Pour le groupe anglais Jaguar Land Rover, l’année 2026 s’annonce joyeuse avec trois nouveautés électriques, dont le nouveau Range Rover Velar


Avec l’arrivée du MacBook Neo, des nouveaux MacBook M5 et de l’iPhone 17e, Apple retire 15 produits de son Apple Store. Plusieurs Mac, iPad et accessoires disparaissent officiellement du catalogue.
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Avec sa nouvelle gamme AURA-R2, EGO entre sur le marché du robot tondeuse haut de gamme. Sans câble périphérique, ces nouveaux modèles visent les grands espaces et les jardins complexes, avec des surfaces annoncées jusqu’à 6 000 m², une gestion des pentes jusqu’à 50 % et une navigation assistée par GPS RTK, vision et IA.
Sur un marché du robot tondeuse déjà bien occupé, EGO ne part pas totalement dans l’inconnu. Depuis 1993, la marque s’est imposée dans l’univers du matériel de jardin sur batterie, où elle cultive depuis plusieurs années une image haut de gamme fondée sur la puissance, l’autonomie et la robustesse. Déjà bien installée sur des catégories comme les tondeuses, souffleurs ou débroussailleuses, elle dispose donc d’une vraie légitimité pour tenter une percée plus ambitieuse dans la tonte autonome.

Ainsi, avec l’AURA-R2, EGO vise le haut du panier. Cette nouvelle gamme de robots tondeuses sans câble périphérique s’adresse avant tout aux grands jardins, aux terrains pentus et aux configurations complexes, avec des capacités annoncées allant jusqu’à 6 000 m². Navigation assistée par GPS RTK, caméras, cartographie, détection d’obstacles par IA, contrôle à distance : sur le papier, la fiche technique semble particulièrement ambitieuse. Voyons cela d’un peu plus près…
Avec l’AURA-R2, EGO ne s’intéresse pas aux petites pelouses simples et bien dégagées. La marque cible avant tout des jardins plus vastes, avec des surfaces de 1 500 m², 3 000 m² ou 6 000 m² selon les modèles, mais aussi des configurations plus difficiles à gérer au quotidien. Il peut s’agir de terrains découpés en plusieurs espaces, de pelouses séparées par des allées, de zones étroites, de tracés irréguliers ou encore d’extérieurs qui demandent une tonte plus fine qu’un simple aller-retour sur une surface plane et ouverte.
Le positionnement revendiqué par EGO concerne aussi les jardins en relief, avec des pentes annoncées jusqu’à 50 %, ainsi que les environnements où la tonte doit s’adapter à plusieurs zones distinctes. En somme, cette nouvelle gamme se destine à des extérieurs bien plus exigeants que la moyenne, où l’on rencontre la plupart des difficultés liées à la tonte robotique.
Pour soutenir ce positionnement haut de gamme, EGO mise sur une architecture de navigation sans câble périphérique, avec un système propriétaire baptisé Path IQ™, qui combine plusieurs technologies de localisation, de cartographie et de perception. À l’instar de ses homologues des grandes marques du secteur comme Segway Navimow, ce robot devrait se repérer avec précision dans le jardin, et suivre un parcours cohérent tout en s’adaptant facilement à des environnements irréguliers ou évolutifs.
Dans le détail, EGO associe un GPS RTK, chargé d’assurer un positionnement très précis, à des caméras binoculaires et à un système de VSLAM, qui servent à lire l’environnement et à mettre à jour en continu la carte du terrain. À cela s’ajoute une logique d’odométrie visuo-inertielle, ainsi qu’une détection d’obstacles par IA, censée aider le robot à mieux réagir lorsqu’il croise un élément imprévu sur son trajet, qu’il soit fixe ou mobile. Une telle combinaison devra surtout permettre d’éviter les limites des systèmes reposant sur une seule technologie, en particulier dans les jardins où la topographie, les obstacles ou la configuration des zones compliquent la navigation.

Cette dimension connectée passe aussi par l’application EGO Connect, depuis laquelle l’utilisateur peut suivre l’état du robot, la progression de la tonte ou encore le niveau de batterie à distance. Pour l’heure, nous n’en savons pas plus sur les autres fonctionnalités disponibles.
« Avec l’AURA-R2, nous nous sommes concentrés sur la création d’une machine de nouvelle génération, dont la technologie et l’intelligence constituent le cœur. Pour les passionnés de technologie, ce niveau exceptionnel de précision cartographique, de navigation assistée par IA et d’intégration logicielle fluide illustre les progrès réalisés par le secteur.«
Andrew Frohock, IoT Product Manager chez EGO
Au-delà de sa seule navigation, l’AURA-R2 cherche aussi à rassurer sur sa capacité à évoluer dans des conditions de jardinage plus contraignantes que la moyenne. EGO met ainsi en avant une certification IP66, un niveau de protection élevé qui doit permettre au robot de mieux résister aux projections d’eau, à la poussière et, plus largement, à une utilisation en extérieur sur la durée. On note aussi la présence d’un capteur de pluie, chargé de renvoyer la machine à sa base lorsque les conditions se dégradent.

La marque souligne aussi plusieurs éléments destinés à faciliter l’évolution du robot dans des zones plus délicates. C’est le cas du pare-chocs avant à 180°, censé offrir une protection supplémentaire lors des déplacements le long des bordures, dans les angles ou à proximité d’éléments fixes du jardin. Les phares intégrés permettront au robot de fonctionner plus sereinement lorsque la luminosité baisse, là où certains modèles sont davantage pensés pour une tonte en pleine journée et dans des conditions très stables.
Le système de coupe participe lui aussi à ce positionnement. EGO annonce un disque de tonte de 24 cm, associé à une hauteur de coupe réglable de 20 à 90 mm. Sur le papier, cela laisse entrevoir une machine capable de s’adapter à des pelouses moins uniformes que la moyenne, avec une marge de réglage assez large pour répondre à des usages variés. Cet ensemble vient appuyer un positionnement orienté vers les terrains en relief et les jardins découpés. EGO revendique en effet une prise en charge de pentes jusqu’à 50 %, mais également la possibilité de gérer jusqu’à 40 zones de tonte.
La marque n’invente pas tous les codes du robot tondeuse sans câble, déjà bien installés chez plusieurs concurrents. Mais avec l’AURA-R2, elle apporte sa propre lecture du marché, portée par son expérience du jardin sur batterie et par une volonté claire de s’adresser aux grands terrains et aux configurations complexes.
La gamme AURA-R2 comprend trois modèles : le RMR1500E à 2 099 euros, le RMR3000E à 2 499 euros et le RMR6000E à 3 749 euros. Pour les intéressés, ce sera donc le haut-de-gamme ou rien !


Les plans d’armes imprimées en 3D circulent librement en ligne et les saisies se multiplient. Mais ces armes sont-elles vraiment intraçables ? En Australie, une nouvelle étude démontre que leur signature chimique pourrait aider les enquêteurs à remonter les filières.


Anthropic et Mozilla viennent de publier les résultats d'une collaboration menée en février. En deux semaines, le modèle Claude Opus 4.6 a analysé près de 6 000 fichiers C++ du code source de Firefox et découvert 22 vulnérabilités de sécurité, dont 14 classées haute gravité. Toutes sont déjà corrigées dans Firefox 148.
C'est l'équipe de red team d'Anthropic qui a contacté Mozilla pour tester son système de détection de failles par IA sur le code source de Firefox. Le modèle Claude Opus 4.6 a d'abord été lâché sur le moteur JavaScript du navigateur, avant d'être étendu au reste de la base de code.
Vingt minutes après le début de l'analyse, il avait déjà identifié sa première faille : un Use After Free, un type de vulnérabilité mémoire qui peut permettre à un attaquant d'écraser des données avec du contenu malveillant. Les ingénieurs de Mozilla ont commencé à appliquer des correctifs dans les heures qui ont suivi.
Au total, Anthropic a soumis 112 rapports de bugs sur la période. Mozilla a souligné que la qualité des rapports a fait la différence : chaque soumission incluait un cas de test minimal, une preuve de concept et un correctif candidat. Claude a même proposé ses propres patchs pour corriger les failles qu'il trouvait.
Sur les 112 rapports, 22 ont donné lieu à des CVE (des identifiants de failles de sécurité officiels), dont 14 classées haute gravité par Mozilla. Pour donner un ordre d'idée, ces 14 failles représentent quasiment un cinquième de toutes les vulnérabilités haute gravité corrigées dans Firefox sur l'ensemble de l'année 2025. Les 90 bugs restants sont de moindre gravité, mais la plupart sont désormais corrigés. Tout est intégré dans Firefox 148, disponible depuis le 24 février.
Firefox n'est pas le seul projet concerné. Anthropic indique avoir utilisé Claude Opus 4.6 pour repérer des vulnérabilités dans d'autres logiciels open source, dont le noyau Linux.
Côté offensif, le constat est quand même rassurant. Anthropic a aussi testé la capacité de Claude à exploiter les failles qu'il trouvait, pas seulement les détecter. L'équipe a dépensé environ 4 000 dollars en crédits API pour tenter de produire des exploits fonctionnels. Sur plusieurs centaines d'essais, seuls deux ont abouti, et encore : uniquement dans un environnement de test où la sandbox de Firefox avait été désactivée. Le modèle est bien meilleur pour trouver les bugs que pour les exploiter, et le coût de détection est dix fois inférieur à celui de l'exploitation.
C’est le genre de résultat qui change un peu la perception de l'IA dans la cybersécurité. On a beaucoup parlé du risque que des modèles comme Claude ou GPT servent à créer des attaques. Et là, c'est l'inverse : l'IA trouve les failles plus vite et pour moins cher que n'importe quel audit traditionnel, mais elle a encore du mal à les exploiter.
L'avantage est clairement du côté des défenseurs, pour l'instant en tous cas. Mozilla a d'ailleurs annoncé avoir déjà intégré l'analyse assistée par IA dans ses processus de sécurité internes. En tout cas, quand une IA trouve en deux semaines autant de failles critiques qu'un an de recherches classiques, on comprend assez vite que le métier de la cybersécurité va changer.



Le Wall Street Journal vient de révéler que des hackers liés au gouvernement chinois auraient infiltré un réseau interne du FBI dédié à la surveillance. Le système compromis gère les écoutes téléphoniques et les mandats de renseignement. L'enquête est en cours, et la Maison Blanche, la NSA et la CISA sont sur le coup, et ça fait mauvais genre.
C'est le Digital Collection System Network qui a été visé, un réseau non classifié mais qui contient des informations sensibles pour les forces de l'ordre. On y trouve les retours de surveillance, les données liées aux mandats d'écoutes et des informations personnelles sur les personnes visées par des enquêtes du FBI.
L'agence a repéré une activité anormale dans ses logs le 17 février, et a notifié le Congrès début mars. Les techniques utilisées sont qualifiées de « sophistiquées » par le FBI, et les hackers se seraient appuyés sur l'infrastructure d'un fournisseur d'accès commercial pour contourner les protections du réseau fédéral.
L'affaire rappelle celle de Salt Typhoon, ce groupe de hackers chinois qui, en 2024, avait compromis les systèmes d'écoutes de plusieurs opérateurs télécoms américains.
Verizon, AT&T et Lumen Technologies avaient été touchés, et les pirates avaient accédé aux systèmes d'interception légale utilisés pour les écoutes ordonnées par la justice. La campagne avait ciblé plus de 80 pays et visé les communications de responsables politiques américains. Le lien direct avec cette nouvelle intrusion n'est pas confirmé. Mais le mode opératoire et la cible sont quand même très similaires.
Le FBI, la CISA, la NSA et la Maison Blanche sont tous au taquet sur le dossier. Le FBI a d'ailleurs confirmé l'enquête mais a refusé de commenter, et l'ambassade de Chine à Washington n'a bien sûr pas répondu.
Un responsable du FBI avait d'ailleurs prévenu en février que les hackers chinois conservaient les données volées « indéfiniment » pour des tentatives ultérieures. L'affaire arrive aussi dans un contexte de réduction des effectifs cybersécurité au sein des agences fédérales, ce qui n'arrange rien à la polémique.
Franchement, le FBI qui se fait pirater son propre réseau d'écoutes, ça fait quand même un peu tache. On parle de l'agence chargée de surveiller les menaces, et c'est elle qui se retrouve infiltrée. Le schéma se répète un peu depuis Salt Typhoon : les systèmes d'écoutes américains sont devenus, l'air de rien, la cible préférée des hackers chinois, mais il faut dire que ça doit être une bonne source d'informations.
Sources : WSJ , TechCrunch
