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Porte-Parole du Parti socialiste et « en même temps » Global Data Protection Officer chez Palantir

Le grand écart d'une avocate avec un soutien inconditionnel du parti

Le macronisme déteindrait-il ? Julie Martinez, porte-parole (bénévole) du Parti socialiste pour les questions d'IA est en même temps salariée de Palantir, une société connue pour être l'une des pires en matière de gestion des données personnelles. Qui plus est, Palantir multiplie les alliances avec l'exécutif américain. Peut-on faire cohabiter trumpisme, libertarianisme, extrême droite et PS ? Oui...

Pavilion Palantir au World Economic Forum de Davos - Cory Doctorow - CC BY-SA 2.0

C'est un discret post sur Bluesky qui nous a mis la puce à l'oreille. L'Humanité à publié hier un article qui relate comment Julie Martinez, une jeune avocate de formation cumule deux rôle a priori antinomiques : porte parole du PS en charge de l'intelligence artificielle et Global Data Protection Officer chez Palantir.

Palantir, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un monstre né dans la foulée du 11 septembre. L'idée est de mettre l'informatique (aujourd'hui on dit l'IA parce que c'est le buzzword du moment) au service de la data. Partant du principe que l'on collecte de plus en plus de données, il faut réfléchir aux moyens permettant de la rendre utilisable, exploitable. En anglais, on dit la rendre actionable. Et ça marche. Palantir vient se connecter aux systèmes d'information de ses clients et mouline leurs données. Aux États-Unis, la donnée, y compris très personnelle est une marchandise comme une autre. Tout se vend, tout s'achète, tout se mouline, se recrache et se réinjecte.

Palantir est aussi connue pour une liste de controverses aussi longue qu'un jour sans pain. Elle a aidé la NSA pour ses programmes d'espionnage illégaux dénoncés par Snowden, un de ses salariés avait prêté main forte à Cambridge Analytica, qui avait influencé le Brexit ou la première élection de Trump avec des données personnelles de 87 millions d'utilisateurs « volées » sur Facebook. Elle est épinglée à de...

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1965-2025 : soixante ans d'inanités des politiques

Votez pour eux et leur ego boursouflé ou subissez le chaos

À quoi servent les politiques ? A-t-on réellement besoin d'un conseil syndical pour gérer l'immeuble France ? Mais surtout, pourquoi continue-t-on d'élire les pires égotiques, gonflés de certitudes toutes plus fausses les unes que les autres ? Mystère et boule de gomme. En attendant, François Bayrou continue de vouloir faire croire que s'il perd le pouvoir, l'apocalypse s'abattra sur nous tous. Une belle inversion.

Les experts en économie qui gouvernent la France

Hiver 1965. Alors que la France s'apprête à élire pour la première fois au suffrage universel le président de la république, l'opposition résume le discours du général de Gaulle : « Moi ou le chaos ». Été 2025, François Bayrou annonce un vote de confiance à l'Assemblée pour le 8 septembre. Et ils estime que les députés devront faire un choix entre « le chaos et la responsabilité ». Entre les deux, combien de fois a-t-on entendu que sans eux, ces fabuleux politiques, le pays s'effondrerait, la crédibilité de la France sur le plan international serait réduite comme peau de chagrin ? A bien y regarder, c'est un peu une inversion accusatoire. Car le chaos, c'est eux.

Le général de Gaulle a bien joué un rôle essentiel pendant la deuxième guerre mondiale. Mais il est aussi l'homme dont le préfet de police Maurice Papon, un collaborateur condamné en 1998 à dix ans de réclusion criminelle pour complicité de crimes contre l'humanité, a supervisé le massacre du 17 octobre 1961. De Gaulle est aussi l'homme des meurtres de la station de métro Charonne. Le chaos, c'est l'assassinat des peuples par leurs dirigeants, sous prétexte de « maintenir l'ordre ». Le leur. Celui qui leur est favorable et celui qui est favorable à ceux qui les ont propulsés au pouvoir. Curieusement, il est assez probable qu'il y ait plus de citoyens tués par leurs dirigeants que l'inverse dans l'histoire humaine. Pourtant,...

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Israël et son gouvernement le plus immoral du monde

Netanyahou a pactisé avec le diable pour éviter son procès : le résultat est là, un infernal chaos

On ne peut pas comprendre la guerre en cours à Gaza et les meurtres massifs en Cisjordanie sans prendre en compte l'alliance déséquilibrée dans laquelle s'est engouffrée Benyamin Netanyahou en 2022. Il signe alors un pacte avec l'extrême droite la plus violente, infréquentable jusque-là. Ce rapprochement s'explique par le besoin de rester au pouvoir à tout prix et éviter procès et prison. Le prix est payé par les Palestiniens. La communauté internationale reste, elle, muette.

Vue partielle de l'affiche du documentaire "The Bibi Files" d'Alexis Bloom - Copie d'écran

Les massacres continus à Gaza sont le reflet d'une époque. Celle où l'extrême droite laisse libre cours à ses délires mortifères sans rencontrer la moindre résistance démocratique. Ils sont aussi une marque indélébile sur l'État d'Israël. Le 7 octobre 2023, le Hamas, le Jihad islamique palestinien, le Front populaire de libération de la Palestine et le Front démocratique pour la libération de la Palestine lançaient une attaque sans précédent sur Israel, tuant 1.160 personnes dont à peu près 800 civils et prenant 250 otages. En réponse, Israël lançait une guerre contre le Hamas qui, vue la configuration du territoire s'est rapidement transformée en guerre contre Gaza et ses deux millions habitants.

Le 13 octobre, l'armée israélienne entrait dans Gaza. Depuis, selon le ministère de la Santé de Gaza, 60.138 Palestiniens ont été tués et 146.269 blessés. Sur ce total, 18.000 victimes sont des enfants. Le Washington Post vient de publier les noms de ces enfants et leurs photos quand elles étaient disponibles. Quelque 70% des victimes sont des femmes et des enfants. En plus, la famine s'installe à Gaza en raison du blocus total imposé par Israël depuis mars 2025. La similitude des images d'enfants affamés qui sortent de Gaza via les photographes des grandes agences de presse comme l'AFP sont terribles et ne manquent pas de rappeler celles du ghetto de Varsovie.

Pendant qu'Israël a déplacé 1,9 million de personnes et que 70 à 90% des...

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