Vue normale

Nicolas Sarkozy a raison : ce n’est pas lui qu’on humilie, c’est la France

29 septembre 2025 à 19:36

Nicolas Sarkozy, quand il était ministre de l’intérieur, s’est mis à partir de 2005 dans une situation de dépendance inouïe vis-à-vis d’un dictateur dont la terreur armée a été la marque de fabrique pendant des années. Et la France en sait quelque chose, elle qui a été victime de l’attentat qui a fait exploser en plein vol, en 1989, l’avion de ligne DC-10 de la compagnie UTA, faisant 170 morts.

L’organisateur de l’attentat, Abdallah Senoussi, numéro deux du régime libyen, est justement l’homme au cœur du « pacte corruptif » décrit par le tribunal. Des rendez-vous ont eu lieu en Libye alors que Senoussi avait été condamné seulement six ans plus tôt à la perpétuité pour l’attentat du DC-10 et était visé par un mandat d’arrêt international.

Il y a une information, parmi tant d’autres, qui semble n’avoir jamais percé le rideau de certains plateaux de télévision : le tribunal a condamné solidairement Nicolas Sarkozy, Claude Guéant et Brice Hortefeux à verser des dommages-intérêts aux familles de victimes du DC-10 dont la justice a reconnu le préjudice moral subi du fait des tractations menées avec le terroriste Senoussi.

Nicolas Sarkozy a aussi mis son pays dans une incroyable situation de faiblesse. Non seulement le colonel Kadhafi pouvait à tout moment exercer un chantage ou une pression diplomatique sur le chef de l’État, en raison des pourparlers avec Senoussi et des millions versés.

Mais si un simple journal comme Mediapart a eu accès à ce type d’information, qui sait combien de services de renseignement dans le monde ont pu également y avoir accès, et donc eux aussi, potentiellement, exercer une forme de chantage. Que cela ait eu lieu ou non, le candidat Sarkozy a pris le risque qu’une fois élu la France se retrouve ainsi dans la main de puissances étrangères.
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JO 2024: une facture publique à 6,6 milliards, mais pas de dérapage budgétaire

29 septembre 2025 à 09:47

Une facture publique de 6,6 milliards mais pas de dérapage budgétaire: les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ont été un « succès collectif » juge lundi un rapport de la Cour des comptes, même si elle estime « modeste à ce stade » l’impact économique de l’événement.

A titre de comparaison, en 2023, les documents budgétaires avaient tablé sur des investissements publics à hauteur de 2,44 milliards pour ces JO.

Outre cette facture publique, il faut également prendre en compte pour ces Jeux les dépenses déjà connues du Comité d’organisation (Cojo) [...], sans oublier la Solideo (Société des livraison des ouvrages olympiques), mixant part publique et investissements privés, au budget total de 4,5 milliards.

Concernant les retombées économiques de Paris 2024, la Cour des comptes - « dans la limite des données disponibles » - juge que l’impact a été « modeste à ce stade » et « relativement limité à court terme ».

« L’impact des Jeux sur la croissance économique annuelle en 2024 est estimé, lorsque les effets indirects sont pris en compte, à +0,07 point du PIB », soit 1,9 milliard d’euros, résume le rapport

Il met en avant le phénomène d’« éviction » qui a poussé de nombreux touristes à éviter Paris pendant les Jeux

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Coûts :
6.6+4.5 (partenariat public privé, c'est le public qui paie au final) = 11.1
Recettes :
11.1-1.9 = 9.2

9 milliards de dépense pour les finances publics. Et de l'aveu même de la Cour des comptes il n'y aura pas d'autres retombées économiques pour le pays.

On rempile pour les JO d'hiver 2030 ?
Meuh oui
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