Erevan et Bakou s’inquiètent de la guerre qui fait rage en Iran, l’un des acteurs clés de la région du Caucase du Sud. Les autorités se préparent à faire face à des problèmes géopolitiques, géoéconomiques et à l’afflux de réfugiés. Un affaiblissement durable de la République islamique, voire une désintégration, ouvrirait la boîte de Pandore, affirment les médias locaux.
Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, lors d’une rencontre entre chefs d’entreprise dans le cadre d’une visite du président iranien, à Erevan, le 19 juillet 2025.
La nouvelle de l’élimination du guide suprême iranien a été célébrée dans une grande partie du pays. Mais la campagne américano-israélienne a installé un climat de peur et d’imprévisibilité auprès de la population, d’autant que le régime et les Gardiens de la révolution sont encore en place.
Depuis des années, le Japon structure sa stratégie diplomatique autour du respect du droit international, argument principal utilisé contre la Chine. En bombardant l’Iran, l’administration Trump piétine elle-même cette logique, ce qui réduit Tokyo à un silence gêné.
Des drapeaux iraniens d’avant la révolution islamique de 1979 sont brandis lors d’une manifestation organisée en soutien aux attaques américaines, le 1er mars 2026, devant l’ambassade d’Iran à Tokyo.
Si le Premier ministre australien a soutenu les attaques américaines, le peu d’égards de Washington envers ses alliés traditionnels fragilise leur crédibilité. La détermination de Donald Trump et de Benyamin Nétanyahou l’emporte sur tout le reste, juge la presse australienne.
C’est le Premier ministre britannique, Keir Starmer, qui a évoqué la possibilité de faire bénéficier les pays du Golfe de l’expertise ukrainienne, en annonçant que Londres avait l’intention de transférer dans le Golfe certains de ses militaires déployés à Kiev. Si les connaissances de Kiev au sujet des drones Shahed sont indéniables, pour l’heure, rien n’est encore décidé.
Des Ukrainiens regardent un drone de fabrication iranienne Shahed 136 dans le cadre de l’exposition d’équipements militaires russes détruits, à Kiev, le 2 novembre 2025.
L’évolution des cours du pétrole dépendra de l’éventuel blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transitent 20 % du brut vendu dans le monde. Le “Financial Times” examine différents scénarios, sans sombrer dans le catastrophisme.
Chaque semaine, “Courrier international” vous propose un billet qui soulève des interrogations sur notre condition moderne en s’appuyant sur des œuvres littéraires, scientifiques et, bien sûr, philosophiques. Ce samedi, l’auteur américain Andrew McCarthy explique dans le “New York Times” que quel que soit nos tourments, la marche est le remède.
Dans la soirée de lundi à mardi, le conflit a continué de s’intensifier sur plusieurs fronts, avec notamment de nouveaux bombardements israéliens sur Téhéran et Beyrouth, et une attaque iranienne de l’ambassade américaine à Riyad, tandis que les belligérants accentuent leurs menaces.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, parle à la presse avant une réunion à huis clos avec des parlementaires, au Capitole, à Washington, le 2 mars 2026.
Netflix, Disney+ ou Prime Video prétendent que les données qu’elles recueillent sur leur public reflètent fidèlement ce que celui-ci attend. Ce présupposé les conduit à brider l’originalité de leurs créatifs, et à proposer des films et des séries toujours plus formatés, regrette le quotidien allemand “Süddeutsche Zeitung”.
Mike (Finn Wolfhard) et Eleven (Millie Bobby Brown), dans la dernière saison de “Stranger Things”. Sur les réseaux sociaux, les fans ont beaucoup critiqué les dialogues, aussi répétitifs que peu inspirés.
Dernier des fondateurs du régime, l’ayatollah Ali Khamenei a enfermé le pays dans une bulle pour entretenir la flamme d’une révolution datant d’il y a quarante-sept ans. Sa mort, le 28 février, marque un tournant historique, écrit dans “The Atlantic” ce spécialiste de l’Iran affilié à la Fondation Carnegie pour la paix internationale, à Washington.
Une filiale de Rio Tinto a trouvé le moyen d’extraire le cuivre de gisements qui n’étaient plus rentables. “The Wall Street Journal” est allé voir, dans le désert à l’est de Tucson, ces mineurs qui troquent les pioches contre des micro-organismes et de l’acide sulfurique. Est-ce le début d’une relocalisation appelée de ses vœux par le président américain ?
À Ouidah, ancien port de la traite esclavagiste situé dans le sud du Bénin, la culture vodoun s’est réinventée dans un festival annuel, “Vodun Days”, qui attire en janvier Africains et Afro-descendants du monde entier. Religion africaine polythéiste, cette tradition animiste est pourtant en passe de devenir une “vaste opération touristico-culturelle”, explique le quotidien genevois “Le Temps”.
Alors que les combats continuent au-dessus du golfe Persique, Donald Trump a justifié l’intervention américaine par le fait “d’éliminer une menace intolérable”. Dans le même temps, Israël a lancé une campagne de bombardements au Liban à la suite de tirs du Hezbollah. Le point sur la situation en Iran et au Moyen-Orient au troisième jour du conflit.
La doctrine nucléaire française évoluera vers une “dissuasion avancée”, a déclaré Emmanuel Macron sur la base de l’Ile-Longue, à Brest, ce 2 mars. Les pays alliés pourront participer à l’organisation et aux exercices en lien avec la force de frappe, mais sans partage de la décision, rapporte la presse étrangère.
C’est la guerre la plus ambitieuse menée par les États-Unis depuis l’invasion de l’Irak, en 2003, estime le quotidien britannique “The Daily Telegraph”. Pourquoi Donald Trump a-t-il choisi de frapper l’Iran ? Décryptage.
C’est la guerre la plus ambitieuse menée par les États-Unis depuis l’invasion de l’Irak, en 2003, estime le quotidien britannique “The Daily Telegraph”. Pourquoi Donald Trump a-t-il choisi de frapper l’Iran ? Décryptage.
Le successeur du guide suprême iranien, Ali Khamenei, sera issu des Gardiens de la révolution, qui consacrent toute leur énergie à une lutte à mort contre Israël. Le Premier ministre israélien entend donc aller jusqu’au bout et élargir le front au Hezbollah libanais dans l’espoir de bouleverser tout l’équilibre stratégique au Moyen-Orient. Mais c’est Trump qui aura la décision finale, rappelle ce journaliste dans le quotidien israélien “Ha’Aretz”.
Donald Trump a longtemps fait campagne contre l’aventurisme militaire à l’étranger, et avec la promesse de faire passer l’Amérique avant tout. L’opération Fureur épique en Iran pourrait ébranler la foi de ses supporteurs et faire voler en éclats la coalition Maga, soulignent les médias américains.
Des casquettes MAGA, Real America’s Voice et America First à l’intérieur d’un véhicule, près de la résidence Mar-a-Lago du président américain Donald Trump le 22 février 2026.
Les autorités russes ont officiellement condamné l’opération menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran, pays proche de Moscou. Dans les journaux, les observateurs soulignent la résistance de l’État iranien, malgré la mort d’Ali Khamenei, et les risques pris par l’administration américaine en engageant une guerre aux effets hors de contrôle, “le plus grand risque pris par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche”.
Un hommage rendu au guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors d’attaques menées par les États-Unis et Israël, le 2 mars 2026 à Moscou (Russie).