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Thermostats connectés : quand le prix spot s’invite dans votre chauffage

27 novembre 2025 à 16:00
Prix spot

Jusqu’ici, on payait l’électricité comme un forfait : un prix moyen au kWh, éventuellement des heures creuses, et une facture assez opaque. Avec la généralisation de Linky et l’arrivée des offres à tarification dynamique, ce modèle bascule : le prix de l’électricité varie d’une heure à l’autre, en fonction du marché.

Or, selon l’ADEME, le chauffage représente autour de 60 % de la consommation électrique d’un ménage. C’est donc le premier levier à adapter au prix spot de l’électricité qui bouge en temps réel, bien avant les autres usages. Les thermostats connectés promettent déjà 5 à 15 % d’économies en jouant sur la température, la présence ou la météo.

Demain, ils pourront aller plus loin : chauffer quand l’électricité est bon marché, lever le pied lors des pics, et aligner enfin votre confort sur le vrai coût du kWh. C’est cette bascule que nous allons décrypter.

Thermostats connectés : ce qu’ils font déjà (et ce qu’il manque)

Si vous ouvrez l’application de votre thermostat connecté – Netatmo, tado°, Nest ou un autre – le tableau est toujours le même : planning de chauffe, détection de présence, prise en compte de la météo, alertes “fenêtre ouverte”… Ces fonctions ont déjà fait leurs preuves. En optimisant la température au plus juste, beaucoup de foyers gagnent 5 à 15 % sur leur facture annuelle, sans changer radicalement leurs habitudes.

thermostat connecté
Imaginez lire ce nombre sur votre thermostat SANS paniquer ! Le rêve, non ? © Meilleure-Innovation

Mais ces appareils ont un angle mort : ils ne regardent jamais le prix de l’électricité. Le thermostat sait qu’il fait 3 °C dehors, que vous rentrez à 19 h et que votre logement met 45 minutes à chauffer, mais il ignore totalement que le kWh coûte deux ou trois fois plus cher à cette heure-là qu’en milieu de journée.

En Europe du Nord, la maison suit déjà le prix spot

Saviez-vous qu’en Norvège, en Suède ou en Finlande, les offres étaient indexées sur le prix spot de l’électricité ? De nombreux foyers pilotent pompes à chaleur, chauffe-eau ou radiateurs en fonction du tarif horaire – vu comme ça caille là-bas, il fallait bien trouver des solutions économiques faciles à mettre en place !

Le principe est le suivant : chauffer davantage quand l’électricité est abondante et bon marché, lever le pied lors des pics de prix. Chez certains fournisseurs nordiques, les foyers bien équipés en domotique affichent ainsi jusqu’à 20 à 30 % d’économies, sans avoir à passer leurs soirées à surveiller une courbe de prix comme des tradeurs maladifs.

La France rattrape son retard avec des offres dynamiques !

En France, la CRE impose désormais aux grands fournisseurs de proposer au moins une offre à tarification dynamique : une partie du prix du kWh suit le marché d’heure en heure. Dans les faits, beaucoup restent prudents et lissent encore ces variations.

Sobry fait figure d’exception en assumant une offre indexée sur le prix spot horaire, assortie d’un plafond mensuel qui évite au kWh de dépasser le double du tarif réglementé. Le client profite ainsi d’un signal prix lisible, sans risquer de revivre le trauma de 2022.

Demain : un thermostat piloté par le prix spot

Concrètement, comment ça se passe ? À 14 h, la production solaire est au plus haut, le prix spot de l’électricité plonge : votre thermostat en profite pour monter légèrement la consigne et stocker de la chaleur dans les murs et le plancher. À 19 h, quand tout le monde rentre et que le kWh flambe, il baisse la température d’un degré ou deux. Le confort ne bouge presque pas, mais la facture, elle, change vraiment.

Nota Bene : le même principe s’applique au chauffe-eau, à la pompe à chaleur ou à la recharge du véhicule électrique, déclenchés uniquement sur les plages les plus intéressantes.

Vers la fin des factures opaques ?

Le prix spot de l’électricité commence à s’inviter dans les contrats grand public, et bientôt dans les objets du quotidien. Entre les offres à tarification dynamique et la montée en puissance des thermostats connectés, le chauffage ne demeure plus simplement un poste de dépense subi, mais devient clairement et finement optimisable.

Tout ne se fera pas en un hiver : il faudra des logements suffisamment performants, des algorithmes fiables et des garde-fous pour encadrer la volatilité des prix. Mais la trajectoire est claire. Demain, ajuster sa consommation à l’état du réseau se fera en grande partie automatiquement. Et la question ne sera plus seulement “combien je consomme ?”, mais “à quel moment je consomme ?” – avec, à la clé, des factures plus lisibles et potentiellement plus légères.

Cet article vous a éclairé sur l’avenir de votre facture d’électricité ? N’hésitez pas à partager vos réflexions ou vos doutes en commentaire. Si vous avez déjà testé une offre dynamique ou si vous voyez des imprécisions dans l’article, faites-le savoir.

Windows 11 : une nouvelle page pour mettre à jour ses applications sans passer par le Microsoft Store

27 novembre 2025 à 10:26
Une nouvelle page vient de faire son apparition dans les préversions de Windows 11 et propose une autre manière de mettre à jour les applications installées sur son PC Windows. Baptisée « Mises à jour des applications », elle s’intègre directement dans l’application Paramètres et utilise spécifiquement Windows Update pour la mise à jour des applications. Une … Lire la suite

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Projets IoT et domotique : pourquoi les entreprises doivent intégrer la cybersécurité dès le prototype

27 novembre 2025 à 11:09

Dans de nombreuses entreprises, des cartes comme le Raspberry Pi sont désormais utilisées bien au-delà du simple projet de laboratoire. Elles servent de base à des systèmes de monitoring d’ateliers, de passerelles IoT, de mini‑serveurs, de solutions de supervision ou de prototypes de produits connectés. Ce mouvement permet de tester rapidement de nouvelles idées à moindre coût, mais il s’accompagne souvent d’une sous‑estimation des risques de cybersécurité. Lorsque ces prototypes finissent par être réutilisés tels quels en production, ils deviennent des maillons critiques du système d’information, sans toujours bénéficier du niveau de sécurité nécessaire.

Quand les prototypes IoT deviennent des briques critiques

Dans un premier temps, les projets IoT ou domotiques naissent souvent sous la forme d’expérimentations : station de mesure de la qualité de l’air dans un atelier, système de contrôle de ventilation, capteur de présence, superviseur de température ou de consommation énergétique. Les équipes techniques ou les “makers” en interne déploient rapidement une solution fonctionnelle autour d’une carte multifonction, de capteurs et d’un minimum de code. Tant que le dispositif reste isolé et utilisé à petite échelle, les risques perçus semblent limités.

La situation change lorsque ces solutions commencent à être interconnectées au réseau de l’entreprise, à des applications métiers ou à des tableaux de bord consultés par plusieurs services. Le Raspberry Pi ou l’objet connecté devient alors un point d’entrée potentiel vers d’autres ressources, en particulier si des accès distants sont ouverts, si les mises à jour ne sont pas suivies ou si les identifiants par défaut n’ont jamais été modifiés. Dans les environnements industriels ou tertiaires, ces systèmes peuvent piloter des équipements physiques (ventilation, éclairage, contrôle d’accès, automates), ce qui renforce encore l’impact possible d’une compromission.

Les principaux risques lors des déploiements IoT et domotiques

Lorsque des dispositifs conçus au départ comme des prototypes sont déployés en entreprise sans démarche structurée, plusieurs familles de risques apparaissent. La première concerne la surface d’attaque réseau : des cartes ou objets connectés accessibles depuis l’extérieur ou mal segmentés peuvent être découverts et exploités par des attaquants, notamment via des services ouverts ou des ports non nécessaires. Les mots de passe faibles ou par défaut, les interfaces d’administration exposées et l’absence de mécanismes d’authentification forte restent des causes fréquentes de compromission dans les environnements IoT.

Un second volet touche aux mises à jour logicielles. Beaucoup de projets embarqués reposent sur des systèmes qui ne sont plus mis à jour une fois le prototype validé, faute de temps ou de procédure établie. Or les vulnérabilités découvertes sur les systèmes d’exploitation, bibliothèques ou services utilisés par ces équipements peuvent être exploitées pendant plusieurs années si aucune politique de maintenance n’est définie. Enfin, la collecte et la transmission de données soulèvent des enjeux de confidentialité et de conformité : mesures environnementales associées à des postes de travail, informations techniques sur des lignes de production, données issues de capteurs en lien avec des locaux sensibles ou des infrastructures critiques.

Intégrer la cybersécurité dès le prototype

Pour limiter ces risques, il est essentiel d’intégrer la cybersécurité dès les premières phases des projets IoT et domotiques. Cela passe d’abord par une analyse des usages envisagés : quelles données seront collectées, où seront‑elles stockées, qui y aura accès, et quelles seraient les conséquences d’une altération ou d’une fuite de ces informations. Ce travail permet de définir un niveau de protection adapté, sans alourdir inutilement les expérimentations. Des choix d’architecture simples, comme la segmentation du réseau, le cloisonnement des accès ou l’utilisation de passerelles dédiées, peuvent déjà réduire fortement la surface d’attaque.

Ensuite, les bonnes pratiques de base doivent être appliquées dès le prototype : changement des identifiants par défaut, activation de mises à jour régulières, restriction des services exposés, journalisation minimale des événements importants. Dans une optique “security by design”, il est utile de prévoir dès l’origine comment les équipements pourront être mis à jour de façon fiable, comment les accès distants seront sécurisés et comment les projets passeront du stade de démonstrateur à celui de solution pérenne. Cette anticipation facilite le passage à l’échelle, évite de devoir tout reconstruire sous la contrainte et limite le risque de laisser en production des systèmes bricolés.

Comment un expert en cybersécurité peut sécuriser vos projets IoT à Lyon

Pour les entreprises qui développent ou déploient des solutions IoT et domotiques autour de plateformes type Raspberry Pi, l’appui d’un spécialiste de la cybersécurité permet de structurer la démarche. Un expert peut intervenir en amont pour cartographier les usages prévus, identifier les points d’exposition, analyser les flux de données et proposer une architecture plus robuste, en tenant compte des contraintes techniques et budgétaires. Il peut également aider à définir un socle de bonnes pratiques à appliquer sur tous les projets, afin d’éviter que des expérimentations locales ne deviennent des vulnérabilités durables.

Dans la région lyonnaise, cet accompagnement prend tout son sens pour les PME industrielles, les bureaux d’études, les intégrateurs ou les structures innovantes qui multiplient les projets connectés. Un prestataire de proximité est en mesure de visiter les sites, de dialoguer avec les équipes techniques et métiers, et de proposer des mesures adaptées au contexte réel des ateliers et infrastructures. Pour aller plus loin et structurer une démarche de sécurité autour de ces usages, vous pouvez découvrir comment Aphelio accompagne les entreprises à Lyon sur la cybersécurité de leurs systèmes d’information et de leurs projets IoT, depuis l’analyse de risques jusqu’à l’intégration de solutions de protection.

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