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Reçu aujourd’hui — 1 mars 2026 Courrier international - Actualités France et Monde, vidéos, infographies

Iran : après la mort d’Ali Khamenei, ce qu’il faut retenir de la journée du dimanche 1er mars

Les autorités iraniennes ont confirmé la mort du guide suprême de la République islamique dans les frappes israélo-américaines. Un séisme mondial qui fait la une de toute la presse étrangère. Alors que les États-Unis et Israël poursuivent leur campagne militaire, les Gardiens de la révolution ont promis une riposte féroce. Retour sur la journée du dimanche 1er mars, avec aussi cinq articles à lire pour mieux comprendre les enjeux de cette nouvelle guerre.

© photo YASUYOSHI CHIBA/AFP

Au Centre culturel islamique de Jakarta, en Indonésie, le 1er mars 2026, une cérémonie de recueillement à la mémoire du guide suprême iranien, Ali Khamenei.

Mort de Khamenei : au Pakistan en en Irak, des manifestants s’en prennent à des bâtiments diplomatiques américains

De Karachi à Bagdad, des manifestants ont exprimé leur colère ce dimanche 1er mars après la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans des bombardements israélo-américains. Retour en vidéo.

© Akhtar Soomro / REUTERS

Devant le consulat général des États-Unis à Karachi, le 1er mars 2026.

Frappes en Iran : une démonstration risquée de la puissance américaine et de la résilience israélienne

La mort d’Ali Khamenei rapproche le Moyen-Orient d’un remodelage de toute la région, écrit cet éditorialiste du quotidien israélien “Yediot Aharonot”. Si le régime s’effondre, ce sera un succès retentissant pour les États-Unis et Israël, moins de trois ans après les attaques du 7 Octobre. Cela rappellera au monde entier “la puissance israélienne et la superpuissance américaine” mais ce ne sera pas sans risque.

© Photo US Navy / via REUTERS

Le décollage d’un avion de chasse engagé dans l’opération “Fureur épique” depuis le porte-avions américain “Gerald Ford”, samedi 28 février.

Frappes sur l’Iran : Kiev salue la fin d’un allié de Poutine

Officiellement, les autorités ukrainiennes affichent résolument leur soutien aux opérations israélo-américaines. Mais certains observateurs redoutent que ce nouveau conflit ait des conséquences négatives pour l’Ukraine.

© AFP

Une photo diffusée par le bureau du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, le montre (à droite) recevant le président russe Vladimir Poutine à Téhéran le 19 juillet 2022.

En Afrique du Sud, une enquête met au jour un vaste réseau de vente de visas

La présentation d’un rapport d’enquête révélant l’existence de fraudes massives au sein du système d’immigration fait scandale en Afrique du Sud. À l’heure où la question de l’immigration est particulièrement sensible dans un pays où la xénophobie gagne du terrain, les deux principaux partis se disputent le mérite de ce coup de filet.

© PHOTO CREATIVE COMMONS/TYLER LEIGH VIVIER/PEXELS

En Afrique du Sud, une enquête a révélé qu’une poignée d’individus monnayaient des visas pour 500 à 3 000 rands (entre 25 et 150 euros) depuis plus de dix ans.

Un missile iranien fait au moins neuf morts dans le centre d’Israël

Après une salve de missiles iraniens sur Israël, les autorités font état d’au moins neuf morts et de plusieurs blessés, dont certains dans un état critique.

© photo Ammar Awad/REUTERS

A Beit Shemesh dans le centre d’Israël, le 1er mars 2026, après la frappe d’un missile iranien.

Après la mort de Khamenei, Poutine parle de “violation cynique” de “la morale et du droit international”

Le président russe a présenté, dimanche 1er mars, ses condoléances à son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, au lendemain de l’élimination du guide suprême iranien. Il est un des rares dirigeants à l’avoir fait.

© photo AFP

Le président russe Vladimir Poutine reçu à Téhéran par l’ayatollah Khamenei, en présence du président iranien Ebrahim Raisi, le 19 juillet 2022.

Iran : qui va succéder à l’ayatollah Khamenei ?

Selon la Constitution, le guide suprême est désigné par une Assemblée des experts, composée de 88 hauts dignitaires religieux. Mais celle-ci risque de ne pas pouvoir se réunir, dans le contexte de guerre actuel, tandis que l’assassinat de plusieurs hauts responsables politiques et sécuritaires a désorganisé le système politique.

© PHOTO/ Alaa Al-Marjani / REUTERS

Des religieux présentent leurs condoléances après l’assassinat du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, au bureau de son représentant à Najaf, en Irak, le 1er mars 2026.

Le fatbike, ennemi public numéro un aux Pays-Bas et en Belgique

Le pays du vélo, comme son voisin, débat avec ferveur du fatbike, vélo électrique aux allures de scooter, qui s’est rapidement répandu dans les rues néerlandaises. S’il suscite autant de haine, analyse la presse, c’est que, souvent débridé, il peut semer la pagaille et causer des accidents. Mais peut-être aussi parce qu’il est le moyen de transport privilégié de la jeunesse d’origine immigrée.

© PHOTO NICO GARSTMAN/ANP/AFP

Un fatbike à Amsterdam, en 2024.

Data centers : une expansion planétaire

Les centres de données se multiplient partout sur la planète pour répondre aux besoins et aux ambitions des géants du numérique, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle. Une croissance qui va de pair avec une consommation d’énergie de plus en plus importante.

La répartition des data centers dans le monde et leur consommation en électricité.

Au Salvador, le combat d’une mère pour faire sortir son fils de la mégaprison de Bukele

À San Salvador, María purge une double peine : un de ses fils a été assassiné par les gangs, l’autre emprisonné en 2023 dans le Centre de confinement du terrorisme sans procès préalable. Depuis deux ans, elle clame son innocence et se bat pour qu’il en sorte, raconte le quotidien brésilien “Folha de São Paulo”.

© OSCAR RIVERA/AFP

Les détenus restent dans leur cellule, lors d’une visite du président chilien élu, José Antonio Kast (hors champ), au Centre de détention antiterroriste (Cecot), une mégaprison où sont incarcérés des centaines de membres des gangs MS-13 et 18th Street, à Tecoluca, au Salvador, le 29 janvier 2026.

Des frappes visant Bahreïn, le Koweït, les Émirats : les pays du Golfe rattrapés par la guerre

Les pétromonarchies arabes avaient déclaré qu’elles n’autoriseraient pas l’utilisation des bases américaines sur leur territoire pour mener la guerre contre l’Iran. Mais face aux attaques massives subies depuis samedi 28 février, la donne a changé, et le ton des médias et des officiels a monté d’un cran vis-à-vis de Téhéran.

© PHOTO FADEL SENNA/AFP

Un yacht au large de Dubaï, alors que de la fumée s’élève après une attaque iranienne sur le grand port commercial de Dubaï, Jebel Ali, le 1er mars 2026.

“Attaque impérialiste des États-Unis” : la presse turque vent debout face à la guerre contre l’Iran

Dans sa grande majorité la presse turque, d’opposition comme proche du pouvoir, pourtant traditionnellement hostile à Téhéran, condamne les bombardements américanos-israéliens.

© ADEM ALTAN / AFP

Le 28 février, des manifestants de gauche protestent, à Ankara, contre les bombardements israélo-américains qui visent l’Iran, pays voisin. Photo ADEM ALTAN / AFP

“Fin de partie” pour Ali Khamenei : la mort du guide suprême à la une de la presse étrangère

Au lendemain des frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, tous les journaux ayant une édition dominicale reviennent sur l’opération “Furie épique” qui a, entre autres, visé le guide suprême Ali Khamenei, à la tête de la République islamique depuis 1989.

© Léo Maillard

Ali Khamenei, la chute du maître absolu de l’Iran

Ali Khameini a été tué samedi 28 février par les frappes américano-israéliennes sur l’Iran. C’est la fin d’une ère : le guide suprême iranien, qui a succédé en 1989 à l’ayatollah Khomeyni, avait assis un pouvoir absolu à l’intérieur du pays et dominateur sur le plan régional... Jusqu’au 7 octobre 2023. Ce portrait du journal libanais “L’Orient-Le Jour” publié en juin 2025, en pleine “guerre des 12 jours” entre Israël et l’Iran, décrivait le crépuscule de son pouvoir.

© Photo SHAWN BALDWIN/THE NEW YORK TIMES

Une fresque murale à l’effigie du guide suprême iranien, Ali Khamenei (gauche) et de son prédécesseur, Ruhollah Khomeyni (droite), le père de la révolution islamique, en 2006 à Téhéran.

La “pétromélancolie”, ça suffit : pourquoi avons-nous tant de mal à renoncer à l’or noir ?

Avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, le pétrole est redevenu un enjeu géopolitique de premier plan. Mais si l’or noir fait de la résistance, c’est aussi parce que les partisans de la transition énergétique ont sous-estimé le poids de l’imaginaire qui lui était associé, argumente le journaliste allemand Michael Pilz dans le quotidien “Die Welt”.

© Dessin de Ray Bartkus, États-Unis

La “pétromélancolie”, ça suffit : pourquoi avons-nous tant de mal à renoncer à l’or noir ?
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