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GT BOI, le robot piscine qui veut tout faire : innovation ou gadget cher ?

22 février 2026 à 18:31
GT BOI avec skimmer dans l'eau

Le GT BOI veut jouer les couteaux suisses avec un robot pour fond et parois accompagné d’un skimmer de surface, le tout vendu comme une solution “ultime” et poussée via un réseau pro. Design tout mignon, solution tout-en-un avec deux appareils reliés… 1800 € le tout…

Le GT BOI arrive avec une vibe presque “mascotte”, un design sympa, et surtout une idée qui nous intrigue : deux engins qui se partagent le boulot, reliés comme un duo improbable. L’un gratte le fond et les parois pendant que l’autre patrouille en surface.

À cela s’ajoute la caution d’un réseau pro via le partenariat avec Hydralians, présenté comme une façon de diffuser une solution “terrain” et plus sérieuse que le gadget saisonnier.

Est-ce qu’un outsider comme GT BOI a réellement les armes pour tenir tête aux grosses marques déjà bien installées autour des bassins et qui ressemblent à des chars d’assaut ou des voitures de course ? Eh bien… peut-être (ou pas) !

Caractéristique TechniquesCash Garden GT BOI
Dimensions 550 × 430 × 262 mm
Poids9,4 kg
Taille de piscinejusqu’à 500 m²
Profondeur max3,60 m
NavigationSchéma en S + planification AdaptiveNav 3.0 (+ capteurs ultrasoniques annoncés)
Débit d’aspiration21 m³/h
Vitesse de nettoyageRéglable 0,2 à 0,5 m/s
Capacité du panier6 L
Batterie18 000 mAh
Filtrationjusqu’à 25 µm (par défaut 75 µm)
Garantie3 ans
Prix1800 €

Un concept simple mais pas simpliste ?

L’idée est d’autant plus séduisante qu’elle est vendue comme simple à vivre : le skimmer est présenté avec une connexion aimantée “ultra facile”, et l’ensemble comme un système pensé pour éviter les solutions fragmentées (un outil pour la surface, un autre pour le fond, et le reste à la main). Dans le même esprit, le partenariat annoncé avec HYDRALIANS insiste justement sur cette approche générale : associer nettoyage du fond/parois et entretien permanent de la surface, là où le marché traite souvent ces besoins séparément. C’est notamment ce que l’on peut voir avec Aiper ou Beatbot, qui proposent aussi des robots-piscines et des skimmers

“Sans fil”… mais avec un cordon : compromis malin ou futur cauchemar ?

Relier le skimmer au robot, c’est aussi une façon intelligente de limiter la complexité du module de surface : pas besoin d’embarquer une motorisation de déplacement comme sur un skimmer autonome haut de gamme. Le skimmer peut se contenter de flotter, d’aspirer, et d’être “emmené” par les déplacements du robot sans non plus dériver au gré du vent. Résultat potentiel : moins de pièces mobiles, moins d’énergie gaspillée à se propulser, et un skimmer plus léger, plus simple.

Sauf que les bassins sont vite piégeux…

Là où on attend Cash Garden au tournant, c’est sur la cohabitation entre le cordon et la géométrie réelle d’une piscine. En effet, il n’est pas impossible que le cordon s’accroche sur une arrête (escaliers, barre, échelle, buse de refoulement, etc.). En outre, deux modules reliés, c’est forcément plus de manipulations en fin de cycles. Même si la connexion aimantée est annoncée comme simple, ça reste un système en deux morceaux à gérer, rincer et stocker.

Enfin, l’enjeu à anticiper d’office est bien la durée de vie, encore plus sur un pack à deux modules :

  • une connectique (aimants, points de contact, joints) ;
  • un cordon (fatigue, pliures, frottements, UV, chimie de l’eau) ;
  • un flotteur (stabilité, vieillissement plastique) ;
  • et des interfaces supplémentaires qui peuvent, à terme, devenir la source des petites galères (mauvais contact, prise d’air, usure, jeu, etc.).

Mais pourquoi pas, ces quelques points à surveiller ne sont pas (encore) rédhibitoire !

Prix, valeur ajoutée… un business model viable ?

À ce niveau de prix, le marketing “ultime” ne suffit plus ; il faut une valeur ajoutée tangible, mesurable, et surtout durable. À cet égard, Cash Garden coche beaucoup de cases premium : jusqu’à 6 h d’autonomie, navigation en S, capteurs, contrôle appli + télécommande, débit annoncé 21 m³/h, panier 6 L, finesse de filtration pouvant descendre à 25 µm, sans oublier le discours “rassurant” sur la conception (démontable, batterie remplaçable, pièces en stock, SAV).

GT BOI au bord d'un bassin
Y a quand même une vibe Fisher-Price, on va pas se mentir… Cash Garden

Mais ce sont aussi des promesses qu’on voit de plus en plus sur le marché : Dolphin Liberty 400 ou Zodiac Freerider cochent déjà les cases “sans fil + connecté + nettoyage complet” sur le segment premium, tandis qu’Aiper pousse des alternatives plus accessibles avec de grosses fiches techniques. Autrement dit : à ce prix, le GT BOI doit se distinguer au-delà des specs (SAV, pièces, fiabilité).

Nota Bene : certains éléments donnent un sérieux air de déjà-vu, avec des termes et des chiffres qu’on croise déjà sur d’autres robots du marché (navigation “AdaptiveNav 3.0”, panier 6 L, filtration fine, vitesse annoncée, logique skimmer). De quoi rendre dubitatif…

Intrigant, oui. Justifié, pas encore.

À 1 800 € en promo pour le pack, Cash Garden s’auto-classe dans le premium. Autant dire que mignon devra rimer avec béton ! Car chez Aiper, par exemple, on achète un robot “bassin” type Scuba S1 Pro dès 699 € et, à part, un skimmer de surface Surfer S2 à 449,99 €, soit environ 1 150 € le duo.

À l’autre extrême, des marques “premium techno” comme Beatbot proposent un “tout-en-un” qui inclut la surface : avec le AquaSense 2 Pro ( 2 499 €) auquel on peut ajouter un skimmer dédié, à savoir l’iSkim Ultra à 799 €. Ou bien, il y a l’AquaSense 2 Ultra, à 2 925 € la solution 5-en-1…

Cash Garden, lui, affiche 1 600 € le GT BOI seul et 1 800 € le pack GT BOI + skimmer (promo).

Et vous ? Pensez-vous que la marque peut percer, ou bien le marketing vous fait froncer un peu des sourcils ? Le concept vous paraît-il prometteur ?

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