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2 nouveaux aspirateurs-robots Roborock pour 2026 : premium Saros 20, polyvalent Qrevo Curv 2 Flow

Saros 20 sur une marche d'escaliers

Roborock lance en France, dès le 26 février 2026, deux nouvelles gammes d’aspirateurs-robots issues du CES : Saros 20 et Qrevo Curv 2 Flow, avec offres de lancement pour tous.

Depuis quelques années, Roborock s’est imposé comme l’un des noms majeurs du nettoyage robotisé. Son catalogue couvre aujourd’hui plusieurs gammes, du milieu de gamme au très haut de gamme avec une présence en Europe. On y croise par exemple des références populaires comme les Q8 Max/Q8 Max+ côté milieu de gamme, la famille Qrevo avec station tout-en-un, et des modèles vitrine S8 Pro Ultra ou S8 MaxV Ultra pour le très haut de gamme.

Pour 2026, la série Saros 20 vise le premium avec la navigation StarSight 2.0 (3D ToF) et le châssis AdaptiLift 3.0, capable d’aborder seuils et tapis tout en délivrant jusqu’à 36 000 Pa. De son côté, le Qrevo Curv 2 Flow mise sur la serpillière-rouleau SpiraFlow, une pression de 15 N et une station tout-en-un pour un entretien largement automatisé. On fait les présentations d’usage !

Saros 20, le nouveau vaisseau amiral : puissance XXL, franchissement inédit et station très autonome

Avec le Saros 20, Roborock fait clairement évoluer sa série premium “Saros” : l’objectif est d’automatiser davantage le nettoyage, y compris dans les logements “difficiles” (seuils marqués, tapis épais, meubles bas). Le robot conserve un format très fin pour passer sous les meubles (jusqu’à 7,95 cm) et s’appuie sur la navigation StarSight 2.0 (détection 3D ToF) capable de reconnaître plus de 300 objets afin d’éviter câbles, jouets ou gamelles.

Saros 20 sous meuble bas
« Je vous prends tous au cache-cache ! » ©Roborock

La comparaison avec le Saros 10 est assez parlante : on passe d’une aspiration annoncée à 22 000 Pa à 36 000 Pa sur le Saros 20, avec un gain immédiat attendu sur les tapis et les saletés incrustées. Surtout, la mobilité progresse fortement : le Saros 10 était annoncé pour franchir des seuils jusqu’à 4 cm, quand le Saros 20 revendique 8,8 cm (en “double niveau”). Enfin, la station monte en température : lavage des serpillières jusqu’à 100°C (contre 80°C sur Saros 10), avec séchage à air chaud et vidage automatique jusqu’à 65 jours selon la marque.

Il se décline en deux versions très proches : le Saros 20 Set et le Saros 20X. Les deux dénominations désignent le même robot, mais pas le même circuit ni le même package. Le Set est vendu en ligne (Roborock/Amazon) et inclut 2 sacs + 2 serpillières supplémentaires. Le 20X vise les enseignes (Boulanger/Fnac Darty) avec un pack différent, et un prix public légèrement inférieur après l’offre de lancement.

Caractéristique TechniquesRoborock Saros 20
DimensionsRobot : 353 × 350 × 79,8 mm
Station : 381 × 475 × 488 mm
Poids Robot : 5,05 kg
Station : 10,54 kg
Capacité de franchissement d’obstaclesseuils à double niveau jusqu’à 8,8 cm (4,5 + 4,3 cm)
Puissance d’aspiration  36 000 Pa
Pression vers le sol 8 N en lavage “standard” (jusqu’à 13 N)
Double serpillière rotative200 tr/min
BatterieLi-ion 14,4 V / 6 400 mAh
Autonomie/Temps de charge180 min/150 min
Bacs robotbac à poussière : 259 mL
réservoir d’eau propre : 65 mL
Volume du sac à poussière2,5 L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée4,0 L/3,5 L
Prix 1 499 €

Roborock Qrevo Curv 2 Flow : un robot plus accessible qui mise tout sur l’hygiène

Avec le Qrevo Curv 2 Flow, Roborock introduit une approche “rouleau” pour le lavage, pensée pour rester propre pendant tout le cycle. Le système SpiraFlow alimente le rouleau en eau fraîche et évacue l’eau sale, tandis que la marque annonce une pression de 15 N et une rotation jusqu’à 220 tr/min pour mieux décoller les taches. À l’aspiration, on retrouve 20 000 Pa, complétés par les fonctions DirTect (adaptation au type de saleté) et Reactive AI avec plus de 200 objets reconnus pour éviter les obstacles.

Qrevo Curv 2 dans sa station
Un format plus haut assumé et compensé par un prix très bas ! ©Roborock

La comparaison la plus logique se fait avec le Qrevo Curv 2 Pro / ProX, lancé juste avant à 1299 €. Ce dernier a été reconnu pour son format ultra-fin, dû au capteur LiDAR rétractable, et sa puissance d’aspiration plus élevée (25 000 Pa), avec un lavage assuré par double serpillières rotatives. À l’inverse, le Curv 2 Flow assume un gabarit plus haut (11,9 cm), mais mise sur un lavage plus “continu” grâce au rouleau et sur une protection tapis dédiée : rouleau relevable jusqu’à 15 mm et le module Roller Shield qui fait barrière à l’humidité.

En France, la gamme se décline en deux versions : Qrevo Curv 2 Flow et Qrevo Curv 2 FlowX. Sur le produit FlowX (circuit revendeurs), le contenu du carton mentionne notamment 2 sacs et 1 filtre. Côté tarifs, Roborock annonce un prix de lancement à 699 € du 26 février au 11 mars 2026, puis 899 €. Bien sûr, cela le rend beaucoup plus agressif sur les tarifs que son prédécesseur !

Caractéristique TechniquesRoborock Saros 20
DimensionsRobot : 353 × 353 × 119 mm
Station : 450 × 450 × 450 mm
Poids Robot : 5,30 kg
Station : 8,93 kg
Capacité de franchissement d’obstaclesjusqu’à 2,0 cm
Puissance d’aspiration 20 000 Pa
Pression vers le sol jusqu’à 15 N
Double serpillière rotative220 tr/min (max)
BatterieLi-ion 14,4 V / 5 200 mAh
Autonomie/Temps de charge220 min / 180 min
Bacs robotbac à poussière : 324 mL
réservoir d’eau propre : 102 mL
Volume du sac à poussière2,5 L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée4,0 L/3,0 L
Prix899 €

Lequel des deux choisir ? Attention, les promos sont jusqu’au 11 mars !

En bref, Roborock déroule une stratégie très lisible en France : Saros 20 pour ceux qui veulent le meilleur (puissance, franchissement, navigation et station ultra complète), et Qrevo Curv 2 Flow pour viser plus large avec un lavage à rouleau pensé “propreté en continu” à un tarif nettement plus accessible, surtout pendant l’offre de lancement !

Les deux gammes arrivent dès le 26 février 2026, avec promos jusqu’au 11 mars : de quoi rendre l’entrée sur le marché encore plus agressive ! Allez vous vous laisser tenter ? Ou préférez-vous attendre les autres sorties de l’année chez la concurrence féroce ?

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Cash Garden GT BOI, le robot piscine qui veut tout faire : innovation ou gadget cher ?

GT BOI avec skimmer dans l'eau

Le GT BOI veut jouer les couteaux suisses avec un robot pour fond et parois accompagné d’un skimmer de surface, le tout vendu comme une solution “ultime” et poussée via un réseau pro. Design tout mignon, solution tout-en-un avec deux appareils reliés… 1800 € le tout…

Le GT BOI arrive avec une vibe presque “mascotte”, un design sympa, et surtout une idée qui nous intrigue : deux engins qui se partagent le boulot, reliés comme un duo improbable. L’un gratte le fond et les parois pendant que l’autre patrouille en surface.

À cela s’ajoute la caution d’un réseau pro via le partenariat avec Hydralians, présenté comme une façon de diffuser une solution “terrain” et plus sérieuse que le gadget saisonnier.

Est-ce qu’un outsider comme GT BOI a réellement les armes pour tenir tête aux grosses marques déjà bien installées autour des bassins et qui ressemblent à des chars d’assaut ou des voitures de course ? Eh bien… peut-être (ou pas) !

Caractéristique TechniquesCash Garden GT BOI
Dimensions 550 × 430 × 262 mm
Poids9,4 kg
Taille de piscinejusqu’à 500 m²
Profondeur max3,60 m
NavigationSchéma en S + planification AdaptiveNav 3.0 (+ capteurs ultrasoniques annoncés)
Débit d’aspiration21 m³/h
Vitesse de nettoyageRéglable 0,2 à 0,5 m/s
Capacité du panier6 L
Batterie18 000 mAh
Filtrationjusqu’à 25 µm (par défaut 75 µm)
Garantie3 ans
Prix1800 €

Un concept simple mais pas simpliste ?

L’idée est d’autant plus séduisante qu’elle est vendue comme simple à vivre : le skimmer est présenté avec une connexion aimantée “ultra facile”, et l’ensemble comme un système pensé pour éviter les solutions fragmentées (un outil pour la surface, un autre pour le fond, et le reste à la main). Dans le même esprit, le partenariat annoncé avec HYDRALIANS insiste justement sur cette approche générale : associer nettoyage du fond/parois et entretien permanent de la surface, là où le marché traite souvent ces besoins séparément. C’est notamment ce que l’on peut voir avec Aiper ou Beatbot, qui proposent aussi des robots-piscines et des skimmers

“Sans fil”… mais avec un cordon : compromis malin ou futur cauchemar ?

Relier le skimmer au robot, c’est aussi une façon intelligente de limiter la complexité du module de surface : pas besoin d’embarquer une motorisation de déplacement comme sur un skimmer autonome haut de gamme. Le skimmer peut se contenter de flotter, d’aspirer, et d’être “emmené” par les déplacements du robot sans non plus dériver au gré du vent. Résultat potentiel : moins de pièces mobiles, moins d’énergie gaspillée à se propulser, et un skimmer plus léger, plus simple.

Sauf que les bassins sont vite piégeux…

Là où on attend Cash Garden au tournant, c’est sur la cohabitation entre le cordon et la géométrie réelle d’une piscine. En effet, il n’est pas impossible que le cordon s’accroche sur une arrête (escaliers, barre, échelle, buse de refoulement, etc.). En outre, deux modules reliés, c’est forcément plus de manipulations en fin de cycles. Même si la connexion aimantée est annoncée comme simple, ça reste un système en deux morceaux à gérer, rincer et stocker.

Enfin, l’enjeu à anticiper d’office est bien la durée de vie, encore plus sur un pack à deux modules :

  • une connectique (aimants, points de contact, joints) ;
  • un cordon (fatigue, pliures, frottements, UV, chimie de l’eau) ;
  • un flotteur (stabilité, vieillissement plastique) ;
  • et des interfaces supplémentaires qui peuvent, à terme, devenir la source des petites galères (mauvais contact, prise d’air, usure, jeu, etc.).

Mais pourquoi pas, ces quelques points à surveiller ne sont pas (encore) rédhibitoire !

Prix, valeur ajoutée… un business model viable ?

À ce niveau de prix, le marketing “ultime” ne suffit plus ; il faut une valeur ajoutée tangible, mesurable, et surtout durable. À cet égard, Cash Garden coche beaucoup de cases premium : jusqu’à 6 h d’autonomie, navigation en S, capteurs, contrôle appli + télécommande, débit annoncé 21 m³/h, panier 6 L, finesse de filtration pouvant descendre à 25 µm, sans oublier le discours “rassurant” sur la conception (démontable, batterie remplaçable, pièces en stock, SAV).

GT BOI au bord d'un bassin
Y a quand même une vibe Fisher-Price, on va pas se mentir… Cash Garden

Mais ce sont aussi des promesses qu’on voit de plus en plus sur le marché : Dolphin Liberty 400 ou Zodiac Freerider cochent déjà les cases “sans fil + connecté + nettoyage complet” sur le segment premium, tandis qu’Aiper pousse des alternatives plus accessibles avec de grosses fiches techniques. Autrement dit : à ce prix, le GT BOI doit se distinguer au-delà des specs (SAV, pièces, fiabilité).

Nota Bene : certains éléments donnent un sérieux air de déjà-vu, avec des termes et des chiffres qu’on croise déjà sur d’autres robots du marché (navigation “AdaptiveNav 3.0”, panier 6 L, filtration fine, vitesse annoncée, logique skimmer). De quoi rendre dubitatif…

Intrigant, oui. Justifié, pas encore.

À 1 800 € en promo pour le pack, Cash Garden s’auto-classe dans le premium. Autant dire que mignon devra rimer avec béton ! Car chez Aiper, par exemple, on achète un robot “bassin” type Scuba S1 Pro dès 699 € et, à part, un skimmer de surface Surfer S2 à 449,99 €, soit environ 1 150 € le duo.

À l’autre extrême, des marques “premium techno” comme Beatbot proposent un “tout-en-un” qui inclut la surface : avec le AquaSense 2 Pro ( 2 499 €) auquel on peut ajouter un skimmer dédié, à savoir l’iSkim Ultra à 799 €. Ou bien, il y a l’AquaSense 2 Ultra, à 2 925 € la solution 5-en-1…

Cash Garden, lui, affiche 1 600 € le GT BOI seul et 1 800 € le pack GT BOI + skimmer (promo).

Et vous ? Pensez-vous que la marque peut percer, ou bien le marketing vous fait froncer un peu des sourcils ? Le concept vous paraît-il prometteur ?

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Qui est iGarden ? La marque d’innovations piscine aux nombreux records présente ses nouveautés 2026

Evenement iGarden avec FNN à Mougins

iGarden, la marque tournée grand public du groupe Fairland, officialise son arrivée en France par un partenariat stratégique avec la Fédération Française de Natation (FFN). À cette occasion, elle met en avant ses deux têtes d’affiche 2026 : un robot piscine “Vision” à double caméra et le Swim Jet X, pensé pour l’entraînement, mais aussi la nage au quotidien et le plaisir en famille !

L’annonce a été faite lors d’un événement près de Nice, à Mougins, réunissant athlètes, médias, distributeurs et influenceurs, avec des démonstrations à l’appui : Swimjet Challenge côté nage et démo de nettoyage sur débris minéraux pour le robot piscine. Charlene Feng (iGarden) parle de technologies “auxquelles les athlètes peuvent faire confiance”, tandis que Gilles Sezionale (FFN) insiste sur l’ambition d’une pratique plus moderne et durable grâce à l’innovation. iGarden a ainsi été retenue comme Official Smart Pool Technology Partner pour ses standards professionnels ; une forme de caution technique plutôt qu’un sponsoring “logo”.

iGarden signature de partenariat
© Meilleure-innovation.com, témoin de maria… partenariat entre iGarden et la FFN !

iGarden est une marque technologique de premier plan, soutenue par les 25 années d’innovation du groupe Fairland et par un investissement constant de 30 % du GMV annuel dans la R&D. Elle arrive en France avec pour promesse devenir une sorte d’“Apple du jardin”, en construisant un écosystème unifié autour de la piscine et de l’outdoor. iGarden pousse ainsi un discours “long terme” autour de la durabilité, d’un usage stable et d’une faible charge mentale. La marque assume un positionnement premium et design, davantage orienté exigences et fiabilité que pur rapport qualité/prix. Sa feuille de route met déjà en avant deux produits phares : les robots piscines Vision et le Swim Jet X, avec une distribution qui devrait privilégier les piscinistes premium.

Un produit de qualité doit avoir un taux de retour de 0,5%, c’est la moyenne du groupe (0,2% sur les pompes à chaleur), contre environ 3% sur le marché” explique Eric Tomé Belmonte, directeur commercial d’iGarden France.

Derrière iGarden : un groupe, plusieurs marques spécialisées

iGarden est la vitrine grand public d’un ensemble plus large : le Fairland Group, qui regroupe plusieurs marques “tech” historiquement spécialisées. Dans leurs prises de parole B2C, ils communiquent surtout sous le nom iGarden (robot piscine, swim jet), mais dans les salons et événements, on voit souvent un portefeuille plus complet (pompes, chauffage, traitement de l’eau, robots de jardin) présenté sous une même bannière “iGarden”, car l’objectif est de raconter un écosystème plutôt qu’une addition de produits.

iGarden robot-tondeuse Mower R Series
Mais aussi, des robots-tondeuses… © Meilleure-innovation.com
iGarden tondeuse et robot-piscine
Mower L AWD Series © Meilleure-innovation.com
iGarden pool pump
Des pompes X Series © Meilleure-innovation.com
iGarden installation
Installation Jet M Series © Meilleure-innovation.com
iGarden pompe à chaleur
Pompe à chaleur X Series © Meilleure-innovation.com
iGarden pompe à chaleur modèles variés
© Meilleure-innovation.com

En somme, iGarden sert de marque-ombrelle (et d’interface côté utilisateur), tandis que certaines briques viennent de marques sœurs du groupe, comme Aquagem (pompes/piscine) et Aquark (technos/robots outdoor, dont des solutions de tonte), avec Fairland en socle industriel et technologique sur la partie énergie et chauffage.

Nota Bene : iGarden revendique une philosophie qu’elle appelle « Artful Living Technology » : marier design, usage et automatisation.

Un écosystème pour éviter la fragmentation

Plutôt que d’empiler des appareils isolés, iGarden épouse une logique de “jardin orchestré”. Le principe : toutes les lignes de produits sont pensées pour converger vers un pilotage central : iGarden Central Control, présenté comme le “cerveau” du jardin. Celui-ci coordonne les équipements et simplifie la gestion au quotidien. L’utilisateur garde une porte d’entrée unique via l’iGarden App, tandis qu’un volet “pro” (iGarden Portal) est annoncé pour faciliter le diagnostic et le suivi côté installateurs.

iGarden produits alignés
Jet P Series (à gauche) et les robots-piscines K et M1 Series © Meilleure-innovation.com

Dans la pratique, cette promesse est aujourd’hui surtout lisible sur le local technique (gestion chauffage, circulation/filtration, traitement, vanne multivoies, etc.), où l’on parle déjà d’automatisation “one-touch” et de compatibilité étendue. Le robot piscine, lui, reste plutôt dans une logique autonome : l’idée est d’abord qu’il fasse le travail sans surveillance. Ce qui explique aussi pourquoi, dans les événements, iGarden met en scène une “écologie” complète de produits, et pas seulement ses deux têtes d’affiche.

Robot-piscine “Vision” (M1 Pro Max), la promesse d’un nettoyage plus autonome

Avec son robot piscine “Vision”, iGarden veut incarner la nouvelle génération de nettoyeurs sans fil : moins de trajectoires “bêtes”, plus de compréhension du bassin.Le M1 Pro Max mise pour cela sur sa technologie AI Dual-vision : une double caméra associée à des algorithmes d’IA, censée lui permettre de lire l’environnement sous l’eau plus finement, d’identifier les zones les plus chargées en débris, de mieux gérer les obstacles, et d’optimiser ses trajectoires plutôt que d’enchaîner des cycles identiques. En somme, iGarden cherche à gagner en efficacité tout en réduisant l’attention à lui accorder, y compris quand l’eau est vraiment chargée en débris.

Nota Bene : chez iGarden, “Vision” renvoie à l’approche AI Dual-vision, à savoir deux caméras + IA avec la promesse d’un robot plus “lucide” sur ce qu’il rencontre (zones sales, obstacles) et donc beaucoup plus autonome dans sa stratégie de nettoyage.

iGarden M et K series
« Le premium, ce doit être joli à regarder » estime iGarden © Meilleure-innovation.com

Sur le papier, iGarden met aussi en avant une logique de filtration pensée pour limiter l’encrassement (anti-colmatage), afin de conserver de bonnes performances même en conditions difficiles. La marque insiste enfin sur la capacité du robot à enchaîner de longues sessions de nettoyage sans intervention, sans qu’on ait besoin de trancher ici sur un chiffre précis d’autonomie selon les versions et modes.

« La communication sous l’eau n’est pas une priorité absolue. Si le robot est assez intelligent et autonome, que peut-on lui demander d’autre que de nettoyer le bassin là où c’est sale ? » – Eric Tomé Belmonte

Repères de gamme : 4 robots iGarden comparés pour comprendre l’offre

Pour donner un ordre d’idée concret, plutôt que de lister toute la gamme, on a retenu quatre modèles représentatifs : un K “compact” (K80), un K Pro premium (K Pro 150), un M1 orienté grand public (M1-100) et, pour finir, le M1 Pro Max, que la marque présente comme son Hero Product de l’année, notamment porté par la techno AI Dual-vision. !

iGarden robot-piscine M1 Pro
M1 Pro Series © Meilleure-innovation.com
iGarden robot-piscine K
Pool Cleaner K Series © Meilleure-innovation.com

L’objectif n’est pas de conclure sur les performances (ça viendra avec les tests) mais de montrer, chiffres à l’appui, à quoi ressemble la promesse iGarden : autonomie annoncée élevée, bassins visés plus ou moins grands, et caractéristiques communes (modes, application, cycles) qui dessinent une logique de gamme.

CaractéristiqueK80K Pro 150M1-100M1 Pro-Max
Dimensions produit (L×W×H)489×389×240 mm489×389×240 mm482×392×249 mm482×392×249 mm
Poids net / brut9,8 kg / 13,5 kg11 kg / 14,3 kg10,5 kg / 15,3 kg11,5 kg / 16,3 kg
Autonomie max8 h15 h10 h12,5 h
Temps de charge 3,5 h7 h5 h7 h
Capacité batterie14100 mAh
Température optimale4–35°C4–35°C4–35°C 4–35°C
CouvertureSol / Parois / ligne d’eau Sol / Parois / ligne d’eauSol / Parois / ligne d’eau Sol / Parois / ligne d’eau
Cycles1h / 1,5h / 2h / Max1h / 1,5h / 2h / Max1h / 1,5h / 2h / Max1h / 1,5h / 2h / Max
Waterline ReturnOui/Oui
Capacité filtre4 L4 L4,5 L4,5 L
FiltrationDouble LayerDouble LayerDouble LayerDouble Layer
Débit pompe15–22 m³/h20–28 m³/h16–23 m³/h (4227–6076 GPH)20–27 m³/h (5283–7133 GPH)
Puissance20–100 W20–120 W20–100 W20–100 W
Vitesse10–12 m/min10–12 m/min12 m/min12 m/min
Nombre de moteurs3344

Sur le papier, deux marqueurs ressortent. D’abord, l’endurance : même en restant prudent sur le “réel vs annoncé”, les plages de 10 à 15 heures affichées sur les modèles supérieurs (M1 Pro-125, K Pro 150) sont agressives pour du sans-fil, et peuvent changer l’expérience si l’autonomie tient en conditions difficiles (eau chargée, parois, ligne d’eau). Ensuite, la cohérence “usage” : on retrouve partout des modes complets (sol, parois, ligne d’eau, couverture totale), un Turbo, des cycles et un AI timer, ce qui suggère une volonté de simplifier la routine plutôt que d’ajouter des gadgets.

iGarden K et M1
Grâce à la techno AI Dual-vision, le M1 Pro va aller aspirer les petites billes colorées tout seul. © Meilleure-innovation.com

Les zones à surveiller en revanche : la mention Waterline Return (retour au bord de l’eau) varie selon les tableaux, signe qu’il faudra clarifier ce que ça recouvre réellement selon les modèles ; et, comme toujours, le couple débit/filtration (capacité de bac, anti-colmatage, finesse utile) devra être jugé en situation, car ce sont eux qui conditionnent l’efficacité quand la piscine est vraiment sale.

Swim Jet X, la nage à contre-courant “sans travaux”

Plus atypique, le Swim Jet X vise à démocratiser la nage à contre-courant sans passer par une installation lourde. Pour cela, iGarden veut offrir un système portable à mise en place rapide, capable de transformer une piscine en “couloir” de nage pour enchaîner des longueurs sur place, ou de générer des vagues pour amuser les enfants. Le produit s’adresse aussi bien aux sportifs (entraînement technique, cardio, travail d’allure) qu’aux usages plus “bien-être” et divertissement familial : rééducation, reprise en douceur, ou simplement nage continue en famille quand on manque de longueur.

© Meilleure-innovation.com

Techniquement, iGarden met en avant une puissance modulable avec vitesse réglable, un flux pensé pour rester lisible et exploitable, et une logique de pilotage via application (modes, profils, séances). Pendant l’événement de lancement en France, la marque a d’ailleurs choisi une démonstration “à la FFN” avec un Swimjet Challenge, pour montrer la technologie en action, avec une démonstration pensée pour le grand public (plaisir de nage, intensité modulable), plutôt qu’un discours purement technique.

Le Swim Jet X s’inscrit d’ailleurs dans la continuité du Swim Jet P, une première génération plus “fixe”, alimentée sur secteur et pensée pour une installation classique, avec câblage et boîtier de contrôle. Avec la série X, iGarden offre une version plus simple et plus nomade.

Swim Jet X Series : quelques repères de gamme

Avant de parler sensations et usage réel, un coup d’œil aux chiffres permet déjà de comprendre la logique de la gamme Swim Jet X. iGarden décline son système de nage à contre-courant en plusieurs versions qui jouent sur trois curseurs : la puissance, le débit/vitesse du flux, et l’autonomie (forcément très dépendante du niveau d’intensité choisi). Le tableau ci-dessous donne de quoi situer le produit avant nos essais terrain sur les points qui comptent vraiment : stabilité du flux, bruit, confort de nage et qualité de fixation.

CaractéristiqueX35-P60X30-P30X20-P10
Puissance nominale 1000 W500 W300 W
Débit max 250 m³/h200 m³/h150 m³/h
Vitesse max du flux 3,5 m/s3 m/s2 m/s
Autonomie mini1,5 h2 h0,8 h
Autonomie max 10 h5 h1,5 h
Température eau 5–40 (°C)5–40 (°C)5–40 (°C)
Indice IPIP68IP68IP68
Puissance de charge 264 (W)150 (W)150 (W)
Temps de charge7 h7,5 h3,5 h
Prix recommandé/promo4299 / 2399 $2999 / 1699 $1999 / 699 $

Sur le papier, la gamme est intéressante parce qu’elle cadre le besoin : les X35 poussent plus haut (jusqu’à 3,5 m/s et 250 m³/h) avec une réserve d’autonomie théorique pouvant monter à 10 h selon usage, tandis que les X30 visent un compromis (jusqu’à 3 m/s et 200 m³/h). Les points que l’on recommande de surveiller en test sont les suivants : la stabilité réelle du flux (et la sensation de “couloir” exploitable), le niveau sonore, la qualité de fixation, et surtout l’écart entre autonomie mini / max.

Innovation, prix et “records” : des marqueurs… à confirmer sur le terrain

Pour crédibiliser son arrivée, iGarden empile les marqueurs d’innovation plutôt que de se limiter à un discours marketing. D’un côté, la marque met en avant une reconnaissance “produit” avec un doublé aux CES Innovation Awards 2026 (robot piscine M1 Pro Max et Swim Jet X). De l’autre, la famille Swim Jet revendique aussi une distinction aux États-Unis qui participe à installer la marque dans un registre premium, orienté performance et technologies différenciantes.

Aux États-Unis, Le Swim Jet P Series a été nommé “l’une des meilleures innovation 2025 par le TIME – Eric Tomé Belmonte

Sur le volet “records”, iGarden communique sur des records d’endurance associés à certaines de ses technologies. Par exemple, la marque peut se targuer d’un coup d’éclat en R&D : un prototype du groupe a décroché un record Guinness sur l’endurance (plus de 30 heures en conditions d’essai). Toutefois, pour le modèle destiné au grand public, la série L / L AWD annonce jusqu’à 8 heures d’endurance par charge, avec une approche “terrain” (version 4WD, conçue pour les jardins en relief).

En somme, l’idée n’est pas de promettre des exploits sur papier, mais d’adapter une technologie très aboutie aux conditions réelles d’utilisation.

Arrivée en France : où, quand… et ce qu’on pourrait tester

Sur le marché français, iGarden veut construire une marque B2C identifiable, mais sans forcément privilégier la vente directe en boutique en ligne. Le discours est plutôt celui d’un déploiement “premium”, avec un canal de confiance : les piscinistes haut de gamme et, plus largement, des distributeurs spécialisés capables d’accompagner l’installation, le conseil et le suivi. La feuille de route annoncée pour 2026 se concentre sur la gamme Smart Water, avec le robot piscine “Vision” (M1 Pro Max) et le Swim Jet X comme locomotives. La marque évoque aussi des développements plus en amont, dont un prototype déjà fonctionnel dont le lancement serait prévu en mars 2026.

Pour le Swim Jet X Series, la marque prévoit un lancement via Kickstarter en mars 2026, avec des expéditions annoncées à partir de mai de la même année. En attendant, iGarden permet de réserver un appareil avec un dépôt de 50 $ seulement. Cela vous donne accès à une offre “VIP / super early bird”, avec un tarif d’entrée annoncé à partir de 699 $ !

Offres Vip kickstarter iGarden Swim jet X Series
Offres de pré-lancement du Swim Jet X

De notre côté, on a hâte d’éprouver les promesses entendues à Mougins : performances de nettoyage et navigation du M1 Pro Max, autonomie réelle, entretien et ergonomie, mais aussi stabilité du flux, bruit, confort d’usage, sécurité et pilotage/app du Swim Jet X, sans oublier l’expérience SAV et la logique “écosystème”. Et vous ? Pourriez-vous vous offrir un bassin d’entraînement olympique à la Alain Bernard ?

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Un aspirateur-robot piratable : le cas DJI Romo réveille les consciences !

robot aspirateur pirate dji

Le DJI Romo rappelle une évidence : un aspirateur-robot, ce n’est pas qu’un appareil ménager, c’est un objet connecté qui cartographie votre intérieur. Quand une faille ouvre l’accès à ces données, la question n’est plus la saleté… mais la sécurité !

À force de voir les aspirateurs-robots comme de simples assistants ménagers, on oublie un détail gênant : ils se déplacent partout, observent tout, et stockent beaucoup d’informations sur nos habitudes et notre intérieur. Le cas du DJI Romo le remet brutalement sur la table, avec une histoire de cybersécurité qui ressemble moins à un “bug technique” qu’à un rappel à l’ordre. Sans céder à la panique, on va voir ce que ça implique concrètement, pourquoi ça concerne plus de monde qu’on le croit, et surtout quoi faire, dès maintenant, pour réduire le risque sans renoncer au confort.

DJI ROMO P en action vu de dessus
Peut-être un peu trop transparent ? ©DJI

Dans la suite, on remet les faits à plat, et nous tenterons de mettre en exergue ce que ce genre d’incidents implique pour tous les utilisateurs-robots. Nous en profiterons pour rappeler les bons réflexes à appliquer pour éviter toute infiltration numérique !

Nota Bene : ce n’est pas une première alerte. En novembre dernier, nous avions appris comment certains robots pouvaient remonter en continu de la télémétrie et des cartes du domicile vers le cloud, au point que couper cette collecte pouvait devenir problématique.

Une manette pour les gouverner tous

L’histoire part d’un cas presque banal : un utilisateur du nom de Sammy Azdoufal bricole une commande alternative pour son DJI Romo… et tombe sur un problème autrement plus sérieux. À l’origine, il ne cherchait pas à “pirater” quoi que ce soit. L’idée était même plutôt innocente : piloter son DJI Romo avec une manette de PS5.

Pour y arriver, il a donc fait ce que font beaucoup de passionnés quand un produit est trop verrouillé : il a essayé de comprendre comment l’appli officielle parle au robot, puis a codé un petit logiciel maison pour se connecter aux services DJI avec son propre jeton d’authentification Et c’est là que le “projet manette” a dérapé : une fois connecté aux serveurs DJI (notamment via un système de messagerie temps réel de type MQTT), son application n’a pas reçu uniquement les infos de son robot. Des milliers d’autres Romo ont répondu comme s’ils faisaient partie du même salon de discussion.

D’après les enquêtes publiées, les données potentiellement exposées incluent notamment :

  • la cartographie du domicile (plans, trajectoires de nettoyage),
  • la position et l’état du robot (activité, batterie, logs, diagnostics),
  • des flux caméra et audio quand la configuration était favorable.

DJI, de son côté, a reconnu un problème de validation des permissions côté backend (et non un souci de chiffrement : la marque affirme que les communications étaient en TLS), tout en minimisant la fréquence d’abus réels. Selon DJI, une première mise à jour aurait été publiée, puis une seconde a suivi afin de s’assurer que la correction soit bien effective sur l’ensemble des appareils concernés.

DJI cybersécurité image caricaturale
La prochaine fois que tu fais un FIFA… © Meilleure-Innovation + IA

De quoi faut-il se méfier avec ce type d’appareil ?

Ça n’aura échappé à personne qui lit nos articles : en soi, un aspirateur-robot est un capteur mobile. Il récupère des données pour pouvoir travailler : plans du logement, position en temps réel, historique d’activité… mais elles ne sont pas censées circuler !

À commencer par la carte d’intérieur, puisqu’il s’agit d’une représentation exploitable du logement, et de plus en plus détaillée de surcroît : organisation des pièces, zones de passage, parfois obstacles récurrents, et donc indirectement habitudes et routines, etc.. Autre point de vigilance : la caméra et le micro ! On parle ici de vue et son potentiellement accessibles à distance. Dans le cas Romo, plusieurs sources évoquent la possibilité d’accéder à des flux caméra (et parfois audio) en fonction des appareils et des réglages.

Nota Bene : une enquête de l’ABC a montré qu’il était possible, sur certains robots, d’observer en direct via la caméra et d’accéder à des contenus associés.

Au-delà de ces cas concrets, ce qu’il faut comprendre, c’est que le même problème peut survenir, quel que soit le fabricant : quand un objet est connecté, dépend du cloud et que les droits d’accès (permissions) sont mal cloisonnés, chaque faille devient une porte d’entrée potentielle : plus il y a d’intermédiaires et d’autorisations, plus la surface d’attaque s’élargit.

Quelques réflexes à adopter pour continuer à profiter de la domotique…

Il existe quelques bonnes pratiques pour réduire l’exposition au maximum. Il convient de les rappeler régulièrement et de les partager :

  • Mettre à jour l’application et le firmware du robot, vérifier que la mise à jour est bien installée et activez l’OTA ;
  • Sécuriser le compte avec mot de passe unique et robuste et une double authentification (2FA) si disponible ;
  • Couper la caméra et le micro, limiter au maximum les autorisations de localisation et le partage de données optionnel ;
  • Isoler le robot sur le Wi-Fi invité (ou un réseau IoT séparé) pour éviter qu’un souci sur le robot n’ouvre une porte vers le reste de la maison connectée ;
  • voire bloquer l’accès Internet au niveau du routeur dans le cas où le robot peut fonctionner correctement sans cloud.

Bien sûr, ce sera toujours plus facile en choisissant un modèle proposant un suivi logiciel sérieux, une politique de confidentialité lisible, des options d’effacement des données (cartes, historiques), des paramètres de consentement détaillés, et une durée de support garantie longtemps.

Nota Bene : certaines marques mettent en place un canal officiel pour signaler les failles (divulgation responsable), parfois un bug bounty, et surtout une communication transparente avec des correctifs clairs quand un incident survient.

DJI Romo : l’électroménager connecté n’a plus droit à l’à-peu-près

Le cas DJI Romo n’est pas une raison de jeter son robot à la poubelle, mais c’est un rappel brutal : dès qu’un appareil cartographie un logement (et parfois embarque caméra/micro), la cybersécurité devient une condition de base. Et ici, le cœur du problème n’était pas un “petit bug” : c’était une histoire de permissions mal cloisonnées côté cloud, et ce n’est pas une faille anodine !

DJI cybersécurité formulaire de reporting
Formulaire de retour d’erreur sur ©DJI Sécurity Response Center

DJI a fait une partie du job : la marque a réagi, publié des correctifs et dispose d’une vitrine “security” (canal de signalement, bug bounty). Mais l’épisode révèle aussi des faiblesses difficiles à balayer : un premier patch incomplet, un déploiement visiblement pas uniforme, et une communication qui laisse parfois l’impression qu’on cherche à rassurer plus vite qu’à expliquer. Bref : l’urgence a été traitée, mais l’incident rappelle que “connecté” implique des risques structurels, surtout quand l’appareil dépend fortement du cloud.

En vous, pourriez-vous encore faire confiance à un ROMO ? Pensez-vous que les aspirateurs-robots peuvent, à terme, devenir des outils de surveillance à grande échelle, façon Big Brother ?

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Nettoyeur de sols sans fil Elsay (Leclerc) à 49 € : bonne affaire ou grosse déception ?

Elsay dans les rayons de magasins

À côté des aspirateurs-balais, les nettoyeurs de sol continuent d’envahir le marché. Bien sûr, la concurrence est rude et les marques tentent tout pour se démarquer. Leclerc a voulu frapper un grand coup avec le Elsay LC VS530, à moins de 50 €…

Sur le papier, c’est l’offre “anti-crise” qui coche toutes les cases du fantasme moderne : sans fil, auto-tracté, “eau et poussière”, 25 minutes d’autonomie, des réservoirs (450 ml propre / 300 ml sale), 3 h de charge, 76 dB, 3,37 kg. Sauf qu’à ce prix-là, il y a forcément une ardoise cachée : d’abord, ce n’est pas un aspirateur laveur classique. Il n’y a pas d’aspiration active comme sur un Tineco/Dreame par exemple, le nettoyage repose surtout sur un rouleau humide qui “entraîne” la saleté.

Et ensuite… la réalité rattrape l’offre alléchante. Sur les avis E.Leclerc, on est à 3,3/5 pour environ 325 avis, avec une proportion qui picote : 66 avis à 1 étoile (≈20% !). Et les retours qui reviennent en boucle ne sont pas des détails de diva : “laisse des traces”, “réservoir qui se remplit trop vite”, “tombé en panne dès la deuxième utilisation”, et même des clients qui reprochent que l’option “poussière” soit… disons, optimiste. Ajoutez à ça un point qui, chez nous, fait immédiatement lever un sourcil : pièces détachées : non (c’est écrit).

Quelques caractéristiques quand même…

Elsay nettoyeur de sol pub
« Vu à la TV », cet argument fonctionne encore en 2026 ? #leconsommateurestunjambon ©E.Leclerc
Caractéristique TechniquesLeclerc Elsay LC VS530
Poids3,37 kg
Puissance30 W
Autonomie25-35 min
Temps de charge3h
Réservoir d’eau propre450 ml
Réservoir d’eau sale300 ml (constructeur) / ~200 ml (Maniaques)
Niveau sonore76 dB
Garantie3 ans

Oui : il lave correctement

On va commencer par rendre justice à ce qui fonctionne : pour un nettoyeur de sol à moins de 50 €, l’Elsay ne se ridiculise pas. Sur des saletés “du quotidien” (un verre renversé, des traces fraîches, des miettes/poils légers), le rouleau fait le boulot et, au centre de la surface, on peut obtenir un résultat franchement correct sans y passer la soirée. Ce n’est pas un appareil miracle, mais en mode entretien rapide, il peut clairement dépanner, d’autant plus que l’autonomie est correcte.

Autre bon point : c’est simple à l’excès : un seul bouton, trois niveaux (rouleau à sec, pulvérisation intermittente, pulvérisation continue), bref… prise en main en dix secondes. Et comme il est léger et fin, il se manie facilement, y compris sous certains meubles bas. Pour le rangement, il a son petit socle qui va bien.

Force est d’admettre qu’à ce tarif-là, c’est une porte d’entrée quasi imbattable pour ceux qui veulent tester le rouleau humide. Sauf que voilà…

Il aspire ou il aspire pas ?!

Son design rappelle malheureusement celui des aspirateurs-laveurs, alors que ce n’est pas dans le contrat… Il n’y a pas d’aspiration active qui avale la crasse et l’eau sale comme le font les machines plus haut de gamme ; juste un rouleau humide qui frotte et embarque ce qu’il peut. À l’intérieur de la brosse, il y a une petite séparation des liquides et des solides, notamment grâce à une raclette qui retire les débris du rouleau.

Cela donne un entre-deux un peu irrégulier et assez désagréable. Parfois, il va choper les flocons d’avoine, et d’autres fois, la poussière reste au sol, mais humide. Sans parler des plinthes : dès qu’on approche les contours, il faut repasser, viser, insister… et le gain de temps est de moins en moins évident.

Et qui c’est qui va baver dès qu’il sature (ce qui arrive très vite) ou qu’on le manipule un peu maladroitement ? C’est notre petit Elsay LC VS530 !

L’entretien : le vrai prix à payer (et c’est tout le temps)

C’est là que le “49 €” nous rattrape par le col. Parce que le réservoir d’eau sale, situé au niveau de la tête, est annoncé à 300 ml alors qu’il en fait plutôt 200 (même pas un demi de bière) selon le test de Optare. Bien entendu, cela engendre des vidanges fréquentes : 4 à 5 fois par charge selon le test de Vincent VinTech !

Il faut donc démonter et vider le compartiment, lequel est composé de deux bacs, puis remplir le réservoir d’eau propre, dont l’indicateur de niveau max a été placé côté bouchon. Il faut ensuite refermer et retourner le bac pour vérifier que le niveau d’eau est bon. Et à la fin, bien entendu, pas d’auto-nettoyage sur le socle, donc on va aussi nettoyer le rouleau. Certes, le socle est muni d’un support pour que le rouleau puisse sécher. Mais cela veut dire aussi qu’il faudra effectuer une manipulation avant de commencer à laver.

Elsay nettoyeur de sol icône réservoir plein
Habituez-vous à voir cette icône… ©Optare

Enfin, la charge n’est même pas automatique via le socle. Il faut donc penser à brancher l’appareil, et donc à le débrancher pour commencer à nettoyer. Premier degré, on préfère largement remplir et vider des seaux…

Fiabilité et réparabilité : ça refoule le “jetable”

Sur la fiche produit, c’est écrit : “Disponibilité des pièces détachées : Non.” Vous savez ce que ça veut dire : pas de réparation simple, pas de remise en état sereine, et une issue fréquente : remplacement ou mise au rebut.

Et ce point pèse d’autant plus lourd que la catégorie cumule tout ce qui vieillit mal sur de l’entrée de gamme : moteur, batterie, circuit d’eau, joints, rouleau. Le pire, c’est que les avis clients remontent des pannes très précoces (dont des cas rapportés après très peu d’utilisations).

Et même sans panne immédiate, l’aspect très cheap du plastique et l’absence de pièces détachées installe une sensation désagréable : celle d’un produit pensé comme consommable, pas comme un appareil qu’on garde.

Est-ce que nous le recommandons ?

Non. Il nettoie, certes, mais l’entretien est trop contraignant, ce qui le rend à peine plus pratique qu’une serpillère traditionnelle. Quant à la durabilité, même si nos confrères et consoeurs estiment que la garantie est fiable via l’étiquette « E.Leclerc », on ressent tout de même un risque de panne élevé. Attendez plutôt une occasion (seconde main, promo) pour faire un choix qui vous allège vraiment la vie, plutôt que le portefeuille. À titre d’exemple, vous en a mis un juste en-dessous !

Nous comprenons la démarche de vouloir rendre accessibles des produits qui facilitent le quotidien. Mais la frustration n’est pas un moyen de paiement. Au mieux, c’est une expérience de laboratoire pour voir ce que l’on peut faire à budget limité. Au pire, c’est se moquer de celles et ceux qui n’ont pas les moyens. Et vous ? Vous avez de l’argent à perdre ?

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Narwal V40 : le balai sans fil avec station qui promet 100 jours sans vider la poussière

Narwal V40 avec sa station

Narwal se lance sur le marché des aspirateurs balais sans fil avec station grâce au Narwal V40 Station. Au programme : 220 AW annoncés, détection intelligente de la saleté, double batterie et surtout une station de vidage qui promet jusqu’à 100 jours sans gérer la poussière.

Jusqu’ici, Narwal s’était surtout fait connaître avec ses robots aspirateurs-laveurs et ses approches très “automatisées” du ménage. Avec le V40 Station, la marque applique la même logique à un autre format : l’aspirateur balai sans fil, pensé pour enchaîner les nettoyages rapides du quotidien sans contrainte… et sans corvée de bac à poussière.

Ainsi, Narwal annonce un modèle haut de gamme sur l’essentiel : un moteur à 120 000 tr/min capable de monter à 220 AW, une adaptation automatique de la puissance via un système de détection de saleté en temps réel, et une station qui prend en charge l’évacuation des débris après chaque session. Voici ce qu’il faut retenir de cette annonce (qui nous met en appétit, il faut bien l’admettre)…

Narwal V40 Station : l’essentiel en cinq points

  • 220 AW et moteur 120 000 tr/min (données constructeur)
  • Aspiration auto-ajustée grâce à une détection de saleté en continu
  • Station de vidage + sac 3 L : jusqu’à 100 jours sans vidage manuel (annoncé)
  • Double batterie : jusqu’à 60 min par batterie, recharge des deux sur station
  • Filtration 9 étapes avec double HEPA H13 (balai + station)

220 AW et détection de saleté : l’aspiration s’adapte en temps réel

Narwal met en avant un moteur haute vitesse, donné pour 120 000 tr/min, et une puissance d’aspiration pouvant atteindre 220 AW. Mais l’argument central n’est pas seulement la force brute : la marque insiste sur une détection intelligente de la saleté capable de “lire” l’état du sol en continu, puis de moduler automatiquement l’aspiration selon la quantité de poussière et le type de débris rencontrés. L’utilisateur ne perd pas d’énergie et d’autonomie à aspirer trop fort quand ce n’est pas nécessaire, et ne manque jamais de puissance sur les zones difficiles comme les tapis, les entrées, les coins, etc. bref, les joyeusetés du quotidien !

Narwal V40 sur tapis
Si vraiment il y a des chats qui ne paniquent pas devant un aspirateur allumé, ©Narwal accomplit un exploit digne du Guinness Book des Records !

Ainsi, qu’il s’agisse de poussière fine sur sol dur, de saleté incrustée dans les fibres ou de poils d’animaux plus tenaces, l’appareil ajuste son effort au fil des passages. Nous ne manquerons pas de vérifier cette intelligence embarquée en conditions réelles : réactivité de l’ajustement, son impact sur le niveau sonore, et surtout la constance des performances sur tous les types de sols !

La station de vidage : jusqu’à 100 jours sans contact avec la poussière

C’est clairement l’élément qui distingue le Narwal V40 Station d’un balai sans fil plus classique : ici, la marque mise sur une station de vidage automatique pour espacer au maximum la corvée du bac. Le système repose sur un sac à poussière scellé de 3 L, présenté comme antibactérien, avec une inhibition annoncée à 99 %. Narwal promet ainsi jusqu’à 100 jours sans avoir à manipuler la poussière, l’objectif étant de réduire l’exposition aux particules fines lors du vidage, un point sensible pour les foyers avec animaux ou les personnes allergiques.

Narwal V40 station
En fait, il n’y aurait plus qu’à installer un sac poubelle normal à l’intérieur et on serait peinards… ©Narwal

En principe, le vidage automatique se déroule en trois phases : d’abord, le système décolle les débris, un flux d’air pulsé vient désagréger les amas de poussière et de poils, typiquement ceux qui peuvent se coincer dans le conduit. Enfin, une aspiration plus puissante transfère les résidus vers le sac, avec une efficacité annoncée jusqu’à 97 %, ce qui assure un débit d’air plus stable dans le balai au fil des utilisations.

Les points à surveiller en pratique seront surtout le bruit lors du cycle de vidage, la fiabilité du transfert (notamment sur les poils longs et fibres), et le le coût des sacs, lesquels peuvent vite faire grimper la note !

Autonomie, filtration et accessoires : un “système” pour toute la maison

Avec le V40 Station, Narwal ne présente pas seulement un balai sans fil, mais un ensemble pensé pour couvrir l’essentiel des usages domestiques. Son premier pilier, et pas des moindres : l’autonomie. En effet, la marque annonce une double batterie amovible, donnée pour jusqu’à 60 minutes par batterie (120 minutes mises bout à bout). Mieux : la station est censée recharger les deux batteries simultanément !

Deuxième pilier annoncé par Narwal : une filtration en 9 étapes pour ne pas polluer l’air intérieur. Le dispositif se compose d’une double barrière : un premier ensemble de filtres côté appareil (annoncé en 5 couches), puis une seconde filtration côté station (annoncée en 4 couches) au moment du vidage. Le V40 s’appuie en plus sur deux filtres HEPA H13 (un sur le balai, un sur la station), spécialisés dans les particules fines. Avec tout ça, la qualité de l’air devrait être hautement préservée !

Narwal V40 accessoires
Unis comme les cinq doigts de la main ! ©Narwal

Enfin, Narwal insiste sur la polyvalence via les accessoires. La brosse principale intègre un éclairage LED pour mieux repérer la poussière, tandis que la mini brosse motorisée vise les canapés, matelas et les poils d’animaux. Une brosse douce est prévue pour les surfaces plus fragiles, et un suceur fentes pour les plinthes, coins et zones étroites. Le tout est complété par un rangement fermé dédié aux embouts, parfait pour éviter la disparition spontanée ces accessoires entre deux nettoyages.

Un nouveau flagship pour concurrencer Dyson, Shark et les autres ?

Avec le V40 Station, Narwal attaque franchement le segment des aspirateurs balais “premium confortable ». Sur le papier, la proposition est plus que séduisante : 220 AW annoncés, aspiration auto-adaptative, double batterie pour les grandes surfaces, et surtout une station de vidage pensée pour rendre l’entretien presque invisible au quotidien. Cerise sur le gâteau, ce nouveau modèle est annoncé à partir de 379 €, et disponible via le site officiel Narwal et Amazon.

En ce qui nous concerne, un test devrait suivre qui mesurera l’efficacité du transfert vers le sac (notamment avec les poils et les débris plus lourds), le niveau sonore lors du vidage, la tenue sur tapis, l’autonomie en mode automatique et le coût des sacs.

Si Narwal tient ses promesses, le V40 Station pourrait cocher ce que beaucoup recherchent aujourd’hui : un balai léger, facile à prendre en main, avec une grande puissance, de l’intelligence et de l’ergonomie à gogo. Cette formule, qui paraît sans compromis, comporte-t-elle un vice caché, selon vous ? Ou bien est-ce exactement ce produit que vous attendiez pour faire enfin le ménage sereinement ?

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Top 7 innovations pour vous protéger des avalanches

Airbag Avalanche

Ces deux dernières saisons, la sécurité en hors-piste a vécu une accélération qu’on n’avait plus vue depuis longtemps. Sans jamais promettre l’impossible (une avalanche reste une avalanche) les innovations récentes cherchent surtout à faire gagner du temps, améliorer la flottabilité, et augmenter les chances de survie quand tout bascule en quelques secondes.

En 2024–2025, le marché avait surtout peaufiné les “classiques” : des sacs plus légers, des matériaux plus durables, des systèmes plus pratiques à porter (fixations skis/snow, accès au matériel, ceintures mieux pensées), et une approche plus “long terme” avec de la modularité et des pièces remplaçables. Dans le même temps, on a vu émerger ou se démocratiser des solutions qui ne visent pas la flottabilité, mais le sursis : des dispositifs d’assistance respiratoire conçus pour tenir plus longtemps sous la neige, là où chaque minute compte.

Et puis arrive le pivot 2025–2026 : l’airbag électrique rechargeable devient la nouveauté structurante. Supercondensateurs, recharge USB-C, multi-déclenchements, parfois un mode secours via piles… Sur le papier, cela simplifie la logistique (cartouches, remplissages, restrictions de transport) tout en rendant l’usage plus “naturel” : on vérifie l’autonomie, on teste, on recharge, et on repart. C’est ce changement de paradigme (sans oublier les alternatives à cartouche toujours très pertinentes) qui donne le fil conducteur des produits ci-dessous.

“Multi-déclenchements” : qu’est-ce que ça change, concrètement ?

Dans le jargon des airbags avalanche, “multi-déclenchements” signifie qu’un même sac peut se déclencher plusieurs fois sans devoir remplacer une cartouche de gaz à usage unique. Sur les systèmes électriques rechargeables, l’airbag est gonflé par une turbine : après un déclenchement, il suffit généralement de replier l’airbag, réarmer la poignée, puis recharger le système pour retrouver une configuration opérationnelle. On peut donc tester le déclenchement et apprendre les bons réflexes sans “gaspiller” une activation. Toutefois, “multi-déclenchements” ne veut pas dire “illimité” ni “instantané”. Après une activation, il faut du temps pour replier correctement, vérifier le sac, et recharger.

Si vous avez attrapé le virus du hors-piste, peut-être ce genre d’équipement pourrait-il vous permettre de gagner en sécurité afin de prolonger vos expériences en pleine nature sans que vos proches ne s’inquiètent trop pour vous… Voici donc un top des innovations qui vous protègent des avalanches, de la plus simple à la plus high tech !

Sac Airbag Wedze pour la sécurité en Freeride

Plus connu chez les freeriders, vous avez bien évidemment le sac à dos airbag, un indispensable de la sécurité en hors piste avec la pelle et la sonde. Celui-ci dispose d’un litrage de 30L, ce qui permet d’emporter tout le nécessaire à une sortie à risque en demeurant hors de portée du décès. Inspiré des systèmes de baudrier et des gilets de sauvetage, il est léger (2,2 kg sans cartouches), compact, et reste bien en place malgré le déclenchement de l’airbag.

Un produit de sécurité sans compromis selon son concepteur Marc-Antoine Schaer, qui a été au cœur d’une collaboration entre les marques Wedze et Alpride. Pour le gonflage en cas d’accident, il dure un peu moins de 4 secondes. Un produit qui coûtera néanmoins 450 € sans compter les cartouches de gaz.

L’airbag d’avalanche MINI15+ d’Arva

Si vous vous aventurez souvent dans les hauteurs enneigées, pensez à bien vous équiper ! Pour votre sécurité, Arva a conçu un airbag d’avalanche baptisé MINI15+ (lauréat de l’ISPO 2023 ), qui peut même être mis en location, pour des expéditions occasionnelles à très haute altitude ! En effet, son système de cartouche rechargeable de 2,1 kg est adapté à toutes et à tous (y compris les enfants) et peut servir plusieurs fois grâce à ses matériaux durables (principalement du P600D 100% recyclé), certifiés bluedesign® et d’une robustesse à toute épreuve !

Airbag MINI15+ d'Arva

Et la pépite : une double protection en forme de sphère pour que la tête ne se cogne pas et surtout maximiser la flottabilité de l’ensemble si vous êtes pris dans une abominable chute de neige !

Mammut Eiger Free 20 Removable Airbag 3.0 : plus léger que la poudreuse !

Le Mammut Eiger Free 20 Removable Airbag 3.0 est un sac à dos d’avalanche ultra léger, pesant 1,5 kg avec le système d’airbag et sa cartouche rechargeable (470 g pour le sac seul). Les bretelles sont amovibles et remplaçables, prolongeant la durée de vie du produit. Conçu pour les longues randonnées ou les amateurs de hors piste, il est fabriqué en matériau ULTRA™ résistant à l’abrasion, léger et étanche, assurant durabilité et performance.

Mammut Eiger Free 20 Removable Airbag 3.0 innovation avalanche ski
Mammut Eiger Free 20 Removable Airbag 3.0 © Mammut

En outre, le nouveau système Eiger Hook en aluminium facilite la fixation des skis ou du snowboard sur le sac, même avec des gants épais ! Pour couronner le tout, le sac est personnalisable, et sera commercialisé en août 2025 à un prix avoisinant les 800 €.

ARVA Explore 30 Switch : la modularité… sans passer à l’électrique

À l’heure où les airbags “USB-C” font beaucoup parler d’eux, l’ARVA Explore 30 Switch rappelle qu’un système à cartouche peut encore avoir de sérieux arguments, surtout quand il mise sur la polyvalence. Ici, on reste sur le REACTOR 2.0 (sans électronique, donc sans gestion de batterie), avec deux ballons de 75 L et un système airbag annoncé à 650 g, pensé pour protéger la tête et favoriser la remontée en surface. Côté chiffres, ARVA détaille même les masses selon la configuration : 1 950 g (sac + système, sans cartouche), 2 270 g avec cartouche carbone, ou 2 440 g avec cartouche acier.

Là où ce modèle devient vraiment intéressant, c’est avec la logique SWITCH : une base (frame) + une “cover” que l’on change en quelques instants pour adapter le volume à la sortie, sans racheter tout le système airbag. La version Explore 30 met l’accent sur l’accès au matériel : poche sécurité dédiée, grande poche “fond de sac” accessible sans enlever le sac (peaux, crampons, gants, gourde), rangement lunettes, portage skis diagonal ou A-Frame, porte-casque intégré, et ceinture avec deux grandes poches zippées. Le tout avec des tissus annoncés 100% recyclés (polyamide 420D/630D + doublure polyester 150D) et une certification TÜV GS / conformité EN16716.

Dans la presse, SKI Mag place l’Explore 30 Switch en “Best Overall” et souligne notamment les grosses poches de ceinture et un compartiment d’accès rapide très pratique… tout en rappelant l’inconvénient classique des cartouches : il faut les remplir et les re-remplir. Sur le terrain, un test Skipass apprécie le maintien en descente et le poids plutôt discret, mais note qu’en montée le sac peut tenir chaud malgré le mesh dorsal ; un profil qui parlera particulièrement aux freeriders réguliers.

Airbags rechargeables à supercondensateurs : Alpride E2 (et les sacs BCA Float E2 en vitrine 2026)

S’il y a bien une bascule technologique 2025–2026 à retenir côté sécurité hors-piste, c’est celle-ci : avec l’Alpride E2, on sort (enfin) du duo “cartouche de gaz + stress de la compatibilité / du transport”. Ici, l’énergie nécessaire au gonflage est stockée dans des supercondensateurs : pas de réaction chimique comme sur une batterie Li-ion, ce qui permet une puissance disponible très vite et des performances annoncées stables de -30 °C à +50 °C. Le tout, avec une longévité théorique impressionnante (les supercondensateurs sont donnés pour 500 000 cycles de charge).

Dans les détails, le E2 repose sur un compresseur radial capable de gonfler un ballon de 162 litres en 3 à 4 secondes. Surtout, la logique “multi-déclenchements” devient enfin tangible : après un essai ou une activation, on replie, on réarme, puis on recharge. Deux options : USB-C (environ 20 à 40 minutes sur chargeur ou powerbank), ou 2 piles AA (plutôt 40 à 80 minutes selon la qualité des piles et la température). Les AA servent aussi de “veilleuse” pour compenser la décharge naturelle et garder le système prêt sur la durée (jusqu’à 3 mois annoncés dans ce rôle, lorsque tout est correctement alimenté).

Pour voir ce pivot à l’échelle “produit”, la gamme BCA Float E2 (collection 2026) sert de bonne vitrine : elle décline le moteur Alpride E2 dans des sacs pensés pour le terrain, avec une organisation orientée ski (accès pratiques, rangements rapides, etc.) et des volumes variés. La collection compte six déclinaisons : 15L, 25L, 35L, 45L, une 25L Turbo pour la motoneige, et un gilet MTNPRO 15L.

Nota Bene : les AA servent aussi de “veilleuse” pour compenser la lente décharge naturelle et maintenir le système prêt pendant des semaines (Alpride annonce jusqu’à 3 mois d’autonomie sans recharger, quand le pack est correctement alimenté).

Autre point qui va parler aux voyageurs (et à tous ceux qui en ont marre des discussions au comptoir d’embarquement) : Alpride met en avant un système sans cartouches sous pression, sans Li-ion/Li-Po et sans pyrotechnie, donc conçu pour voyager en avion sans restrictions dans la plupart des cas.

Supercondensateurs + piles AA : pourquoi ce duo rassure (et comment ça marche) ?

Sur certains airbags avalanche électriques, l’énergie du gonflage est stockée dans des supercondensateurs. Leur intérêt est de délivrer beaucoup de puissance très vite et de supporter un grand nombre de cycles de charge/décharge. En revanche, ils peuvent se décharger légèrement avec le temps. En conséquence, selon les systèmes, les piles AA peuvent permettre de recharger les supercondensateurs si vous n’avez pas accès à une prise USB-C, ou servir de maintien en condition, puisqu’elles peuvent aussi agir comme une alimentation d’appoint, afin de compenser la décharge progressive sur la durée. Ce n’est toutefois pas un “droit à l’oubli” ; vérifiez toujours vérifier l’état du système avant de partir !

LiTRIC (Ortovox / Arc’teryx) : la recharge USB-C en version “technique”, avec une alternative premium

Autre approche marquante du pivot 2025–2026 : LiTRIC, co-développé par Ortovox et Arc’teryx. Le principe reste celui d’un airbag sans cartouche, mais avec une architecture un peu différente : l’airbag est gonflé via une turbine alimentée par des supercondensateurs, eux-mêmes soutenus par une petite batterie Li-ion (Ortovox évoque un format très léger de 25 g) pour faciliter la remise en service et la gestion de l’énergie. Dit autrement : les supercondensateurs délivrent la puissance “coup de poing”, la batterie sert de support pour remettre le système en état.

Airbag Litric déployé
À ne pas confondre avec votre petit coussin pour prendre l’avion… © wildsnow.com

Dans les faits, la marque annonce une recharge en approximativement 25 minutes via USB-C, au moins deux déclenchements par charge, et une autonomie d’environ 60 h en mode ON (jusqu’à plusieurs jours de raid sans repasser par la prise), le tout sur une plage de fonctionnement annoncée de -30 à +45 °C. Et comme il n’y a ni cartouche à peser ni cartouche à jeter, les tests d’activation deviennent enfin un réflexe plutôt qu’un luxe.

Airbag Litric vu de près
Le système électronique de Litric est conçu pour être très intuitif ! © ortovox.com

En alternative, Arc’teryx Micon LiTRIC 32 reprend la même techno dans une exécution plus premium (volume 32 L très “journée”), avec multi-déclenchements d’entraînement et recharge USB rapide, y compris évoquée en conditions très froides : “même par -30 °C”, insiste Arc’teryx. Powder souligne d’ailleurs un usage très abouti, avec l’argument voyage souvent mis en avant sur ce type de système (sans cartouches), même si la prudence reste de mise : selon les compagnies et les pays, il faut toujours vérifier les règles avant de partir.

Nota Bene : l’airbag réduit le risque d’ensevelissement total, mais ne l’annule toutefois pas complètement.

Recharge USB-C : l’airbag avalanche version “plug & play”

Sur les nouveaux airbags électriques, la recharge USB-C permet de brancher le sac sur un chargeur secteur, une batterie externe (powerbank), voire parfois sur une prise USB en refuge. L’airbag devient plus facile à maintenir prêt : avant de partir, on vérifie l’état de charge, on recharge si besoin, et c’est tout. C’est aussi ce qui rend les tests d’activation plus accessibles : après un déclenchement d’entraînement, on replie l’airbag, on réarme, puis on recharge via USB-C au lieu de gérer une cartouche. Il faut cependant tenir compte du froid qui peut ralentir ou compliquer la recharge, et vérifier le câble et la compatibilité de l’alimentation.

Le nouveau dispositif d’alimentation en air développé par Safeback

En cas d’accident, l’enjeu est presque toujours le même : tenir le coup en attendant l’arrivée des secours. À cet égard, Safeback vous permet de gagner un sursis de 90 minutes (vs 15 minutes sans équipement) même à -30°C, ce qui augmente considérablement vos chances de survie si vous vous retrouvez ensevelis sous la neige après avoir été pris dans une avalanche.

Safeback appareil respiratoire pour victimes d'avalanches
Lorsqu’il se sent menacé, le Safeback se redresse et sort ses tuyaux pour intimider son agresseur…

L’idée du système intégré SBX de Safeback est d’extraire l’air contenu dans le manteau enneigé qui vous paralyse. Grâce à l’unité de commande du SBX situé dans le sac à dos, l’air emprisonné dans la matière gelée va pouvoir rejoindre vos poumons, tandis que les tuyaux d’évacuation d’air, fixés aux sangles du sac à dos, vont renvoyer le CO2 plus loin. À considérer sérieusement si vous prévoyez des expéditions dangereuses…

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Test Dyson V8 Cyclone : le remake d’un modèle iconique va-t-il flopper ou (re)cartonner ?

Test Dyson V8 Cyclone

Avec le Dyson V8 Cyclone (Motorbar), la marque anglaise remet sur le devant de la scène l’un de ses aspirateurs-balais les plus emblématiques. Ce modèle, plus accessible que les V12/V15, promet encore une aspiration “à la Dyson” et une expérience sans fioritures. Reste à savoir si, en 2026, ce classique a toujours les épaules pour convaincre.

Le V8 a longtemps été, pour Dyson, le point d’entrée idéal : un sans-fil nerveux, simple à prendre en main, reconnaissable entre mille et suffisamment performant pour marquer les esprits. Avec le temps, la marque a fait évoluer sa gamme vers des modèles plus technologiques, mieux dotés et plus coûteux, jusqu’à imposer une forme de standard premium sur le segment. Dans ce contexte, le retour du V8 en version “Cyclone” avec brosse Motorbar peut surprendre : Dyson choisit de rejouer une partition plus minimaliste, misant sur un nom fort, une architecture éprouvée et une promesse de performance, plutôt que sur l’accumulation de fonctions.

Boîte Dyson V8 Cyclone

Dyson peut-il faire vivre un “classique” sans qu’il paraisse daté ? Nous attendons de la marque une efficacité d’aspiration à la hauteur de sa réputation, mais aussi une cohérence d’ensemble : ergonomie, vidage du bac, qualité de filtration en usage réel, et tenue des performances au fil des minutes. L’intérêt de ce “remake” tient-il seulement au prix et au prestige du nom, ou à une expérience encore solidement compétitive ? Pour trancher, nous allons pousser le V8 dans ses retranchements sur tapis comme sur sols durs, sur particules comme sur cheveux longs, et bien entendu sur tissus et dans les recoins. Et nous pourrons ainsi arbitrer ce retour nostalgique sur une échelle de valeur de plus en plus exigeante !

Caractéristique TechniquesDyson V8 Cyclone
Dimensions116 x 25 x 21 cm
Poids2,7 kg
Puissance nominale465 Watts
Puissance d’aspiration150 air watts
BatterieLithium-ion
Autonomie max60 minutes
Temps de recharge4 heures
Capacité du compartiment à poussière0,5 L
FiltrationHEPA > 0,3 micron
Volume sonoreNC
Indice de réparabilité7,4/10
Garantie2 ans
Prix de lancement 399 €

Par rapport au Dyson V8 “classique” tel qu’il est encore présenté sur sa fiche d’origine, Dyson annonce 150 AW et 60 min (soit environ +30 % d’aspiration et +50 % d’autonomie). Dans la même logique, la charge passe à 4 h (contre 5 h sur une déclinaison V8 “Advanced” de la gamme), et Dyson met en avant une batterie “à 7 cellules” (vs 6 sur les précédents modèles). Autre signal intéressant : le Cyclone conserve la Motorbar auto-démêlante, ce qui colle à l’attente actuelle (cheveux/poils), tout en visant un positionnement plus accessible : Dyson affiche un prix d’origine à 399 € (et des promos possibles sur son site).

Nota Bene : concrètement, plus de cellules dans une batterie peut servir à augmenter l’énergie disponible (et/ou la tension, selon la façon dont elles sont assemblées), ce qui aide à garantir une meilleure autonomie et une aspiration annoncée plus élevée, sans baisse de régime.

Bien sûr, ce “nouveau V8” reste, dans l’esprit, un V8 : même philosophie simple, mais aussi les mêmes angles morts face aux standards 2026 (pas d’auto-ajustement, pas d’affichage avancé, etc.). Surtout, Dyson fait quelques concessions : la capacité descend à 0,5 L (vs 0,54 L sur les V8 Advanced et Absolute), le poids reste élevé (2,7 kg vs 2,6 kg).

Contenu de la boîte : les compromis de la simplicité

Sur le Cyclone, le contenu de boîte est relativement minimaliste, alors que le V8 Absolute avait mis l’accent sur une dotation un peu plus riche (dont un rouleau Fluffy, et un accessoire combiné) :

  • Aspirateur sans-fil Dyson V8™ Cyclone
  • Long suceur
  • Brosse Motorbar™
  • Tube
  • Mini-brosse motorisée
  • Guide d’utilisation
  • Chargeur
  • Support mural
Composants Dyson V8 Cyclone
On s’en contentera, mais on espère tout de même avoir de belles surprises par la suite !

Nota Bene : une offre promotionnelle (sans date officielle visible) vous fera profiter d’un adaptateur pour meubles bas d’une valeur de 45 €.

La bonne nouvelle, c’est que Dyson indique une compatibilité avec les accessoires V8 existants (rouleau doux, brosses, adaptateurs, kits…), mais cela renvoie une partie de la polyvalence à des achats additionnels.

Design et ergonomie : un parfum très rétro !

Visuellement, le V8 Cyclone adopte un skin « smoking » assez semblable au V20 Pro-A de Dreame, que nous avons testé très récemment : une hégémonie de noir accordé à quelques touches rouge vif et le bleu électrique de la brosse principale. Son gabarit n’a rien de mini, avec un poids annoncé de 2,7 kg lorsqu’il est équipé de la Motorbar. C’est légèrement au-dessus des V8 historiques, souvent donnés autour de 2,6 kg (et environ 1,6 kg pour le bloc seul), mais l’équilibre reste l’un des marqueurs de la gamme : le poids est concentré près de la main, ce que Darty soulignait déjà sur le V8 “classique”.

3 brosses Dyson V8 Cyclone
Pour l’esentiel, les trois embouts sont bien choisis, mais une brosse Fluffy aurait tout de même été la bienvenue…

Le corps principal concentre le moteur, la filtration, le bac et la batterie amovible dans un ensemble compact et “pistol-grip” (poids près de la main, centre de gravité haut). Dyson insiste toujours sur le réservoir hermétique et forge le Cyclone sur une architecture à 15 cyclones radiaux. Pour l’entretien, la marque précise la présence de deux filtres lavables (un filtre conique + un filtre après-moteur), à rincer régulièrement. Le point qui change vraiment, en revanche, c’est la “commande” : Dyson décrit un fonctionnement sans gâchette, via un bouton et trois modes (Éco, Moyen, MAX), là où les V8 historiques reposaient sur la fameuse détente à maintenir et un sélecteur de puissance.

Nota Bene : la couleur du bouton « mode » change pour chaque force d’aspiration : vert/éco, bleu/moyen, rouge/max (violet/maître Windu).

Corps Dyson V8 Cyclone démonté
Pour 99 € supplémentaire, l’ajout d’une seconde batterie amovible peut permettre de ne presque plus se soucier de l’autonomie !

Pour les fioritures, Dyson ne met pas en avant d’écran, ni de modules d’aide au nettoyage façon génération Detect. Pas de compteur précis, pas d’éclairage LED ou laser sur l’embout principal, pas de mode auto, ni de témoin de niveau de batterie. On retrouve un format “stick” devenu presque rétro, avec un tube monobloc sans manche télescopique (contrairement au V20 Pro-A).

V8 Cyclone totalement assemblé
Finesse et élégance sont de la partie, on ne va pas le nier !

Le vidage demeure également dans la tradition Dyson : un mécanisme d’éjection hygiénique “en un geste”, efficace mais sans logique de compaction active du bac (à quand la station de vidage comme sur un Powerdetect Clean & Empty de Shark ?). Et si la station murale est bien annoncée, on constate encore l’absence de “position parking” stable hors support.

Nota Bene : le poids de l’appareil reste équilibré, et on peut l’adosser à une paroi sans avoir trop peur qu’il ne tombe (sauf si des enfants et des animaux se promènent dans la maison).

Aspiration sur sols durs : la Fluffy nous manque un peu

Comme d’habitude, nous avons composé notre granola, spécial « test d’aspirateur », à savoir 50 g de riz et 50 g de grains de café, puis nous l’avons répandu sur notre carrelage. Puis nous avons lancé un premier test en mode éco.

Il peut également arriver que des grains retombent en fin de nettoyage, surtout si l’aspirateur n’a pas eu le temps de les faire remonter jusqu’au bac.

Le V8 Cyclone s’est acquitté de sa tâche en 2 minutes et 3 secondes. Il a d’abord englouti le plus gros en un peu plus d’une minutes, mais quelques grains assez volumineux ne se sont pas laissé prendre. Il a fallu insister pour passer dessus sans les éjecter. À ce titre, il est préférable de pousser la brosse sur la saleté, plutôt que de la ramener en arrière. Cela peut nous obliger à soulever l’appareil pour revenir au point initial. C’est un compromis courant avec les aspirateurs-balais, mais qu’une brosse douce peut atténuer (au même titre que le bruit, d’ailleurs…).

Ensuite, nous avons essayé dans un angle. La brosse Motorbar a fait le job sans la moindre difficulté. Il en sera de même pour une dernière petite session le long d’une plinthe. En somme, sans grande surprise, l’aspiration sur sol dur reste plus que satisfaisante, à condition d’être à l’aise sur la maniabilité, autrement dit pouvoir soulever sans peine 2,7 kilos.

Aspiration sur tapis : résolument son terrain !

Nous avons été plutôt impressionné de son aisance sur tapis. À l’instar du Dreame V20 Pro-A, il est capable, en moins de 5 minutes (force intermédiaire), de récupérer 20 cl de poussières invisibles sur deux tapis : celui à poils ras qui suit notre couloir, et celui à poils épais posé sur le parquet de notre chambre.

V8 Cyclone bac à poussières plein
Assainissement : checked !

Nota Bene : le mode boost ne fonctionne pas bien sur tapis. L’aspiration est trop forte et, sous l’effet ventouse, les fibres du tissu bouchent le conduit.

Ensuite, nous l’avons évidemment challengé sur les grosses particules, toujours en mode « medium ». Les grains passent un à un sous la brosse et se laissent dévorer sans prendre la tangente à l’autre bout de la pièce. En 1’24 », c’était fini. On notera néanmoins que la tête a tendance à coller au tapis, ce qui rend la poussée relativement fastidieuse.

Nous conseillons d’y aller lentement, en maintenant une très légère pression en direction du sol.

Bien sûr, nous avons réitéré avec le tapis de la chambre. En 1 minute, 97% des grains ont été récupérés. Il nous a néanmoins fallu insister pendant 1 minute supplémentaire pour traquer les plus récalcitrants, bien enfouis dans cette petite jungle textile, et approcher les 99,9%.

Allez on y croit !

Enfin, nous nous sommes attelé à l’aspiration des poils et cheveux, en disséminant quelques mèches de notre chère perruque blonde (alerte psychopathe…) sur le tapis à poils ras, préalablement coupés en trois longueurs différentes (approximativement 5, 10 et 20 cm).

Nous avons été assez agréablement surpris : seuls les cheveux de 20 cm se sont emmêlés dans la brosse, sans pour autant l’empêcher de tourner. Sur le Dreame V20 Pro-A, par exemple, nous avions dû interrompre l’aspiration à cause d’un excès de cheveux.

V8 Cyclone motorbar et cheveux emmêlés
Quelques cheveux à droite…
…beaucoup de cheveux dans le bac !

En somme, Dyson prouve son savoir-faire sur un terrain particulièrement glissant (mais uniquement au sens figuré). Néanmoins, l’absence d’éclairage en tête de la Motorbar sur un produit au-dessus de 250 € nous chagrine toujours un peu…

Test de l’aspi-main : la Motorbar miniature est énervée !

Nous ignorons le nombre de rotations/min des brosses Dyson, mais ça râcle ! Nous avons récupéré une partie des cheveux utilisés pour le tapis pour les balancer sur le canapé. La mini-brosse motorisée s’en est chargée avec moult vigueur !

Là aussi, une partie des cheveux s’emmêle dans la brosse. Bien que cela ne l’entrave pas, il faudra les couper au cutter, ou bien défaire le rouleau pour les retirer à la main. La performance reste à saluer, et les utilisateurs accompagnés d’animaux en auront pour leur argent !

V8 Cyclone mini-brosse cheveux emmêlés
Même avec tout ça, il ne s’est pas arrêté ! Quelle détermination !

On remarque tout de même que le tissu subit un assaut assez sévère de la part de la brosse, même en mode éco. En conséquence, il sera préférable de la garder pour des surface assez rigides, comme la banquette d’une voiture, ou un canapé particulièrement robuste. Le cuir ou les textiles plus fragiles auront besoin d’un accessoire plus doux, disponible en boutique.

Niveau sonore : un retour en fanfare !

La marque ne communique pas vraiment sur le « tintamarromètre » du Dyson V8 Cyclone, et on comprend un peu pourquoi… Selon nos mesures, avec un sonomètre placé à un mètre de la machine en fonctionnement, on peut distinguer trois tendances :

  • la brosse Motorbar qui amplifie le son selon le mode (Eco/Medium/Boost) : 78/80/83 dB ;
  • la mini-brosse motorisée qui joue la Castafiore à 85 dB quelle que soit la force d’aspiration ;
  • et les accessoires non-motorisés, qui réduisent le bruit à 62/75/80 dB (Eco/Medium/Boost).

Pour nous, c’est supportable le temps d’une bonne séance de ménage, mais force est d’avouer que ça fait du bien quand ça s’arrête…

Autonomie et recharge : des hauts et des (petits) bas

On commence avec une petite déception : on n’a vraiment pas grand chose pour indiquer le niveau de batterie. Presque rien, en vérité. On aspire à l’aveugle jusqu’à ce que l’appareil cesse de fonctionner. Un unique voyant s’allume en bleu au niveau de la batterie lorsqu’on appuie sur le bouton « marche/arrêt » afin de nous avertir que la batterie est à plat. Ce même voyant clignote pendant la recharge puis s’éteint une fois celle-ci terminée. Cette absence de jauge est un peu frustrante, même si elle n’a rien de nécessaire si l’on s’organise bien…

V8 Cyclone led bleue de la batterie
C’est joli, le noir, mais un peu salissant, hein ?

Concernant l’autonomie brute, Dyson annonce jusqu’à 60 minutes pour le V8 Cyclone, ce qui correspond typiquement à un usage en mode éco, sur des saletés légères, et souvent dans des conditions favorables (accessoire non motorisé, résistance faible). Pour un usage quotidien qui alterne le mode éco et le mode normal dans des proportions à peu près équivalentes, nous tenons 49 minutes ce qui est franchement solide pour la catégorie (on a vu que le mode éco était tout à fait viable). En revanche, en turbo/MAX, on tombe à 8 min et des poussières. La seule question étant : quand donc ce mode est-il réellement nécessaire ?

Enfin, le temps de charge est surprenamment plus court qu’annoncé, puisque la batterie a cessé de clignoter au bout de 2h59 minutes seulement. On prend !

Entretien : tout pareil qu’avant, en fait…

L’entretien reste simple, mais à faire régulièrement si l’on veut conserver une aspiration stable. Première règle : vider le bac dès que la poussière atteint la ligne MAX, sans attendre qu’il soit tassé. Dyson recommande ce repère, et c’est aussi un bon réflexe pour éviter la baisse de débit d’air et les mises en sécurité liées aux obstructions. Dans la pratique, le vidage “hygiénique” (fond du bac qui s’ouvre) limite le contact direct avec les déchets, mais le geste mérite d’être fait au-dessus de la poubelle… voire à l’extérieur si vous aspirez beaucoup de fines poussières, car l’ouverture peut libérer un petit nuage.

V8 Cyclone dispositif de vidage de collecteur
Il faut ré-enclencher le mécanisme en deux temps : baisser la partie multi-cyclonique (en haut) et fermer le collecteur (en bas).

Nota Bene : il peut arriver de mal repositionner le bac après l’avoir ouvert. Dans ce cas, en guise d’avertissement, le bouton « mode » clignotera en blanc dès que vous voudrez commencer l’aspiration.

Pour les filtres, Dyson recommande un lavage une fois par mois (les V8 ont deux filtres). On les rince à l’eau froide jusqu’à ce qu’elle soit claire, on les secoue/essorre, puis on les laisse sécher au moins 24 h dans un endroit aéré avant remontage (et surtout : pas de lave-vaisselle, lave-linge, sèche-linge, etc.).

V8 Cyclone filtres sortis
Les filtres sont très facile à manipuler !

Côté brosses, le principe est le même depuis les V8 historiques : les rouleaux sont démontables pour retirer cheveux, poils et fibres qui finissent toujours par s’enrouler. Sur ce V8 Cyclone, la Motorbar vise justement à limiter l’emmêlement, mais le système “peigne” ne fait pas tout et l’on peut encore retrouver des cheveux pris dans la brosse…

Munissez-vous d’une pièce pour récupérer le rouleau !
Idem sur la mini-brosse motorisée (en plus pénible car il a tendance à se coincer dans l’orifice…)

Enfin, un mot sur la batterie : pour préserver sa durée de vie, Dyson conseille de réserver les modes Max/Boost aux nettoyages courts et ciblés, de stocker l’appareil à température ambiante (18–28 °C) à l’abri du soleil et des sources de chaleur, et même de laisser l’aspirateur refroidir après usage avant de le remettre en charge. Pour aller encore plus loin, Dyson indique aussi de laisser la batterie se décharger entièrement au moins une fois par mois, et d’alterner si vous en possédez une seconde.

Accessoires et consommables : boutique fournie mais prix élevés !

Pour la première fois, nous avons carrément dû faire un tableau pour recenser toutes les pièces détachées compatibles avec un appareil ! En farfouillant un peu, on les trouve directement sur la boutique Dyson, à condition qu’ils ne soient pas en rupture de stock !

Accessoire / consommable (réf. Dyson)UsagePrix
Brosse Motorbar™Tête principale multi-surfaces 79,17 €
Mini brosse motorisée auto-démêlanteTissus/escaliers/sièges auto, poils d’animaux70,00 €
Mini brosse motorisée Petites surfaces, tissus, poils incrustés (nettoyage motorisé)49,00 €
Accessoire lumineux Recoins et zones sombres (LED)50,00 €
Long suceur Plinthes, interstices, angles, fentes29,00 €
Accessoire combiné 2-en-1 Petite brosse + embout large 29,00 €
Accessoire pour espaces exigus Zones étroites difficiles d’accès40,00 €
Brosse anti-rayuresSurfaces délicates 40,00 €
Brosse matelas et tissus Matelas, coussins, canapé 30,00 €
Brosse douceDépoussiérage de meubles/surfaces planes 20,30 €
Brosse dure Moquettes épaisses/paillassons18,00 €
Rallonge flexible Allonger la portée30,00 €
Adaptateur pour surfaces en hauteurNettoyage en hauteur15,00 €
Adaptateur pour meubles bas Passer sous les meubles22,50 €
Sac de rangement d’accessoires Rangement des embouts56,00 €
Support mural multi-accessoire Ranger plusieurs accessoires19,00 €
Station d’accueil murale Support mural de charge/rangement 29,00 €
Clip de rangementFixer long suceur sur le tube9,00 €
Batterie de rechange V8 Remplacement batterie99,00 €
Préfiltre Filtration en amont 19,00 €
Filtre après moteur Filtration en aval 29,00 €
Rouleau de nettoyage doux Rouleau “sols durs” à remplacer66,67 €

Bonne nouvelle : avec l’offre à 299 € et l’adaptateur pour meubles bas offert, le Dyson V8 Cyclone arrive déjà avec l’essentiel pour démarrer. Avec une boutique aussi fournie, on peut être tentés de corriger ce que ce V8 “remake” ne propose pas d’emblée : la visibilité, une maintenance plus confortable, et un peu de sérénité côté autonomie.

Pour un petit appartement (50–75 m²), on peut viser un panier très raisonnable : l’accessoire lumineux (environ 50 €) compense l’absence d’éclairage sur la Motorbar et s’avère vite précieux sous les meubles, le long des plinthes et dans les recoins. On peut ensuite sécuriser l’entretien avec un filtre après-moteur de rechange (environ 29 €) : les filtres se lavent, mais Dyson impose un séchage long, et disposer d’un filtre d’avance évite d’immobiliser l’aspirateur (ou de remonter un filtre encore humide). Dans ce scénario, on reste largement sous les 500 € : 299 + 50 + 29 = 378 €, avec une expérience plus agréable au quotidien.

Pour un grand appartement (100–150 m²), la dépense la plus logique est la seconde batterie (environ 99 €). On garde ensuite les mêmes ajouts “intelligents” : accessoire lumineux (50 €) + filtre après-moteur de rechange (29 €), et l’on peut compléter par un petit accessoire très utile au quotidien, l’adaptateur pour surfaces en hauteur (environ 15 €) pour le dessus d’armoires, les bibliothèques ou les angles. Total : 299 + 99 + 50 + 29 + 15 = 492 €, soit un pack cohérent, complet, et encore sous la barre symbolique des 500 €.

Enfin, deux accessoires méritent d’être surveillés sans forcément les intégrer “au panier” : la rallonge flexible (pratique derrière les meubles, en voiture) et certaines brosses plus douces pour les textiles délicats… mais leur disponibilité fluctue souvent sur la boutique Dyson.

Position sur le marché : performant malgré les compromis

Sur le marché actuel, le Dyson V8 Cyclone (actuellement à 299€) offre un retour aux fondamentaux : une machine efficace, simple, et immédiatement reconnaissable, qui privilégie l’aspiration et la nervosité. Dans cette tranche de prix, ce choix n’est pas absurde : la gamme V8 reste l’une des architectures les plus éprouvées de Dyson, et ce “Cyclone” modernise le cocktail avec une Motorbar anti-emmêlement et une autonomie qui, dans la pratique, peut rester très confortable en usage mixte. Ainsi, le V8 Cyclone peut devenir très cohérent lorsqu’il est bien placé en promotion, mais la personnalisation (accessoire lumineux, seconde batterie, filtres de rechange, embouts doux…) fait vite grimper la facture.

Par ailleurs, l’offre concurrente entre 250 et 450 € a beaucoup évolué : à budget comparable, un Dreame V20 Pro-A met en avant un écran et surtout un tube flexible et pliable pour aller sous les meubles et gérer les hauteurs sans contorsions. Dans un esprit plus “ménage assisté”, le Rowenta X-Force Flex 14.60 empile les arguments pratiques : tube Flex, éclairage LED en tête, écran de contrôle et bac 0,9 L (donc moins de vidages). Et chez Samsung, un Jet 85 (Complete / Pet) s’inscrit aussi dans cette logique plus moderne avec écran et informations de suivi, tout en restant dans une gamme fréquemment trouvable en promotion autour de cette tranche.

Un cran plus haut, certains modèles ajoutent même ce que Dyson n’apporte pas encore sur ce V8 : une forme de “station” qui décharge l’utilisateur. Le Shark PowerDetect Clean & Empty (IP3251EUT), par exemple, mise sur une base auto-vidante annoncée pour conserver la poussière jusqu’à 45 jours, et sur des capteurs (bords, sols, saleté) destinés à ajuster le nettoyage. C’est typiquement le genre d’ergonomie “zéro contrainte” qui peut faire hésiter face à un V8 Cyclone plus minimaliste (même si ces machines peuvent aussi avoir leurs propres compromis, tels que le gabarit ou le bruit).

En somme, le V8 Cyclone se comprend moins comme “le meilleur rapport équipement/prix”… que comme une valeur sûre pour les amateurs de la marque, qui privilégient la performance et la fiabilité d’une formule éprouvée.

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Maytronics passe à l’offensive : Dolphin EON, prix serré pour casser le match des robots-piscines premium !

Dolphin Eon 120 D Maytronics

Maytronics, maison historique du robot de piscine (marque Dolphin), n’a plus le luxe d’être seul en haut de l’affiche. Le sans-fil a ouvert la porte à une nouvelle vague d’acteurs très offensifs (Aiper, Beatbot et consorts) qui bousculent les repères. Avec le Dolphin EON, Maytronics montre qu’il a encore de la ressource et qu’il compte frapper fort pour reprendre l’initiative sur le premium !

Maytronics a bâti sa réputation avec Dolphin, parmi les tout premiers robots nettoyeurs commercialisés, jusqu’à devenir une référence mondiale des solutions d’entretien de piscine (robots, sécurité, traitement de l’eau). Porté par la vague d’équipement des années 2010-2021, le groupe a longtemps profité d’un réseau de revendeurs dense et d’une image de fiabilité. Mais le retour à un marché plus normalisé a durci le jeu, et l’arrivée de challengers du sans-fil a mis la pression sur les prix. En 2024, ses revenus reculent (-13,9 %), notamment sur les robots résidentiels (-20,9 %). En France, la filiale MG International affiche aussi un CA 2024 de 59,6 M€ (-15 %).

Dolphin EON 120 D qui rentre dans l'eau
© Maytronics qui sort la tête de l’eau pour se remettre dans le bain (oui elle est alambiquée, celle-là)…

Pour reprendre l’initiative, Maytronics sort l’artillerie lourde avec Dolphin EON, une nouvelle gamme sans fil pensée pour les bassins “modernes” (marches larges, banquettes, plages immergées), y compris en très faible profondeur. La marque met en avant des jets qui soulèvent et orientent le robot pour franchir les marches, et une navigation SmartMap censée optimiser la couverture. Le modèle EON 120d (1199 €, 3 ans) ajoute la filtration DebrisLock “auto-backwash” pour limiter le relargage et réduire la corvée de filtres. Vous voulez en savoir plus ? Nous aussi !

Dolphin EON 120d : la version premium qui vise les zones impossibles (dès 20 cm d’eau)

Avec le Dolphin EON 120d, Maytronics veut clairement remettre les pendules à l’heure sur le segment sans-fil premium : un robot annoncé capable de nettoyer des zones avec seulement 20 cm d’eau, là où beaucoup de modèles deviennent imprécis, voire inutiles, dès qu’une plage immergée, une banquette ou de larges marches entrent en jeu. Ainsi, Maytronics clame sa capacité à couvrir tout le bassin (fond, parois, ligne d’eau, rebords, marches), là où la plupart de nos tests ont échoué à ce jour !

EON 120d sur marches d'escaliers
Le Dolphin EON 120 D devrait être capable de nettoyer dans les endroits difficiles comme celui-ci… © Maytronics

Pour lancer sa domination, Dolphin EON 120d est équipé de la technologie JetIQ, une logique de jets censée aider le robot à se réorienter, franchir les marches et mieux épouser les formes. Ensuite une navigation SmartMap, présentée comme plus adaptative, pour limiter les zones oubliées et optimiser le temps passé là où il faut.

EON 120d avec filtre
Un système de filtration que nous ne demandons qu’à tester au plus vite ! © Maytronics

Mais le vrai marqueur du 120d, c’est sa promesse “anti-corvée” : une filtration ultra-fine de 50 microns (µm) associée à DebrisLock, un système pensé pour éviter le relargage et réduire la fréquence de nettoyage manuel, avec l’idée d’une eau plus nette “visiblement”, et d’un entretien simplifié au fil de la saison. Le tout se pilote via l’application Maytronics One (programmation, suivi, alertes/diagnostic), avec une autonomie annoncée pouvant grimper jusqu’à 4h30 selon le mode, pour des piscines jusqu’à 15 m, et une garantie 3 ans.

Dolphin EON 100 : l’entrée de gamme “offensive” qui conserve l’ADN EON

Plus accessible, le Dolphin EON 100 se présente comme la porte d’entrée de la gamme, avec une promesse simple : garder l’essentiel de l’expérience EON sans basculer dans le tarif du modèle vitrine.

EON 100d sur faible profondeur
« Pourvu qu’ils n’en profitent pas pour m’assigner au pédiluve… » © Maytronics

Affiché à 899 € avec 2 ans de garantie, il vise les piscines jusqu’à 15 m et annonce un nettoyage complet jusqu’à 2h30 (avec plusieurs durées de cycles), pilotable via la même application, pour programmer, suivre la batterie, consulter la température de l’eau et accéder aux fonctions d’assistance/diagnostic.

EON 100d sur marches d'escaliers
Tombera, tombera pas… © Maytronics

Maytronics insiste là encore sur sa capacité à s’attaquer aux zones qui font dérailler beaucoup de robots : marches, banquettes, coins et même zones peu profondes dès 20 cm d’eau, avec une navigation SmartMap censée adapter les trajets à la forme du bassin. En fait, la différence avec l’EON 120d se joue surtout sur la partie filtration : ici, on reste sur un filtre monobloc 70 microns, mais sans le système DebrisLock.

Prix & concurrence : un positionnement offensif… à confirmer face à Aiper et Beatbot

À 1 199 €, le Dolphin EON 120d a un positionnement assez offensif, surtout face à Beatbot, qui se veut redoutable sur le très haut de gamme, avec un AquaSense Pro affiché en Europe entre 1 499 € et 2 499 € selon les offres. À budget comparable, on peut en revanche croiser des Beatbot AquaSense 2 annoncés autour de 1 199 € chez certains revendeurs. Côté Aiper, l’équation est différente : un Scuba S1 Pro se trouve fréquemment sous les 1 000 €, donc l’EON 120d doit justifier l’écart par ses promesses premium.

Cela dit, impossible de trancher le rapport qualité/prix sans tests… et sans les prix Europe de la nouvelle gamme Beatbot SORA : le Sora 70 vient d’être annoncé à 1 499 $ MSRP aux États-Unis, ce qui peut rebattre les cartes selon conversion et positionnement réel chez nous.

Dolphin EON : une vraie promesse premium… qu’on attend au tournant

Vu d’ici, Dolphin EON a tout d’une offensive bien calibrée : un sans-fil premium capable de cibler les zones qui fâchent avec une promesse très forte : fonctionner dès 20 cm d’eau. Notre attente, désormais, est simple : vérifier que cette capacité est utile au quotidien, et que la filtration (surtout sur l’EON 120d avec DebrisLock) tient ses promesses sur les poussières fines et la réduction de maintenance.

Quoi qu’il en soit, Maytronics annonce une arrivée à partir de mars 2026 via les revendeurs agréés, avec des prix publics conseillés de 899 € (EON 100, garantie 2 ans) et 1 199 € (EON 120d, garantie 3 ans).

Si ces promesses se confirment en conditions réelles, l’EON pourrait devenir l’un des nouveaux repères du premium “utile” et un vrai casse-tête pour la concurrence. Et vous ? Pensez-vous de Dolphin va damer le pion à Beatbot et Aiper ? Ou préférez-vous l’une de ces deux autres marques ?

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ECOVACS T80S OMNI : les 3 technologies qui écrasent vraiment la concurrence

DEEBOT T80S présentation

Vous avez peut-être déjà eu cette impression : malgré un passage régulier, le sol n’a pas tout à fait ce rendu “net” qu’on attend, surtout le long des plinthes, dans les coins ou sur les zones les plus fréquentées. Ce n’est pas forcément une question d’effort, mais souvent de méthode… et de technologie.

Ces dernières semaines, Ecovacs enchaîne justement les annonces et confirme sa présence très active sur le marché du nettoyage domestique. Son nouvel axe stratégique est le suivant : pousser l’innovation plus loin, plus vite, et sur des usages très concrets ! Dernier exemple en date : l’annonce du DEEBOT T80S OMNI, qui vient surenchérir sur le T80 OMNI (alors qu’on a publié il y a peu un test du Deebot X11 Omnicyclone, laissez-nous un peu respirer, nom d’un petit patin lavable ! :D).

Avec cette variante, la marque promet un sol visiblement plus propre grâce à une formule en trois briques : OZMO Roller 2.0 pour un lavage plus efficace, TruEdge 3.0 pour mieux traiter les bords, et Triple Lift pour s’adapter aux différentes surfaces. Une approche pensée pour gagner du temps, sans sacrifier le résultat.

Caractéristique TechniquesT80S OMNI
DimensionsRobot : 35,3 x 35,15 x 9,8 cm
Station d’accueil : 33,8 x 45,9 x 50 cm
NavigationMini-TOF
Puissance d’aspiration 24800 Pa
Batterie6 400 mAh
Autonomieenv. 230 min
Niveau sonore65 dBA
Bac robot eau/poussière110 ml/220 ml
Volume du sac à poussière3L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée4L/2,2L
Prix649 € (profitez de -50€ pour le lancement)
Lancement du Deebot T80S Omni
Keynote de lancement du Deebot T80S Omni à Barcelone © Meilleure-innovation

Une “triple techno” pensée pour le quotidien

Le DEEBOT T80S OMNI ne joue pas au robot “sympa sur le papier”. Il vise un objectif très concret : un nettoyage impeccable, sans effort, y compris là où la plupart des robots se trahissent (angles, plinthes, tapis, zones de passage). Pour ça, ECOVACS mise sur une triple technologie simple à retenir. D’abord OZMO Roller 2.0, avec pression + eau continue et un rouleau auto-nettoyant pour un lavage plus régulier, moins sujet aux traces.

DEEBOT T80S en action
Le respect des beaux parquets : une valeur qui se perd de nos jours… © Ecovacs

Ensuite TruEdge 3.0, pensé pour nettoyer les bords avec une extension d’environ 1,5 cm. Enfin, le combo triple levage + ZeroTangle 3.0 + 24 800 Pa : le robot adapte ses éléments, aspire fort, et limite l’ennemi public numéro 1 du quotidien… l’emmêlement. Ici, tout est conçu pour éviter deux drames classiques : traces et cheveux enroulés.

Lavage OZMO Roller 2.0 : pression et eau continue, pour éviter les traces

Ecovacs veut un lavage qui frotte sous pression et qui reste alimenté en eau propre, au lieu d’étaler progressivement une eau déjà chargée. Sur le T80 OMNI, la marque mettait déjà en avant cette logique avec la techno OZMO ROLLER (pression annoncée 3 700 Pa, 200 tr/min) et un système où l’eau fraîche revient au patin pendant que l’eau sale est évacuée, pour limiter traces et contamination croisée.

DEEBOT T80S vu de dessous et de dessus
Nous ignorons encore la pression de la OZMO Roller 2.0… © Ecovacs

Avec le T80S OMNI et OZMO Roller 2.0, on retrouve la même promesse : mieux gérer les taches, obtenir des sols plus nets sur carrelage ou stratifié, et réduire l’entretien grâce au rouleau auto-nettoyant. Après un repas, le robot doit pouvoir passer, et garantir que le sol ne garde pas la signature collante du sirop renversé.

TruEdge 3.0 : les bords seront enfin immaculés !

Les bords, c’est le talon d’Achille historique des robots : plinthes, angles, pieds de meubles… et souvent ce petit 1 à 2 cm “de paix” où la poussière se planque. Sur le T80 OMNI, Ecovacs travaillait déjà le sujet avec TruEdge 2.0 (patin rouleau qui s’étend de façon dynamique) et un capteur dédié pour rester au plus près sans cogner, avec en bonus une brosse latérale pensée pour aller chercher les coins.

Avec le T80S OMNI, la marque passe à TruEdge 3.0 et insiste sur une couverture “gap-free” grâce à un rouleau suspendu et une extension d’environ 1,5 cm, pour vraiment longer les bordures. On a hâte de voir ça, en vrai de vrai !

Ecovacs Deebot T80S Omni stand barcelone
Nos clichés du Ecovacs Deebot T80S Omni noir avec station de base sur un tapis
Nos clichés du Ecovacs Deebot T80S Omni © Meilleure-Innovation

Triple levage : l’adaptation épouse la précision (très joli couple)

Le “triple levage”, c’est l’idée d’un robot qui s’adapte au lieu d’appliquer le même geste partout. Sur le T80S OMNI, Ecovacs décrit un système qui peut relever automatiquement le rouleau de lavage, mais aussi les brosses selon la situation, pour garder une vraie séparation entre les matières sèches et humides.

Aussi, sur un tapis ou un seuil, le rouleau se relève-t-il pour éviter d’humidifier ce qui ne doit pas l’être. Sur un liquide renversé, les brosses peuvent se lever pour éviter de “remuer” la saleté et laisser le robot se concentrer sur le lavage ciblé. Et quand il y a de gros débris, la logique change encore, pour éviter de frotter dans le vide. Futé ce T80S OMNI !

ZeroTangle 3.0 + 24 800 Pa : plus de cheveux enroulés ?

Dans une maison avec enfants, cheveux longs, animaux, un robot peut vite saturer (un humain aussi, d’ailleurs…). Le T80 OMNI annonçait déjà 18 000 Pa et intégrait ZeroTangle 3.0, avec une conception pensée pour limiter l’emmêlement et garder la brosse efficace sans séance “démêlage à la main”.

Le T80S OMNI pousse le curseur plus loin côté aspiration, avec jusqu’à 24 800 Pa, tout en conservant l’approche ZeroTangle 3.0 (brosse latérale anti-nœuds avec une brosse principale guidant les cheveux dans le flux d’air) et une promesse de taux d’emmêlement proche de 0%.

Station OMNI : eau chaude et séchage 63°C

Le “zéro effort” dépend évidemment des fonctionnalités de la station. Sur le T80 OMNI, la base proposait déjà le nettoyage à l’eau chaude et un séchage à l’air chaud annoncé à 45°C.

DEEBOT T80S dans sa station (1)
Aussi efficace que compact ? On demande à voir ! © Ecovacs

Avec le T80S OMNI, Ecovacs parle d’une station améliorée avec Hot Water Soak Washing et un séchage à air chaud donné à 63°C, avec l’objectif de sécher complètement en environ 2 heures.

L’autonomie des meilleurs robots-aspirateurs à un tarif démocratique ?

Oui, la logique se tient : comme le modèle T80 (souvent positionné “milieu de gamme musclé” autour des 599 €), le T80S OMNI semble viser le haut de gamme accessible. À 649 € (et seulement 599€ pour son lancement), il promet l’autonomie “vraiment mains libres” avec station (lavage à l’eau chaude jusqu’à 75°C, séchage 63°C) sans passer dans la stratosphère des robots à 1 000 € et plus.

Découvrez l’autonomie complète ECOVACS, jardin et maison impeccables, sans effort dès le 12 février 2026 sur Amazon, Boulanger et Darty !

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Ecovacs GOAT (2026) : ce que la nouvelle gamme apporte vraiment face à la concurrence

lancement robots tondeuses ecovacs goat 2026

Le fabricant chinois de robots domestiques a présenté une mise à jour de ses tondeuses autonomes GOAT A et GOAT O, lors d’un événement à Barcelone. Au programme : un coupe-bordure intégré piloté par IA et un double LiDAR pour fonctionner dans l’obscurité. Deux évolutions qui visent à réduire les interventions manuelles

Vous possédez un robot tondeuse depuis deux ans. Le gazon est impeccable, sauf sur 10 cm le long des murs, des allées et du portail. Là, il faut sortir le coupe-bordure thermique ou électrique, se baisser, repasser derrière la machine. C’est précisément cette corvée résiduelle qu’Ecovacs dit vouloir éliminer avec ses nouveaux modèles.

Ecovacs Goat lancement
Nous avions rendez-vous à Barcelone pour le lancement des produits phares d’Ecovacs ! © Meilleure-innovation.com

La marque, connue pour ses aspirateurs robots Deebot, mise désormais sur le jardin connecté. Et elle le fait avec deux arguments techniques : un accessoire de finition embarqué et une navigation renforcée pour travailler sans lumière du jour.

Ecovacs conférence Goat Family
Ecovacs Goat conférence performance et intelligence
Ecovacs Goat conférence 01200
Ecovacs Goat conférence 0600 rtk
Ecovacs Goat conférence holographic map
Ecovacs conférence image Goat O Series

Un coupe-bordure embarqué, mais piloté par l’IA

La première nouveauté s’appelle TruEdge Trimmer. Il s’agit d’un petit coupe-bordure rotatif intégré sous le châssis, qui se déclenche automatiquement lorsque le robot longe une limite (mur, clôture, bordure). Ecovacs explique que l’activation repose sur une détection assistée par IA, chargée d’identifier les zones à “finir” et d’engager l’outil au bon moment, sans action spécifique dans l’application. Comme sur un coupe-bordure de jardin classique, la coupe est assurée par un fil nylon. Cela implique un consommable supplémentaire et, potentiellement, un remplacement régulier selon l’intensité d’usage et la nature des bordures (dalles, graviers, racines, etc.).

Le coupe bordure ECOVACS GOAT.

En outre, cette finition pourrait avoir un impact sur le confort sonore : la marque annonce un niveau plus élevé en mode coupe-bordure que lors de la tonte standard (avec des valeurs distinctes selon les fiches). Dans tous les cas, la robustesse du module TruEdge (résistance aux chocs, encrassement, facilité de remplacement du fil) devra être vérifiée en conditions réelles, notamment sur des terrains irréguliers et en présence de débris.

Nota Bene : en France, les accessoires de type “coupe-bordure” se heurtent aux normes de sécurité applicables au matériel de jardin motorisé. Ecovacs semble contourner habilement cette contrainte juridique en plaçant ce module sous le chassis !

Double LiDAR pour tondre la nuit (ou sous les arbres)

L’autre évolution technique concerne la navigation. Les nouveaux GOAT A et GOAT O embarquent un système baptisé HoloScope 360 Dual-LiDAR, soit deux capteurs laser montés sur le robot pour cartographier l’environnement à 360 degrés, y compris en conditions de faible luminosité ou d’obscurité totale.

Jusqu’ici, la plupart des robots tondeuses autonomes s’appuyaient soit sur des balises RTK (signal satellite haute précision), soit sur des caméras associées à de la vision par ordinateur. Ces deux solutions fonctionnent bien en plein jour, mais perdent en efficacité dès que la lumière baisse. Le double LiDAR contourne cette limite : il émet des faisceaux laser et mesure le temps de retour pour construire une carte 3D de l’espace, quelle que soit l’heure.

Ecovacs Goat O scannant un jardin
Mmmh un tipi de la tribu des Comanches et une maison bioclimatique néo-moderne… À qui donc appartient ce jardin ? © Ecovacs

Grâce à cet ajout, Ecovacs cherche à améliorer la précision de trajectoire (annoncée à 2 cm), à reconnaître plus de 200 obstacles et à élargir les plages horaires de fonctionnement.

Une installation en moins d’une minute (vraiment ?)

Ecovacs insiste aussi sur la rapidité de mise en service. D’après le constructeur, la configuration initiale prend moins d’une minute. Le robot scanne le jardin, détecte les limites, mémorise les obstacles et génère un plan de tonte, le tout sans fil périmétrique ni balisage manuel.

C’est un argument séduisant, mais qui mérite d’être testé en conditions réelles. La promesse repose sur la capacité du LiDAR et de l’IA à identifier correctement les zones à tondre et celles à éviter (massifs, piscine, terrasse), sans créer le mapping soit-même. Or, tous les jardins ne se ressemblent pas : un terrain en pente avec des arbustes et des bordures irrégulières est autrement plus complexe qu’une pelouse rectangulaire bien délimitée.

Quoi qu’il en soit, les modèles GOAT peuvent gérer des pentes allant jusqu’à 45 % environ, ce qui reste dans la moyenne haute du marché. Mais la question de la fiabilité en conditions difficiles (terrain humide, herbe haute, feuilles mortes) reste ouverte tant qu’aucun test indépendant n’a été réalisé.

Ecovacs Goat A qui monte une pente raide
« Laisse-ça si t’as pas le cardio ! » © Ecovacs

La gamme LiDAR PRO : quels modèles, pour quelle surface ?

ModèleNavigationSurface annoncéeDébit / vitesse annoncéePente maxHauteur de coupePrix public conseillé (SRP)
GOAT O600 RTKTrueMapping 2.0 / RTK multi-fusionjusqu’à 600 m² 100 m²/h jusqu’à 45 % 3–8 cm 649 €
GOAT O1200 LiDAR PRODual-LiDAR + AIVI 3Djusqu’à 1 200 m² jusqu’à 200 m²/h jusqu’à 45 % (24°) 3–8 cm 999 €
GOAT A1600 LiDAR PRODual-LiDAR HoloScope 360 (et caméra IA)jusqu’à 1 600 m² jusqu’à 350 m²/h jusqu’à 50 % (27°) 3–9 cm 1 499 €
GOAT A3000 LiDAR PRODual-LiDAR HoloScope 360 (et caméra IA)jusqu’à 3 000 m²jusqu’à 400 m²/h jusqu’à 50 %3–9 cm2 299 €

GOAT O1200 LiDAR PRO : la formule « passe-partout » pour jardins jusqu’à 1 200 m²

On est ici sur une tondeuse pensée pour les terrains découpés (allées, massifs, mobilier), capable de se faufiler dans des passages annoncés jusqu’à 80 cm. Son principal argument, c’est la navigation Dual-LiDAR HoloScope 360 (LiDAR 360° + LiDAR 3D-ToF) associée à une logique d’automatisation : la marque met en avant une configuration “en une minute”, une cartographie automatique et une précision annoncée à 2 cm, y compris en faible luminosité. L’appareil fonctionne sans câble périphérique, avec des options de réglage et de pilotage via application (dont multi-zones).

Côté tonte, l’O1200 combine la coupe “classique” et la finition TruEdge (coupe-bordure intégré) pour limiter les reprises manuelles le long des limites. Ecovacs indique également un évitement d’obstacles AIVI 3D (plus de 200 types d’objets annoncés, y compris des animaux comme les hérissons), avec une capacité à contourner à faible distance. Enfin, les bases “terrain” restent solides : pentes jusqu’à 45 %, hauteur de coupe 3 à 8 cm, indice IPX6.

Ecovacs Goat O piloté sur appli
Si elle fonctionne bien, la cartographie automatique est un vrai plus chez les robots-tondeuses ! © Ecovacs

Sur les performances, on parle d’une vitesse de tonte jusqu’à 200 m²/h (à relativiser selon obstacles, pentes et hauteur d’herbe), ainsi qu’une largeur de coupe de 22 cm. Enfin, Ecovacs affiche 61 dBA pour le corps principal et 81 dBA lorsque le coupe-bordures est actif, ce qui pourra influencer le choix des plages horaires.

En somme, le GOAT O1200 LiDAR PRO se place comme le modèle “cœur” pour des jardins de taille moyenne, avec un prix public conseillé de 999 € et une disponibilité annoncée à partir du 12 février 2026.

GOAT A1600 LiDAR PRO : plus de puissance, de débit et de marge sur terrains exigeants

Le GOAT A1600 LiDAR PRO vise le cran au-dessus : 1 499 €, disponibilité annoncée dès le 12 février 2026, et un positionnement clairement orienté grandes pelouses. Sur la partie navigation, on retrouve le Dual-LiDAR HoloScope 360 (précision annoncée à 2 cm, fonctionnement en faible luminosité) et l’évitement AIVI 3D pour reconnaître et contourner des obstacles. La machine est aussi annoncée à l’aise sur la motricité, avec des pentes jusqu’à 50 %, et un châssis IPX6 pour supporter les conditions d’usage extérieur et simplifier le rinçage.

Ici, la différence se fait surtout sur la “plateforme” : Ecovacs insiste sur le 32 V, les deux disques de coupe et une efficacité annoncée jusqu’à 350 m²/h, avec une largeur de coupe indiquée à 33 cm et une hauteur réglable électriquement de 3 à 9 cm via l’application. La recharge est annoncée rapide (50 minutes), afin que vous puissiez enchaîner les cycles sur de grandes zones.

Enfin, Ecovacs met en avant TruEdge avec une coupe très proche des limites, et même “jusqu’à 0 mm » ! Et, comme pour l’O1200, l’impact sonore du module de finition est à garder en tête, avec 82 dBA annoncés sur la fiche de l’A1600 LiDAR PRO.

GOAT A3000 LiDAR PRO : le modèle vitrine pour grandes surfaces

Avec le GOAT A3000 LiDAR PRO, Ecovacs vise les grandes propriétés au terrain vaste, ouvert et ponctué d’obstacles à éviter. Grâce aux deux marqueurs de la nouvelle génération : navigation Dual-LiDAR (LELS™ Pro) et finition des bordures TruEdge, il assure des trajectoires plus propres et réduit les interventions manuelles. Ecovacs met aussi en avant un évitement d’obstacles AIVI 3D (caméra + IA) et une cartographie automatisée.

Ce modèle “vitrine” se distingue aussi par ses chiffres de performance et de confort d’usage : Ecovacs annonce une efficacité jusqu’à 400 m²/h, une plateforme 32 V et des disques à double lame, ainsi qu’une largeur de coupe de 33 cm et un niveau de protection IPX6. La hauteur de coupe est annoncée réglable électriquement de 3 à 9 cm depuis l’application, et l’appareil revendique une capacité à gérer des pentes jusqu’à 50 % (27°) ! Enfin, sur l’autonomie “pratique”, Ecovacs insiste sur la charge rapide (45 minutes annoncées).

Sans grande surprise, l’A3000 prend donc le rôle de tête d’affiche, tandis que les autres références de la gamme servent un découpage plus “terrain” : modèles O pour jardins plus fractionnés, modèles A pour grands espaces et débit supérieur. Ecovacs annonce une couverture jusqu’à 3 000 m², avec un prix public conseillé de 2 299 € et une commercialisation annoncée à partir du 12 février 2026 via la boutique Ecovacs !

L’entrée de gamme GOAT O600 RTK

À 649 € (prix public conseillé), ce modèle est présenté comme une porte d’entrée dans l’écosystème sans fil GOAT, avec une surface cible annoncée jusqu’à 600 m² : typiquement une pelouse de maison individuelle, avec quelques zones à contourner, mais sans ambitions “grand terrain”. Ecovacs met en avant la capacité à passer dans des couloirs d’environ 70 cm, un chiffre intéressant pour les jardins fractionnés (accès entre deux massifs, entre terrasse et haie, etc.), là où certains robots plus volumineux peinent à manœuvrer. Sur la motricité, l’O600 RTK est annoncé capable de gérer des pentes jusqu’à 45 %, ce qui le place dans la bonne moyenne du marché pour un modèle compact.

Les zones d’ombre que l’on a hâte d’apprécier IRL !

Derrière les promesses technologiques, plusieurs questions restent sans réponse. Combien coûte le remplacement du TruEdge Trimmer en cas d’usure ? Quelle est la consommation électrique réelle du double LiDAR, surtout en fonctionnement nocturne prolongé ? Ou encore : comment se comporte le système en cas de pluie, de rosée ou de brouillard, conditions qui perturbent souvent les capteurs optiques ?

Ecovacs Goat O à côté d'une table à manger
« Je ne quémande pas, je broute à côté du barbecue, nuance ! » © Ecovacs

Autre point : la maintenance. Un robot tondeuse équipé de LiDAR, de caméras, d’un coupe-bordure motorisé et d’une IA embarquée multiplie les composants sensibles. Il faudra par exemple vérifier la disponibilité des pièces détachées, la facilité d’accès au SAV et la durée de support logiciel (mises à jour, correctifs).

Les nouveaux robots tondeuses Ecovacs GOAT A et GOAT O seront commercialisés dans les prochains mois. En attendant les tests terrain et les tarifs officiels, le coupe-bordure est-il un argument de vente suffisant, selon vous ?

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Ecovacs Ultramarine P1 : et si leur premier robot piscine était enfin le vrai nettoyeur intelligent tant attendu ?

Ecovacs Ultramarine P1

Dévoilé une première fois au CES 2026, puis officiellement présenté ce jour à Barcelone lors de son événement de lancement européen, ECOVACS s’attaque pour la première fois au robot piscine avec ULTRAMARINE. Un terrain exigeant, où la concurrence ne laisse aucune place aux gadgets. La marque justifie son ambition avec une logique de robot moderne, capable de raisonner sa trajectoire et d’être piloté comme un appareil du quotidien.

Ultramarine P1 au fond d'une piscine
© Ecovacs semble vouloir proposer un robot particulièrement léger et mobile…

Depuis deux ans, ECOVACS ne se contente plus d’itérer sur ses robots ménagers : la marque accélère sur une robotique de service beaucoup plus large, avec l’idée de couvrir davantage de “scènes” du quotidien, et pas seulement le nettoyage des sols, du gazon ou des vitres. Ce discours prend une forme très concrète avec ULTRAMARINE, comme un nouveau chapitre d’une stratégie qui vise à étendre la robotique à la maison… et à ses abords.

Dans ce cadre, l’ULTRAMARINE P1 ne mise pas sur un effet de manche, mais sur des promesses “ingénierie” bien senties : une aspiration annoncée à 4800 GPH (18m3/h), une navigation SmartNavi assistée par IMU pour rendre le parcours plus cohérent, et un canal S-flow anti-clog pensé pour limiter ces interruptions qui gâchent l’expérience dès que les débris s’accumulent. À cela, ECOVACS ajoute un discours appuyé sur la durabilité (IP68, cœur inox 316), peut-être afin de rappeler qu’un bon appareil se doit surtout de tenir dans le temps… Voici nos premières impressions !

Keynote de lancement du Ecovacs Ultramarine P1 à Barcelone © Meilleure-Innovation

La stratégie “whole-home robotics” d’ECOVACS est en marche…

ULTRAMARINE n’arrive pas comme un produit isolé, mais comme une pièce de plus dans une mécanique déjà enclenchée. ECOVACS a martelé sa vision d’une robotique de service capable de couvrir plusieurs “scénarios” domestiques avec la même application mobile (du sol aux vitres, de la pelouse à la piscine) avec, en toile de fond, l’idée d’un écosystème cohérent plutôt qu’un catalogue dispersé.

Dans cette logique, le robot piscine a un sens évident : c’est un besoin saisonnier, exigeant, et “premium” dans l’usage… donc un terrain parfait pour démontrer ce que l’on sait faire en dehors du nettoyage intérieur.

Une navigation “raisonnée” : ce que SmartNavi change sous l’eau

Dans une piscine, la navigation est un véritable casse-tête : pas de GPS, des parois qui font patiner, une eau plus ou moins chargée, et des trajectoires qui peuvent vite tourner à la loterie (ça a pu être le cas dans nos nombreux tests de produits 2025 même avec des acteurs très prisés !). C’est précisément là qu’ECOVACS place l’innovation phare de l’ULTRAMARINE P1 avec SmartNavi Intelligent Path Optimization, annoncé comme un pilotage basé sur une navigation IMU (centrale inertielle).

Concrètement, une IMU mesure les accélérations et les rotations : elle permet au robot d’estimer son déplacement et son orientation, même quand les repères extérieurs sont pauvres. Sur la page officielle du produit, la marque décrit ainsi un nettoyage “avec précision”, via des trajets plus efficaces pour viser une couverture complète. Un article français va plus loin en évoquant SmartNavi 2.0 et une “fusion multi-capteurs” (sans toutefois détailler lesquels).

Ecovacs Ultramarine P1 et application
Serait-il pilotable même sous l’eau ? (rien n’est moins sûr, hélas)… © Ecovacs

À cette brique “cerveau” s’ajoute une brique “corps” : le P1 est annoncé avec 5,5 cm de franchissement, et les visuels montrent des chenilles asymétriques (grandes roues à l’avant, plus petites à l’arrière), un choix qui peut aider à conserver de l’adhérence et à mieux négocier les ruptures de niveau. Enfin, la marque revendique une capacité à s’adapter aux formes et zones du bassin les plus litigieuses !

Nota bene : aucune démonstration du produit n’a malheureusement été proposée, empêchant d’évaluer concrètement son principal argument différenciant, à savoir la navigation. Reste donc à vérifier si ce robot piscine connecté, positionné sur l’entrée de gamme à 549 €, sera en mesure de rivaliser avec une concurrence déjà bien installée.

Undesign élégant et premium
Le port de chargement.
On regrette l’absence d’une 2ème ouverture par le bas du panier.
Le double système de filtration
Découverte du UltraMarine P1 à Barcelone © Meilleure-Innovation

L’anti-bouchage : S-flow préserve le débit en dépit des débris !

Au gré des saisons, il arrive qu’un paquet de feuilles, des aiguilles de pin ou une poignée de débris finissent par étrangler l’aspiration. La performance devient irrégulière, le robot insiste au mauvais endroit, et l’on se retrouve à interrompre le cycle pour vider et rincer.

Ecovacs Ultramarine P1 aspiration des débris sous l'eau
Le P1 en action © Ecovacs

Sur le P1, ECOVACS met en avant un canal S-flow “anti-clog” : la marque explique qu’un moteur haute performance et ce conduit optimisé “travaillent en tandem” pour maintenir une aspiration élevée et régulière. En clair, l’idée n’est pas seulement d’annoncer de la puissance, mais de faire en sorte que cette puissance reste exploitable le plus longtemps possible.

Nota Bene : ECOVACS ne documente pas encore les données qui permettent d’anticiper la réalité du “zéro bouchage” (volume du panier, finesse de filtration, comportement sur débris mixtes).

Spécifications disponibles et durabilité : une fiche encore incomplète, mais un message très “terrain”

Pour l’instant, l’ULTRAMARINE P1 ne fait valoir que quelques éléments clés :

  • Aspiration : 4800 GPH (“UltraPure Suction”)
  • Couverture large (fond, parois, ligne d’eau, plateformes, pentes)
  • Cœur inox 316 anticorrosion
  • Franchissement : 5,5 cm
  • Etanchéité IP68

Le segment des robots-piscines sanctionne vite : pannes, usure accélérée, pièces introuvables, SAV qui s’éternise… le milieu aquatique, ça ne pardonne pas, et la réputation non plus ! C’est probablement pour cela qu’ECOVACS a choisi, dès l’annonce, de parler autant de durabilité (IP68, cœur inox 316, coque “marine-grade”) que de “smart” et de performance.

Bien sûr, il nous manque encore bien des éléments pour parachever le portrait de cet appareil : autonomie réelle (la marque parle d’“Extended Runtime”, sans durée), temps de charge, finesse de filtration, volume du panier, surface de bassin conseillée, poids et détails de garantie, entre autres !

Notre avis à chaud sur l’Ultramarine P1…

La navigation et les capacités de franchissement traduisent un robot pensé pour maintenir une trajectoire stable et logique, en évitant les déplacements aléatoires qui nuisent à l’efficacité, tandis que sa puissance, particulièrement solide pour cette gamme de prix, lui permet d’assurer une aspiration constante et efficace, y compris face aux saletés plus tenaces et aux zones difficiles du bassin. En parallèle, ECOVACS insiste sur la qualité de fabrication et la durabilité (IP68, cœur inox 316, coque “marine-grade”, …), comme si la première victoire à décrocher était la longévité. Un angle pertinent, parce qu’un robot piscine, c’est tout de même cher. Reste désormais à vérifier, lors de notre futur test, si les promesses annoncées se traduisent réellement dans les faits.

Prix et disponibilité

L’ULTRAMARINE P1 sera commercialisé à partir du 19 mars, avec un prix de lancement fixé à 549 €.

Et vous ? Feriez-vous confiance à un premier robot-piscine venant d’une marque comme Ecovacs ? Avez-vous commencé à bâtir votre propre écosystème domotique ? Sinon, une marque telle qu’Ecovacs pourrait-elle prétendre à satisfaire vos ambitions de maison connectée ?

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Neomow X 2 : l’outsider Hookii peut-il convaincre avec son trio : anti-vol, évitement, cartographie automatique ?

Hookii Robots-tondeuses gamme X 2

Au CES 2026 de Las Vegas, Hookii, marque encore discrète, met en avant sa nouvelle Neomow X 2. Son ambition : une tonte “zéro stress” grâce à l’anti-vol, l’évitement d’obstacles et la cartographie automatique (sur la version Pro). Mais est-ce suffisant pour inspirer confiance sur un marché de plus en plus exigeant ?

Contrairement à Husqvarna ou Segway Navimow, Hookii n’est pas un nom installé comme les historiques du robot-tondeuse. La jeune marque s’est d’abord fait connaître via le crowdfunding avec la première Neomow X, avant d’annoncer un bilan plutôt flatteur : 2,1 millions d’euros levés, 1 361 commandes et 99,6 % de livraisons réalisées. Elle revendique aussi une arrivée en distribution en 2025, signe d’une volonté de sortir du seul circuit des “early adopters” et de jouer dans la cour des marques grand public. Le CES, vitrine mondiale de la tech, lui sert aujourd’hui de tremplin : ainsi, la X 2 doit prouver qu’elle n’est plus un pari, mais une alternative ultra-sérieuse !

Hookii écumeur et robots-tondeuses
Cherchez l’intrus… © Hookii

Avec la Neomow X 2, le discours va à la réassurance. L’anti-vol (alertes, contrôle d’accès, localisation), l’évitement d’obstacles et l’auto-cartographie annoncée sur la déclinaison Pro dessinent un produit pensé pour éviter les deux grands irritants de la tonte robotisée : les interventions à répétition et la crainte de laisser un appareil coûteux dehors. Comment la promesse de Hookii peut-elle résolument attirer l’attention des consommateurs ? « Eh bien nous allons voir ! », comme dirait l’autre…

CES 2026 : deux gammes, deux terrains de jeu

Pour donner de l’épaisseur à sa présence au CES 2026 (Las Vegas, 6–9 janvier), Hookii ne s’est pas contentée d’une annonce “one shot” : la marque présente deux familles pensées pour des usages distincts, avec démonstrations en direct sur le salon. D’un côté, la Neomow X 2 Series vise les grandes pelouses, avec une promesse centrée sur la couverture, la stabilité de navigation et une gestion plus sereine des obstacles. De l’autre, la Neomow L Series cible les jardins petits à moyens, en mettant l’accent sur une prise en main plus simple et une utilisation quotidienne dans des espaces plus compacts.

De l’autre, la Neomow L Series vise les jardins petits à moyens, en misant davantage sur la simplicité d’installation, une mobilité plus flexible et un usage sur les terrains moins étendus. Hookii annonce par ailleurs des démonstrations en conditions réelles sur le salon, histoire de traduire ses promesses en comportements visibles. À travers ce duo, la marque semble vouloir segmenter son catalogue comme les acteurs établis, et non plus proposer une solution unique et la plus polyvalente possible.

Nota Bene : la “X 2 Series” est déclinée en 4 versions (X 2 LE, X 2 SE, X 2, X 2 Pro) qui montent en capacité (surface recommandée, multi-zones, batterie) et en équipement sur la version Pro (notamment la triple caméra associée au LiDAR 3D et au pare-chocs).

Le trio “zéro stress” : sécurité, évitement, cartographie automatique

Ce trio, on commence déjà à le connaître, vu toutes les marques que nous avons couvertes depuis l’année dernière. Alors comment Hookii parvient-il à nous faire de l’œil ?

Anti-vol : l’argument confiance n°1

Avec la Neomow X 2, Hookii met en avant une idée assez simple : contrairement à des robots qui “requièrent des signaux satellites”, la X 2 peut fonctionner en intérieur, ce qui rend possible une station de charge placée à l’abri (garage, remise, cabanon…). C’est une approche discrète mais efficace : moins de visibilité depuis la rue, moins de tentation, et souvent une meilleure protection contre la pluie, le soleil et les salissures. Cerise sur le gâteau, cette possibilité annule le coût esthétique d’une machine plantée dans un coin du jardin !

Hookii Robots-tondeuses  X 2 garage
Avec une porte domotique, on pourrait associer autonomie et sécurité dans les meilleures conditions ! © Hookii

En contrepartie, bien sûr, il faut que le trajet entre la base et la pelouse soit vraiment fluide : sol stable, seuil ou porte gérables, et un accès dégagé pour que le robot puisse sortir et revenir sans se coincer.

Hookii ajoute ensuite une couche de sécurité plus classique mais rassurante : alarme en cas de soulèvement, accès à l’application réservé à un administrateur, et un volet localisation via un mode type “Find My Device” (GPS), accompagné de notifications si l’appareil redevient joignable après une coupure de signal.

Nota Bene : la génération précédente mettait déjà en avant des briques comparables (localisation, contrôle d’accès, alertes de limite).

Évitement : moins de galères, moins d’interventions

Sur la Neomow X 2, Hookii insiste sur un “évitement triple” qui correspond à une logique de redondance : le LiDAR 3D balaie l’environnement à 360° pour construire une carte en relief, la vision par caméra sert à mieux interpréter ce qui se trouve sur la trajectoire, et un pare-chocs large joue le rôle de filet de sécurité en cas de contact. Sur la déclinaison X 2 Pro, cette partie “vision” monte d’un cran avec une triple caméra, annoncée comme plus à l’aise pour reconnaître les obstacles en temps réel.

Là où la Neomow X était déjà jugée sérieuse sur la navigation et l’évitement, la X 2 cherche surtout à réduire les petites interventions qui finissent par agacer : Hookii évoque par exemple la capacité à détecter des obstacles statiques et à recommander des zones interdites, ou encore à trouver un itinéraire alternatif lorsqu’un passage est bloqué. Reste à confirmer tout cela sur des jardins “pièges”, en tests indépendants (petit rire sardonique…).

Cartographie automatique : la promesse qui change tout… mais pas pour tout le monde

Avec la Neomow X 2 Pro, Hookii promet une cartographie automatique où le robot patrouille, identifie les bordures et délimite ses zones de tonte lui même. Mais cette logique d’autonomie ne s’arrête pas à la carte : la série X 2 met en avant des ajustements “intelligents” qui évitent de repasser derrière le robot à la moindre variation du jardin, comme la détection automatique d’obstacles statiques avec recommandation de zones interdites, ou la gestion des passages capable de trouver un itinéraire alternatif si un couloir est bloqué. Enfin, l’auto-cartographie sert aussi de base à une tonte plus méthodique : un robot qui “comprend” son terrain peut mieux planifier ses passages qu’un appareil cantonné à des limites fixes.

Nota Bene : attention, l’Auto Mapping est réservé à la version X 2 PRO !

Ce qu’on retient de la fiche : autonomie, couverture, confort

Hookii annonce une capacité jusqu’à 1 000 m² par chatge, et met en avant une batterie amovible, un détail pratique très intéressant pour une autonomie étendue. Côté efficacité, la marque revendique une planification visant plus de 95 % de couverture, signe d’un robot pensé pour tondre “proprement” plutôt que de multiplier les passages au hasard. Enfin, l’angle confort est travaillé : IPX6 pour le lavage au jet, niveau sonore annoncé à moins de 58 dB, et mises à jour OTA pour faire évoluer l’algorithme sans passer par un atelier.

Notre avis à la volée : un cocktail “réassurance”… suffisant ?

Avec la Neomow X 2, Hookii coche clairement les cases qui font basculer un achat : anti-vol crédible (jusqu’à la station placée à l’abri), évitement pensé pour limiter les interventions, et cartographie automatique sur la version Pro pour pousser plus loin l’autonomie “robotique”. Le vrai match, pourtant, ne se jouera pas sur une fiche technique : pour une marque outsider, la confiance se construit sur le SAV, la régularité des mises à jour et une fiabilité qui se prouve sur plusieurs saisons !

Hookii Robots-tondeuses  X 2 LiDAR sur pelouse
Bientôt, les robots-tondeuses seront capable de sonder jusqu’à nos âmes… © Hookii

Dès que possible, nous reviendrons plus en détails sur la gamme L, sur le positionnement de Hookii côté tarifs, et vous tiendrons au courant en cas d’un éventuel test ! Pour l’heure, pensez-vous que le business modèle de Hookii est crédible ? Sinon, quelle marque vous a tapé dans l’œil ?

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Test Dreo 512S : ce déshumidificateur connecté est-il aussi puissant qu’annoncé ?

Test Dreo Déshumidificateur connecte 512S

Nous avons des problèmes d’humidité à la maison… Aérer dix minutes une à deux fois par jour, c’est très bien mais, lors des saisons froides, l’humidité s’accumule vite et on n’a pas envie de perdre la chaleur de la maison… Pour éviter les moisissures, nous avons opté pour le Dreo 512S. Suréquipement ou bon investissement ?

Le marché des déshumidificateurs a beaucoup évolué ces dernières années : ces appareils sont passés du statut de “solution de cave” à celui d’équipement de confort au quotidien. Résultat, l’offre s’est structurée en plusieurs familles : les modèles compacts pour une chambre ou une petite salle de bain, les machines plus puissantes (souvent autour de 16–20 L/jour) pensées pour un étage entier ou une buanderie, et les “gros bras” pour sous-sols et grands volumes. Les fabricants ajoutent désormais des fonctions autrefois réservées au premium (hygrostat plus précis, mode automatique, drainage continu, voire pilotage à distance).

Dreo 512 sorti du carton
On reçoit le Dreo dans un carton ouvert du côté opposé au socle en polystyrène. © Meilleure Innovation

Dans ce paysage, Dreo est une marque positionnée “air confort” (chauffage, ventilation, humidification, etc.) et pilotage connecté. Sa gamme de déshumidificateurs reste relativement lisible, avec le 512S (annoncé à 20 L/jour) et le 515S (16 L/jour), avec contrôle intelligent, mode Auto et double option de drainage. Dreo propose aussi, sur d’autres marchés, un modèle nettement plus “grand volume” (711S à 52 L/jour). Le 512S se place donc comme un milieu de gamme connecté, que certains médias décrivent comme simple à prendre en main et efficace pour faire baisser l’hygrométrie et aider au séchage du linge… Reste à voir s’il tient ses promesses chez nous !

Caractéristique TechniquesDREO 512S
Dimensions31,2p x 24,7l x 50h centimètres
Poids‎12,4 kg
Surface recommandée37 mètres carrés
Capacité‎20 L/jour
Débit177 m³/h
Volume du réservoir3,4 Litres
Puissance‎355 Watts
Consommation0,35 kWh/h
Précision de l’hygromètreà 5% près
Volume sonore38 dB
Prix219,99€ 

Dans la zone 150–300 €, le Dreo joue dans la même cour que les “classiques” en 20 L/24 h (Pro Breeze 20L, Midea 20L, Olimpia Aquaria S1 20P, De’Longhi DDSX220) : on reste sur un format domestique annoncé pour ~40 m², avec une promesse de 38 dB, un réservoir 3,4 L et, surtout, une dimension “smart” (Wi-Fi/Alexa) qui n’est pas systématique à ce niveau de prix.

Néanmoins, 3,4 L, c’est nettement moins confortable que les 5–5,5 L qu’on trouve souvent chez les concurrents directs (Pro Breeze, Olimpia, De’Longhi). D’autre part, le “38 dB” est généralement un chiffre optimiste (mode discret / conditions idéales) ; à plein régime, des modèles comparables se situent plutôt autour de ~41–48 dB, donc la perception en pièce de vie peut changer du tout au tout. Enfin, comme souvent, le 20 L/jour est une valeur de labo mesurée sous conditions normalisées (température/hygrométrie élevées) : en usage réel, on s’attend à des performances moins spectaculaires.

Composants du Dreo 512S : un pack qui va au plus simple

Là, on est sur un unboxing très “essentiel” : le déshumidificateur (avec son bac déjà en place) occupe l’essentiel du carton, calé pour encaisser le transport. Côté guide papier, Dreo fournit la base pour démarrer vite : un guide de démarrage rapide et un manuel utilisateur au cas où quelque chose vous échapperait concernant l’appairage avec l’application. Mais point d’inquiétude : il se réalise très intuitivement et en quelques minutes à peine !

Dreo 512 composants
Le câble d’alimentation mesure 150 cm. Dreo recommande de ne pas utiliser de rallonge.

L’accessoire le plus utile, c’est le tuyau de drainage (150 cm) livré d’origine : il permet de basculer en évacuation continue (vers un siphon/une bonde au sol), histoire d’éviter les vidanges répétées quand l’air est vraiment humide. La notice précise aussi qu’on peut utiliser un tuyau “type jardin” (GHT 25,4 mm) si l’installation l’exige. Toutefois, celui-ci, lui, n’est pas inclus !

Design et ergonomie : plusieurs bons points pour le Dreo

Le premier point que l’on apprécie sur le Dreo 512S, c’est sa compacité : avec une base réduite, il se glisse facilement dans une buanderie, une chambre ou un coin de salon sans encombrer la circulation. L’habillage, annoncé en plastique, reste sobre, avec une lecture digitale claire et des informations visibles d’un coup d’œil. Autre bon choix de conception : la sortie d’air par le haut. C’est généralement plus adapté dans un intérieur, car le flux se diffuse mieux dans la pièce (et limite les situations où l’air est projeté directement contre un meuble ou un mur), ce qui aide aussi lorsque l’appareil sert en renfort pour le séchage du linge. Petit bémol plus anecdotique : le système de rangement du câble n’est pas le plus pratique.

comparaison câble d'alimentation Duux et Dreo
Le Bora 20L (à gauche) est doté d’un câble blanc, moins épais avec un meilleur système de rangement à l’arrière de l’appareil.

Avec ses roulettes intégrées et sa poignée de transport repliable, ses 12,4 kg ne posent pas de vrai problème au quotidien : on le déplace sans effort d’une pièce à l’autre. Le bac de 3,4 L se retire par l’avant et intègre une poignée pour la vidange. À l’arrière, on retrouve un filtre lavable accessible derrière la grille (avec rappels d’entretien via l’appareil et l’application). À noter enfin une différence de positionnement par rapport à certains concurrents : pas de filtre à charbon (contrairement au BORA 20 L), ce qui signifie qu’il ne vise pas spécialement le traitement des odeurs, mais bien la déshumidification “pure”.

Dreo 512 bac sorti
Il suffit de tirer dessus par les flancs

Enfin, le panneau de commandes comprend une rangée de touches tactiles, bien identifiables par pictogrammes : Marche/Arrêt, Mode (bascule entre Auto et Continu), Vitesse de ventilation (réglable sur 3 niveaux), puis les touches + / – pour ajuster soit la cible d’humidité, soit la durée du minuteur.

Dreo 512 vu de dessus avec panneau de commandes
De droite à gauche : allumage, mode, vitesse, programme, affichage et verrouillage ! Facile !

Nota Bene : le bouton “ventilation” cache une fonction pratique : un appui long 5 s réinitialise l’alerte “filtre à nettoyer”.

Le mode Auto permet de régler une consigne de 30 à 85 % (par pas de 5 %), et l’appareil s’arrête une fois l’objectif atteint ; en Continu, il tourne sans consigne jusqu’à arrêt manuel ou bac plein. Le minuteur va de 0 à 24 h (arrêt/démarrage automatique selon le cas) et un appui long 5 s lance l’appairage Wi-Fi. Le Dreo ajoute aussi un bouton pour éteindre l’affichage LED (utile la nuit) et un verrouillage enfant (appui long 3 s, affichage “LC”).

Dreo 512 verrouillage locked
LC pour locked

Enfin, l’écran donne un bon retour d’état :

  • icônes Auto/Continu ;
  • bac absent/plein ;
  • la connexion Wi-Fi
  • le timer
  • le verrouillage enfant
  • état du filtre
  • choix de la vitesse de ventilateur
  • repères % humidité / heures

Point technique : déshumidificateur à compresseur

Le Dreo 512S appartient à la famille des déshumidificateurs à compresseur (technologie “réfrigération”), c’est-à-dire le format le plus courant sur les machines domestiques autour de 16–20 L/jour. Cette technologie est très pertinente en pièce chauffée, avec un bon compromis débit de déshumidification / consommation… mais elle a une contrepartie : le froid. Quand la température ambiante baisse, du givre peut se former sur les échangeurs, ce qui réduit l’efficacité et peut provoquer des phases de pause.

Dreo prévoit d’ailleurs un dégivrage automatique, donné pour 15 à 20 minutes lorsque du givre apparaît, et indique qu’en dessous d’environ 5 °C, la pièce est trop froide et qu’il faut la réchauffer. En outre, les compresseurs font souvent plus de bruit et de vibrations qu’un petit modèle thermoélectrique (Peltier).

Installation et connexion : RAS !

Pour l’installation, Dreo reste très “plug & play”, avec quelques précautions de bon sens. La notice insiste sur le fait de laisser l’appareil debout au moins 6 heures avant la première utilisation (et, plus généralement, de le transporter verticalement). Ensuite, on le pose sur un sol stable et parfaitement plat, en évitant les recoins : prévoyez au moins 20 cm de dégagement autour pour que l’air circule correctement (le manuel évoque même jusqu’à 30 cm). Enfin, le Dreo est pensé pour fonctionner dans une plage domestique classique : 5 à 32 °C (et humidité relative élevée possible, jusqu’à 95% selon la notice), mais il n’est pas destiné aux pièces “trempées” type salle de bain.

Dreo application appairage
Vous aurez à peine le temps de voir ces écrans !

Côté mise en service, vous choisissez entre la vidange “classique” par bac et le drainage continu. Le bac se retire par l’avant, avec une recommandation simple : attendre quelques minutes après l’arrêt avant de le sortir pour limiter les éclaboussures. Si vous optez pour l’évacuation continue (idéal en cave/buanderie), vous n’aurez qu’à retirer le capuchon du drain arrière, enlever le bouchon en caoutchouc, puis raccorder le tuyau (le “gros” côté, avec silica gel) vers un siphon au sol

Nota Bene : le point d’évacuation ne doit pas être plus haut que la sortie d’eau de l’appareil !

La partie connexion est dans l’air du temps : on télécharge l’app Dreo (QR code / store), puis l’assistant dans l’app guide l’ajout de l’appareil et, ensuite, l’intégration Alexa/Google Home (avec création de compte requise pour les assistants vocaux).

Dreo application exploration
Toujours la petite mise à jour du firmware avant d’utiliser l’app !

Pour mettre le déshumidificateur en mode appairage, la notice indique de maintenir le bouton Timer 5 secondes jusqu’à ce que l’icône Wi-Fi clignote, puis d’ajouter l’appareil dans l’app. si ça coince, Dreo rappelle que la connexion se fait en 2,4 GHz uniquement (pas de 5 GHz), que les réseaux masqués posent problème, et que certains réglages routeur (ex. WPA3) peuvent bloquer l’appairage !

Nota Bene : l’application n’est pas du tout obligatoire pour se servir de ce modèle, mais c’est plus pratique pour programmer l’appareil et relever le taux d’humidité au cours de la journée.

Application Dreo : utilisation non obligatoire mais justifiée !

C’est exactement ce que l’on cherche avec les appareils connectés, non ? Faible dépendance à l’application, mais une vraie plus value si on choisit de l’utiliser. À cet égard, on y trouve :

  • un bouton de mise en route/extinction
  • la programmation horaire/hebdomadaire
  • le taux d’humidité mesuré en temps réel
  • un rappel de nettoyage du filtre
  • le partage d’utilisateurs
  • un contrôle vocal (Alexa ou Google Assistant)
  • un rapport d’utilisation (jour/semaine)
  • le réglage de l’humidité cible
  • 3 modes (auto/continu/personnalisé)
  • 3 vitesses pour le ventilateur
  • le verrouillage enfant
  • le manuel d’utilisation numérisé

En mode auto, le Dreo lancera la déshumidification jusqu’à atteindre le taux d’humidité paramétré sur la machine ou dans l’application, après quoi il s’arrête provisoirement. En mode continu, il poursuit sa tâche sans relâche, quel que soit le degré d’humidité ambiante. Enfin, le mode personnalisé (exclusif à l’app) permet de viser un taux d’humidité différent en fonction de la température de la pièce. Par exemple, vous pouvez lui demander de maintenir l’humidité à 50% à <20°C, de la baisser à 45% entre 20 et 25°C, et de la mettre à 40% au-delà de ces valeurs.

Dreo application programmation
La programmation est granulaire et pourtant très intuitive. Un beau travail d’UI/UX !

Quant à la programmation, elle est très intuitive et flexible ! On peut ajouter, à la minute près, des horaires d’allumage et d’extinction autant que l’on veut et les appliquer au jour que l’on veut selon un rythme hebdomadaire. Dans notre cas, il est intéressant de ne l’activer qu’aux heures creuses, c’est à dire entre 12h22 et 15h52 la journée, et entre 3h22 et 7h52 la nuit.

Nota Bene : on peut ajuster les paramètres pour chaque tranche horaire au cours de laquelle le Dreo est censé fonctionner (mode, taux d’humidité visée et vitesse du ventilateur).

Déshumidification au quotidien : efficace selon nos pratiques

Bien sûr, nous n’avons pas pu tester le Dreo dans toutes les conditions pour connaître l’étendue de son efficacité, avec, par exemple, un taux d’humidité tropical en permanence dans toute la maison. Néanmoins, nous l’avons testé plusieurs jours dans notre grand salon ouvert de 45 m² là où sèche notre linge et dans notre petite salle de bain de 4 m² après une bonne douche brûlante, avec la fenêtre volontairement fermée et la ventilation volontairement coupée.

Hygrostat et mesures : humidité surestimée ?

C’est le point un peu nébuleux (voire négatif) de l’appareil : difficile de connaître le degré de précision de son hygromètre. Certes, celui-ci est annoncé avec une marge d’erreur de 5%. C’est à la fois peu et beaucoup. En effet, si vous réglez votre taux d’humidité à 40%, et que l’appareil considère que vous êtes à 44% alors que vous êtes sous la barre des 39%, la machine s’active pour rien et rend l’air un peu trop sec.

D’autre part, nous avons remarqué qu’il pouvait afficher une valeur supérieure à 60% alors qu’il est allumé mais désactivé, puis descendre spectaculairement de 5 points en moins d’une minute, et passer sous les 50% en moins de dix. À ce titre, le plus gros écart observé en un quart d’heure a été de 18 points (69% à 51 %)…

Dreo application réglages
Le mode personnalisé est assez sophistiqué mais facile à prendre en main !

Enfin, en comparaison avec un autre hygromètre situé à un mètre d’écart (modèle d’entrée-de-gamme), il affiche toujours une valeur supérieure de 5 à 10 points, même si, à mesure du processus de déshumidification, les valeurs affichées par les deux appareils baissent à peu près au même rythme. C’est un vrai bémol quand on aime s’en référer aux chiffres. Heureusement, nous aurons d’autres indicateurs à mettre en valeur pour attester de son efficacité réelle !

Séchage du linge : une assistance appréciable !

L’idée est assez simple : activer le Dreo en mode automatique pour garder l’humidité autour des 45% dans le salon, alors que sont entreposés deux étendoirs à linge. On laisse ainsi l’appareil en mode auto pendant 24 heures, avec une ventilation à vitesse intermédiaire (2/3), tandis que le chauffage est réglé à 18°C seulement. Initialement, l’hygromètre mesure 62% d’humidité, puis passe presque instantanément à 58% une fois la ventilation activée. Ensuite, il met une heure à atteindre les 50%, puis il va péniblement aller chercher les 45% en faisant le yoyo pendant les heures qui suivent.

Dreo 512 maintenance

Le lendemain, nous récupérons un bac au deux tiers plein, soit 2,5L en tout. Le linge, qui normalement met plus d’une trentaine d’heures à sécher en hiver, peut-être retiré au bout d’une vingtaine. Pour nous, cinq observations s’imposent :

  • si l’on suit les mesures de l’hygromètre, l’humidité baisse assez rapidement ;
  • on récupère une quantité d’eau non-négligeable en peu de temps ;
  • le linge sèche significativement plus vite ;
  • plus le taux d’humidité baisse, plus il baisse lentement ;
  • pour atteindre les 20L/jour, il faudrait des conditions extrêmes, soit 24h façon hammam (le manuel indique 20 L/jour à 30°C et 80% HR avec des performances moindres en pièce froide) !

Notre expérience dans la salle de bain va corroborer nos impressions !

Salle de bain « sans » fenêtre après la douche : un vortex anti-humidité

Dans une pièce beaucoup plus humide comme la salle de bain close après une longue douche chaude, le Dreo va détecter 85% d’humidité au maximum.

Nota Bene : cette partie du test est effectuée hors recommandation Dreo, mais pour le challenger un peu sur un taux d’humidité élevé, il fallait bien trouver une combine ! Par ailleurs, si le sol n’est pas détrempé et si aucune projection d’eau n’atteint l’appareil, tout se passe bien. Notre conseil est donc de l’employer uniquement quand personne n’est en train de prendre son bain ou sa douche, et de vérifier qu’aucune flaque ne jonche le sol.

Quand on l’active en mode continu et à vitesse maximum, il perd près de 10 points dans les dix premières minutes, puis passe de 75% à 60% en un peu moins d’une heure (la buée sur le miroir a disparu). Encore une heure plus tard, et le voilà à 55%, puis il va lentement descendre jusqu’à 46% lors de la troisième heure. Si on l’active ainsi sur trois heures (mode continu, vitesse 3) après trois douches bien espacées sur 24 h, on récupère de nouveau environ deux tiers de son réservoir.

De manière assez évidente, il en ressort que :

  • plus une pièce est petite, plus l’humidité est aspirée rapidement ;
  • le mode continu n’assèche jamais déraisonnablement l’air (difficile, de passer sous les 40%, du moins en hiver) ;
  • c’est un excellent moyen de déshumidifier rapidement une pièce sans fenêtre.

Nota Bene : pour toutes les valeurs exprimées par l’hygromètre intégré, retirez systématiquement 6 ou 7 points pour avoir la valeur de l’hygromètre témoin.

Niveau sonore : c’est plus que supportable

Nous ignorons comment les mesures du fabricant ont été faites (38 dB), mais nous n’avons pas obtenu les mêmes résultats du tout ! Comme avec les robots aspirateurs, nous avons positionné le sonomètre à un mètre de l’appareil en fonctionnement. Le niveau sonore est directement et exclusivement lié à la vitesse de ventilation choisie : 65 dB en vitesse 1, 69 dB en vitesse 2, et 72 dB en vitesse 3.

Cela étant, le bruit n’est pas de nature à frotter l’oreille. C’est un souffle régulier au fréquences relativement basses, que l’on oublie assez vite. On ne dormirait pas forcément dans la même pièce sans boules quies, mais il n’est dérangeant ni pour travailler, ni pour écouter de la musique, ni pour le voisin du dessous, même s’il s’active en pleine nuit (contrairement à une machine à laver qui vibre contre le sol pendant la phase de séchage).

Consommation électrique : promesse parfaitement tenue !

Nous avons mesuré sur deux heures complètes de fonctionnement, avec une prise connectée Tapo-Link, la consommation du Dreo en automatique (vitesse 2) et en continu (vitesse 3). Au bout de la première heure (premier cas de figure), il n’a dépensé de 0,218 kWh. Au bout de la seconde (deuxième cas de figure), sa consommation a atteint les 0,327 kWh. En somme, les 0,35 kWh annoncés se situent dans une fourchette haute d’utilisation.

Dreo consommation
Attention à ne pas le laisser tourner tout le temps non plus !

En conséquence, dans un environnement raisonnablement humide, on peut vraiment optimiser le coût énergétique du Dreo, notamment via les réglages et la programmation.

Entretien et maintenance : y a rien à faire (enfin si, un peu quand même)

Si on n’utilise pas le tuyau, seulement deux tâches vous incombent : vider le réservoir (dans les plantes, si possible) et nettoyer le filtre toutes les 600h de fonctionnement. Le bac à eau est muni d’une poignée, et les 3,4L ont l’avantage de ne jamais être trop lourd à porter, même s’ils appellent à être changés régulièrement. À cet égard, si l’appli prévient lorsque le réservoir est plein, elle n’en communique pas le niveau en temps réel.

Dreo 512 réservoir sorti
Au moins, il n’est jamais très lourd !
Dreo 512 arroser les plantes avec l'eau
On aurait bien aimé un bec verseur !

Tandis que pour le filtre, elle donne le compte à rebours : on sait qu’il nous reste tant d’heures avant de devoir passer un coup dessus. Néanmoins, nous avons remarqué que de la poussière était déjà accumulée sur la grille, environ 150 heures avant l’échéance prévue. Nous recommandons donc d’agir dès que la situation devient visuellement critique, indépendamment de ce que dit l’application, laquelle ne s’en tient qu’à une estimation approximative.

Dreo 512 filtre sorti
Avant le test…
Dreo 512 filtre sale
Après 460 heures…

La procédure est simple : on éteint et on débranche l’appareil, puis on retire la grille à l’arrière pour accéder au filtre. S’il est juste un peu gris, un rinçage léger suffit ; s’il est chargé, la notice conseille de l’immerger dans de l’eau tiède et de rincer plusieurs fois. Ensuite, on le laisse sécher complètement avant de le remonter ; il s’agit simplement de le clipser à l’arrière.

Dreo 512 tuyau

Enfin si vous choisissez l’option drainage continu, la mise en place du tuyau est tout aussi “bête et méchante” : à l’arrière, on retire le capuchon de sortie d’eau, puis on enlève le bouchon en caoutchouc (un petit filet d’eau peut s’en échapper, c’est normal). On emboîte ensuite le gros bout du tuyau (celui avec le silica gel) sur l’orifice, puis on dirige l’autre extrémité vers un siphon au sol, en veillant à ce que le tuyau reste sans pli ni coude et, surtout, que le point d’évacuation ne soit jamais plus haut que la sortie d’eau du déshumidificateur.

Nota Bene : si vous repassez en mode “bac”, pensez à remettre le capuchon côté drain, sous peine d’éponger des flaques !

Pour qui ? Et meilleur que qui ?

Le Dreo 512S (disponible à environ 200€) s’adresse surtout à ceux qui veulent un déshumidificateur “de vie quotidienne” plus qu’un appareil de cave : salon avec séchage du linge, salle de bain après la douche, circulation d’une pièce à l’autre, et une utilisation qui gagne à être programmée (heures creuses, plages horaires, consigne d’humidité). Dans ce scénario, il a du sens : on profite d’un pilotage simple, d’une conso plutôt raisonnable, et d’une capacité de collecte suffisante pour constater un vrai effet rapide.

Dans la famille des 20 L/jour milieu de gamme (150–300 €), le 512S constitue une proposition moderne et connectée, mais avec des compromis très lisibles. Face aux modèles “utilitaires” à grand bac comme le Pro Breeze 20 L (jusqu’à 5,5 L et un bruit max souvent donné autour de 48 dB), le Dreo mise davantage sur l’expérience (appli, automatisations), au prix d’une logistique de bac plus fréquente… On le préfère à un Midea 20 L, souvent positionné sur une surface similaire (autour de 37 m²) avec un réservoir plus petit (environ 3 L selon les versions) et une puissance électrique annoncée plus élevée. Certes, son fonctionnement est encore plus simple, mais ce n’est pas un critère sur lequel Dreo manque à l’appel, puisque les fonctionnalités disponibles n’ont rien d’obligatoire.

comparaison Duux Bora et Dreo filtre à charbon
Le Bora 20 L (à gauche) intègre un filtre à charbon et offre un réservoir de 4L.

Enfin, face au Duux Bora 20L (à plus de 300 €), que nous avons testé ici, on reste sur une capacité annoncée de 20 L/jour, mais le Bora vise un périmètre légèrement supérieur (40 m²), avec un débit d’air de 230 m³/h, et un réservoir de 4 L. Certes, le Bora est également plus lourd (14,5 kg) et propose uniquement 2 vitesses de ventilation ; néanmoins, il se dote d’un filtre à charbon pensé pour limiter certaines odeurs en plus de l’humidité ! Malgré ces quelques points de supériorité, nous pouvons affirmer que le Dreo offre un meilleur rapport qualité/prix !

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Test Navimow H2 Series (H206, H210, H215, H230) : le milieu de gamme fiable de Segway ?

test navimow h2 h210

Nous avions déjà testé la Navimow X330 il y a quelques mois : un modèle relativement cher (près de 3 000 €), capable de couvrir jusqu’à 3 000 m2. Que vaut le compromis pour les terrains de 1 000 m2 maximum ? Nous testons la nouvelle série H2 (2026) !

Bien connu pour avoir popularisé le gyropode au début des années 2000, Segway a depuis opéré un virage stratégique vers la robotique domestique au sein du groupe Segway-Ninebot. Fondée en 1999 par l’inventeur Dean Kamen puis rachetée par Ninebot en 2015, la marque a capitalisé sur son expertise en capteurs, stabilisation et motorisation électrique pour concevoir des produits plus accessibles et plus utiles au quotidien. Cette trajectoire explique pourquoi un acteur historique de la mobilité se retrouve aujourd’hui parmi les locomotives de la tonte autonome.

Navimow H210 dans son carton
L’emballage est sécurisé, ça commence bien ! 

Dans ce contexte, la série Navimow H2 (206, 210, 215 et 230) est vantée comme l’une des propositions les plus abouties de tondeuses « sans fil périphérique ». Elle s’appuie sur un positionnement RTK (EFLS) pour une précision centimétrique, un guidage par trajectoires planifiées, et un capteur VisionFence à IA pour reconnaître obstacles et situations complexes. La Navimow H210 est-elle à la hauteur de son aîné de la gamme X3 ? C’est ce que nous nous efforcerons de commenter tout au long de ce nouveau test !

Caractéristique TechniquesNavimow H210
Dimensions62,36 x 44,5 x 29,5 cm
Poids 15,65 kg
Surface recommandée1000 m2
Temps de tonte par charge110 min
Couverture de tonte par charge190 m2
Largeur de coupe22 cm
Hauteur de coupe2-7 cm
Capacité de franchissement de penteà l’intérieur de la zone de tonte : 24°
en bordure : 14°
Disque de lames6 lames pivotantes (2600 tours/min)
BatterieLithium-ion 5,1 Ah
Temps de charge70 min
Volume sonore60 dB
Température de fonctionnement recommandé : 10-35°C
max : 0-40°C
Température de stockagerecommandé : 10-35°C
max : -20-50 C°
Indice d’étanchéitéIP66
GarantieRobot : 3 ans
Batterie : 2 ans
Prix (H210)1799€.

Le Navimow H210 est déjà prometteur sur plusieurs points : 110 min de tonte pour 90 min de recharge annonce un bon ratio disponibilité/charge. Le disque de coupe de 22 cm est assez large, tandis que les 6 lames pivotantes à 2 600 tr/min laissent espérer une coupe régulière. Le niveau sonore de 54 dB et la certification IP66 plaident pour un usage discret et un nettoyage sans stress. La gestion des pentes jusqu’à 24° est très correcte, et la garantie de 3 ans (2 ans pour la batterie) rassurent sur la tenue dans le temps.

À surveiller néanmoins : la couverture de 190 m² par charge semble modeste pour une surface cible de 1 000 m², ce qui impliquera plusieurs cycles et une planification fine. La limite à 14° en bordure peut compliquer les abords pentus. Enfin, avec 15,35 kg à déplacer, la manutention et l’hivernage feront grincer quelques lombaires.

What’s in the box ? Navimow a fait au plus simple

Unboxing Navimow H210
Le manuel d’utilisation est plutôt maigre…
  • 1 robot-tondeuse
  • 1 dock de charge
  • 18 lames de rechange + vis
  • 7 attache-câbles
  • 4 vis auto-foreuses
  • 1 clé allen
  • 1 chargeur
  • 1 rallonge (7 m)

Nous voilà avec un packaging minimaliste avec le robot, sa station et l’alimentation, épaulés par une rallonge de 7 m pour placer le dock où il convient. Les 18 lames (soit trois jeux) avec vis constituent une réserve confortable pour la saison. Les sept attache-câbles et les quatre vis auto-foreuses assurent un cheminement propre et une fixation solide de la base. On regrettera simplement l’absence d’un abri façon Terramow (dont on peut dire qu’il est son concurrent direct !) et d’accessoires de nettoyage dédiés.

Design et ergonomie : l’originalité est au rendez-vous

Navimow H affiche une silhouette ramassée et proprette : capot nervuré, teinte sombre et arêtes arrondies qui inspirent la robustesse. Sa teinte gris anthracite/noir qui camoufle bien la saleté, capot galbé, arêtes arrondies, parements sobres. Les touches orange — liserés, marquages, zones fonctionnelles — réveillent l’ensemble sans ostentation : on repère vite la machine dans l’herbe et on identifie intuitivement poignées et commandes.

Navimow H210 vu de côté
Le cylindre sur le côté ne semble pas avoir de fonction spécifique, à part être décoratif.
Navimow H210 vu de derrière
On bénit la poignée quand on doit soulever les 15 kg de la bête.

La carrosserie en polymère (IP66) – promettant une bonne résistance aux projections et au nettoyage – évite le « pavé roulant » façon Anthbot/TerraMow/A1 Pro, tout comme l’esthétique « voiture de course » chère à Sunseeker, Mammotion ou certains Husqvarna.

Navimow H210 vu de dessous
On retrouve la même protection sur le disque de lames que le X330.

Sous le capot, la panoplie de capteurs est dans l’air du temps : positionnement EFLS/RTK, et surtout le module VisionFence (caméra + IA) logé en façade pour reconnaître obstacles et situations ambiguës. La base technique repose sur une traction arrière (deux grandes roues crantées) et, déjà mentionné plus haut, un plateau à six lames. Des capteurs de soulèvement/renversement et un détecteur de pluie et de luminosité complètent le tableau.

Navimow H210 panneau de commande
On n’a presque plus besoin de l’appli : un détail qui peut plaire à plein de gens, comme le laisse supposer la campagne pour le Racoon 2 SE !

Enfin, le panneau de commande permet de lancer une tonte sans smartphone : un afficheur à segments indique le pourcentage de progression, l’état/batterie et les codes PIN/erreur, tandis que des boutons dédiées (MOW, HOME, OK) gèrent les actions rapides. C’est utile pour dépanner, récupérer la machine ou valider un PIN sur place ; l’app reste le centre nerveux du reste. À titre de comparaison, l’approche du V1000 est très app-centrée.

Les différentes vues du Navimow H210 : droite, gauche, devant, au-dessus.

Installation : la formule plug and play fonctionne à merveille !

Comme tous les robots-tondeuses dont l’antenne RTK est intégrée à la station, la Navimow H210 est d’une simplicité élémentaire à installer. D’abord, on choisit l’emplacement du dock de charge — surface plane et dégagée — puis on y branche la machine. On télécharge l’application Navimow (iOS ou Android), on se crée un compte, et on procède à la connexion Bluetooth/Wi-Fi. 

Navimow H210 sur son dock
Le dock est léger et stable. Une LED verte indique qu’il est branché correctement.

Nota Bene : Segway offre un abonnement d’un an à la 4G, renouvelable à un prix encore non communiqué. Pour rappel, les tarifs concernant la X330 étaient de 29,99 € pour un an, 59,80 € pour deux ans ou 89,70 € pour trois ans).

Il faudra prendre bien cinq minutes pour activer et installer les mises à jour OTA, et laisser la machine se recharger au maximum. Et vous voilà déjà parés pour la cartographie !

Application : une interface bien pensée

L’application reprend le thème orange et gris de l’appareil et offre une prise en main plutôt rapide avec un panneau de commandes, les réglages de la map, un raccourci vers le mode téléguidé, un onglet pour les notifications et un menu pour les fonctionnalités avancées.

Appli Navimow application mise en place
L’appli est intuitive et réactive.

Ces dernières sont réparties en plusieurs catégories : tonte, navigation, protection, maintenance, application, etc.. Les utilisateurs y trouveront les paramètres suivants :

  • Création de carte personnalisée
  • Gestion multi-zones
  • Plannification de tonte par zone
  • 3 modes (silencieux, standard, efficace)
  • Hauteur de coupe
  • Direction de tonte
  • Coupe en bordure
  • Mode téléguidé
  • Renvoi à la base
  • Relocalisation de la base
  • Modifications du VisionFence
  • Adaptation aux conditions météo
  • Système de contrôle de traction
  • Historique de tonte
  • Suivi d’usure des lames et du châssis
  • Notifications et alertes personnalisables
  • Anti-vol (alertes, géolocalisation, etc.)
  • Code PIN (avec déverrouillage Bluetooth)
  • Tonte la nuit
  • Intégrations vocales : Google Assistant et Alexa
  • Réglages de la voix et de l’éclairage
  • Mises à jour OTA via Wi-Fi/4G

Ce n’est pas la liste la plus complète des fonctionnalités existantes sur les robots-tondeuses mais il y a déjà de quoi faire. On peut d’ailleurs saluer le quadruple système antivol : suivi GPS, alarme de géorepérage, alarme de soulèvement et compatibilité Apple Find My. Même éteinte ou hors ligne, elle reste localisable. Lorsqu’elle détecte votre smartphone à proximité, elle déverrouille automatiquement les sécurités. Concernant les autres fonctionnalités, nous verrons plus avant où Navimow peut ajouter des manettes intéressantes pour l’utilisateur.

Cartographie : on n’a (presque) plus rien à faire !

Tout comme la V1000 de Terramow, qui en devient sa concurrente directe, la H210 nous propose de procéder à une cartographie automatique. Si votre dock est déjà sur la pelouse, la tondeuse part en vadrouille instantanément. Sinon, vous devrez tracer un passage via le mode télécommandé jusqu’à la zone de tonte. Quoi qu’il en soit, l’appareil a dessiné une carte couvrant toute la superficie de tonte en quatre minutes. 

Nota Bene : cette année, GeoSketch™ a été amélioré avec une cartographie en couleur plus réaliste, offrant une représentation détaillée du jardin et une fonction d’édition de la carte plus claire et intuitive.

Appli Navimow application cartographie
Comme pour Terramow, on aurait apprécié la possibilité de tourner la map toute en longueur.

C’est fort appréciable, mais à l’heure actuelle, nous n’avons pas encore vu de robot-tondeuse capable d’identifier les gros obstacles et de les placer spontanément sur la map : trou, arbre, buisson ou mobilier de jardin… Cet axe d’amélioration pourrait s’inspirer des aspirateurs-robots de pointe, lesquels identifient de mieux en mieux les lits, les canapés, les coins animaux, et même les multiprises bourrées de fils ! 

Appli Navimow modifier la cartographie
Il estime la surface de tonte à 173 m2, là où Terramow avait trouvé 154 m2.

En conséquence, nous avons dû ajouter des zones interdites en les traçant nous-même, afin d’éviter à la machine de s’aventurer dans une barrière végétale inhospitalière. Cela ne nous coûte pas plus de six minutes supplémentaires, grâce à un téléguidage stable et ultra intuitif. Enfin la personnalisation implique :

  • renommer une zone de travail
  • ajouter une zone de travail
  • modifier les limites de la zone
  • fusionner/diviser des zones
  • choisir la hauteur de coupe
  • choisir l’angle de tonte
  • ajouter des zones interdites
  • ajouter un corridor entre deux zones
  • créer un motif
  • configurer les bordures

Navigation : un système sophistiqué

La Navimow H2 repose sur un système de navigation EFLS LiDAR+ à triple fusion (LiDAR à semi-conducteurs haute résolution, Network RTK et vision). Le LiDAR scanne près de 200 000 points par seconde, jusqu’à 70 m de portée, avec une fréquence d’environ 20 Hz, ce qui génère un nuage de points 3D ultra-dense pour un positionnement au centimètre près, y compris de nuit ou sous des arbres denses. La tondeuse bascule en 1 ms d’un mode de positionnement à l’autre pour rester stable dans les passages étroits (≈70 cm), sur les pelouses ouvertes ou sur les pentes jusqu’à 24°, aidée par un contrôle électronique de stabilité qui limite le risque de dérapage.

Appli Navimow application réglages
Plusieurs fonctionnalités avancées sont à aller chercher dans le menu.

Cette cartographie 3D alimente GeoSketch : le jardin est transformé en carte interactive dans l’app, où l’on définit limites, îlots et zones interdites par simple glisser-déposer. En navigation, le H2 segmente automatiquement les zones complexes, planifie des trajectoires optimisées en bandes et s’appuie sur son LiDAR pour détecter très tôt les obstacles (objets de l’ordre du centimètre, structures basses ou suspendues, animaux) tout en conservant une zone de sécurité d’environ un mètre autour de lui.

Sur le terrain : un potentiel à transformer

À la première tonte (70 mm de hauteur), tout se passe à peu près normalement. Avec le mode “bordures” activé, la tondeuse passe trois fois le long des limites de la zone de travail, et une fois autour des zones interdites. Ensuite, elle poursuit son chemin en suivant un trajet en “S”, suivant plus ou moins la direction de tonte configurée au préalable.

C’est quand nous avons baissé la hauteur de la lame à 20 mm que nous avons rencontré quelques problèmes. En premier lieu, la Navimow H210 a commencé à se bloquer sur des racines à peine sorties du sol. En effet, le disque descendant relativement bas, les roues finissaient par perdre contact avec l’herbe en passant sur les rigides renflements végétaux.

La petite racine qui dépasse du sol : un régal !

Plus tard, elle a eu besoin de notre aide lorsqu’elle devait reculer sur une pente en bordure ou des coins où la terre friable. À ces déconvenues, trois solutions nous sont offertes : activer le système de traction amélioré dans l’application pour stabiliser la machine, modifier légèrement les limites de la cartographie, enfin lever quelque peu la hauteur de la coupe sur terrain complexe (25 ou 30 mm minimum). En général, une tonte à 40 ou 50 mm suffit si on n’est pas sur un green de golf.

Nota Bene : quand elle se repositionne, la tondeuse interrompt la rotation du disque, puis émet un petit signal sonore au moment où elle se remet en route.

Ensuite, nous avons trouvé que la tondeuse manquait souvent de petites zones, laissant des touffes d’herbe à l’abandon. Heureusement, elle aura tendance à repasser sur ces coins non traités. On observe néanmoins un hiatus entre la progression sur la carte (en gris foncé) et l’estimation en pourcentage du travail effectué. On se retrouve alors avec des cycles “complets” alors que la map affiche clairement des trous dans la zone de travail. Cela vaudrait bien une mise à jour sous peu pour éviter les frustrations…

Navimow H210 vers le potager
La H210 n’ira pas, elle non plus, entre les bacs à potager.

Enfin, nous avons noté une réactivité à toute épreuve chaque fois qu’un capteur entrait en jeu : retour à la station quand il pleut ou qu’il fait nuit, demi-tour face au chat de la voisine, alarme de soulèvement, et mise en route aux horaires de planification prévus. 

Nota Bene : l’alarme de 85 dB (mesurés à 1 m de distance) ne s’activera pas au soulèvement de l’appareil si nous l’avons déjà fait sonner lors des dix dernières minutes. Une contrainte dont nous peinons à saisir la plus value…

Mode téléguidé : des améliorations bienvenues

Sur le X330, la tonte téléguidée se montrait relativement timide dès que l’appareil rencontrait un brin plus haut que l’autre. Ici, nous avons la satisfaction de nous charger “manuellement”  des petits oublis sans perte de connexion Bluetooth — tant que l’on reste à deux ou trois mètres du robot, ne serait-ce que pour voir où il tond.

Appli Navimow mode téléguidé
Interface intuitive et sécuritaire ! 

L’interface présente un joystick et une gâchette virtuelle pour activer les lames. En outre, elle nous offre trois vitesses de déplacement, et nous permet de choisir la hauteur de lames sans avoir à revenir dans les menus. 

Efficacité de tonte : les six lames font leur effet !

Outre les aléas de la navigation, la tonte en elle-même est satisfaisante. Comme tous les appareils testés jusqu’ici, elle fait du mulching (l’herbe tondue est laissée au sol). La largeur de coupe est plutôt confortable et le robot passe sans problème sur l’herbe humide. L’application recommande vivement de ne pas l’utiliser sur un gazon à plus de 8 cm, sans quoi les lames pourraient s’empêtrer dans une pelouse trop drue. Cela étant, nous les avons vues sectionner des branchettes qui traînaient sans difficulté majeure.

Le résultat est donc bien net, jusqu’aux bordures, où nous observons une marge d’environ 5 cm. À cet égard, l’application ne propose pas de configurer une distance chevauchement sur les limites virtuelles, contrairement à Anthbot. Il faut donc élargir la zone au préalable dans la cartographie pour une bordure propre. En revanche, quand les bords sont physiques (muret, bacs, dalles de pierre surélevées), on devra juste se contenter de cette marge.

Nota Bene : on me dit dans l’oreillette que la fonctionnalité « Extreme Edge Contact » est actuellement en développement. Dans les jonctions entre une zone composée de pelouse et une zone dure, la tondeuse franchira légèrement la limite.

Navimow H210 le long d'une bordure
La prochaine génération de robots-tondeuses proposera-t-elle un module Edge Cut ?

Enfin, le volume sonore n’est pas trop élevé, mais il dépasse légèrement les 60 dB annoncés, même en mode silencieux, selon nos mesures. On tourne plutôt autour des 62 dB, entre les roues et le bruit des lames. À 10 mètres, on n’entend plus qu’un vague bourdon. 

Autonomie, couverture et temps de recharge

L’autonomie n’est pas le gros atout de la Navimow H210, puisqu’elle ne tient que 90 minutes en cours de tonte grand maximum. En outre, la machine s’arrête dès qu’elle arrive à 15% de batterie pour retourner à son dock de charge, ce qui réduit le temps d’autonomie d’au moins dix minutes. L’appareil reprend automatiquement sa course où il en était dès qu’il remonte à 100% de batterie. Or, rien sur l’application ne nous permet de choisir à quel degré de charge interrompre ou poursuivre la tonte. 

Nota Bene : Navimow annonce que cette fonction sera améliorée dès le premier trimestre 2026. Activez bien vos mises à jour OTA !

En mode efficace, la H210 est capable de couvrir 150 m2 en 50 minutes, mais la batterie tombe déjà à plat. En mode silencieux, sur une surface plane avec une herbe moins dense, elle approche les 90 minutes et 175 m2, ce qui reste éloigné des 110 minutes et 190 m2 annoncées par charge. La compensation, pour prétendre à s’occuper d’un terrain de cinq fois cette envergure, c’est la rapidité de charge : 99 minutes pour passer de 0 à 100 %, ce qui est, encore une fois, moins bon que les 70 minutes annoncées mais reste correct. On comptera même plutôt 85 minutes de charge, puisque le robot revient au bercail à partir de 15% de batterie. 

Ainsi, en été — soit environ 16 heures d’ensoleillement — en mode efficace, on peut potentiellement compter sur 7 cycles de tonte. Avec environ 150 m2 toutes les 2h15 en comptant la recharge, on parvient à couvrir 1 066 m2 en une journée. En mars ou en novembre, on comptera sur quatre cycles seulement pour environ 11 heures d’ensoleillement, ce qui équivaut à 600 m2/jour. Bien sûr, on peut tondre convenablement un terrain en deux jours, mais cela suppose que la H210 ne commette pas trop d’oublis, surtout sur un terrain beaucoup plus vaste et complexe que le nôtre ! 

Nota Bene : nous retirons volontairement la tonte nocturne de l’équation, car même si la robotique évite de mieux en mieux les obstacles pour protéger les animaux, la pollution lumineuse affecte quand même la faune.

Maintenance : rien de nouveau de ce côté

En ce qui concerne l’entretien de la tondeuse, on retrouve les gestes habituels : passer un coup de jet d’eau à basse pression sur les roues et sous le châssis, changer les lames quand la tonte perd en efficacité (l’application estime leur degré d’usure), ou encore passer un coup de chiffon doux sur les capteurs quand nécessaire.

Navimow H210 roues de devant
Attention à la retourner sur l’herbe pour ne pas l’abîmer !
Navimow H210 disque de lame
Un cruciforme suffit à changer les lames.

Quant à l’hivernage, point de recommandations à ce sujet dans le manuel ni sur l’application. Nous savons néanmoins que les conditions idéales de stockage sont entre 10°C et 35°C, avec une tolérance élargie à -20 C°.

Appli Navimow application entretien
Le détecteur des intempéries est l’un des plus complets qui existent à ce jour ! Beaucoup se contentent de la pluie et de la neige dans leurs paramètres.

On prendra donc les mesures habituelles, à savoir : 

  • nettoyage du robot et charge à 90% ; 
  • rangement dans un carton à l’abri de l’humidité ; 
  • stockage à l’ombre et à couvert des intempéries dans un garage ou à la cave ;
  • retour sur gazon dès les premières lueurs du printemps (mars-avril).

Accessoires et consommables : on attend les mises à jour !

La boutique Segway demeure minimaliste pour une grande marque, ce qui complique la budgétisation fine des accessoires. À l’heure actuelle, voici ce qu’on a :

  • 12 lames standard : 19,99 €
  • 12 lames durables : 24,99 €
  • rallonge : 29,99 €
  • abonnement 4G : NC

Sur un an, l’impact “conso” reste mesuré. Les 18 lames fournies (3 jeux) couvrent généralement toute une saison dans un usage standard. Idem avec l’abonnement 4G fourni dès le départ. Sur cinq ans, comptez 4 à 6 remplacements de lames par saison (soit 20 à 30 jeux au total). Comme 3 jeux sont fournis, il reste 17 à 27 jeux à acheter, l’équivalent d’environ 9 à 14 packs (12 lames/pack). Côté budget, cela donne environ 180 à 280 € avec les lames standard ou 225 à 350 € avec les lames « durables » — jusqu’à 280 à 480 € en usage intensif. Si besoin, ajoutez la 4G sur 4 années payantes (~30 €/an), soit ≈120 €. Bilan sur 5 ans : ≈300 à 400 € (standard), ≈350 à 470 € (durables), ≈400 à 600 € en intensif — hors abri et hors éventuel remplacement de batterie.

Verdict relatif à la concurrence

Par rapport aux autres modèles Navimow, la série H2 se positionne clairement comme le haut de gamme “techno”. Le H1 reste la porte d’entrée : EFLS 1.0 (RTK + vision), cartographie manuelle et capteur de pluie, pour des surfaces jusqu’à 3000 m² à partir de 1 399 €. La série i2 mise sur le LiDAR + vision, la cartographie automatique et 6 lames, sans antenne à installer, pour 800 à 2000 m². Le H2 reprend ces atouts et les pousse plus loin : EFLS LiDAR+ (LiDAR + NRTK + vision), GeoSketch, “déposer et tondre” et gestion experte des pentes et obstacles.

Face à la TerraMow V1000, la Navimow H210 joue la carte de la précision absolue (RTK + fusion inertielle) et d’un écosystème plus mûr. La V1000, 100 % vision, séduit par son installation ultra simple et un garage inclus, et aligne des réglages “pro” (vitesse d’avancement/rotation des lames, bordures, direction) qu’on aimerait voir chez Segway, pour un tarif souvent plus doux (≈1 199 €). En contrepartie, sa pente max et sa dépendance à la lumière limitent les terrains compliqués.

Face au Luba mini AWD, la H210 est moins “tout-terrain”. Le Luba combine RTK+vision avec quatre roues motrices, six lames et une motricité bluffante sur dévers, au prix d’une antenne à placer et d’un budget plus élevé (souvent ≈1 599 €). Idéal si votre jardin cumule talus, ornières et herbe dense ; la H210 conviendra mieux aux pelouses standard où l’on valorise la discrétion et la simplicité au quotidien.

Enfin, un outsider pertinent : le Dreame A1 Pro, vision + LiDAR, très “app-centré”, rapide à recharger et riche en automatisations (seuil de retour/reprise après charge), positionné à 999 € (1 599 € hors promo). Il bouscule Segway sur l’ergonomie logicielle, mais n’égale pas toujours la précision d’un RTK bien exposé, avec un design compact mais plutôt « tristounet » comparé à la patte cosmétique de Navimow !

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Robots aspirateurs et protocole Matter : compatibilités, fonctions utiles et limites réelles

Aspirateur-robot et hub matter

“Matter” accélère depuis 2025 pour pallier les compatibilités partielles entre appareils domotiques. Sa base commune capable de relier les objets connectés aux grands écosystèmes (Apple, Google, Amazon, Samsung…) sans repartir de zéro à chaque achat séduit de plus en plus de consommateurs…

Pendant longtemps, Matter a surtout concerné des appareils “simples” (ampoules, prises, capteurs). Aujourd’hui, il commence enfin à toucher les produits du quotidien, conçus pour être de plus en plus autonomes. Les aspirateurs-robots sont un parfait exemple : une application dédiée, des commandes vocales parfois limitées, et des scénarios domotiques qui dépendaient d’intégrations plus ou moins stables. Avec l’arrivée progressive de Matter sur ce type de produit, l’utilisateur peut lancer, arrêter ou renvoyer le robot à la base depuis son écosystème principal, l’intégrer proprement à des scènes (“je pars”, “je dors”, “je reviens”), et réduire le risque de se retrouver prisonnier d’une seule plateforme.

Dans ce guide, nous revenons sur ce qu’est Matter, ce que ça change vraiment (et ce que ça ne change pas encore), et surtout comment repérer un aspirateur-robot réellement prêt, au-delà des promesses marketing. Parce qu’entre “compatible”, “bientôt via mise à jour”, “partiellement pris en charge”, et “certifié pour la bonne catégorie”, la différence est énorme, vous en conviendrez…

Matter : le standard qui unifie enfin la maison connectée

Matter, c’est un standard d’interopérabilité pour la maison connectée, porté par la Connectivity Standards Alliance : l’idée est de donner aux objets une “langue commune” pour qu’ils puissent fonctionner plus facilement avec les principaux écosystèmes (Apple, Google, Amazon, Samsung…), sans dépendre d’intégrations fragiles ou de passerelles propriétaires.

Hub Matter posé sur une table
Bientôt la tête pensante de la maison ? © Homey

Le point clé, c’est que Matter est IP-based : il s’appuie sur l’Internet Protocol, comme le web, ce qui le rend naturellement compatible avec les réseaux modernes. Il peut passer par le Wi-Fi ou l’Ethernet (souvent pour les appareils plus “gourmands”), par Thread (un réseau maillé basse consommation, lui aussi basé sur IP), et utilise généralement le Bluetooth LE pour l’appairage et la mise en service.

Nota Bene : Matter n’est pas une application, c’est un ensemble de règles et de profils de compatibilité, une couche commune qui permet aux appareils et aux plateformes de se comprendre.

Côté utilisateur, l’intérêt est simple : acheter un produit compatible Matter, c’est viser une intégration plus “native” dans votre écosystème, avec moins de bricolage ; on se garde des caprices des applications qui limitent l’interactivité entre appareils de marques diverses. Matter introduit aussi des notions importantes comme l’interopérabilité (un même appareil peut être contrôlé par plusieurs plateformes) et le multi-admin (plusieurs “contrôleurs” peuvent gérer le même produit), ce qui devient précieux quand la maison mélange iPhone, enceintes Google, Alexa, etc.

Contrôleur Matter : le rôle du hub, du téléphone et du “fabric”

Dans une maison “Matter”, il faut un contrôleur Matter : c’est l’entité qui enregistre les appareils (lors de l’appairage) et qui les pilote ensuite au quotidien. Ça peut être un hub, une enceinte ou une box toujours allumée, mais aussi parfois un téléphone ou une app qui joue ce rôle selon l’écosystème.

La CSA le décrit comme l’élément capable de contrôler les appareils que l’utilisateur a connectés, et précise qu’il peut y avoir plusieurs contrôleurs sur le même “fabric” (pour la redondance ou la commodité). Dans Apple Maison, par exemple, la logique est très explicite : avant iOS 18, pour ajouter des accessoires Matter, il fallait un home hub. Ce n’est plus obligatoire aujourd’hui, mais cela reste recommandé.

Thread Border Router : indispensable dès que vous avez du Thread

Si un appareil Matter communique en Thread, il ne parle pas directement à votre Wi-Fi : il lui faut un Thread Border Router, c’est-à-dire un appareil qui crée, puis connecte le réseau Thread au réseau IP de la maison. Google le résume simplement : un border router sert de “hub spécial” pour connecter les appareils en créant un réseau Thread, et il devient nécessaire dès qu’un appareil Matter fonctionne en Thread et doit rejoindre le LAN. Apple dit la même chose à sa manière : les accessoires Matter basés sur Thread exigent un hub “Thread-enabled” (HomePod / Apple TV compatibles) ou un routeur Thread tiers.

Wi-Fi vs Thread : lequel est le plus fréquent pour les robots ?

Matter peut fonctionner via Ethernet, Wi-Fi ou Thread (et s’appuie souvent sur Bluetooth LE pour l’appairage, selon le mode de mise en service). Pour les aspirateurs-robots, on rencontre le plus souvent du Wi-Fi, parce que ces appareils échangent des données, reçoivent des mises à jour, et restent généralement sur secteur via leur base. Mais le point important n’est pas “Wi-Fi vs Thread” : c’est de vérifier que le robot est bien compatible Matter pour la catégorie aspirateur-robot, et que votre écosystème a le contrôleur nécessaire.

Ce que Matter permet vraiment sur un robot (et ce qui restera dans l’app)

Sur un aspirateur-robot compatible Matter, l’objectif est de standardiser un socle de commandes que les grandes plateformes peuvent comprendre sans intégration “sur mesure”. Dans la spécification Matter 1.2, le type d’appareil Robotic Vacuum Cleaner peut :

  • démarrer / mettre en pause / arrêter un cycle
  • demander un retour à la base (dock)
  • choisir un mode (aspirer seul, aspirer + lavage)
  • choisir une intensité (silencieux, standard, boost…)

Ce dernier point dépend beaucoup de ce que le fabricant décide d’exposer via Matter et de ce que l’écosystème affiche réellement. Quoi qu’il en soit, s’il rend enfin possible un pilotage cohérent “au quotidien”, mais il ne remplace pas encore l’écosystème logiciel complet d’un robot. Tout ce qui touche à la cartographie avancée, à l’édition fine des zones interdites, aux réglages détaillés de trajectoires, ou à des scénarios de nettoyage très précis reste, dans la plupart des cas, géré dans l’application du fabricant.

Exemple concret : intégration dans Apple Home

Avec iOS 18.4, Apple a ajouté la prise en charge des aspirateurs-robots Matter dans l’app Maison, avec une interface dédiée et la possibilité d’intégrer ces commandes dans des scènes et des automatisations.

Dans les premiers essais rapportés, l’interface propose des actions comme start/stop, le choix entre “Vacuum” et “Vacuum and Mop”, des modes du type “Quiet” ou “Deep Clean”, ainsi qu’un bouton “Send to Dock” (dont le comportement peut varier selon le modèle et son implémentation Matter). Comme évoqué plus haut, l’app Maison couvre les fondamentaux, mais les fonctions avancées (mapping, routes, réglages fins) renvoient encore vers l’appli constructeur.

5 scénarios smart home déjà possibles sur les aspirateurs-robots avec Matter !

Scénario (nom)DéclencheurActions Matter (typique)VariantePré-requis / limites
Maison vide = ménage automatiqueDépart du dernier occupant (option : porte verrouillée)Démarreren mode SilencieuxModes/intensité selon le modèle / Intégration d’une serrure connectée
Je rentre = le robot s’effaceArrivée / ouverture porte / désarmement alarmePause + DockAnnonce vocale “Robot au garage !”Intégration d’une serrure connectée
Après le dîner = un petit coup dans la cuisine et/ou dans la salle à mangerScène “Fin de repas” / lumières cuisine offDémarrer (option : Vacuum & Mop)Lancer seulement si la maison est videIntégration d’une lumière connectée / on n’a souvent accès qu’à un nettoyage global
Mode sieste du bébéScène “Sieste” / “Ne pas déranger”Pause ou DockAutoriser une fenêtre « aspiration silencieuse »Les conditions horaires dépendent de la plateforme
Réunion / appel = silenceDébut de réunion / appel / sonnettePause + DockReprise auto 30 min après et/ou quand la maison est videIntégration d’un calendrier et/ou d’une sonnette dans l’écosystème

Matter “version par version” : pourquoi c’est crucial pour les aspirateurs-robots

Chaque version de Matter ajoute (ou précise) des catégories d’appareils. Résultat : un écosystème peut très bien dire “nous supportons Matter”, tout en ne gérant qu’une partie des types d’appareils Matter. C’est exactement pour cela qu’un produit peut être “Matter” sur le papier, mais rester absent (ou limité) dans l’application domotique que l’on utilise au quotidien (sauf mise à jour imminente). De 2022 à 2025 trois versions majeures ont vu le jour :

  • 04 oct. 2022 : lancement officiel du standard Matter 1.0
  • 23 oct. 2023 : Matter 1.2 ajoute de nouvelles catégories, dont les robots aspirateurs (“Robotic Vacuum Cleaners”).
  • 20 nov. 2025 : Matter 1.5 ajoute les supports caméras, fermetures et capacités énergie.

Pour les aspirateurs-robots, le vrai jalon est Matter 1.2, qui introduit officiellement le type d’appareil Robotic Vacuum Cleaner (ID 0x0074) dans la “Device Library” de Matter, dont nous décrivons les fonctionnalités un peu plus haut. Mais Matter continue d’élargir son périmètre. Matter 1.5 (fin 2025) a notamment ajouté la prise en charge des caméras, des évolutions autour des closures (ouvrants/fermetures) et des fonctionnalités liées à l’énergie. Cela montre que la compatibilité domotique progresse par paliers.

Nota Bene : demander “Matter : oui/non” ne suffit pas. Pour un aspirateur-robot, il faut vérifier Matter + catégorie Robotic Vacuum Cleaner (0x0074), puis s’assurer que l’écosystème choisi (Apple Home, Google Home, etc.) supporte réellement cette catégorie à la version concernée.

Quelles marques déploient Matter sur les robots ?

Sur les aspirateurs-robots, la compatibilité Matter n’a pas été un “grand switch” du jour au lendemain : elle arrive surtout par vagues de mises à jour, au rythme des plateformes et des fabricants. Le déclencheur le plus visible a été l’ouverture du contrôle des robots dans Apple Home via Matter avec iOS 18.4, ce qui a poussé plusieurs marques à déployer (ou à étendre) des firmwares Matter sur des modèles déjà commercialisés.

Roborock qui ramasse du papier
Scénario : « après les devoirs du gosse… » (il aura une bulle) © Roborock

Côté marques, les noms qui reviennent le plus dans les déploiements “grand public” sont Roborock, iRobot (Roomba) et Ecovacs. Roborock, par exemple, a annoncé une fenêtre de déploiement du 1er au 10 avril 2025 pour plusieurs modèles (dont S8 MaxV Ultra, Saros Z70, Saros 10/10R, Qrevo Curv/Edge/Master), tout en indiquant que d’autres références (S8 Max Ultra, Qrevo Slim…) suivraient ensuite. Même logique chez Ecovacs : des mises à jour Matter 1.4 démarrent sur une sélection de modèles (Deebot X2 / X2 Combo / T50 / T50 Max / X8) avec un rollout “par phases”.

Nota Bene : sur un robot, Matter peut être natif ou ajouté après coup ; des annonces CES 2026 montrent des robots compatibles Matter dès la sortie, tandis que d’autres gammes s’alignent via mise à jour. Certains signaux spéculatifs, comme DJI rejoignant la CSA, alimentent des rumeurs sur un possible support Matter pour ses robots Romo.

Enfin, chez iRobot, la stratégie a été progressive : le Roomba Combo 10 Max est présenté comme le premier modèle “Matter” de la marque, avec un déploiement annoncé par mise à jour OTA (Q4 2024), puis une extension fin 2025 à d’autres références via firmware (Roomba Plus 500 Combo, Roomba Max 700 Vac, Roomba Max 700 Combo).

Faut-il acheter un robot “Matter-ready” en 2026 ?

Matter est en train de devenir un vrai critère d’achat sur les aspirateurs-robots, mais surtout pour ce qu’il fait le mieux aujourd’hui : une intégration “socle” propre (démarrer / arrêter / dock, parfois quelques modes), et des automatisations simples qui tiennent dans le temps (scènes “je pars”, “je dors”, etc.). C’est là que l’expérience devient plus fluide, parce qu’on n’a plus besoin d’une intégration exotique par marque pour les actions du quotidien.

En revanche, Matter ne remplace pas encore l’écosystème complet d’un robot : si l’objectif est d’exploiter la meilleure cartographie, le nettoyage pièce par pièce, les zones interdites ultra fines ou les réglages avancés, l’app du fabricant reste indispensable.

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DJI est-il un outsider crédible en 2026 sur le marché des aspirateurs-robots ?

DJI ROMO P dans sa station transparente

L’aspirateur-robot haut de gamme est arrivé à un drôle de stade : tout le monde coche les mêmes cases. Station tout-en-un, vidage automatique, lavage “intelligent”, reconnaissance d’obstacles, cartographie multi-pièces, routines… À force d’empiler les fonctionnalités, les marques finissent par se ressembler. Dans un tel contexte, qu’est-ce qui peut bien pousser DJI à venir briguer des parts de marché ?

D’autant plus que DJI n’est pas une marque “ménage” historique. Néanmoins, cet outsider a bâti sa réputation sur la robotique grand public, la perception et le pilotage fin. Des drones comme les gammes Phantom puis Mavic ont popularisé des technologies de stabilisation, de vision embarquée et d’évitement d’obstacles à une échelle industrielle, tandis que les Osmo (caméras, stabilisateurs) ont renforcé cet ADN “image + algorithmes + ergonomie”. En somme, DJI sait faire dialoguer capteurs, calcul et logiciel pour obtenir un comportement fiable sur du matériel de bonne facture.

Alors… Pourquoi pas ? Mais, concrètement, qu’a DJI à apporter au monde des aspirateurs-robots avec la gamme ROMO en 2026 ? Une énième déclinaison de station et de serpillière, ou une meilleure “perception” associée à une meilleure autonomie d’usage, capable de réduire les petits ratés et de gagner la confiance des utilisateurs ? Voici quelques éléments de réponse…

Quelle marge de manœuvre pour DJI et quels modèles pour s’en saisir ?

Derrière la gamme ROMO, DJI semble défendre une thèse assez lisible : mieux “voir” pour mieux nettoyer, et surtout pour rendre le robot plus autonome au quotidien, soit moins de blocages, moins d’angles morts, moins de micro-interventions. La marque met en avant une perception inspirée de ses drones (double capteurs fisheye + LiDAR à état solide, fusion multi-capteurs et algorithmes) avec une promesse de détection d’obstacles très fins (jusqu’aux câbles d’environ 2 mm, selon DJI). Dans cette logique, la “valeur” ne se résume pas à l’aspiration ou au lavage, mais à la capacité du robot à naviguer proprement dans une maison vivante, et à s’entretenir via une base annoncée comme très autonome (jets haute pression, séchage, réduction de bruit, etc.).

Dans cette perspective, DJI décline ROMO en trois modèles (S / A / P), mais la base technique est largement commune. La presse tech insiste même sur le fait que les trois sont “presque identiques” sur les specs, avec un écart de prix surtout porté par le design et quelques extras de station sur le modèle P. Un pari plutôt osé, lorsqu’on sait que les flagships des Mova, Roborock, Narwal et autres Ecovacs font actuellement de leur mieux pour rester sous la barre symbolique des 1 000 € (hors prix de lancement, souvent légèrement gonflés) !

Les spécifications techniques de la gamme ROMO S/A/P

Caractéristique TechniquesDJI ROMO S/A/P
DimensionsRobot : 351 × 351 × 98 mm
Station : 425 × 453 × 440 mm
PoidsRobot : 4,4 kg
Station : 10 kg
Capacité de franchissement d’obstaclesseuils jusqu’à 40 mm
Élévation de la serpillièreAuto-lift (hauteur non précisée)
Puissance d’aspiration 25 000 Pa
Pression lavage au sol/auto-nettoyageNC/12 N
Batterie5 000 mAh (72 Wh)
Autonomieenv. 3 h
Temps de charge complèteenv. 2,5 h
Bac robot260 ml
Réservoir d’eau du robot164 ml
Volume du sac à poussière2,4 L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée4,0 L / 3,2 L
Volume sonore robot/auto-vidage56 dB/65 dB
Indice de réparabilité8/10
Garantie2 ans (extension d’un an disponible)
Prix à date sur l’ e-boutique de la marque/prix de lancementS : 949 € / 1 299 €
A : 1 149 € / 1 599 €
P : 1 499 € / 1 899 €
Date de lancement Chine : 6 août 2025
Europe : 28 octobre 2025

Avec 25 000 Pa annoncés, il dépasse le Narwal Flow (22 000 Pa) et le Deebot X11 OmniCyclone (19 500 Pa), tout en restant proche des records du moment (le MOVA Z60 pousse à 28 000 Pa sur le papier). Côté endurance, ROMO annonce 3 h de fonctionnement, ce qui le met dans le même ordre de grandeur que les derniers flagships testés (Flow ~230 min, Z60 ~220 min, X11 ~200 min). Enfin, la station ROMO propose des volumes plutôt confortables (4 L eau propre / 3,2 L eau sale), au-dessus du X11 (3,2 L / 2,7 L) et dans un format “gros usage” cohérent avec ce segment.

En revanche, quelques marqueurs interrogent quand on compare aux trois derniers tests du site. D’abord la batterie : 5 000 mAh chez ROMO, quand Flow, Z60 et X11 annoncent 6 400 mAh — ce n’est pas forcément pénalisant si la gestion d’énergie est excellente, mais c’est un signal à garder en tête. Ensuite, l’autonomie annoncée à 3 h est donnée “dans des conditions de référence” (comme souvent), alors que les concurrents communiquent des scénarios plus comparables.

On notera aussi que certains chiffres très parlants chez les rivaux (pression/élévation de serpillière, etc.) sont détaillés dans les fiches Flow/Z60/X11, tandis que ROMO est plus discret sur plusieurs métriques de “lavage terrain”. Enfin, la garantie affichée à 2 ans le place dans la norme… mais sans l’avantage du Z60 qui monte à 3 ans.

Mais alors… Quelles différences entre S, A et P ?

À ce stade, la question est légitime : à quoi bon trois versions si la plateforme technique est la même (même gabarit, même puissance annoncée, même base d’autonomie, même logique de navigation) ? La réponse tient surtout à la segmentation. DJI ne cherche pas à vendre trois robots radicalement différents, mais à décliner un même “socle” en trois propositions qui ciblent des sensibilités distinctes…

ROMO S : la version “essentielle”, celle qui porte l’argument technique

ROMO S est le modèle qui incarne le plus directement la promesse DJI : un robot premium pensé pour être autonome et fiable, sans surcouche “showroom”. En pratique, c’est la version la plus facile à défendre en termes de logique : tout le cœur techno est là, mais dans un habillage plus neutre (robot blanc, station blanche).

DJI ROMO S dans sa station et salon couleur crème
Tout en rondeurs ! ©DJI

C’est donc le modèle le plus “rationnel” pour qui veut tester l’approche DJI sans payer pour l’esthétique transparente ou pour des fonctions annexes.

ROMO A : le modèle “équilibré”, qui monétise le design et un petit plus très concret

ROMO A conserve le même socle, mais change la proposition : ici, DJI vend un robot que l’on assume visible (coque transparente) et y ajoute une différence fonctionnelle plus facile à comprendre qu’un argument marketing : un rouleau mixte poils + caoutchouc annoncé comme spécificité de cette version. Il s’avère que ce type de rouleau est souvent apprécié pour mieux gérer les sols mixtes et certains profils de saletés (notamment quand on alterne entre surfaces dures et tapis), tout en restant tolérant aux cheveux/poils.

Reste que l’écart de prix se justifie largement par le parti pris esthétique : ROMA A fait figure de robot premium qui « objet signature » dans le salon.

ROMO P : le flagship, où DJI mise sur l’hygiène et l’“expérience premium” de la station

Là, le ROMO P pousse la logique à fond : non seulement le robot devient transparent, mais la station aussi, et surtout DJI ajoute des extras orientés hygiène et odeurs : désodorisant dédié et traitement UV du sac à poussière. C’est donc la version dont la promesse est la plus émotionnelle : un design original couplé à une expérience un peu plus confortable sur la durée, notamment pour les foyers sensibles aux odeurs (animaux, cuisine, etc.).

DJI ROMO P en action vu de dessus
On espère qu’il ne faut pas nécessairement avoir un intérieur aussi froid pour mettre en valeur un ROMO P ! ©DJI

Ces options apportent-elles un bénéfice perceptible au quotidien ou restent-elles un supplément d’image pour flex ? Nous pencherions d’emblée pour la seconde option.

Les arguments DJI : ce qui peut réellement changer l’expérience

Une fois la gamme ROMO décodée, le plus important n’est plus tellement de savoir si l’on choisit S, A ou P, mais de comprendre où DJI prétend créer de la valeur. Car si les fondamentaux sont largement communs, le pari de la marque repose sur quelques “piliers” qui, s’ils tiennent en conditions réelles, peuvent faire la différence dans l’usage : une meilleure perception (donc moins d’incidents), une station pensée pour réduire la charge mentale, une performance de nettoyage qui ne dépend pas que d’un chiffre, et un design qui assume son rôle… sans sacrifier l’ergonomie !

Design : un habillage osé ?

C’est l’évidence même que le design des robots ROMO constitue une proposition à part entière. La marque assume deux lectures opposées d’un même produit : ROMO S mise sur une intégration discrète (blanc, lignes douces, “fait pour se fondre” dans la déco), tandis que ROMO A et surtout ROMO P revendiquent un design transparent qui transforme le robot (la station aussi pour le P) en objet à exposer.

DJI gamme ROMO vue de face
1 pelé, 2 tondus… ©DJI

DJI va jusqu’à présenter le P comme une “œuvre d’art sous tous les angles”, et décrit le A comme un modèle dont la transparence “met en scène” chaque étape du nettoyage. En effet, cette transparence devient presque un argument technique : montrer les composants, la précision d’assemblage, et rendre visible ce que DJI considère comme sa signature (capteurs, architecture interne), à la manière d’un produit “high-tech” assumé.

Nota Bene : ce choix esthétique, s’il ne devrait pas empiéter sur l’ergonomie, pourrait devenir contre-productif ; une coque transparente pardonne moins la poussière, les micro-rayures et les traces d’usage…

Perception & navigation “façon DJI”

Le premier argument, et le plus identitaire, c’est la perception. DJI vend véritablement un robot qui “comprend” mieux son environnement : obstacles fins, objets posés au sol, trajectoires plus propres, et décisions plus cohérentes dans une maison vivante. On évite alors un maximum de “petits ratés” (câbles avalés, chaussettes coincées, blocages bêtes), ce qui laisse le champ libre à plus d’automatisations, plus de routines.

Les pages ROMO détaillent un système de détection combinant capteurs fisheye et LiDAR à état solide, avec une revendication très concrète : détecter des câbles dès ~2 mm (et des obstacles à partir de ~15 mm de hauteur en mode standard), puis décider s’il faut contourner ou franchir selon l’objet. The Verge ajoute que DJI parle même d’objets très fins type câble de charge ou carte, grâce à une détection “millimeter-level” couplée au machine learning. Mais pour nous avancer davantage à ce sujet, il nous faudrait évidemment juger sur pièce !

Cartographie & routines : DJI promet une “stratégie” plus qu’un simple trajet

Pour la cartographie, DJI insiste sur l’idée d’une stratégie qui s’adapte au contexte : ROMO P, par exemple, est décrit comme ajustant automatiquement son comportement selon l’obstacle (s’approcher des câbles/pieds de table/coins pour mieux couvrir, éviter chaussettes et “accidents” d’animaux pour ne pas se bloquer). DJI met aussi en avant des micro-stratégies “terrain”, comme la détection de litière (réduction de vitesse et du balayage latéral pour limiter la dispersion, puis hausse de l’aspiration).

Dans la même logique, ROMO embarque une cartographie et une trajectoire “dérivées” du savoir-faire drones, avec stockage de parcours localisés et optimisation des retours à la base…

Station et entretien : DJI vise la “charge mentale zéro”

La station est le deuxième levier. La sphère du haut de gamme a déjà beaucoup progressé, mais DJI vise un usage “j’oublie que le robot existe”, notamment avec une base qui gère la poussière, l’eau, le lavage des patins et le séchage. Là encore, un test réel est nécessaire pour trancher sur les sujets peu glamour, mais décisifs : odeurs à long terme, biofilm, propreté des conduits, facilité de nettoyage des bacs et… coûts des consommables. Car une station “zéro charge mentale” n’en est une que si elle reste agréable à vivre après des semaines, pas seulement le jour 1 (celui qu’on retient…).

Matter : un signal fort… mais encore au stade “potentiel”

Sur ce point, la seule position rigoureuse consiste à distinguer signal et promesse. DJI a rejoint la Connectivity Standards Alliance (l’organisation derrière Matter), ce qui alimente l’hypothèse d’un futur support Matter pour la gamme ROMO. Matter Alpha, de son côté, souligne qu’il n’y a pas encore de certif produit correspondante, et que la question reste ouverte…

DJI ROMO en 2026, un vrai outsider… mais pas un pari aveugle

En somme, DJI n’arrive pas avec un simple robot de plus. En 2026, la marque propose une lecture cohérente du haut de gamme : mieux percevoir pour mieux agir, et surtout rendre l’aspirateur-robot plus autonome dans une maison réelle. Entre une promesse de détection fine des obstacles, une station pensée pour limiter les manipulations, et un design assumé, ROMO avance des arguments crédibles, pour peu qu’on y soit sensible et que rien ne coince pendant les tests. D’autant plus que la gamme est lisible (même en tenant compte des écarts de prix assez affolants) : S pour l’essentiel rationnel, A pour le design et un petit plus concret, P pour le flagship et ses options d’hygiène et anti-odeurs.

La prudence reste indispensable, parce que ce positionnement se joue moins sur une fiche technique que sur la durée : maturité logicielle, rythme et qualité des mises à jour, cohérence de l’app DJI Home, solidité des routines, et surtout SAV / pièces / consommables à l’échelle européenne. La disponibilité réelle selon les pays, et la capacité de DJI à itérer rapidement (bugs, améliorations, support long terme) seront déterminantes : à ce niveau de prix, l’exigence ne porte pas seulement sur “ce que ça fait”, mais sur “comment ça vieillit”.

Bien entendu, nous ne saurions le recommander sans réserves, du moins tant que nous ne l’avons pas eu entre les mains. La réputation de la marque est, certes, solide sur d’autres produits, mais investir un nouveau segment comporte toujours une part de risque. L’expérience et l’avenir nous le diront !

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Test Dreame V20 Pro-A : son prix est-il vraiment justifié ?

Test Dreame V20 Pro-A

Que se passe-t-il du côté des aspirateurs-balais en 2026 ? Que peut-on attendre d’un appareil de près de 400 € désormais ? Puissance ? Légèreté ? Ergonomie ? Fonctionnalités cachées ? Avec le V20 Pro-A, Dreame nous livre sa vision du moyen/haut-de-gamme !

Aujourd’hui, meilleure-innovation.com revient à l’une de ses premières amours : l’aspiration manuelle. Pas d’option lavage : juste un appareil facile à manier qui aspire partout à la maison. À cet égard, c’est Dreame qui est à l’honneur. La marque avance à pas réguliers sur le segment des aspirateurs-balais : une gamme “V” qui s’est étoffée au fil des générations (meilleure filtration, accessoires plus pertinents, stations de rangement plus pratiques, etc.).

Boîte Dreame V20 A-Pro

Le V20 Pro-A revendique un nettoyage fluidifié dans toutes les zones difficiles, avec un ensemble de “petites” idées qui, mises bout à bout, peuvent changer l’expérience : nettoyage des bords annoncé à 0 mm (GapFree™), système anti-emmêlement (TangleCut™), et surtout un tube flexible et réglable pensé pour passer sous les meubles sans contorsions. Nous, on ne demande pas mieux que d’y croire : ergonomie, efficacité, entretien, autonomie, nous l’avons observé sous toutes les coutures. Voici donc notre avis complet et honnête !

Caractéristique TechniquesDreame V20 Pro-A
Dimensions110x25x10 cm
Poids1,6 kg/3,2 kg avec tube+brosse
Puissance nominale610 W
Puissance d’aspiration24 000 Pa
Batterie7 x 3 200 mAh (amovible)
Autonomie max90 min
Surface recommandée250 m² (max)
Temps de recharge4 h
Capacité du compartiment à poussière0,5 L
FiltrationHEPA 14 ≥ 0,1 μm
Volume sonore86 dB
Indice de réparabilité8,5/10
Garantie2 ans
Prix399 €

Les caractéristiques du V20 Pro-A : puissant mais contenance limitée…

D’office, on peut noter un équilibre “puissance / endurance” : 24 000 Pa annoncés (avec 610 W de puissance nominale) et une batterie amovible de 7 cellules 3 200 mAh capable de viser jusqu’à 90 minutes en conditions favorables. Ajoutez à cela un gabarit plutôt maniable (3,2 kg quand il est assemblé), et une filtration HEPA H14 (particules très fines) qui parle autant aux allergiques qu’aux foyers avec animaux. Enfin, l’indice de réparabilité à 8,5/10 est un vrai bon signal à l’heure où des marques comme Dyson et Shark restent plus discrets sur ce point.

Boîte Dreame V20 A-Pro ouverte
L’emballage est tout çà fait secure !

Nota Bene : pour rappel, Pa et W donnent une idée du potentiel (dépression et puissance moteur), mais ne résument pas l’efficacité. Le vrai juge de paix, c’est la combinaison débit d’air + brosse + étanchéité… et surtout les résultats sur sols durs, tapis et cheveux en conditions réelles.

Dans les points moins flatteur de la fiche, on relèvera les 4 heures de recharge et un bac tout juste correct, quand on sait qu’un V16 est capable de compacter la poussière ou qu’un Samsung Jet 90 offre une capacité de 0,8 L. Enfin, le niveau sonore annoncé est assez élevé !

Que trouve-t-on dans la boîte du V20 Pro-A ?

unboxing Composants Dreame V20 A-Pro
La transparence des têtes permet de voir si quelque chose est bloqué à l’intérieur !
  • un tube flexible et pliable
  • une brosse à dépoussiérer souple
  • un tube long suceur
  • un socle de recharge et de stockage
  • un manuel d’utilisation
  • le corps principal de l’aspirateur
  • une brosse rotative souple Auto-Cut GapFree™
  • une brosse multi-surfaces avec éclairage

Vous avez vu comme nous ce qu’il manquait ? La mini-brosse motorisée pour les textiles ! On la trouvais presque partout, et Dreame n’a pas jugé utile de l’ajouter au set d’accessoires du pack initial. Un peu dommage… On apprécie malgré tout la présence d’une station de rangement et de charge, et celle de deux brosses larges : une douce pour les sols durs, et une brosse multi-surfaces, plus indiquée pour les tapis.

Différence avec le Dreame V20

Celui-ci inclut bien la mini-brosse motorisée ! En contrepartie, le manche est un peu moins ergonomique, il a besoin d’une articulation supplémentaire (inclus) pour devenir flexible ! Avec des spécifications équivalentes et à 40 € de moins, on peut raisonnablement l’envisager !

Nota Bene : Dreame V20 Pro ou V20 Pro-A ? la page produit de Dreame n’indique pas de V20 Pro sans le « A ». En principe, si un revendeur présente une fiche produit « V20 Pro », c’est un simple oubli, non une troisième déclinaison du produit.

Un design de gala mais une ergonomie en dents de scie

Oui, le V20 Pro-A est beau : noir mat, gris sombre et orné de quelques dorures, c’est un aspirateur-balai avec le skin « smoking ». On est à l’opposé de l’exubérance de Dyson, et ce n’en est pas moins flatteur pour les yeux. Néanmoins, une fois passée la première impression, place au détail et à la manipulation des éléments !

Design brosses Dreame V20 A-Pro
Le pire, c’est qu’aucune mini-brosse motorisée n’est disponible en boutique…

Les deux brosses large sont dotées d’éclairages bleutés qui permettront de discerner les particules mêmes dans les zones d’ombre. La brosse multi-surfaces présente en son bout un petit loquet qui va permettre d’ouvrir ou de refermer un obturateur au devant de la tête.

Design clapet fermé brosse Dreame V20 A-Pro anti-enchevêtrement
Petit jeu des 1 différence, attention… ça va aller très vite !
Design clapet ouvert brosse Dreame V20 A-Pro anti-enchevêtrement
Et voilà !

Lorsqu’il est ouvert, la tête avale plus facilement les débris volumineux (céréales, litière, miettes épaisses) sans bourrer les conduits. Lorsque le clapet est fermé, la tête se rapproche davantage du sol pour mieux capturer les poussières fines au premier passage, notamment sur sols durs.

Tube Dreame V20 A-Pro rétracté
Entièrement rétracté…
Tube Dreame V20 A-Pro crans de rallonge
Il y a 4 crans…
Tube Dreame V20 A-Pro avec rallonge
+18 cm

Autre point fort : le manche, qui a le bon goût d’inclure nativement une articulation pour pouvoir passer sous les meubles sans se baisser (n’est-ce pas, Dyson ?), et qui peut même être rallongé de 18 cm maximum (la longueur totale de l’appareil passe alors à 128 cm).

Socle Dreame V20 A-Pro avec rangements
La brosse large est un peu encombrante mais ça passe…
Socle Dreame V20 A-Pro port de charge
Le port est un peu caché, mais on a fini par le trouver !

Enfin, le socle (sans bac de vidage…) est certes plutôt lourd, puisque plus de 5 kg. Toutefois, il est doté de trois supports de rangement pour les accessoires et d’un port sur lequel vous pourrez brancher le chargeur. Ce dernier vous laisse une marge d’environ 1m50 pour trouver une prise électrique.

Socle Dreame V20 A-Pro vu dans l'ensemble
Bon, évitez quand même de le laisser à côté du radiateur en plein hiver, hein !

Jusqu’ici, tout va bien, mais c’est sur la partie haute que ça commence à se compliquer… Primo, la batterie est, certes, amovible, mais elle ne comporte pas de port pour la charger à part. Secundo, il va être obligatoire de retirer le bac à poussières pour l’ouvrir et le vider. Tertio, malgré le schéma d’explication qui figure sur ce bac, il est difficile de le retirer ou de le replacer sans avoir l’impression qu’il est sur le point de casser (il fait un bruit d’os de poulet très fin que l’on casse en deux quand on le retire) ; déjà qu’il a l’air assez fragile à la base, on peut vraiment se faire une petite frayeur.

Corps Dreame V20 A-Pro démonté
Ceci est un test de QI…
Bac à poussières Dreame V20 A-Pro vu de près
On n’a pas été diagnostiqué HPI…

Quarto, lorsqu’on retire le système de filtration pour le rincer, il est possible de mal refermer le bac une fois le dispositif remis à l’intérieur, et de ne pas s’en rendre compte. Là, on essaye en vain de le replacer sur l’appareil et la frustration est à son paroxysme.

Dreame V20 A-Pro écran et boutons
L’écran affiche le pourcentage de charge si on appuie sur l’un des boutons, et une LED clignote sur la batterie tant qu’elle n’est pas pleine.

Pour finir sur une note positive : le corps principal est muni d’un écran et de deux boutons : activation et changement de mode. On peut suivre le niveau de la batterie en pourcentage et ne pas se fatiguer le doigt avec une gâchette. Et comme il est très léger (1,6 kg) et compact, il sera assez pratique en mode aspi-main.

Petites notes sur l’écran LED

Sur l’écran, l’icône en forme d’éventail change de couleur selon la quantité de poussière détectée en temps réel :

  • Vert : faible (Low)
  • Orange : moyen (Med)
  • Rouge : élevé (High)

Ce code couleur sert à matérialiser la détection de saleté.

Dreame V20 A-Pro écran allumé
L’aspiration est forte (arc plein), mais le sol n’est pas trop saturé (arc vert) !

S’y ajoutent quelques indications pour la batterie, les erreurs et l’entretien :

  • en charge : vert “respirant” si > 10%
  • rouge “respirant” si la batterie ≤ 10%
  • pendant l’aspiration : rouge clignotant si batterie ≤ 10%
  • Orange clignotant : conduit d’air bouché ou rouleau bloqué
  • LO : batterie < 10%
  • Orange fixe : filtre à remplacer
  • Rouge clignotant : alerte température élevée

Il y a également des icônes qui peuvent « popper », mais elles sont très petites et difficilement déchiffrables.

Maniabilité : RAS

S’il n’est pas le plus léger du game, le V20 Pro-A se laisse manier assez aisément. Les brosses roulent aussi bien sur tapis que sur carrelage ou parquet, elles épousent parfaitement les angles et sont assez basses pour passer sous la plupart des meubles (<6cm de haut).

Dreame V20 A-Pro dans un angle
Bonne flexibilité au niveau de la tête…

Les boutons du manche dédiés à l’agrandissement et à la flexibilité sont accessibles et réactifs, ceux de l’écran réclament d’utiliser les deux mains (sauf un pouce hyperlax), mais c’est ok. En revanche, attention si vous le posez à la verticale contre un mur, car il n’a pas de position « parking ».

Dreame V20 A-Pro sous un meuble en cuisine
En faisant un effort, on peut tendre le pouce pour atteindre les boutons de marche.

Nous avons également relevé que l’aspirateur, une fois plié par l’articulation, devient un peu plus lourd à manœuvrer. Et si on le ramène vers nous un peu trop vite, il peut se reclipser par accident et retrouver sa forme droite.

Dreame V20 A-Pro avec articulation

Ce n’est pas une friction à proprement parler, plutôt un coup de main à prendre.

Aspiration des sols durs : il est très fort !

Autant le dire tout de suite : c’était la partie la plus agréable ! Nous avons répandu notre éternel ragoût sec, composé de 2x50g de grains de riz et de café, dans notre cuisine. D’abord, un bel amas sur une zone d’environ 1m2.

Nous l’avons muni de sa brosse douce et avons tout aspiré en une minute/chrono. Les particules ne sont presque jamais projetées par la rotation de la brosse, et l’aspiration reste puissante malgré le bac qui se remplit.

Nota Bene : pour les modes d’aspiration, le V20 Pro-A adopte une formule assez classique : Eco, Med/Auto (niveau intermédiaire qui bascule en Auto avec la brosse “smart”) et Turbo. Avec la brosse multi-surfaces “intelligente”, l’Auto ajuste la puissance selon le type de sol et s’appuie sur un indicateur de saleté à l’écran.

Autre moment particulièrement satisfaisant : les plinthes et les coins ! Que ce soit par devant ou sur les côtés, la brosse se positionne bien parallèlement aux parois (n’est-ce pas, le Dyson V16 ?) et arrive à tout attraper au millimètre. Même pas besoin de mettre l’aspiration au max !

Aspiration sur tapis : un potentiel un peu gâché…

Nous substituons la brosse douce par la brosse anti-enchevêtrement, et nous voilà sur le tapis du couloir. La première phase de test consiste à voir si le V20 Pro-A parvient à dégager les petite particules coincées dans les fibres. La poussière invisible, en somme. Sauf qu’en aspiration medium ou max, l’aspiration s’interrompt, comme si l’appareil était bloqué par un effet ventouse. Or, le tapis est à poils ras, donc on n’est pas non plus sur une épaisseur textile difficile à gérer…

Nous voilà donc réduit à utiliser exclusivement le mode Eco. La première bonne nouvelle, c’est que malgré une puissance limitée, le V20 Pro-A remplit très vite son collecteur de poussières. La seconde bonne nouvelle, c’est qu’il tient également le coup sur tapis épais, mais toujours uniquement à faible puissance. En tout cas, il permet donc bien d’assainir les tapis, mais on aurait bien aimé savoir ce qu’il arrive à faire au max de ses capacités…

Test des grosses particules : petit soulagement

On récupère les grains aspirés sur sols dur et rebelotte sur le tapis à poils courts. Bien sûr, nous nous cantonnons au mode Eco, mais, à notre grande surprise, cela ne l’empêche pas de sortir un 99% en moins d’une minute. Quelques grains seront éjectés de la zone, qu’il faudra donc aller chercher, mais l’opération est tout de même un succès. Mais sur le tapis épais de la chambre, nous nous attendons à une catastrophe, à peine 50% de réussite.

Eh bien ce cher V20 Pro-A déjoue nos pronostics en effectuant un joli 98% sans que nous ayons à y passer la nuit. Certes, il faut appuyer un peu plus pour glisser sur les fibres, mais on s’y fait. Au bout d’une minute, nous retrouvons une surface presque immaculée. En guise de vérification, nous y passons les mains et ne trouvons que deux ou trois grains bien dissimulés. C’est vraiment une victoire bienvenue et satisfaisante. Mais il y a l’épreuve des cheveux…

Test des poils et cheveux : la longueur reste un problème !

Nous sommes partis très optimistes sur ce point. Nous avons prélevé une poignée de cheveux sur notre nouvelle perruque blonde (environ 25 cm) et en avons coupé une partie pour les réduire à environ 10 cm. Une fois jetés sur le tapis, ils n’avaient pas l’air de constituer une menace sérieuse pour le V20 Pro-A. Eh bien il se trouve que si !

Que ce soit une question de longueur ou de quantité, le fait est qu’une partie non négligeable des mèches s’est enroulée autour de la brosse, finissant par provoquer un nouveau blocage, nous obligeant à sortir les ciseaux pour libérer la brosse.

Dreame V20 A-Pro aspiration qui se bloque
Dreame V20 A-Pro cheveux emmêlés

Bien sûr, cela ne fait pas de cet aspirateur-balai un appareil inapte à ramasser des poils. Les petits poils en faible quantité ne poseront aucun problème. Si l’un ou l’autre augmente (récupération de poils de chien après brossage, utilisareur aux cheveux très longs), il faudra songer à vérifier la brosse régulièrement afin de ne pas l’endommager.

Avec l’aspi-main, ce n’est pas mirobolant non plus. Une grosse poignée de cheveux suffira à faire saturer les trous de la petite brosse. On pourra les récupérer à la main, certes, puisque les touffes s’accumulent au bout du tuyau.

Dreame V20 Pro-A boule de cheveux
Les coiffeurs et les serial killers ne vont pas être très clients…

Sur une quantité plus abordable, il parvient à travailler convenablement, mais on regrette quand même la mini-brosse motorisée pour aller plus vite.

Niveau sonore : tout à fait acceptable

À l’oreille, le bruit ne nous a pas spécialement paru plus agressif ou irritant qu’un autre aspirateur-balai. Bien sûr, nous avons pris le temps de mesurer chaque mode au sonomètre pour les deux brosses larges, à un mètre de distance.

Tête de brosseEcoMediumTurbo
Brosse rotative souple Auto-Cut GapFree™75 dB78 dB80 dB
Brosse multi-surfaces anti-enchevêtrement75 dB80 dB85 dB

Ces mesures restent cohérentes avec la valeur constructeur, puisque Dream a annoncée jusqu’à 86 dB.

Autonomie : des promesses à nuancer (comme d’hab…)

Les 90 minutes sont atteignables dans des conditions très favorables : en somme, c’est une promesse “au niveau le plus faible” et “sans électrobrosse branchée”. Dès que l’on repasse sur une utilisation plus normale avec brosse motorisée, la valeur reste très solide mais redescend : environ 80 minutes en Eco avec la brosse principale.

En revanche, le mode Auto est, par nature, beaucoup plus variable : il dépend du capteur de saleté, du type de sol et de la résistance mécanique de la brosse. Sur un sol peu chargé, il peut rester sage ; sur un tapis ou une zone très poussiéreuse, il va monter en puissance, et l’autonomie max espérée est vite divisée par 2. Sans surprise, le mode Turbo est le plus gourmand : une douzaine de minutes sans brosse motorisée, et 9 à 10 minutes seulement s’il en est équipé.

On peut extrapoler ces mesures à un logement “mixte”. Chez nous, par exemple, on peut définir 20% de tapis géré en Eco avec la brosse anti-enchevêtrement, et 80% de sols durs avec la brosse douce en Auto sur un niveau de saleté “trois jours”. Dans ces conditions, une autonomie attendue autour de 55 à 65 minutes paraît réaliste. Enfin, le temps de charge mesuré à 3h40 (0 à 100%) est une bonne surprise, d’autant que la marque annonce plutôt 4 heures : cela rend les recharges entre deux sessions plus simples à intégrer au quotidien.

Entretien : on garde les bonnes pratiques pour la durabilité !

Dreame recommande une routine d’entretien assez classique, mais plutôt cadrée sur le rythme. D’abord, le bac à poussière est à vider (et rincer si besoin) après chaque utilisation. Ensuite, la marque distingue deux niveaux de filtration : le préfiltre/cyclone à nettoyer au moins tous les 3 à 4 mois, et le filtre (HEPA) à rincer tous les 4 à 6 mois. Dans les deux cas, la consigne importante est la même : rinçage à l’eau claire uniquement, sans détergent, puis séchage à l’air libre pendant 24 heures minimum avant remontage (sinon, risque de perte de performances et d’odeurs).

Pour les brosses motorisées, Dreame insiste surtout sur le retrait régulier du rouleau afin d’enlever cheveux, fibres et fils (même avec une tête “anti-emmêlement”, l’entretien reste nécessaire), et rappelle de bien sécher toute pièce rincée avant de réutiliser l’appareil. Enfin, en cas de non-utilisation prolongée, la marque conseille de retirer la batterie et de la recharger au moins une fois tous les trois mois pour éviter une décharge profonde ; c’est un point simple, mais utile pour préserver la durée de vie du pack.

Consommables : juste ce qu’il faut pour tenir longtemps

Dans la boutique en ligne de Dreame, on trouve uniquement 4 consommables :

  • une extension de garantie d’un ou deux ans à 39 ou 59 €
  • la tête de brosse anti-enchevêtrement à 9,54 € (15,90 € hors promo)
  • Filtre intégré ×1 + pré-filtres ×2 à 9,90 €
  • 1 brosse à rouleau douce à 9,90 €
  • Batterie supplémentaire à 139,90€

Nous avons tenté d’extrapoler leur coût sur le long terme en fonction de l’intensité d’usage. Voici les valeurs sur lesquelles vous pouvez tabler en fonction du scénario qui vous correspond !

50 m² aspirables, 1 personne, pas d’animaux

ConsommablePrix unitaireRemplacement estiméBudget sur 1 an (moyenne)Budget sur 5 ans (cumul)
Kit filtres (1 intégré + 2 pré-filtres)9,90 €1 / 24 mois4,95 €19,80 € (2 kits)
Rouleau doux9,90 €1 / 24 mois4,95 €19,80 € (2 rouleaux)
Tête de brosse tout-terrain9,54 €1 / 5 ans1,91 €9,54 € (1 tête)
Total estimé11,81 € / an49,14 € / 5 ans

100 m² aspirables, 4 personnes + 1 animal (et 2ᵉ batterie)

ConsommablePrix unitaireRemplacement estiméBudget sur 1 an (moyenne)Budget sur 5 ans (cumul)
Kit filtres (1 intégré + 2 pré-filtres)9,90 €1 / an9,90 €49,50 € (5 kits)
Rouleau doux9,90 €1 / an9,90 €49,50 € (5 rouleaux)
Tête de brosse tout-terrain9,54 €1 / 24 mois4,77 €19,08 € (2 têtes)
Batterie supplémentaire139,90 €1 achat27,98 € (amorti)139,90 €
Total estimé52,55 € / an257,98 € / 5 ans

Verdict : un excellent “aspi de sols durs”, mais moins polyvalent qu’il ne le promet

À 399 €, le Dreame V20 Pro-A offre un vrai confort de nettoyage avec une vraie sensation de fluidité sur sols durs, une aspiration qui reste très solide, et surtout un duo GapFree (bords à 0 mm) + tube pliable/réglable qui rend l’appareil vraiment agréable sous les meubles. Sur ce terrain-là, il fait mieux que beaucoup d’aspirateurs-balais de prix équivalent, parce qu’il enlève une série de petites frictions (angles, plinthes, accès bas, gestes répétitifs). C’est aussi un modèle plutôt “sérieux” sur la fiche technique (0,5 L, 4 h de charge, 90 min annoncées, etc.).

Là où son positionnement se fragilise, c’est quand on lui demande d’être l’aspirateur principal d’un logement mixte avec beaucoup de tapis/cheveux. Son comportement sur tapis (coupures en puissance intermédiaire/max) et la gestion des cheveux longs pourront occasionner des frustrations. Et il se tire aussi une balle dans le pied sur les accessoires “pack” : pas de mini-brosse motorisée dans la boîte, alors que c’est précisément l’accessoire que l’on aime bien avoir sur canapés, escaliers et sièges auto.

Face au Shark “PowerClean” (Shark PowerDetect Clean & Empty, IP3251EUT) : plus complet, mais plus encombrant

Le Shark PowerDetect Clean & Empty (IP3251EUT) pousse le curseur du confort encore plus loin grâce à la base autovidante 2 L (et un bac interne de 0,7 L), ce qui réduit drastiquement les manipulations et la poussière au moment de vider. Ajoutez à ça le Flexology (manche pliable) et un kit d’accessoires plus complet, et on obtient un aspirateur-balai plus polyvalent et plus “familial” dans l’esprit. En contrepartie, Shark est moins “stick léger” : 3,71 kg pour l’aspirateur, et une base de 8,4 kg qui prend de la place ; on adore… ou on déteste !

Face au Samsung Jet 85 Pet : le match de la polyvalence et des accessoires

En prix, le Samsung Jet 85 Pet est souvent dans la même zone que le Dreame, et il a deux arguments simples mais très concrets :

  • une station 2-en-1 pensée pour ranger + recharger ;
  • une logique “foyer avec animaux” mieux assumée : mini-brosse Pet Tool+ conçue pour les poils, et un réservoir 0,8 L

Sur le papier, c’est aussi un appareil très solide en puissance (210 AW annoncés selon les fiches marchandes), et globalement plus rassurant si l’on alterne souvent sols durs + tapis + canapé.
À l’inverse, le Dreame conserve pour lui son côté “nettoyage au ras des bords” et un accès bas très réussi.

Autres alternatives crédibles dans la zone des 400 €

  • le Bosch Unlimited Série 8 Gen2 (ex. BBS8214) : souvent autour de 429 € selon les offres, avec une autonomie annoncée à 65 min, une garantie moteur 10 ans, et l’écosystème Power For All (batterie compatible avec d’autres outils). Il est fourni avec une tation d’accueil murale disponible pour ranger et charger.
  • le Rowenta X-Force Flex 14.60 Aqua : on le trouve parfois entre 299 et 399 € (selon les promos), avec 70 min annoncées, 0,9 L et une logique “Flex” efficace. Il peut même s’accompagner d’une station d’accueil au sol vendue en option.

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Les 5 meilleurs robots-tondeuses sans fil pour jardin inférieur à 500 m²

Robots-tondeuses top 5 500 m2

Depuis 2024–2025, le paysage des robots-tondeuses a nettement évolué : l’offre s’est démocratisée, les promesses se sont standardisées, et l’on voit arriver des modèles conçus pour s’installer vite et fonctionner au quotidien, y compris sur des terrains de taille « modeste ».

Aujourd’hui, presque tous les jardins peuvent profiter des limites virtuelles tracées depuis le smartphone, cartographie automatique, zones de tonte paramétrables, et retour à la base sans se perdre. Cela dit, choisir un robot pour moins de 500 m² n’a rien d’anodin, car cette surface met en lumière ce que les fiches techniques disent rarement : la capacité à gérer les passages étroits, la précision le long des bordures, la stabilité de la navigation quand le jardin est un peu encombré, et surtout la qualité de l’expérience d’installation (placement de la base, première cartographie, réglages des zones et des exclusions).

Pour vous y retrouver plus facilement, nous avons établi un top 5 des meilleurs robots-tondeuses disponibles en France, spécifiquement pensés pour les jardins de moins de 500 m². Nous avons privilégié des modèles récents, bien notés et cohérents en rapport qualité/prix. La sélection (du moins cher au plus onéreux) s’appuie en grande partie sur nos essais en conditions réelles, complétés par un croisement avec les retours d’utilisateurs et comparatifs les plus sérieux afin de refléter au mieux l’état actuel du marché.

Segway Navimow i105E : le sans-fil grand public simple à prendre en main

Si votre priorité, c’est d’oublier le fil périphérique sans monter à 2000 €, le Segway Navimow i105E coche énormément de cases. On le trouve généralement entre ~850 et 1000 € selon les promos, promettant une tonte “wire-free” précise grâce à l’EFLS 2.0 (positionnement + vision) et à la caméra VisionFence pour éviter les obstacles. Le tout avec une vraie orientation “petits jardins” (500 m² recommandés).

Segway Navimow i105E vu de profil
En cas de pluie, n’hésitez pas à passer un coup de chiffon doux sur la caméra située à l’avant. © Navimow

À l’usage, l’installation est plutôt bien pensée : station + petite antenne RTK, guidage via l’app, création de zones et planification par créneaux. Le robot tond méthodiquement par rangées, et il est aussi l’un des plus discrets de sa catégorie (Segway annonce 58 dB, certains tests mesurent même moins). Niveau matériel, on est sur 18 cm de largeur de coupe, 3 lames, hauteur 20–60 mm et une protection IP66 pratique pour le nettoyage au jet doux.

Les compromis existent, et ils sont importants à connaître : d’abord, la finition des bordures. Le plateau étant assez centré, il peut rester une dizaine de centimètres non tondus le long d’un mur (donc coupe-bordure à prévoir). Ensuite, la hauteur de coupe est manuelle, l’autonomie reste modeste sur le papier (~60 min pour ~90 min de charge), et la tonte n’est pas toujours “parfaitement” régulière selon les terrains (quelques bandes oubliées possibles). Enfin, l’antivol “complet” (alertes/GPS) passe par un module 4G Access+ en option.

Caractéristique Techniques
Surface de tonte recommandée500 m² (max 600 m²)
Hauteur / largeur de coupe20–60 mm / 18 cm
Capacité de franchissement de pente30% (≈17°)
Système de navigationRTK + Vision (EFLS 2.0 + VisionFence)
Temps de tonte par charge60 min
Temps de charge90 min
Niveau sonore58 dB
Étanchéité du robotIP66

Mammotion Yuka Mini 500 : le meilleur rapport qualité/prix

Le Mammotion Yuka Mini 500 impressionne avec des fonctions haut de gamme tout en affichant un tarif contenu. Selon les offres, on le croise dès ~899 €, avec une formule de localisation flexible (RTK classique, NetRTK via 4G, ou les deux) et une caméra épaulée par un éclairage LED pour mieux anticiper les obstacles.

Yuka mini qui passe sur une bordure
Chérie, il y a un gros têtard à roulettes qui bouffe l’herbe du jardin… © Meilleure-Innovation

Il propose une tonte propre et régulière : disque de 19 cm à cinq lames, hauteur de coupe 25 à 60 mm, et une approche plutôt “douce” qui limite les manœuvres brutales sur pelouse plate. L’autonomie annoncée tourne autour de 55 min (≈ 150 m² par charge) pour 90 min de recharge, ce qui suffit largement pour une routine d’entretien sur ~500 m² (et parfois davantage selon la configuration).

En contrepartie, il faut accepter ses limites : bordures perfectibles (souvent 20 à 40 cm non tondus), et une aisance en pente qui baisse vite au-delà d’environ 30 %. Côté appli, certaines fonctions manquent encore à l’appel (retouches de carte perfectibles, impossibilité de lancer une zone précise), et le NetRTK devient payant après un an (≈ 50 €/an). Malgré tout, sa garantie 3 ans et sa précision globale en font l’un des meilleurs rapports qualité/prix pour un jardin “simple” de moins de 500 m².

Caractéristique Techniques
Surface de tonte recommandée500 m²
Hauteur / largeur de coupe20–60 mm / 19
Capacité de franchissement de pente45% (≈24°)
Système de navigationGNSS-RTK + Vision (UltraSense AI)
Temps de tonte par charge55 min
Temps de charge90 min
Niveau sonore62 dB
Étanchéité du robotIPX6

MOVA 600 : le LiDAR 3D UltraView pour cartographier vite et tondre “propre”

Le MOVA 600 se positionne comme une alternative “nouvelle génération” aux robots à câble, avec une promesse simple : installation sans fil et délimitations virtuelles dans l’app, sans station RTK à installer. La marque MOVA met en avant une cartographie et une navigation basées sur la détection environnementale UltraView™ et un LiDAR 3D, avec gestion multi-zones et double carte pour les jardins en plusieurs sections.

MOVA 600 Robot Tondeuse sur la pelouse
Non, ce n’est pas le A1 Pro de Dreame ! © MOVA

Côté fiche technique, on est sur un robot prévu pour des pelouses jusqu’à 600 m², avec une hauteur de coupe 20 à 60 mm, une largeur de coupe 20 cm, un niveau sonore annoncé autour de 59 dB et une capacité de pente donnée à 45 % (24°) selon la documentation distributeur et le manuel.

Enfin, sur l’endurance, c’est là que les sources divergent selon “conditions réelles” : en test, on retrouve plutôt ~45 à 50 minutes de tonte par charge, avec un retour à la base vers 15 % et reprise vers 95 %. Pour la recharge, plusieurs documents évoquent ~90 minutes (brochure distributeur), quand le manuel mentionne 100 minutes (et précise aussi la compatibilité avec des chargeurs 1,5 A / 3 A, ce qui peut expliquer des écarts selon versions/chargeur).

Caractéristique Techniques
Surface de tonte recommandée600m²
Hauteur / largeur de coupe2–6cm/20cm
Capacité de franchissement de pente45 %/24°
Système de navigationUltraView(3D LiDAR)
Temps de tonte par charge90 minutes
Temps de charge100 minutes
Niveau sonore60 dB
Étanchéité du robotIPX6

WORX Landroid Vision WR205E pour l’entretien des jardins moyens

On voit souvent le WORX Landroid Vision WR205E autour de 549 € sur Amazon, quand la marque affiche 1 099 € en prix catalogue. Sa promesse tient en une phrase : caméra + IA pour reconnaître la pelouse, rester dedans, et éviter les obstacles en temps réel (Worx annonce une réaction en 0,05 s) avec des mises à jour OTA via Wi-Fi.

WORX Landroid Vision WR205E sur la pelouse
Le système de vision tourné vers le sol ne devrait pas trop craindre la pluie © Worx

Sur le plan purement “tonte”, le WR205E reste pragmatique : largeur de coupe 18 cm, hauteur 30–60 mm, 3 lames, réglage manuel, et une tolérance annoncée à 30 % de pente. C’est aussi un modèle plutôt discret sur le papier (59 dB) et IPX5 pour le rinçage au tuyau. La navigation s’appuie sur la vision (caméra) et, si besoin, Worx prévoit des “garde-fous” simples : bande magnétique pour séparer une zone (ou éviter qu’il aille chez le voisin) et recommandations de garder les frontières gazon / non-gazon propres pour que la reconnaissance reste fiable.

Enfin, Worx met en avant la batterie PowerShare 20V 2Ah (amovible, commune à l’écosystème). En pratique, on trouve des chiffres cohérents mais plutôt “terrain” : sur Amazon, un retour utilisateur évoque 60 à 90 min pour recharger la 2Ah et 1h20 à 1h30 de tonte par cycle ; de son côté, la documentation Vision indique ~80 min de charge (valeur “approx.”) pour une batterie 2Ah / chargeur 1,5 A. Ça donne un robot fait pour entretenir régulièrement une pelouse de taille moyenne, plus que pour “raser” un jardin haut en un seul passage.

Caractéristique Techniques
Surface de tonte recommandée550 m²
Hauteur / largeur de coupe30-60 mm/18 cm
Capacité de franchissement de pente30%
Système de navigationNavigation par caméra 4k et ia adaptative
Temps de tonte par charge90 minutes
Temps de charge120 minutes
Niveau sonore59 dB
Étanchéité du robotIPX5

Mammotion Luba Mini AWD 800 : le 4×4 compact pour petits jardins difficiles

Pour un jardin de moins de 500 m², le Mammotion Luba mini AWD peut sembler “trop” sur le papier… et pourtant, il a un profil très clair : c’est le robot à choisir quand la pelouse est petite mais pénible. Terrain en pente, sol un peu bosselé, passages étroits, zones morcelées, coins humides où ça patine : ici, Mammotion combine une navigation iNavi (NetRTK + vision) avec un châssis 4 roues motrices de 15 kg, taillé pour garder le cap là où beaucoup de modèles plus légers finissent par se bloquer.

Mammotion Luba mini avec garage
Nous l’avons même testé avec son abri (en option) ! © Meilleure-Innovation

Le robot est doté d’un plateau flottant 20 cm avec 6 lames, hauteur 20–65 mm, trajectoires nettes et bords bien suivis (très bon comportement dans les couloirs et le long des limites). Et sur une petite surface, son “rendement” n’est plus un sujet : il peut gérer environ 250 m² par charge (jusqu’à 120 min), donc un jardin < 500 m² est généralement plié en un ou deux cycles, sans avoir à surveiller.

Les compromis, en revanche, doivent être assumés. D’abord le prix, nettement plus élevé qu’un modèle orienté “terrain facile”. Ensuite, l’installation demande un peu plus de soin qu’un pur “plug-and-play” : une antenne RTK est fournie et son placement peut compter selon votre exposition au ciel, même si la partie vision aide beaucoup au quotidien. Enfin, la tonte de bordure reste dans la norme des plateaux centraux : comptez souvent 10 cm non tondus contre un mur, avec un petit passage de coupe-bordure de temps en temps. On note aussi une appli très complète mais dense, une détection des tout petits obstacles perfectible, et un antivol assez minimaliste (pas de code PIN/sirène).

Caractéristique Techniques
Surface de tonte recommandée800 m² (max 1 000 m²)
Hauteur / largeur de coupe20–65 mm / 20 cm
Capacité de franchissement de pentejusqu’à 38,6° (≈80%)
Système de navigationNetRTK + Vision (iNavi™ Service)
Temps de tonte par charge120 min (≈250 m²/charge)
Temps de charge160 min
Niveau sonore55 dB
Étanchéité du robotIPX6

Ces cinq robots-tondeuses ont été sélectionnés pour répondre aux situations les plus courantes en jardin de moins de 500 m² : petites pelouses urbaines, passages étroits, bordures nombreuses, terrains plus ou moins irréguliers, et besoins très différents selon que vous cherchez avant tout la simplicité, la finition de coupe ou la capacité à gérer des zones complexes. Le “meilleur” modèle n’est donc pas forcément le plus cher, mais celui qui colle le mieux à votre surface réelle, à la configuration du terrain (pentes, arbres, recoins) et à votre tolérance aux réglages dans l’application.

Ce top n’a rien de figé. Le marché des robots-tondeuses évolue et se diversifie à grande vitesse, avec de nouvelles références et des mises à jour logicielles annoncées tout au long de 2026. Nous continuerons à tester les modèles les plus intéressants en conditions réelles et à ajuster ce classement en conséquence. Pensez à ajouter cette page à vos favoris et à la consulter avant achat : vous y retrouverez régulièrement des retours d’expérience, des mises à jour et de nouveaux candidats potentiels pour votre pelouse.

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Sunseeker S4 : la brute intelligente des robots-tondeuses sans fil ?

Sunseeker S4 Lidar

Le Sunseeker S4 s’est fait remarquer au CES 2026 à Las Vegas et, surtout, il a été distingué “Honoree” aux CES Innovation Awards 2026. Plus de câble périmétrique, finie l’antenne externe, le robot est porté par une perception “AllSense™ 3D” mêlant LiDAR 360° et caméra IA.

Derrière cette annonce, on sent bien l’air du temps : sur les robots-tondeuses “wire-free”, la compétition se déplace vers les capteurs, la fusion de données, les algorithmes, ou encore la puissance de calcul. Sunseeker pousse clairement cet angle avec un onboarding “Drop to Go”, une mémoire double carte pour gérer plusieurs zones, et toute une panoplie de fonctions pensées pour les jardins scabreux (bordures irrégulières, passages, relief).

À cet égard, Sunseeker met en avant des métriques très concrètes : 210 000 points par seconde traités par la pile de perception et ~0,125 s entre ce que le robot “voit” et ce qu’il décide. Des chiffres qui peuvent sembler abstraits, mais qui se veulent annonciateurs d’une navigation plus sûre, des évitements plus propres, et une tonte plus fine.

Traduction terrain des chiffres avancés par Sunseeker

Sunseeker met en avant trois chiffres qui résument sa philosophie : voir beaucoup, décider vite et avoir assez de puissance pour faire tourner l’ensemble. Nous allons essayer de vous résumer en quoi ils permettent de se figurer la manière dont le S4 ambitionne de se repérer, d’éviter les obstacles et de garder une trajectoire propre, quelle que soit la topographie du jardin !

210 000 points par seconde : une vision de plus en plus nette

Quand Sunseeker annonce 210 000 points par seconde, il ne parle pas de “vitesse de tonte”, mais de perception. Le LiDAR du S4 balaie l’environnement et génère en continu un nuage de points (point cloud) : une sorte de “maquette 3D” du jardin, construite point par point. Plus le débit est élevé, plus le robot peut, en théorie, décrire finement ce qu’il a devant lui : un pied de parasol, un ballon, une bordure irrégulière, un massif qui dépasse, voire un petit objet posé dans l’herbe. L’intérêt, c’est que la navigation ne repose pas seulement sur “je vais tout droit jusqu’à heurter quelque chose”, mais sur une lecture active de l’espace, avec des volumes et des distances.

LIDAR 210 000 points Sunseeker S4

Mais attention : beaucoup de points ne garantissent pas une bonne compréhension. Un nuage de points peut être riche… et pourtant difficile à exploiter si le signal est bruité, si les surfaces sont compliquées (herbe haute, haies, zones très texturées) ou si les algorithmes filtrent mal l’information. En clair, la quantité de données est une base : ce qui compte ensuite, c’est la capacité du robot à transformer cette nuée de points en décisions propres, répétables, et surtout utiles pendant la tonte.

Nota Bene : avec 210 000 points/s, le Sunseeker S4 se place dans le même ordre de grandeur qu’un LiDAR 3D “robotique” classique (ex. Velodyne VLP-16 autour de 300 000 points/s). En revanche, il reste loin des LiDAR industriels haut de gamme comme l’Ouster OS1, capables de monter à plusieurs millions de points/s.

0,125 s : la chaîne “perception → décision”

Le deuxième chiffre, 0,125 seconde, vise à quantifier le temps entre “le robot voit quelque chose” et “il agit”. C’est la latence perception→décision : détecter un obstacle, interpréter la situation, choisir une trajectoire, puis commencer à corriger la route. Dit comme ça, 0,125 s paraît abstrait… mais l’idée est simple : plus c’est court, plus le robot peut être réactif. Sur un robot-tondeuse, cette réactivité peut se traduire par des évitements plus doux, moins d’à-coups, et potentiellement moins de contacts avec les objets (ou moins de frottements répétés contre les bordures).

Sunseeker S4 vu de côté
On est sorti de la DA « voiture de sport » que l’on avait vu sur le Sunseeker Elite X5 

Là encore, il faut garder une nuance importante : une latence annoncée dans un contexte “démo” n’est pas toujours celle d’un jardin réel. La charge de calcul peut varier selon la densité d’obstacles, la vitesse, la complexité de la scène (ombre/lumière pour la caméra) ou la nécessité de recalculer une trajectoire dans un passage étroit. Autrement dit, 0,125 s donne un cap, mais c’est en conditions quotidiennes qu’on verra si le S4 garde cette fluidité lorsqu’il doit vraiment improviser.

Nota Bene : 0,125 s, cela correspond à une boucle perception→décision qui tourne à environ 8 fois par seconde, ce qui équivaut à 7–8 images à 60 fps. Et c’est d’autant plus parlant que la réaction visuelle moyenne d’un humain à un stimulus se situe souvent autour de 180–200 ms !

10 TOPS : la puissance IA, oui… mais pour quoi faire ?

Le troisième chiffre, 10 TOPS, concerne la “force” du cerveau embarqué. TOPS veut dire Tera Operations Per Second : une façon d’exprimer la capacité de calcul pour des tâches typiquement associées à l’IA (réseaux de neurones, traitement d’images, fusion capteurs…). Dans le cas du S4, cette puissance sert surtout à rendre crédible la promesse LiDAR + caméra : analyser ce que la caméra voit, croiser avec le relief mesuré par le LiDAR, reconnaître certains obstacles, et décider d’une action cohérente sans hésitation.

Mais comme pour le reste, le chiffre ne dit pas tout : 10 TOPS ne nous dit ni quel modèle d’IA est utilisé, ni comment il est optimisé, ni ce qui tourne en permanence ou seulement dans certains cas. Deux robots peuvent afficher une puissance similaire et offrir des résultats très différents, simplement parce que l’un a une meilleure fusion capteurs, une meilleure logique d’évitement, ou une stratégie plus intelligente de recalcul des trajectoires. En somme, le TOPS est un indice de potentiel, pas une garantie de performance.

Et le reste ? Quelques spécifications, mais c’est encore assez flou…

Caractéristique TechniquesSunseeker S4
Surface1 000 m²
BatterieNC
NavigationCapteurs + IA : LiDAR 3D + caméra IA (AllSense™)
Déploiement“Drop & Go” (environ 3 min), sans câble ni RTK
Gestion herbeMulching
Bruit≤60 dB
Pente22° / 42%
Disque18 cm
Hauteur de coupe20 à 60 mm
ConnectivitéNC
Indice d’étanchéitéIPX6
Garantie2 ans

Pour l’heure, il nous manque encore quelques infos clés que nous ne manquerons pas de mettre à jour aussi tôt que possible. D’abord, la batterie : capacité, temps de charge et surface réellement tondue par cycle, notamment sur herbe haute ou en pente. Ensuite, la coupe : stratégie de couverture (bandes, passages bordures) et qualité de finition le long des limites. Côté navigation, on attend de voir la fiabilité du “sans RTK” sous les arbres, près des haies et dans les zones compliquées, ainsi que la gestion multi-zones (couloirs, no-go, reprise après interruption). Enfin, l’app et la connectivité devront être à la hauteur (planning, suivi, sécurité), tout comme le bruit mesuré et l’entretien (lames, nettoyage, coûts). On vérifiera aussi l’évitement des petits objets (jouets, tuyau) et l’intérêt des accessoires comme le module 4G.

Prix et disponibilité : ce que l’on sait

À ce stade, Sunseeker ne communique pas encore un prix public clair sur ses pages officielles, et la rubrique “Where to Buy” affiche même un message indiquant que le produit n’est pas disponible pour le moment (au moins sur certaines sélections).

En parallèle, plusieurs sources parlent déjà de tarifs et de calendrier, mais c’est encore difficile d’y voir clair. Notebookcheck évoque un préachat aux États-Unis à 1 599 $, avec des livraisons annoncées autour du 10 mars via un listing marchand. De son côté, Tom’s Guide avance 1 299 $ et une disponibilité au T2 2026. Quoi qu’il en soit, le prix officiel n’a pas encore été annoncé et il semblerait que le lancement serait d’abord US, l’Europe suivant plus tard.

À l’heure où nous écrivons (23 janvier 2026), la disponibilité varie selon les pays et les canaux, et ces informations peuvent évoluer très vite. Nous vous tiendrons au courant dès que possible et, dans le meilleur des cas, peut-être à l’issu d’un test !

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