Ce dix-neuvième jour de guerre a été marqué par l’assassinat d’un autre important dirigeant du régime de Téhéran, le ministre du Renseignement, Esmaïl Khatib. Mais au-delà de sa mort, le conflit continue de se jouer aussi sur le front de l’énergie, tandis que la situation au Liban inquiète de plus en plus.
La guerre au Moyen-Orient a mis le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz à l’arrêt. Un blocage qui provoque déjà une flambée des prix du pétrole et des difficultés d’approvisionnement pour certaines denrées alimentaires. Désormais, les États-Unis cherchent à tout prix à assurer la libre circulation dans ce point névralgique du commerce mondial.
Des pétroliers à l’ancre dans le Golfe, près du détroit d’Ormuz, vus depuis le nord de Ras Al-Khaima, aux Émirats arabes unis, près de la frontière avec le gouvernorat de Musandam (Oman), le 11 mars 2026.
Le scénario de l’envoi de commandos pour s’emparer de l’uranium enrichi iranien, enfoui notamment près de la ville d’Ispahan, ou le détruire refait surface dans la presse américaine. Celle-ci souligne les difficultés et les dangers d’une telle opération, qui serait “l’une des plus risquées de l’histoire moderne” du pays, selon “The New York Times”.
Initialement prévue à la fin du mois, la visite de Donald Trump en Chine a été repoussée de “cinq à six semaines”. Ce décalage intervient officiellement pour permettre au président américain de se concentrer sur la guerre en Iran, mais risque de déstabiliser des relations sino-américaines déjà fragiles.
Figure centrale de la République islamique, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale assurait la cohérence d’un pouvoir certes résilient, mais morcelé par la guerre. Sa disparition pourrait en accélérer la dislocation jusqu’à la chute du régime, écrit un contributeur régulier du média iranien d’opposition “Iran International”.
Cérémonie funéraire commune organisée en l’honneur d’Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, de Gholamreza Soleimani, commandant des bassidjis, et des 84 marins disparus avec la frégate iranienne “Dena”, le 18 mars 2026, à Téhéran.
Emanuel Fabian, journaliste du “Times of Israel”, a été ciblé par des parieurs en ligne cherchant à faire modifier un de ses articles relatant une explosion liée à un missile iranien près de Jérusalem. Certains l’ont menacé de mort pour faire basculer un pari portant sur plusieurs millions de dollars.
La France ne veut pas être entraînée dans la guerre. Mais la difficile position d’équilibre française sur l’Iran se retrouve coincée par les menaces de Donald Trump, observe la presse étrangère. “Que risque-t-il de se passer ?”, s’interrogent certains. “Rien de bon.”
“Le suspense grandit” à l’approche du second tour des municipales dans la capitale. Grâce à son alliance avec le candidat Horizons et le désistement “inattendu” de Sarah Knafo, Rachida Dati pourrait rattraper son retard. De son côté, Emmanuel Grégoire “a pris des risques” en refusant la main tendue de l’Insoumise Sophia Chikirou, commente la presse internationale.
Le candidat socialiste à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, en campagne au lendemain du premier tour des élections municipales, lundi 16 mars 2026.
L’assassinat du dirigeant congolais et les circonstances l’entourant feront bien l’objet d’un procès en Belgique. La justice du pays vient de décider du renvoi en correctionnelle d’un ancien diplomate, Étienne Davignon, en raison de son implication présumée dans l’assassinat du dirigeant africain.
Une photo prise en décembre 1960 montre des soldats gardant Patrice Lumumba (à droite) et Joseph Okito (à gauche) lors de leur arrestation à Léopoldville, aujourd’hui Kinshasa.
Jusqu’ici, environ 10 % des montres suisses étaient exportées vers le Moyen-Orient. Mais l’insécurité et la baisse du tourisme dans la région pourraient avoir un impact sur les ventes. Une mauvaise nouvelle pour l’industrie horlogère, déjà ébranlée par la crise économique chinoise, s’inquiète la presse nationale.
Après avoir fui le conflit au Mali en 2024, le groupe de musique touareg a trouvé refuge en Algérie. C’est là que Tinariwen a composé son dernier album, “Hoggar”, qui raconte la douleur des violences armées et de l’exil.
Lundi 16 mars, le régime castriste a ouvert la porte aux investissements de la communauté cubaine résidant à l’étranger. De son côté, le président américain, Donald Trump, s’est vanté d’être en mesure de “prendre Cuba” facilement, évoquant une “nation affaiblie”.
Un homme transporte des bidons d’eau sur un tricycle alors que Cuba a rétabli le réseau électrique dans une grande partie de l’île, selon le ministère de l’Énergie et des Mines, à la suite d’une panne à l’échelle nationale qui a privé d’électricité environ 10 millions de personnes à La Havane (Cuba), le 17 mars 2026.
Le candidat Horizons s’est imposé dès le premier tour des élections municipales dans cette ville de Haute-Savoie gouvernée par la gauche depuis un demi-siècle. Un basculement qui s’explique par les nombreux travaux, la saleté et l’insécurité que connaît la ville, selon des habitants rencontrés par “Le Temps”.
Pour le second tour des municipales, certains électeurs auront le choix entre non pas deux, mais parfois trois, quatre, voire cinq listes. Et les noms donnés à ces configurations électorales amusent beaucoup le quotidien belge “Le Soir”, qui souligne toutefois qu’elles témoignent d’une “fragmentation de l’électorat”.
La démission, le 17 mars, du directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme américain, fait des vagues jusque dans le camp présidentiel, observent les médias anglo-saxons. Il est le premier responsable de l’administration Trump à faire défection sur la question de la guerre en Iran, alors que l’opération militaire israélo-américaine s’inscrit dans la durée.
Joe Kent, le directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme des États-Unis, lors d’une audition au Congrès de Washington, le 11 décembre 2025.
Dans les pays du Golfe frappés par les attaques iraniennes, expatriés et diplomates s’adaptent à une guerre qui s’installe dans le quotidien. Entre routines préservées et inquiétude diffuse, la chaîne australienne “ABC” fait le récit troublant d’une existence sous tension.
Pour avoir quitté le terrain pendant de longues minutes pendant la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, l’équipe du Sénégal se voit retirer son titre au profit du Maroc. Les journaux sénégalais s’insurgent contre une décision “scandaleuse”. Leurs homologues marocains tentent de défendre ses fondements juridiques, mais cette victoire sur tapis vert reste douce-amère.
Le capitaine du sénégal, Sadio Mané, est porté en triomphe par ses coéquipiers après leur victoire contre le Maroc, en finale de la Coupe d’Afrique des nations, le 19 janvier 2026 à Rabat.
L’accession à la mairie de la deuxième ville d’Île-de-France, dès le premier tour des élections municipales 2026, dimanche 15 mars, de ce cadre de la RATP d’origine malienne a attiré l’attention de la presse africaine qui y voit un “symbole politique important”.
Dans ce récit où la misanthropie devient méthode de survie, Lloyd Evans pour “The Spectator” décortique avec un flegme acéré la façon dont l’absence d’amis peut se muer en stratégie sociale. Chaque semaine, “Courrier international” vous propose un billet qui soulève des interrogations sur notre condition moderne en s’appuyant sur des œuvres littéraires, scientifiques et, bien sûr, philosophiques.