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(Municipales 2026) Yves Dusart : « Nous n’allons pas renier l’héritage de Cécile Gallez »

En propos liminaire, la tête de liste ne cache pas sa filiation avec l’ancienne maire emblématique, Cécile Gallez : « On ne s’improvise pas maire ou adjoint. Mme Gallez m’a formé à ces exercices, nous n’allons pas renier l’héritage de Cécile Gallez ! » Ça c’est dit !

Sur la liste déposée en Sous-Préfecture de Valenciennes, 33 colistières et colistiers (+ 2 suppléants) de 18 à 80 ans avec 43% de renouvellement. Le candidat annonce quelques nouveaux visages marquants comme Rodolphe Richez, un visage consulaire bien connu dans le Valenciennois, maintenant dans l’Aisne. Ensuite, « Valérie Corbehem très impliquée dans notre quartier (QPV) de la Pépinière et Pascal Hervieu, un homme expérimenté dans la vie de l’entreprise, mais également versé dans le monde éducatif », précise-t-il. Ensuite, la jeunesse est mise en lumière, deux membres du CMJ (Conseil Municipal des Jeunes), Jeanne Skimani et Leïla Lespagnol, mais également Océane Deruche-Helli.

Bien sûr, comme pour tous les « recrutements » dans les collectivités locales, le candidat/maire s’est entretenu longuement avec les potentiels colistiers ou colistières tant l’engagement d’hier et celui d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir. « La disponibilité est essentielle, car chaque membre de la liste (les 35) auront une thématique, voire plusieurs, à traiter avec une large autonomie. Tout le monde est impliqué durant ce (potentiel) mandat », précise Yves Dusart.

Le pôle social

Très symptomatique, le candidat présente en première thématique le pôle social. Certes, cette commune est plus riche, en critères de finances publiques, ou plutôt moins pauvre, et « nous payons très chers cette différence sur les dotations de l’Etat », précise le maire. Toutefois, la réalité sociale existe aussi, le « quartier de la Pépinière fait partie des 300 plus pauvres de France. »

C’est pourquoi, le volet social constitue un pilier des services de la commune à l’endroit de ses administrés. « L’idée n’est pas seulement d’offrir une aide alimentaire, mais un accompagnement global. Aujourd’hui, au cas par cas, tous les services sont autour de la table, logement, social, éducation, car nous souhaitons une sortie durablement de la précarité pour ces familles », explique le candidat. Bien sûr, le CCAS pilote cette politique locale, mais avec un regard global sur chaque personne concernée.

Le vivre ensemble

Pour Christèle Gosset, le bien-vivre ensemble est une démarche fondamentale d’une citoyenneté souhaitée sur Saint-Saulve. « Une ville où on se dit bonjour », insiste Yves Dusart. Pour la 2ème de la liste, elle souligne la mise en oeuvre de manifestations récurrentes, déjà à plusieurs temps fort de l’année, mais aussi vers d’autres propositions festives « comme un carnaval, un festival jeunesse, voire un jumelage en réflexion. »

L’efficacité thermique ou « investir pour économiser »

Face à la dette publique qui nous concerne toutes et tous, l’entité locale doit se réinventer. Dans ce cadre, faute d’une ambition très mesurée sur les fonds alloués aux collectivités locales, le choix doit mécaniquement se construire autour d’une ligne de conduite simple. « Nous devons investir avec intelligence », souligne Yves Dusart.

De fait très transparente, l’investissement pour réduire ses charges de fonctionnement sont une (quasi) obligation. En ligne de mire, des économies sur l’énergie consommée au sein des bâtiments publics… comme le futur Groupe scolaire du Bas Marais, autonome en terme énergétique à son ouverture. « Nous devons investir pour économiser (des charges de fonctionnement). Ce Groupe scolaire va remplacer deux établissements scolaires particulièrement énergivores, 150 000 € de consommation énergétique par an. Là, nous serons à zéro… ! », insiste Yves Dusart. Dans la foulée, il (re)précise l’investissement dédié à ce projet d’envergure : « Le reste à charge communal est de 6 millions d’euros et donc 9 millions de subventions (notifiées) avec nos différents partenaires (donc 15 millions d’investissements). »

Fondamentalement, l’éclairage public est souvent le boulet contraint du budget d’une commune. Dans cette optique, le maire/candidat veut agir sur ce poste de dépenses : « Nous souhaitons engager un véritable Plan Lumière sous la forme d’un PPP (Partenariat Public/Privé) avec un passage en LED de l’ensemble du parc de lumière. » Bien sûr, cela passe par un appel d’offres et un opérateur solide en la matière. Par contre, il réaffirme son hostilité à « la réouverture de l’éclairage public la nuit. C’est 140 000 euros annuel de coût en plus… ! »

Le logement

Pour sa part, François Ducatillon évoque la thématique centrale du logement. Tout est lié, le nombre d’habitants sur la commune enclenche un montant de subvention. Pour ladite localité, le seuil des 10 000 habitants est vital ! En clair, la stabilité entre 11 000 et 12 000 habitants constitue l’enjeu fondamental et compte tenu de la baisse de la démographie et du cycle de la vie, vous devez mécaniquement travailler très très en amont pour maintenir cette jauge ! « Tout est lié, notre politique dynamique sur le logement va de pair avec nos finances locales. Sur ce mandat, trois projets sont fléchés ! », commente François Ducatillon. Pour autant, l’attractivité de cette commune, facilement quantifiable à la durée sur le marché d’un bien mise en vente, implique un « montant d’acquisition plus élevé qu’ailleurs tout comme des loyers plus conséquents », ajoute-t-il.

En effet, l’arrivée du Groupe scolaire du Bas Marais libère deux fonciers, dont celui de l’école du centre exploitable avec 40 à 50 logements potentiels. Ce projet serait le plus rapide « dans la mise en oeuvre », précise Yves Dusart. Ensuite, le fameux îlot Mairie prévu de longue date, mais passé derrière la construction de la halle compte tenu d’une opportunité de subventions potentiels. « Nous avons changé l’ordre de réalisation », indique Yves Dusart. Là, une centaine de logements seraient envisagés au sein de ce projet. Enfin, l’éco-village autour du nouvel équipement public scolaire pourrait générer 250 nouveaux logements. « On peut envisager 1 500 habitant(e)s en plus à l’issue de ces opérations », conclut Yves Dusart sur cet item.

Les finances locales

Reconnu pour son expertise sur les finances publiques, Jean-Marie Dubois remet le couvert dans cette liste, car (si élection) les 2 à 3 prochaines années seront déterminantes dans la conduite budgétaire locale. La liste d’opposition rappelle que la promesse (en 2020) de campagne d’une absence d’augmentation des impôts fonciers n’a pas été tenue. « Nous n’avions pas le choix. Nous devions l’appliquer ou sinon le passage sous tutelle était programmé. De plus, cette hausse de la taxe foncière 2021 et des recettes supplémentaires associées ont été effacées par la crise énergétique, double frustration ! », déclare le maire/candidat.

L’adjoint en charge des finances sait que les prochains budgets seront compliqués pour la commune : « Nous allons recevoir une DGF négative en 2026, seule la DSU (Dotation de Solidarité Urbaine) équilibre avec un delta positif cette somme. Ensuite, 86% de nos dépenses sont contraintes (donc de fonctionnement…)» Cela laisse de facto une marge de manœuvre très ténue dans l’action locale sur Saint-Saulve. Toute cela à mettre en perspective avec une volonté affichée : « Nous ne voulons réduire aucun service à la population », souligne le maire d’une commune dont la signature est un apport de services à la population au dessus de la moyenne comme l’a initié Cécile Gallez.

« Attaquer l’Etat », Yves Dusart

Dans les engagements sur un nouveau mandat éventuel, le candidat annonce « ester en justice l’Etat, car l’injustice est flagrante. A ce titre, un cabinet d’avocat a examiné exactement notre situation et notre Droit légitime à récupérer cette différence de subventions. Par contre, nous avons encore besoin d’éléments de comparaison avec d’autres communes à ce stade. » Toutefois, Jean-Marie Dubois déplore une absence potentielle de rétroactivité : « En cas de succès, nous pourrions récupérer l’année en cours (déjà conséquent). » L’avantage tout de même serait aussi, si succès, un regard plus particulier de la DGF attribuée à Saint-Saulve pour les années suivantes… !

La sécurité

Sur ce point sensible, l’action sur la vidéo-protection demeure importante avec 70 caméras déployées (et 120 vues). « Cela quadrille les entrées et sorties de la commune, les bâtiments publics. Ensuite, nous allons maintenir notre effectif de Police Municipale, ils sont armés, en véhicule ou en VTT, et nous allons suivre plus encore le dispositif de « Voisins vigilants » très efficace », décline le maire/candidat.

La jeunesse, actrice d’aujourd’hui et demain

Au coeur de cette candidature, une main tendue vers la jeunesse se construit. A cet effet, après le label « Saint-Saulve, ville amie des ainés », la ville ambitionne le label « Saint-Saulve, ville amie des enfants », un label géré par l’UNICEF. Bien sûr, rien n’est acquis, mais l’objectif est clair. « Nous allons organiser des Etats Généraux de la Jeunesse sur différents supports (distanciel et présentiel). Ensuite, les jeunes (volontaires) décideront d’un emplacement pour un LALP (Lieu d’accueil et de loisirs de proximité) pour les jeunes de 11 à 17 ans », explique Océane Deruche-Helli.

Pour sa part, Jeanne Skimani explique la mise en oeuvre « d’un budget participatif (avec des fonds partenaires aussi). Nous pourrons agir à notre échelle avec, par exemple, l’organisation de manifestations festives. » Là également, ce choix est assez fréquemment utilisé dans les communes du Valenciennois, mais son fléchage sur la jeunesse est plus rare.

La politique du handicap

L’inclusion des personnes en situation de handicap,  de Droit depuis la loi du 11 février 2025, a connu un effet retard dans notre corpus sociétal. Aujourd’hui, le curseur est (enfin) poussé vers l’insertion de ces citoyennes et citoyens aux droit identiques à tous les autres… !

Sur cette thématique essentielle pour le bien vivre ensemble, le maire/candidat indique : « Nous avons signé un partenariat avec l’association LEA (et association associée) pour créer un pôle handicap. En fait, cette association veut traduire dans l’espace urbain une charte universelle. Pour cela, il faut une collectivité locale test, nous serons celle là. Cela comprend non seulement l’accessibilité d’un bâtiment public, d’un service public, tout comme les conditions d’accueil, plus globalement la prise en charge d’une personne en situation de handicap », conclut le candidat.

D’autres thématiques sont au coeur de ce programme, notamment la lutte contre les violences intrafamiliales (un fléau sur le Valenciennois), voire le choix prochain d’une mutuelle collective par la municipalité.

Cette élection se jouera sur un tour, le 15 mars prochain, avec deux listes en place, celle portée par Virginie Hochart et celle du maire sortant Yves Dusart.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Virginie Hochart sur Saint-Saulve : « L’ADN de cette liste, c’est le terrain ! »

Virginie Hochart : « C’est une liste apolitique, ouverte et citoyenne ! »

Après le retrait de Bruno Thiollet de la tête de liste (raisons personnelles), le choix de Virginie Hochart s’est imposée. « Elle a fait l’unanimité de suite ! », s’exclame un colistier… « elle est connue comme le loup blanc », ajoute une colistière. Virginie Hochart, 34 ans, professeure de mathématiques au collège Lavoisier sur Saint-Saulve est une administrée de père en fille jusqu’au bout des ongles. Très investie dans le tissu associatif, notamment dans l’amicale du Roleur, l’asso des parents d’élèves pour sa fille, voire d’autres association, car « il y a une bonne connexion entre elles sur Saint-Saulve », explique la tête de liste. Particularité sur cette commune, cette élection de proximité pour le fauteuil majoral propose un duel « avec deux listes sans étiquette, ouverte et citoyenne. ». Presque symptomatique d’une commune de plus de 10 000 habitants sur l’état du personnel politique national (et pas d’un petit village), comme si La chose politique n’est plus la bienvenue dans le coeur battant du quotidien des administrés… !

« Je ne suis pas carté dans un parti. C’est une liste apolitique ! Nous avons des membres de tous les horizons dans ce collectif. D’ailleurs, je ne connais pas les convictions politiques de mes colistiers et colistières. L’ADN de cette liste, c’est le terrain ! » Logiquement, ses collègues de cette démarche démocratique, trop décriée compte tenu de l’investissement humain, ont présenté plusieurs thématiques de terrain.

La sécurité

Evidemment, ce sujet traverse les partis, les villes et les villages. Plus aucune liste en France ne peut ignorer cette thématique avec ses problématiques financières, ses modalités d’application spécifiques à la commune, sans oublier un travail sur la sécurité autant que sur le sentiment d’insécurité… ! Fort d’un porte à porte avec des questionnaires bien remplis, ce sujet occupe les esprits sur Saint-Saulve.

Les habitantes et habitants abordés les yeux dans les yeux soulignent « un manque de visibilité des agents municipaux (comme de la Police Nationale). Ils nous évoquent également l’insécurité routière avec des vitesses excessives sur une petite distance. Il faut agir avec des feux intelligents, des radars mobiles, voire des chicanes », commente un colistier.

Ensuite, un débat national s’installe sur le retour des lumières dans la ville la nuit ! En effet, une majorité de collectivités locales ont fait le choix de remettre l’éclairage public pour une raison… de tranquille publique. Certes, les économies sont réelles suite à la crise énergétique (guerre en Ukraine). C’est pourquoi, l’ex adjointe et opposante aujourd’hui, Sheerazad Labed Aouadi, propose « que 50% des indemnités des élu(e)s seront fléchées pour financer ce rétablissement de l’éclairage public (de 23h à 5H00 du matin). Cela représente 40 000 euros annuel. »

Evidemment, une vidéo protection plus musclée serait souhaitée, mais « nous ne connaissons pas ce qui fonctionne ou pas ! », conclut-il !

Le bien être animal

Si la commune de Marly s’est fait remarquer sur cette thématique, la liste portée par Virginie Hochart veut imprimer ce sujet dans l’action publique locale. « Nous souhaitons un lieu dédié pour le recueillement pour les animaux. Ce n’est pas le coût d’un cimetière, mais c’est un espace mémoriel ! », précise une colistière.

Plus globalement, le bien être animal passe par « une éducation des propriétaires dans la gestion des animaux. On travaillera avec des associations, des spécialistes. Ensuite, tout le monde peut perdre son emploi, etc., et il devient difficile de nourrir votre animal de compagnie. Dans ce cadre, nous proposons pour les familles en situation de précarité des colis alimentaires pour animaux », ajoute-t-elle.

Le cadre de vie

Aussi important que les grands projets, le cadre de vie de l’habitant apporte une plus-value à la vie en collectivité. Dans toutes les collectivités locales, parfois, il ne faut pas beaucoup pour donner le sentiment que l’administré compte durant six ans et pas juste six mois avant les élections !

« Nous proposons un kit de bienvenue pour tous les nouveaux arrivants sur Saint-Saulve », indique une colistière. Il sera composé d’un pass culture, d’un pass piscine, et de différents documents locaux pour des infos pratiques. « Nous observons que des nouveaux arrivants demeurent encore inscrits dans des associations d’une autre commune, etc., et ne profitent pas des structures locales. Ce kit de bienvenue est un moyen pour les intégrer chez nous », poursuit-elle.

Ensuite, le colis de Noël serait remplacé par des bons d’achats à dépenser chez les commerçants locaux, une récompense financière pour chaque diplômé, une ouverture au pique-nique à l’image de l’initiative sur Valenciennes à la période estivale, un bal intergénérationnel chaque 1er dimanche du mois où « les associations, à tour de rôle, tiendront la buvette pour générer de la trésorerie », conclut-elle.

Les finances

Sur les finances publiques, sujet sur le haut de la pile tout au long de ce mandat sur Saint-Saulve, Sheerazad Labed Aouadi dénonce « une hausse des impôts de 17,45% des impôts, alors que cette absence de celle-ci était une promesse de campagne en 2020. La dette par habitant est passée de 400 euros en 2020 à 1 400 euros en 2025. »

Ensuite, le retard d’ouverture du Groupe scolaire du Bas Marais « inquiète les habitant(e)s. Que se passe-t-il. Il y a déjà eu plusieurs reports », ajoute-t-elle.

Concernant la Grande Halle attenante à l’hôtel de ville : « Il ne se passe pas grand chose dans la halle de centre-ville (hors restaurant). C’est pas ce qui était vendu à la population », tance Sheerazad Labed Aouadi !

Enfin sur la transparence des comptes, les informations « sur les finances publiques sont trop partielles sur le site internet de la ville. En cas d’élection, on adhèrera (comme sur Bruay-sur-l’Escaut) à la certification de nos comptes et la publication d’une fiche de synthèse claire sur les investissements, le fonctionnement, etc. Bien sûr, en cas d’élection, il faudra procéder à un audit des finances locales afin de connaître exactement l’état budgétaire sur Saint-Saulve ! »

La charte

Pour conclure, ce collectif propose une charte de comportement entre les élu(e)s. « On s’écoute, on se respecte ! Un mot est un coup. J’ai vécu 3 années difficiles dans l’opposition. Un conseil municipal n’est pas un ring… ! Nous serons dans le respect des élu(e)s du prochain conseil municipal (majorité ou opposition) », conclut Sheerazad Labed Aouadi.

Daniel Carlier

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