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Salesforce éteint Quip : la suite sur Slack et Agentforce

Dans un an, il n’y aura plus de Quip au catalogue de Salesforce.

Les abonnements resteront actifs jusqu’à échéance, mais ne pourront pas être renouvelés après le 1er mars 2027.

Salesforce ouvre grand la porte à Slack et à Agentforce Sales. Il explique avoir décidé d’y « réimaginer les principaux cas d’usage de Quip ». Il en mentionne quatre : planification de compte, notes de réunion, documentation d’aide, rédaction collaborative.

Pour les clients concernés, une procédure en trois temps s’enclenchera au terme de l’abonnement :

  • Passage en lecture seule pour 90 jours ;
  • blocage des logins pour 30 jours ;
  • suppression des données, généralement sous 30 jours.

La transition ne sera pas automatique. Salesforce fournira cependant de quoi convertir des documents Quip en canevas Slack et exporter d’autres types de contenus vers des applications tierces. Il promet aussi des outils de gestion du changement.

Live Data, Live Apps… Quip, un « canevas unifié » avant Slack

Quip est le fruit d’une acquisition. Salesforce s’en était emparé à l’été 2016, pour 750 M$. Il s’agissait alors d’une application de productivité combinant les aspects communication et collaboration. Un de ses créateurs n’était autre que Bret Taylor, ancien CTO de Facebook… et futur COO, puis co-CEO de Salesforce.

La première passerelle avait été établie au niveau du SSO (connexion à Quip avec un compte Salesforce). La fonctionnalité Live Data avait suivi début 2017. Elle permit d’intégrer, dans les documents et les feuilles de calcul Quip, des données issues de Salesforce et mises à jour « en temps réel ». En parallèle, un composant Lightning fut mis à disposition pour pouvoir, dans Salesforce, rechercher, consulter et créer du contenu Quip.

Fin 2017 étaient arrivées les Live Apps. Elles permirent d’effectuer, dans Quip, des actions sur des objets issus de Salesforce (enregistrements, calendriers et kanbans pour commencer) et de services tiers (Atlassian, DocuSign, Lucidchart, New Relic…). En combinaison avec Live Data, elles concrétisaient le principe du « canevas unifié », que Salesforce promouvrait aussi plus tard avec Slack.

Et vint – l’éphémère – Salesforce Anywhere

Ces jonctions effectuées, la marque Quip for Salesforce était née début 2019. Rapidement devenue Quip for Customer 360, elle donnait accès à Quip dans les offres Sales Cloud et Service Cloud, grâce au composant Lightning en question. Au deux types de contenus initialement pris en charge – traitement de texte et du tableur – s’étaient ajoutés les diapositives (intégrées à Quip en 2018) et les salons de discussion.

Toujours en 2019, Salesforce avait établi une connexion avec Process Builder et Flow Builder. Il s’agissait d’automatiser la création de documents à partir des données du CRM. L’année suivante, Quip devenait capable de créer des slides embarquant des dashboards Einstein Analytics. Amazon, Autodesk, Cisco, DHL, HPE, Qantas et Ticketmaster faisaient alors partie de la clientèle.

Mi-2020, Quip s’était retrouvé intégré dans le package Salesforce Anywhere. La marque, adoptée en réaction au « phénomène télétravail », reprenait le coeur Customer 360. Elle y associait, entre autres, les technologies héritées d’un rachat bouclé quelques mois plus tôt : Vlocity, qui avait développé des CRM « verticaux » sur Salesforce. Elle reposait surtout sur une application mobile et de bureau – alors en bêta – censée centraliser l’expérience de travail autour des workflows Salesforce. En particulier grâce à une brique chat et visio alimentée par Amazon Chime et par une intégration avec Zoom. Quip y avait sa place en tant que couche collaborative. Tanium était aussi dans la boucle pour aider à « passer à l’échelle » le support IT.

Salesforce Anywhere allait assez rapidement disparaître des radars. Et la marque Quip, réapparaître en conséquence, en septembre 2021. Quelques semaines plus tôt, Salesforce avait bouclé l’acquisition de Slack.

Illustration générée par IA

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Du GPT interne à Copilot, une bascule pas si radicale pour Société Générale

Mi-janvier, la nouvelle tombait : fin 2025, Société Générale avait décommissionné SoGPT. Après plus d’un an d’exploitation, un constat s’était imposé : ce GPT interne n’avait pas pu suivre la cadence des principales solutions du marché.

Le groupe français n’était pas à l’origine de cette annonce. Il ne l’a cependant pas démentie. Son P-DG s’en est même expliqué début février. Son postulat : puisque entre opportunités et menaces, les choses ne sont « pas encore totalement claires », il convient d’utiliser les meilleurs outils disponibles.

En interne, trois grandes typologies d’usages IA « fonctionnent », a-t-il ajouté. Premièrement, le résumé et la traduction de texte. Deuxièmement, l’extraction de données « plus ou moins structurées ». Troisièmement, les tâches informatiques, à commencer par le codage. Pour tous ces aspects, Société Générale préfère recourir à une technologie externe qui a « prouvé sa fiabilité » et sa « capacité à favoriser l’adoption ».

Cette techno, c’est Copilot, de Microsoft. Elle n’est pas, et de loin, une nouvelle venue dans la boîte à outils de Société Générale. Le groupe l’avait déployée en parallèle de son GPT interne. Sa directrice de l’innovation l’évoquait déjà en septembre 2023. Elle dénombrait alors quelque 600 cas d’usage de l’IA « classique », générant environ 340 M€ de valeur.

Un an plus tard, à l’occasion de la conférence Everyday AI Paris, l’intéressée avait mentionné SoGPT. Elle recensait alors 650 « cas d’usage data », dont plus de la moitié impliquant de l’IA. Le volet génératif était abordé sous le prisme « 4C » : client, contenu, concision et code. L’objectif était de dégager une valeur globale de 500 M€ à l’horizon 2025.

SocGen AI, une entité pour porter des développements internes « lorsque pertinent »

Pour industrialiser les solutions d’IA, Société Générale a créé, en mars 2025, une entité transversale : SocGen AI. Sa présidente est Laura Mather, COO du groupe. Son DG Nicolas Méric est un ancien de DreamQuark et de Linedata, fournisseurs de solutions data/IA pour le secteur financier.

L’AG de mai 2025 avait été l’occasion de revenir sur SocGen AI. Et, notamment, de promettre une ouverture aux expertises externes. Société Générale précisait alors avoir une stratégie de fournisseurs diversifiés… et opter pour des développements internes « lorsque pertinent ».

En septembre 2025, le groupe avait porté plainte auprès de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Sa cible : une petite entreprise britannique qui avait déposé, trois ans plus tôt, le nom de domaine socgen.ai. Il avait obtenu raison en invoquant le dépôt de la marque SOCGEN au niveau européen en 1998 puis international en 2001.

Fin novembre, des offres d’emploi mentionnaient encore SoGPT. Par exemple, pour un poste de stagiaire à Monaco. Une des missions consistait en l’accompagnement des métiers par le déploiement et le support de SoGPT… ainsi que de Copilot.

Début décembre, un média indien publiait une interview de la DRH pour la zone Asie-Pacifique. Était évoqué, en particulier, l’usage de l’IA au sein du LMS (système de gestion de la formation) et de la marketplace interne de talents. SoGPT l’était aussi, comme Copilot. L’un et l’autre aident à l’interprétation des textes de loi, expliquait la DRH. Elle parlait aussi du recours à Copilot pour synthétiser les enquêtes de satisfaction employés.

Illustration © GoodPics – Adobe Stock

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Alibaba Cloud se fait plus explicite sur la souveraineté

Cinq fois le mot « souveraineté » dans un même post : sur le blog d’Alibaba Cloud, c’est inhabituel, pour ne pas dire quasi inédit.

Ce post, publié début février, dresse un « bilan annuel » de l’offre de cloud privé Apsara Stack. Dans la pratique, il s’agit d’une plaquette commerciale. Elle a, donc, la particularité de comporter de nombreuses références à la notion de « souveraineté ». Avec des exemples. Parmi eux, le Sénégal. Sur place se dérouleront, du 31 octobre au 13 novembre 2026, les Jeux olympiques de la jeunesse. Les principaux SI sous-jacents doivent être migrés chez Alibaba Cloud, nous explique-t-on. Apsara Stack portera des « applications critiques » à l’image de la billetterie et de la gestion du parcours de la flamme. Il est surtout censé contribuer, par après, à la mise en place d’une « infrastructure cloud nationale souveraine »…

Alibaba Cloud donne un autre exemple : celui de l’Algérie, qui s’est appuyée sur ses services pour déployer une « infrastructure cloud souveraine pour les services publics ».

Alibaba Cloud mise sur les partenariats telcos

Pour trouver trace d’un autre emploi du mot « souveraineté » sur le blog principal de l’entreprise chinoise, il faut remonter à septembre 2025. Elle avait félicité un client et un partenaire intégrateur malaisiens qui venaient de remporter des prix d’innovation décernés par une association représentative du secteur IT.

La notion de souveraineté apparaît épisodiquement sur d’autres canaux de com d’Alibaba Cloud. Illustration sur Facebook en novembre 2025, dans le cadre d’un forum gouvernemental en Arabie saoudite. L’entreprise avait organisé un atelier à ce sujet avec Atos.

Quelques mois plus tôt, son directeur secteur public avait appelé les pays émergents à investir dans le « cloud souverain ». Il avait évoqué les alliances montées dans cette perspective avec des opérateurs télécoms. Et en avait mentionné une : en Afrique du Sud, avec BCX, qui assure une « exploitation indépendante » du cloud.

Alibaba Cloud avait fait son entrée sur le marché sud-africain grâce à ce partenariat. C’était en 2022. Promettant d’accompagner le développement de compétences locales, il a mis sur pied , avec BCX, une Alibaba Cloud Academy.

Des certifications européennes… surtout en Allemagne

Dans son trust center, Alibaba Cloud détaille sa conformité à diverses réglementations nationales… mais exclusivement sur la plaque Asie (+ Australie). Toutefois, parmi les certifications dont il dispose, certaines ont été délivrées en Europe. Notamment C5 (le « SecNumCloud allemand »), obtenu pour la première fois en 2020. L’Allemagne lui a aussi attribué l’AIC4 (AI Cloud Service Compliance Criteria Catalog), qui évalue la sécurité des services d’IA. Sur place, il en a également obtenu une de la part de l’industrie automobile : TISAX (Trusted Information Security Assessment Exchange).

En Europe, Alibaba Cloud détient par ailleurs la certification EU CoC. Elle est censée témoigner du respect des obligations de l’article 28 du RGPD, relatif aux sous-traitants.

Illustration générée par IA

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