeu de ce scrutin à Denain est de fait plus important que les deux grandes communes citées précédemment, sans doute le plus impactant depuis le tourbillon Jean-Louis Borloo en 1989 à Valenciennes. Si la maire sortante remporte l’élection, l’écho d’une récompense à la bonne gestion locale ne dépassera pas le sud du département. Par contre, si le sénateur du Nord gagne cette joute de proximité, c’est une prise communale dont la portée sera nationale pour le parti RN, pour le nouveau maire (donc ex sénateur) et pour le député du Nord de cette circonscription, Sébastien Chenu, comme un Henin-Beaumont bis en quelle sorte !

La seule et unique question à se poser est sommes-nous dans une élection avec un bilan et des programmes locaux en opposition frontale où seulement sur un petit bout de France dans l’antichambre de la Présidentielle 2027? La frontière si ténue se trouve dans les urnes. Cette situation locale/nationale pousse Joshua Hochart à répondre à Anne-Lise Dufour dont le son de la majorité sortante est parvenu jusqu’à ses oreilles. Selon les rumeurs véhiculées, l’élection serait pliée dès le 1er tour, comme en mars 2020… : « L’élection n’est pas (déjà) faite au 1er tour ! » Enfin, pour conclure cette mise en perspective de ce scrutin, nous savons qu’à un niveau national, l’histoire ne se répète jamais deux fois de suite.

Un programme, des femmes et des hommes

Sébastien Chenu et Joshua Hochart

En présence du vice-président de l’Assemblée nationale, Sébastien Chenu souligne « un local gagnant, celui de la victoire en 2017 (législatives 2017) », la tête de liste présente un à un les colistiers et colistières à travers un renouvellement massif, car seulement 10 membres étaient présents en 2020 sur 37 membres + 2 suppléants. De 18 à 84 ans, l’équipe couvre à la fois les différents quartier de Denain, mais surtout différentes catégories socioprofessionnelles ! La 2ème de la liste est Anne-Sophie Watteau, assistante gestionnaire, porte son attention sur la culture et la vie associative : « Nous avons un magnifique théâtre et un conservatoire de musique, mais nous voulons aussi travailler avec les talents du cru ! Nous voulons rendre la culture accessible à tous les Denaisiens. » Sur le volet sportif, elle propose « un retour d’un club de football et à d’athlétisme » et d’autres disciplines comme « le badminton et le tennis de table », ajoute Joshua Hochart.

Dans ce cadre, la mise en lumière de la vie associative passerait par une nouvelle Maison des Associations. « Ensuite, il n’existe même pas un forum des associations, rien depuis 2019 ! », tance la tête de liste.

Le 3ème de la liste est Frédéric Brailly, conseiller municipal sortant, dont l’appétence se dirige vers la thématique de la sécurité : « Nous sommes passés d’une Police Municipale de 15 agents à 7 agents. Nous voulons donc la renforcer pour atteindre 20 agents sur le terrain sans les ASVP. Ensuite, nous lancerons une brigade cynophile et l’optimisation des caméras de vidéo surveillance avec l’aide de l’IA. De même, les dernières dispositions légales ont étendu le pouvoir de police du maire concernant les infractions routières comme les rodéos urbains. » Dans la lignée de la sécurité, le plan de propreté est associé : « Il y a un passage le matin en semaine, et rien du tout le week-end ! » Le programme porté par cette liste propose un grand plan de fleurissement, une redynamisation des berges de l’Escaut, un grand plan de nettoyage de la commune, et une hausse des containers enterrés à travers un déploiement. « Nous voulons également un nouveau local pour la Police Municipale. On ne cache pas la Police Municipale à Denain ! »

Bien sûr, comme sur toutes les communes, l’éclairage nocturne constitue un débat local, économie budgétaire ou sécurité… !

Vous pouvez découvrir ci-dessous les autres membres de ce collectif « Nous sommes Denain »

« Officiellement 5 jours après », Joshua Hochart

Avant d’aborder les autres thématiques, le sénateur évacue une rumeur persistante suggérant un retour au Sénat après une potentielle victoire : « Non, je serai maire officiellement 5 jours après le temps de l’effectivité de ma démission ! »

Le soutien aux commerces de proximité constitue un point central de ce programme. « Nous souhaitons faire l’acquisition de cellules vides, les remettre en état (clé en main), et trouver des commerçants et/ou artisans pour s’y installer avec des loyers accessibles, 50% de réduction en 1ère année, puis une dégressivité durant les 4 années suivantes pour une cession la 5ème ou 6ème année. La commune n’a pas vocation à être propriétaire de locaux commerciaux ! », insiste Joshua Hochart.

Autre sujet de taille, le futur déménagement du Centre Hospitalier de Denain. « Nous le soutenons comme notre appui pour l’obtention de deux matériels, financés par l’ARS, un Pep Scan et un autre pour la détection du cancer du sein. De fait, la commune disposerait potentiellement d’un foncier disponible pour un projet local », poursuit le sénateur. Les autres thématiques sont à découvrir dans le programme distribué chez les administrés.

Enfin, sur le paysage politique local sur la ligne de départ, Joshua Hochart revendique « une opposition crédible tout au long de ce mandat. Pour sa part, La France Insoumise a proposé en six ans un pavoisement avec le drapeau palestinien ! »

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Philippe Baudrin joue la carte de l’expérience sur Maing !

Philippe Baudrin : « Un maire sans partenaires, c’est fini ! »

Pour ce scrutin électoral de proximité, dont la campagne nationale officielle débute ce lundi 02 mars 2026, le maire sortant de Maing fait face à une liste emmenée par François Waelkens. A cet effet, il s’entoure pour cette joute électorale d’une équipe expérimentée avec un renouvellement de 12 membres, sur 27 + 2, mais « sans aucune dissidence au sein de mon équipe. C’est une rotation naturelle », précise le maire/candidat.

Sur son bilan, Philippe Baudrin, retraité et ex enseignant en histoire-géographie, met en exergue un programme de campagne 2020/2026 « réalisé à hauteur de 86% .» Effectivement, c’est une donnée très solide pour l’équipe sortante compte tenu de la Covid, d’une crise énergétique des collectivités locales (sans bouclier tarifaire) liée à la Guerre en Ukraine, d’une hausse exponentielle d’un coût de chantier retardant souvent, ou plus, tous les chantiers sur l’arrondissement du Valenciennois et qui s’achève par un nouveau conflit majuscule au Moyen-Orient dont nous ne connaissons pas les retombées à ce stade…, décidément un mandat inédit dans l’histoire !

Son équipe 2026/2033 est chamarrée avec des membres actifs dans l’intervention sociale, le médical, des fonctions administratives et juridiques, des salariés dans le monde industriel…, et des retraités.

Un programme 2026/2033

Son programme pour cette collectivité locale de plus de 4 000 habitants balaye tous les sujets locaux. Bien sûr, le fameux complexe sportif Aragon est Le sujet attendu par les administrés. Frappé par un affaissement, le site n’est plus ouvert au public et appuie plus encore la nécessité d’une réhabilitation du site incontournable.

Evidemment, ce dernier épisode est une mauvaise surprise pour la majorité sortante, mais pour l’édile, elle met aussi en lumière le travail déjà en cours sur ce dossier. « La phase règlementaire administrative (toujours très longue) est très avancée. Le coup est parti avec notre partenaire Valenciennes Métropole, le dossier avance », explique Philippe Baudrin. Sur ce dossier sensible, le candidat ajoute l’innovation à la clé, car « la géothermie et des panneaux photovoltaïques seront installés sur cette salle des sports. Cet équipement sera autosuffisant en matière énergétique et soutenu par des subventions (multiples partenaires) très liées à cette démarche écologique. » Et avec du recul, l’édile commente le nouveau mode de fonctionnement actuel d’une commune :« Un maire sans partenaires, c’est fini ! »

En dézoomant, ce prochain mandat sera celui des aménagements énergétiques structurants sur les bâtiments publics, car l’Etat et les institutions intermédiaires incitent, subventions à la clé, toutes les collectivités locales à prendre ce chemin et de fait réduire la ligne de trésorerie liée à la consommation énergétique (du fonctionnement) à l’épaisseur d’un trait. Enfin, il conteste l’idée d’une destruction/reconstruction moins coûteuse : « Non, nous sommes largement subventionnés pour ce projet de réhabilitation, pas pour une nouvelle construction. » Effectivement, la puissance publique au sens large, et l’ensemble du cadre environnemental réglementaire, pousse les communes à transformer l’existant, car la reconquête des friches (industrielles, publiques, et de l’habitat) constitue le moteur de la transition écologique bâtimentaire. Enfin, le candidat précise que « nous respecterons le décret tertiaire en évitant les pénalités à la clé. »

Sur les autres items, vous avez un travail sur la tranquillité publique, la mobilité (plus sécurisée aussi), et la sécurité plus globalement avec le renforcement de la vidéo protection. L’artisanat et le commerce local ont pris du galon depuis la Covid, toutes les collectivités locales rivalisent d’imagination pour maintenir, voire faire venir, et surtout mettre en oeuvre les conditions pérennes d’un tissu commerçant de proximité. A ce titre, Philippe Baudrin annonce avec satisfaction que « la future boulangerie/pâtisserie commence ses fondations (rue Victor Hugo). Elle sera sans doute ouverte d’ici la fin de l’année avec 3 emplois à la clé. » Pour les initiatives associées, le soutien aux commerçants locaux, les job dating, l’accompagnement des démarches entreprenariales feront partie de la stratégie locale. En figure de proue, le prochain « Parc d’activités de Maing » avec 15 cellules commerciales disponibles est très attendu.

Bien sûr, et peut-être plus encore aujourd’hui qu’hier, le cadre de vie pèse énormément dans l’attractivité, ou pas, d’une famille à venir s’installer dans une collectivité locale. Dans cette optique, l’enfance, la jeunesse, l’éducation sont des moteurs en la matière. A la charge des collectivités locales, les écoles primaires (maternelle + élémentaire) nécessitent des lourds investissements, avec la rénovation « d’une salle de classe annuellement », commente le candidat. Ensuite, la vie au sein de cette école devient plus centrale pour le bien-vivre…ensemble ! Séjours neige, classer verte, sensibilisation au harcèlement numérique, formation premier secours, centre de loisirs et « une bourse d’engagement pour le permis de conduire et/ou le BAFA contre du bénévolat », ajoute Philippe Baudrin.

Evidement, la politique locale vers les personnes âgées doit se muscler avec en parallèle la fameuse réforme par l’Etat « du Plan Grand Âge » repoussée, ajournée, depuis plus de 15 ans sous d’autres dénominations. La municipalité va devoir donc trouver des réponses locales face à cette solution inextricable compte tenu de la dette publique globale.

Sur la solidarité, l’accompagnement vers l’accès à la santé, la lutte contre les violences intrafamiliales à travers une meilleure prévention, de l’entraide sans oublier l’action sur le temps long des associations caritatives figurent dans cette action locale 2026/2033.

Enfin, la vie associative si importante dans ce vécu de proximité sera consolidée, voire l’action publique à cet effet. « Nous voulons promouvoir l’activité physique avec la création d’un parc écosportif et de Street Workout (musculation et gymnastique en plein air) », précise-t-il. Vous pourrez découvrir sur le programme distribué les initiatives en la matière.

Logiquement, cette kyrielle de propositions dépend des deniers publics à disposition pour la commune : « Nous avons une capacité de désendettement de moins d’un an. Les banques viennent nous proposer des solutions d’emprunt pour nos prochains investissements », conclut le maire/candidat, bref pas de sujet financier sur Maing.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Michel Lefebvre, retour gagnant à « l’Imaginaire » sur Douchy-les-Mines ?

Michel Lefebvre : « L’expérience de la proximité est la clé de la confiance ! »

Avant cette présentation originale de ce collectif où la programme s’entremêler avec les membres de la liste, Michel Lefebvre a voulu replacer le contexte de cette élection locale et ce moment particulier : « Ici, ce n’est pas seulement une liste, mais une équipe. Je ne suis pas dans cette bataille tout seul ! Nous vous présentons un projet collectif respectant trois engagements : la transparence, l’accessibilité et l’intérêt général. Nous avançons avec humilité et détermination, mais  L’expérience de la proximité est la clé de la confiance ! »

Les grands traits du programme !

Pour la politique des politiques des seniors, l’inénarrable Daniel Choteau égrène les avancées en cas de succès : « La navette promise et non tenue, elle sera mise en place dans les meilleurs délais. Le colis de Noël sera transformé par des bons d’achats chez nos commerçants/artisans. Ce sera le retour de la « Fête des Voisins », d’un marché de Noël où nous ferons venir une patinoire Place Paul Eluard. »

Une jeunesse très présente dans cette liste, Enzo Piqot en visuel

Pour Naima Bouaquina, l’offre alimentaire municipale va se remuscler. En effet, elle propose « une restauration scolaire sur deux sites, Maingoval et Mousseron, avec le retour de la cuisine en régie. Deux lieux réduiront aussi la durée de trajet de nos enfants. »

Pour sa part, André Crombez met le doigt sur une thématique central dans une collectivité locale, la santé ! « Nous avons un projet de grand Centre de santé pour lequel nous avons déjà identifié 10 000 M2 de foncier disponible sur la zone des Prouettes. Des médecins, des spécialistes, des professionnels du soin seront présents au sein de ce nouvel établissement de santé. » Pour ce dernier, les partenaires ont déjà été abordés comme Le Conseil départemental du Nord, la Région Hauts de France, l’ARS et des professionnels du soin.

Toutefois, chacun connaît le temps administratif et celui d’un chantier. L’urgence de l’accès aux soins pour le plus grand nombre est immédiat. « C’est pourquoi, nous allons immédiatement investir un local (attenant à l’hôtel de ville) où une seule cellule sur six est occupée. Le coût de la location de ce bâtiment s’élève à 1 500 € mensuel (pour 6 cabinets). Nous proposerons à des médecins libéraux de venir dans ces locaux le plus rapidement possible », ajoute Patrick Soloch.

Enfin, très versé sur le sujet du handicap, André Crombez souligne une politique locale en soutien des personnes en situation de handicap, les aidants aussi, car l’équation de la gestion du quotidien est complexe. La main tendue d’une localité est indispensable pour un public qui, parfois, baisse les bras face au mur administratif.

Autre projet structurant, la (re)conquête de la dernière friche d’usinor, non traitée à ce stade, est dans les ambitions affichées. Ce chantier vert « du parc de la Selle et de l’Escaut » sera très soutenu par les partenaires (Département dans sa politique de renaturation).

La sécurité est développée par Cédric Noulin : « Nous envisageons la mise en oeuvre d’une Police Municipale (avec 4 agents pour démarrer). Il n’y a pas de liberté sans sécurité, sans tranquille publique. Nous voulons travailler particulièrement sur les rodéos urbains, la sécurité routière, les conflits de voisinage, et l’extension des caméras de vidéo protection. »

Pour Régine Guilain, la culture demeure un pilier de la démocratie pour toutes et tous : « Ce n’est pas un luxe, mais un droit ! Nous adopterons une nouvelle politique tarifaire plus solidaire. Ensuite, nous lancerons un festival de théâtre amateur. » Concernant la pratique sportive, si proche dans la culture sur le volet bien être, des équipements de qualité sont nécessaires. Dans ce cadre, la rénovation du Dojo et de la salle Henri Barbusse font partie de ce programme.

Perrine Ego aborde le sujet sensible du commerce de proximité. « Chaque commerce qui ferme est une lumière en moins dans la ville ! Nous allons lancer une carte de fidélité inter-commerçant/artisan. Ensuite, nous serons très attentifs à la commande publique locale et notamment via des achats groupés. »

Bien sûr, cette présentation est partielle sur les thématiques du programme distribué chez les administrés…

Ci-dessous la liste :

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Virginie Hochart sur Saint-Saulve : « L’ADN de cette liste, c’est le terrain ! »

Virginie Hochart : « C’est une liste apolitique, ouverte et citoyenne ! »

Après le retrait de Bruno Thiollet de la tête de liste (raisons personnelles), le choix de Virginie Hochart s’est imposée. « Elle a fait l’unanimité de suite ! », s’exclame un colistier… « elle est connue comme le loup blanc », ajoute une colistière. Virginie Hochart, 34 ans, professeure de mathématiques au collège Lavoisier sur Saint-Saulve est une administrée de père en fille jusqu’au bout des ongles. Très investie dans le tissu associatif, notamment dans l’amicale du Roleur, l’asso des parents d’élèves pour sa fille, voire d’autres association, car « il y a une bonne connexion entre elles sur Saint-Saulve », explique la tête de liste. Particularité sur cette commune, cette élection de proximité pour le fauteuil majoral propose un duel « avec deux listes sans étiquette, ouverte et citoyenne. ». Presque symptomatique d’une commune de plus de 10 000 habitants sur l’état du personnel politique national (et pas d’un petit village), comme si La chose politique n’est plus la bienvenue dans le coeur battant du quotidien des administrés… !

« Je ne suis pas carté dans un parti. C’est une liste apolitique ! Nous avons des membres de tous les horizons dans ce collectif. D’ailleurs, je ne connais pas les convictions politiques de mes colistiers et colistières. L’ADN de cette liste, c’est le terrain ! » Logiquement, ses collègues de cette démarche démocratique, trop décriée compte tenu de l’investissement humain, ont présenté plusieurs thématiques de terrain.

La sécurité

Evidemment, ce sujet traverse les partis, les villes et les villages. Plus aucune liste en France ne peut ignorer cette thématique avec ses problématiques financières, ses modalités d’application spécifiques à la commune, sans oublier un travail sur la sécurité autant que sur le sentiment d’insécurité… ! Fort d’un porte à porte avec des questionnaires bien remplis, ce sujet occupe les esprits sur Saint-Saulve.

Les habitantes et habitants abordés les yeux dans les yeux soulignent « un manque de visibilité des agents municipaux (comme de la Police Nationale). Ils nous évoquent également l’insécurité routière avec des vitesses excessives sur une petite distance. Il faut agir avec des feux intelligents, des radars mobiles, voire des chicanes », commente un colistier.

Ensuite, un débat national s’installe sur le retour des lumières dans la ville la nuit ! En effet, une majorité de collectivités locales ont fait le choix de remettre l’éclairage public pour une raison… de tranquille publique. Certes, les économies sont réelles suite à la crise énergétique (guerre en Ukraine). C’est pourquoi, l’ex adjointe et opposante aujourd’hui, Sheerazad Labed Aouadi, propose « que 50% des indemnités des élu(e)s seront fléchées pour financer ce rétablissement de l’éclairage public (de 23h à 5H00 du matin). Cela représente 40 000 euros annuel. »

Evidemment, une vidéo protection plus musclée serait souhaitée, mais « nous ne connaissons pas ce qui fonctionne ou pas ! », conclut-il !

Le bien être animal

Si la commune de Marly s’est fait remarquer sur cette thématique, la liste portée par Virginie Hochart veut imprimer ce sujet dans l’action publique locale. « Nous souhaitons un lieu dédié pour le recueillement pour les animaux. Ce n’est pas le coût d’un cimetière, mais c’est un espace mémoriel ! », précise une colistière.

Plus globalement, le bien être animal passe par « une éducation des propriétaires dans la gestion des animaux. On travaillera avec des associations, des spécialistes. Ensuite, tout le monde peut perdre son emploi, etc., et il devient difficile de nourrir votre animal de compagnie. Dans ce cadre, nous proposons pour les familles en situation de précarité des colis alimentaires pour animaux », ajoute-t-elle.

Le cadre de vie

Aussi important que les grands projets, le cadre de vie de l’habitant apporte une plus-value à la vie en collectivité. Dans toutes les collectivités locales, parfois, il ne faut pas beaucoup pour donner le sentiment que l’administré compte durant six ans et pas juste six mois avant les élections !

« Nous proposons un kit de bienvenue pour tous les nouveaux arrivants sur Saint-Saulve », indique une colistière. Il sera composé d’un pass culture, d’un pass piscine, et de différents documents locaux pour des infos pratiques. « Nous observons que des nouveaux arrivants demeurent encore inscrits dans des associations d’une autre commune, etc., et ne profitent pas des structures locales. Ce kit de bienvenue est un moyen pour les intégrer chez nous », poursuit-elle.

Ensuite, le colis de Noël serait remplacé par des bons d’achats à dépenser chez les commerçants locaux, une récompense financière pour chaque diplômé, une ouverture au pique-nique à l’image de l’initiative sur Valenciennes à la période estivale, un bal intergénérationnel chaque 1er dimanche du mois où « les associations, à tour de rôle, tiendront la buvette pour générer de la trésorerie », conclut-elle.

Les finances

Sur les finances publiques, sujet sur le haut de la pile tout au long de ce mandat sur Saint-Saulve, Sheerazad Labed Aouadi dénonce « une hausse des impôts de 17,45% des impôts, alors que cette absence de celle-ci était une promesse de campagne en 2020. La dette par habitant est passée de 400 euros en 2020 à 1 400 euros en 2025. »

Ensuite, le retard d’ouverture du Groupe scolaire du Bas Marais « inquiète les habitant(e)s. Que se passe-t-il. Il y a déjà eu plusieurs reports », ajoute-t-elle.

Concernant la Grande Halle attenante à l’hôtel de ville : « Il ne se passe pas grand chose dans la halle de centre-ville (hors restaurant). C’est pas ce qui était vendu à la population », tance Sheerazad Labed Aouadi !

Enfin sur la transparence des comptes, les informations « sur les finances publiques sont trop partielles sur le site internet de la ville. En cas d’élection, on adhèrera (comme sur Bruay-sur-l’Escaut) à la certification de nos comptes et la publication d’une fiche de synthèse claire sur les investissements, le fonctionnement, etc. Bien sûr, en cas d’élection, il faudra procéder à un audit des finances locales afin de connaître exactement l’état budgétaire sur Saint-Saulve ! »

La charte

Pour conclure, ce collectif propose une charte de comportement entre les élu(e)s. « On s’écoute, on se respecte ! Un mot est un coup. J’ai vécu 3 années difficiles dans l’opposition. Un conseil municipal n’est pas un ring… ! Nous serons dans le respect des élu(e)s du prochain conseil municipal (majorité ou opposition) », conclut Sheerazad Labed Aouadi.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Isabelle Desoil : « Redonner à la ville et aux citoyens » de Valenciennes

Isabelle Desoil : « Je ne suis pas une politique, mais une citoyenne et j’aime ma ville ! »

Pour évacuer la thématique de la déflagration sur la ville de Valenciennes depuis le procès des 19 et 20 février 2026 concernant Laurent Degallaix https://www.va-infos.fr/2026/02/21/le-procureur-de-lille-requiert-contre-laurent-degallaix-5-ans-dineligibilite-avec-execution-provisoire-1-an-demprisonnement/, la tête de liste s’exprime sur ce momentum judiciaire : « Nous refusons de commenter une affaire en cours. Par contre, l’image de la ville en prend un sacré coup. C’est pourquoi, nous proposons une charte à signer par toutes les colistières et les colistiers afin qu’ils déclarent tout conflit d’intérêts potentiel ou existant, ne jamais s’exposer à une prise illégale d’intérêt, ne pas maintenir une candidature ou démissionner en cas de condamnation inscrite au casier judiciaire… (http://www.va-infos.fr/wp-content/uploads/2026/02/Charte-des-valeurs-pacte-de-colistier.pdf. » Coup politique ou pas, cette proposition colle parfaitement à toutes les listes engagées dans les Municipales sur les 34 955 collectivités locales concernées… en mars prochain. Dans ce cadre, un comité consultatif d’éthique composés d’élus et de personnalités serait mis en place. « C’est très classique dans les grandes entreprises avec un bilan annuel obligatoire », comme Jean-Michel Pottier très versé sur les pratiques du monde des entreprises à travers ses fonctions syndicales nationales.

Petit regard dans le rétroviseur de la municipalité, la tête de liste explique son engagement dans la majorité municipale dès 2014. « Je connaissais Laurent Degallaix à travers ses fonctions d’adjoint aux sports. J’étais très engagée à ce titre et il m’a contacté pour figurer dans sa liste. Ensuite, J’étais adjointe aux affaires sociales et j’ai quitté la majorité en 2022 », explique-t-elle. Outre une divergence de fond, elle rappelle la méthode et le fameux « coupé de micro pendant que j’explique le problème de la transaction financière avec la société privée INDIGO (transfert au privé du parc de stationnement)… ! J’expliquais simplement les chiffres avancés sur le budget 2026, 2,1 millions de PV budgétés, 2,9 millions de recettes et un ticket d’entrée de 12 millions d’euros d’INDIGO. De faits, si les chiffres de recettes ne sont pas atteints, il faudra rembourser INDIGO in fine (gestionnaire du parc de stationnement sur Lille) », poursuit-elle.

On rappelle que l’édile de Valenciennes a expliqué à la barre du Tribunal correctionnelle de Lille « être dans son rôle pour recevoir les oppositions et de veiller à l’harmonie au sein du conseil du municipal ! » Sur ce point précis, le maire a bénéficié d’une méconnaissance du Tribunal judiciaire de Lille sur les pratiques réelles dans l’hémicycle valenciennois à l’endroit de certaines oppositions… !

Quelques grandes lignes des projets

Ensuite, c’est en équipe que quelques grands projets sont dévoilés à la presse locale avant un développement au sein du local de campagne.

Tour d’abord et logiquement, la Place d’Armes constitue un sujet de polémiques sans fin. « Nous voulons lancer une grande concertation avec les commerçants/artisans et les habitants pour la transformer. Espace paysager, retour d’un axe traversant voiture, ou pas, ilots de fraîcheur. Rien n’est arrêté, c’est cela notre méthode ! », commente Christian Peretti, présent sur la liste.  Actuellement, ce coeur de ville est extrêmement minéral, une enclume bétonnée face aux chaleurs en lien avec le réchauffement climatique, chaque centre-ville de France fait l’objet d’une réflexion sur un verdissement de ses espaces urbains. Avec la sécurité, cette thématique fait l’unanimité parmi les programmes de cette campagne municipale.

Visuel non contractuel généré par l’IA

Ensuite, un projet spectaculaire sans être pharaonique est proposé dans la réflexion. Recouvrir le Passage de l’Arsenal avec un plafond de verre lumineux dont les couleurs seraient changeantes suivant les événements, les saisonnalités, etc, un espace urbain semi-couvert menant au tout nouveau cinéma de centre-ville. C’est assez simple et déjà vu dans des communes, ce dernier pourrait constituer « un élément d’attractivité pour la ville de Valenciennes », ajoute Christian Peretti.

Enfin, parmi les projets urbains, la conquête des friches urbaines (et industrielles) figurent dans le haut de la liste du développement durable et de la bonne consommation foncière urbaine. Deux friches arrivent sur la table, elles sont identifiées et incontestables. L’ex collège Watteau, propriété du Conseil départemental du Nord et le futur ex Commissariat de Police Nationale de Valenciennes, Avenue des Dentellières. Dans les deux cas, outre une négociation sur le foncier, l’idée est de travailler à un projet multi-partenarial.

Visuel non contractuel généré par l’IA du collège Watteau revisité

« Sur l’ancien collègue Watteau, une ruche (voire pépinière) d’entreprises pourrait s’installer en collaboration avec la CCI Grand Hainaut, voire d’autres acteurs (bailleurs sociaux) », indique Jean-Michel Pottier. Ensuite, sur l’immense bâti du commissariat de Valenciennes, très dégradé, l’idée est l’implantation d’une nouvelle résidence pour seniors. Ce n’est pas un scoop, le centre-ville de Valenciennes est habité par beaucoup de personnes âgées, l’offre est insuffisante en centre-ville à ce stade.

La vie locale

Bien sûr, les projets urbains ne font pas tout, la vie dans la cité est éminemment importante, peut-être plus que jamais dans le climat national et mondial actuel. Les ambitions sont fortes, soutien du commerce de proximité dans tous les quartiers, une vitalité du centre-ville, mais surtout, en lien direct avec les fonctions locales de la tête de liste ; un focus sur les activités sportives, les associations dédiées, la culture, et la vie sociale sans oublier cette crise du bénévolat bien connue ici et ailleurs.

« Je ne suis pas une politique, mais une citoyenne et j’aime ma ville ! », commente Isabelle Desoil, car cette déclaration passe par une attention particulière à la vie de la cité même si la puissance publique ne peut pas tout.

Dans les mesures spécifiques, Thomas Cacheux annonce un programme « Tous Nageurs » où actuellement « huit fois 30 minutes pour apprendre à nager ne suffisent pas.  Il faut assurer une bonne pratique de la nage pour tout élève quittant le CM2 à Valenciennes. »  Ce sujet est plus que prégnant et particulièrement suivi par l’Académie de Lille dans un Département très jeune. Le Centre aquatique de l’Amandinois et son ex DG (Franck Baudoux) a travaillé ces dernières années sur un projet réussi. « Les noyades sont la 1ère cause de mortalité chez les 16-25 ans », disait-il

« Je ne suis pas seule », Isabelle Desoil

Bien sûr, la liste demeure le pilier d’une équipe municipale. « Je ne suis pas seule », insiste Isabelle Desoil.

La tête de liste insiste sur son profil apolitique, non cartée : « Je ne suis pas une politique, mais une citoyenne et j’aime ma ville ! » Pour sa part, la plus jeune colistière a 18 ans, premier vote : « Je suis fière de faire partie de cette liste ». Elle a signé comme les autres cette Charte… ! On peut observer quelques noms connus sur ce bulletin de vote, Anita Liso (un nom de l’habillement sur Valenciennes), Ludovic Dufour, (La Cave du Monde et ex Président des Boutiques de Valenciennes), Alain Place (Places Voyages), sans oublier Bruno Guislain (ex fondateur de la l’Imprimerie Lelièvre), 2 anciens élus de Valenciennes sur la liste, Isabelle Desoil et Christian Peretti, elle est à découvrir ci-dessous !

« Redonner à la ville et aux citoyens », tout un programme en une phrase !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Sylvia Duhamel, une maire/candidate optimiste sur Bruay-sur-l’Escaut

Sylvia Duhamel : « Le boulot est fait ! »

Sans dire que tout est parfait, c’est impossible par essence, un édile doit travailler la pédagogie d’un bilan… solide. C’est pourquoi, la maire sortante insiste sur le travail rendu à la population à travers des nouveaux équipements structurants comme le complexe des sports Jean-Philippe Gatien , la nouvelle école Paul Langevin, la ferme urbaine, de multiples voiries, le début des travaux de l’étang de la Gare d’Eau, sans oublier le bénéfice du Contournement Nord. « Le boulevard de l’Europe est enfin fluide à la circulation. Les multiples camions, les voitures ne passent plus par les anciens axes », souligne la maire et l’ex conseillère départementale peut remercier le Conseil départemental du Nord. « Ces passages n’apportaient rien à la ville, pas des consommateurs locaux », ajoute Pascal Lemaire, adjoint en charge des finances et colistier. L’occasion de rappeler aussi que « nous avons mis deux ans pour redresser les finances en 2014/2016, puis lancer des projets. Sur ce 1er mandat, nous avons mis huit mois pour obtenir un prêt de 275 000 euros. Sur le 2ème mandat, nous avons mis trois mois pour la validation d’un emprunt de 8 millions d’euros, car nous n’étions plus en alerte (dernière étape avant la mise sous tutelle financière par la Préfecture). Le boulot est fait », commente Sylvia Duhamel.

Et Bruay-sur-l’Escaut 2026/2033 ?

Pour le coup d’après, l’éventuel mandat 2026/2033, l’équipe municipale est ambitieuse avec l’aménagement urbain de la Place des Farineau pour un coût estimé de 2,2 millions d’euros. « Nous voulons d’abord réaliser une halle semi-couverte avec le transfert du marché hebdomadaire, un espace utilisé pour des manifestations communes, voire des associations. Ensuite, il faut des espaces ombragés, des îlots de fraicheur, des lieux de convivialité où les gens pourront échanger, car ils ne se parlent plus ! »

Dans cette logique du partage social, la fin des travaux de l’étang de la Gare d’Eau avec un site « disponible dès cet été à travers un étang de pêche revisité, un confortement des berges, un site canin, un parking, et des jeux pour les touts-petits, le tout pour une base de loisirs familiale », explique Sylvia Duhamel.

Ensuite, comme sur de multiples sites de ce territoire minier, la reconquête des friches est devenue centrale pour les majorités municipales. « La Friche Hubert a été déclarée d’intérêt communautaire. Nous travaillons avec l’EPF (Établissement Public Foncier) et Valenciennes Métropole sur ce dossier pour l’installation d’un habitat en PSLA (prêt social location-accession) », explique la maire/candidate.

Les églises d’avant 1905 font partie du patrimoine communal, pas toujours un cadeau pour les finances publiques. Sur Bruay-sur-l’Escaut, l’église Sainte-Pharaïlde est en cours de travaux avec une poursuite sur le prochain mandat des travaux intérieurs, le parvis, et l’accès PMR pour un peu moins de 1 970 000 euros.

Enfin, pour les projet structurants, vous avez le dossier « Les Plantys » où une zone économique est sur la table. Dans ce cadre, une réhabilitation majuscule est obligatoire afin de créer un espace pour l’artisanat, un village des artisans, le coût prévisionnel pour la CAVM est de 3 millions d’euros.

Un avenir financier complexe

Il faut l’avouer, l’avenir des collectivités locales sur le volet financier n’est pas reluisant ! Le prochain budget de l’Etat en 2028 sera sans doute un cataclysme ou une nouvelle feuille de route pour les collectivités territoriales, quelle que soit la majorité au pouvoir… ! Dans cette optique, les gouvernances locales seront prudentes : « Nous avons des projets sur les écoles, sur le développement durable, tous les dossiers où nous pourrions trouver des partenaires. »

Par contre, sur le volet social, l’urgence est le maintien des services à la population à travers le Pôle Social Communal. « C’est une priorité pour nous ! Ensuite, nous travaillons aussi sur des sujets comme l’alimentation locale (en circuit-court) à travers la ferme urbaine », indique Sylvia Duhamel.

La gestion de l’effectif communal devient aussi un point central d’une capacité à financer de l’investissement, via un autofinancement, ou de laisser filer le sujet, c’est un choix politique. « En deux mandats, nous avons réduit un peu le nombre d’agents, plus de 200 en 2014 et 190 en 2025, mais le point d’indice maintient une charge de fonctionnement lourde », précise l’adjoint aux finances. Tout cela pour dire que la gestion, en mode 20ème siècle, de l’effectif communal avec une ouverture peu limitée des emplois publics est révolue. L’édile va devoir repenser son logiciel financier en profondeur d’ici deux ans !

« Une municipale ne se fait pas sur 2 mois, mais sur six ans », Pascal Lemaire

Pour se lancer dans cette campagne atone, la majorité sortante repart avec une équipe motivée avec « un renouvellement d’1/3 (rotation naturelle). Aujourd’hui, une délégation impose une disponibilité, un engagement plus conséquent. Une municipale ne se fait pas sur 2 mois, mais sur six ans », souligne Pascal Lemaire.

Justement, Sylvia Duhamel précise que « le collectif m’a demandé de repartir pour un nouveau mandat ». Certes, la Première magistrate avait indiqué que c’était son dernier en 2020, mais ce n’est pas la première, ni le dernier, a changé d’avis à l’aube d’une élection.

Ensuite, sur les autres opposants sur la ligne de départ, Frédéric Musy « présent 10 fois sur 30 conseils en six ans », précise-t-elle, incarne une union de la gauche non gouvernementale. Pour sa part, la majorité municipale s’inscrit dans un entre-deux politique. Dans une famille très Mitterrandienne, puis avec André Lenquette dans l’Union pour le Nord en 2015 pour les Départementales, Sylvia Duhamel affirme que « je n’ai jamais été de droite. »

Sur le résultat du 15 mars prochain face à une liste d’union de la gauche, accrocheuse, et celle de Lutte Ouvrière, toujours militante, Sylvia Duhamel et Pascal Lemaire disent de concert : « Nous espérons une élection dès le 1er tour ! »

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Dalila Duwez-Guesmia, une liste unique aux ambitions plurielles à Lourches !

Dalila Duwez-Guesmia : « Le bien vivre ensemble, c’est l’affaire de tous ! »

Elue au 1er tour en mars 2020 avec 56,73% des voix, mais plus de 50% d’abstention (54,46%), un(e) élu(e) de la République ne peut pas, ne doit pas, se contenter de son score et se dire que tout fonctionne merveilleusement bien. Non, l’équipe sortante doit convaincre ses administrés de se déplacer pour soutenir, ou pas (bulletin nul), sa maire sortante pour un deuxième mandat de suite.

En effet, la Première magistrate brigue un second mandat après la suite de Renée Bihet en 2020, mais elle a un vécu d’élue locale depuis 2001 et depuis 2008 comme 1ère adjointe. Elle connaît la particularité de cette commune, enclavée dans le Denaisis, avec la grande Denain et Escaudain (sans oublier Douchy-les-Mines), et des villes voisines comme Roeulx et Neuville-sur-Escaut. « Sans l’agglo, on ne peut rien faire financièrement », commente-t-elle même si la dette publique « de 2 millions d’euros environ avec un seul prêt et un taux très bas (moins de 1%) est raisonnable. Nous avons eu de la chance pour le coup », mentionne l’adjoint aux finances et colistier, Michel Vasseur.

« Nous vivons un peu dans l’ombre de Denain et nos administrés pensent que tout est centralisé sur cette commune ! Pout autant, ils sont de plus en plus difficile à satisfaire. Ils peuvent ne pas être contents, mais ne savent pas répondre quels sont les changement souhaités ! », indique la maire/candidate comme si l’ambiance nationale avait emporté dans cette dissolution catastrophique, le reste d’une reconnaissance politique nationale, régionale et locale. C’est la triste histoire de l’oubli d’un peuple pour un calcul parlementaire en juin 2024, le bébé est parti avec l’eau du bain et nos illusions avec…

« Le logement sera notre priorité sur ce mandat ! », Dalila Duwez-Guesmia

C’est pourquoi, l’édile et candidate 2026 veut travailler sa démocratie participative au corps. Premier défi, inverser la baisse de population, car Lourches comprend 3 750 habitants, dont 192 habitants de moins, « c’est énorme », dit-elle ! La solution, plus de logements.

« Derrière l’hôtel de ville, vous avons un foncier disponible d’environ 30 hectares, 15 hectares maîtrisés par nous et 15 hectares par un particulier et vendeur, ce n’est pas un problème. Je dialogue très régulièrement avec le bailleur social Maison & Cités et d’autres », précise Dalila Duwez-Guesmia. Pour autant, le déclic n’est pas encore là. « Le logement sera notre priorité sur ce mandat à travers une nouvelle offre, mais également notre lutte contre l’habitat dégradé ! Dans ce cadre, nous avons besoin d’appartements avec des T2 et T3, car nous avons encore beaucoup de grandes maisons avec des personnes âgées, seules aujourd’hui ! Notre population est vieillissante d’où l’importance de ramener de nouveaux habitants sur Lourches. »

Les projets 2026/2033

Sur les mandats précédents, le renouveau des établissements scolaires est acté pour les 300 élèves en élémentaire et les 164 en maternelle. Pour autant, la baisse de la démographie atteint la France entière d’où l’urgence absolue de mettre en place une nouvelle offre de logements dans le neuf, comme l’ancien, sur Lourches. C’est la base de l’attractivité avec les services à la population et le commerce de proximité, voilà les 3 composantes, plus la sécurité, d’une réflexion de (re)localisation d’un habitant.

Outre le volet logement vu précédemment, la rénovation de la salle des sports, complexe Jean Jaurès, composée de tôles métalliques ondulées est d’un autre âge. Evidemment, ce dossier avec l’aide des partenaires comme le Conseil département du Nord, La Porte du Hainaut, voire l’Agence Nationale du Sport, devrait être au dessus de la pile compte tenu que l’attractivité d’une commune passe, aussi, par ses équipements structurants.

Bien sûr, la sécurité a dorénavant dépassé tous les clivages politiques. Toutes les collectivités locales ont franchi le cap de la vidéo-surveillance, mais « nous n’avons pas les moyens d’embaucher des agents pour la police municipale. Par contre, nous allons embaucher prochainement une ASVP, mais toute police municipale passera par une démarche intercommunale », indique le candidate. Effectivement, des premières moutures émergent ici et là, La Sentinelle/Hérin, voire Petite-Forêt, Raismes et Anzin, mais bien d’autres dans les cartons digitaux.

La vie de la cité constitue également un objectif important pour le quotidien. « Le bien vivre ensemble, c’est l’affaire de tous ! Les gens ne se parlent plus », s’exclame la maire, car il est évident que le bonheur de partager ne se décrète pas par arrêté municipal. « Nous soutenons au maximum nos associations à travers l’organisation de manifestations ! Sans nos associations, la vie locale serait bien triste… »

Plus proche, moins loin… de l’habitant

Au détour d’une liste de 27 (+ 2) colistières et colistiers, avec 1/3 de renouvellement et « un rajeunissement de l’équipe avec une moyenne d’âge de 44 ans, plus âgé 78 ans et plus jeune 21 ans », cette équipe va (re)partir sur le terrain dans les 5 quartiers identifiés sur Lourches.

En mars 2026, cette respiration démocratique va nous éclairer sur l’état politique de notre pays, en colère endémique jusque dans les plus petits villages, où deux listes s’engagent, et une vague potentielle de dégagisme jamais vu dans l’histoire de la 5ème république. C’est même le sens de l’histoire, à chaque sortant de prouver le contraire, le programme (voire le bilan) est une chose, la fiabilité politique et locale de votre maire, une autre ! Sur Lourches, dépasser les 50% de participation serait un beau message démocratique, un véritable défi local pour une seule liste !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Valérie Fornies, maire/candidate en conscience des difficultés d’une gestion municipale.

Valérie Fornies : « Une équipe prête à s’engager dans la vie de la cité »

Pas le temps de jeter un oeil dans le rétroviseur d’un mandat unique et étonnant où l’enchaînement des crises a bouleversé l’ordre local, la gestion des deniers publics comme notre rapport aux services de proximité publics comme privés. Durant 2 ans, chaque commune française n’a plus pensé que son petit territoire était une île… !

Dans cette optique, « vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage », disait l’écrivain Nicolas Boileau constitue une vertu plus que nécessaire pour des colistières et colistiers d’une liste… en 2026. « J’ai réuni une équipe prête à s’engager dans la vie de la cité. Elle est renouvelée d’environ 1/3, mais je n’ai pas été excluante pour personne. Ceux qui ne sont plus sur la liste ont souhaité partir pour des raisons personnelles », précise la candidate. En résumé, une liste sans fracas, ni dissidence, de 29 + 2 colistiers (et 3 sièges à l’agglo), et « avec des convictions de gauche et de droite, même si mes valeurs sont à gauche. Par respect pour toutes et tous, la liste sera enregistrée sans étiquettes (sauf autre choix de la Préfecture) », commente la candidate.

Effectivement, l’engagement d’un(e) maire, d’un(e) adjoint(e), voire d’un simple conseiller municipal, n’a plus rien à voir avec le siècle précédent. Même si la loi sur le nouveau statut de l’élu local (31/12/2025) apporte des nouvelles protections au Premier magistrat, une hausse modérée de sa rémunération, mais elle ne règle pas « le sujet de sa disponibilité pour assurer la charge de maire, et plus encore dans le privé que le public », commente Valérie Fornies.

Une gestion prudentielle et ambitieuse

Comme toujours, l’opposition est essentielle dans une démocratie, mais elle réduit souvent l’exercice de gestion municipale a une équation simple, alors que nous sommes plutôt sur des algorithmes complexes. « Je ne vois pas comment l’opposition peut en même temps doubler l’effectif de la Police Municipale (3 agents actuellement), donc à travers plus de fonctionnement, et en même temps investir (massivement) dans l’église Saint-Martin pour laquelle nous n’aurons aucun partenaires ! », tance la candidate.

C’est pourquoi, elle pointe le dossier emblématique de la réhabilitation lourde de l’ancienne Gare de Fresnes-sur-Escaut, une pépite bientôt achevée. « Nous ne préférons pas ce site de l’ancienne Gare des mines à l’église, mais nous avions des subventions notifiées de nos partenaires », commente Valérie Fornies.

Effectivement, le dossier de la rénovation lourde de l’église Saint-Martin constitue un sujet de tension locale. « Ce projet est sur la table et (en cas de réélection), nous associerons largement la population à cette réflexion », poursuit-elle.

Certains dossiers enjambent deux mandats comme celui de l’arrivée d’une centaine de logements sur la commune : « La population est recensée environ à 7 350 habitants, mais nous espérons quelques centaines de plus avec ces réalisations. » Là aussi, les partenariats sont multiples et « nous avons bénéficié de l’accompagnement de la CAVM, de l’Etat pour les dossiers ERBM (Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier), et autres partenaires. Mon mandat de VP à Valenciennes Métropole n’a pas servi à rien ! »

« L’opposition confond une ligne de trésorerie et un emprunt », Valérie Fornies

Toutefois, il faut distinguer les subventions comptabilisées, en un mot notifiées par les services financiers de la collectivité publique partenaire, et la caresse d’un retour positif d’une demande de subvention. « Là, nous avons ouvert une ligne de trésorerie, de 1,5 millions d’euros, afin d’avancer les fonds des partenaires non crédités à ce stade, mais notifiés (donc assurés) », commente Arnaud Bavay, le DGS de la commune. « L’opposition confond une ligne de trésorerie et un emprunt ! », pointe Valérie Fornies.

Forcément, sur l’autre face de la pièce, vous avez des projets en attente. « Nous avons 1,7 millions d’euros en attente d’un retour des partenaires sur d’autres projets », ajoute le DGS. « C’est pourquoi, nous restons attentifs à l’évolution de certains dossiers dans l’éventualité d’une réélection, nous sommes ambitieux, prêts pour lancer certains dossiers si nous recevons des réponses positives, mais prudents au final ! », ajoute la candidate.

Une gestion locale maîtrisée

Quelques chiffres cernent assez correctement les contours d’une gestion budgétaire. En effet, la capacité de désendettement d’une collectivité publique demeure un juge de paix parlant. Cette donnée se situe « à 5,2 années fin 2025, puis 11,3 fin 2026 dans le sillage d’un investissement lourd (classique) et redescend de deux points en 2027 suite à la fin d’un prêt », commente Arnaud Bavay. Sur ce mandat de 7 ans, 3 emprunts sur 6 devaient s’éteindre avec un solde à payer de 6,5 millions d’euros comme dette de la collectivité locale au 31 décembre 2025.

Les services publics, le patrimoine de tous, est très surveillé sur Fresnes-sur-Escaut : « Nous avons remplacé le bureau de La Poste afin de conserver ce service à la population. Nous sommes indemnisés de 16 000 euros par an par La Poste, mais nous mobilisons 3 agents de la commune (donc le coût est plus conséquent). Ensuite, nous avons une agence France Services pour laquelle nous sommes indemnisés à hauteur de 50 000 euros par l’Etat (là également compensation insuffisante) », commente Valérie Fornies. Pour autant, la mise en oeuvre de cette décentralisation des services de l’Etat constitue une réponse positive de proximité, on entend peu de critiques, preuve politique que le rendu satisfait les élus locaux.

Sur les dossiers pour un prochain mandat espéré, Valérie Fornies énumère les sujets de questionnements des administrés, la sécurité et notamment routière, le logement, l’emploi, le pouvoir d’achat, la propreté de la cité, et « nous avons près de 70% de la population non imposable avec un salaire médian de 11 000 euros annuel. C’est pourquoi, je fais particulièrement attention à notre politique sociale ! », indique la maire. « Dans les consultations des habitants, la question du patrimoine constitue aussi un véritable sujet », indique la Première magistrate.

Des atouts et des faiblesses

Il faut jouer avec ses atouts, car Fresnes-sur-Escaut a très peu de foncier disponible pour le développement économique. « Toutefois, avec les services de l’agglo, nous avons identifié une petite zone économique de 10 hectares », explique-t-elle.

Par contre, la prochaine mise en service du nouvel écrin de l’ancienne Gare de Fresnes-sur-Escaut sera « un nouveau pôle d’attractivité pour notre commune. Par ailleurs, nous avons un patrimoine minier remarquable classé UNESCO et de fait suivi par les architectes des Bâtiments de France », souligne la candidate. De même, l’écrin vert sur certains sites de cette collectivité locale peut contribuer à cette attractivité accrue.

Quelles sont les listes sur la ligne de départ le 26 février prochain ?

Si la candidature de Valérie Fornies n’a jamais été un mystère, la liste du Rassemblement National a été investie officiellement par le député Guillaume Florquin et l’opposant historique, Fabrice Zaremba, au Conseil municipal aurait quelles velléités en la matière. Elue au second tour en 2020, Valérie Fornies attend la réalité de l’opposition pour cette respiration démocratique très attendue !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Isabelle Desoil porte une 5ème liste à Valenciennes

(Visuel Jean-Michel Pottier, Christian Peretti, Isabelle Desoil et Thomas Cacheux)

D’entrée de jeu en conférence de presse et du timing de cette présentation, elle affiche la réalité de cette liste « déposée d’ici le 24 février, date de l’inauguration de notre local de campagne, de la présentation de notre liste et du programme », précise Isabelle Desoil. Elle avoue un « temps d’hésitation avec le groupe de travail (suite au départ de la liste de P.Durieux)». Sur la présence d’une 5ème liste sur Valenciennes, Isabelle Desoil martèle : « Non, ce n’est pas la liste de trop. Fin 2025, nous avons réfléchi à cette situation, mais début janvier nous avons décidé de nous présenter pour proposer un espoir pour les Valenciennois. Nous avons une équipe soudée et nous voulons proposer une alternative aux Valenciennois. Certes, nous avons sauté beaucoup de haies et oui… on se lance dans un sprint, car Valenciennes est en danger », commente la tête de liste, ex conseillère de la majorité municipale avec un clash en courant de mandat.

Pour sa part, Christian Peretti veut mettre en exergue l’état d’esprit de cette équipe : « Nous ne sommes pas revanchards, mais souhaitons apporter la bonne alternative. » Pas franchement dans une candidature de témoignage, la liste portée par Mme Desoil entend remporter cette élection municipale : « On y va pour gagner ! », exprime avec force Isabelle Desoil. « J’ai l’impression d’être fin 1988 », commente l’ancien adjoint municipal de Jean-Louis Borloo en 1989, Christian Peretti.

Retrouver les origines du Borlooisme…

Sans dévoiler le programme, l’équipe insiste sur la méthode de gouvernance. « Il faut retrouver les origines de la méthode de Jean-Louis Borloo. Sur chaque délibération, il travaillait avant pour obtenir un consensus. Pendant les débuts de Laurent Degallaix et dans le respect de l’héritage de Jean-Louis Borloo et de Dominique Riquet, rien à reprocher à celui-ci, mais pourquoi a-t-il modifié à ce point son comportement ? », analyse Christian Peretti.

Parfois, la politique est une chose simple. Un édile, ou gouvernant, fait un choix politique comme son rôle lui incombe. Après, il a le choix du passage en force, du clivage, voire du mépris à toute forme de contestation ou de la recherche du compromis. En résumé, la délivrance d’un message à la population est aussi important que celui-ci, le retour d’une certaine humilité face aux multiples problématiques d’une collectivité locale, d’un respect de toute forme d’opposition, bref un management bienveillant dans l’hémicycle comme une écoute attentive des administrés ! Expliquer une décision difficile, car rien n’est simple pour un maire en 2026, apparaît un comme un sommet alpin sur la ville-centre, l’épisode de la fausse fermeture des salles de sport pendant la crise énergétique constitue Le résumé de la méthode 2020/2026… !

Justement, la recherche d’un compromis, voilà un mot que connaît parfaitement un colistier, Jean-Michel Pottier : « Dans les PME, vous devez rechercher en permanence un consensus avec vos collaborateurs », explique un ex chef d’entreprise (Ariane 7), ancien syndicaliste de la CGPME au niveau départemental, régional, puis national. Elu consulaire également, il est encore membre du conseil d’administration national de France Travail et de l’Unédic, la négo… il connaît ! « Je suis atterré par la situation à Valenciennes. C’est pourquoi, je m’engage pour les Valenciennois dans cette campagne locale. Nous devons recouvrer une nouvelle pratique de la gouvernance avec de la transparence, de la probité et la volonté de travailler ensemble », poursuit Jean-Michel Pottier.

Donner « envie » de Valenciennes

En digression à cette conférence de presse, on peut souligner une situation sociale difficile au sein de la ville phare du Valenciennois, un fameux documentaire sur M6 sur Valenciennes, capitale du fast-food avec un établissement pour moins de 700 personnes, pointe du doigt cette précarité rampante. Pour pallier à cette descente de l’offre accessible de proximité, l’équipe veut s’atteler au commerce de proximité. « Il faut retrouver de la solidarité et de la confiance. Les Valenciennois ont besoin de confiance dans leurs élu(e)s. Valenciennes doit redonner… envie de Valenciennes ! » En marge de cet état des lieux potentiel, il précise : « Si nous sommes élus, nous ferons réaliser un audit financier pour connaître la situation financière réelle et la communiquer en toute transparence. L’esprit n’est pas non plus une chasse aux sorcières, mais d’une nouvelle dynamique », commente Christian Peretti.

A ce stade, ce n’est pas un programme de fond pour Valenciennes (présenté mardi prochain), mais la situation actuelle impose une nouvelle méthode. « On propose la bonne alternative pour les Valenciennois », indique Thomas Cacheux, colistier.

Avec 17,24% des inscrits en mars 2020 pour une élection au 1er tour du maire/candidat sortant, les Valenciennoises et les Valenciennois n’ont pas exprimé massivement leur choix bien involontairement (La Covid). Dire que les 15 et 22 mars 2026 seront les 2ème et 3ème tour de 2020, à Valenciennes comme ailleurs, n’est pas très éloignée de la réalité du terrain, de l’humeur du moment des Françaises et des Français !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Droit de Réponse de Luce Troadec, liste « Valenciennes Autrement »

« Que peut-on attendre d’un candidat qui se découvre soudainement une passion pour les affaires municipales, tout en semblant ignorer ce qui s’est réellement passé ces six dernières années, sinon la diffusion de fausses informations ?

Les quatre élus d’opposition de notre liste — Quentin Omont, Luce Troadec, Nathalie Lorette et José Pressoir — siègent depuis 2020 au Conseil municipal et ont toujours voté contre le budget du maire, ce qui n’est pas le cas des autres groupes politiques présents. 

Quentin Omont siège également au Conseil communautaire, où il est le seul élu de l’ensemble de l’assemblée à voter systématiquement contre le budget proposé par la majorité. 

Durant ce mandat, la gauche écologiste à Valenciennes a été la seule opposition à la fois assidue et réellement engagée, présente sur le terrain et au travail sur l’ensemble des dossiers. Nous avons d’ailleurs, quand ils nous semblaient pertinents, approuvé certains projets. »

Luce Troadec, tête de liste/Valenciennes Autrement

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(Municipales 2026) Pascal Durieux : « Laurent Degallaix, c’est une image ternie d’un maire plus grande encore que celle de la Politique nationale »

Pascal Durieux : « Dans le budget 2026 (voté), le coût d’occupation du domaine public pour les terrasses des commerces comme le prévisionnel des PV de stationnement explosent ! »

Dans son propos, le candidat aborde le temps judiciaire du moment. « Il n’y aura pas de prime au sortant compte tenu de son actualité judiciaire avec toutes les inconnues que cela comporte. Laurent Degallaix (présumé innocent), c’est une image ternie d’un maire plus grande encore que celle de la Politique nationale. » En résumé, tout autre décision qu’une « relaxe », et par suite d’innocence de l’édile, sera problématique pour cette campagne locale et l’image de la ville urbi & orbi. En forçant le trait, mais si peu, une condamnation d’inéligibilité, sans exécution immédiate, serait presque plus facile à gérer qu’un report… de l’audience dont les réseaux de Laurent Degallaix, présumé innocent, clament à bas bruit qu’il déjà est acquis comme une victoire. Etrange, les lecteurs de l’Observateur du Valenciennois avaient cru comprendre, dans un article en décembre 2025, que ce dernier souhaitait ardemment se défendre devant la juridiction afin de s’expliquer…, un aveu de culpabilité ?

Ensuite, Pascal Durieux engage son propos en retraçant son parcours de Valenciennois pur jus. Puis, il évoque les nouveaux visages de cette liste officiellement soutenue par Didier Legrand « une ville pour tous, un projet pour chacun ». « Elle est complète et elle sera déposée avant le 26 février, aucun doute ! », précise immédiatement la tête de liste. Bien sûr, après les départs, de nouvelles figures locales, parmi ceux-ci, Marco Busico, une figure de la localité reconnue, Claire Decarpentrie, fille d’un commerce bien connu, Bertrand Crasnault, fils d’un ancien élu connu de la ville de Valenciennes et bien d’autres avec tous les profils sociaux professionnels.

Sur le paysage politique

Outre la critique très acerbe contre le candidat/maire, il constate « le bilan avec 87 photos utilisées de la ville et de Valenciennes Métropole. C’est le Moi Je, une auto-satisfaction dans la capitale du fast foot mentionnée dans les médias nationaux. Nous avons également un jeune et fringuant attaché parlementaire, candidat du RN, mais il occupe le terrain sans réalité locale. Puis, une liste de l’union de la gauche, qui vote le budget, dans une commune historiquement au centre droit. Et enfin, une liste émergente, revancharde, et on ne bâtit rien sur un règlement de compte. » Pour notre part : « Nous voulons réveiller Valenciennes ! »

Le bilan du maire sortant et le budget 2026

Sans dévoiler ses projets phares « sans nécessairement des investissements massifs », car il attend début mars comme beaucoup de listes dans le Hainaut. Ensuite, il veut mettre en lumière les budgets d’hier et de demain votés par la ville de Valenciennes. « Sur 2020/2026, il consacre 5% à la culture 3% au sport et à la jeunesse. Moi, alors que les subventions aux associations sont encore à la baisse dans le budget 2026, nous soutiendrons ces dernières, le sport et la culture. J’étais à la fermeture de cette pépite culturelle de l’ESAD, une école publique avec 252 ans d’histoire (https://www.va-infos.fr/2025/06/28/enterrement-geant-de-lesad-propose-par-la-ville-de-valenciennes-et-sa-metropole/). Je suis musicien et j’observe aussi que le conservatoire est en péril, les jeunes talents du territoire préfèrent s’inscrire sur d’autres écoles dans le Valenciennois. »

Concernant la politique pour les séniors, elle se résume, selon le candidat, à « 2 thé dansant et un colis annuel » et sur le sport, la « gestion des salles publiques est à revoir complètement. »

Sur le Patrimoine, il évoque tous les combats de l’association du « Comité de Sauvegarde du Patrimoine du Valenciennois  » où son Président Alain Cybertowicz, présent, a pris la parole. 

Pour conclure sur les grandes thématiques de ce futur programme, 4 grands axes, le sport et la culture, la sécurité, le commerce et au féminin, notamment pour soutenir les politiques contre les violences intrafamiliales.

Enfin, il évoque le budget, très factuellement, car un exercice financier est le révélateur mécanique d’une politique locale. Tout est dans le budget, c’est le juge de paix !

« On passe à 900 000 euros de recettes d’occupation du domaine public », Pascal Durieux

Le candidat insiste sur deux points très scrutés par les Valenciennois. « Laurent Degallaix continue son matraquage sur le stationnement. La majorité sortante a prévu dans son budget 2026, 2,1 millions d’euros de FPS, donc 105 000 PV en 2026 (à 20 euros). La sulfateuse (la LAPI) va encore travailler et dissuader des consommateurs extérieurs à venir sur Valenciennes. Ensuite, on note toujours dans ce budget que la contribution d’occupation du domaine public passe de 600 000 euros à 900 000 euros avec moins de commerces existants. La redevance pour les terrasses est en forte hausse. Beaucoup de professionnels ne sortent même plus leur terrasse ! Tout est fait pour matraquer les commerces indépendants et nous voyons les résultats (cellules vides). Une exception avec La CH’TITE Brigitte, ex Café de Paris. Cette enseigne a bénéficié d’un speed dating dans les locaux de la commune. Les commerces du centre-ville ont signalé cette anomalie, un Courier au Préfet par très prochainement afin de pointer ce comportement », indique Pascal Durieux.  La bonne question, sans contester la qualité des travaux impressionnants du nouvel exploitant, est quel est le niveau d’implication de la puissance publique dans cette installation privée ?

Sur le fonctionnement de la ville, il évoque les vacances de Noël. « Quand le maire est absent, personne ne le remplace (mais délégation de signature). Qui connaît depuis six ans le nom du 1er adjoint ? Nous étions avec le Sous-Préfet de Valenciennes les seuls présents sur le terrain à la rencontre des Sans Domicile Fixe pendant le Plan Grand Froid. »

« On ne reconnaît plus le Valenciennes de Jean-Louis Borloo, même plus le VAFC (défaite contre le dernier du classement hier soir) », conclut-il.

Daniel Carlier

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Le procès de Laurent Degallaix, un moment d’histoire pour Valenciennes !

Quelle que soit l’issue de ce procès, la comparution de l’édile actuel de la ville-centre, ce jeudi 19 février 2026, sera gravée dans la mémoire locale et régionale à tout jamais.

En effet, 8 prévenus seraient convoqués ce jeudi 19 février 2026, 2 victimes seraient citées à comparaître, l’une par la Défense de Laurent Degallaix, présumé innocent, l’autre par la Défense de Pascal Vanhelder, présumé innocent, plus une troisième personne (non victime) par un autre prévenu, cela serait le minimum minimorum. Voilà le décor d’une audience frictionnelle à un mois de l’élection municipale 2026, mais en tout état de cause, les électrices et les électeurs attendent avec impatience des réponses à leurs questions.

Gérald Darmanin : « Les victimes ont aussi des Droits ! »

En digression, ce mardi 10 février 2026, le Garde des Sceaux s’est exprimé sur un projet de lois de bon aloi afin d’accélérer le temps judiciaire, cette agénésie dans les affaires criminelles où les délais sont particulièrement insupportables pour les victimes.

Il souligne avec acuité que, parfois, une réforme ne dépend pas seulement d’une grosse enveloppe budgétaire. Des aménagements peu coûteux dans bon nombre de départements pourraient accélérer considérablement le temps judiciaire. A titre d’exemple, il cite le département du Nord où « nous n’avons, conformément à la loi, qu’un seul Tribunal judiciaire en matière criminelle. Nous pourrions en avoir deux (dans le Département le plus peuplé de France) et réduire considérablement le temps de justice. »

A l’occasion de cette intervention sur la chaîne Franceinfo, le Garde des Sceaux rappelle également à l’envi une base de la justice pour toutes et tous, mais parfois oubliée : « Les victimes ont aussi des Droits ! »

Le paysage iconoclaste d’un procès, voyez plutôt !

Justement, à l’aulne de ce fameux procès et de la sortie de Gérald Darmanin en début de semaine, il est difficile de déconnecter ce temps judiciaire de quelques visages politiques essentiels de la République. Gérald Darmanin, Garde des Sceaux, natif de Valenciennes, candidat putatif à l’élection Présidentielle avec un procès pénal du maire de sa ville natale, et se déroulant dans son fief de la Métropole Lilloise ! Ensuite, vous avez également Xavier Bertrand, Président de la région Hauts de France, plus proche de Laurent Degallaix que ce dernier a peut-être croisé à la soirée Toyota/UPHF à la Cité des Congrès le 30 janvier 2026, aussi candidat putatif à l’élection Présidentielle sans oublier Edouard Philippe, candidat putatif à l’élection Présidentielle et fondateur du parti « Horizons », dont son référent Hauts de France passe devant le Tribunal judiciaire de Lille… ! Trois présidentiables 2027 qui se seraient bien passés de ce procès encombrant du maire de la ville centre du Valenciennois !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Ali Benyahia, un candidat/maire raisonnablement optimiste !

Ali Benyahia : « Je suis plutôt radical socialiste dans l’esprit gaullien du CNR (Conseil National de la Résistance) »

Inutile de ressasser un mandat iconoclaste, mais le maire veut remercier les partenaires, comme Valenciennes Métropole, le Conseil départemental du Nord, et la Région Hauts de France pour un soutien indéfectible : « Ils ont été présents sur nos projets grâce à notre partenariat étroit, entre les élus et entre les techniciens sur les dossiers. » Retour sur le bilan 2020/2026 sur https://www.lobservateur.fr/municipales-2026-ali-benyahia-beuvrages/

Une liste renouvelée 1/3

Pour cette nouvelle campagne municipale, l’équipe est renouvelée avec 12 nouveaux membres. « Pas de départ, pas de dissidence, mais 3 décès, 3 incompatibilités professionnelles, 3 déménagements et 3 personnes malades. Sur 29 (+2), nous avons 12 nouveaux membres », commente le maire sortant.

Le plus connu des petits nouveaux est évidemment Rémi Kasprzyk, infirmier sur le devant la scène pendant la COVID et sa présidence d’une association d’infirmiers, une gestion partagée du centre de vaccination Jean Mineur à Valenciennes, mais également le début d’un engagement politique avec une candidature suppléante en juin 2022 derrière Delphine Alexandre (candidate Renaissance) sur la 20ème circonscription. Cette entrée dans le chose politique s’est prolongée récemment par une participation sur la liste d’opposition à Saint-Saulve, portée par Bruno Thiollet à l’époque et aujourd’hui Virginie Houdart. Dès sa sortie (médiatisée), Ali Benyahia a contacté l’intéressé : « Il a son cabinet rue des Poilus. C’est un enfant de Beuvrages et ses parents y habitent. Ensuite, nous nous connaissions depuis la Covid, l’association et même à travers la CPTS Grand Valenciennes (Communautés Professionnelles Territoriales de Santé). Il a réfléchi 48 heures et m’a répondu favorablement ! Il sait que l’exécutif est déjà en place et ne prétend à aucune fonction d’adjoint ! »

D’ailleurs, sur 12 entrants, ils seront 4 professionnels de santé, un médecin urgentiste, un infirmier libéral, un infirmier anesthésiste et Rémi Kasprzyk. « Je crois beaucoup dans la médecine 3.0. Avec l’arrivée de l’IA, nous devons anticiper l’évolution des pratiques médicales. C’est pourquoi, il est nécessaire de travailler en amont sur ce sujet avec des professionnels. »

Des ambitions communautaires !

Carté autrefois au Parti radical, plus centre gauche, il a quitté ce parti. « Aujourd’hui, centre droit ou centre gauche ne signifie plus rien. Je suis plutôt radical socialiste dans l’esprit gaullien du CNR (Conseil National de la Résistance), la racine républicaine avec le respect de la laïcité, la solidarité et une vision collective. » Sur la prochaine élection, la liste « Continuons à faire ensemble ce qui nous rassemble » du maire sortant est « d’un optimisme raisonnable » avec la particularité d’un manque de lisibilité sur la concurrence potentielle les 15 et 22 mars… ! Par contre, il sait comme tous les futurs élus que « les exercices budgétaires seront difficiles pour les communes ! »

Sur ces amis politiques, il est plus proche du « sénateur Guislain Cambier et de Valérie Létard » Par contre, il n’a pas digéré son éviction du Bureau communautaire en 2020 où « tout était négocié avant le 1er tour ! » Cette fois, en cas de réélection à la fonction de maire en mars 2026, il fera entendre la voix de sa commune et sa représentativité au sein de Valenciennes Métropole, voire au delà !

Un programme axé sur le logement, l’efficacité thermique, la sécurité et le sérieux budgétaire !

La Police Municipale

Sujet transversal par essence en 2026, le candidat veut muscler sa police municipale avec « 2 agents supplémentaires, contre 5 aujourd’hui et 2 ASVP, afin d’assurer des brigades de nuit jusque minuit/1h du matin en hiver et 1h/2H du matin en été », précise-t-il. Ensuite, sur les caméras de vidéo-surveillance, l’éventuel maire en 2026 souhaite poursuivre un maillage pertinent : « Nous avons identifié les problématiques dans les quartiers à partir des doléances collectées. A ce titre, nous avons sollicité l’Etat et obtenu son accord. »

Pas spécifiquement dans la case sécuritaire, mais le Premier magistrat aborde la sécurité routière avec une lutte contre des conduites « délicates, notamment suite à la prise de protoxyde d’azote. » Et par suite, la rénovation des voiries fait partie intégrante de cette thématique : « Nous allons entamer la 3ème phase de la Résidence du Ruissard (rue Marcel Serbat, rue Henri Colin), mais également la rue des Poilus. »

L’urbanisme à l’heure de l’efficacité thermique

Absolument anonyme pour le grand public, mais pour autant le fameux « Décret Tertiaire » oblige toutes les collectivités locales à remettre à niveau l’efficacité thermique de leurs grands bâtiments publics. « Avec l’école maternelle Juliot Curie, sa toiture et sa façade, la salle des sports Léo Lagrange, toiture, la salle des sports Pierre de Coubertin, une rénovation thermique complète ; tous les bâtiments publics auront été réhabilités suite au diagnostic énergétique bâtimentaire pris en charge par Valenciennes Métropole. Après ces 3 rénovations, nos sites seront rénovés pour une meilleure efficacité énergétique. Concrètement, en 2025, nous avons payé la même facture énergétique qu’en 2020… » Aucun doute, l’autosuffisance énergétique des édifices publics existants ou nouveaux sera la nouvelle norme pour un mandat local en France.

Ensuite, sur les 13 édifices publics (3 salles des sports, 4 écoles, 1 pôle social, un EVS…), la collectivité locale envisage un « AMI (Appel à Manifestation d’Intérêt) électrification sur dix de nos bâtiments publics. A ce stade, nous réfléchissons à différents scénarios pour l’exploitation des équipements solaires », poursuit-il.

Le logement

Cette thématique est la pierre angulaire de son prochain mandat (potentiel). « Notre ambition est de permettre à la population de bien vieillir et de bien grandir », dit-il. Dans cette optique, deux friches locales seront investies par la puissance publique. La friche Houdin Desplechin avec 24 logements individuels et un collectif dans le centre-ville, mais également la friche Lainé avec 44 logements. Cette nouvelle offre de 68 logements va permettre de réduire une demande forte « sur une ville attractive. Nous sommes à 6 800 habitants et plus de 7 000 à mi-mandat ! »

Le budget

Evidemment, le volet financier est intimement lié à une dynamique de la population. Dans ce cadre, Beuvrages, contrairement à tant d’autres, ne connaît pas « de diminution de sa DGF, notamment grâce à une hausse de celle-ci dans le quartier QPV (Quartier Politique de la Ville) », souligne le candidat/maire.

Concernant la maîtrise budgétaire, la commune oscille entre 3,5 et 4 ans en capacité de désendettement. « Nous travaillerons à la réduction de notre dette publique. Nous étions à 11 millions d’euros en 2020 et 5,5 millions d’euros aujourd’hui. L’objectif est de la diminuer à 1 million d’euros », conclut-il. Difficile de donner un cap plus clair sur les choix à venir, la prudence financière serait indubitablement le mantra de cette mandature sur Beuvrages.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Bruno Monnier, un candidat lancé dans une triangulaire (potentielle) assumée !

(Christine Di Bello, Bruno Monnier, Guillaume Florquin, et Malika Bouhezila)

Bruno Monnier : « Nous portons un projet sur les thématiques du pouvoir d’achat et de la sécurité sur Vieux-Condé ! »

Sur la forme, le premier questionnement est l’investiture, ou pas, du Rassemblement National comme pour Eric Castelain sur Saint-Amand-les-Eaux. « Non, Bruno Monnier n’est pas investi par le parti RN, mais il a signé la charte. Cette dernière permet aux parlementaires de soutenir directement un candidat sans l’investiture. Cela fait partie de notre politique d’ouverture ! », commente Guillaume Florquin. Ex borlooiste, carté UDI, mais il se retire de ce parti politique après l’abandon en rase campagne de Jean-Louis Borloo en octobre 2011, comme tant d’autres ! « Depuis, je ne suis plus carté dans aucun parti politique », précise-t-il.

Ce soutien du député s’est construit sur le terrain, car « je suis président d’un club de tir sur Vieux-Condé. A l’occasion de l’Assemblée générale 2024, le député est venu, puis revenu à l’AG 2025. Puis, nous avons travaillé ensemble. Aujourd’hui, il y a un respect mutuel et une écoute entre nous », indique Bruno Monnier.

Aux colistières et colistiers présents, Guillaume Florquin traduit concrètement ce soutien par ces mots : « La proximité compte beaucoup, il n’y a pas que les étiquettes. » Pour sa part, Bruno Monnier insiste auprès de ces yeux au coin de la rue : « Nous ferons une campagne propre, il n’est pas utile de critiquer les autres candidats. Nous portons un projet sur les thématiques du pouvoir d’achat et de la sécurité sur Vieux-Condé ! Concernant le bilan du maire, nous avons déjà distribué un tract, ce qui a été dit en 2020 VS ce qui été fait réellement à la fin du mandat ! »

Par contre, la tête de liste ne cache pas que son arrivée potentielle à la gouvernance locale déclencherait dans les meilleurs délais « un audit financier complet. Certes, il y a une nouvelle salle des fêtes que je souhaitais, mais elle est à la charge de la commune à hauteur de 2,5 millions d’euros. Il faut connaître nos marges de manoeuvre budgétaire ! »

Site de l’église dans le quartier de La Solitude

Justement sur le budget, il insiste pour souligner l’effectif trop faible de la Police Municipale, 5 agents à ce stade : « Je souhaite durant ce mandat (de 7 ans) passer à 11 agents. » Autre point que le candidat souhaite dévoiler en amont de son programme aux administrés, un travail sur le patrimoine avec notamment « l’ancienne bibliothèque classée UNESCO et l’église du quartier de la Solitude, désacralisée aujourd’hui. Nous pouvons travailler à préserver notre patrimoine. »

« Trahi une fois, pas deux fois, ça suffit », Bruno Monnier

Bien sûr, pour cette 3ème campagne, le souvenir des éditions précédentes marque son esprit. En effet, Bruno Monnier, 60 ans, se rappelle son score en 2014 (17,87% des inscrits). « Je me suis retiré en faveur du Guy Bustin, mais je me suis vite rendu compte que son programme reposait uniquement sur une vengeance vis à vis de Serge Van Der Hoeven. Au final, nous n’avions pas les mêmes idées pour les habitant(e)s. »

Puis, en 2020 où « j’étais souffrant durant une bonne partie de la campagne sans parler de l’abstention ! Enfin, David Bustin pratique la même politique son père. Cette fois, je serai très présent durant cette campagne 2026. C’est aussi ma première candidature avec le soutien affiché du député de la circonscription !»

On peut subodorer qu’aucun des candidats ne remportera pas cette élection au 1er tour. Par suite, l’éventualité d’une triangulaire au second tour, tant les 3 blocs en lice sont solides sur Vieux-Condé, fait réfléchir toutes les équipes sur la ligne de départ. Pour sa part, Bruno Monnier ne fait aucun mystère sur ses intentions : « Si mon score le permet, je me maintiendrai au second tour. Trahi une fois, pas deux fois, ça suffit… » Le parlementaire acquiesce « une victoire dans une triangulaire avec 35%, c’est possible ! »

Une liste avec deux membres de la majorité sortante !

La liste est bouclée avec quelques surprises comme « Christine Di Bello, adjointe aux écoles, l’enfance et la petite enfance, mais également Malika Bouhezila, conseillère municipale et peut-être d’autres de la majorité municipale… Ma liste est bouclée, mes colistières et colistiers sont sans étiquettes ou carté au RN. C’est une belle équipe proche des gens ! »

A Vieux-Condé, comme dans de très nombreuses villes du Hainaut, le 1er tour qui n’a pas véritablement eu lieu le 15 mars 2020 va se présenter aux électrices et électeurs. Par contre, sur Vieux-Condé, la particularité est que les 3 candidats peuvent remporter la timbale sans que l’on puisse parler d’un tremblement de terre, d’une surprise incroyable, non tout simplement le meilleur de trois candidatures robustes !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Johann Blanpain où l’Anatomie d’une… rupture de la majorité municipale sur Hasnon !

Johann Blanpain : « Ce n’est pas une liste PCF, mais celle d’un rassemblement citoyen ! »

Tout d’abord, pour comprendre l’état politique actuel, il faut remonter comme dans les séries aux épisodes précédents. En effet, André Desmet a agrégé différentes forces politiques afin de se mesurer à l’historique gouvernance locale, celle de Yannik Nison, maire de 1991. Dans ce cadre, Johann Blanpain a rejoint l’équipe du futur maire, et ce dernier a remporté un duel au 1er tour, le 15 mars 2020, avec 51,73% des inscrits.

Bien sûr, un démarrage confiné, mais dès l’installation du Conseil municipal. « Nous avons déroulé durant deux ans, tout se passait bien avec une parfaite cohésion, André Desmet était à l’écoute de tout le monde. Puis, le maire s’est enfermé petit à petit. Il a commencé à tout décider seul avec une poignée d’élus autour de lui, voire uniquement avec son adjoint aux travaux. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé durant les 4 dernières années pour en arriver là. Non, la situation remonte bien avant le refus de vote du CFU 2024 (Compte Financier Unique) en juin 2025 », souligne la tête de liste.

A ce titre, Johann Blanpain cite un exemple symptomatique : « Hors extension pour le Groupe scolaire, il n’y a eu aucun marché public durant ces 6 ans, malgré des travaux, des aménagements… Il y a manifestement un non respect des règles des marchés publics. A la fin, nous apprenions un choix du maire dans le journal de la commune ! Au final, 11 élus de la majorité ont quitté celle-ci. » Ce n’est pas une petite révolte, mais une révolution locale !

Point n’est besoin de se répandre plus encore tant le divorce est consommé depuis longtemps. Pour autant, le passage de la contestation à se présenter à la fonction majorale n’est pas aussi évident que cela…

« Elu, c’est un engagement, une organisation personnelle ! », Johann Blanpain

Evidemment, cette démission a été réfléchie, mais il fallait couper le cordon. « Bien sûr, j’ai pensé à me présenter. En premier lieu, j’ai tout d’abord envoyé un courrier aux Hasnonaises et Hasnonais. Toutefois, être élu, c’est un engagement, une organisation personnelle. Puis, dès le mois de septembre, j’ai choisi de me lancer dans cette élection municipale 2026 », commente-t-il.

Pour sa part, Johann Blanpain, 40 ans, est carté PCF,  mais « ce n’est pas une liste PCF, mais celle d’un rassemblement citoyen ! Cette liste est très diverse avec toutes les sensibilités politiques. Je ne serai pas seul, mais avec une équipe et des compétences », souligne avec force ce fonctionnaire territorial depuis 2008.

« Je souhaite un changement de mode de gouvernance », Johann Blanpain

Comme souvent, le gap générationnel dans la gestion communale amène une autre méthode. « Il faut arrêter le coup par coup, mais proposer une vision d’avenir aux administrés. Il y a véritablement un besoin de renouveau, penser à la transition écologique, les services publics. Il faut anticiper. Dans six ans par exemple, existera-t-il encore un Bureau de la Poste ? », poursuit-il.

La recette gagnante, selon lui, est la consultation de la population. « Il faut associer les usagers. Toutes les listes vont parler de la rénovation lourde du centre ville et de la salle des sports. Oui, mais il faut co-construire avec les habitant(e)s cette transformation », affirme Johann Blanpain.

Un peu comme une petite musique déjà connue, la démocratie participative est une expression apparue sur le devant de la scène durant la campagne 2020. Le moins que l’on puisse dire, hors budgets participatifs ici et là, est que cette idée vertueuse ne s’est pas traduite dans une immense majorité des communes du Valenciennois. Gageons que cette fois, la leçon dans les urnes de proximité servira…

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Christophe Vanhersecker, candidat outsider ou favori sur Trith-st-Léger ?

Christophe Vanhersecker : « J’ai pris contact avec les maires des communes voisines pour une Police Intercommunale »

A six semaines de cette échéance municipale, les candidat(e)s poursuivent leur campagne de proximité avec pour chacune et chacun une particularité. Sur Trith-st-Léger, Christophe Vanhersecker, éducateur spécialisé, et son équipe travaillent la démocratie participative, la consultation tous azimuts sur des sujets de fond. Pour sa première réunion publique, au sein de la salle du centre, la tête de liste a attiré une foule copieuse, très chamarrée, et assez jeune globalement.

Avant cela, l’élu de l’opposition a relaté six ans de mandat avec 3 autres élu(e)s, un engagement total. Oui, ici et là sur les 82 communes du Valenciennois, vous pouvez découvrir une liste pendant la campagne, un score, un ou des élus dans l’opposition et une invisibilité pendant 5 ans et demi, puis revenir. « A quoi bon faire une liste », tance Christophe Vanhersecker à l’endroit de la liste du Rassemblement National invisible pendant 6 ans.

En l’espèce, l’élu a décrit le rôle d’un élu(e) lorsque les citoyens ont des bulletins de vote pour lui ! La présence sur le terrain, en commission, en bien sûr en conseil municipal et à tous les niveaux à travers un travail sur chaque dossier. Ce n’est pas le cas, loin s’en faut dans toutes les collectivités locales.

Rétablir les permanences des élu(e)s 

En amont de son propos, ses colistiers et élu(e) en 2020 avec 29,53% des voix, contre 52,16% à la majorité et 54,45% d’abstention, soulignent avec force «  sa capacité à fédérer, à travailler, et à se former », commente Nathalie Szabadi. Par contre, elle pointe du doigt la verticalité du maire : « Pas de débat en commission, et même si nous arrivions, comme dans celle des sports, à trouver un accord collégial. Le maire n’appliquait pas du tout les demandes de ladite commission. Il décide tout seul ! ». Pour Laetitia Rossa, Christophe Vanhersecker « amènerait un nouveau mode de gouvernance, il sait écouter ! ». A ce propos, une priorité s’impose pour ce collectif : « Rétablir les permanences des élu(e)s supprimées par le maire dès son arrivée, voire les délocaliser parfois. »

Pour sa part, Alain Lambert, le sage de l’équipe, rappelle son engagement face à la montée du TFN, puis du RN au sein de cette commune. « Ces six ans sont une riche expérience. »

Au sein de la salle, d’autres colistières/colistiers sont évidemment présents, car la liste a été bouclée très facilement. Sylvie Pavone, Maître de Conférence en psycho/sociologie à l’UPHF, loue le « projet de Christophe. Il faut anticiper les politiques locales. Je suis arrivée sur Trith-st-Léger depuis 22 ans, cette commune était dynamique avec l’ancien maire (Norbert Jesus), mais aujourd’hui, elle manque cruellement de dynamisme. Enfin, nous avons déjà effectué de nombreuses réunions de groupe, par thématique. Nous sommes véritablement une équipe ! »

Enfin, une jeune parmi la foule, future électrice à toute juste 18 ans au moment du vote, au Lycée de L’Escaut, dit les choses très simples : « Je trouve cette ville négligée et on ne s’occupe pas de la jeunesse. Il faut plus de dynamisme ! »

« Il faut cesser les pratiques des travaux juste avant les élections, ça se voit ! », Christophe Vanhersecker

Pour le bilan du maire, Christophe Vanhersecker est très sévère. « Tout d’abord, son objectif a été de museler l’opposition et d’empêcher tous les débats, en conseil municipal et en commission. »

En terme de gestion d’une ville, clairement riche grâce aux grandes signatures industrielles sur son sol, « la gestion financière est au doigt mouillée. Pour preuve, pour le prochain projet de cellules commerciales + maison médicale, compte tenu de la baisse drastique de l’autofinancement, la banque ne prêtera que 5,3M sur 8 millions espérés. Toutes les innovations sur le plan écologique bâtimentaire envolées… ! En six ans, il y a eu trois commissions des finances. Il faut revenir pour Trith-st-Léger à de l’investissement utile ! »

Bien sûr, ce n’est pas spécifique à Trith-st-Léger, les travaux d’affichage par la majorité sortante, dans la dernière année, sont très visibles. « Il faut cesser les pratiques des travaux juste avant les élections, ça se voit ! Nous réclamons une navette depuis la fermeture du Carrefour Market, il y a 5 ans, elle arrive juste en janvier ! » Déjà écrit dans ses colonnes pour d’autres édiles, cette pratique éculée ne fonctionne plus avec un électorat non militant. Nous sommes au XXIème siècle et il est plus que d’actualité de travailler les projets des administrés tout le long d’un mandat.

La sécurité

Priorité numéro un de tous les Françaises et les Français, il n’y a pas de Police Municipale sur cette commune, pourtant aisée financièrement, certes avec beaucoup de bâtis communaux à entretenir. C’est pourquoi, Christophe Vanhersecker et son équipe veulent répondre à cette attente concrète des citoyens, les caméras de vidéo surveillance ne suffisent pas. « J’ai pris contact avec les maires des communes voisines pour une Police Intercommunale, La Sentinelle, Hérin, Aulnoy-lez-Valenciennes…, ils sont tous favorables à une Police Intercommunale », commente la tête de liste.

L’écologie et la jeunesse

Evidemment, il rappelle tout de même la lutte âpre « pour le sauvetage du seul bois restant sur la commune. Nous envisageons (si élu maire) d’implanter une ferme urbaine avec de multiples possibilités pour cette commune. »

Sur la jeunesse, sans dévoiler ses idées, il annonce sans ambiguïtés : « La jeunesse sera le priorité de notre mandat ! »

La justice sociale et de proximité

Bien sûr, le pouvoir d’achat est aussi une préoccupation de tous les administrés. « Il faudrait envisager un Groupement d’achat pour l’énergie (un classique des collectivités locales et/ou publiques) afin de faire baisser les factures de 15% environ, pas un chèque de 50 euros. Enfin, cette salle du centre est encore chauffée au fioul en 2026, c’est une blague ! Nous avons suggérer de mobiliser les fonds de l’ADEME pour changer le système d’énergie. Le maire a toujours refusé ! »

Sur l’épicerie sociale, une colistière ramasse son propos en une cinglante réplique : « Il y a seulement 18 bénéficiaires… ! Nous devons rendre cette épicerie sociale plus solidaire ! »

La représentation communautaire

Pas fréquent dans les débats locaux, Christophe Vanhersecker met en avant sa fonction de conseiller communautaire. Concrètement, le pouvoir financier est aussi, voire plus, au sein des intercommunalités, en l’espèce La Porte du Hainaut. « J’ai participé aux commissions, essayer de faire avancer ou modifier des projets. » Comme juge de paix, il évoque un résultat tangible. « La Porte du Hainaut m’a confié la représentativité de cette collectivité publique à l’ADEME (bras armé de l’Etat sur les Fons écologiques), au sein de l’association ADOPTA (association de conseil des collectivités locales en gestion de l’eau), et le SIAVED (syndicat intercommunal de traitement et collecte des déchets), car -tu travailles des dossiers-… ! »

Pour sa part, il juge la présence de « Dominique Savary totalement transparente au sein de cette collectivité publique, aucune intervention, aucune proposition. Pour ma part, j’ai déjà travaillé en amont, si je suis encore élu au Conseil communautaire, sur des dossiers prêt à passer en plénière. »

Le programme complet dès le 06 mars

Pour le détail du programme 2026/2033, le candidat indique : « Après notre réunion du 05 mars, nous commencerons à distribuer dès le 06 mars notre programme détaillé ! »

Assurément, les 15, voire 22 mars, le choix des administrés sera compliqué sur Trith-st-Léger avec une particularité toute de même. Aucun candidat proche ou affidé à la Macronie durant ce mandat, donc le vote rejet ne portera pas sur cette contestation politique. Par contre, un gap générationnel dans la méthode de gestion, la démocratie participative, voire une vision tout au long du mandat, car ces marqueurs sont revendiqués par la liste « Ensemble pour Trith-st-Léger » porté par Christophe Vanhersecker.

Daniel Carlier

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