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Avec le S70 Roller, MOVA mise sur un robot à rouleau plus fin et plus accessible

S70 Roller en deux coloris

Avec le S70 Roller, MOVA entend rendre le lavage à rouleau plus accessible sans renoncer aux fondamentaux de la catégorie. Plus fin, plus simple à intégrer dans le quotidien et lancé à un tarif nettement plus abordable que les modèles les plus haut de gamme, ce nouveau robot vise un nettoyage complet de la maison avec un minimum de contraintes.

MOVA continue de pousser sa vision du lavage à rouleau avec le S70 Roller, un nouveau robot aspirateur laveur qui entend porter cette technologie vers un public plus large. Plus accessible que les modèles les plus premium de la marque, ce lancement met en avant un argument fort : un format ultra fin de 90 mm, pensé pour couvrir efficacement l’ensemble de la maison, y compris sous les meubles les plus bas.

Cette nouvelle référence de milieu de gamme reprend les grands marqueurs technologiques de la marque : lavage pressurisé, entretien automatisé, aspiration élevée. Le lancement est tout récent et les premiers arrivés et servis auront droit à une promotion ! Voici donc le portrait du nouveau venu…

Caractéristique TechniquesS70 Roller
Hauteur90 mm
Puissance d’aspiration28 000 Pa
Type de navigationLiDAR CovertSense
Type de lavagerouleau pressurisé HydroForce
Largeur du rouleau27 cm
Capacité du réservoir d’eau propre5 L
Capacité du réservoir d’eau sale4,5 L
Capacité du sac à poussière3,2 L
Fonctions de la stationlavage du rouleau à 80 °C, séchage à air chaud à 70 °C, vidage automatique
Surface couverte annoncéejusqu’à 120 m² par cycle
Garantie3 ans
Prix de lancement 699 €

Un robot à rouleau conçu pour laver en profondeur et aspirer avec puissance

Le cœur du dispositif repose sur le système HydroForce, déjà vu dans l’univers rouleau de la marque, ici décliné dans une approche plus accessible. MOVA met en avant un rouleau de 27 cm, alimenté en continu par 12 buses de précision, avec une pression au sol de 4 700 Pa destinée à reproduire plus fidèlement le geste d’un lavage manuel. De cette manière, le robot profite d’un nettoyage plus appuyé, capable de mieux décoller les salissures un peu tenaces.

S70 Roller auto-nettoyage
©Mova et son fameux système HydroForce

La marque insiste également sur la rotation à 360° du rouleau, associée à une raclette intégrée chargée de retirer l’eau sale au fur et à mesure. Cet équipement vise à maintenir une surface de lavage plus efficace tout au long du cycle et à limiter la recontamination du sol, un point souvent mis en avant face aux systèmes plus passifs.

S70 Roller en train de passer la serpillère
Cherchez l’intrus… Réponse : c’est le numéro 3 (parce qu’il fait des petits ronds !) ©Mova

À cette promesse côté lavage s’ajoute une aspiration annoncée à 28 000 Pa, épaulée par une brosse en caoutchouc à haute vitesse conçue pour mieux capter les débris sur différents types de revêtements. Pour les foyers confrontés aux cheveux longs ou aux poils d’animaux, MOVA prévoit aussi une brosse CleanChop en option, pensée pour limiter les enchevêtrements, ce qui peut souvent poser problème sur encore beaucoup d’appareils !

Un format ultra fin pensé pour couvrir toute la maison plus facilement

Au-delà de ses arguments de nettoyage pur, le S70 Roller cherche aussi à se distinguer par une approche très concrète de la praticité domestique. Son premier atout, et sans doute le plus immédiatement parlant, reste son format particulièrement fin. Avec seulement 90 mm de hauteur, MOVA le présente comme le robot à rouleau le plus fin du marché, un positionnement qui lui permet théoriquement d’aller chercher plus facilement la poussière et les salissures sous les canapés, les lits ou les meubles bas.

S70 Roller hauteur
Qui a dit que ce n’était pas la taille qui comptait ? ©Mova

Cette finesse repose notamment sur l’intégration du système LiDAR CovertSense, pensé pour préserver une bonne capacité de repérage tout en permettant au S70 Roller d’évoluer dans des espaces plus contraints, meublés bas et plus exigeants en matière de circulation.

MOVA ajoute à cela sa technologie MaxiReach, grâce à laquelle le rouleau de 27 cm et la brosse latérale peuvent s’étendre jusqu’à 4,4 cm supplémentaires à l’approche des murs, des plinthes et des angles. Là encore, la promesse vise un bénéfice très concret : réduire les zones oubliées en bordure et améliorer la couverture dans les recoins, sans demander de retouche manuelle systématique après le passage du robot.

La station accompagne enfin cette logique de confort au quotidien. MOVA annonce de grands réservoirs, avec 5 litres pour l’eau propre et 4,5 litres pour l’eau usée, de quoi espacer les manipulations. L’entretien est lui aussi largement automatisé, avec un lavage du rouleau à 80 °C, un séchage à air chaud à 70 °C et un sac à poussière de 3,2 litres pensé pour limiter la fréquence des remplacements. En somme, le S70 Roller ne veut pas seulement couvrir plus de terrain grâce à son format ultra fin ; il veut aussi simplifier la vie de l’utilisateur en réduisant au maximum les gestes d’entretien au fil des semaines.

MOVA élargit son offensive

Avec le S70 Roller, MOVA cherche à faire descendre le lavage à rouleau vers un segment plus accessible, sans renoncer aux marqueurs technologiques qui font aujourd’hui l’intérêt de cette catégorie. Entre son format ultra fin de 90 mm, son système HydroForce et sa station largement automatisée, le modèle avance une proposition cohérente sur le papier pour les foyers qui veulent un robot complet et simple à vivre.

Reste à voir si cette formule tiendra toutes ses promesses à l’usage, mais ce lancement confirme en tout cas l’ambition de MOVA sur un marché de plus en plus disputé. Le S70 Roller est disponible au prix public conseillé de 699 € (c’est deux fois moins cher que le Saros 20 Set), avec 100 € de remise du 10 au 23 mars !

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Test Dreame MatriX10 Ultra : un nouveau système de serpillères ?

Une test Dreame V2

Le segment premium des robots aspirateurs-laveurs n’a jamais été aussi compétitif. Avec le Matrix10 Ultra, Dreame tente un nouveau système de lavage avec une station qui bascule entre différentes serpillières. Nous avons testé pour la première fois ce type d’aspirateur-robot multi-lavant. Et voici notre avis honnête

Dreame (DreameTech) s’est d’abord construite sur l’aspiration “classique” (balais et aspirateurs) avec une forte mise en avant de ses moteurs haute vitesse et de sa R&D interne, avant de prendre de l’ampleur en rejoignant l’écosystème Xiaomi à la fin de 2017. Sur le segment des aspirateurs-robots, la marque a ensuite enchaîné des générations de plus en plus premium : un virage visible dès le Z10 Pro (2021) et sa logique “autonomie” avec base à sac, puis l’arrivée des stations tout-en-un avec le L10s Ultra (2022), avant de muscler la partie lavage et le nettoyage des bords avec le L20 Ultra (2023) et sa technologie MopExtend.

boîte Matrix10 Ultra

Dans cette trajectoire, le Matrix10 Ultra s’inscrit comme une étape supplémentaire : Dreame ne cherche plus seulement à automatiser l’entretien, mais à pousser une gestion avancée des serpillières et des zones, afin de se différencier sur un marché premium devenu ultra concurrentiel. Une approche vraiment convaincante ou à oublier d’ici un ou deux ans ? Nous allons essayer de comprendre en l’essayant directement !

Caractéristique TechniquesDreame Matrix10 Ultra
DimensionsRobot (capteur VersaLift rétracté) : 350 × 351 × 89 mm
Robot (capteur VersaLift non rétracté) : 350 × 351 × 111 mm
Station d’accueil : 416 × 457 × 590 mm
PoidsRobot : 4,7 kg
Station d’accueil : 16,6 kg
NavigationVersaLift DToF + caméra RGB + lumière structurée 3D
Capacité de franchissement d’obstaclesmarches à deux niveaux : 8 cm
marches à un seul niveau : 4,2 cm
Élévation de la serpillière10,5 mm
Puissance d’aspiration30 000 Pa
Pression vers le sol8 N
Batterie6 400 mAh
Autonomiejusqu’à 220 min
Temps de charge complète270 min
Bac robot310 ml
Volume du sac à poussière3,2 L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée5,5L/4,0 L
Volume sonore72 dB max
Assistance vocaleCommande vocale intégrée + Alexa, Siri, Assistant Google
Indice de réparabilité8,2/10
Garantie2 ans (sans extension)
Prix1 299 €

Composants de la boîte du Dreame Matrix10 Ultra (c’est ultra fourni !)

Composants MatriX10 Ultra
Accessoires MatriX10 Ultra
  • Robot aspirateur
  • Base / station d’accueil
  • Brosse principale
  • Protection de brosse (préinstallé)
  • 1 Brosses latérales (+ 1 préinstallée)
  • Bac à poussières
  • 2 Filtres du bac à poussière (+ 1 préinstallé)
  • 2 jeux de 6 Serpillières
  • 6 Supports de serpillière
  • 2 Sacs à poussière (+1 préinstallé)
  • Module distributeur de solution automatique
  • Solution Pet Odor 200 ml
  • Solution de nettoyage des sols 1 L
  • Solution d’entretien des sols en bois 200 mL
  • Filtre de plaque de lavage
  • Rallonge de la rampe de la base
  • Guide de démarrage rapide
  • Manuel d’utilisation

Dreame commence par nous draguer ostensiblement avec un total de douze lingettes, plusieurs filtres et sacs à poussières, 3 détergents différents. Il est assez agréable de se sentir bien équipé en ouvrant le carton, même si, au début, on ne sait pas où donner de la tête !

Design : finesse et robustesse sont au rendez-vous

Dreame fait partie des marques qui aiment soigner l’intégration au salon. La station a un aspect très mobilier : haute avec des stries verticales et aux accents dorés. Le robot, lui, reste dans des proportions plutôt contenues pour un haut de gamme tout-en-un : 350 × 351 × 89 mm quand le capteur VersaLift DToF est rétracté (et 111 mm lorsqu’il est déployé), pour 4,7 kg sur la balance. En façade, on retrouve le bloc optique dédié à l’évitement d’obstacles (éclairage 3D structuré + IA), annoncé capable d’identifier plus de 240 types d’objets.

MatriX10 Ultra sous le capot
Pour s’accorder avec votre intérieur, l’appareil existe en blanc comme en noir !

Sous le châssis, l’équipement est sérieux et lisible : double serpillière rotative, brosse principale HyperStream, et des fonctions avancées telles que le levage de brosse, l’extension latérale des patins et des aimants pour les fixer.

MatriX10 Ultra vu de dessous

La station, enfin, impose davantage sa présence : 416 × 457 × 590 mm pour 16,6 kg. C’est une station de commutation Multi-Mop qui peut basculer entre différentes serpillières selon les zones, avec l’idée d’éviter la contamination croisée. Mais l’idée va plus loin : parmi trois jeux de pads, la station sélectionne et installe automatiquement la serpillière la plus adaptée selon la pièce et selon le type de sol et la tâche à traiter.

station Dreame Matrix10 Ultra
Le câble d’1m30 peut vous obliger à utiliser une rallonge lors de l’installation…

Elle intègre aussi des compartiments pour trois solutions, un lavage des serpillières à l’eau chaude jusqu’à 100 °C et un séchage à l’air chaud (environ 4 à 6h de séchage). À l’intérieur, les capacités vont dans le sens d’une utilisation longue durée : sac à poussière 3,2 L et réservoirs eau propre/eaux usées 5,5 L et 4 L.

Trois serpillères aux fonctions diverses

serpillères Dreame Matrix10 Ultra
De gauche à droite, un exemplaire des serpillères A,B et C.

Le système Multi-Mop repose sur trois paires de serpillières physiquement différentes, identifiables par leur anneau couleur :

  • les pads nylon brossés (orange) utilisent une surface à filaments façon micro-brosse pour augmenter l’action mécanique et le récurage ;
  • les pads éponge absorbants (gris) intègrent une couche d’éponge plus épaisse (Dreame mentionne 3 mm) pour mieux pomper l’humidité et gérer les zones “mouillées” ;
  • les pads Thermal (bleu) combinent un tissu torsadé/non-tissé avec un matériau à changement de phase (PCM) censé stabiliser la chaleur et profiter du lavage à l’eau chaude.

Installation du Matrix10 Ultra : quelques nouveautés à prendre en compte

Dès la mise en place, la station conditionne un peu l’installation. Comme elle est très imposante, surtout en hauteur, nous nous retrouvons pour la première fois avec une friction très spécifique : elle passe tout juste sous une étagère à mi-hauteur. En conséquence, pour ajouter l’eau propre ou vider l’eau sale, il faut pouvoir retirer les bacs… ce qui devient impossible sans dégagement au-dessus. On doit alors déplacer la station à chaque manipulation.

Nota Bene : Dreame recommande aussi de laisser de l’espace autour et au moins 1 m devant la station pour que le robot manœuvre proprement.

La vraie nouveauté, en revanche, c’est le système “Multi-Mop” : avant le premier lancement, il faut fixer les lingettes sur leurs supports, puis installer ces supports au bon emplacement dans la porte de la station. On a trois couleurs distinctes et un sens d’installation indiqué par l’étiquette. Si on ne respecte pas les indications, le robot ne parvient pas à récupérer correctement les patins. Bien évidemment, c’est exactement ce qui nous est arrivé au début, en les plaçant à l’envers ! Attention également à ne pas refermer la porte de la station d’un coup sec, car cela fait immanquablement tomber les serpillères.

station Dreame Matrix10 Ultra encombrante
Il est tentant de la refermer comme une porte de frigo… Grave erreur !

Autre point qui peut clairement vous arriver : lors de notre première mise en route, le bras de récupération (la pièce mobile qui “descend” chercher les supports) s’est bloqué en position basse, au point de nous empêcher de poser le robot pour lancer la toute première charge. Après avoir tout débranché, rebranché puis rallumé, le mécanisme est reparti et la situation s’est réglée.

Nota Bene : la documentation précise que la station doit être correctement alimentée et porte fermée pour que le mécanisme remonte automatiquement, et qu’ouvrir la porte pendant certaines phases peut perturber son mouvement.

Une fois le robot allumé, l’appairage est très classique via Dreamehome (scan/ajout de l’appareil puis guidage pas à pas). Seule exigence à anticiper : le Matrix10 Ultra n’accepte que le Wi-Fi 2,4 GHz. Si votre box est en double bande, il faut parfois se connecter explicitement au réseau 2,4 GHz (ou séparer les SSID) pour que l’association ait lieu.

Application Dreamehome : c’est de plus en plus riche (mais on s’y retrouve)

Nous avions pour habitude de vous lister les fonctionnalités de chaque nouveau robot, mais, à la longue, cela devient répétitif et fastidieux. Outre les réglages normaux (cartographie, programmation, mode « ne pas déranger », mode de nettoyage, tâches de la station d’accueil, mode caméra etc.), voici quelques options remarquables :

  • commutation automatique des serpillères
  • retrait des serpillères avant d’aspirer un tapis
  • abaissement du capteur LDS pour passer sous les meubles
  • choix de la fréquence de nettoyage des zones à faible hauteur (chaque cycle ou 1 fois/semaine)
  • nettoyage répété (pour repasser automatiquement sur les zones très sales)
  • report de nettoyage des zones où il y a du mouvement en fin de tâche
  • reconnaissance de taches (fonction de laboratoire)
  • reconnaissance des animaux de compagnie
MatriX10 Ultra appli screens général

On verra au fur et à mesure de notre test d’autres subtilités de l’application. Du reste, celle-ci est stable et bien lisible, une fois toutes les mises à jour effectuée, ce qui prendre bien 5 minutes lors de la première utilisation. Quant à l’arborescence, les réglages simples sont accessibles facilement, et les ajustements plus avancés sont à aller chercher dans le menu général, qu’il faudra fouiller un peu. Comme l’app est riche, cela requiert du temps, mais l’on finit par s’y faire.

Nota Bene : le Matrix10 Ultra est compatible Matter, mais on retrouve surtout des commandes de base (démarrer/arrêter, retour station, lancement de nettoyage), tandis que les réglages avancés (cartes, zones, finesse des modes) restent à gérer dans Dreamehome.

Cartographie : à chaque pièce sa serpillère !

Après la première connexion à l’app, Dreame propose un “Fast Mapping” : le robot cartographie sans nettoyer, puis enregistre automatiquement la carte une fois revenu à la station. Cela ne prend que quelques minutes. Une première carte est alors proposée, avec des suggestions de noms de pièces et des types de sols (parquet, carrelage, tapis, etc.). Sa première impression est toujours un peu approximative : il prend la salle de bain pour la cuisine, met du parquet sur une portion de carrelage, délimite les tapis de manière vague… Bref, il faudra reprendre à la main, mais c’est assez courant, même chez les flagships.

MatriX10 Ultra screens cartographie

À ce titre, le menu du mapping vous laisse la main sur les réglages que l’on retrouve à présent partout :

  • le multi-étage
  • le renommage des pièces
  • fusion/séparation
  • ajouter une cloison
  • ajouter des tapis, rideaux et seuils
  • zones interdites
  • ajouter des meubles
  • ajouter des meubles à faible hauteur

Bien sûr, on a une nouveauté, à savoir de pouvoir paramétrer la serpillère adéquate pour chaque pièce, en choisissant entre la A (zone grasse comme la cuisine), la B (zone humide comme la salle de bain) et la C (zone normale comme le salon). Autre point positif : la carte se met à jour toute seule quand l’appareil rencontre des nouveautés : seuil, obstacles, meubles, etc..

Nota Bene : nous avons évoqué le fait de devoir déplacer légèrement la station pour accéder aux bacs d’eau, à cause d’une étagère basse. Heureusement, cela n’a aucune incidence sur la cartographie, et le robot revient au bercail sans peine !

Navigation : un système de plus en plus sophistiqué

Sur le Matrix10 Ultra, la navigation repose sur une logique assez classique des robots premium… mais avec une particularité : le capteur principal de cartographie est rétractable. Dreame l’appelle VersaLift DToF : c’est un télémètre Time-of-Flight qui balaye la pièce à 360° pour construire une carte détaillée, puis localiser le robot en temps réel. De cette manière, le robot doit pouvoir éviter les angles morts et abaisser la hauteur du robot à 8,9 cm.

À ce “socle” de cartographie s’ajoute une couche de perception courte distance, dédiée à l’évitement d’obstacles. Dreame met en avant un système mêlant éclairage 3D structuré et IA, capable d’identifier plus de 240 types d’objets et de générer une représentation 3D des éléments proches (câbles, chaussettes, chaussures, pieds de meubles…) pour ajuster la trajectoire. Enfin, comme sur la plupart des robots haut de gamme, il existe une troisième couche plus “sécurité/sol” : capteurs anti-chute (cliff sensors), capteur de bord (edge sensor), pare-chocs, et capteur tapis.

Comportement sur le terrain

Dans l’ensemble, le Dreame MatriX10 Ultra a les bonnes pratiques, mais la perfection est loin d’être atteinte. Nous avons essayé un grand cycle Clean Genius dans toutes les parties accessibles de l’appartement. Son assortiment de serpillères l’incite à tracer un parcours cohérent : commencer par les pièces à traiter au moyen de la serpillère normale, puis s’attaquer aux zones humides avant de s’équiper du patin dédié aux pièces « grasses ». Sur ce point, le contrat est rempli.

En revanche, à mesure des tâches que nous lui avons fait faire, nous avons pu observer quelques défaillances. S’il est capable de naviguer entre les pieds de tables et de chaises, de contourner certains obstacles perfidement placés sur sa route et se hisser par-delà des seuils non-cartographiés de 4 cm, il a néanmoins présenté les défauts suivants :

  • un temps infini à passer sur un tapis à poils longs au point de se retrouver bloqué devant le pied de la table basse posée dessus ;
  • taper dans certains obstacles fragiles (support de guitare) ;
  • embarquer le fil d’un chargeur ;
  • oublier quelques petites zones ;
  • ne pas se risquer dans des passages étroits et pourtant assez larges pour lui ;
  • des erreurs récurrentes lors du changement de serpillères sans raison apparente et qui interrompent son parcours (et il ne reprend pas du tout où il en était) !

Et tous ces pépins (surtout le dernier point relevé) gâchent complètement l’expérience, rendant le multi-mop gadget.

station Dreame Matrix10 Ultra serpillères bloquées
Panneau bloqué…
station Dreame Matrix10 Ultra serpillères mal magnétisées
Mops mal aimantées…
station Dreame Matrix10 Ultra serpillères tombées
Mops tombées…

On apprécie néanmoins le fait de pouvoir suivre son parcours directement sur la map de l’application en temps réel, et les notifications reçues en cas de pépin.

Aspiration : bien comprendre les réglages pour optimiser les performances

Le Matrix10 Ultra propose 5 niveaux d’intensité : Quiet, Standard, Turbo, Max et Max+, sachant que le Max+ n’est pas disponible dans les routines programmées. Sur les tapis et les moquettes, il sait augmenter automatiquement la puissance, et l’appli permet de définir des stratégies (éviter, traverser, lever les patins ou même déposer les patins avant de s’engager sur les tapis). Enfin, le robot intègre un mode Animaux (nettoyage renforcé autour des gamelles et des paniers, avec détergent adapté) et, d’après une fonctionnalité de laboratoire, il peut encore booster la puissance lorsqu’il détecte des grosses particules, voire déclencher un second passage si une pièce est jugée trop sale.

Efficacité sur le terrain

En premier lieu, nous avons effectué notre traditionnel test sur carrelage avec 2 x 50 g de riz et de grains de cafés. Sur une zone d’un peu moins de 2 m², en un seul passage (2’23 ») au niveau 3/5 d’aspiration, il parvient à engloutir 95% des particules, sans même activer la fonction labo. Le problème principal reste toujours le même : la brossette latérale éjecte autant qu’elle ne ramène de débris sous la brosse principale.

L’autre problème, un peu plus grave : le robot sature à cause de son bac plus petit, et n’a pas le réflexe d’aller se vider avant de reprendre sa route. Nous n’avons pas trouvé de réglages pouvant corriger cela… En conséquence, il est préférable de lancer un nettoyage de zone ou de pièce individuelle quand la saleté est trop importante. En matière d’automatisation, nous pensons que cela devrait être une priorité chez les fabricants.

Dans les angles et le long des plinthes, on obtient un petit 85% de réussite au total (1’45 »), toujours pour les mêmes raisons. Néanmoins, la brosse latérale est plutôt un avantage dans ce type de cas.

Sur tapis à poils ras, les résultats sur grosses particules restent bons, avec un solide 95% au bout d’un seul passage (2’59 »). Comme le sol glisse moins, les particules partent moins loin lorsqu’elles se font faucher par la brossette latérale.

Enfin, sur les cheveux (quelques mèches coupées à 5, 10 et 30 cm de longueur), on obtient seulement 80% de réussite en un seul passage (2’21 »). Les cheveux les plus longs se coincent dans la double brosse sans l’empêcher de fonctionner, mais il faudra les retirer manuellement. D’autres sont restés accrochés au tapis.

Nota Bene : on peut demander à l’appareil d’effectuer jusqu’à 3 cycles sans interruption.

Serpillère : efficace sans faire de miracles

Dans l’app Dreamehome, la partie lavage est très complète : on peut choisir les modes de nettoyage classiques (lavage seul, aspiration seule, ou lavage après aspiration), puis affiner le comportement des patins : taux d’humidité / débit d’eau, type de trajectoire (rapide vs standard) et surtout la fréquence de retour à la station pour rincer les patins. On la définit par surface (tous les 10 à 20 m²), par pièce ou par durée (toutes les 10 à 20 minutes), ce qui change vraiment la cadence et la consommation. La station permet aussi de sélectionner le mode “entretien des parquets”, en s’appuyant sur une solution dédiée (compartiment « sols en bois »).

Pour réduire les traces, on demande au robot de suivre les lattes du parquet. Dreame met également en avant un lavage sous pression (pression constante des patins, maintenus humides par le réservoir interne). Enfin, on peut activer le re-nettoyage automatique des zones tenaces en cochant “détection automatique des taches.

Nota Bene : l’itinéraire du robot est réglable entre rapide et standard. Aucun nettoyage minutieux n’est encore disponible à date, avec des allers-retours plus resserrés.

MatriX10 Ultra appli screens paramètres de nettoyage

Le Matrix10 Ultra intègre dans sa station un distributeur automatique à trois compartiments : tu peux y charger séparément une solution standard, une solution anti-odeurs animaux, et une solution dédiée à l’entretien des parquets (A/B/C). Une fois les réservoirs remplis, l’ajout de détergent se fait automatiquement pendant les cycles (sans le mélanger à la main dans l’eau propre), avec la possibilité dans l’app d’activer ou non le dosage. L’idée est que la station puisse adapter la solution utilisée selon le type de sol ou le scénario (parquet / sols durs / animaux).

Nota Bene : les triple systèmes de patins et de compartiments fonctionnent en parallèle. Ainsi, les lettres A, B et C n’indiquent aucune liaison mécanique directe entre un compartiment et une paire de patins.

Efficacité sur le terrain

Nous concoctons notre savant mélange de marc de café dilué dans un peu d’eau et une bonne rasade de liqueur sirupeuse pour obtenir 15 cl de mixture visqueuse et collante. Nous la répandons au sol, et, avec la lingette pour les sols gras, le Matrix10 Ultra parvient à en éliminer 95% en un seul passage (2′ 34 »). Bien sûr, une partie du marc reste collé à la brosse principale, et quelques particules restent au sol avec quelques traces plus tenaces. Après un triple cycle avec l’humidité au maximum (11’15 »), on ne voit presque plus rien, mais le sol continue de coller.

Le long de la plinthe, c’est là que ça se complique le plus. Et c’est bien normal, puisqu’un seul patin sur deux n’intervient. Après un double passage (1’15 »), on obtient seulement 70% de réussite. Un autre triple cycle de 2’06 » ne permet d’améliorer le résultat que jusqu’à 85%. Bref, pour les grosses taches bien dégoûtantes, il faudra activer l’augmentation de la pression au sol, et vous armer d’un peu de patience.

Enfin, nous avons laissé sécher une tache de sauce aigre-douce sur le carrelage. À deux reprises, le robot a tout simplement refusé d’y tremper ses patins, estimant que la tâche était tout bonnement infaisable. Nous avons donc abandonné l’opération (le MovaZ60 et le Narwal Flow s’y étaient collé, eux !).

Nota Bene : quand il termine une tâche de nettoyage à la serpillère, la notification rappelle systématiquement de vider le bac d’eau sale, même s’il est loin d’être plein. C’est peut-être un peu zélé de sa part…

Quant à la pellicule laissée sur le sol, elle est toujours très fine, même avec un taux d’humidité élevé dans les réglages.

Bruit : la discrétion comme on aime

Sur ce point, pas grand chose à signaler. On oublie très vite la présence du robot, même lorsqu’il aspire à son maximum. Seul l’auto-vidage est un peu plus énervé, mais cela ne dure que quelques secondes. Voici le tableau de nos mesures au sonomètre placé à 1 mètre de distance de la machine :

ModeBruit mesuré (dBA)
Éco60
Moyen65
Intense67
Max69
Max+72
Aspiration de la station (auto-vidage)80

En somme, nous avons beaucoup de valeurs au-dessous de 70 dBA, ce qui est un excellent score de discrétion !

Autonomie et temps de charge : juste ce qu’il faut pour 100

Dreame annonce une autonomie jusqu’à 260 min, mais nous avons mesuré en fonction des tâches demandées. Voici quelques valeurs :

ScénarioTemps de nettoyage max Surface par charge
Aspiration seule – Éco207 min133 m²
Serpillères seules237 min174 m²
Aspiration Éco + serpillères 168 min110 m²
Aspiration intense + serpillères120 min75 m²

Evidemment, le contexte va beaucoup jouer : la présence des tapis augmente l’aspiration, le changement de serpillères ajoute des allers-retours, les zones sombres requièrent de l’éclairage d’appoint, les seuils demandent un franchissement, les obstacles des contournements, etc. Bien sûr, l’utilisation ou non de la serpillère et/ou de l’aspiration influence également beaucoup les résultats. Quoi qu’il en soit, vu les mesures réalisées, le Dreame Matrix10 Ultra semble prévu pour des logis de 150 à 200 m² grand maximum, soit une surface utile recommandée allant de 90 à 140 m².

Nota Bene : il est possible de laisser l’anneau de lumière du bouton home/marche éteint pour gagner quelques minutes de charge.

Quant à la recharge, nous avons mesuré 255 minutes au total, ce qui est légèrement inférieur aux 270 minutes annoncées. L’application recommande de ne charger qu’à 80 ou 90% par défaut pour une meilleure conservation de la batterie, ce que vous pouvez paramétrer facilement. Enfin, vous pouvez définir une période creuse de 6 heures minimum afin de réduire au maximum le coût de la charge.

Entretien : facile et bien guidé

La partie entretien est très similaire à tout ce que l’on a pu voir sur les derniers flagships des grands acteurs du ménage robotique. L’automatisation est convaincante à bien des égards : le robot se vide tout seul dans un sac de 3,2 L, annoncé pour tenir jusqu’à 100 jours selon l’usage. Côté lavage, la station rince les patins à l’eau chauffée jusqu’à 100 °C, puis les sèche à l’air chaud (à 58°C), ainsi que le bac à poussières et les conduits. Résultat : nous n’avons détecté aucune odeur résiduelle, et les serpillères sèchent relativement vite. Le rinçage automatique de la plaque de lavage après les sessions justifie des bacs d’eau assez conséquents.

Nota Bene : le manuel fournit les puissances nominales selon les phases : 139 W pendant charge + séchage, 700 W pendant l’auto-vidage et 640 W pendant le lavage à l’eau chaude.

entretien station Dreame Matrix10 Ultra
Hormis les serpillères et les bacs, voici tout ce que l’on peut retirer des stations…

À ce titre, les réservoirs imposent de vider l’eau sale et de remettre de l’eau propre assez régulièrement. Vous recevez des notifications pour nettoyer le filtre de la plaque de lavage, lequel sert à retenir les poils et les gros débris. Néanmoins, on notera que la plaque de lavage n’est pas entièrement amovible, ce qui oblige parfois à brosser l’intérieur de la cavité plutôt que de tout passer sous le robinet.

MatriX10 Ultra appli screens entretien

Enfin, DreameHome intègre un tableau d’entretien avec des fréquences indicatives pour les brosses, filtres, sac, patins et capteurs.

Nota Bene : pour du 100% mains libres, le constructeur prévoit même un emplacement dédié pour un kit de raccordement à l’eau (remplissage/vidange automatiques), vendu séparément !

Accessoires et consommables : quel budget prévoir ?

Sur la boutique en ligne de Dreame, on trouve :

  • Kit de raccordement d’eau automatique à 199 €
  • Solution Anti-Odeurs Animales à 29,99 €
  • Solution pour sols en bois 1 L à 19,99 €
  • 4 Tampons serpillière en éponge à 24,99 €
  • 4 Tampon serpillière en nylon à 27,99 €
  • 4 Tampons Thermal Mop Pad à 34,99 €
  • Kit complet d’accessoires à 139,99 €

Voici une petite estimation des coûts à long terme à partir des fréquences d’entretien recommandées par Dreame :

Surface Première année (avec consommables inclus)1 année “normale” (stock initial épuisé)Total sur 5 ans (1re année + 4 années normales)
75 m² – nettoyage modéré≈ 87,97 €≈ 205,35 € / an≈ 909,40 €
150 m² – nettoyage intense≈ 455,92 €≈ 558,88 € / an≈ 2 691,44 €

Verdict : une idée encore mal aboutie qui risque de se heurter à la concurrence

Le Dreame Matrix10 Ultra part d’une excellente intuition : faire du lavage un système adaptatif, avec plusieurs patins et une station qui gère tout en arrière-plan. Sur le papier, c’est exactement le genre d’idée capable de relancer le haut de gamme… et, dans notre test, on voit bien le potentiel : le robot reste très discret (même à forte puissance), l’aspiration est costaude sur grosses particules, et le lavage peut donner un résultat très propre sur des salissures “fraîches” dès qu’on prend le temps de régler l’humidité et la fréquence de rinçage.

Dreame Matrix1à vu de près

Le souci, c’est que l’innovation ajoute aussi de la complexité — et qu’à ce stade, cette complexité se retourne trop souvent contre l’expérience. Les erreurs de changement de patins qui interrompent le cycle sans reprise intelligente et quelques hésitations de navigation dans des cas très concrets (tapis à poils longs, passages étroits, petits objets fragiles) empêchent le Matrix10 Ultra d’atteindre une sensation de zéro friction.

En conséquence, son prix le met face à des concurrents plus aboutis dans l’exécution. Le Mova Z60 Ultra Roller reste une option très séduisante pour ceux qui veulent un lavage démonstratif et une logique rouleau “toujours propre”. De son côté, le Narwal Flow est beaucoup plus facile à recommander si la priorité est le lavage et un rapport qualité/prix agressif, puisqu’on le trouve à 899 € dans certaines configurations. Enfin, au même niveau tarifaire, le Roborock Saros 20 arrive fort sur le papier. Qu’en sera-t-il du Mova Mobius 60 ?

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EGO dévoile des robots tondeuses premium pour les jardins vastes et compliqués

AURA-R2 qui fonce dans un dinosaure en plastique

Avec sa nouvelle gamme AURA-R2, EGO entre sur le marché du robot tondeuse haut de gamme. Sans câble périphérique, ces nouveaux modèles visent les grands espaces et les jardins complexes, avec des surfaces annoncées jusqu’à 6 000 m², une gestion des pentes jusqu’à 50 % et une navigation assistée par GPS RTK, vision et IA.

Sur un marché du robot tondeuse déjà bien occupé, EGO ne part pas totalement dans l’inconnu. Depuis 1993, la marque s’est imposée dans l’univers du matériel de jardin sur batterie, où elle cultive depuis plusieurs années une image haut de gamme fondée sur la puissance, l’autonomie et la robustesse. Déjà bien installée sur des catégories comme les tondeuses, souffleurs ou débroussailleuses, elle dispose donc d’une vraie légitimité pour tenter une percée plus ambitieuse dans la tonte autonome.

Aura-R2 sur sa station
©EGO

Ainsi, avec l’AURA-R2, EGO vise le haut du panier. Cette nouvelle gamme de robots tondeuses sans câble périphérique s’adresse avant tout aux grands jardins, aux terrains pentus et aux configurations complexes, avec des capacités annoncées allant jusqu’à 6 000 m². Navigation assistée par GPS RTK, caméras, cartographie, détection d’obstacles par IA, contrôle à distance : sur le papier, la fiche technique semble particulièrement ambitieuse. Voyons cela d’un peu plus près…

Une gamme pensée pour les grands jardins et les configurations complexes

Avec l’AURA-R2, EGO ne s’intéresse pas aux petites pelouses simples et bien dégagées. La marque cible avant tout des jardins plus vastes, avec des surfaces de 1 500 m², 3 000 m² ou 6 000 m² selon les modèles, mais aussi des configurations plus difficiles à gérer au quotidien. Il peut s’agir de terrains découpés en plusieurs espaces, de pelouses séparées par des allées, de zones étroites, de tracés irréguliers ou encore d’extérieurs qui demandent une tonte plus fine qu’un simple aller-retour sur une surface plane et ouverte.

Le positionnement revendiqué par EGO concerne aussi les jardins en relief, avec des pentes annoncées jusqu’à 50 %, ainsi que les environnements où la tonte doit s’adapter à plusieurs zones distinctes. En somme, cette nouvelle gamme se destine à des extérieurs bien plus exigeants que la moyenne, où l’on rencontre la plupart des difficultés liées à la tonte robotique.

Une navigation sans câble qui mise sur la précision et l’adaptation

Pour soutenir ce positionnement haut de gamme, EGO mise sur une architecture de navigation sans câble périphérique, avec un système propriétaire baptisé Path IQ™, qui combine plusieurs technologies de localisation, de cartographie et de perception. À l’instar de ses homologues des grandes marques du secteur comme Segway Navimow, ce robot devrait se repérer avec précision dans le jardin, et suivre un parcours cohérent tout en s’adaptant facilement à des environnements irréguliers ou évolutifs.

Dans le détail, EGO associe un GPS RTK, chargé d’assurer un positionnement très précis, à des caméras binoculaires et à un système de VSLAM, qui servent à lire l’environnement et à mettre à jour en continu la carte du terrain. À cela s’ajoute une logique d’odométrie visuo-inertielle, ainsi qu’une détection d’obstacles par IA, censée aider le robot à mieux réagir lorsqu’il croise un élément imprévu sur son trajet, qu’il soit fixe ou mobile. Une telle combinaison devra surtout permettre d’éviter les limites des systèmes reposant sur une seule technologie, en particulier dans les jardins où la topographie, les obstacles ou la configuration des zones compliquent la navigation.

Aura-R2 application
©EGO

Cette dimension connectée passe aussi par l’application EGO Connect, depuis laquelle l’utilisateur peut suivre l’état du robot, la progression de la tonte ou encore le niveau de batterie à distance. Pour l’heure, nous n’en savons pas plus sur les autres fonctionnalités disponibles.

« Avec l’AURA-R2, nous nous sommes concentrés sur la création d’une machine de nouvelle génération, dont la technologie et l’intelligence constituent le cœur. Pour les passionnés de technologie, ce niveau exceptionnel de précision cartographique, de navigation assistée par IA et d’intégration logicielle fluide illustre les progrès réalisés par le secteur.« 

Andrew Frohock, IoT Product Manager chez EGO

Une conception pensée pour des conditions de tonte extrêmes

Au-delà de sa seule navigation, l’AURA-R2 cherche aussi à rassurer sur sa capacité à évoluer dans des conditions de jardinage plus contraignantes que la moyenne. EGO met ainsi en avant une certification IP66, un niveau de protection élevé qui doit permettre au robot de mieux résister aux projections d’eau, à la poussière et, plus largement, à une utilisation en extérieur sur la durée. On note aussi la présence d’un capteur de pluie, chargé de renvoyer la machine à sa base lorsque les conditions se dégradent.

Aura-R2 sur une pente
©EGO

La marque souligne aussi plusieurs éléments destinés à faciliter l’évolution du robot dans des zones plus délicates. C’est le cas du pare-chocs avant à 180°, censé offrir une protection supplémentaire lors des déplacements le long des bordures, dans les angles ou à proximité d’éléments fixes du jardin. Les phares intégrés permettront au robot de fonctionner plus sereinement lorsque la luminosité baisse, là où certains modèles sont davantage pensés pour une tonte en pleine journée et dans des conditions très stables.

Le système de coupe participe lui aussi à ce positionnement. EGO annonce un disque de tonte de 24 cm, associé à une hauteur de coupe réglable de 20 à 90 mm. Sur le papier, cela laisse entrevoir une machine capable de s’adapter à des pelouses moins uniformes que la moyenne, avec une marge de réglage assez large pour répondre à des usages variés. Cet ensemble vient appuyer un positionnement orienté vers les terrains en relief et les jardins découpés. EGO revendique en effet une prise en charge de pentes jusqu’à 50 %, mais également la possibilité de gérer jusqu’à 40 zones de tonte.

Trois modèles, que des tarifs premium

La marque n’invente pas tous les codes du robot tondeuse sans câble, déjà bien installés chez plusieurs concurrents. Mais avec l’AURA-R2, elle apporte sa propre lecture du marché, portée par son expérience du jardin sur batterie et par une volonté claire de s’adresser aux grands terrains et aux configurations complexes.

La gamme AURA-R2 comprend trois modèles : le RMR1500E à 2 099 euros, le RMR3000E à 2 499 euros et le RMR6000E à 3 749 euros. Pour les intéressés, ce sera donc le haut-de-gamme ou rien !

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Test Shark PowerDetect Clean & Empty : pourquoi on l’adore ?

Avis et Test Shark PowerDetect Clean & Empty

Aujourd’hui, Shark peut vraiment tirer son épingle du jeu avec un aspirateur-balai bâti comme un tank bardé d’équipements. Le Shark PowerDetect Clean & Empty (IP3260F1EUT) embarque une palette d’ingrédients qui rendent les séances de ménage beaucoup plus confortables. On vous explique tout dans ce test !

Sur le segment des aspirateurs-balais, Shark a progressé par étapes : d’abord des sticks pratiques et polyvalents, puis des modèles sans fil centrés sur l’ergonomie (tête multi-sols, tube articulé) et une aspiration améliorée (anti-emmêlement, filtration). Les générations récentes ajoutent une couche “intelligente” : capteurs qui adaptent la puissance, nettoyage avant/arrière, et surtout base auto-vidante qui recharge et stocke la poussière sur plusieurs semaines. Avec PowerDetect Clean & Empty, la marque vise un usage plus autonome, pensé pour les foyers actifs et les animaux.

Shark PowerDetect boîte
Bon ok on a reçu l’aspirateur-balai de Dark Vador, on n’était pas au courant…

Dans ce test, on va donc vérifier si le PowerDetect Clean & Empty tient ses promesses au quotidien : maniabilité, performance sur sols durs et tapis, comportement face aux poils d’animaux, efficacité de la base auto-vidante, filtration et niveau sonore, sans oublier l’autonomie, l’entretien et le coût des consommables !

Aujourd’hui, nous sommes fiers d’inaugurer un nouveau format test : plus concis que les reviews complètes, mais aussi plus incisif. Nous allons lister une dizaine de points, qualités et défauts, et nous allons les classer par ordre d’importance avant de les détailler ! Moins de lecture, un avis plus tranchant : on espère que cela vous plaira !

Caractéristique TechniquesShark PowerDetect Clean & Empty IP3260F1EUT
DimensionsH 115,8 x L 26,3 x P 39,3 cm
PoidsAspirateur : 3,71 kg
Base auto-vidante : 8,4 kg
Puissance d’aspiration175 AW
BatterieLi-ion amovible 21,6 V – 3 750 mAh (81 Wh)
Autonomie maxJusqu’à 70 min (mode ECO, sans accessoire motorisé)
Temps de recharge6 h
Capacité du collecteurRéservoir de l’aspirateur : 0,7 L
Bac de la station : 2 L (jusqu’à 45 jours)
FiltrationSystème hermétique anti-allergène : 99,9% des particules (0,3 à 10 microns)
Volume sonore86 dB max annoncé
Indice de réparabilité8,2/10
Garantie5 ans après enregistrement (et 2 ans pour la batterie)
Prix de lancement549 €

1 – Design : il ne remportera pas le prix de beauté

Dès qu’on le voit en situation, le PowerDetect Clean & Empty assume une esthétique robuste. En effet, le bloc moteur et le bac forment un ensemble épais, avec des volumes marqués et des angles assez nets : c’est plus “matériel pro” que “objet déco”, et ça tranche avec la finesse que Dyson cultive sur ses modèles premium.

Shark PowerDetect composants de la boîte
Le fil de la station ne mesure qu’1 m 20. À prendre en compte avant d’acheter !

Cette édition limitée fait un effort sur le rendu, avec une base sombre relevée de touches dorées et quelques accents colorés, ce qui apporte un peu plus de relief que la première version au gris très terne. La brosse DuoClean Detect, par exemple, met en avant ses rouleaux et ses “ailettes” vert turquoise très visibles derrière une façade translucide. C’est dynamique, mais ça renforce aussi le côté technique du produit plutôt que l’élégance.

Shark PowerDetect monté complètement
Bon en soi, c’est loin d’être le plus laid.

La station suit la même logique : elle est pensée pour être pratique (un grand bloc stable, une colonne verticale qui accueille l’aspirateur), mais visuellement elle reste assez imposante. Elle fait davantage penser à une petite poubelle : un bloc vertical avec un long cou, plus un support annexe pour ranger les accessoires. Top pour centraliser le matériel, moins top pour se fondre dans un salon.

Shark PowerDetect station assemblée
Ça prend quand même de la place (il ne va pas rester là)…

Enfin, dans le détail, Shark multiplie les marquages et éléments “pédagogiques” : on repère facilement les zones d’usage et de maintenance, et c’est cohérent avec l’approche de la marque. Le revers, c’est que les grosses étiquettes jaunes façon tutoriel, certes utiles au déballage, donnent un aspect moins premium, et peuvent être pénibles à retirer proprement.

2 – Installation : la station auto-vidante change vraiment le quotidien

Ici, Shark marque des points : l’ensemble est pensé pour qu’on range, recharge et reparte sans se poser de questions. La station fait office de “camp de base” : on vient simplement clipser l’aspirateur, et elle se charge ensuite de le recharger et de vider automatiquement le bac après la session, histoire d’avoir un appareil prêt pour le prochain passage.

Shark PowerDetect rangement
De la place pour tout le monde et même pour un deuxième socle à droite en cas de besoin.

Ainsi, comme il tient debout sur sa station et qu’il reste en charge, on peut lancer une petite séance express dès qu’on voit des miettes ou des poils, sans avoir à vérifier l’autonomie ou à vider le collecteur à la main. Autre bon point : les accessoires ont leur place. Le support annexe permet de garder les embouts sous la main, plutôt que de les laisser traîner dans un tiroir. Résultat : tout est visible, accessible, et on passe plus facilement du sol au canapé, puis aux plinthes.

La seule vraie contrainte, c’est de trouver le bon emplacement. Le câble d’alimentation n’est pas très long (1 m 20), donc il faut idéalement un coin près d’une prise. Et comme la station est volumineuse et lourde, on la déplace rarement : mieux vaut viser un endroit “logique” dans le parcours ménage (entrée, cuisine, cellier…), quitte à tester deux ou trois emplacements avant de trancher.

Shark PowerDetect position parking
C’est pas trop bien trouvé sérieux ?

Nota Bene : si vous avez besoin de laisser l’aspirateur sur place, le manche articulé (Flexology) permet de plier l’appareil pour le mettre en position « parking » !

3 – Brosse DuoClean Detect : capteurs, LED et marche arrière, ce que ça apporte

Pour nous, un des vrais atouts du PowerDetect, c’est sa brosse DuoClean Detect. On est sur une tête à deux rouleaux-brosses, laquelle doit pouvoir enchaîner sols durs et tapis sans changer d’accessoire, tout en restant à l’aise sur les débris “fins” comme sur les plus gros (miettes, céréales, etc.).

Shark PowerDetect brosse principale
Rouleau doux, rouleau anti-enchevêtrement, raclette, éclairages avant, éclairages arrières, c’est un SUV le machin…

Cette tête “multi-surfaces” embarque aussi une couche de détection qui adapte le nettoyage à ce qui se passe sous la brosse. Shark combine ici DirtDetect (renfort quand la saleté est plus présente), EdgeDetect (accent mis sur les bords et les plinthes) et FloorDetect (ajustement selon le type de sol). En mode Detect, les LED sur la tête servent aussi d’indicateur visuel : blanc quand c’est propre, violet clair si le sol est modérément chargé, violet foncé quand l’appareil “voit” beaucoup de débris.

Shark PowerDetect brosse principale vue de dessus
La brosse tunée façon Shark !

Autre détail malin : la technologie DirectionDetect et Reverse Clean. Concrètement, la brosse est conçue pour ramasser efficacement en marche avant et en marche arrière. Enfin, pour les foyers avec animaux (ou cheveux longs), le système Anti Hair Wrap Plus ajoute de bons arguments, puisque Shark annonce une extraction des cheveux et des poils au fur et à mesure des passages.

4 – Sous les meubles et dans les coins : là où la grosse brosse se complique

Aussi bien équipée soit-elle, la brosse principale du PowerDetect reste un gros gabarit, et ça se ressent dès qu’on sort des grandes surfaces dégagées. Avec environ 7 cm de hauteur, 26 cm de largeur et 13,5 cm de profondeur (contre 6,5 x 25 x 10 cm pour la brosse du Dyson V8 Cyclone), elle passe moins facilement sous certains meubles bas, et elle se faufile moins bien entre les pieds de chaises, autour des objets ou dans les passages étroits.

Shark PowerDetect comparaison avec brosse Dyson
PowerDetect vs V8 Cyclone…
Shark PowerDetect brosse bloquée
Ça peut vite bloquer…

À l’usage, on gagne en couverture sur un couloir ou un salon… mais on perd un peu en “chirurgie” dans les zones compliquées, donc un format global légèrement plus compact.)

Même avec EdgeDetect, qui vise à mieux traiter les bords et les coins, la géométrie de la tête (large, épaisse, avec des angles arrondis) n’entre pas dans les angles serrés : les tout petits recoins le long des plinthes, les coins à 90° ou derrière les pieds de meuble demandent souvent un rattrapage. Shark le sait : la marque mise sur cette assistance “bords/corners”, mais le vrai plan B reste… l’accessoire suceur.

5 – Vidage et poussière : le point faible de l’hygiène

Sur le papier, la station Clean & Empty est justement là pour éviter de manipuler la poussière : on repose l’aspirateur, le collecteur s’ouvre, les gros débris tombent dans le bac de la base, puis la poussière fine est aspirée. Le point faible, c’est le vidage du bac de la station. En effet, le bac a pour avantage de se passer de sac. En revanche, il est plutôt large, ce qui oblige à bien se placer au-dessus de la poubelle pour éviter de déverser de la poussière à côté. En prime, on encourt le risque qu’un peu de poussière fine s’envole ou reste collée. Résultat : ce n’est pas l’option la plus “hygiénique” pour les personnes sensibles…

Shark PowerDetect poubelle
Attention au petit nuage de poussières si le bac était bien rempli…

Nota Bene : comme l’ouverture est vers le bas, impossible d’y placer un petit sac plastique, comme sur une petite poubelle normale…

Enfin, si pour une raison ou une autre vous voulez vider le bac de l’aspirateur directement (sans passer par la base), ce n’est pas franchement le scénario idéal non plus : il faut déverrouiller et retirer le collecteur, puis l’ouvrir, avec une trappe/couvercle qui s’ouvre largement. Sur ce type de manipulation, on est vite à une poussière qui se dépose sur les doigts ou qui se disperse si on n’est pas parfaitement placé au-dessus de la poubelle.

6 – Entretien et consommables : filtres, capsule anti-odeurs, pièces détachées, on est bien !

Sur ce point, le PowerDetect Clean & Empty, Shark fait tout de même partie des meilleurs. En plus d’avoir un réservoir confortable de 0,7 L, il laisse la base en aspirer automatiquement le contenu après chaque session. Celle-ci vous rappelle même quand intervenir : un voyant “bac plein” s’allume lorsque le réservoir de la station doit être vidé.

Shark PowerDetect indicateur de panier plein
La lune indique que l’auto-vidange est désactivée.

Autre bonne idée : la capsule anti-odeurs. Elle s’intègre dans une molette dédiée sur la station, avec un réglage d’intensité. Et si vous ne voulez pas de parfum, c’est possible : la cartouche peut être retirée, mais la molette doit rester en place pour que l’appareil fonctionne correctement. Shark recommande un remplacement tous les 6 mois pour conserver l’efficacité.

Côté entretien “mécanique”, c’est plutôt accessible… avec une nuance importante. La brosse DuoClean Detect permet de retirer facilement le rouleau souple (celui des sols durs) via un bouton de déverrouillage, pratique pour enlever cheveux, fils ou débris coincés. En revanche, la notice ne présente pas le rouleau-brosse principal comme amovible sans démontage : on est davantage sur un nettoyage “en place” (et, si besoin, l’accès à certaines zones se fait via la dépose du racloir arrière).

Shark PowerDetect brosses démontées
Munissez-vous d’une pièce ou d’un manche de cuillère pour défaire les rouleaux.

Quant aux filtres, Shark détaille l’accès à plusieurs éléments (pré-moteur, post-moteur, ainsi que des filtres côté station). L’entretien est classique : rinçage à l’eau froide uniquement, séchage complet avant remontage, avec une fréquence conseillée d’au moins une fois par mois pour garder de bonnes performances et un auto-vidage efficace.

Nota Bene : comme le système repose sur des capteurs, Shark recommande de nettoyer régulièrement les capteurs Detect avec un chiffon microfibre pour éviter les lectures faussées.

Enfin, sur la partie accessoires et consommables, Shark fait le job avec une vraie rubrique pièces & accessoires sur le site officiel, avec au minimum des consommables clés (dont la batterie officielle XBATR640EU et les cartouches anti-odeurs).

7 – Bruit : jusqu’où ça monte, et pourquoi la station peut gêner

Le PowerDetect Clean & Empty n’est pas le genre d’aspirateur-balai qu’on oublie en fonctionnement. Sur sols durs, en mode “auto/intelligent”, il reste globalement maîtrisé, mais dès qu’il monte en puissance (tapis, boost), le niveau sonore grimpe vite, et c’est encore plus vrai au moment de l’auto-vidage sur la station. Pour vous donner un ordre d’idée, voici notre petit tableau de mesures, prises au sonomètre à environ 1 m de distance :

Scénario / modeMesure (dB(A))
Mode Éco62
Mode Auto / Intelligent (sol dur)62 à 65
Mode Auto / Intelligent (tapis)75 à 82
Mode Boost (sol dur)67 à 75
Mode Boost (tapis)82
Station (auto-vidage)85

Le bruit de la station, est un petit point noir au quotidien : lors du vidage, elle monte autour de 85 dBA et l’opération dure une quinzaine de secondes, en deux temps. Clairement de quoi déranger ou réveiller quelqu’un dans la pièce d’à côté.

Le bon côté, c’est que Shark a prévu une parade : le vidage automatique peut se désactiver via un interrupteur sur la station (pratique si vous rangez l’appareil tard le soir), quitte à ne le réactiver que de temps en temps. Reste que, “tout activé”, l’ensemble n’a rien d’un modèle discret…

8 – Autonomie : nos mesures, et l’intérêt d’une batterie amovible

Côté autonomie, Shark annonce jusqu’à 70 minutes en mode Eco, et nos mesures confirment un vrai confort d’utilisation : 45 minutes en mode Auto, en comptant les tapis et le canapé qui vont déclencher des moments de Turbo. D’ailleurs, le mode Boost a tenu 13 min 50, ce qui laisse largement le temps de traiter une zone ciblée (tapis, entrée, canapé) sans voir la batterie s’écrouler instantanément.

Shark PowerDetect corps principal démonté
Toujours intéressant la batterie amovible !

Bien sûr l’un des vrais points forts reste la batterie amovible. On peut la retirer pour la charger plus facilement, et surtout envisager une seconde batterie pour doubler l’autonomie si besoin. Le revers, c’est un temps de charge plutôt long. Mais si Shark évoque environ 6 heures via son support, nous avons observé une recharge complète à 4 h 30. Ce n’est pas express, mais c’est dans la norme !

Shark PowerDetect écran en mode automatique
Shark PowerDetect LED batterie

Enfin, Shark a placé des indicateurs là où il faut ; on profite une jauge sur l’écran pour suivre l’autonomie en direct, et d’un voyant LED à même la batterie qui clignote pendant la charge et s’arrête quand l’appareil est à bloc.

9 – Une maniabilité qui laisse à désirer

Sur ce point, le PowerDetect Clean & Empty laisse une impression assez mitigée, surtout face à ce qui se fait de mieux aujourd’hui. Le premier responsable, c’est le gabarit : l’aspirateur est lourd et, dès qu’il faut le soulever (escaliers, dessus de meubles, voiture, plafonnier, rideaux…), on se dépêche de le reposer. À l’horizontale, sur le sol, ça reste anecdotique.

Même au sol, certains changements de direction ne se font pas “du bout des doigts” : on a parfois l’impression que la rotation de la tête ou la masse du bloc moteur engage l’épaule, surtout quand on veut être précis autour des pieds de chaise ou zigzaguer dans une petite pièce. L’ensemble garde une certaine rigidité : la tête tourne, oui, mais elle n’a pas ce côté ultra docile que l’on retrouve sur des balais plus agiles.

Il y a pourtant de bonnes idées. L’articulation du tube est vraiment pratique pour passer sous les meubles sans se plier en deux, et c’est un vrai confort au quotidien. Toutefois, pour l’activer, il faut se pencher et trouver le levier sur le manche. La tête de brosse aide aussi à “porter” une partie du poids quand on reste au sol, ce qui allège un peu la sensation en main. Mais elle a un revers : elle peut embarquer l’appareil, comme si la brosse tractait l’ensemble, et sur tapis elle a tendance à accrocher. Dans certains cas, le rouleau est si énergique que le tapis peut même se soulever, ce qui oblige à ralentir, repasser en mode plus doux, ou changer de stratégie.

Autre comportement un peu pénible : si l’on ramène l’aspirateur trop près de soi (en fin de traction, ou quand on veut reculer dans un passage étroit), la brosse a tendance à se “refixer” en mode parking. Il faut alors redonner un petit coup pour la remettre en mouvement et repartir, ce qui ajoute une micro-contrainte répétée, surtout dans les pièces encombrées ou quand on fait beaucoup de va-et-vient. Pire : l’appareil reste allumé, et l’on perd quelques secondes à comprendre pourquoi ça n’avance plus, tout en laissant l’autonomie fondre inutilement.

Shark PowerDetect poignée de l'autre côté
Shark a dû faire un petit compromis : pas facile à poser/récupérer dans ce sens-là !

À tout cela s’ajoute un petit irritant au rangement : sur la station, la poignée se retrouve “à l’envers”. Résultat, on attrape l’appareil moins naturellement, et on se trompe facilement au moment de le reposer.

Nota Bene : on apprécie quand même le système de commandes, constitué d’un écran, d’un bouton d’activation et d’une gâchette pour changer de mode.

En somme, entre le poids, la rigidité et le comportement sur tapis, c’est un aspirateur qu’on recommande plutôt à des personnes avec une bonne condition physique pour le dompter, ou à celles qui ont surtout de grandes surfaces dégagées.

10 – Aspiration : sols durs, tapis, poils, nos résultats (ils sont très bons) !

Pour juger l’aspiration, on a volontairement mélangé des cas “simples” et des cas pénibles : grosses particules (50 g de riz + 50 g de grains de café), puis tapis (poussières invisibles et débris), et enfin des cheveux (mèches de 5 cm, 10 cm et 30 cm) avec un passage sur canapé à la brosse motorisée.

Sol dur : rapide, propre, efficace même au retour

Sur sol dur, en mode Auto, le résultat est très convaincant : 40 secondes ont suffi pour venir à bout du mélange riz + café. Mention spéciale pour le nettoyage en marche arrière, qui reste performant : on n’a pas l’impression de “perdre un passage” dès qu’on recule, ce qui rend le ménage plus fluide.

Le long des plinthes, c’est globalement bon : en deux allers-retours, la zone est propre (cf. vidéo partie 4). En revanche, dans un angle strict à 90°, on observe encore quelques particules qui restent piégées tout au fond. Ce n’est pas dramatique, mais ça confirme que l’appareil n’est pas celui qu’on choisit pour les zones très “découpées” (coins serrés, marches, escaliers).

Tapis : excellent sur les fines poussières et les gros débris

Sur tapis, on a commencé par les poussières “invisibles”. Et là, très bonne surprise : l’aspirateur remonte une quantité impressionnante de particules fines. Ainsi, il parvient à remplir environ un quart du bac après le passage sur un long tapis de couloir (7,5 m × 0,65 m), puis un second tapis (1,65 m × 0,65 m).

Shark PowerDetect collecteur avec poussières
On soupçonne nos tapis de passer des casting pour Cendrillon 3.

Sur les grosses particules, les vibrations sur le tapis peuvent légèrement disperser les débris autour de la trajectoire, ce qui pousse à refaire un ou deux passages. On s’en sort quand même en 1 min 30 en mode Auto (cf. partie 9), mais paradoxalement, on a souvent intérêt à préférer un mode Éco. Sur un tapis épais, le ramassage reste efficace en environ 50 secondes, sans lutte permanente avec la tête.

Nota Bene : là où beaucoup de concurrents (notamment Dyson ou Dreame) peuvent s’éteindre à cause d’une tête qui colle au tapis, ici la brosse ne souffre pas (ou beaucoup moins) de cet effet ventouse.

Test sur cheveux : ça passe !

Sur les mèches de cheveux, le module anti-emmêlement limite l’effet “paquet” et la brosse continue de tourner sans être bloquée. En revanche, à la fin du test, on retrouve environ 1/5 de cheveux pris autour du rouleau.

Donc oui, c’est mieux que sur des modèles qui s’étouffent rapidement, mais non, ce n’est pas magique : il faudra quand même jeter un œil au rouleau de temps en temps.

Quant à la mini-brosse motorisée, le résultat est satisfaisant… mais le temps de traitement est plus long : 2 min 45 pour tout récupérer, là où un Dyson de référence est passé plus vite (1 min 22). Ça reste propre au final, simplement moins expéditif.

Prix et alternatives : qui fait mieux à ce tarif en 2026 ?

En 2026, le Shark PowerDetect Clean & Empty (IP3260F1EUT) se place clairement dans la catégorie des balais “premium pratique” : son prix catalogue tourne autour de 549,99 € (avec des promos fréquentes, Shark affichant par exemple un “prix le + bas sur 30 jours” à 419,99 €). À ce niveau, il se retrouve face à des modèles très équipés mais plus “classiques” (sans base auto-vidante) comme le Dreame V20 Pro-A autour de 399 € ou le Rowenta X-Force Flex 14.60 souvent entre 330 et 400 €.

Et si le budget est plus serré, un Dyson V8 Cyclone se trouve autour de 299 € : carrément minimaliste, mais plus maniable avec de bonnes performances. Là où Shark se distingue vraiment, c’est quand on compare aux rares “systèmes” avec station : un Samsung Bespoke Jet + Clean Station ou un LG CordZero All-in-One Tower. Dans ce trio, Shark a une vraie plus-value d’usage : base auto-vidante, capteurs, nettoyage efficace aussi en marche arrière, et une tête qui évite l’effet ventouse sur tapis, malgré quelques compromis sur le gabarit, le poids, et le bruit.

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2 nouveaux aspirateurs-robots Roborock pour 2026 : premium Saros 20, polyvalent Qrevo Curv 2 Flow

Saros 20 sur une marche d'escaliers

Roborock lance en France, dès le 26 février 2026, deux nouvelles gammes d’aspirateurs-robots issues du CES : Saros 20 et Qrevo Curv 2 Flow, avec offres de lancement pour tous.

Depuis quelques années, Roborock s’est imposé comme l’un des noms majeurs du nettoyage robotisé. Son catalogue couvre aujourd’hui plusieurs gammes, du milieu de gamme au très haut de gamme avec une présence en Europe. On y croise par exemple des références populaires comme les Q8 Max/Q8 Max+ côté milieu de gamme, la famille Qrevo avec station tout-en-un, et des modèles vitrine S8 Pro Ultra ou S8 MaxV Ultra pour le très haut de gamme.

Pour 2026, la série Saros 20 vise le premium avec la navigation StarSight 2.0 (3D ToF) et le châssis AdaptiLift 3.0, capable d’aborder seuils et tapis tout en délivrant jusqu’à 36 000 Pa. De son côté, le Qrevo Curv 2 Flow mise sur la serpillière-rouleau SpiraFlow, une pression de 15 N et une station tout-en-un pour un entretien largement automatisé. On fait les présentations d’usage !

Saros 20, le nouveau vaisseau amiral : puissance XXL, franchissement inédit et station très autonome

Avec le Saros 20, Roborock fait clairement évoluer sa série premium “Saros” : l’objectif est d’automatiser davantage le nettoyage, y compris dans les logements “difficiles” (seuils marqués, tapis épais, meubles bas). Le robot conserve un format très fin pour passer sous les meubles (jusqu’à 7,95 cm) et s’appuie sur la navigation StarSight 2.0 (détection 3D ToF) capable de reconnaître plus de 300 objets afin d’éviter câbles, jouets ou gamelles.

Saros 20 sous meuble bas
« Je vous prends tous au cache-cache ! » ©Roborock

La comparaison avec le Saros 10 est assez parlante : on passe d’une aspiration annoncée à 22 000 Pa à 36 000 Pa sur le Saros 20, avec un gain immédiat attendu sur les tapis et les saletés incrustées. Surtout, la mobilité progresse fortement : le Saros 10 était annoncé pour franchir des seuils jusqu’à 4 cm, quand le Saros 20 revendique 8,8 cm (en “double niveau”). Enfin, la station monte en température : lavage des serpillières jusqu’à 100°C (contre 80°C sur Saros 10), avec séchage à air chaud et vidage automatique jusqu’à 65 jours selon la marque.

Il se décline en deux versions très proches : le Saros 20 Set et le Saros 20X. Les deux dénominations désignent le même robot, mais pas le même circuit ni le même package. Le Set est vendu en ligne (Roborock/Amazon) et inclut 2 sacs + 2 serpillières supplémentaires. Le 20X vise les enseignes (Boulanger/Fnac Darty) avec un pack différent, et un prix public légèrement inférieur après l’offre de lancement.

Caractéristique TechniquesRoborock Saros 20
DimensionsRobot : 353 × 350 × 79,8 mm
Station : 381 × 475 × 488 mm
Poids Robot : 5,05 kg
Station : 10,54 kg
Capacité de franchissement d’obstaclesseuils à double niveau jusqu’à 8,8 cm (4,5 + 4,3 cm)
Puissance d’aspiration  36 000 Pa
Pression vers le sol 8 N en lavage “standard” (jusqu’à 13 N)
Double serpillière rotative200 tr/min
BatterieLi-ion 14,4 V / 6 400 mAh
Autonomie/Temps de charge180 min/150 min
Bacs robotbac à poussière : 259 mL
réservoir d’eau propre : 65 mL
Volume du sac à poussière2,5 L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée4,0 L/3,5 L
Prix 1 499 €

Roborock Qrevo Curv 2 Flow : un robot plus accessible qui mise tout sur l’hygiène

Avec le Qrevo Curv 2 Flow, Roborock introduit une approche “rouleau” pour le lavage, pensée pour rester propre pendant tout le cycle. Le système SpiraFlow alimente le rouleau en eau fraîche et évacue l’eau sale, tandis que la marque annonce une pression de 15 N et une rotation jusqu’à 220 tr/min pour mieux décoller les taches. À l’aspiration, on retrouve 20 000 Pa, complétés par les fonctions DirTect (adaptation au type de saleté) et Reactive AI avec plus de 200 objets reconnus pour éviter les obstacles.

Qrevo Curv 2 dans sa station
Un format plus haut assumé et compensé par un prix très bas ! ©Roborock

La comparaison la plus logique se fait avec le Qrevo Curv 2 Pro / ProX, lancé juste avant à 1299 €. Ce dernier a été reconnu pour son format ultra-fin, dû au capteur LiDAR rétractable, et sa puissance d’aspiration plus élevée (25 000 Pa), avec un lavage assuré par double serpillières rotatives. À l’inverse, le Curv 2 Flow assume un gabarit plus haut (11,9 cm), mais mise sur un lavage plus “continu” grâce au rouleau et sur une protection tapis dédiée : rouleau relevable jusqu’à 15 mm et le module Roller Shield qui fait barrière à l’humidité.

En France, la gamme se décline en deux versions : Qrevo Curv 2 Flow et Qrevo Curv 2 FlowX. Sur le produit FlowX (circuit revendeurs), le contenu du carton mentionne notamment 2 sacs et 1 filtre. Côté tarifs, Roborock annonce un prix de lancement à 699 € du 26 février au 11 mars 2026, puis 899 €. Bien sûr, cela le rend beaucoup plus agressif sur les tarifs que son prédécesseur !

Caractéristique TechniquesRoborock Saros 20
DimensionsRobot : 353 × 353 × 119 mm
Station : 450 × 450 × 450 mm
Poids Robot : 5,30 kg
Station : 8,93 kg
Capacité de franchissement d’obstaclesjusqu’à 2,0 cm
Puissance d’aspiration 20 000 Pa
Pression vers le sol jusqu’à 15 N
Double serpillière rotative220 tr/min (max)
BatterieLi-ion 14,4 V / 5 200 mAh
Autonomie/Temps de charge220 min / 180 min
Bacs robotbac à poussière : 324 mL
réservoir d’eau propre : 102 mL
Volume du sac à poussière2,5 L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée4,0 L/3,0 L
Prix899 €

Lequel des deux choisir ? Attention, les promos sont jusqu’au 11 mars !

En bref, Roborock déroule une stratégie très lisible en France : Saros 20 pour ceux qui veulent le meilleur (puissance, franchissement, navigation et station ultra complète), et Qrevo Curv 2 Flow pour viser plus large avec un lavage à rouleau pensé “propreté en continu” à un tarif nettement plus accessible, surtout pendant l’offre de lancement !

Les deux gammes arrivent dès le 26 février 2026, avec promos jusqu’au 11 mars : de quoi rendre l’entrée sur le marché encore plus agressive ! Allez vous vous laisser tenter ? Ou préférez-vous attendre les autres sorties de l’année chez la concurrence féroce ?

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Cash Garden GT BOI, le robot piscine qui veut tout faire : innovation ou gadget cher ?

GT BOI avec skimmer dans l'eau

Le GT BOI veut jouer les couteaux suisses avec un robot pour fond et parois accompagné d’un skimmer de surface, le tout vendu comme une solution “ultime” et poussée via un réseau pro. Design tout mignon, solution tout-en-un avec deux appareils reliés… 1800 € le tout…

Le GT BOI arrive avec une vibe presque “mascotte”, un design sympa, et surtout une idée qui nous intrigue : deux engins qui se partagent le boulot, reliés comme un duo improbable. L’un gratte le fond et les parois pendant que l’autre patrouille en surface.

À cela s’ajoute la caution d’un réseau pro via le partenariat avec Hydralians, présenté comme une façon de diffuser une solution “terrain” et plus sérieuse que le gadget saisonnier.

Est-ce qu’un outsider comme GT BOI a réellement les armes pour tenir tête aux grosses marques déjà bien installées autour des bassins et qui ressemblent à des chars d’assaut ou des voitures de course ? Eh bien… peut-être (ou pas) !

Caractéristique TechniquesCash Garden GT BOI
Dimensions 550 × 430 × 262 mm
Poids9,4 kg
Taille de piscinejusqu’à 500 m²
Profondeur max3,60 m
NavigationSchéma en S + planification AdaptiveNav 3.0 (+ capteurs ultrasoniques annoncés)
Débit d’aspiration21 m³/h
Vitesse de nettoyageRéglable 0,2 à 0,5 m/s
Capacité du panier6 L
Batterie18 000 mAh
Filtrationjusqu’à 25 µm (par défaut 75 µm)
Garantie3 ans
Prix1800 €

Un concept simple mais pas simpliste ?

L’idée est d’autant plus séduisante qu’elle est vendue comme simple à vivre : le skimmer est présenté avec une connexion aimantée “ultra facile”, et l’ensemble comme un système pensé pour éviter les solutions fragmentées (un outil pour la surface, un autre pour le fond, et le reste à la main). Dans le même esprit, le partenariat annoncé avec HYDRALIANS insiste justement sur cette approche générale : associer nettoyage du fond/parois et entretien permanent de la surface, là où le marché traite souvent ces besoins séparément. C’est notamment ce que l’on peut voir avec Aiper ou Beatbot, qui proposent aussi des robots-piscines et des skimmers

“Sans fil”… mais avec un cordon : compromis malin ou futur cauchemar ?

Relier le skimmer au robot, c’est aussi une façon intelligente de limiter la complexité du module de surface : pas besoin d’embarquer une motorisation de déplacement comme sur un skimmer autonome haut de gamme. Le skimmer peut se contenter de flotter, d’aspirer, et d’être “emmené” par les déplacements du robot sans non plus dériver au gré du vent. Résultat potentiel : moins de pièces mobiles, moins d’énergie gaspillée à se propulser, et un skimmer plus léger, plus simple.

Sauf que les bassins sont vite piégeux…

Là où on attend Cash Garden au tournant, c’est sur la cohabitation entre le cordon et la géométrie réelle d’une piscine. En effet, il n’est pas impossible que le cordon s’accroche sur une arrête (escaliers, barre, échelle, buse de refoulement, etc.). En outre, deux modules reliés, c’est forcément plus de manipulations en fin de cycles. Même si la connexion aimantée est annoncée comme simple, ça reste un système en deux morceaux à gérer, rincer et stocker.

Enfin, l’enjeu à anticiper d’office est bien la durée de vie, encore plus sur un pack à deux modules :

  • une connectique (aimants, points de contact, joints) ;
  • un cordon (fatigue, pliures, frottements, UV, chimie de l’eau) ;
  • un flotteur (stabilité, vieillissement plastique) ;
  • et des interfaces supplémentaires qui peuvent, à terme, devenir la source des petites galères (mauvais contact, prise d’air, usure, jeu, etc.).

Mais pourquoi pas, ces quelques points à surveiller ne sont pas (encore) rédhibitoire !

Prix, valeur ajoutée… un business model viable ?

À ce niveau de prix, le marketing “ultime” ne suffit plus ; il faut une valeur ajoutée tangible, mesurable, et surtout durable. À cet égard, Cash Garden coche beaucoup de cases premium : jusqu’à 6 h d’autonomie, navigation en S, capteurs, contrôle appli + télécommande, débit annoncé 21 m³/h, panier 6 L, finesse de filtration pouvant descendre à 25 µm, sans oublier le discours “rassurant” sur la conception (démontable, batterie remplaçable, pièces en stock, SAV).

GT BOI au bord d'un bassin
Y a quand même une vibe Fisher-Price, on va pas se mentir… Cash Garden

Mais ce sont aussi des promesses qu’on voit de plus en plus sur le marché : Dolphin Liberty 400 ou Zodiac Freerider cochent déjà les cases “sans fil + connecté + nettoyage complet” sur le segment premium, tandis qu’Aiper pousse des alternatives plus accessibles avec de grosses fiches techniques. Autrement dit : à ce prix, le GT BOI doit se distinguer au-delà des specs (SAV, pièces, fiabilité).

Nota Bene : certains éléments donnent un sérieux air de déjà-vu, avec des termes et des chiffres qu’on croise déjà sur d’autres robots du marché (navigation “AdaptiveNav 3.0”, panier 6 L, filtration fine, vitesse annoncée, logique skimmer). De quoi rendre dubitatif…

Intrigant, oui. Justifié, pas encore.

À 1 800 € en promo pour le pack, Cash Garden s’auto-classe dans le premium. Autant dire que mignon devra rimer avec béton ! Car chez Aiper, par exemple, on achète un robot “bassin” type Scuba S1 Pro dès 699 € et, à part, un skimmer de surface Surfer S2 à 449,99 €, soit environ 1 150 € le duo.

À l’autre extrême, des marques “premium techno” comme Beatbot proposent un “tout-en-un” qui inclut la surface : avec le AquaSense 2 Pro ( 2 499 €) auquel on peut ajouter un skimmer dédié, à savoir l’iSkim Ultra à 799 €. Ou bien, il y a l’AquaSense 2 Ultra, à 2 925 € la solution 5-en-1…

Cash Garden, lui, affiche 1 600 € le GT BOI seul et 1 800 € le pack GT BOI + skimmer (promo).

Et vous ? Pensez-vous que la marque peut percer, ou bien le marketing vous fait froncer un peu des sourcils ? Le concept vous paraît-il prometteur ?

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Qui est iGarden ? La marque d’innovations piscine aux nombreux records présente ses nouveautés 2026

Evenement iGarden avec FNN à Mougins

iGarden, la marque tournée grand public du groupe Fairland, officialise son arrivée en France par un partenariat stratégique avec la Fédération Française de Natation (FFN). À cette occasion, elle met en avant ses deux têtes d’affiche 2026 : un robot piscine “Vision” à double caméra et le Swim Jet X, pensé pour l’entraînement, mais aussi la nage au quotidien et le plaisir en famille !

L’annonce a été faite lors d’un événement près de Nice, à Mougins, réunissant athlètes, médias, distributeurs et influenceurs, avec des démonstrations à l’appui : Swimjet Challenge côté nage et démo de nettoyage sur débris minéraux pour le robot piscine. Charlene Feng (iGarden) parle de technologies “auxquelles les athlètes peuvent faire confiance”, tandis que Gilles Sezionale (FFN) insiste sur l’ambition d’une pratique plus moderne et durable grâce à l’innovation. iGarden a ainsi été retenue comme Official Smart Pool Technology Partner pour ses standards professionnels ; une forme de caution technique plutôt qu’un sponsoring “logo”.

iGarden signature de partenariat
© Meilleure-innovation.com, témoin de maria… partenariat entre iGarden et la FFN !

iGarden est une marque technologique de premier plan, soutenue par les 25 années d’innovation du groupe Fairland et par un investissement constant de 30 % du GMV annuel dans la R&D. Elle arrive en France avec pour promesse devenir une sorte d’“Apple du jardin”, en construisant un écosystème unifié autour de la piscine et de l’outdoor. iGarden pousse ainsi un discours “long terme” autour de la durabilité, d’un usage stable et d’une faible charge mentale. La marque assume un positionnement premium et design, davantage orienté exigences et fiabilité que pur rapport qualité/prix. Sa feuille de route met déjà en avant deux produits phares : les robots piscines Vision et le Swim Jet X, avec une distribution qui devrait privilégier les piscinistes premium.

Un produit de qualité doit avoir un taux de retour de 0,5%, c’est la moyenne du groupe (0,2% sur les pompes à chaleur), contre environ 3% sur le marché” explique Eric Tomé Belmonte, directeur commercial d’iGarden France.

Derrière iGarden : un groupe, plusieurs marques spécialisées

iGarden est la vitrine grand public d’un ensemble plus large : le Fairland Group, qui regroupe plusieurs marques “tech” historiquement spécialisées. Dans leurs prises de parole B2C, ils communiquent surtout sous le nom iGarden (robot piscine, swim jet), mais dans les salons et événements, on voit souvent un portefeuille plus complet (pompes, chauffage, traitement de l’eau, robots de jardin) présenté sous une même bannière “iGarden”, car l’objectif est de raconter un écosystème plutôt qu’une addition de produits.

iGarden robot-tondeuse Mower R Series
Mais aussi, des robots-tondeuses… © Meilleure-innovation.com
iGarden tondeuse et robot-piscine
Mower L AWD Series © Meilleure-innovation.com
iGarden pool pump
Des pompes X Series © Meilleure-innovation.com
iGarden installation
Installation Jet M Series © Meilleure-innovation.com
iGarden pompe à chaleur
Pompe à chaleur X Series © Meilleure-innovation.com
iGarden pompe à chaleur modèles variés
© Meilleure-innovation.com

En somme, iGarden sert de marque-ombrelle (et d’interface côté utilisateur), tandis que certaines briques viennent de marques sœurs du groupe, comme Aquagem (pompes/piscine) et Aquark (technos/robots outdoor, dont des solutions de tonte), avec Fairland en socle industriel et technologique sur la partie énergie et chauffage.

Nota Bene : iGarden revendique une philosophie qu’elle appelle « Artful Living Technology » : marier design, usage et automatisation.

Un écosystème pour éviter la fragmentation

Plutôt que d’empiler des appareils isolés, iGarden épouse une logique de “jardin orchestré”. Le principe : toutes les lignes de produits sont pensées pour converger vers un pilotage central : iGarden Central Control, présenté comme le “cerveau” du jardin. Celui-ci coordonne les équipements et simplifie la gestion au quotidien. L’utilisateur garde une porte d’entrée unique via l’iGarden App, tandis qu’un volet “pro” (iGarden Portal) est annoncé pour faciliter le diagnostic et le suivi côté installateurs.

iGarden produits alignés
Jet P Series (à gauche) et les robots-piscines K et M1 Series © Meilleure-innovation.com

Dans la pratique, cette promesse est aujourd’hui surtout lisible sur le local technique (gestion chauffage, circulation/filtration, traitement, vanne multivoies, etc.), où l’on parle déjà d’automatisation “one-touch” et de compatibilité étendue. Le robot piscine, lui, reste plutôt dans une logique autonome : l’idée est d’abord qu’il fasse le travail sans surveillance. Ce qui explique aussi pourquoi, dans les événements, iGarden met en scène une “écologie” complète de produits, et pas seulement ses deux têtes d’affiche.

Robot-piscine “Vision” (M1 Pro Max), la promesse d’un nettoyage plus autonome

Avec son robot piscine “Vision”, iGarden veut incarner la nouvelle génération de nettoyeurs sans fil : moins de trajectoires “bêtes”, plus de compréhension du bassin.Le M1 Pro Max mise pour cela sur sa technologie AI Dual-vision : une double caméra associée à des algorithmes d’IA, censée lui permettre de lire l’environnement sous l’eau plus finement, d’identifier les zones les plus chargées en débris, de mieux gérer les obstacles, et d’optimiser ses trajectoires plutôt que d’enchaîner des cycles identiques. En somme, iGarden cherche à gagner en efficacité tout en réduisant l’attention à lui accorder, y compris quand l’eau est vraiment chargée en débris.

Nota Bene : chez iGarden, “Vision” renvoie à l’approche AI Dual-vision, à savoir deux caméras + IA avec la promesse d’un robot plus “lucide” sur ce qu’il rencontre (zones sales, obstacles) et donc beaucoup plus autonome dans sa stratégie de nettoyage.

iGarden M et K series
« Le premium, ce doit être joli à regarder » estime iGarden © Meilleure-innovation.com

Sur le papier, iGarden met aussi en avant une logique de filtration pensée pour limiter l’encrassement (anti-colmatage), afin de conserver de bonnes performances même en conditions difficiles. La marque insiste enfin sur la capacité du robot à enchaîner de longues sessions de nettoyage sans intervention, sans qu’on ait besoin de trancher ici sur un chiffre précis d’autonomie selon les versions et modes.

« La communication sous l’eau n’est pas une priorité absolue. Si le robot est assez intelligent et autonome, que peut-on lui demander d’autre que de nettoyer le bassin là où c’est sale ? » – Eric Tomé Belmonte

Repères de gamme : 4 robots iGarden comparés pour comprendre l’offre

Pour donner un ordre d’idée concret, plutôt que de lister toute la gamme, on a retenu quatre modèles représentatifs : un K “compact” (K80), un K Pro premium (K Pro 150), un M1 orienté grand public (M1-100) et, pour finir, le M1 Pro Max, que la marque présente comme son Hero Product de l’année, notamment porté par la techno AI Dual-vision. !

iGarden robot-piscine M1 Pro
M1 Pro Series © Meilleure-innovation.com
iGarden robot-piscine K
Pool Cleaner K Series © Meilleure-innovation.com

L’objectif n’est pas de conclure sur les performances (ça viendra avec les tests) mais de montrer, chiffres à l’appui, à quoi ressemble la promesse iGarden : autonomie annoncée élevée, bassins visés plus ou moins grands, et caractéristiques communes (modes, application, cycles) qui dessinent une logique de gamme.

CaractéristiqueK80K Pro 150M1-100M1 Pro-Max
Dimensions produit (L×W×H)489×389×240 mm489×389×240 mm482×392×249 mm482×392×249 mm
Poids net / brut9,8 kg / 13,5 kg11 kg / 14,3 kg10,5 kg / 15,3 kg11,5 kg / 16,3 kg
Autonomie max8 h15 h10 h12,5 h
Temps de charge 3,5 h7 h5 h7 h
Capacité batterie14100 mAh
Température optimale4–35°C4–35°C4–35°C 4–35°C
CouvertureSol / Parois / ligne d’eau Sol / Parois / ligne d’eauSol / Parois / ligne d’eau Sol / Parois / ligne d’eau
Cycles1h / 1,5h / 2h / Max1h / 1,5h / 2h / Max1h / 1,5h / 2h / Max1h / 1,5h / 2h / Max
Waterline ReturnOui/Oui
Capacité filtre4 L4 L4,5 L4,5 L
FiltrationDouble LayerDouble LayerDouble LayerDouble Layer
Débit pompe15–22 m³/h20–28 m³/h16–23 m³/h (4227–6076 GPH)20–27 m³/h (5283–7133 GPH)
Puissance20–100 W20–120 W20–100 W20–100 W
Vitesse10–12 m/min10–12 m/min12 m/min12 m/min
Nombre de moteurs3344

Sur le papier, deux marqueurs ressortent. D’abord, l’endurance : même en restant prudent sur le “réel vs annoncé”, les plages de 10 à 15 heures affichées sur les modèles supérieurs (M1 Pro-125, K Pro 150) sont agressives pour du sans-fil, et peuvent changer l’expérience si l’autonomie tient en conditions difficiles (eau chargée, parois, ligne d’eau). Ensuite, la cohérence “usage” : on retrouve partout des modes complets (sol, parois, ligne d’eau, couverture totale), un Turbo, des cycles et un AI timer, ce qui suggère une volonté de simplifier la routine plutôt que d’ajouter des gadgets.

iGarden K et M1
Grâce à la techno AI Dual-vision, le M1 Pro va aller aspirer les petites billes colorées tout seul. © Meilleure-innovation.com

Les zones à surveiller en revanche : la mention Waterline Return (retour au bord de l’eau) varie selon les tableaux, signe qu’il faudra clarifier ce que ça recouvre réellement selon les modèles ; et, comme toujours, le couple débit/filtration (capacité de bac, anti-colmatage, finesse utile) devra être jugé en situation, car ce sont eux qui conditionnent l’efficacité quand la piscine est vraiment sale.

Swim Jet X, la nage à contre-courant “sans travaux”

Plus atypique, le Swim Jet X vise à démocratiser la nage à contre-courant sans passer par une installation lourde. Pour cela, iGarden veut offrir un système portable à mise en place rapide, capable de transformer une piscine en “couloir” de nage pour enchaîner des longueurs sur place, ou de générer des vagues pour amuser les enfants. Le produit s’adresse aussi bien aux sportifs (entraînement technique, cardio, travail d’allure) qu’aux usages plus “bien-être” et divertissement familial : rééducation, reprise en douceur, ou simplement nage continue en famille quand on manque de longueur.

© Meilleure-innovation.com

Techniquement, iGarden met en avant une puissance modulable avec vitesse réglable, un flux pensé pour rester lisible et exploitable, et une logique de pilotage via application (modes, profils, séances). Pendant l’événement de lancement en France, la marque a d’ailleurs choisi une démonstration “à la FFN” avec un Swimjet Challenge, pour montrer la technologie en action, avec une démonstration pensée pour le grand public (plaisir de nage, intensité modulable), plutôt qu’un discours purement technique.

Le Swim Jet X s’inscrit d’ailleurs dans la continuité du Swim Jet P, une première génération plus “fixe”, alimentée sur secteur et pensée pour une installation classique, avec câblage et boîtier de contrôle. Avec la série X, iGarden offre une version plus simple et plus nomade.

Swim Jet X Series : quelques repères de gamme

Avant de parler sensations et usage réel, un coup d’œil aux chiffres permet déjà de comprendre la logique de la gamme Swim Jet X. iGarden décline son système de nage à contre-courant en plusieurs versions qui jouent sur trois curseurs : la puissance, le débit/vitesse du flux, et l’autonomie (forcément très dépendante du niveau d’intensité choisi). Le tableau ci-dessous donne de quoi situer le produit avant nos essais terrain sur les points qui comptent vraiment : stabilité du flux, bruit, confort de nage et qualité de fixation.

CaractéristiqueX35-P60X30-P30X20-P10
Puissance nominale 1000 W500 W300 W
Débit max 250 m³/h200 m³/h150 m³/h
Vitesse max du flux 3,5 m/s3 m/s2 m/s
Autonomie mini1,5 h2 h0,8 h
Autonomie max 10 h5 h1,5 h
Température eau 5–40 (°C)5–40 (°C)5–40 (°C)
Indice IPIP68IP68IP68
Puissance de charge 264 (W)150 (W)150 (W)
Temps de charge7 h7,5 h3,5 h
Prix recommandé/promo4299 / 2399 $2999 / 1699 $1999 / 699 $

Sur le papier, la gamme est intéressante parce qu’elle cadre le besoin : les X35 poussent plus haut (jusqu’à 3,5 m/s et 250 m³/h) avec une réserve d’autonomie théorique pouvant monter à 10 h selon usage, tandis que les X30 visent un compromis (jusqu’à 3 m/s et 200 m³/h). Les points que l’on recommande de surveiller en test sont les suivants : la stabilité réelle du flux (et la sensation de “couloir” exploitable), le niveau sonore, la qualité de fixation, et surtout l’écart entre autonomie mini / max.

Innovation, prix et “records” : des marqueurs… à confirmer sur le terrain

Pour crédibiliser son arrivée, iGarden empile les marqueurs d’innovation plutôt que de se limiter à un discours marketing. D’un côté, la marque met en avant une reconnaissance “produit” avec un doublé aux CES Innovation Awards 2026 (robot piscine M1 Pro Max et Swim Jet X). De l’autre, la famille Swim Jet revendique aussi une distinction aux États-Unis qui participe à installer la marque dans un registre premium, orienté performance et technologies différenciantes.

Aux États-Unis, Le Swim Jet P Series a été nommé “l’une des meilleures innovation 2025 par le TIME – Eric Tomé Belmonte

Sur le volet “records”, iGarden communique sur des records d’endurance associés à certaines de ses technologies. Par exemple, la marque peut se targuer d’un coup d’éclat en R&D : un prototype du groupe a décroché un record Guinness sur l’endurance (plus de 30 heures en conditions d’essai). Toutefois, pour le modèle destiné au grand public, la série L / L AWD annonce jusqu’à 8 heures d’endurance par charge, avec une approche “terrain” (version 4WD, conçue pour les jardins en relief).

En somme, l’idée n’est pas de promettre des exploits sur papier, mais d’adapter une technologie très aboutie aux conditions réelles d’utilisation.

Arrivée en France : où, quand… et ce qu’on pourrait tester

Sur le marché français, iGarden veut construire une marque B2C identifiable, mais sans forcément privilégier la vente directe en boutique en ligne. Le discours est plutôt celui d’un déploiement “premium”, avec un canal de confiance : les piscinistes haut de gamme et, plus largement, des distributeurs spécialisés capables d’accompagner l’installation, le conseil et le suivi. La feuille de route annoncée pour 2026 se concentre sur la gamme Smart Water, avec le robot piscine “Vision” (M1 Pro Max) et le Swim Jet X comme locomotives. La marque évoque aussi des développements plus en amont, dont un prototype déjà fonctionnel dont le lancement serait prévu en mars 2026.

Pour le Swim Jet X Series, la marque prévoit un lancement via Kickstarter en mars 2026, avec des expéditions annoncées à partir de mai de la même année. En attendant, iGarden permet de réserver un appareil avec un dépôt de 50 $ seulement. Cela vous donne accès à une offre “VIP / super early bird”, avec un tarif d’entrée annoncé à partir de 699 $ !

Offres Vip kickstarter iGarden Swim jet X Series
Offres de pré-lancement du Swim Jet X

De notre côté, on a hâte d’éprouver les promesses entendues à Mougins : performances de nettoyage et navigation du M1 Pro Max, autonomie réelle, entretien et ergonomie, mais aussi stabilité du flux, bruit, confort d’usage, sécurité et pilotage/app du Swim Jet X, sans oublier l’expérience SAV et la logique “écosystème”. Et vous ? Pourriez-vous vous offrir un bassin d’entraînement olympique à la Alain Bernard ?

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Un aspirateur-robot piratable : le cas DJI Romo réveille les consciences !

robot aspirateur pirate dji

Le DJI Romo rappelle une évidence : un aspirateur-robot, ce n’est pas qu’un appareil ménager, c’est un objet connecté qui cartographie votre intérieur. Quand une faille ouvre l’accès à ces données, la question n’est plus la saleté… mais la sécurité !

À force de voir les aspirateurs-robots comme de simples assistants ménagers, on oublie un détail gênant : ils se déplacent partout, observent tout, et stockent beaucoup d’informations sur nos habitudes et notre intérieur. Le cas du DJI Romo le remet brutalement sur la table, avec une histoire de cybersécurité qui ressemble moins à un “bug technique” qu’à un rappel à l’ordre. Sans céder à la panique, on va voir ce que ça implique concrètement, pourquoi ça concerne plus de monde qu’on le croit, et surtout quoi faire, dès maintenant, pour réduire le risque sans renoncer au confort.

DJI ROMO P en action vu de dessus
Peut-être un peu trop transparent ? ©DJI

Dans la suite, on remet les faits à plat, et nous tenterons de mettre en exergue ce que ce genre d’incidents implique pour tous les utilisateurs-robots. Nous en profiterons pour rappeler les bons réflexes à appliquer pour éviter toute infiltration numérique !

Nota Bene : ce n’est pas une première alerte. En novembre dernier, nous avions appris comment certains robots pouvaient remonter en continu de la télémétrie et des cartes du domicile vers le cloud, au point que couper cette collecte pouvait devenir problématique.

Une manette pour les gouverner tous

L’histoire part d’un cas presque banal : un utilisateur du nom de Sammy Azdoufal bricole une commande alternative pour son DJI Romo… et tombe sur un problème autrement plus sérieux. À l’origine, il ne cherchait pas à “pirater” quoi que ce soit. L’idée était même plutôt innocente : piloter son DJI Romo avec une manette de PS5.

Pour y arriver, il a donc fait ce que font beaucoup de passionnés quand un produit est trop verrouillé : il a essayé de comprendre comment l’appli officielle parle au robot, puis a codé un petit logiciel maison pour se connecter aux services DJI avec son propre jeton d’authentification Et c’est là que le “projet manette” a dérapé : une fois connecté aux serveurs DJI (notamment via un système de messagerie temps réel de type MQTT), son application n’a pas reçu uniquement les infos de son robot. Des milliers d’autres Romo ont répondu comme s’ils faisaient partie du même salon de discussion.

D’après les enquêtes publiées, les données potentiellement exposées incluent notamment :

  • la cartographie du domicile (plans, trajectoires de nettoyage),
  • la position et l’état du robot (activité, batterie, logs, diagnostics),
  • des flux caméra et audio quand la configuration était favorable.

DJI, de son côté, a reconnu un problème de validation des permissions côté backend (et non un souci de chiffrement : la marque affirme que les communications étaient en TLS), tout en minimisant la fréquence d’abus réels. Selon DJI, une première mise à jour aurait été publiée, puis une seconde a suivi afin de s’assurer que la correction soit bien effective sur l’ensemble des appareils concernés.

DJI cybersécurité image caricaturale
La prochaine fois que tu fais un FIFA… © Meilleure-Innovation + IA

De quoi faut-il se méfier avec ce type d’appareil ?

Ça n’aura échappé à personne qui lit nos articles : en soi, un aspirateur-robot est un capteur mobile. Il récupère des données pour pouvoir travailler : plans du logement, position en temps réel, historique d’activité… mais elles ne sont pas censées circuler !

À commencer par la carte d’intérieur, puisqu’il s’agit d’une représentation exploitable du logement, et de plus en plus détaillée de surcroît : organisation des pièces, zones de passage, parfois obstacles récurrents, et donc indirectement habitudes et routines, etc.. Autre point de vigilance : la caméra et le micro ! On parle ici de vue et son potentiellement accessibles à distance. Dans le cas Romo, plusieurs sources évoquent la possibilité d’accéder à des flux caméra (et parfois audio) en fonction des appareils et des réglages.

Nota Bene : une enquête de l’ABC a montré qu’il était possible, sur certains robots, d’observer en direct via la caméra et d’accéder à des contenus associés.

Au-delà de ces cas concrets, ce qu’il faut comprendre, c’est que le même problème peut survenir, quel que soit le fabricant : quand un objet est connecté, dépend du cloud et que les droits d’accès (permissions) sont mal cloisonnés, chaque faille devient une porte d’entrée potentielle : plus il y a d’intermédiaires et d’autorisations, plus la surface d’attaque s’élargit.

Quelques réflexes à adopter pour continuer à profiter de la domotique…

Il existe quelques bonnes pratiques pour réduire l’exposition au maximum. Il convient de les rappeler régulièrement et de les partager :

  • Mettre à jour l’application et le firmware du robot, vérifier que la mise à jour est bien installée et activez l’OTA ;
  • Sécuriser le compte avec mot de passe unique et robuste et une double authentification (2FA) si disponible ;
  • Couper la caméra et le micro, limiter au maximum les autorisations de localisation et le partage de données optionnel ;
  • Isoler le robot sur le Wi-Fi invité (ou un réseau IoT séparé) pour éviter qu’un souci sur le robot n’ouvre une porte vers le reste de la maison connectée ;
  • voire bloquer l’accès Internet au niveau du routeur dans le cas où le robot peut fonctionner correctement sans cloud.

Bien sûr, ce sera toujours plus facile en choisissant un modèle proposant un suivi logiciel sérieux, une politique de confidentialité lisible, des options d’effacement des données (cartes, historiques), des paramètres de consentement détaillés, et une durée de support garantie longtemps.

Nota Bene : certaines marques mettent en place un canal officiel pour signaler les failles (divulgation responsable), parfois un bug bounty, et surtout une communication transparente avec des correctifs clairs quand un incident survient.

DJI Romo : l’électroménager connecté n’a plus droit à l’à-peu-près

Le cas DJI Romo n’est pas une raison de jeter son robot à la poubelle, mais c’est un rappel brutal : dès qu’un appareil cartographie un logement (et parfois embarque caméra/micro), la cybersécurité devient une condition de base. Et ici, le cœur du problème n’était pas un “petit bug” : c’était une histoire de permissions mal cloisonnées côté cloud, et ce n’est pas une faille anodine !

DJI cybersécurité formulaire de reporting
Formulaire de retour d’erreur sur ©DJI Sécurity Response Center

DJI a fait une partie du job : la marque a réagi, publié des correctifs et dispose d’une vitrine “security” (canal de signalement, bug bounty). Mais l’épisode révèle aussi des faiblesses difficiles à balayer : un premier patch incomplet, un déploiement visiblement pas uniforme, et une communication qui laisse parfois l’impression qu’on cherche à rassurer plus vite qu’à expliquer. Bref : l’urgence a été traitée, mais l’incident rappelle que “connecté” implique des risques structurels, surtout quand l’appareil dépend fortement du cloud.

En vous, pourriez-vous encore faire confiance à un ROMO ? Pensez-vous que les aspirateurs-robots peuvent, à terme, devenir des outils de surveillance à grande échelle, façon Big Brother ?

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Nettoyeur de sols sans fil Elsay (Leclerc) à 49 € : bonne affaire ou grosse déception ?

Elsay dans les rayons de magasins

À côté des aspirateurs-balais, les nettoyeurs de sol continuent d’envahir le marché. Bien sûr, la concurrence est rude et les marques tentent tout pour se démarquer. Leclerc a voulu frapper un grand coup avec le Elsay LC VS530, à moins de 50 €…

Sur le papier, c’est l’offre “anti-crise” qui coche toutes les cases du fantasme moderne : sans fil, auto-tracté, “eau et poussière”, 25 minutes d’autonomie, des réservoirs (450 ml propre / 300 ml sale), 3 h de charge, 76 dB, 3,37 kg. Sauf qu’à ce prix-là, il y a forcément une ardoise cachée : d’abord, ce n’est pas un aspirateur laveur classique. Il n’y a pas d’aspiration active comme sur un Tineco/Dreame par exemple, le nettoyage repose surtout sur un rouleau humide qui “entraîne” la saleté.

Et ensuite… la réalité rattrape l’offre alléchante. Sur les avis E.Leclerc, on est à 3,3/5 pour environ 325 avis, avec une proportion qui picote : 66 avis à 1 étoile (≈20% !). Et les retours qui reviennent en boucle ne sont pas des détails de diva : “laisse des traces”, “réservoir qui se remplit trop vite”, “tombé en panne dès la deuxième utilisation”, et même des clients qui reprochent que l’option “poussière” soit… disons, optimiste. Ajoutez à ça un point qui, chez nous, fait immédiatement lever un sourcil : pièces détachées : non (c’est écrit).

Quelques caractéristiques quand même…

Elsay nettoyeur de sol pub
« Vu à la TV », cet argument fonctionne encore en 2026 ? #leconsommateurestunjambon ©E.Leclerc
Caractéristique TechniquesLeclerc Elsay LC VS530
Poids3,37 kg
Puissance30 W
Autonomie25-35 min
Temps de charge3h
Réservoir d’eau propre450 ml
Réservoir d’eau sale300 ml (constructeur) / ~200 ml (Maniaques)
Niveau sonore76 dB
Garantie3 ans

Oui : il lave correctement

On va commencer par rendre justice à ce qui fonctionne : pour un nettoyeur de sol à moins de 50 €, l’Elsay ne se ridiculise pas. Sur des saletés “du quotidien” (un verre renversé, des traces fraîches, des miettes/poils légers), le rouleau fait le boulot et, au centre de la surface, on peut obtenir un résultat franchement correct sans y passer la soirée. Ce n’est pas un appareil miracle, mais en mode entretien rapide, il peut clairement dépanner, d’autant plus que l’autonomie est correcte.

Autre bon point : c’est simple à l’excès : un seul bouton, trois niveaux (rouleau à sec, pulvérisation intermittente, pulvérisation continue), bref… prise en main en dix secondes. Et comme il est léger et fin, il se manie facilement, y compris sous certains meubles bas. Pour le rangement, il a son petit socle qui va bien.

Force est d’admettre qu’à ce tarif-là, c’est une porte d’entrée quasi imbattable pour ceux qui veulent tester le rouleau humide. Sauf que voilà…

Il aspire ou il aspire pas ?!

Son design rappelle malheureusement celui des aspirateurs-laveurs, alors que ce n’est pas dans le contrat… Il n’y a pas d’aspiration active qui avale la crasse et l’eau sale comme le font les machines plus haut de gamme ; juste un rouleau humide qui frotte et embarque ce qu’il peut. À l’intérieur de la brosse, il y a une petite séparation des liquides et des solides, notamment grâce à une raclette qui retire les débris du rouleau.

Cela donne un entre-deux un peu irrégulier et assez désagréable. Parfois, il va choper les flocons d’avoine, et d’autres fois, la poussière reste au sol, mais humide. Sans parler des plinthes : dès qu’on approche les contours, il faut repasser, viser, insister… et le gain de temps est de moins en moins évident.

Et qui c’est qui va baver dès qu’il sature (ce qui arrive très vite) ou qu’on le manipule un peu maladroitement ? C’est notre petit Elsay LC VS530 !

L’entretien : le vrai prix à payer (et c’est tout le temps)

C’est là que le “49 €” nous rattrape par le col. Parce que le réservoir d’eau sale, situé au niveau de la tête, est annoncé à 300 ml alors qu’il en fait plutôt 200 (même pas un demi de bière) selon le test de Optare. Bien entendu, cela engendre des vidanges fréquentes : 4 à 5 fois par charge selon le test de Vincent VinTech !

Il faut donc démonter et vider le compartiment, lequel est composé de deux bacs, puis remplir le réservoir d’eau propre, dont l’indicateur de niveau max a été placé côté bouchon. Il faut ensuite refermer et retourner le bac pour vérifier que le niveau d’eau est bon. Et à la fin, bien entendu, pas d’auto-nettoyage sur le socle, donc on va aussi nettoyer le rouleau. Certes, le socle est muni d’un support pour que le rouleau puisse sécher. Mais cela veut dire aussi qu’il faudra effectuer une manipulation avant de commencer à laver.

Elsay nettoyeur de sol icône réservoir plein
Habituez-vous à voir cette icône… ©Optare

Enfin, la charge n’est même pas automatique via le socle. Il faut donc penser à brancher l’appareil, et donc à le débrancher pour commencer à nettoyer. Premier degré, on préfère largement remplir et vider des seaux…

Fiabilité et réparabilité : ça refoule le “jetable”

Sur la fiche produit, c’est écrit : “Disponibilité des pièces détachées : Non.” Vous savez ce que ça veut dire : pas de réparation simple, pas de remise en état sereine, et une issue fréquente : remplacement ou mise au rebut.

Et ce point pèse d’autant plus lourd que la catégorie cumule tout ce qui vieillit mal sur de l’entrée de gamme : moteur, batterie, circuit d’eau, joints, rouleau. Le pire, c’est que les avis clients remontent des pannes très précoces (dont des cas rapportés après très peu d’utilisations).

Et même sans panne immédiate, l’aspect très cheap du plastique et l’absence de pièces détachées installe une sensation désagréable : celle d’un produit pensé comme consommable, pas comme un appareil qu’on garde.

Est-ce que nous le recommandons ?

Non. Il nettoie, certes, mais l’entretien est trop contraignant, ce qui le rend à peine plus pratique qu’une serpillère traditionnelle. Quant à la durabilité, même si nos confrères et consoeurs estiment que la garantie est fiable via l’étiquette « E.Leclerc », on ressent tout de même un risque de panne élevé. Attendez plutôt une occasion (seconde main, promo) pour faire un choix qui vous allège vraiment la vie, plutôt que le portefeuille. À titre d’exemple, vous en a mis un juste en-dessous !

Nous comprenons la démarche de vouloir rendre accessibles des produits qui facilitent le quotidien. Mais la frustration n’est pas un moyen de paiement. Au mieux, c’est une expérience de laboratoire pour voir ce que l’on peut faire à budget limité. Au pire, c’est se moquer de celles et ceux qui n’ont pas les moyens. Et vous ? Vous avez de l’argent à perdre ?

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Narwal V40 : le balai sans fil avec station qui promet 100 jours sans vider la poussière

Narwal V40 avec sa station

Narwal se lance sur le marché des aspirateurs balais sans fil avec station grâce au Narwal V40 Station. Au programme : 220 AW annoncés, détection intelligente de la saleté, double batterie et surtout une station de vidage qui promet jusqu’à 100 jours sans gérer la poussière.

Jusqu’ici, Narwal s’était surtout fait connaître avec ses robots aspirateurs-laveurs et ses approches très “automatisées” du ménage. Avec le V40 Station, la marque applique la même logique à un autre format : l’aspirateur balai sans fil, pensé pour enchaîner les nettoyages rapides du quotidien sans contrainte… et sans corvée de bac à poussière.

Ainsi, Narwal annonce un modèle haut de gamme sur l’essentiel : un moteur à 120 000 tr/min capable de monter à 220 AW, une adaptation automatique de la puissance via un système de détection de saleté en temps réel, et une station qui prend en charge l’évacuation des débris après chaque session. Voici ce qu’il faut retenir de cette annonce (qui nous met en appétit, il faut bien l’admettre)…

Narwal V40 Station : l’essentiel en cinq points

  • 220 AW et moteur 120 000 tr/min (données constructeur)
  • Aspiration auto-ajustée grâce à une détection de saleté en continu
  • Station de vidage + sac 3 L : jusqu’à 100 jours sans vidage manuel (annoncé)
  • Double batterie : jusqu’à 60 min par batterie, recharge des deux sur station
  • Filtration 9 étapes avec double HEPA H13 (balai + station)

220 AW et détection de saleté : l’aspiration s’adapte en temps réel

Narwal met en avant un moteur haute vitesse, donné pour 120 000 tr/min, et une puissance d’aspiration pouvant atteindre 220 AW. Mais l’argument central n’est pas seulement la force brute : la marque insiste sur une détection intelligente de la saleté capable de “lire” l’état du sol en continu, puis de moduler automatiquement l’aspiration selon la quantité de poussière et le type de débris rencontrés. L’utilisateur ne perd pas d’énergie et d’autonomie à aspirer trop fort quand ce n’est pas nécessaire, et ne manque jamais de puissance sur les zones difficiles comme les tapis, les entrées, les coins, etc. bref, les joyeusetés du quotidien !

Narwal V40 sur tapis
Si vraiment il y a des chats qui ne paniquent pas devant un aspirateur allumé, ©Narwal accomplit un exploit digne du Guinness Book des Records !

Ainsi, qu’il s’agisse de poussière fine sur sol dur, de saleté incrustée dans les fibres ou de poils d’animaux plus tenaces, l’appareil ajuste son effort au fil des passages. Nous ne manquerons pas de vérifier cette intelligence embarquée en conditions réelles : réactivité de l’ajustement, son impact sur le niveau sonore, et surtout la constance des performances sur tous les types de sols !

La station de vidage : jusqu’à 100 jours sans contact avec la poussière

C’est clairement l’élément qui distingue le Narwal V40 Station d’un balai sans fil plus classique : ici, la marque mise sur une station de vidage automatique pour espacer au maximum la corvée du bac. Le système repose sur un sac à poussière scellé de 3 L, présenté comme antibactérien, avec une inhibition annoncée à 99 %. Narwal promet ainsi jusqu’à 100 jours sans avoir à manipuler la poussière, l’objectif étant de réduire l’exposition aux particules fines lors du vidage, un point sensible pour les foyers avec animaux ou les personnes allergiques.

Narwal V40 station
En fait, il n’y aurait plus qu’à installer un sac poubelle normal à l’intérieur et on serait peinards… ©Narwal

En principe, le vidage automatique se déroule en trois phases : d’abord, le système décolle les débris, un flux d’air pulsé vient désagréger les amas de poussière et de poils, typiquement ceux qui peuvent se coincer dans le conduit. Enfin, une aspiration plus puissante transfère les résidus vers le sac, avec une efficacité annoncée jusqu’à 97 %, ce qui assure un débit d’air plus stable dans le balai au fil des utilisations.

Les points à surveiller en pratique seront surtout le bruit lors du cycle de vidage, la fiabilité du transfert (notamment sur les poils longs et fibres), et le le coût des sacs, lesquels peuvent vite faire grimper la note !

Autonomie, filtration et accessoires : un “système” pour toute la maison

Avec le V40 Station, Narwal ne présente pas seulement un balai sans fil, mais un ensemble pensé pour couvrir l’essentiel des usages domestiques. Son premier pilier, et pas des moindres : l’autonomie. En effet, la marque annonce une double batterie amovible, donnée pour jusqu’à 60 minutes par batterie (120 minutes mises bout à bout). Mieux : la station est censée recharger les deux batteries simultanément !

Deuxième pilier annoncé par Narwal : une filtration en 9 étapes pour ne pas polluer l’air intérieur. Le dispositif se compose d’une double barrière : un premier ensemble de filtres côté appareil (annoncé en 5 couches), puis une seconde filtration côté station (annoncée en 4 couches) au moment du vidage. Le V40 s’appuie en plus sur deux filtres HEPA H13 (un sur le balai, un sur la station), spécialisés dans les particules fines. Avec tout ça, la qualité de l’air devrait être hautement préservée !

Narwal V40 accessoires
Unis comme les cinq doigts de la main ! ©Narwal

Enfin, Narwal insiste sur la polyvalence via les accessoires. La brosse principale intègre un éclairage LED pour mieux repérer la poussière, tandis que la mini brosse motorisée vise les canapés, matelas et les poils d’animaux. Une brosse douce est prévue pour les surfaces plus fragiles, et un suceur fentes pour les plinthes, coins et zones étroites. Le tout est complété par un rangement fermé dédié aux embouts, parfait pour éviter la disparition spontanée ces accessoires entre deux nettoyages.

Un nouveau flagship pour concurrencer Dyson, Shark et les autres ?

Avec le V40 Station, Narwal attaque franchement le segment des aspirateurs balais “premium confortable ». Sur le papier, la proposition est plus que séduisante : 220 AW annoncés, aspiration auto-adaptative, double batterie pour les grandes surfaces, et surtout une station de vidage pensée pour rendre l’entretien presque invisible au quotidien. Cerise sur le gâteau, ce nouveau modèle est annoncé à partir de 379 €, et disponible via le site officiel Narwal et Amazon.

En ce qui nous concerne, un test devrait suivre qui mesurera l’efficacité du transfert vers le sac (notamment avec les poils et les débris plus lourds), le niveau sonore lors du vidage, la tenue sur tapis, l’autonomie en mode automatique et le coût des sacs.

Si Narwal tient ses promesses, le V40 Station pourrait cocher ce que beaucoup recherchent aujourd’hui : un balai léger, facile à prendre en main, avec une grande puissance, de l’intelligence et de l’ergonomie à gogo. Cette formule, qui paraît sans compromis, comporte-t-elle un vice caché, selon vous ? Ou bien est-ce exactement ce produit que vous attendiez pour faire enfin le ménage sereinement ?

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Top 7 innovations pour vous protéger des avalanches

Airbag Avalanche

Ces deux dernières saisons, la sécurité en hors-piste a vécu une accélération qu’on n’avait plus vue depuis longtemps. Sans jamais promettre l’impossible (une avalanche reste une avalanche) les innovations récentes cherchent surtout à faire gagner du temps, améliorer la flottabilité, et augmenter les chances de survie quand tout bascule en quelques secondes.

En 2024–2025, le marché avait surtout peaufiné les “classiques” : des sacs plus légers, des matériaux plus durables, des systèmes plus pratiques à porter (fixations skis/snow, accès au matériel, ceintures mieux pensées), et une approche plus “long terme” avec de la modularité et des pièces remplaçables. Dans le même temps, on a vu émerger ou se démocratiser des solutions qui ne visent pas la flottabilité, mais le sursis : des dispositifs d’assistance respiratoire conçus pour tenir plus longtemps sous la neige, là où chaque minute compte.

Et puis arrive le pivot 2025–2026 : l’airbag électrique rechargeable devient la nouveauté structurante. Supercondensateurs, recharge USB-C, multi-déclenchements, parfois un mode secours via piles… Sur le papier, cela simplifie la logistique (cartouches, remplissages, restrictions de transport) tout en rendant l’usage plus “naturel” : on vérifie l’autonomie, on teste, on recharge, et on repart. C’est ce changement de paradigme (sans oublier les alternatives à cartouche toujours très pertinentes) qui donne le fil conducteur des produits ci-dessous.

“Multi-déclenchements” : qu’est-ce que ça change, concrètement ?

Dans le jargon des airbags avalanche, “multi-déclenchements” signifie qu’un même sac peut se déclencher plusieurs fois sans devoir remplacer une cartouche de gaz à usage unique. Sur les systèmes électriques rechargeables, l’airbag est gonflé par une turbine : après un déclenchement, il suffit généralement de replier l’airbag, réarmer la poignée, puis recharger le système pour retrouver une configuration opérationnelle. On peut donc tester le déclenchement et apprendre les bons réflexes sans “gaspiller” une activation. Toutefois, “multi-déclenchements” ne veut pas dire “illimité” ni “instantané”. Après une activation, il faut du temps pour replier correctement, vérifier le sac, et recharger.

Si vous avez attrapé le virus du hors-piste, peut-être ce genre d’équipement pourrait-il vous permettre de gagner en sécurité afin de prolonger vos expériences en pleine nature sans que vos proches ne s’inquiètent trop pour vous… Voici donc un top des innovations qui vous protègent des avalanches, de la plus simple à la plus high tech !

Sac Airbag Wedze pour la sécurité en Freeride

Plus connu chez les freeriders, vous avez bien évidemment le sac à dos airbag, un indispensable de la sécurité en hors piste avec la pelle et la sonde. Celui-ci dispose d’un litrage de 30L, ce qui permet d’emporter tout le nécessaire à une sortie à risque en demeurant hors de portée du décès. Inspiré des systèmes de baudrier et des gilets de sauvetage, il est léger (2,2 kg sans cartouches), compact, et reste bien en place malgré le déclenchement de l’airbag.

Un produit de sécurité sans compromis selon son concepteur Marc-Antoine Schaer, qui a été au cœur d’une collaboration entre les marques Wedze et Alpride. Pour le gonflage en cas d’accident, il dure un peu moins de 4 secondes. Un produit qui coûtera néanmoins 450 € sans compter les cartouches de gaz.

L’airbag d’avalanche MINI15+ d’Arva

Si vous vous aventurez souvent dans les hauteurs enneigées, pensez à bien vous équiper ! Pour votre sécurité, Arva a conçu un airbag d’avalanche baptisé MINI15+ (lauréat de l’ISPO 2023 ), qui peut même être mis en location, pour des expéditions occasionnelles à très haute altitude ! En effet, son système de cartouche rechargeable de 2,1 kg est adapté à toutes et à tous (y compris les enfants) et peut servir plusieurs fois grâce à ses matériaux durables (principalement du P600D 100% recyclé), certifiés bluedesign® et d’une robustesse à toute épreuve !

Airbag MINI15+ d'Arva

Et la pépite : une double protection en forme de sphère pour que la tête ne se cogne pas et surtout maximiser la flottabilité de l’ensemble si vous êtes pris dans une abominable chute de neige !

Mammut Eiger Free 20 Removable Airbag 3.0 : plus léger que la poudreuse !

Le Mammut Eiger Free 20 Removable Airbag 3.0 est un sac à dos d’avalanche ultra léger, pesant 1,5 kg avec le système d’airbag et sa cartouche rechargeable (470 g pour le sac seul). Les bretelles sont amovibles et remplaçables, prolongeant la durée de vie du produit. Conçu pour les longues randonnées ou les amateurs de hors piste, il est fabriqué en matériau ULTRA™ résistant à l’abrasion, léger et étanche, assurant durabilité et performance.

Mammut Eiger Free 20 Removable Airbag 3.0 innovation avalanche ski
Mammut Eiger Free 20 Removable Airbag 3.0 © Mammut

En outre, le nouveau système Eiger Hook en aluminium facilite la fixation des skis ou du snowboard sur le sac, même avec des gants épais ! Pour couronner le tout, le sac est personnalisable, et sera commercialisé en août 2025 à un prix avoisinant les 800 €.

ARVA Explore 30 Switch : la modularité… sans passer à l’électrique

À l’heure où les airbags “USB-C” font beaucoup parler d’eux, l’ARVA Explore 30 Switch rappelle qu’un système à cartouche peut encore avoir de sérieux arguments, surtout quand il mise sur la polyvalence. Ici, on reste sur le REACTOR 2.0 (sans électronique, donc sans gestion de batterie), avec deux ballons de 75 L et un système airbag annoncé à 650 g, pensé pour protéger la tête et favoriser la remontée en surface. Côté chiffres, ARVA détaille même les masses selon la configuration : 1 950 g (sac + système, sans cartouche), 2 270 g avec cartouche carbone, ou 2 440 g avec cartouche acier.

Là où ce modèle devient vraiment intéressant, c’est avec la logique SWITCH : une base (frame) + une “cover” que l’on change en quelques instants pour adapter le volume à la sortie, sans racheter tout le système airbag. La version Explore 30 met l’accent sur l’accès au matériel : poche sécurité dédiée, grande poche “fond de sac” accessible sans enlever le sac (peaux, crampons, gants, gourde), rangement lunettes, portage skis diagonal ou A-Frame, porte-casque intégré, et ceinture avec deux grandes poches zippées. Le tout avec des tissus annoncés 100% recyclés (polyamide 420D/630D + doublure polyester 150D) et une certification TÜV GS / conformité EN16716.

Dans la presse, SKI Mag place l’Explore 30 Switch en “Best Overall” et souligne notamment les grosses poches de ceinture et un compartiment d’accès rapide très pratique… tout en rappelant l’inconvénient classique des cartouches : il faut les remplir et les re-remplir. Sur le terrain, un test Skipass apprécie le maintien en descente et le poids plutôt discret, mais note qu’en montée le sac peut tenir chaud malgré le mesh dorsal ; un profil qui parlera particulièrement aux freeriders réguliers.

Airbags rechargeables à supercondensateurs : Alpride E2 (et les sacs BCA Float E2 en vitrine 2026)

S’il y a bien une bascule technologique 2025–2026 à retenir côté sécurité hors-piste, c’est celle-ci : avec l’Alpride E2, on sort (enfin) du duo “cartouche de gaz + stress de la compatibilité / du transport”. Ici, l’énergie nécessaire au gonflage est stockée dans des supercondensateurs : pas de réaction chimique comme sur une batterie Li-ion, ce qui permet une puissance disponible très vite et des performances annoncées stables de -30 °C à +50 °C. Le tout, avec une longévité théorique impressionnante (les supercondensateurs sont donnés pour 500 000 cycles de charge).

Dans les détails, le E2 repose sur un compresseur radial capable de gonfler un ballon de 162 litres en 3 à 4 secondes. Surtout, la logique “multi-déclenchements” devient enfin tangible : après un essai ou une activation, on replie, on réarme, puis on recharge. Deux options : USB-C (environ 20 à 40 minutes sur chargeur ou powerbank), ou 2 piles AA (plutôt 40 à 80 minutes selon la qualité des piles et la température). Les AA servent aussi de “veilleuse” pour compenser la décharge naturelle et garder le système prêt sur la durée (jusqu’à 3 mois annoncés dans ce rôle, lorsque tout est correctement alimenté).

Pour voir ce pivot à l’échelle “produit”, la gamme BCA Float E2 (collection 2026) sert de bonne vitrine : elle décline le moteur Alpride E2 dans des sacs pensés pour le terrain, avec une organisation orientée ski (accès pratiques, rangements rapides, etc.) et des volumes variés. La collection compte six déclinaisons : 15L, 25L, 35L, 45L, une 25L Turbo pour la motoneige, et un gilet MTNPRO 15L.

Nota Bene : les AA servent aussi de “veilleuse” pour compenser la lente décharge naturelle et maintenir le système prêt pendant des semaines (Alpride annonce jusqu’à 3 mois d’autonomie sans recharger, quand le pack est correctement alimenté).

Autre point qui va parler aux voyageurs (et à tous ceux qui en ont marre des discussions au comptoir d’embarquement) : Alpride met en avant un système sans cartouches sous pression, sans Li-ion/Li-Po et sans pyrotechnie, donc conçu pour voyager en avion sans restrictions dans la plupart des cas.

Supercondensateurs + piles AA : pourquoi ce duo rassure (et comment ça marche) ?

Sur certains airbags avalanche électriques, l’énergie du gonflage est stockée dans des supercondensateurs. Leur intérêt est de délivrer beaucoup de puissance très vite et de supporter un grand nombre de cycles de charge/décharge. En revanche, ils peuvent se décharger légèrement avec le temps. En conséquence, selon les systèmes, les piles AA peuvent permettre de recharger les supercondensateurs si vous n’avez pas accès à une prise USB-C, ou servir de maintien en condition, puisqu’elles peuvent aussi agir comme une alimentation d’appoint, afin de compenser la décharge progressive sur la durée. Ce n’est toutefois pas un “droit à l’oubli” ; vérifiez toujours vérifier l’état du système avant de partir !

LiTRIC (Ortovox / Arc’teryx) : la recharge USB-C en version “technique”, avec une alternative premium

Autre approche marquante du pivot 2025–2026 : LiTRIC, co-développé par Ortovox et Arc’teryx. Le principe reste celui d’un airbag sans cartouche, mais avec une architecture un peu différente : l’airbag est gonflé via une turbine alimentée par des supercondensateurs, eux-mêmes soutenus par une petite batterie Li-ion (Ortovox évoque un format très léger de 25 g) pour faciliter la remise en service et la gestion de l’énergie. Dit autrement : les supercondensateurs délivrent la puissance “coup de poing”, la batterie sert de support pour remettre le système en état.

Airbag Litric déployé
À ne pas confondre avec votre petit coussin pour prendre l’avion… © wildsnow.com

Dans les faits, la marque annonce une recharge en approximativement 25 minutes via USB-C, au moins deux déclenchements par charge, et une autonomie d’environ 60 h en mode ON (jusqu’à plusieurs jours de raid sans repasser par la prise), le tout sur une plage de fonctionnement annoncée de -30 à +45 °C. Et comme il n’y a ni cartouche à peser ni cartouche à jeter, les tests d’activation deviennent enfin un réflexe plutôt qu’un luxe.

Airbag Litric vu de près
Le système électronique de Litric est conçu pour être très intuitif ! © ortovox.com

En alternative, Arc’teryx Micon LiTRIC 32 reprend la même techno dans une exécution plus premium (volume 32 L très “journée”), avec multi-déclenchements d’entraînement et recharge USB rapide, y compris évoquée en conditions très froides : “même par -30 °C”, insiste Arc’teryx. Powder souligne d’ailleurs un usage très abouti, avec l’argument voyage souvent mis en avant sur ce type de système (sans cartouches), même si la prudence reste de mise : selon les compagnies et les pays, il faut toujours vérifier les règles avant de partir.

Nota Bene : l’airbag réduit le risque d’ensevelissement total, mais ne l’annule toutefois pas complètement.

Recharge USB-C : l’airbag avalanche version “plug & play”

Sur les nouveaux airbags électriques, la recharge USB-C permet de brancher le sac sur un chargeur secteur, une batterie externe (powerbank), voire parfois sur une prise USB en refuge. L’airbag devient plus facile à maintenir prêt : avant de partir, on vérifie l’état de charge, on recharge si besoin, et c’est tout. C’est aussi ce qui rend les tests d’activation plus accessibles : après un déclenchement d’entraînement, on replie l’airbag, on réarme, puis on recharge via USB-C au lieu de gérer une cartouche. Il faut cependant tenir compte du froid qui peut ralentir ou compliquer la recharge, et vérifier le câble et la compatibilité de l’alimentation.

Le nouveau dispositif d’alimentation en air développé par Safeback

En cas d’accident, l’enjeu est presque toujours le même : tenir le coup en attendant l’arrivée des secours. À cet égard, Safeback vous permet de gagner un sursis de 90 minutes (vs 15 minutes sans équipement) même à -30°C, ce qui augmente considérablement vos chances de survie si vous vous retrouvez ensevelis sous la neige après avoir été pris dans une avalanche.

Safeback appareil respiratoire pour victimes d'avalanches
Lorsqu’il se sent menacé, le Safeback se redresse et sort ses tuyaux pour intimider son agresseur…

L’idée du système intégré SBX de Safeback est d’extraire l’air contenu dans le manteau enneigé qui vous paralyse. Grâce à l’unité de commande du SBX situé dans le sac à dos, l’air emprisonné dans la matière gelée va pouvoir rejoindre vos poumons, tandis que les tuyaux d’évacuation d’air, fixés aux sangles du sac à dos, vont renvoyer le CO2 plus loin. À considérer sérieusement si vous prévoyez des expéditions dangereuses…

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Test Dyson V8 Cyclone : le remake d’un modèle iconique va-t-il flopper ou (re)cartonner ?

Test Dyson V8 Cyclone

Avec le Dyson V8 Cyclone (Motorbar), la marque anglaise remet sur le devant de la scène l’un de ses aspirateurs-balais les plus emblématiques. Ce modèle, plus accessible que les V12/V15, promet encore une aspiration “à la Dyson” et une expérience sans fioritures. Reste à savoir si, en 2026, ce classique a toujours les épaules pour convaincre.

Le V8 a longtemps été, pour Dyson, le point d’entrée idéal : un sans-fil nerveux, simple à prendre en main, reconnaissable entre mille et suffisamment performant pour marquer les esprits. Avec le temps, la marque a fait évoluer sa gamme vers des modèles plus technologiques, mieux dotés et plus coûteux, jusqu’à imposer une forme de standard premium sur le segment. Dans ce contexte, le retour du V8 en version “Cyclone” avec brosse Motorbar peut surprendre : Dyson choisit de rejouer une partition plus minimaliste, misant sur un nom fort, une architecture éprouvée et une promesse de performance, plutôt que sur l’accumulation de fonctions.

Boîte Dyson V8 Cyclone

Dyson peut-il faire vivre un “classique” sans qu’il paraisse daté ? Nous attendons de la marque une efficacité d’aspiration à la hauteur de sa réputation, mais aussi une cohérence d’ensemble : ergonomie, vidage du bac, qualité de filtration en usage réel, et tenue des performances au fil des minutes. L’intérêt de ce “remake” tient-il seulement au prix et au prestige du nom, ou à une expérience encore solidement compétitive ? Pour trancher, nous allons pousser le V8 dans ses retranchements sur tapis comme sur sols durs, sur particules comme sur cheveux longs, et bien entendu sur tissus et dans les recoins. Et nous pourrons ainsi arbitrer ce retour nostalgique sur une échelle de valeur de plus en plus exigeante !

Caractéristique TechniquesDyson V8 Cyclone
Dimensions116 x 25 x 21 cm
Poids2,7 kg
Puissance nominale465 Watts
Puissance d’aspiration150 air watts
BatterieLithium-ion
Autonomie max60 minutes
Temps de recharge4 heures
Capacité du compartiment à poussière0,5 L
FiltrationHEPA > 0,3 micron
Volume sonoreNC
Indice de réparabilité7,4/10
Garantie2 ans
Prix de lancement 399 €

Par rapport au Dyson V8 “classique” tel qu’il est encore présenté sur sa fiche d’origine, Dyson annonce 150 AW et 60 min (soit environ +30 % d’aspiration et +50 % d’autonomie). Dans la même logique, la charge passe à 4 h (contre 5 h sur une déclinaison V8 “Advanced” de la gamme), et Dyson met en avant une batterie “à 7 cellules” (vs 6 sur les précédents modèles). Autre signal intéressant : le Cyclone conserve la Motorbar auto-démêlante, ce qui colle à l’attente actuelle (cheveux/poils), tout en visant un positionnement plus accessible : Dyson affiche un prix d’origine à 399 € (et des promos possibles sur son site).

Nota Bene : concrètement, plus de cellules dans une batterie peut servir à augmenter l’énergie disponible (et/ou la tension, selon la façon dont elles sont assemblées), ce qui aide à garantir une meilleure autonomie et une aspiration annoncée plus élevée, sans baisse de régime.

Bien sûr, ce “nouveau V8” reste, dans l’esprit, un V8 : même philosophie simple, mais aussi les mêmes angles morts face aux standards 2026 (pas d’auto-ajustement, pas d’affichage avancé, etc.). Surtout, Dyson fait quelques concessions : la capacité descend à 0,5 L (vs 0,54 L sur les V8 Advanced et Absolute), le poids reste élevé (2,7 kg vs 2,6 kg).

Contenu de la boîte : les compromis de la simplicité

Sur le Cyclone, le contenu de boîte est relativement minimaliste, alors que le V8 Absolute avait mis l’accent sur une dotation un peu plus riche (dont un rouleau Fluffy, et un accessoire combiné) :

  • Aspirateur sans-fil Dyson V8™ Cyclone
  • Long suceur
  • Brosse Motorbar™
  • Tube
  • Mini-brosse motorisée
  • Guide d’utilisation
  • Chargeur
  • Support mural
Composants Dyson V8 Cyclone
On s’en contentera, mais on espère tout de même avoir de belles surprises par la suite !

Nota Bene : une offre promotionnelle (sans date officielle visible) vous fera profiter d’un adaptateur pour meubles bas d’une valeur de 45 €.

La bonne nouvelle, c’est que Dyson indique une compatibilité avec les accessoires V8 existants (rouleau doux, brosses, adaptateurs, kits…), mais cela renvoie une partie de la polyvalence à des achats additionnels.

Design et ergonomie : un parfum très rétro !

Visuellement, le V8 Cyclone adopte un skin « smoking » assez semblable au V20 Pro-A de Dreame, que nous avons testé très récemment : une hégémonie de noir accordé à quelques touches rouge vif et le bleu électrique de la brosse principale. Son gabarit n’a rien de mini, avec un poids annoncé de 2,7 kg lorsqu’il est équipé de la Motorbar. C’est légèrement au-dessus des V8 historiques, souvent donnés autour de 2,6 kg (et environ 1,6 kg pour le bloc seul), mais l’équilibre reste l’un des marqueurs de la gamme : le poids est concentré près de la main, ce que Darty soulignait déjà sur le V8 “classique”.

3 brosses Dyson V8 Cyclone
Pour l’esentiel, les trois embouts sont bien choisis, mais une brosse Fluffy aurait tout de même été la bienvenue…

Le corps principal concentre le moteur, la filtration, le bac et la batterie amovible dans un ensemble compact et “pistol-grip” (poids près de la main, centre de gravité haut). Dyson insiste toujours sur le réservoir hermétique et forge le Cyclone sur une architecture à 15 cyclones radiaux. Pour l’entretien, la marque précise la présence de deux filtres lavables (un filtre conique + un filtre après-moteur), à rincer régulièrement. Le point qui change vraiment, en revanche, c’est la “commande” : Dyson décrit un fonctionnement sans gâchette, via un bouton et trois modes (Éco, Moyen, MAX), là où les V8 historiques reposaient sur la fameuse détente à maintenir et un sélecteur de puissance.

Nota Bene : la couleur du bouton « mode » change pour chaque force d’aspiration : vert/éco, bleu/moyen, rouge/max (violet/maître Windu).

Corps Dyson V8 Cyclone démonté
Pour 99 € supplémentaire, l’ajout d’une seconde batterie amovible peut permettre de ne presque plus se soucier de l’autonomie !

Pour les fioritures, Dyson ne met pas en avant d’écran, ni de modules d’aide au nettoyage façon génération Detect. Pas de compteur précis, pas d’éclairage LED ou laser sur l’embout principal, pas de mode auto, ni de témoin de niveau de batterie. On retrouve un format “stick” devenu presque rétro, avec un tube monobloc sans manche télescopique (contrairement au V20 Pro-A).

V8 Cyclone totalement assemblé
Finesse et élégance sont de la partie, on ne va pas le nier !

Le vidage demeure également dans la tradition Dyson : un mécanisme d’éjection hygiénique “en un geste”, efficace mais sans logique de compaction active du bac (à quand la station de vidage comme sur un Powerdetect Clean & Empty de Shark ?). Et si la station murale est bien annoncée, on constate encore l’absence de “position parking” stable hors support.

Nota Bene : le poids de l’appareil reste équilibré, et on peut l’adosser à une paroi sans avoir trop peur qu’il ne tombe (sauf si des enfants et des animaux se promènent dans la maison).

Aspiration sur sols durs : la Fluffy nous manque un peu

Comme d’habitude, nous avons composé notre granola, spécial « test d’aspirateur », à savoir 50 g de riz et 50 g de grains de café, puis nous l’avons répandu sur notre carrelage. Puis nous avons lancé un premier test en mode éco.

Il peut également arriver que des grains retombent en fin de nettoyage, surtout si l’aspirateur n’a pas eu le temps de les faire remonter jusqu’au bac.

Le V8 Cyclone s’est acquitté de sa tâche en 2 minutes et 3 secondes. Il a d’abord englouti le plus gros en un peu plus d’une minutes, mais quelques grains assez volumineux ne se sont pas laissé prendre. Il a fallu insister pour passer dessus sans les éjecter. À ce titre, il est préférable de pousser la brosse sur la saleté, plutôt que de la ramener en arrière. Cela peut nous obliger à soulever l’appareil pour revenir au point initial. C’est un compromis courant avec les aspirateurs-balais, mais qu’une brosse douce peut atténuer (au même titre que le bruit, d’ailleurs…).

Ensuite, nous avons essayé dans un angle. La brosse Motorbar a fait le job sans la moindre difficulté. Il en sera de même pour une dernière petite session le long d’une plinthe. En somme, sans grande surprise, l’aspiration sur sol dur reste plus que satisfaisante, à condition d’être à l’aise sur la maniabilité, autrement dit pouvoir soulever sans peine 2,7 kilos.

Aspiration sur tapis : résolument son terrain !

Nous avons été plutôt impressionné de son aisance sur tapis. À l’instar du Dreame V20 Pro-A, il est capable, en moins de 5 minutes (force intermédiaire), de récupérer 20 cl de poussières invisibles sur deux tapis : celui à poils ras qui suit notre couloir, et celui à poils épais posé sur le parquet de notre chambre.

V8 Cyclone bac à poussières plein
Assainissement : checked !

Nota Bene : le mode boost ne fonctionne pas bien sur tapis. L’aspiration est trop forte et, sous l’effet ventouse, les fibres du tissu bouchent le conduit.

Ensuite, nous l’avons évidemment challengé sur les grosses particules, toujours en mode « medium ». Les grains passent un à un sous la brosse et se laissent dévorer sans prendre la tangente à l’autre bout de la pièce. En 1’24 », c’était fini. On notera néanmoins que la tête a tendance à coller au tapis, ce qui rend la poussée relativement fastidieuse.

Nous conseillons d’y aller lentement, en maintenant une très légère pression en direction du sol.

Bien sûr, nous avons réitéré avec le tapis de la chambre. En 1 minute, 97% des grains ont été récupérés. Il nous a néanmoins fallu insister pendant 1 minute supplémentaire pour traquer les plus récalcitrants, bien enfouis dans cette petite jungle textile, et approcher les 99,9%.

Allez on y croit !

Enfin, nous nous sommes attelé à l’aspiration des poils et cheveux, en disséminant quelques mèches de notre chère perruque blonde (alerte psychopathe…) sur le tapis à poils ras, préalablement coupés en trois longueurs différentes (approximativement 5, 10 et 20 cm).

Nous avons été assez agréablement surpris : seuls les cheveux de 20 cm se sont emmêlés dans la brosse, sans pour autant l’empêcher de tourner. Sur le Dreame V20 Pro-A, par exemple, nous avions dû interrompre l’aspiration à cause d’un excès de cheveux.

V8 Cyclone motorbar et cheveux emmêlés
Quelques cheveux à droite…
…beaucoup de cheveux dans le bac !

En somme, Dyson prouve son savoir-faire sur un terrain particulièrement glissant (mais uniquement au sens figuré). Néanmoins, l’absence d’éclairage en tête de la Motorbar sur un produit au-dessus de 250 € nous chagrine toujours un peu…

Test de l’aspi-main : la Motorbar miniature est énervée !

Nous ignorons le nombre de rotations/min des brosses Dyson, mais ça râcle ! Nous avons récupéré une partie des cheveux utilisés pour le tapis pour les balancer sur le canapé. La mini-brosse motorisée s’en est chargée avec moult vigueur !

Là aussi, une partie des cheveux s’emmêle dans la brosse. Bien que cela ne l’entrave pas, il faudra les couper au cutter, ou bien défaire le rouleau pour les retirer à la main. La performance reste à saluer, et les utilisateurs accompagnés d’animaux en auront pour leur argent !

V8 Cyclone mini-brosse cheveux emmêlés
Même avec tout ça, il ne s’est pas arrêté ! Quelle détermination !

On remarque tout de même que le tissu subit un assaut assez sévère de la part de la brosse, même en mode éco. En conséquence, il sera préférable de la garder pour des surface assez rigides, comme la banquette d’une voiture, ou un canapé particulièrement robuste. Le cuir ou les textiles plus fragiles auront besoin d’un accessoire plus doux, disponible en boutique.

Niveau sonore : un retour en fanfare !

La marque ne communique pas vraiment sur le « tintamarromètre » du Dyson V8 Cyclone, et on comprend un peu pourquoi… Selon nos mesures, avec un sonomètre placé à un mètre de la machine en fonctionnement, on peut distinguer trois tendances :

  • la brosse Motorbar qui amplifie le son selon le mode (Eco/Medium/Boost) : 78/80/83 dB ;
  • la mini-brosse motorisée qui joue la Castafiore à 85 dB quelle que soit la force d’aspiration ;
  • et les accessoires non-motorisés, qui réduisent le bruit à 62/75/80 dB (Eco/Medium/Boost).

Pour nous, c’est supportable le temps d’une bonne séance de ménage, mais force est d’avouer que ça fait du bien quand ça s’arrête…

Autonomie et recharge : des hauts et des (petits) bas

On commence avec une petite déception : on n’a vraiment pas grand chose pour indiquer le niveau de batterie. Presque rien, en vérité. On aspire à l’aveugle jusqu’à ce que l’appareil cesse de fonctionner. Un unique voyant s’allume en bleu au niveau de la batterie lorsqu’on appuie sur le bouton « marche/arrêt » afin de nous avertir que la batterie est à plat. Ce même voyant clignote pendant la recharge puis s’éteint une fois celle-ci terminée. Cette absence de jauge est un peu frustrante, même si elle n’a rien de nécessaire si l’on s’organise bien…

V8 Cyclone led bleue de la batterie
C’est joli, le noir, mais un peu salissant, hein ?

Concernant l’autonomie brute, Dyson annonce jusqu’à 60 minutes pour le V8 Cyclone, ce qui correspond typiquement à un usage en mode éco, sur des saletés légères, et souvent dans des conditions favorables (accessoire non motorisé, résistance faible). Pour un usage quotidien qui alterne le mode éco et le mode normal dans des proportions à peu près équivalentes, nous tenons 49 minutes ce qui est franchement solide pour la catégorie (on a vu que le mode éco était tout à fait viable). En revanche, en turbo/MAX, on tombe à 8 min et des poussières. La seule question étant : quand donc ce mode est-il réellement nécessaire ?

Enfin, le temps de charge est surprenamment plus court qu’annoncé, puisque la batterie a cessé de clignoter au bout de 2h59 minutes seulement. On prend !

Entretien : tout pareil qu’avant, en fait…

L’entretien reste simple, mais à faire régulièrement si l’on veut conserver une aspiration stable. Première règle : vider le bac dès que la poussière atteint la ligne MAX, sans attendre qu’il soit tassé. Dyson recommande ce repère, et c’est aussi un bon réflexe pour éviter la baisse de débit d’air et les mises en sécurité liées aux obstructions. Dans la pratique, le vidage “hygiénique” (fond du bac qui s’ouvre) limite le contact direct avec les déchets, mais le geste mérite d’être fait au-dessus de la poubelle… voire à l’extérieur si vous aspirez beaucoup de fines poussières, car l’ouverture peut libérer un petit nuage.

V8 Cyclone dispositif de vidage de collecteur
Il faut ré-enclencher le mécanisme en deux temps : baisser la partie multi-cyclonique (en haut) et fermer le collecteur (en bas).

Nota Bene : il peut arriver de mal repositionner le bac après l’avoir ouvert. Dans ce cas, en guise d’avertissement, le bouton « mode » clignotera en blanc dès que vous voudrez commencer l’aspiration.

Pour les filtres, Dyson recommande un lavage une fois par mois (les V8 ont deux filtres). On les rince à l’eau froide jusqu’à ce qu’elle soit claire, on les secoue/essorre, puis on les laisse sécher au moins 24 h dans un endroit aéré avant remontage (et surtout : pas de lave-vaisselle, lave-linge, sèche-linge, etc.).

V8 Cyclone filtres sortis
Les filtres sont très facile à manipuler !

Côté brosses, le principe est le même depuis les V8 historiques : les rouleaux sont démontables pour retirer cheveux, poils et fibres qui finissent toujours par s’enrouler. Sur ce V8 Cyclone, la Motorbar vise justement à limiter l’emmêlement, mais le système “peigne” ne fait pas tout et l’on peut encore retrouver des cheveux pris dans la brosse…

Munissez-vous d’une pièce pour récupérer le rouleau !
Idem sur la mini-brosse motorisée (en plus pénible car il a tendance à se coincer dans l’orifice…)

Enfin, un mot sur la batterie : pour préserver sa durée de vie, Dyson conseille de réserver les modes Max/Boost aux nettoyages courts et ciblés, de stocker l’appareil à température ambiante (18–28 °C) à l’abri du soleil et des sources de chaleur, et même de laisser l’aspirateur refroidir après usage avant de le remettre en charge. Pour aller encore plus loin, Dyson indique aussi de laisser la batterie se décharger entièrement au moins une fois par mois, et d’alterner si vous en possédez une seconde.

Accessoires et consommables : boutique fournie mais prix élevés !

Pour la première fois, nous avons carrément dû faire un tableau pour recenser toutes les pièces détachées compatibles avec un appareil ! En farfouillant un peu, on les trouve directement sur la boutique Dyson, à condition qu’ils ne soient pas en rupture de stock !

Accessoire / consommable (réf. Dyson)UsagePrix
Brosse Motorbar™Tête principale multi-surfaces 79,17 €
Mini brosse motorisée auto-démêlanteTissus/escaliers/sièges auto, poils d’animaux70,00 €
Mini brosse motorisée Petites surfaces, tissus, poils incrustés (nettoyage motorisé)49,00 €
Accessoire lumineux Recoins et zones sombres (LED)50,00 €
Long suceur Plinthes, interstices, angles, fentes29,00 €
Accessoire combiné 2-en-1 Petite brosse + embout large 29,00 €
Accessoire pour espaces exigus Zones étroites difficiles d’accès40,00 €
Brosse anti-rayuresSurfaces délicates 40,00 €
Brosse matelas et tissus Matelas, coussins, canapé 30,00 €
Brosse douceDépoussiérage de meubles/surfaces planes 20,30 €
Brosse dure Moquettes épaisses/paillassons18,00 €
Rallonge flexible Allonger la portée30,00 €
Adaptateur pour surfaces en hauteurNettoyage en hauteur15,00 €
Adaptateur pour meubles bas Passer sous les meubles22,50 €
Sac de rangement d’accessoires Rangement des embouts56,00 €
Support mural multi-accessoire Ranger plusieurs accessoires19,00 €
Station d’accueil murale Support mural de charge/rangement 29,00 €
Clip de rangementFixer long suceur sur le tube9,00 €
Batterie de rechange V8 Remplacement batterie99,00 €
Préfiltre Filtration en amont 19,00 €
Filtre après moteur Filtration en aval 29,00 €
Rouleau de nettoyage doux Rouleau “sols durs” à remplacer66,67 €

Bonne nouvelle : avec l’offre à 299 € et l’adaptateur pour meubles bas offert, le Dyson V8 Cyclone arrive déjà avec l’essentiel pour démarrer. Avec une boutique aussi fournie, on peut être tentés de corriger ce que ce V8 “remake” ne propose pas d’emblée : la visibilité, une maintenance plus confortable, et un peu de sérénité côté autonomie.

Pour un petit appartement (50–75 m²), on peut viser un panier très raisonnable : l’accessoire lumineux (environ 50 €) compense l’absence d’éclairage sur la Motorbar et s’avère vite précieux sous les meubles, le long des plinthes et dans les recoins. On peut ensuite sécuriser l’entretien avec un filtre après-moteur de rechange (environ 29 €) : les filtres se lavent, mais Dyson impose un séchage long, et disposer d’un filtre d’avance évite d’immobiliser l’aspirateur (ou de remonter un filtre encore humide). Dans ce scénario, on reste largement sous les 500 € : 299 + 50 + 29 = 378 €, avec une expérience plus agréable au quotidien.

Pour un grand appartement (100–150 m²), la dépense la plus logique est la seconde batterie (environ 99 €). On garde ensuite les mêmes ajouts “intelligents” : accessoire lumineux (50 €) + filtre après-moteur de rechange (29 €), et l’on peut compléter par un petit accessoire très utile au quotidien, l’adaptateur pour surfaces en hauteur (environ 15 €) pour le dessus d’armoires, les bibliothèques ou les angles. Total : 299 + 99 + 50 + 29 + 15 = 492 €, soit un pack cohérent, complet, et encore sous la barre symbolique des 500 €.

Enfin, deux accessoires méritent d’être surveillés sans forcément les intégrer “au panier” : la rallonge flexible (pratique derrière les meubles, en voiture) et certaines brosses plus douces pour les textiles délicats… mais leur disponibilité fluctue souvent sur la boutique Dyson.

Position sur le marché : performant malgré les compromis

Sur le marché actuel, le Dyson V8 Cyclone (actuellement à 299€) offre un retour aux fondamentaux : une machine efficace, simple, et immédiatement reconnaissable, qui privilégie l’aspiration et la nervosité. Dans cette tranche de prix, ce choix n’est pas absurde : la gamme V8 reste l’une des architectures les plus éprouvées de Dyson, et ce “Cyclone” modernise le cocktail avec une Motorbar anti-emmêlement et une autonomie qui, dans la pratique, peut rester très confortable en usage mixte. Ainsi, le V8 Cyclone peut devenir très cohérent lorsqu’il est bien placé en promotion, mais la personnalisation (accessoire lumineux, seconde batterie, filtres de rechange, embouts doux…) fait vite grimper la facture.

Par ailleurs, l’offre concurrente entre 250 et 450 € a beaucoup évolué : à budget comparable, un Dreame V20 Pro-A met en avant un écran et surtout un tube flexible et pliable pour aller sous les meubles et gérer les hauteurs sans contorsions. Dans un esprit plus “ménage assisté”, le Rowenta X-Force Flex 14.60 empile les arguments pratiques : tube Flex, éclairage LED en tête, écran de contrôle et bac 0,9 L (donc moins de vidages). Et chez Samsung, un Jet 85 (Complete / Pet) s’inscrit aussi dans cette logique plus moderne avec écran et informations de suivi, tout en restant dans une gamme fréquemment trouvable en promotion autour de cette tranche.

Un cran plus haut, certains modèles ajoutent même ce que Dyson n’apporte pas encore sur ce V8 : une forme de “station” qui décharge l’utilisateur. Le Shark PowerDetect Clean & Empty (IP3251EUT), par exemple, mise sur une base auto-vidante annoncée pour conserver la poussière jusqu’à 45 jours, et sur des capteurs (bords, sols, saleté) destinés à ajuster le nettoyage. C’est typiquement le genre d’ergonomie “zéro contrainte” qui peut faire hésiter face à un V8 Cyclone plus minimaliste (même si ces machines peuvent aussi avoir leurs propres compromis, tels que le gabarit ou le bruit).

En somme, le V8 Cyclone se comprend moins comme “le meilleur rapport équipement/prix”… que comme une valeur sûre pour les amateurs de la marque, qui privilégient la performance et la fiabilité d’une formule éprouvée.

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Maytronics passe à l’offensive : Dolphin EON, prix serré pour casser le match des robots-piscines premium !

Dolphin Eon 120 D Maytronics

Maytronics, maison historique du robot de piscine (marque Dolphin), n’a plus le luxe d’être seul en haut de l’affiche. Le sans-fil a ouvert la porte à une nouvelle vague d’acteurs très offensifs (Aiper, Beatbot et consorts) qui bousculent les repères. Avec le Dolphin EON, Maytronics montre qu’il a encore de la ressource et qu’il compte frapper fort pour reprendre l’initiative sur le premium !

Maytronics a bâti sa réputation avec Dolphin, parmi les tout premiers robots nettoyeurs commercialisés, jusqu’à devenir une référence mondiale des solutions d’entretien de piscine (robots, sécurité, traitement de l’eau). Porté par la vague d’équipement des années 2010-2021, le groupe a longtemps profité d’un réseau de revendeurs dense et d’une image de fiabilité. Mais le retour à un marché plus normalisé a durci le jeu, et l’arrivée de challengers du sans-fil a mis la pression sur les prix. En 2024, ses revenus reculent (-13,9 %), notamment sur les robots résidentiels (-20,9 %). En France, la filiale MG International affiche aussi un CA 2024 de 59,6 M€ (-15 %).

Dolphin EON 120 D qui rentre dans l'eau
© Maytronics qui sort la tête de l’eau pour se remettre dans le bain (oui elle est alambiquée, celle-là)…

Pour reprendre l’initiative, Maytronics sort l’artillerie lourde avec Dolphin EON, une nouvelle gamme sans fil pensée pour les bassins “modernes” (marches larges, banquettes, plages immergées), y compris en très faible profondeur. La marque met en avant des jets qui soulèvent et orientent le robot pour franchir les marches, et une navigation SmartMap censée optimiser la couverture. Le modèle EON 120d (1199 €, 3 ans) ajoute la filtration DebrisLock “auto-backwash” pour limiter le relargage et réduire la corvée de filtres. Vous voulez en savoir plus ? Nous aussi !

Dolphin EON 120d : la version premium qui vise les zones impossibles (dès 20 cm d’eau)

Avec le Dolphin EON 120d, Maytronics veut clairement remettre les pendules à l’heure sur le segment sans-fil premium : un robot annoncé capable de nettoyer des zones avec seulement 20 cm d’eau, là où beaucoup de modèles deviennent imprécis, voire inutiles, dès qu’une plage immergée, une banquette ou de larges marches entrent en jeu. Ainsi, Maytronics clame sa capacité à couvrir tout le bassin (fond, parois, ligne d’eau, rebords, marches), là où la plupart de nos tests ont échoué à ce jour !

EON 120d sur marches d'escaliers
Le Dolphin EON 120 D devrait être capable de nettoyer dans les endroits difficiles comme celui-ci… © Maytronics

Pour lancer sa domination, Dolphin EON 120d est équipé de la technologie JetIQ, une logique de jets censée aider le robot à se réorienter, franchir les marches et mieux épouser les formes. Ensuite une navigation SmartMap, présentée comme plus adaptative, pour limiter les zones oubliées et optimiser le temps passé là où il faut.

EON 120d avec filtre
Un système de filtration que nous ne demandons qu’à tester au plus vite ! © Maytronics

Mais le vrai marqueur du 120d, c’est sa promesse “anti-corvée” : une filtration ultra-fine de 50 microns (µm) associée à DebrisLock, un système pensé pour éviter le relargage et réduire la fréquence de nettoyage manuel, avec l’idée d’une eau plus nette “visiblement”, et d’un entretien simplifié au fil de la saison. Le tout se pilote via l’application Maytronics One (programmation, suivi, alertes/diagnostic), avec une autonomie annoncée pouvant grimper jusqu’à 4h30 selon le mode, pour des piscines jusqu’à 15 m, et une garantie 3 ans.

Dolphin EON 100 : l’entrée de gamme “offensive” qui conserve l’ADN EON

Plus accessible, le Dolphin EON 100 se présente comme la porte d’entrée de la gamme, avec une promesse simple : garder l’essentiel de l’expérience EON sans basculer dans le tarif du modèle vitrine.

EON 100d sur faible profondeur
« Pourvu qu’ils n’en profitent pas pour m’assigner au pédiluve… » © Maytronics

Affiché à 899 € avec 2 ans de garantie, il vise les piscines jusqu’à 15 m et annonce un nettoyage complet jusqu’à 2h30 (avec plusieurs durées de cycles), pilotable via la même application, pour programmer, suivre la batterie, consulter la température de l’eau et accéder aux fonctions d’assistance/diagnostic.

EON 100d sur marches d'escaliers
Tombera, tombera pas… © Maytronics

Maytronics insiste là encore sur sa capacité à s’attaquer aux zones qui font dérailler beaucoup de robots : marches, banquettes, coins et même zones peu profondes dès 20 cm d’eau, avec une navigation SmartMap censée adapter les trajets à la forme du bassin. En fait, la différence avec l’EON 120d se joue surtout sur la partie filtration : ici, on reste sur un filtre monobloc 70 microns, mais sans le système DebrisLock.

Prix & concurrence : un positionnement offensif… à confirmer face à Aiper et Beatbot

À 1 199 €, le Dolphin EON 120d a un positionnement assez offensif, surtout face à Beatbot, qui se veut redoutable sur le très haut de gamme, avec un AquaSense Pro affiché en Europe entre 1 499 € et 2 499 € selon les offres. À budget comparable, on peut en revanche croiser des Beatbot AquaSense 2 annoncés autour de 1 199 € chez certains revendeurs. Côté Aiper, l’équation est différente : un Scuba S1 Pro se trouve fréquemment sous les 1 000 €, donc l’EON 120d doit justifier l’écart par ses promesses premium.

Cela dit, impossible de trancher le rapport qualité/prix sans tests… et sans les prix Europe de la nouvelle gamme Beatbot SORA : le Sora 70 vient d’être annoncé à 1 499 $ MSRP aux États-Unis, ce qui peut rebattre les cartes selon conversion et positionnement réel chez nous.

Dolphin EON : une vraie promesse premium… qu’on attend au tournant

Vu d’ici, Dolphin EON a tout d’une offensive bien calibrée : un sans-fil premium capable de cibler les zones qui fâchent avec une promesse très forte : fonctionner dès 20 cm d’eau. Notre attente, désormais, est simple : vérifier que cette capacité est utile au quotidien, et que la filtration (surtout sur l’EON 120d avec DebrisLock) tient ses promesses sur les poussières fines et la réduction de maintenance.

Quoi qu’il en soit, Maytronics annonce une arrivée à partir de mars 2026 via les revendeurs agréés, avec des prix publics conseillés de 899 € (EON 100, garantie 2 ans) et 1 199 € (EON 120d, garantie 3 ans).

Si ces promesses se confirment en conditions réelles, l’EON pourrait devenir l’un des nouveaux repères du premium “utile” et un vrai casse-tête pour la concurrence. Et vous ? Pensez-vous de Dolphin va damer le pion à Beatbot et Aiper ? Ou préférez-vous l’une de ces deux autres marques ?

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ECOVACS T80S OMNI : les 3 technologies qui écrasent vraiment la concurrence

DEEBOT T80S présentation

Vous avez peut-être déjà eu cette impression : malgré un passage régulier, le sol n’a pas tout à fait ce rendu “net” qu’on attend, surtout le long des plinthes, dans les coins ou sur les zones les plus fréquentées. Ce n’est pas forcément une question d’effort, mais souvent de méthode… et de technologie.

Ces dernières semaines, Ecovacs enchaîne justement les annonces et confirme sa présence très active sur le marché du nettoyage domestique. Son nouvel axe stratégique est le suivant : pousser l’innovation plus loin, plus vite, et sur des usages très concrets ! Dernier exemple en date : l’annonce du DEEBOT T80S OMNI, qui vient surenchérir sur le T80 OMNI (alors qu’on a publié il y a peu un test du Deebot X11 Omnicyclone, laissez-nous un peu respirer, nom d’un petit patin lavable ! :D).

Avec cette variante, la marque promet un sol visiblement plus propre grâce à une formule en trois briques : OZMO Roller 2.0 pour un lavage plus efficace, TruEdge 3.0 pour mieux traiter les bords, et Triple Lift pour s’adapter aux différentes surfaces. Une approche pensée pour gagner du temps, sans sacrifier le résultat.

Caractéristique TechniquesT80S OMNI
DimensionsRobot : 35,3 x 35,15 x 9,8 cm
Station d’accueil : 33,8 x 45,9 x 50 cm
NavigationMini-TOF
Puissance d’aspiration 24800 Pa
Batterie6 400 mAh
Autonomieenv. 230 min
Niveau sonore65 dBA
Bac robot eau/poussière110 ml/220 ml
Volume du sac à poussière3L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée4L/2,2L
Prix649 € (profitez de -50€ pour le lancement)
Lancement du Deebot T80S Omni
Keynote de lancement du Deebot T80S Omni à Barcelone © Meilleure-innovation

Une “triple techno” pensée pour le quotidien

Le DEEBOT T80S OMNI ne joue pas au robot “sympa sur le papier”. Il vise un objectif très concret : un nettoyage impeccable, sans effort, y compris là où la plupart des robots se trahissent (angles, plinthes, tapis, zones de passage). Pour ça, ECOVACS mise sur une triple technologie simple à retenir. D’abord OZMO Roller 2.0, avec pression + eau continue et un rouleau auto-nettoyant pour un lavage plus régulier, moins sujet aux traces.

DEEBOT T80S en action
Le respect des beaux parquets : une valeur qui se perd de nos jours… © Ecovacs

Ensuite TruEdge 3.0, pensé pour nettoyer les bords avec une extension d’environ 1,5 cm. Enfin, le combo triple levage + ZeroTangle 3.0 + 24 800 Pa : le robot adapte ses éléments, aspire fort, et limite l’ennemi public numéro 1 du quotidien… l’emmêlement. Ici, tout est conçu pour éviter deux drames classiques : traces et cheveux enroulés.

Lavage OZMO Roller 2.0 : pression et eau continue, pour éviter les traces

Ecovacs veut un lavage qui frotte sous pression et qui reste alimenté en eau propre, au lieu d’étaler progressivement une eau déjà chargée. Sur le T80 OMNI, la marque mettait déjà en avant cette logique avec la techno OZMO ROLLER (pression annoncée 3 700 Pa, 200 tr/min) et un système où l’eau fraîche revient au patin pendant que l’eau sale est évacuée, pour limiter traces et contamination croisée.

DEEBOT T80S vu de dessous et de dessus
Nous ignorons encore la pression de la OZMO Roller 2.0… © Ecovacs

Avec le T80S OMNI et OZMO Roller 2.0, on retrouve la même promesse : mieux gérer les taches, obtenir des sols plus nets sur carrelage ou stratifié, et réduire l’entretien grâce au rouleau auto-nettoyant. Après un repas, le robot doit pouvoir passer, et garantir que le sol ne garde pas la signature collante du sirop renversé.

TruEdge 3.0 : les bords seront enfin immaculés !

Les bords, c’est le talon d’Achille historique des robots : plinthes, angles, pieds de meubles… et souvent ce petit 1 à 2 cm “de paix” où la poussière se planque. Sur le T80 OMNI, Ecovacs travaillait déjà le sujet avec TruEdge 2.0 (patin rouleau qui s’étend de façon dynamique) et un capteur dédié pour rester au plus près sans cogner, avec en bonus une brosse latérale pensée pour aller chercher les coins.

Avec le T80S OMNI, la marque passe à TruEdge 3.0 et insiste sur une couverture “gap-free” grâce à un rouleau suspendu et une extension d’environ 1,5 cm, pour vraiment longer les bordures. On a hâte de voir ça, en vrai de vrai !

Ecovacs Deebot T80S Omni stand barcelone
Nos clichés du Ecovacs Deebot T80S Omni noir avec station de base sur un tapis
Nos clichés du Ecovacs Deebot T80S Omni © Meilleure-Innovation

Triple levage : l’adaptation épouse la précision (très joli couple)

Le “triple levage”, c’est l’idée d’un robot qui s’adapte au lieu d’appliquer le même geste partout. Sur le T80S OMNI, Ecovacs décrit un système qui peut relever automatiquement le rouleau de lavage, mais aussi les brosses selon la situation, pour garder une vraie séparation entre les matières sèches et humides.

Aussi, sur un tapis ou un seuil, le rouleau se relève-t-il pour éviter d’humidifier ce qui ne doit pas l’être. Sur un liquide renversé, les brosses peuvent se lever pour éviter de “remuer” la saleté et laisser le robot se concentrer sur le lavage ciblé. Et quand il y a de gros débris, la logique change encore, pour éviter de frotter dans le vide. Futé ce T80S OMNI !

ZeroTangle 3.0 + 24 800 Pa : plus de cheveux enroulés ?

Dans une maison avec enfants, cheveux longs, animaux, un robot peut vite saturer (un humain aussi, d’ailleurs…). Le T80 OMNI annonçait déjà 18 000 Pa et intégrait ZeroTangle 3.0, avec une conception pensée pour limiter l’emmêlement et garder la brosse efficace sans séance “démêlage à la main”.

Le T80S OMNI pousse le curseur plus loin côté aspiration, avec jusqu’à 24 800 Pa, tout en conservant l’approche ZeroTangle 3.0 (brosse latérale anti-nœuds avec une brosse principale guidant les cheveux dans le flux d’air) et une promesse de taux d’emmêlement proche de 0%.

Station OMNI : eau chaude et séchage 63°C

Le “zéro effort” dépend évidemment des fonctionnalités de la station. Sur le T80 OMNI, la base proposait déjà le nettoyage à l’eau chaude et un séchage à l’air chaud annoncé à 45°C.

DEEBOT T80S dans sa station (1)
Aussi efficace que compact ? On demande à voir ! © Ecovacs

Avec le T80S OMNI, Ecovacs parle d’une station améliorée avec Hot Water Soak Washing et un séchage à air chaud donné à 63°C, avec l’objectif de sécher complètement en environ 2 heures.

L’autonomie des meilleurs robots-aspirateurs à un tarif démocratique ?

Oui, la logique se tient : comme le modèle T80 (souvent positionné “milieu de gamme musclé” autour des 599 €), le T80S OMNI semble viser le haut de gamme accessible. À 649 € (et seulement 599€ pour son lancement), il promet l’autonomie “vraiment mains libres” avec station (lavage à l’eau chaude jusqu’à 75°C, séchage 63°C) sans passer dans la stratosphère des robots à 1 000 € et plus.

Découvrez l’autonomie complète ECOVACS, jardin et maison impeccables, sans effort dès le 12 février 2026 sur Amazon, Boulanger et Darty !

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Ecovacs GOAT (2026) : ce que la nouvelle gamme apporte vraiment face à la concurrence

lancement robots tondeuses ecovacs goat 2026

Le fabricant chinois de robots domestiques a présenté une mise à jour de ses tondeuses autonomes GOAT A et GOAT O, lors d’un événement à Barcelone. Au programme : un coupe-bordure intégré piloté par IA et un double LiDAR pour fonctionner dans l’obscurité. Deux évolutions qui visent à réduire les interventions manuelles

Vous possédez un robot tondeuse depuis deux ans. Le gazon est impeccable, sauf sur 10 cm le long des murs, des allées et du portail. Là, il faut sortir le coupe-bordure thermique ou électrique, se baisser, repasser derrière la machine. C’est précisément cette corvée résiduelle qu’Ecovacs dit vouloir éliminer avec ses nouveaux modèles.

Ecovacs Goat lancement
Nous avions rendez-vous à Barcelone pour le lancement des produits phares d’Ecovacs ! © Meilleure-innovation.com

La marque, connue pour ses aspirateurs robots Deebot, mise désormais sur le jardin connecté. Et elle le fait avec deux arguments techniques : un accessoire de finition embarqué et une navigation renforcée pour travailler sans lumière du jour.

Ecovacs conférence Goat Family
Ecovacs Goat conférence performance et intelligence
Ecovacs Goat conférence 01200
Ecovacs Goat conférence 0600 rtk
Ecovacs Goat conférence holographic map
Ecovacs conférence image Goat O Series

Un coupe-bordure embarqué, mais piloté par l’IA

La première nouveauté s’appelle TruEdge Trimmer. Il s’agit d’un petit coupe-bordure rotatif intégré sous le châssis, qui se déclenche automatiquement lorsque le robot longe une limite (mur, clôture, bordure). Ecovacs explique que l’activation repose sur une détection assistée par IA, chargée d’identifier les zones à “finir” et d’engager l’outil au bon moment, sans action spécifique dans l’application. Comme sur un coupe-bordure de jardin classique, la coupe est assurée par un fil nylon. Cela implique un consommable supplémentaire et, potentiellement, un remplacement régulier selon l’intensité d’usage et la nature des bordures (dalles, graviers, racines, etc.).

Le coupe bordure ECOVACS GOAT.

En outre, cette finition pourrait avoir un impact sur le confort sonore : la marque annonce un niveau plus élevé en mode coupe-bordure que lors de la tonte standard (avec des valeurs distinctes selon les fiches). Dans tous les cas, la robustesse du module TruEdge (résistance aux chocs, encrassement, facilité de remplacement du fil) devra être vérifiée en conditions réelles, notamment sur des terrains irréguliers et en présence de débris.

Nota Bene : en France, les accessoires de type “coupe-bordure” se heurtent aux normes de sécurité applicables au matériel de jardin motorisé. Ecovacs semble contourner habilement cette contrainte juridique en plaçant ce module sous le chassis !

Double LiDAR pour tondre la nuit (ou sous les arbres)

L’autre évolution technique concerne la navigation. Les nouveaux GOAT A et GOAT O embarquent un système baptisé HoloScope 360 Dual-LiDAR, soit deux capteurs laser montés sur le robot pour cartographier l’environnement à 360 degrés, y compris en conditions de faible luminosité ou d’obscurité totale.

Jusqu’ici, la plupart des robots tondeuses autonomes s’appuyaient soit sur des balises RTK (signal satellite haute précision), soit sur des caméras associées à de la vision par ordinateur. Ces deux solutions fonctionnent bien en plein jour, mais perdent en efficacité dès que la lumière baisse. Le double LiDAR contourne cette limite : il émet des faisceaux laser et mesure le temps de retour pour construire une carte 3D de l’espace, quelle que soit l’heure.

Ecovacs Goat O scannant un jardin
Mmmh un tipi de la tribu des Comanches et une maison bioclimatique néo-moderne… À qui donc appartient ce jardin ? © Ecovacs

Grâce à cet ajout, Ecovacs cherche à améliorer la précision de trajectoire (annoncée à 2 cm), à reconnaître plus de 200 obstacles et à élargir les plages horaires de fonctionnement.

Une installation en moins d’une minute (vraiment ?)

Ecovacs insiste aussi sur la rapidité de mise en service. D’après le constructeur, la configuration initiale prend moins d’une minute. Le robot scanne le jardin, détecte les limites, mémorise les obstacles et génère un plan de tonte, le tout sans fil périmétrique ni balisage manuel.

C’est un argument séduisant, mais qui mérite d’être testé en conditions réelles. La promesse repose sur la capacité du LiDAR et de l’IA à identifier correctement les zones à tondre et celles à éviter (massifs, piscine, terrasse), sans créer le mapping soit-même. Or, tous les jardins ne se ressemblent pas : un terrain en pente avec des arbustes et des bordures irrégulières est autrement plus complexe qu’une pelouse rectangulaire bien délimitée.

Quoi qu’il en soit, les modèles GOAT peuvent gérer des pentes allant jusqu’à 45 % environ, ce qui reste dans la moyenne haute du marché. Mais la question de la fiabilité en conditions difficiles (terrain humide, herbe haute, feuilles mortes) reste ouverte tant qu’aucun test indépendant n’a été réalisé.

Ecovacs Goat A qui monte une pente raide
« Laisse-ça si t’as pas le cardio ! » © Ecovacs

La gamme LiDAR PRO : quels modèles, pour quelle surface ?

ModèleNavigationSurface annoncéeDébit / vitesse annoncéePente maxHauteur de coupePrix public conseillé (SRP)
GOAT O600 RTKTrueMapping 2.0 / RTK multi-fusionjusqu’à 600 m² 100 m²/h jusqu’à 45 % 3–8 cm 649 €
GOAT O1200 LiDAR PRODual-LiDAR + AIVI 3Djusqu’à 1 200 m² jusqu’à 200 m²/h jusqu’à 45 % (24°) 3–8 cm 999 €
GOAT A1600 LiDAR PRODual-LiDAR HoloScope 360 (et caméra IA)jusqu’à 1 600 m² jusqu’à 350 m²/h jusqu’à 50 % (27°) 3–9 cm 1 499 €
GOAT A3000 LiDAR PRODual-LiDAR HoloScope 360 (et caméra IA)jusqu’à 3 000 m²jusqu’à 400 m²/h jusqu’à 50 %3–9 cm2 299 €

GOAT O1200 LiDAR PRO : la formule « passe-partout » pour jardins jusqu’à 1 200 m²

On est ici sur une tondeuse pensée pour les terrains découpés (allées, massifs, mobilier), capable de se faufiler dans des passages annoncés jusqu’à 80 cm. Son principal argument, c’est la navigation Dual-LiDAR HoloScope 360 (LiDAR 360° + LiDAR 3D-ToF) associée à une logique d’automatisation : la marque met en avant une configuration “en une minute”, une cartographie automatique et une précision annoncée à 2 cm, y compris en faible luminosité. L’appareil fonctionne sans câble périphérique, avec des options de réglage et de pilotage via application (dont multi-zones).

Côté tonte, l’O1200 combine la coupe “classique” et la finition TruEdge (coupe-bordure intégré) pour limiter les reprises manuelles le long des limites. Ecovacs indique également un évitement d’obstacles AIVI 3D (plus de 200 types d’objets annoncés, y compris des animaux comme les hérissons), avec une capacité à contourner à faible distance. Enfin, les bases “terrain” restent solides : pentes jusqu’à 45 %, hauteur de coupe 3 à 8 cm, indice IPX6.

Ecovacs Goat O piloté sur appli
Si elle fonctionne bien, la cartographie automatique est un vrai plus chez les robots-tondeuses ! © Ecovacs

Sur les performances, on parle d’une vitesse de tonte jusqu’à 200 m²/h (à relativiser selon obstacles, pentes et hauteur d’herbe), ainsi qu’une largeur de coupe de 22 cm. Enfin, Ecovacs affiche 61 dBA pour le corps principal et 81 dBA lorsque le coupe-bordures est actif, ce qui pourra influencer le choix des plages horaires.

En somme, le GOAT O1200 LiDAR PRO se place comme le modèle “cœur” pour des jardins de taille moyenne, avec un prix public conseillé de 999 € et une disponibilité annoncée à partir du 12 février 2026.

GOAT A1600 LiDAR PRO : plus de puissance, de débit et de marge sur terrains exigeants

Le GOAT A1600 LiDAR PRO vise le cran au-dessus : 1 499 €, disponibilité annoncée dès le 12 février 2026, et un positionnement clairement orienté grandes pelouses. Sur la partie navigation, on retrouve le Dual-LiDAR HoloScope 360 (précision annoncée à 2 cm, fonctionnement en faible luminosité) et l’évitement AIVI 3D pour reconnaître et contourner des obstacles. La machine est aussi annoncée à l’aise sur la motricité, avec des pentes jusqu’à 50 %, et un châssis IPX6 pour supporter les conditions d’usage extérieur et simplifier le rinçage.

Ici, la différence se fait surtout sur la “plateforme” : Ecovacs insiste sur le 32 V, les deux disques de coupe et une efficacité annoncée jusqu’à 350 m²/h, avec une largeur de coupe indiquée à 33 cm et une hauteur réglable électriquement de 3 à 9 cm via l’application. La recharge est annoncée rapide (50 minutes), afin que vous puissiez enchaîner les cycles sur de grandes zones.

Enfin, Ecovacs met en avant TruEdge avec une coupe très proche des limites, et même “jusqu’à 0 mm » ! Et, comme pour l’O1200, l’impact sonore du module de finition est à garder en tête, avec 82 dBA annoncés sur la fiche de l’A1600 LiDAR PRO.

GOAT A3000 LiDAR PRO : le modèle vitrine pour grandes surfaces

Avec le GOAT A3000 LiDAR PRO, Ecovacs vise les grandes propriétés au terrain vaste, ouvert et ponctué d’obstacles à éviter. Grâce aux deux marqueurs de la nouvelle génération : navigation Dual-LiDAR (LELS™ Pro) et finition des bordures TruEdge, il assure des trajectoires plus propres et réduit les interventions manuelles. Ecovacs met aussi en avant un évitement d’obstacles AIVI 3D (caméra + IA) et une cartographie automatisée.

Ce modèle “vitrine” se distingue aussi par ses chiffres de performance et de confort d’usage : Ecovacs annonce une efficacité jusqu’à 400 m²/h, une plateforme 32 V et des disques à double lame, ainsi qu’une largeur de coupe de 33 cm et un niveau de protection IPX6. La hauteur de coupe est annoncée réglable électriquement de 3 à 9 cm depuis l’application, et l’appareil revendique une capacité à gérer des pentes jusqu’à 50 % (27°) ! Enfin, sur l’autonomie “pratique”, Ecovacs insiste sur la charge rapide (45 minutes annoncées).

Sans grande surprise, l’A3000 prend donc le rôle de tête d’affiche, tandis que les autres références de la gamme servent un découpage plus “terrain” : modèles O pour jardins plus fractionnés, modèles A pour grands espaces et débit supérieur. Ecovacs annonce une couverture jusqu’à 3 000 m², avec un prix public conseillé de 2 299 € et une commercialisation annoncée à partir du 12 février 2026 via la boutique Ecovacs !

L’entrée de gamme GOAT O600 RTK

À 649 € (prix public conseillé), ce modèle est présenté comme une porte d’entrée dans l’écosystème sans fil GOAT, avec une surface cible annoncée jusqu’à 600 m² : typiquement une pelouse de maison individuelle, avec quelques zones à contourner, mais sans ambitions “grand terrain”. Ecovacs met en avant la capacité à passer dans des couloirs d’environ 70 cm, un chiffre intéressant pour les jardins fractionnés (accès entre deux massifs, entre terrasse et haie, etc.), là où certains robots plus volumineux peinent à manœuvrer. Sur la motricité, l’O600 RTK est annoncé capable de gérer des pentes jusqu’à 45 %, ce qui le place dans la bonne moyenne du marché pour un modèle compact.

Les zones d’ombre que l’on a hâte d’apprécier IRL !

Derrière les promesses technologiques, plusieurs questions restent sans réponse. Combien coûte le remplacement du TruEdge Trimmer en cas d’usure ? Quelle est la consommation électrique réelle du double LiDAR, surtout en fonctionnement nocturne prolongé ? Ou encore : comment se comporte le système en cas de pluie, de rosée ou de brouillard, conditions qui perturbent souvent les capteurs optiques ?

Ecovacs Goat O à côté d'une table à manger
« Je ne quémande pas, je broute à côté du barbecue, nuance ! » © Ecovacs

Autre point : la maintenance. Un robot tondeuse équipé de LiDAR, de caméras, d’un coupe-bordure motorisé et d’une IA embarquée multiplie les composants sensibles. Il faudra par exemple vérifier la disponibilité des pièces détachées, la facilité d’accès au SAV et la durée de support logiciel (mises à jour, correctifs).

Les nouveaux robots tondeuses Ecovacs GOAT A et GOAT O seront commercialisés dans les prochains mois. En attendant les tests terrain et les tarifs officiels, le coupe-bordure est-il un argument de vente suffisant, selon vous ?

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Ecovacs Ultramarine P1 : et si leur premier robot piscine était enfin le vrai nettoyeur intelligent tant attendu ?

Ecovacs Ultramarine P1

Dévoilé une première fois au CES 2026, puis officiellement présenté ce jour à Barcelone lors de son événement de lancement européen, ECOVACS s’attaque pour la première fois au robot piscine avec ULTRAMARINE. Un terrain exigeant, où la concurrence ne laisse aucune place aux gadgets. La marque justifie son ambition avec une logique de robot moderne, capable de raisonner sa trajectoire et d’être piloté comme un appareil du quotidien.

Ultramarine P1 au fond d'une piscine
© Ecovacs semble vouloir proposer un robot particulièrement léger et mobile…

Depuis deux ans, ECOVACS ne se contente plus d’itérer sur ses robots ménagers : la marque accélère sur une robotique de service beaucoup plus large, avec l’idée de couvrir davantage de “scènes” du quotidien, et pas seulement le nettoyage des sols, du gazon ou des vitres. Ce discours prend une forme très concrète avec ULTRAMARINE, comme un nouveau chapitre d’une stratégie qui vise à étendre la robotique à la maison… et à ses abords.

Dans ce cadre, l’ULTRAMARINE P1 ne mise pas sur un effet de manche, mais sur des promesses “ingénierie” bien senties : une aspiration annoncée à 4800 GPH (18m3/h), une navigation SmartNavi assistée par IMU pour rendre le parcours plus cohérent, et un canal S-flow anti-clog pensé pour limiter ces interruptions qui gâchent l’expérience dès que les débris s’accumulent. À cela, ECOVACS ajoute un discours appuyé sur la durabilité (IP68, cœur inox 316), peut-être afin de rappeler qu’un bon appareil se doit surtout de tenir dans le temps… Voici nos premières impressions !

Keynote de lancement du Ecovacs Ultramarine P1 à Barcelone © Meilleure-Innovation

La stratégie “whole-home robotics” d’ECOVACS est en marche…

ULTRAMARINE n’arrive pas comme un produit isolé, mais comme une pièce de plus dans une mécanique déjà enclenchée. ECOVACS a martelé sa vision d’une robotique de service capable de couvrir plusieurs “scénarios” domestiques avec la même application mobile (du sol aux vitres, de la pelouse à la piscine) avec, en toile de fond, l’idée d’un écosystème cohérent plutôt qu’un catalogue dispersé.

Dans cette logique, le robot piscine a un sens évident : c’est un besoin saisonnier, exigeant, et “premium” dans l’usage… donc un terrain parfait pour démontrer ce que l’on sait faire en dehors du nettoyage intérieur.

Une navigation “raisonnée” : ce que SmartNavi change sous l’eau

Dans une piscine, la navigation est un véritable casse-tête : pas de GPS, des parois qui font patiner, une eau plus ou moins chargée, et des trajectoires qui peuvent vite tourner à la loterie (ça a pu être le cas dans nos nombreux tests de produits 2025 même avec des acteurs très prisés !). C’est précisément là qu’ECOVACS place l’innovation phare de l’ULTRAMARINE P1 avec SmartNavi Intelligent Path Optimization, annoncé comme un pilotage basé sur une navigation IMU (centrale inertielle).

Concrètement, une IMU mesure les accélérations et les rotations : elle permet au robot d’estimer son déplacement et son orientation, même quand les repères extérieurs sont pauvres. Sur la page officielle du produit, la marque décrit ainsi un nettoyage “avec précision”, via des trajets plus efficaces pour viser une couverture complète. Un article français va plus loin en évoquant SmartNavi 2.0 et une “fusion multi-capteurs” (sans toutefois détailler lesquels).

Ecovacs Ultramarine P1 et application
Serait-il pilotable même sous l’eau ? (rien n’est moins sûr, hélas)… © Ecovacs

À cette brique “cerveau” s’ajoute une brique “corps” : le P1 est annoncé avec 5,5 cm de franchissement, et les visuels montrent des chenilles asymétriques (grandes roues à l’avant, plus petites à l’arrière), un choix qui peut aider à conserver de l’adhérence et à mieux négocier les ruptures de niveau. Enfin, la marque revendique une capacité à s’adapter aux formes et zones du bassin les plus litigieuses !

Nota bene : aucune démonstration du produit n’a malheureusement été proposée, empêchant d’évaluer concrètement son principal argument différenciant, à savoir la navigation. Reste donc à vérifier si ce robot piscine connecté, positionné sur l’entrée de gamme à 549 €, sera en mesure de rivaliser avec une concurrence déjà bien installée.

Undesign élégant et premium
Le port de chargement.
On regrette l’absence d’une 2ème ouverture par le bas du panier.
Le double système de filtration
Découverte du UltraMarine P1 à Barcelone © Meilleure-Innovation

L’anti-bouchage : S-flow préserve le débit en dépit des débris !

Au gré des saisons, il arrive qu’un paquet de feuilles, des aiguilles de pin ou une poignée de débris finissent par étrangler l’aspiration. La performance devient irrégulière, le robot insiste au mauvais endroit, et l’on se retrouve à interrompre le cycle pour vider et rincer.

Ecovacs Ultramarine P1 aspiration des débris sous l'eau
Le P1 en action © Ecovacs

Sur le P1, ECOVACS met en avant un canal S-flow “anti-clog” : la marque explique qu’un moteur haute performance et ce conduit optimisé “travaillent en tandem” pour maintenir une aspiration élevée et régulière. En clair, l’idée n’est pas seulement d’annoncer de la puissance, mais de faire en sorte que cette puissance reste exploitable le plus longtemps possible.

Nota Bene : ECOVACS ne documente pas encore les données qui permettent d’anticiper la réalité du “zéro bouchage” (volume du panier, finesse de filtration, comportement sur débris mixtes).

Spécifications disponibles et durabilité : une fiche encore incomplète, mais un message très “terrain”

Pour l’instant, l’ULTRAMARINE P1 ne fait valoir que quelques éléments clés :

  • Aspiration : 4800 GPH (“UltraPure Suction”)
  • Couverture large (fond, parois, ligne d’eau, plateformes, pentes)
  • Cœur inox 316 anticorrosion
  • Franchissement : 5,5 cm
  • Etanchéité IP68

Le segment des robots-piscines sanctionne vite : pannes, usure accélérée, pièces introuvables, SAV qui s’éternise… le milieu aquatique, ça ne pardonne pas, et la réputation non plus ! C’est probablement pour cela qu’ECOVACS a choisi, dès l’annonce, de parler autant de durabilité (IP68, cœur inox 316, coque “marine-grade”) que de “smart” et de performance.

Bien sûr, il nous manque encore bien des éléments pour parachever le portrait de cet appareil : autonomie réelle (la marque parle d’“Extended Runtime”, sans durée), temps de charge, finesse de filtration, volume du panier, surface de bassin conseillée, poids et détails de garantie, entre autres !

Notre avis à chaud sur l’Ultramarine P1…

La navigation et les capacités de franchissement traduisent un robot pensé pour maintenir une trajectoire stable et logique, en évitant les déplacements aléatoires qui nuisent à l’efficacité, tandis que sa puissance, particulièrement solide pour cette gamme de prix, lui permet d’assurer une aspiration constante et efficace, y compris face aux saletés plus tenaces et aux zones difficiles du bassin. En parallèle, ECOVACS insiste sur la qualité de fabrication et la durabilité (IP68, cœur inox 316, coque “marine-grade”, …), comme si la première victoire à décrocher était la longévité. Un angle pertinent, parce qu’un robot piscine, c’est tout de même cher. Reste désormais à vérifier, lors de notre futur test, si les promesses annoncées se traduisent réellement dans les faits.

Prix et disponibilité

L’ULTRAMARINE P1 sera commercialisé à partir du 19 mars, avec un prix de lancement fixé à 549 €.

Et vous ? Feriez-vous confiance à un premier robot-piscine venant d’une marque comme Ecovacs ? Avez-vous commencé à bâtir votre propre écosystème domotique ? Sinon, une marque telle qu’Ecovacs pourrait-elle prétendre à satisfaire vos ambitions de maison connectée ?

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Neomow X 2 : l’outsider Hookii peut-il convaincre avec son trio : anti-vol, évitement, cartographie automatique ?

Hookii Robots-tondeuses gamme X 2

Au CES 2026 de Las Vegas, Hookii, marque encore discrète, met en avant sa nouvelle Neomow X 2. Son ambition : une tonte “zéro stress” grâce à l’anti-vol, l’évitement d’obstacles et la cartographie automatique (sur la version Pro). Mais est-ce suffisant pour inspirer confiance sur un marché de plus en plus exigeant ?

Contrairement à Husqvarna ou Segway Navimow, Hookii n’est pas un nom installé comme les historiques du robot-tondeuse. La jeune marque s’est d’abord fait connaître via le crowdfunding avec la première Neomow X, avant d’annoncer un bilan plutôt flatteur : 2,1 millions d’euros levés, 1 361 commandes et 99,6 % de livraisons réalisées. Elle revendique aussi une arrivée en distribution en 2025, signe d’une volonté de sortir du seul circuit des “early adopters” et de jouer dans la cour des marques grand public. Le CES, vitrine mondiale de la tech, lui sert aujourd’hui de tremplin : ainsi, la X 2 doit prouver qu’elle n’est plus un pari, mais une alternative ultra-sérieuse !

Hookii écumeur et robots-tondeuses
Cherchez l’intrus… © Hookii

Avec la Neomow X 2, le discours va à la réassurance. L’anti-vol (alertes, contrôle d’accès, localisation), l’évitement d’obstacles et l’auto-cartographie annoncée sur la déclinaison Pro dessinent un produit pensé pour éviter les deux grands irritants de la tonte robotisée : les interventions à répétition et la crainte de laisser un appareil coûteux dehors. Comment la promesse de Hookii peut-elle résolument attirer l’attention des consommateurs ? « Eh bien nous allons voir ! », comme dirait l’autre…

CES 2026 : deux gammes, deux terrains de jeu

Pour donner de l’épaisseur à sa présence au CES 2026 (Las Vegas, 6–9 janvier), Hookii ne s’est pas contentée d’une annonce “one shot” : la marque présente deux familles pensées pour des usages distincts, avec démonstrations en direct sur le salon. D’un côté, la Neomow X 2 Series vise les grandes pelouses, avec une promesse centrée sur la couverture, la stabilité de navigation et une gestion plus sereine des obstacles. De l’autre, la Neomow L Series cible les jardins petits à moyens, en mettant l’accent sur une prise en main plus simple et une utilisation quotidienne dans des espaces plus compacts.

De l’autre, la Neomow L Series vise les jardins petits à moyens, en misant davantage sur la simplicité d’installation, une mobilité plus flexible et un usage sur les terrains moins étendus. Hookii annonce par ailleurs des démonstrations en conditions réelles sur le salon, histoire de traduire ses promesses en comportements visibles. À travers ce duo, la marque semble vouloir segmenter son catalogue comme les acteurs établis, et non plus proposer une solution unique et la plus polyvalente possible.

Nota Bene : la “X 2 Series” est déclinée en 4 versions (X 2 LE, X 2 SE, X 2, X 2 Pro) qui montent en capacité (surface recommandée, multi-zones, batterie) et en équipement sur la version Pro (notamment la triple caméra associée au LiDAR 3D et au pare-chocs).

Le trio “zéro stress” : sécurité, évitement, cartographie automatique

Ce trio, on commence déjà à le connaître, vu toutes les marques que nous avons couvertes depuis l’année dernière. Alors comment Hookii parvient-il à nous faire de l’œil ?

Anti-vol : l’argument confiance n°1

Avec la Neomow X 2, Hookii met en avant une idée assez simple : contrairement à des robots qui “requièrent des signaux satellites”, la X 2 peut fonctionner en intérieur, ce qui rend possible une station de charge placée à l’abri (garage, remise, cabanon…). C’est une approche discrète mais efficace : moins de visibilité depuis la rue, moins de tentation, et souvent une meilleure protection contre la pluie, le soleil et les salissures. Cerise sur le gâteau, cette possibilité annule le coût esthétique d’une machine plantée dans un coin du jardin !

Hookii Robots-tondeuses  X 2 garage
Avec une porte domotique, on pourrait associer autonomie et sécurité dans les meilleures conditions ! © Hookii

En contrepartie, bien sûr, il faut que le trajet entre la base et la pelouse soit vraiment fluide : sol stable, seuil ou porte gérables, et un accès dégagé pour que le robot puisse sortir et revenir sans se coincer.

Hookii ajoute ensuite une couche de sécurité plus classique mais rassurante : alarme en cas de soulèvement, accès à l’application réservé à un administrateur, et un volet localisation via un mode type “Find My Device” (GPS), accompagné de notifications si l’appareil redevient joignable après une coupure de signal.

Nota Bene : la génération précédente mettait déjà en avant des briques comparables (localisation, contrôle d’accès, alertes de limite).

Évitement : moins de galères, moins d’interventions

Sur la Neomow X 2, Hookii insiste sur un “évitement triple” qui correspond à une logique de redondance : le LiDAR 3D balaie l’environnement à 360° pour construire une carte en relief, la vision par caméra sert à mieux interpréter ce qui se trouve sur la trajectoire, et un pare-chocs large joue le rôle de filet de sécurité en cas de contact. Sur la déclinaison X 2 Pro, cette partie “vision” monte d’un cran avec une triple caméra, annoncée comme plus à l’aise pour reconnaître les obstacles en temps réel.

Là où la Neomow X était déjà jugée sérieuse sur la navigation et l’évitement, la X 2 cherche surtout à réduire les petites interventions qui finissent par agacer : Hookii évoque par exemple la capacité à détecter des obstacles statiques et à recommander des zones interdites, ou encore à trouver un itinéraire alternatif lorsqu’un passage est bloqué. Reste à confirmer tout cela sur des jardins “pièges”, en tests indépendants (petit rire sardonique…).

Cartographie automatique : la promesse qui change tout… mais pas pour tout le monde

Avec la Neomow X 2 Pro, Hookii promet une cartographie automatique où le robot patrouille, identifie les bordures et délimite ses zones de tonte lui même. Mais cette logique d’autonomie ne s’arrête pas à la carte : la série X 2 met en avant des ajustements “intelligents” qui évitent de repasser derrière le robot à la moindre variation du jardin, comme la détection automatique d’obstacles statiques avec recommandation de zones interdites, ou la gestion des passages capable de trouver un itinéraire alternatif si un couloir est bloqué. Enfin, l’auto-cartographie sert aussi de base à une tonte plus méthodique : un robot qui “comprend” son terrain peut mieux planifier ses passages qu’un appareil cantonné à des limites fixes.

Nota Bene : attention, l’Auto Mapping est réservé à la version X 2 PRO !

Ce qu’on retient de la fiche : autonomie, couverture, confort

Hookii annonce une capacité jusqu’à 1 000 m² par chatge, et met en avant une batterie amovible, un détail pratique très intéressant pour une autonomie étendue. Côté efficacité, la marque revendique une planification visant plus de 95 % de couverture, signe d’un robot pensé pour tondre “proprement” plutôt que de multiplier les passages au hasard. Enfin, l’angle confort est travaillé : IPX6 pour le lavage au jet, niveau sonore annoncé à moins de 58 dB, et mises à jour OTA pour faire évoluer l’algorithme sans passer par un atelier.

Notre avis à la volée : un cocktail “réassurance”… suffisant ?

Avec la Neomow X 2, Hookii coche clairement les cases qui font basculer un achat : anti-vol crédible (jusqu’à la station placée à l’abri), évitement pensé pour limiter les interventions, et cartographie automatique sur la version Pro pour pousser plus loin l’autonomie “robotique”. Le vrai match, pourtant, ne se jouera pas sur une fiche technique : pour une marque outsider, la confiance se construit sur le SAV, la régularité des mises à jour et une fiabilité qui se prouve sur plusieurs saisons !

Hookii Robots-tondeuses  X 2 LiDAR sur pelouse
Bientôt, les robots-tondeuses seront capable de sonder jusqu’à nos âmes… © Hookii

Dès que possible, nous reviendrons plus en détails sur la gamme L, sur le positionnement de Hookii côté tarifs, et vous tiendrons au courant en cas d’un éventuel test ! Pour l’heure, pensez-vous que le business modèle de Hookii est crédible ? Sinon, quelle marque vous a tapé dans l’œil ?

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Test Dreo 512S : ce déshumidificateur connecté est-il aussi puissant qu’annoncé ?

Test Dreo Déshumidificateur connecte 512S

Nous avons des problèmes d’humidité à la maison… Aérer dix minutes une à deux fois par jour, c’est très bien mais, lors des saisons froides, l’humidité s’accumule vite et on n’a pas envie de perdre la chaleur de la maison… Pour éviter les moisissures, nous avons opté pour le Dreo 512S. Suréquipement ou bon investissement ?

Le marché des déshumidificateurs a beaucoup évolué ces dernières années : ces appareils sont passés du statut de “solution de cave” à celui d’équipement de confort au quotidien. Résultat, l’offre s’est structurée en plusieurs familles : les modèles compacts pour une chambre ou une petite salle de bain, les machines plus puissantes (souvent autour de 16–20 L/jour) pensées pour un étage entier ou une buanderie, et les “gros bras” pour sous-sols et grands volumes. Les fabricants ajoutent désormais des fonctions autrefois réservées au premium (hygrostat plus précis, mode automatique, drainage continu, voire pilotage à distance).

Dreo 512 sorti du carton
On reçoit le Dreo dans un carton ouvert du côté opposé au socle en polystyrène. © Meilleure Innovation

Dans ce paysage, Dreo est une marque positionnée “air confort” (chauffage, ventilation, humidification, etc.) et pilotage connecté. Sa gamme de déshumidificateurs reste relativement lisible, avec le 512S (annoncé à 20 L/jour) et le 515S (16 L/jour), avec contrôle intelligent, mode Auto et double option de drainage. Dreo propose aussi, sur d’autres marchés, un modèle nettement plus “grand volume” (711S à 52 L/jour). Le 512S se place donc comme un milieu de gamme connecté, que certains médias décrivent comme simple à prendre en main et efficace pour faire baisser l’hygrométrie et aider au séchage du linge… Reste à voir s’il tient ses promesses chez nous !

Caractéristique TechniquesDREO 512S
Dimensions31,2p x 24,7l x 50h centimètres
Poids‎12,4 kg
Surface recommandée37 mètres carrés
Capacité‎20 L/jour
Débit177 m³/h
Volume du réservoir3,4 Litres
Puissance‎355 Watts
Consommation0,35 kWh/h
Précision de l’hygromètreà 5% près
Volume sonore38 dB
Prix219,99€ 

Dans la zone 150–300 €, le Dreo joue dans la même cour que les “classiques” en 20 L/24 h (Pro Breeze 20L, Midea 20L, Olimpia Aquaria S1 20P, De’Longhi DDSX220) : on reste sur un format domestique annoncé pour ~40 m², avec une promesse de 38 dB, un réservoir 3,4 L et, surtout, une dimension “smart” (Wi-Fi/Alexa) qui n’est pas systématique à ce niveau de prix.

Néanmoins, 3,4 L, c’est nettement moins confortable que les 5–5,5 L qu’on trouve souvent chez les concurrents directs (Pro Breeze, Olimpia, De’Longhi). D’autre part, le “38 dB” est généralement un chiffre optimiste (mode discret / conditions idéales) ; à plein régime, des modèles comparables se situent plutôt autour de ~41–48 dB, donc la perception en pièce de vie peut changer du tout au tout. Enfin, comme souvent, le 20 L/jour est une valeur de labo mesurée sous conditions normalisées (température/hygrométrie élevées) : en usage réel, on s’attend à des performances moins spectaculaires.

Composants du Dreo 512S : un pack qui va au plus simple

Là, on est sur un unboxing très “essentiel” : le déshumidificateur (avec son bac déjà en place) occupe l’essentiel du carton, calé pour encaisser le transport. Côté guide papier, Dreo fournit la base pour démarrer vite : un guide de démarrage rapide et un manuel utilisateur au cas où quelque chose vous échapperait concernant l’appairage avec l’application. Mais point d’inquiétude : il se réalise très intuitivement et en quelques minutes à peine !

Dreo 512 composants
Le câble d’alimentation mesure 150 cm. Dreo recommande de ne pas utiliser de rallonge.

L’accessoire le plus utile, c’est le tuyau de drainage (150 cm) livré d’origine : il permet de basculer en évacuation continue (vers un siphon/une bonde au sol), histoire d’éviter les vidanges répétées quand l’air est vraiment humide. La notice précise aussi qu’on peut utiliser un tuyau “type jardin” (GHT 25,4 mm) si l’installation l’exige. Toutefois, celui-ci, lui, n’est pas inclus !

Design et ergonomie : plusieurs bons points pour le Dreo

Le premier point que l’on apprécie sur le Dreo 512S, c’est sa compacité : avec une base réduite, il se glisse facilement dans une buanderie, une chambre ou un coin de salon sans encombrer la circulation. L’habillage, annoncé en plastique, reste sobre, avec une lecture digitale claire et des informations visibles d’un coup d’œil. Autre bon choix de conception : la sortie d’air par le haut. C’est généralement plus adapté dans un intérieur, car le flux se diffuse mieux dans la pièce (et limite les situations où l’air est projeté directement contre un meuble ou un mur), ce qui aide aussi lorsque l’appareil sert en renfort pour le séchage du linge. Petit bémol plus anecdotique : le système de rangement du câble n’est pas le plus pratique.

comparaison câble d'alimentation Duux et Dreo
Le Bora 20L (à gauche) est doté d’un câble blanc, moins épais avec un meilleur système de rangement à l’arrière de l’appareil.

Avec ses roulettes intégrées et sa poignée de transport repliable, ses 12,4 kg ne posent pas de vrai problème au quotidien : on le déplace sans effort d’une pièce à l’autre. Le bac de 3,4 L se retire par l’avant et intègre une poignée pour la vidange. À l’arrière, on retrouve un filtre lavable accessible derrière la grille (avec rappels d’entretien via l’appareil et l’application). À noter enfin une différence de positionnement par rapport à certains concurrents : pas de filtre à charbon (contrairement au BORA 20 L), ce qui signifie qu’il ne vise pas spécialement le traitement des odeurs, mais bien la déshumidification “pure”.

Dreo 512 bac sorti
Il suffit de tirer dessus par les flancs

Enfin, le panneau de commandes comprend une rangée de touches tactiles, bien identifiables par pictogrammes : Marche/Arrêt, Mode (bascule entre Auto et Continu), Vitesse de ventilation (réglable sur 3 niveaux), puis les touches + / – pour ajuster soit la cible d’humidité, soit la durée du minuteur.

Dreo 512 vu de dessus avec panneau de commandes
De droite à gauche : allumage, mode, vitesse, programme, affichage et verrouillage ! Facile !

Nota Bene : le bouton “ventilation” cache une fonction pratique : un appui long 5 s réinitialise l’alerte “filtre à nettoyer”.

Le mode Auto permet de régler une consigne de 30 à 85 % (par pas de 5 %), et l’appareil s’arrête une fois l’objectif atteint ; en Continu, il tourne sans consigne jusqu’à arrêt manuel ou bac plein. Le minuteur va de 0 à 24 h (arrêt/démarrage automatique selon le cas) et un appui long 5 s lance l’appairage Wi-Fi. Le Dreo ajoute aussi un bouton pour éteindre l’affichage LED (utile la nuit) et un verrouillage enfant (appui long 3 s, affichage “LC”).

Dreo 512 verrouillage locked
LC pour locked

Enfin, l’écran donne un bon retour d’état :

  • icônes Auto/Continu ;
  • bac absent/plein ;
  • la connexion Wi-Fi
  • le timer
  • le verrouillage enfant
  • état du filtre
  • choix de la vitesse de ventilateur
  • repères % humidité / heures

Point technique : déshumidificateur à compresseur

Le Dreo 512S appartient à la famille des déshumidificateurs à compresseur (technologie “réfrigération”), c’est-à-dire le format le plus courant sur les machines domestiques autour de 16–20 L/jour. Cette technologie est très pertinente en pièce chauffée, avec un bon compromis débit de déshumidification / consommation… mais elle a une contrepartie : le froid. Quand la température ambiante baisse, du givre peut se former sur les échangeurs, ce qui réduit l’efficacité et peut provoquer des phases de pause.

Dreo prévoit d’ailleurs un dégivrage automatique, donné pour 15 à 20 minutes lorsque du givre apparaît, et indique qu’en dessous d’environ 5 °C, la pièce est trop froide et qu’il faut la réchauffer. En outre, les compresseurs font souvent plus de bruit et de vibrations qu’un petit modèle thermoélectrique (Peltier).

Installation et connexion : RAS !

Pour l’installation, Dreo reste très “plug & play”, avec quelques précautions de bon sens. La notice insiste sur le fait de laisser l’appareil debout au moins 6 heures avant la première utilisation (et, plus généralement, de le transporter verticalement). Ensuite, on le pose sur un sol stable et parfaitement plat, en évitant les recoins : prévoyez au moins 20 cm de dégagement autour pour que l’air circule correctement (le manuel évoque même jusqu’à 30 cm). Enfin, le Dreo est pensé pour fonctionner dans une plage domestique classique : 5 à 32 °C (et humidité relative élevée possible, jusqu’à 95% selon la notice), mais il n’est pas destiné aux pièces “trempées” type salle de bain.

Dreo application appairage
Vous aurez à peine le temps de voir ces écrans !

Côté mise en service, vous choisissez entre la vidange “classique” par bac et le drainage continu. Le bac se retire par l’avant, avec une recommandation simple : attendre quelques minutes après l’arrêt avant de le sortir pour limiter les éclaboussures. Si vous optez pour l’évacuation continue (idéal en cave/buanderie), vous n’aurez qu’à retirer le capuchon du drain arrière, enlever le bouchon en caoutchouc, puis raccorder le tuyau (le “gros” côté, avec silica gel) vers un siphon au sol

Nota Bene : le point d’évacuation ne doit pas être plus haut que la sortie d’eau de l’appareil !

La partie connexion est dans l’air du temps : on télécharge l’app Dreo (QR code / store), puis l’assistant dans l’app guide l’ajout de l’appareil et, ensuite, l’intégration Alexa/Google Home (avec création de compte requise pour les assistants vocaux).

Dreo application exploration
Toujours la petite mise à jour du firmware avant d’utiliser l’app !

Pour mettre le déshumidificateur en mode appairage, la notice indique de maintenir le bouton Timer 5 secondes jusqu’à ce que l’icône Wi-Fi clignote, puis d’ajouter l’appareil dans l’app. si ça coince, Dreo rappelle que la connexion se fait en 2,4 GHz uniquement (pas de 5 GHz), que les réseaux masqués posent problème, et que certains réglages routeur (ex. WPA3) peuvent bloquer l’appairage !

Nota Bene : l’application n’est pas du tout obligatoire pour se servir de ce modèle, mais c’est plus pratique pour programmer l’appareil et relever le taux d’humidité au cours de la journée.

Application Dreo : utilisation non obligatoire mais justifiée !

C’est exactement ce que l’on cherche avec les appareils connectés, non ? Faible dépendance à l’application, mais une vraie plus value si on choisit de l’utiliser. À cet égard, on y trouve :

  • un bouton de mise en route/extinction
  • la programmation horaire/hebdomadaire
  • le taux d’humidité mesuré en temps réel
  • un rappel de nettoyage du filtre
  • le partage d’utilisateurs
  • un contrôle vocal (Alexa ou Google Assistant)
  • un rapport d’utilisation (jour/semaine)
  • le réglage de l’humidité cible
  • 3 modes (auto/continu/personnalisé)
  • 3 vitesses pour le ventilateur
  • le verrouillage enfant
  • le manuel d’utilisation numérisé

En mode auto, le Dreo lancera la déshumidification jusqu’à atteindre le taux d’humidité paramétré sur la machine ou dans l’application, après quoi il s’arrête provisoirement. En mode continu, il poursuit sa tâche sans relâche, quel que soit le degré d’humidité ambiante. Enfin, le mode personnalisé (exclusif à l’app) permet de viser un taux d’humidité différent en fonction de la température de la pièce. Par exemple, vous pouvez lui demander de maintenir l’humidité à 50% à <20°C, de la baisser à 45% entre 20 et 25°C, et de la mettre à 40% au-delà de ces valeurs.

Dreo application programmation
La programmation est granulaire et pourtant très intuitive. Un beau travail d’UI/UX !

Quant à la programmation, elle est très intuitive et flexible ! On peut ajouter, à la minute près, des horaires d’allumage et d’extinction autant que l’on veut et les appliquer au jour que l’on veut selon un rythme hebdomadaire. Dans notre cas, il est intéressant de ne l’activer qu’aux heures creuses, c’est à dire entre 12h22 et 15h52 la journée, et entre 3h22 et 7h52 la nuit.

Nota Bene : on peut ajuster les paramètres pour chaque tranche horaire au cours de laquelle le Dreo est censé fonctionner (mode, taux d’humidité visée et vitesse du ventilateur).

Déshumidification au quotidien : efficace selon nos pratiques

Bien sûr, nous n’avons pas pu tester le Dreo dans toutes les conditions pour connaître l’étendue de son efficacité, avec, par exemple, un taux d’humidité tropical en permanence dans toute la maison. Néanmoins, nous l’avons testé plusieurs jours dans notre grand salon ouvert de 45 m² là où sèche notre linge et dans notre petite salle de bain de 4 m² après une bonne douche brûlante, avec la fenêtre volontairement fermée et la ventilation volontairement coupée.

Hygrostat et mesures : humidité surestimée ?

C’est le point un peu nébuleux (voire négatif) de l’appareil : difficile de connaître le degré de précision de son hygromètre. Certes, celui-ci est annoncé avec une marge d’erreur de 5%. C’est à la fois peu et beaucoup. En effet, si vous réglez votre taux d’humidité à 40%, et que l’appareil considère que vous êtes à 44% alors que vous êtes sous la barre des 39%, la machine s’active pour rien et rend l’air un peu trop sec.

D’autre part, nous avons remarqué qu’il pouvait afficher une valeur supérieure à 60% alors qu’il est allumé mais désactivé, puis descendre spectaculairement de 5 points en moins d’une minute, et passer sous les 50% en moins de dix. À ce titre, le plus gros écart observé en un quart d’heure a été de 18 points (69% à 51 %)…

Dreo application réglages
Le mode personnalisé est assez sophistiqué mais facile à prendre en main !

Enfin, en comparaison avec un autre hygromètre situé à un mètre d’écart (modèle d’entrée-de-gamme), il affiche toujours une valeur supérieure de 5 à 10 points, même si, à mesure du processus de déshumidification, les valeurs affichées par les deux appareils baissent à peu près au même rythme. C’est un vrai bémol quand on aime s’en référer aux chiffres. Heureusement, nous aurons d’autres indicateurs à mettre en valeur pour attester de son efficacité réelle !

Séchage du linge : une assistance appréciable !

L’idée est assez simple : activer le Dreo en mode automatique pour garder l’humidité autour des 45% dans le salon, alors que sont entreposés deux étendoirs à linge. On laisse ainsi l’appareil en mode auto pendant 24 heures, avec une ventilation à vitesse intermédiaire (2/3), tandis que le chauffage est réglé à 18°C seulement. Initialement, l’hygromètre mesure 62% d’humidité, puis passe presque instantanément à 58% une fois la ventilation activée. Ensuite, il met une heure à atteindre les 50%, puis il va péniblement aller chercher les 45% en faisant le yoyo pendant les heures qui suivent.

Dreo 512 maintenance

Le lendemain, nous récupérons un bac au deux tiers plein, soit 2,5L en tout. Le linge, qui normalement met plus d’une trentaine d’heures à sécher en hiver, peut-être retiré au bout d’une vingtaine. Pour nous, cinq observations s’imposent :

  • si l’on suit les mesures de l’hygromètre, l’humidité baisse assez rapidement ;
  • on récupère une quantité d’eau non-négligeable en peu de temps ;
  • le linge sèche significativement plus vite ;
  • plus le taux d’humidité baisse, plus il baisse lentement ;
  • pour atteindre les 20L/jour, il faudrait des conditions extrêmes, soit 24h façon hammam (le manuel indique 20 L/jour à 30°C et 80% HR avec des performances moindres en pièce froide) !

Notre expérience dans la salle de bain va corroborer nos impressions !

Salle de bain « sans » fenêtre après la douche : un vortex anti-humidité

Dans une pièce beaucoup plus humide comme la salle de bain close après une longue douche chaude, le Dreo va détecter 85% d’humidité au maximum.

Nota Bene : cette partie du test est effectuée hors recommandation Dreo, mais pour le challenger un peu sur un taux d’humidité élevé, il fallait bien trouver une combine ! Par ailleurs, si le sol n’est pas détrempé et si aucune projection d’eau n’atteint l’appareil, tout se passe bien. Notre conseil est donc de l’employer uniquement quand personne n’est en train de prendre son bain ou sa douche, et de vérifier qu’aucune flaque ne jonche le sol.

Quand on l’active en mode continu et à vitesse maximum, il perd près de 10 points dans les dix premières minutes, puis passe de 75% à 60% en un peu moins d’une heure (la buée sur le miroir a disparu). Encore une heure plus tard, et le voilà à 55%, puis il va lentement descendre jusqu’à 46% lors de la troisième heure. Si on l’active ainsi sur trois heures (mode continu, vitesse 3) après trois douches bien espacées sur 24 h, on récupère de nouveau environ deux tiers de son réservoir.

De manière assez évidente, il en ressort que :

  • plus une pièce est petite, plus l’humidité est aspirée rapidement ;
  • le mode continu n’assèche jamais déraisonnablement l’air (difficile, de passer sous les 40%, du moins en hiver) ;
  • c’est un excellent moyen de déshumidifier rapidement une pièce sans fenêtre.

Nota Bene : pour toutes les valeurs exprimées par l’hygromètre intégré, retirez systématiquement 6 ou 7 points pour avoir la valeur de l’hygromètre témoin.

Niveau sonore : c’est plus que supportable

Nous ignorons comment les mesures du fabricant ont été faites (38 dB), mais nous n’avons pas obtenu les mêmes résultats du tout ! Comme avec les robots aspirateurs, nous avons positionné le sonomètre à un mètre de l’appareil en fonctionnement. Le niveau sonore est directement et exclusivement lié à la vitesse de ventilation choisie : 65 dB en vitesse 1, 69 dB en vitesse 2, et 72 dB en vitesse 3.

Cela étant, le bruit n’est pas de nature à frotter l’oreille. C’est un souffle régulier au fréquences relativement basses, que l’on oublie assez vite. On ne dormirait pas forcément dans la même pièce sans boules quies, mais il n’est dérangeant ni pour travailler, ni pour écouter de la musique, ni pour le voisin du dessous, même s’il s’active en pleine nuit (contrairement à une machine à laver qui vibre contre le sol pendant la phase de séchage).

Consommation électrique : promesse parfaitement tenue !

Nous avons mesuré sur deux heures complètes de fonctionnement, avec une prise connectée Tapo-Link, la consommation du Dreo en automatique (vitesse 2) et en continu (vitesse 3). Au bout de la première heure (premier cas de figure), il n’a dépensé de 0,218 kWh. Au bout de la seconde (deuxième cas de figure), sa consommation a atteint les 0,327 kWh. En somme, les 0,35 kWh annoncés se situent dans une fourchette haute d’utilisation.

Dreo consommation
Attention à ne pas le laisser tourner tout le temps non plus !

En conséquence, dans un environnement raisonnablement humide, on peut vraiment optimiser le coût énergétique du Dreo, notamment via les réglages et la programmation.

Entretien et maintenance : y a rien à faire (enfin si, un peu quand même)

Si on n’utilise pas le tuyau, seulement deux tâches vous incombent : vider le réservoir (dans les plantes, si possible) et nettoyer le filtre toutes les 600h de fonctionnement. Le bac à eau est muni d’une poignée, et les 3,4L ont l’avantage de ne jamais être trop lourd à porter, même s’ils appellent à être changés régulièrement. À cet égard, si l’appli prévient lorsque le réservoir est plein, elle n’en communique pas le niveau en temps réel.

Dreo 512 réservoir sorti
Au moins, il n’est jamais très lourd !
Dreo 512 arroser les plantes avec l'eau
On aurait bien aimé un bec verseur !

Tandis que pour le filtre, elle donne le compte à rebours : on sait qu’il nous reste tant d’heures avant de devoir passer un coup dessus. Néanmoins, nous avons remarqué que de la poussière était déjà accumulée sur la grille, environ 150 heures avant l’échéance prévue. Nous recommandons donc d’agir dès que la situation devient visuellement critique, indépendamment de ce que dit l’application, laquelle ne s’en tient qu’à une estimation approximative.

Dreo 512 filtre sorti
Avant le test…
Dreo 512 filtre sale
Après 460 heures…

La procédure est simple : on éteint et on débranche l’appareil, puis on retire la grille à l’arrière pour accéder au filtre. S’il est juste un peu gris, un rinçage léger suffit ; s’il est chargé, la notice conseille de l’immerger dans de l’eau tiède et de rincer plusieurs fois. Ensuite, on le laisse sécher complètement avant de le remonter ; il s’agit simplement de le clipser à l’arrière.

Dreo 512 tuyau

Enfin si vous choisissez l’option drainage continu, la mise en place du tuyau est tout aussi “bête et méchante” : à l’arrière, on retire le capuchon de sortie d’eau, puis on enlève le bouchon en caoutchouc (un petit filet d’eau peut s’en échapper, c’est normal). On emboîte ensuite le gros bout du tuyau (celui avec le silica gel) sur l’orifice, puis on dirige l’autre extrémité vers un siphon au sol, en veillant à ce que le tuyau reste sans pli ni coude et, surtout, que le point d’évacuation ne soit jamais plus haut que la sortie d’eau du déshumidificateur.

Nota Bene : si vous repassez en mode “bac”, pensez à remettre le capuchon côté drain, sous peine d’éponger des flaques !

Pour qui ? Et meilleur que qui ?

Le Dreo 512S (disponible à environ 200€) s’adresse surtout à ceux qui veulent un déshumidificateur “de vie quotidienne” plus qu’un appareil de cave : salon avec séchage du linge, salle de bain après la douche, circulation d’une pièce à l’autre, et une utilisation qui gagne à être programmée (heures creuses, plages horaires, consigne d’humidité). Dans ce scénario, il a du sens : on profite d’un pilotage simple, d’une conso plutôt raisonnable, et d’une capacité de collecte suffisante pour constater un vrai effet rapide.

Dans la famille des 20 L/jour milieu de gamme (150–300 €), le 512S constitue une proposition moderne et connectée, mais avec des compromis très lisibles. Face aux modèles “utilitaires” à grand bac comme le Pro Breeze 20 L (jusqu’à 5,5 L et un bruit max souvent donné autour de 48 dB), le Dreo mise davantage sur l’expérience (appli, automatisations), au prix d’une logistique de bac plus fréquente… On le préfère à un Midea 20 L, souvent positionné sur une surface similaire (autour de 37 m²) avec un réservoir plus petit (environ 3 L selon les versions) et une puissance électrique annoncée plus élevée. Certes, son fonctionnement est encore plus simple, mais ce n’est pas un critère sur lequel Dreo manque à l’appel, puisque les fonctionnalités disponibles n’ont rien d’obligatoire.

comparaison Duux Bora et Dreo filtre à charbon
Le Bora 20 L (à gauche) intègre un filtre à charbon et offre un réservoir de 4L.

Enfin, face au Duux Bora 20L (à plus de 300 €), que nous avons testé ici, on reste sur une capacité annoncée de 20 L/jour, mais le Bora vise un périmètre légèrement supérieur (40 m²), avec un débit d’air de 230 m³/h, et un réservoir de 4 L. Certes, le Bora est également plus lourd (14,5 kg) et propose uniquement 2 vitesses de ventilation ; néanmoins, il se dote d’un filtre à charbon pensé pour limiter certaines odeurs en plus de l’humidité ! Malgré ces quelques points de supériorité, nous pouvons affirmer que le Dreo offre un meilleur rapport qualité/prix !

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Test Navimow H2 Series (H206, H210, H215, H230) : le milieu de gamme fiable de Segway ?

test navimow h2 h210

Nous avions déjà testé la Navimow X330 il y a quelques mois : un modèle relativement cher (près de 3 000 €), capable de couvrir jusqu’à 3 000 m2. Que vaut le compromis pour les terrains de 1 000 m2 maximum ? Nous testons la nouvelle série H2 (2026) !

Bien connu pour avoir popularisé le gyropode au début des années 2000, Segway a depuis opéré un virage stratégique vers la robotique domestique au sein du groupe Segway-Ninebot. Fondée en 1999 par l’inventeur Dean Kamen puis rachetée par Ninebot en 2015, la marque a capitalisé sur son expertise en capteurs, stabilisation et motorisation électrique pour concevoir des produits plus accessibles et plus utiles au quotidien. Cette trajectoire explique pourquoi un acteur historique de la mobilité se retrouve aujourd’hui parmi les locomotives de la tonte autonome.

Navimow H210 dans son carton
L’emballage est sécurisé, ça commence bien ! 

Dans ce contexte, la série Navimow H2 (206, 210, 215 et 230) est vantée comme l’une des propositions les plus abouties de tondeuses « sans fil périphérique ». Elle s’appuie sur un positionnement RTK (EFLS) pour une précision centimétrique, un guidage par trajectoires planifiées, et un capteur VisionFence à IA pour reconnaître obstacles et situations complexes. La Navimow H210 est-elle à la hauteur de son aîné de la gamme X3 ? C’est ce que nous nous efforcerons de commenter tout au long de ce nouveau test !

Caractéristique TechniquesNavimow H210
Dimensions62,36 x 44,5 x 29,5 cm
Poids 15,65 kg
Surface recommandée1000 m2
Temps de tonte par charge110 min
Couverture de tonte par charge190 m2
Largeur de coupe22 cm
Hauteur de coupe2-7 cm
Capacité de franchissement de penteà l’intérieur de la zone de tonte : 24°
en bordure : 14°
Disque de lames6 lames pivotantes (2600 tours/min)
BatterieLithium-ion 5,1 Ah
Temps de charge70 min
Volume sonore60 dB
Température de fonctionnement recommandé : 10-35°C
max : 0-40°C
Température de stockagerecommandé : 10-35°C
max : -20-50 C°
Indice d’étanchéitéIP66
GarantieRobot : 3 ans
Batterie : 2 ans
Prix (H210)1799€.

Le Navimow H210 est déjà prometteur sur plusieurs points : 110 min de tonte pour 90 min de recharge annonce un bon ratio disponibilité/charge. Le disque de coupe de 22 cm est assez large, tandis que les 6 lames pivotantes à 2 600 tr/min laissent espérer une coupe régulière. Le niveau sonore de 54 dB et la certification IP66 plaident pour un usage discret et un nettoyage sans stress. La gestion des pentes jusqu’à 24° est très correcte, et la garantie de 3 ans (2 ans pour la batterie) rassurent sur la tenue dans le temps.

À surveiller néanmoins : la couverture de 190 m² par charge semble modeste pour une surface cible de 1 000 m², ce qui impliquera plusieurs cycles et une planification fine. La limite à 14° en bordure peut compliquer les abords pentus. Enfin, avec 15,35 kg à déplacer, la manutention et l’hivernage feront grincer quelques lombaires.

What’s in the box ? Navimow a fait au plus simple

Unboxing Navimow H210
Le manuel d’utilisation est plutôt maigre…
  • 1 robot-tondeuse
  • 1 dock de charge
  • 18 lames de rechange + vis
  • 7 attache-câbles
  • 4 vis auto-foreuses
  • 1 clé allen
  • 1 chargeur
  • 1 rallonge (7 m)

Nous voilà avec un packaging minimaliste avec le robot, sa station et l’alimentation, épaulés par une rallonge de 7 m pour placer le dock où il convient. Les 18 lames (soit trois jeux) avec vis constituent une réserve confortable pour la saison. Les sept attache-câbles et les quatre vis auto-foreuses assurent un cheminement propre et une fixation solide de la base. On regrettera simplement l’absence d’un abri façon Terramow (dont on peut dire qu’il est son concurrent direct !) et d’accessoires de nettoyage dédiés.

Design et ergonomie : l’originalité est au rendez-vous

Navimow H affiche une silhouette ramassée et proprette : capot nervuré, teinte sombre et arêtes arrondies qui inspirent la robustesse. Sa teinte gris anthracite/noir qui camoufle bien la saleté, capot galbé, arêtes arrondies, parements sobres. Les touches orange — liserés, marquages, zones fonctionnelles — réveillent l’ensemble sans ostentation : on repère vite la machine dans l’herbe et on identifie intuitivement poignées et commandes.

Navimow H210 vu de côté
Le cylindre sur le côté ne semble pas avoir de fonction spécifique, à part être décoratif.
Navimow H210 vu de derrière
On bénit la poignée quand on doit soulever les 15 kg de la bête.

La carrosserie en polymère (IP66) – promettant une bonne résistance aux projections et au nettoyage – évite le « pavé roulant » façon Anthbot/TerraMow/A1 Pro, tout comme l’esthétique « voiture de course » chère à Sunseeker, Mammotion ou certains Husqvarna.

Navimow H210 vu de dessous
On retrouve la même protection sur le disque de lames que le X330.

Sous le capot, la panoplie de capteurs est dans l’air du temps : positionnement EFLS/RTK, et surtout le module VisionFence (caméra + IA) logé en façade pour reconnaître obstacles et situations ambiguës. La base technique repose sur une traction arrière (deux grandes roues crantées) et, déjà mentionné plus haut, un plateau à six lames. Des capteurs de soulèvement/renversement et un détecteur de pluie et de luminosité complètent le tableau.

Navimow H210 panneau de commande
On n’a presque plus besoin de l’appli : un détail qui peut plaire à plein de gens, comme le laisse supposer la campagne pour le Racoon 2 SE !

Enfin, le panneau de commande permet de lancer une tonte sans smartphone : un afficheur à segments indique le pourcentage de progression, l’état/batterie et les codes PIN/erreur, tandis que des boutons dédiées (MOW, HOME, OK) gèrent les actions rapides. C’est utile pour dépanner, récupérer la machine ou valider un PIN sur place ; l’app reste le centre nerveux du reste. À titre de comparaison, l’approche du V1000 est très app-centrée.

Les différentes vues du Navimow H210 : droite, gauche, devant, au-dessus.

Installation : la formule plug and play fonctionne à merveille !

Comme tous les robots-tondeuses dont l’antenne RTK est intégrée à la station, la Navimow H210 est d’une simplicité élémentaire à installer. D’abord, on choisit l’emplacement du dock de charge — surface plane et dégagée — puis on y branche la machine. On télécharge l’application Navimow (iOS ou Android), on se crée un compte, et on procède à la connexion Bluetooth/Wi-Fi. 

Navimow H210 sur son dock
Le dock est léger et stable. Une LED verte indique qu’il est branché correctement.

Nota Bene : Segway offre un abonnement d’un an à la 4G, renouvelable à un prix encore non communiqué. Pour rappel, les tarifs concernant la X330 étaient de 29,99 € pour un an, 59,80 € pour deux ans ou 89,70 € pour trois ans).

Il faudra prendre bien cinq minutes pour activer et installer les mises à jour OTA, et laisser la machine se recharger au maximum. Et vous voilà déjà parés pour la cartographie !

Application : une interface bien pensée

L’application reprend le thème orange et gris de l’appareil et offre une prise en main plutôt rapide avec un panneau de commandes, les réglages de la map, un raccourci vers le mode téléguidé, un onglet pour les notifications et un menu pour les fonctionnalités avancées.

Appli Navimow application mise en place
L’appli est intuitive et réactive.

Ces dernières sont réparties en plusieurs catégories : tonte, navigation, protection, maintenance, application, etc.. Les utilisateurs y trouveront les paramètres suivants :

  • Création de carte personnalisée
  • Gestion multi-zones
  • Plannification de tonte par zone
  • 3 modes (silencieux, standard, efficace)
  • Hauteur de coupe
  • Direction de tonte
  • Coupe en bordure
  • Mode téléguidé
  • Renvoi à la base
  • Relocalisation de la base
  • Modifications du VisionFence
  • Adaptation aux conditions météo
  • Système de contrôle de traction
  • Historique de tonte
  • Suivi d’usure des lames et du châssis
  • Notifications et alertes personnalisables
  • Anti-vol (alertes, géolocalisation, etc.)
  • Code PIN (avec déverrouillage Bluetooth)
  • Tonte la nuit
  • Intégrations vocales : Google Assistant et Alexa
  • Réglages de la voix et de l’éclairage
  • Mises à jour OTA via Wi-Fi/4G

Ce n’est pas la liste la plus complète des fonctionnalités existantes sur les robots-tondeuses mais il y a déjà de quoi faire. On peut d’ailleurs saluer le quadruple système antivol : suivi GPS, alarme de géorepérage, alarme de soulèvement et compatibilité Apple Find My. Même éteinte ou hors ligne, elle reste localisable. Lorsqu’elle détecte votre smartphone à proximité, elle déverrouille automatiquement les sécurités. Concernant les autres fonctionnalités, nous verrons plus avant où Navimow peut ajouter des manettes intéressantes pour l’utilisateur.

Cartographie : on n’a (presque) plus rien à faire !

Tout comme la V1000 de Terramow, qui en devient sa concurrente directe, la H210 nous propose de procéder à une cartographie automatique. Si votre dock est déjà sur la pelouse, la tondeuse part en vadrouille instantanément. Sinon, vous devrez tracer un passage via le mode télécommandé jusqu’à la zone de tonte. Quoi qu’il en soit, l’appareil a dessiné une carte couvrant toute la superficie de tonte en quatre minutes. 

Nota Bene : cette année, GeoSketch™ a été amélioré avec une cartographie en couleur plus réaliste, offrant une représentation détaillée du jardin et une fonction d’édition de la carte plus claire et intuitive.

Appli Navimow application cartographie
Comme pour Terramow, on aurait apprécié la possibilité de tourner la map toute en longueur.

C’est fort appréciable, mais à l’heure actuelle, nous n’avons pas encore vu de robot-tondeuse capable d’identifier les gros obstacles et de les placer spontanément sur la map : trou, arbre, buisson ou mobilier de jardin… Cet axe d’amélioration pourrait s’inspirer des aspirateurs-robots de pointe, lesquels identifient de mieux en mieux les lits, les canapés, les coins animaux, et même les multiprises bourrées de fils ! 

Appli Navimow modifier la cartographie
Il estime la surface de tonte à 173 m2, là où Terramow avait trouvé 154 m2.

En conséquence, nous avons dû ajouter des zones interdites en les traçant nous-même, afin d’éviter à la machine de s’aventurer dans une barrière végétale inhospitalière. Cela ne nous coûte pas plus de six minutes supplémentaires, grâce à un téléguidage stable et ultra intuitif. Enfin la personnalisation implique :

  • renommer une zone de travail
  • ajouter une zone de travail
  • modifier les limites de la zone
  • fusionner/diviser des zones
  • choisir la hauteur de coupe
  • choisir l’angle de tonte
  • ajouter des zones interdites
  • ajouter un corridor entre deux zones
  • créer un motif
  • configurer les bordures

Navigation : un système sophistiqué

La Navimow H2 repose sur un système de navigation EFLS LiDAR+ à triple fusion (LiDAR à semi-conducteurs haute résolution, Network RTK et vision). Le LiDAR scanne près de 200 000 points par seconde, jusqu’à 70 m de portée, avec une fréquence d’environ 20 Hz, ce qui génère un nuage de points 3D ultra-dense pour un positionnement au centimètre près, y compris de nuit ou sous des arbres denses. La tondeuse bascule en 1 ms d’un mode de positionnement à l’autre pour rester stable dans les passages étroits (≈70 cm), sur les pelouses ouvertes ou sur les pentes jusqu’à 24°, aidée par un contrôle électronique de stabilité qui limite le risque de dérapage.

Appli Navimow application réglages
Plusieurs fonctionnalités avancées sont à aller chercher dans le menu.

Cette cartographie 3D alimente GeoSketch : le jardin est transformé en carte interactive dans l’app, où l’on définit limites, îlots et zones interdites par simple glisser-déposer. En navigation, le H2 segmente automatiquement les zones complexes, planifie des trajectoires optimisées en bandes et s’appuie sur son LiDAR pour détecter très tôt les obstacles (objets de l’ordre du centimètre, structures basses ou suspendues, animaux) tout en conservant une zone de sécurité d’environ un mètre autour de lui.

Sur le terrain : un potentiel à transformer

À la première tonte (70 mm de hauteur), tout se passe à peu près normalement. Avec le mode “bordures” activé, la tondeuse passe trois fois le long des limites de la zone de travail, et une fois autour des zones interdites. Ensuite, elle poursuit son chemin en suivant un trajet en “S”, suivant plus ou moins la direction de tonte configurée au préalable.

C’est quand nous avons baissé la hauteur de la lame à 20 mm que nous avons rencontré quelques problèmes. En premier lieu, la Navimow H210 a commencé à se bloquer sur des racines à peine sorties du sol. En effet, le disque descendant relativement bas, les roues finissaient par perdre contact avec l’herbe en passant sur les rigides renflements végétaux.

La petite racine qui dépasse du sol : un régal !

Plus tard, elle a eu besoin de notre aide lorsqu’elle devait reculer sur une pente en bordure ou des coins où la terre friable. À ces déconvenues, trois solutions nous sont offertes : activer le système de traction amélioré dans l’application pour stabiliser la machine, modifier légèrement les limites de la cartographie, enfin lever quelque peu la hauteur de la coupe sur terrain complexe (25 ou 30 mm minimum). En général, une tonte à 40 ou 50 mm suffit si on n’est pas sur un green de golf.

Nota Bene : quand elle se repositionne, la tondeuse interrompt la rotation du disque, puis émet un petit signal sonore au moment où elle se remet en route.

Ensuite, nous avons trouvé que la tondeuse manquait souvent de petites zones, laissant des touffes d’herbe à l’abandon. Heureusement, elle aura tendance à repasser sur ces coins non traités. On observe néanmoins un hiatus entre la progression sur la carte (en gris foncé) et l’estimation en pourcentage du travail effectué. On se retrouve alors avec des cycles “complets” alors que la map affiche clairement des trous dans la zone de travail. Cela vaudrait bien une mise à jour sous peu pour éviter les frustrations…

Navimow H210 vers le potager
La H210 n’ira pas, elle non plus, entre les bacs à potager.

Enfin, nous avons noté une réactivité à toute épreuve chaque fois qu’un capteur entrait en jeu : retour à la station quand il pleut ou qu’il fait nuit, demi-tour face au chat de la voisine, alarme de soulèvement, et mise en route aux horaires de planification prévus. 

Nota Bene : l’alarme de 85 dB (mesurés à 1 m de distance) ne s’activera pas au soulèvement de l’appareil si nous l’avons déjà fait sonner lors des dix dernières minutes. Une contrainte dont nous peinons à saisir la plus value…

Mode téléguidé : des améliorations bienvenues

Sur le X330, la tonte téléguidée se montrait relativement timide dès que l’appareil rencontrait un brin plus haut que l’autre. Ici, nous avons la satisfaction de nous charger “manuellement”  des petits oublis sans perte de connexion Bluetooth — tant que l’on reste à deux ou trois mètres du robot, ne serait-ce que pour voir où il tond.

Appli Navimow mode téléguidé
Interface intuitive et sécuritaire ! 

L’interface présente un joystick et une gâchette virtuelle pour activer les lames. En outre, elle nous offre trois vitesses de déplacement, et nous permet de choisir la hauteur de lames sans avoir à revenir dans les menus. 

Efficacité de tonte : les six lames font leur effet !

Outre les aléas de la navigation, la tonte en elle-même est satisfaisante. Comme tous les appareils testés jusqu’ici, elle fait du mulching (l’herbe tondue est laissée au sol). La largeur de coupe est plutôt confortable et le robot passe sans problème sur l’herbe humide. L’application recommande vivement de ne pas l’utiliser sur un gazon à plus de 8 cm, sans quoi les lames pourraient s’empêtrer dans une pelouse trop drue. Cela étant, nous les avons vues sectionner des branchettes qui traînaient sans difficulté majeure.

Le résultat est donc bien net, jusqu’aux bordures, où nous observons une marge d’environ 5 cm. À cet égard, l’application ne propose pas de configurer une distance chevauchement sur les limites virtuelles, contrairement à Anthbot. Il faut donc élargir la zone au préalable dans la cartographie pour une bordure propre. En revanche, quand les bords sont physiques (muret, bacs, dalles de pierre surélevées), on devra juste se contenter de cette marge.

Nota Bene : on me dit dans l’oreillette que la fonctionnalité « Extreme Edge Contact » est actuellement en développement. Dans les jonctions entre une zone composée de pelouse et une zone dure, la tondeuse franchira légèrement la limite.

Navimow H210 le long d'une bordure
La prochaine génération de robots-tondeuses proposera-t-elle un module Edge Cut ?

Enfin, le volume sonore n’est pas trop élevé, mais il dépasse légèrement les 60 dB annoncés, même en mode silencieux, selon nos mesures. On tourne plutôt autour des 62 dB, entre les roues et le bruit des lames. À 10 mètres, on n’entend plus qu’un vague bourdon. 

Autonomie, couverture et temps de recharge

L’autonomie n’est pas le gros atout de la Navimow H210, puisqu’elle ne tient que 90 minutes en cours de tonte grand maximum. En outre, la machine s’arrête dès qu’elle arrive à 15% de batterie pour retourner à son dock de charge, ce qui réduit le temps d’autonomie d’au moins dix minutes. L’appareil reprend automatiquement sa course où il en était dès qu’il remonte à 100% de batterie. Or, rien sur l’application ne nous permet de choisir à quel degré de charge interrompre ou poursuivre la tonte. 

Nota Bene : Navimow annonce que cette fonction sera améliorée dès le premier trimestre 2026. Activez bien vos mises à jour OTA !

En mode efficace, la H210 est capable de couvrir 150 m2 en 50 minutes, mais la batterie tombe déjà à plat. En mode silencieux, sur une surface plane avec une herbe moins dense, elle approche les 90 minutes et 175 m2, ce qui reste éloigné des 110 minutes et 190 m2 annoncées par charge. La compensation, pour prétendre à s’occuper d’un terrain de cinq fois cette envergure, c’est la rapidité de charge : 99 minutes pour passer de 0 à 100 %, ce qui est, encore une fois, moins bon que les 70 minutes annoncées mais reste correct. On comptera même plutôt 85 minutes de charge, puisque le robot revient au bercail à partir de 15% de batterie. 

Ainsi, en été — soit environ 16 heures d’ensoleillement — en mode efficace, on peut potentiellement compter sur 7 cycles de tonte. Avec environ 150 m2 toutes les 2h15 en comptant la recharge, on parvient à couvrir 1 066 m2 en une journée. En mars ou en novembre, on comptera sur quatre cycles seulement pour environ 11 heures d’ensoleillement, ce qui équivaut à 600 m2/jour. Bien sûr, on peut tondre convenablement un terrain en deux jours, mais cela suppose que la H210 ne commette pas trop d’oublis, surtout sur un terrain beaucoup plus vaste et complexe que le nôtre ! 

Nota Bene : nous retirons volontairement la tonte nocturne de l’équation, car même si la robotique évite de mieux en mieux les obstacles pour protéger les animaux, la pollution lumineuse affecte quand même la faune.

Maintenance : rien de nouveau de ce côté

En ce qui concerne l’entretien de la tondeuse, on retrouve les gestes habituels : passer un coup de jet d’eau à basse pression sur les roues et sous le châssis, changer les lames quand la tonte perd en efficacité (l’application estime leur degré d’usure), ou encore passer un coup de chiffon doux sur les capteurs quand nécessaire.

Navimow H210 roues de devant
Attention à la retourner sur l’herbe pour ne pas l’abîmer !
Navimow H210 disque de lame
Un cruciforme suffit à changer les lames.

Quant à l’hivernage, point de recommandations à ce sujet dans le manuel ni sur l’application. Nous savons néanmoins que les conditions idéales de stockage sont entre 10°C et 35°C, avec une tolérance élargie à -20 C°.

Appli Navimow application entretien
Le détecteur des intempéries est l’un des plus complets qui existent à ce jour ! Beaucoup se contentent de la pluie et de la neige dans leurs paramètres.

On prendra donc les mesures habituelles, à savoir : 

  • nettoyage du robot et charge à 90% ; 
  • rangement dans un carton à l’abri de l’humidité ; 
  • stockage à l’ombre et à couvert des intempéries dans un garage ou à la cave ;
  • retour sur gazon dès les premières lueurs du printemps (mars-avril).

Accessoires et consommables : on attend les mises à jour !

La boutique Segway demeure minimaliste pour une grande marque, ce qui complique la budgétisation fine des accessoires. À l’heure actuelle, voici ce qu’on a :

  • 12 lames standard : 19,99 €
  • 12 lames durables : 24,99 €
  • rallonge : 29,99 €
  • abonnement 4G : NC

Sur un an, l’impact “conso” reste mesuré. Les 18 lames fournies (3 jeux) couvrent généralement toute une saison dans un usage standard. Idem avec l’abonnement 4G fourni dès le départ. Sur cinq ans, comptez 4 à 6 remplacements de lames par saison (soit 20 à 30 jeux au total). Comme 3 jeux sont fournis, il reste 17 à 27 jeux à acheter, l’équivalent d’environ 9 à 14 packs (12 lames/pack). Côté budget, cela donne environ 180 à 280 € avec les lames standard ou 225 à 350 € avec les lames « durables » — jusqu’à 280 à 480 € en usage intensif. Si besoin, ajoutez la 4G sur 4 années payantes (~30 €/an), soit ≈120 €. Bilan sur 5 ans : ≈300 à 400 € (standard), ≈350 à 470 € (durables), ≈400 à 600 € en intensif — hors abri et hors éventuel remplacement de batterie.

Verdict relatif à la concurrence

Par rapport aux autres modèles Navimow, la série H2 se positionne clairement comme le haut de gamme “techno”. Le H1 reste la porte d’entrée : EFLS 1.0 (RTK + vision), cartographie manuelle et capteur de pluie, pour des surfaces jusqu’à 3000 m² à partir de 1 399 €. La série i2 mise sur le LiDAR + vision, la cartographie automatique et 6 lames, sans antenne à installer, pour 800 à 2000 m². Le H2 reprend ces atouts et les pousse plus loin : EFLS LiDAR+ (LiDAR + NRTK + vision), GeoSketch, “déposer et tondre” et gestion experte des pentes et obstacles.

Face à la TerraMow V1000, la Navimow H210 joue la carte de la précision absolue (RTK + fusion inertielle) et d’un écosystème plus mûr. La V1000, 100 % vision, séduit par son installation ultra simple et un garage inclus, et aligne des réglages “pro” (vitesse d’avancement/rotation des lames, bordures, direction) qu’on aimerait voir chez Segway, pour un tarif souvent plus doux (≈1 199 €). En contrepartie, sa pente max et sa dépendance à la lumière limitent les terrains compliqués.

Face au Luba mini AWD, la H210 est moins “tout-terrain”. Le Luba combine RTK+vision avec quatre roues motrices, six lames et une motricité bluffante sur dévers, au prix d’une antenne à placer et d’un budget plus élevé (souvent ≈1 599 €). Idéal si votre jardin cumule talus, ornières et herbe dense ; la H210 conviendra mieux aux pelouses standard où l’on valorise la discrétion et la simplicité au quotidien.

Enfin, un outsider pertinent : le Dreame A1 Pro, vision + LiDAR, très “app-centré”, rapide à recharger et riche en automatisations (seuil de retour/reprise après charge), positionné à 999 € (1 599 € hors promo). Il bouscule Segway sur l’ergonomie logicielle, mais n’égale pas toujours la précision d’un RTK bien exposé, avec un design compact mais plutôt « tristounet » comparé à la patte cosmétique de Navimow !

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Robots aspirateurs et protocole Matter : compatibilités, fonctions utiles et limites réelles

Aspirateur-robot et hub matter

“Matter” accélère depuis 2025 pour pallier les compatibilités partielles entre appareils domotiques. Sa base commune capable de relier les objets connectés aux grands écosystèmes (Apple, Google, Amazon, Samsung…) sans repartir de zéro à chaque achat séduit de plus en plus de consommateurs…

Pendant longtemps, Matter a surtout concerné des appareils “simples” (ampoules, prises, capteurs). Aujourd’hui, il commence enfin à toucher les produits du quotidien, conçus pour être de plus en plus autonomes. Les aspirateurs-robots sont un parfait exemple : une application dédiée, des commandes vocales parfois limitées, et des scénarios domotiques qui dépendaient d’intégrations plus ou moins stables. Avec l’arrivée progressive de Matter sur ce type de produit, l’utilisateur peut lancer, arrêter ou renvoyer le robot à la base depuis son écosystème principal, l’intégrer proprement à des scènes (“je pars”, “je dors”, “je reviens”), et réduire le risque de se retrouver prisonnier d’une seule plateforme.

Dans ce guide, nous revenons sur ce qu’est Matter, ce que ça change vraiment (et ce que ça ne change pas encore), et surtout comment repérer un aspirateur-robot réellement prêt, au-delà des promesses marketing. Parce qu’entre “compatible”, “bientôt via mise à jour”, “partiellement pris en charge”, et “certifié pour la bonne catégorie”, la différence est énorme, vous en conviendrez…

Matter : le standard qui unifie enfin la maison connectée

Matter, c’est un standard d’interopérabilité pour la maison connectée, porté par la Connectivity Standards Alliance : l’idée est de donner aux objets une “langue commune” pour qu’ils puissent fonctionner plus facilement avec les principaux écosystèmes (Apple, Google, Amazon, Samsung…), sans dépendre d’intégrations fragiles ou de passerelles propriétaires.

Hub Matter posé sur une table
Bientôt la tête pensante de la maison ? © Homey

Le point clé, c’est que Matter est IP-based : il s’appuie sur l’Internet Protocol, comme le web, ce qui le rend naturellement compatible avec les réseaux modernes. Il peut passer par le Wi-Fi ou l’Ethernet (souvent pour les appareils plus “gourmands”), par Thread (un réseau maillé basse consommation, lui aussi basé sur IP), et utilise généralement le Bluetooth LE pour l’appairage et la mise en service.

Nota Bene : Matter n’est pas une application, c’est un ensemble de règles et de profils de compatibilité, une couche commune qui permet aux appareils et aux plateformes de se comprendre.

Côté utilisateur, l’intérêt est simple : acheter un produit compatible Matter, c’est viser une intégration plus “native” dans votre écosystème, avec moins de bricolage ; on se garde des caprices des applications qui limitent l’interactivité entre appareils de marques diverses. Matter introduit aussi des notions importantes comme l’interopérabilité (un même appareil peut être contrôlé par plusieurs plateformes) et le multi-admin (plusieurs “contrôleurs” peuvent gérer le même produit), ce qui devient précieux quand la maison mélange iPhone, enceintes Google, Alexa, etc.

Contrôleur Matter : le rôle du hub, du téléphone et du “fabric”

Dans une maison “Matter”, il faut un contrôleur Matter : c’est l’entité qui enregistre les appareils (lors de l’appairage) et qui les pilote ensuite au quotidien. Ça peut être un hub, une enceinte ou une box toujours allumée, mais aussi parfois un téléphone ou une app qui joue ce rôle selon l’écosystème.

La CSA le décrit comme l’élément capable de contrôler les appareils que l’utilisateur a connectés, et précise qu’il peut y avoir plusieurs contrôleurs sur le même “fabric” (pour la redondance ou la commodité). Dans Apple Maison, par exemple, la logique est très explicite : avant iOS 18, pour ajouter des accessoires Matter, il fallait un home hub. Ce n’est plus obligatoire aujourd’hui, mais cela reste recommandé.

Thread Border Router : indispensable dès que vous avez du Thread

Si un appareil Matter communique en Thread, il ne parle pas directement à votre Wi-Fi : il lui faut un Thread Border Router, c’est-à-dire un appareil qui crée, puis connecte le réseau Thread au réseau IP de la maison. Google le résume simplement : un border router sert de “hub spécial” pour connecter les appareils en créant un réseau Thread, et il devient nécessaire dès qu’un appareil Matter fonctionne en Thread et doit rejoindre le LAN. Apple dit la même chose à sa manière : les accessoires Matter basés sur Thread exigent un hub “Thread-enabled” (HomePod / Apple TV compatibles) ou un routeur Thread tiers.

Wi-Fi vs Thread : lequel est le plus fréquent pour les robots ?

Matter peut fonctionner via Ethernet, Wi-Fi ou Thread (et s’appuie souvent sur Bluetooth LE pour l’appairage, selon le mode de mise en service). Pour les aspirateurs-robots, on rencontre le plus souvent du Wi-Fi, parce que ces appareils échangent des données, reçoivent des mises à jour, et restent généralement sur secteur via leur base. Mais le point important n’est pas “Wi-Fi vs Thread” : c’est de vérifier que le robot est bien compatible Matter pour la catégorie aspirateur-robot, et que votre écosystème a le contrôleur nécessaire.

Ce que Matter permet vraiment sur un robot (et ce qui restera dans l’app)

Sur un aspirateur-robot compatible Matter, l’objectif est de standardiser un socle de commandes que les grandes plateformes peuvent comprendre sans intégration “sur mesure”. Dans la spécification Matter 1.2, le type d’appareil Robotic Vacuum Cleaner peut :

  • démarrer / mettre en pause / arrêter un cycle
  • demander un retour à la base (dock)
  • choisir un mode (aspirer seul, aspirer + lavage)
  • choisir une intensité (silencieux, standard, boost…)

Ce dernier point dépend beaucoup de ce que le fabricant décide d’exposer via Matter et de ce que l’écosystème affiche réellement. Quoi qu’il en soit, s’il rend enfin possible un pilotage cohérent “au quotidien”, mais il ne remplace pas encore l’écosystème logiciel complet d’un robot. Tout ce qui touche à la cartographie avancée, à l’édition fine des zones interdites, aux réglages détaillés de trajectoires, ou à des scénarios de nettoyage très précis reste, dans la plupart des cas, géré dans l’application du fabricant.

Exemple concret : intégration dans Apple Home

Avec iOS 18.4, Apple a ajouté la prise en charge des aspirateurs-robots Matter dans l’app Maison, avec une interface dédiée et la possibilité d’intégrer ces commandes dans des scènes et des automatisations.

Dans les premiers essais rapportés, l’interface propose des actions comme start/stop, le choix entre “Vacuum” et “Vacuum and Mop”, des modes du type “Quiet” ou “Deep Clean”, ainsi qu’un bouton “Send to Dock” (dont le comportement peut varier selon le modèle et son implémentation Matter). Comme évoqué plus haut, l’app Maison couvre les fondamentaux, mais les fonctions avancées (mapping, routes, réglages fins) renvoient encore vers l’appli constructeur.

5 scénarios smart home déjà possibles sur les aspirateurs-robots avec Matter !

Scénario (nom)DéclencheurActions Matter (typique)VariantePré-requis / limites
Maison vide = ménage automatiqueDépart du dernier occupant (option : porte verrouillée)Démarreren mode SilencieuxModes/intensité selon le modèle / Intégration d’une serrure connectée
Je rentre = le robot s’effaceArrivée / ouverture porte / désarmement alarmePause + DockAnnonce vocale “Robot au garage !”Intégration d’une serrure connectée
Après le dîner = un petit coup dans la cuisine et/ou dans la salle à mangerScène “Fin de repas” / lumières cuisine offDémarrer (option : Vacuum & Mop)Lancer seulement si la maison est videIntégration d’une lumière connectée / on n’a souvent accès qu’à un nettoyage global
Mode sieste du bébéScène “Sieste” / “Ne pas déranger”Pause ou DockAutoriser une fenêtre « aspiration silencieuse »Les conditions horaires dépendent de la plateforme
Réunion / appel = silenceDébut de réunion / appel / sonnettePause + DockReprise auto 30 min après et/ou quand la maison est videIntégration d’un calendrier et/ou d’une sonnette dans l’écosystème

Matter “version par version” : pourquoi c’est crucial pour les aspirateurs-robots

Chaque version de Matter ajoute (ou précise) des catégories d’appareils. Résultat : un écosystème peut très bien dire “nous supportons Matter”, tout en ne gérant qu’une partie des types d’appareils Matter. C’est exactement pour cela qu’un produit peut être “Matter” sur le papier, mais rester absent (ou limité) dans l’application domotique que l’on utilise au quotidien (sauf mise à jour imminente). De 2022 à 2025 trois versions majeures ont vu le jour :

  • 04 oct. 2022 : lancement officiel du standard Matter 1.0
  • 23 oct. 2023 : Matter 1.2 ajoute de nouvelles catégories, dont les robots aspirateurs (“Robotic Vacuum Cleaners”).
  • 20 nov. 2025 : Matter 1.5 ajoute les supports caméras, fermetures et capacités énergie.

Pour les aspirateurs-robots, le vrai jalon est Matter 1.2, qui introduit officiellement le type d’appareil Robotic Vacuum Cleaner (ID 0x0074) dans la “Device Library” de Matter, dont nous décrivons les fonctionnalités un peu plus haut. Mais Matter continue d’élargir son périmètre. Matter 1.5 (fin 2025) a notamment ajouté la prise en charge des caméras, des évolutions autour des closures (ouvrants/fermetures) et des fonctionnalités liées à l’énergie. Cela montre que la compatibilité domotique progresse par paliers.

Nota Bene : demander “Matter : oui/non” ne suffit pas. Pour un aspirateur-robot, il faut vérifier Matter + catégorie Robotic Vacuum Cleaner (0x0074), puis s’assurer que l’écosystème choisi (Apple Home, Google Home, etc.) supporte réellement cette catégorie à la version concernée.

Quelles marques déploient Matter sur les robots ?

Sur les aspirateurs-robots, la compatibilité Matter n’a pas été un “grand switch” du jour au lendemain : elle arrive surtout par vagues de mises à jour, au rythme des plateformes et des fabricants. Le déclencheur le plus visible a été l’ouverture du contrôle des robots dans Apple Home via Matter avec iOS 18.4, ce qui a poussé plusieurs marques à déployer (ou à étendre) des firmwares Matter sur des modèles déjà commercialisés.

Roborock qui ramasse du papier
Scénario : « après les devoirs du gosse… » (il aura une bulle) © Roborock

Côté marques, les noms qui reviennent le plus dans les déploiements “grand public” sont Roborock, iRobot (Roomba) et Ecovacs. Roborock, par exemple, a annoncé une fenêtre de déploiement du 1er au 10 avril 2025 pour plusieurs modèles (dont S8 MaxV Ultra, Saros Z70, Saros 10/10R, Qrevo Curv/Edge/Master), tout en indiquant que d’autres références (S8 Max Ultra, Qrevo Slim…) suivraient ensuite. Même logique chez Ecovacs : des mises à jour Matter 1.4 démarrent sur une sélection de modèles (Deebot X2 / X2 Combo / T50 / T50 Max / X8) avec un rollout “par phases”.

Nota Bene : sur un robot, Matter peut être natif ou ajouté après coup ; des annonces CES 2026 montrent des robots compatibles Matter dès la sortie, tandis que d’autres gammes s’alignent via mise à jour. Certains signaux spéculatifs, comme DJI rejoignant la CSA, alimentent des rumeurs sur un possible support Matter pour ses robots Romo.

Enfin, chez iRobot, la stratégie a été progressive : le Roomba Combo 10 Max est présenté comme le premier modèle “Matter” de la marque, avec un déploiement annoncé par mise à jour OTA (Q4 2024), puis une extension fin 2025 à d’autres références via firmware (Roomba Plus 500 Combo, Roomba Max 700 Vac, Roomba Max 700 Combo).

Faut-il acheter un robot “Matter-ready” en 2026 ?

Matter est en train de devenir un vrai critère d’achat sur les aspirateurs-robots, mais surtout pour ce qu’il fait le mieux aujourd’hui : une intégration “socle” propre (démarrer / arrêter / dock, parfois quelques modes), et des automatisations simples qui tiennent dans le temps (scènes “je pars”, “je dors”, etc.). C’est là que l’expérience devient plus fluide, parce qu’on n’a plus besoin d’une intégration exotique par marque pour les actions du quotidien.

En revanche, Matter ne remplace pas encore l’écosystème complet d’un robot : si l’objectif est d’exploiter la meilleure cartographie, le nettoyage pièce par pièce, les zones interdites ultra fines ou les réglages avancés, l’app du fabricant reste indispensable.

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