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Smorobot : qui est cette marque de robots piscine intelligents qui arrive en Europe ?

4 décembre 2025 à 17:01
Smorobot News

Nous venons de découvrir Smorobot, une jeune marque de robotique pour piscines fondée en 2021 par Henry Pu, expert en vision par ordinateur et ex-ingénieur chez Microsoft. Avec ses robots sans fil dopés à l’IA (TriOptix, TruePath, VisionClean), la marque veut bousculer le nettoyage de piscine. Avant de les tester en conditions réelles, on fait les présentations.

Avec des équipes basées entre la Chine, l’Europe et les États-Unis, la marque Smorobot vient grossir les rangs des acteurs technologiques à suivre sur le marché du nettoyage de piscine. À l’instar de Beatbot ou d’Aiper que l’on trouve dans tous les comparatifs, elle ambitionne de mettre l’intelligence artificielle et la robotique au service du confort des propriétaires comme des professionnels, grâce à des robots sans fil capables de travailler de manière autonome, efficace et fiable. Soutenue par Ecovacs, un partenaire industriel majeur, et un réseau de centres de service en Europe, Smorobot prépare sa prochaine offensive avec une nouvelle génération de robots piscine “intelligents”.

Au cœur de cette démarche, on trouve un savoir-faire issu de la vision par ordinateur et de la robotique avancée. Les technologies maison TriOptix, VisionClean, TruePath ou encore la planification par IA permettent aux robots Smorobot de cartographier le bassin, optimiser leurs trajectoires et adapter leur nettoyage en fonction de la forme de la piscine et des débris à traiter, avec un niveau de précision élevé.

Nota Bene : Smorobot ne démarre pas de zéro. La jeune pousse est soutenue par Ecovacs, poids lourd mondial de la robotique domestique. Sa structure européenne s’appuie notamment sur Stéphane Ledru, vice-président Europe, qui dispose d’une solide expérience dans le domaine de la piscine et du développement commercial. Côté États-Unis, la marque est emmenée par Larry Ruizzo, ancien CEO de Maytronics, autre référence du secteur : de quoi donner un réel crédit aux ambitions de Smorobot.

Une gamme structurée en générations de robots piscine

Depuis 2022, avec l’arrivée de ses premiers robots sans fil sur le marché international, Smorobot s’attache à démocratiser le robot de piscine autonome.

Première génération : séries X et A (à partir de 2022)

On retrouve cette philosophie dès la série A, avec des modèles comme les X1A, A1E,  X1E, pensés pour les piscines hors-sol et les petits bassins enterrés. Au programme : une aspiration jusqu’à 15–18 m³/h, un bac de 3,5 L, deux brosses actives à l’avant et plusieurs modes de nettoyage, dont un mode hebdomadaire / ECO pour un entretien régulier.

Smorobot A1E
Les premiers designs étaient déjà intéressants en 2022 ©Smorobot

Techniquement, ces robots reposent sur des capteurs inertiels (IMU) pour optimiser leur trajectoire, là où d’anciens modèles concurrents fonctionnent encore de manière largement aléatoire. Avec des autonomies de 1,5 à 2,5 heures selon les références, ils couvrent le fond et les parois, parfois même la ligne d’eau sur les modèles supérieurs, tout en restant dans une zone de prix autour de 449 à 549 €. C’est la porte d’entrée dans l’écosystème Smorobot : du sans fil, simple à utiliser, sans câble flottant ni raccord hydraulique. 

Une montée en gamme pour les piscines enterrées de taille moyenne à grande (à partir de 2023–2024)

À partir de 2023–2024, Smorobot commence à viser plus directement les piscines enterrées de petite à grande taille, avec des formes plus complexes : pentes, escaliers, plages immergées, margelles. Cette montée en gamme se traduit par des modèles comme les A20 / X12 ou les L18 / L20, conçus pour des bassins plus volumineux. Ici, la puissance d’aspiration monte à 24 m³/h, la capacité de filtration passe à 4 L, les brosses deviennent doubles à l’avant et à l’arrière, et l’autonomie peut atteindre 4 à 5,5 heures selon les modèles.

Smorobot valor L20
©Smorobot aussi a ses propres modèles « tankys »

Sur le plan de la navigation, ces robots ne se contentent plus de l’IMU : ils ajoutent sonar et laser sur les références les plus évoluées, et bénéficient de la logique de planification TruePath, qui permet de couvrir le bassin de manière structurée. Résultat : moins de zones oubliées, une meilleure gestion des parois, de la ligne d’eau et des pentes, ainsi qu’une capacité accrue à gérer des volumes de débris importants. 

Une génération “Vision” centrée sur l’IA et la précision (dévoilée en 2025)

La génération dite “Vision” est dévoilée au grand public en 2025, notamment lors du CES de Las Vegas, avec des modèles comme les V18, P10 / P10+ ou P20. Ce sont ces robots qui donnent tout son sens à la promesse “AI Robotics for Pools”. Ils combinent caméra, sonar, laser et IMU au sein de l’architecture TriOptix, alimentée par un chipset IA capable de traiter les informations en temps réel. Sur le terrain, cela se traduit par une cartographie 3D du bassin, une meilleure compréhension des formes complexes (escaliers, sundeck, pentes) et une identification visuelle des débris. 

Smorobot dans les escaliers de piscine
©Smorobot va-t-il réussir à nettoyer les escaliers ?

Des technologies comme VisionClean et la planification adaptative par IA permettent au robot de prioriser les zones les plus sales, de moduler sa puissance d’aspiration (jusqu’à 30 m³/h) et d’ajuster sa trajectoire au fur et à mesure du cycle. On ne parle plus simplement de “passer partout”, mais de voir, analyser et décider où insister. Ces modèles, souvent positionnés entre 999 et 1 599 €, ajoutent aussi une couche de services connectés : application mobile complète, statistiques de nettoyage, mises à jour logicielles OTA et, sur certains, fonctions de diagnostic pensées pour faciliter l’après-vente.

Ce que prépare Smorobot pour la saison 2026

Après avoir posé les bases de sa gamme avec la série A, puis monté en puissance vers des robots plus complets pour piscines enterrées et enfin introduit sa génération “Vision” centrée sur l’IA, Smorobot franchit une nouvelle étape avec la collection 2026. Présentée en avant-première à Piscina Barcelona 2025, cette nouvelle gamme a pour objectif de rendre la lecture de l’offre plus lisible, tout en alignant chaque niveau de prix sur un socle technologique bien défini. Les modèles couvrent une plage de prix annoncée entre 449 € et 1 599 €, toujours avec un point commun fort : des robots 100 % sans fil, pensés pour fonctionner en totale autonomie, sans câble ni tuyau à gérer.

La A Series reste la porte d’entrée dans l’univers Smorobot. Elle s’adresse aux piscines hors-sol et aux petits bassins enterrés, avec des modèles comme l’A10, annoncés pour la saison 2026 à partir de 449 €. On y retrouve l’ADN historique de la marque : un robot simple à utiliser, des cycles programmables (notamment en mode hebdomadaire), une filtration généreuse et une application mobile permettant d’ajuster la puissance ou la durée des cycles. 

Smorobot P10 sur socle de charge
©Smorobot utilise un dock de charge comme Aiper ou Beatbot

Au-dessus, la Value Series devient le “sweet spot” pour la majorité des piscines enterrées résidentielles. Elle reprend les bases techniques des modèles intermédiaires de la marque (type L18/L20), avec davantage de puissance d’aspiration, des bacs de 4 L, des autonomies étendues et surtout des technologies de cartographie 3D basées sur sonar et laser. L’idée est d’offrir une couverture structurée du bassin, une meilleure gestion des parois, de la ligne d’eau, des pentes et des escaliers, tout en conservant un positionnement “meilleur rapport techno/prix” face aux concurrents comme Aiper, Wybot ou Dolphin.

Tout en haut, la Premium Series concentre les briques technologiques les plus avancées de Smorobot. Elle reprend l’architecture TriOptix (caméra, sonar, laser, IMU) et les algorithmes VisionClean et TruePath, avec une planification adaptative par IA. Ces robots sont pensés pour les bassins les plus exigeants : grands volumes, formes complexes, forte charge en débris. Ils offrent des débits d’aspiration parmi les plus élevés de la gamme, de longues durées de fonctionnement et une expérience connectée complète : application détaillée, mises à jour logicielles OTA, suivi des historiques de nettoyage et, pour certains modèles, fonctions de self-diagnostic et modules remplaçables pour simplifier la maintenance. C’est à travers cette Premium Series 2026 que Smorobot affirme ses ambitions : rester non seulement un acteur du robot piscine sans fil, mais surtout une marque technologique de référence sur le marché européen.

Smorobot face à la concurrence : Aiper, Wybot, Dolphin, Dreame, Beatbot…

Le marché du robot de piscine sans fil s’est largement densifié ces dernières années, avec des acteurs bien installés comme Dolphin ou Polaris, et des challengers très agressifs comme Aiper, Wybot, Dreame ou Beatbot. Dans ce paysage, Smorobot ne joue pas la carte du prix cassé à tout prix, mais celle du rapport techno / performance / prix, en particulier sur les modèles milieu et haut de gamme.

Sur la puissance et l’autonomie, les modèles Smorobot comme les L18 / L20, V18 ou P10 / P10+ / P20 rivalisent avec – voire dépassent – une bonne partie de la concurrence : jusqu’à 30 m³/h de débit d’aspiration et des autonomies pouvant atteindre 5 à 5,5 heures, là où beaucoup de modèles Aiper, Wybot ou Beatbot tournent plutôt entre 3 et 4 heures sur des gammes de prix similaires. Certains concurrents proposent des bacs de filtration légèrement plus grands (5 à 6 L contre 4 L pour Smorobot), mais Smorobot compense par une double filtration 180 µm + 80 µm et une aspiration soutenue sur la durée.

C’est surtout sur la navigation et l’intelligence embarquée que Smorobot semble se distinguer. Là où de nombreux robots concurrents restent limités à une navigation fondée uniquement sur l’IMU, parfois associée à de l’infrarouge ou du sonar, les modèles Vision de Smorobot combinent caméra, sonar, laser et IMU dans une architecture unifiée (TriOptix) avec des algorithmes TruePath et VisionClean. Quelques modèles premium chez Dreame, Wybot ou Beatbot commencent à intégrer de la vision ou des radars avancés, mais Smorobot pousse plus loin la logique : cartographie structurée, identification visuelle des débris, adaptation de la puissance et des trajectoires en temps réel. Sur le papier, c’est l’une des approches les plus abouties du segment.

Smorobot P10 fonction drainage
Le drainage automatique qui va bien ! ©Smorobot

Enfin, sur l’expérience utilisateur et l’après-vente, Smorobot mise sur un écosystème assez complet : application mobile, mises à jour logicielles OTA, modes hebdomadaires, analyse des historiques de nettoyage et, sur certains modèles, diagnostic intégré et composants amovibles (batterie, moteurs) pour faciliter la maintenance. Là où des marques comme Dolphin ou Polaris restent très solides sur la fiabilité perçue et le réseau de distribution traditionnel, Smorobot apporte une couche logicielle et connectée plus poussée, qui parlera autant aux particuliers technophiles qu’aux professionnels souhaitant gérer un parc de robots avec un minimum d’immobilisation.

Rendez-vous en 2026 ! 

Avec cette feuille de route et cette montée en puissance technologique, Smorobot se présente à nous d’emblée comme une marque à surveiller sur le marché du robot piscine sans fil. Entre la polyvalence annoncée de la Value Series et les promesses d’IA de la Premium Series, nous avons particulièrement hâte de mettre à l’épreuve des modèles comme le P10/P10+ ou le L20, pour vérifier sur le terrain ce que TriOptix, TruePath et VisionClean apportent vraiment au quotidien. Rendez-vous lors de nos prochains tests pour voir si Smorobot tient toutes ses promesses… dans le grand bain !

Aiper EcoSurfer Senti : le nouveau robot skimmer solaire qui nettoie et analyse l’eau de votre piscine

19 janvier 2026 à 20:24
Aiper at Piscina Barcelona 2025

Au CES 2026, Aiper met en avant l’EcoSurfer Senti, un skimmer de surface primé aux Innovation Awards de la CTA. L’appareil est conçu pour empêcher feuilles, pollen et insectes de se décomposer à la surface. Son petit secret ? Il surveille et rend compte de la qualité de l’eau via une application…

Présenté en avant-première à Piscina Barcelona 2025 et promis pour un lancement en janvier 2026, l’EcoSurfer Senti est le prochain gros morceau de la feuille de route Aiper. Le marché a déjà montré l’intérêt de ces robots flottants, comme l’iSkim Ultra de Beatbot que nous avions testé : solaire, connecté, conçu pour tourner longtemps sans surveillance. Mais ces skimmers “premium” restent souvent cantonnés à un nettoyage relativement lent et fastidieux. Avec EcoSurfer Senti, Aiper tente de diversifier les fonctions de ce type d’appareil censé compléter les robots-piscines traditionnels. Et c’est plutôt bien vu !

écosystème Aiper
L’écosystème Aiper s’enrichit et s’améliore ! ©Aiper

EcoSurfer Senti est un robot de surface autonome, solaire, qui utilise caméra et capteurs pour repérer les débris et les collecter dans un panier de 5,5 L. L’application annonce un suivi horaire (pH, chlore, ORP, température), en complément d’un robot de fond/parois. Voyons d’un peu plus près ce qu’Aiper propose à travers ce skimmer dernière génération !

Pourquoi l’EcoSurfer Senti est bien senti ?

Jusqu’ici, les robots-skimmers avaient la fâcheuse habitude d’errer dans le bassin sans véritablement optimiser leur trajectoire, malgré la présence de capteurs. Entre les zones à vide et les blocages ponctuels contre un bord, on était vite tenté de ressortir la vieille perche à épuisette à 15 €.

Aiper promet justement de s’attaquer à ce nerf du problème avec une approche plus “proactive” : l’EcoSurfer Senti s’appuie sur une caméra “IA” et des capteurs optiques pour identifier les débris, et sur un mode de patrouille (“AI Surface Patrol Cleaning”) censé scanner la surface, repérer, décider et agir.

EcoSurfer Senti vu de près et sur le côté
On garde une approche solaire pour une autonomie grandement prolongée. ©Aiper

La marque ajoute un second étage de valeur : la donnée. Là où beaucoup de skimmers se limitent au ramassage, Senti annonce un tableau de bord horaire (pH, chlore, ORP, température), et même un dosage automatisé présenté comme intégré à la logique de “gestion” de l’eau. Une idée tout à fait à propos pour les bassins exposés (arbres, pollen, vent) et pour ceux dont les propriétaires veulent réduire les tests/dosages manuels.

Une autre de ses particularités est de s’appuyer sur l’énergie solaire pour fonctionner : comme les Surfer S1/S2, il est pensé pour rester en action quasiment en continu, sans câble ni recharge systématique.

Qualité de l’eau : du “simple skimmer” à un véritable outil de pilotage

D’après la fiche CES Innovation Awards, l’application Aiper joue le rôle de centre de commande et documente l’état du bassin avec un tableau de bord “temps réel” et des mesures horaires de pH, chlore, ORP et température. L’entretien de l’eau gagne alors un degré de précision chirurgical.

finitions EcoSurfer Senti skimmer Aiper
Le niveau de finition a l’air de bonne qualité ! @thepoolguyml

À cet égard, savez-vous ce qu’est l’ORP ? Oxidation-Reduction Potential, aussi appelé redox, est une tension électrique mesurée en millivolts (mV) par une sonde dans l’eau. Cette tension reflète la tendance de l’eau à oxyder.

Or, dans une piscine, cette capacité d’oxydation est étroitement liée à la capacité de désinfection : plus l’ORP est élevé, plus l’eau est “oxydante” et, en général, plus la désinfection est efficace. Ainsi, quand les ppm mesurent la quantité de chlore, l’ORP exprime « à quel point le chlore (et les autres oxydants) sont efficaces » à un instant T.

L’ORP varie en fonction :

  • du PH : quand le pH monte, c’est signe que le chlore devient moins actif, et l’ORP aura tendance à baisser ;
  • du stabilisant (acide cyanurique) : plus le CYA est élevé, plus l’ORP est bas ;
  • la charge organique : plus il y a de pollution (pollen, crèmes, sueur, feuilles…), plus le chlore est consommé, ce que fait également chuter l’ORP.

En somme, il s’agit d’un outil de mesure complémentaire à recouper avec les autres indicateurs que nous avons évoqués plus haut.

Un dosage automatisé

Rassurez-vous, pas besoin de repasser le baccalauréat de chimie : la marque évoque explicitement une logique de gestion proactive avec dosage automatisé. PR Newswire parle d’une chambre chimique capable de distribuer des agents pH et de stocker des galets de chlore, et certains articles évoquent un système de micro-dosage et/ou des cartouches remplaçables. Sur le papier, on bénéficie d’un skimmer qui gère la qualité de l’eau en autonomie tout en justifiant ses ajustements sur des valeurs concrètes.

« Notre objectif est de montrer comment automatisation et design peuvent se compléter pour permettre à chacun de profiter davantage de son temps libre, au bord de la piscine comme au jardin. » explique Richard Wang, PDG d’Aiper

Cette approche “care-taker” a d’ailleurs été saluée à Piscina Barcelona, où l’EcoSurfer Senti a été récompensé dans la catégorie Connectivité. Dans l’écosystème Aiper, il vient compléter les robots de fond comme les Scuba V3/N3 : ces derniers se chargent du fond, des parois et de la ligne d’eau, tandis que le Senti veille sur la surface et la chimie. Ensemble, ils esquissent une piscine où l’entretien devient de plus en plus discret, automatisé et piloté par la donnée.

Collecte des débris : panier, capacité, points pratiques

Aiper annonce un panier de 5,5 L, dimensionné pour encaisser une vraie journée “chargée” (feuilles, insectes, pollen) sans vidange systématique… à condition que le bassin ne soit pas sous un arbre en plein vent. Le panier est conçu avec un système anti-débordement, l’idée étant d’éviter qu’un paquet de feuilles ne ressorte lorsque le robot change de cap ou subit des remous.

Enfin, le détail malin : un clip pour éponges absorbantes d’huiles, parfait pour capter le film gras (crèmes solaires, pollution) qui échappe souvent aux brosses et finit par ternir la ligne d’eau.

Aiper peut-il faire la différence en sondant l’eau de votre piscine ?

L’EcoSurfer Senti vise clairement les piscines exposées (arbres, pollen, vents) et les propriétaires qui veulent réduire la routine : moins de surface à écumer, moins de tests dispersés, et une eau potentiellement plus stable au fil des semaines. Les amateurs de domotique y verront aussi un pas de plus vers une piscine “pilotée”, surtout si le suivi (et le fameux volet “dosage”) se montre fiable.

Mais tout se jouera sur trois points très concrets : l’autonomie réelle en conditions variables (soleil, ombre, météo), la crédibilité des mesures (calibration, dérive), et la simplicité d’entretien (panier, capteurs, consommables).

Quoi qu’il en soit, Aiper annonce une sortie au printemps 2026. Côté tarif, la marque communique un prix indicatif de 1 099 € en Europe. Nous vous en dirons plus sur ce nouveau challenger aussitôt que nous le recevrons dans nos labos !

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Pourquoi la tonte robotisée révolutionne la gestion des gazons de golf ?

2 décembre 2025 à 06:00
News tondeuse à gazon et golf

Sur un parcours de golf, la qualité du gazon conditionne tout : le plaisir de jeu, l’image du club et même les coûts d’entretien. Longtemps, cette qualité a reposé sur des tondeuses lourdes, passant quelques fois par semaine, au prix d’une forte compaction des sols, d’une consommation importante d’eau et d’engrais, et d’une lutte permanente contre maladies et turricules.

Avec l’arrivée des robots de tonte professionnels, une autre approche se dessine : des machines légères, autonomes, capables de tondre 5 à 7 jours sur 7, de jour comme de nuit. Au-delà du simple confort d’exploitation, ce changement de paradigme apporte de véritables bénéfices agronomiques, déjà observés sur le terrain.

En effet, la tonte robotisée améliore concrètement la santé du gazon, permet de réduire les intrants (engrais, eau, agents mouillants) et contribue à une meilleure maîtrise des nuisibles et des maladies. Voyons ensemble en quoi ces robots s’imposent désormais comme de véritables alliés agronomiques, et non plus comme de simples gadgets high-tech.

Comprendre ce qui change avec la tonte robotisée

Avec la tonte robotisée, on ne parle pas seulement de remplacer une machine par une autre, mais de changer complètement de logique. On passe de quelques tontes “lourdes” par semaine, réalisées avec des engins massifs, à une multitude de passages légers, répartis sur 5 à 7 jours. Le gazon est ainsi régulièrement raccourci, plutôt que brutalement scalpé après plusieurs jours de pousse.

Robots-tondeuses husqvarna sur gazon de golf
Erwan LE COCQ et ses robots-tondeuses Husqvarna ©TheFrenchBackyard

Les robots, plus compacts et beaucoup moins lourds, exercent une pression au sol nettement inférieure et travaillent en mulching fin, en laissant les résidus de tonte se décomposer sur place. En outre, leur programmation permet d’ajuster précisément les créneaux horaires, les zones de passage et la fréquence d’intervention, en fonction des usages du parcours et des contraintes agronomiques. C’est cette nouvelle combinaison entre fréquence, légèreté et précision qui ouvre la porte aux bénéfices détaillés dans la suite de l’article.

Bénéfice n°1 : une meilleure santé du gazon

La première conséquence visible de la tonte robotisée, c’est un gazon plus dense, plus régulier et moins stressé. Elle repose sur trois mécanismes principaux :

Respect permanent de la règle du 1/3 

En passant 5 à 7 fois par semaine au lieu de 3, les robots ne retirent jamais plus d’un tiers de la hauteur. La plante pousse de façon continue, la qualité de coupe reste constante et les déchets, très fins, se décomposent rapidement.

Réduction de la compaction du sol

Avec un poids compris entre 15 et 75 kg, les robots tassent beaucoup moins le sol que les tondeuses classiques. Le drainage est amélioré lors des épisodes orageux, l’eau d’arrosage pénètre mieux dans les reliefs du parcours et les zones de ressuyage difficile ou de “dry spots” sont limitées.

Une surface plus saine et plus régulière

En pouvant tondre même sur sol humide, les robots évitent les à-coups de hauteur et l’accumulation de déchets après plusieurs jours d’arrêt. L’absence de rouleau réduit aussi l’apparition de “vagues” (washboard effect) et la meilleure aération du sol diminue le risque de “black layer” sans recourir à des aérations lourdes.

Bénéfice n°2 : moins d’intrants pour une gestion plus sobre

En changeant la façon de tondre, les robots changent aussi la façon de fertiliser et d’arroser le gazon. Trois effets se cumulent :

  • moins d’engrais, puisque les déchets de tonte, très fins et fréquents, se décomposent rapidement et restituent une partie des éléments nutritifs au sol. Combiné à un gazon moins stressé, cela permet de réduire les apports d’engrais d’environ 30 à 35 % au bout de deux saisons, ce qui peut représenter plusieurs milliers d’euros d’économies.
  • moins d’eau d’arrosage, car un sol moins compacté laisse mieux pénétrer l’eau, qu’elle vienne de la pluie ou de l’irrigation. On limite ainsi le ruissellement, et on valorise chaque millimètre apporté, surtout lors des étés très secs.
  • moins d’agents mouillants : la meilleure structure du sol et la réduction des zones hydrophobes permettent de diminuer la quantité totale d’agents mouillants d’environ 25 %, à fréquence identique mais avec des dosages plus faibles.

Bénéfice n°3 : une meilleure gestion des nuisibles et des maladies

La tonte robotisée agit aussi comme un outil de prévention contre plusieurs nuisibles et pathologies du gazon :

Turricules mieux gérés

Les disques de coupe horizontaux des robots “explosent” et dispersent les turricules de vers de terre, là où les rouleaux des tondeuses hélicoïdales se contentent de les écraser. Le résultat est une surface plus propre, plus jouable, sans nuire à l’activité biologique du sol, avec en bonus une réduction des besoins d’affûtage.

Moins de maladies liées à la rosée

En tondant 7 jours sur 7, souvent tôt le matin, les robots retirent la rosée plus rapidement. On réduit ainsi la durée d’humectation des feuilles, donc la pression des maladies cryptogamiques. On limite aussi l’usage de balais à rosée, qui peuvent véhiculer les spores d’un fairway à l’autre.

Cartographie et zonage sanitaire

Grâce à la cartographie, il est possible de segmenter le parcours en zones et de contenir les foyers de maladie : un robot dédié aux trous “sensibles”, un autre pour les zones saines. Ce zonage casse les chaînes de propagation et permet d’ajuster les horaires (fin de journée, tôt le matin) pour optimiser à la fois gestion de la rosée et des turricules.

Mettre en pratique la tonte robotisée sur un parcours de golf

Une fois les bénéfices agronomiques compris, reste une question clé : comment déployer concrètement la tonte robotisée sur un parcours existant ? La démarche commence par un diagnostic des surfaces : types de zones (greens, départs, fairways, roughs), pentes, obstacles, points sensibles, etc..

Robot-tondeuse husqvarna sur green
Husqy avait hâte de parachever son labeur, et de se replonger dans la lecture des Bucoliques, dont il avait secrètement téléchargé une version dématérialisée dans son micro-logiciel… ©TheFrenchBackyard

Vient ensuite le dimensionnement du parc de robots : nombre de machines, largeur de coupe, autonomie, capacité quotidienne, poids, mais aussi modes de guidage (GPS, RTK, câbles, balises) et niveau de connectivité. L’objectif est de couvrir les besoins de tonte 5 à 7 jours sur 7, sans gêner le jeu.

Le cœur du projet se joue enfin dans la programmation :

  • création des zones de travail et des zones “sanitaires” à isoler si besoin,
  • définition des créneaux horaires (rosée, pic de fréquentation, opérations culturales),
  • mise en place d’un suivi simple des indicateurs : qualité de surface, engrais, eau, agents mouillants, retours des joueurs.

Une technique rentable sur tous les plans et sur de nombreux types de terrains

Les premiers retours de terrain sont clairs : en combinant tonte très fréquente, faible compaction et mulching fin, la tonte robotisée permet des gains chiffrables. Sur les golfs équipés, on observe ainsi des réductions d’engrais de l’ordre de 30 %, une baisse d’environ 25 % des agents mouillants, et, dans certains cas, des volumes d’eau qui n’atteignent plus le quota annuel. Ces valeurs restent dépendantes du contexte, mais donnent une idée de l’ampleur du potentiel agronomique et économique.

Surtout, cette logique ne se limite pas aux fairways : partout où l’on gère du gazon intensif – terrains de sport, stades, centres d’entraînement, hippodromes, grands parcs urbains ou domaines privés – les mêmes mécanismes sont à l’œuvre : moins de stress pour la plante, sols moins tassés, surfaces plus régulières, consommation d’intrants sous contrôle.

À mesure que les robots gagnent en précision, en autonomie et en capacité de collecte de données, ils s’installent comme un outil central de la gestion des gazons techniques. La question n’est plus tant de savoir s’ils sont utiles, mais comment les intégrer intelligemment dans une stratégie agronomique globale.

Séries M et N : l’offensive d’Anthbot pour 2026 sera-t-elle de taille ?

21 janvier 2026 à 17:04
Une nouveaux modèles Anthbot

Il y a quelques mois, nous avons publié notre test du Genie 3000. Verdict : pas notre préféré, mais une endurance bluffante qui compense nombre de limites observées sur la navigation de bordure, les passages étroits et quelques détails d’app. De quoi donner à Anthbot une vraie crédibilité sur le terrain, tout en fixant une feuille de route claire pour la suite.

Cette suite, justement, s’est accélérée sur la scène la plus exposée du secteur : le CES 2026. La marque chinoise, encore jeune sur le marché européen mais déjà visible avec ses Genie/Pion et une distribution en ligne, y a officialisé ses ambitions avec deux nouvelles familles, pensées pour attaquer deux attentes très différentes : la tonte “simple et compacte” d’un côté, et la quête d’un gazon visiblement plus propre de l’autre.

Anthbot tease ainsi quatre modèles pour 2026 : M5 et M5 LiDAR (format compact, navigation au choix RTK avec antenne ou LiDAR rotatif 360° + double caméra), et N8 / N8 LiDAR avec une promesse forte : un robot 4-en-1 capable de tondre, broyer, collecter et balayer. Autrement dit, plus seulement “couper l’herbe”, mais aussi limiter les résidus et les feuilles au quotidien. Voici les premiers échos que nous en avons !

Ce qui change par rapport à la génération 2024–2025

Les actuels Genie ont ouvert la voie au sans câble périmétrique chez Anthbot (RTK + caméras) et posé une base plutôt solide côté endurance. Mais ils ont aussi montré où la marque devait progresser : précision en bordures, aisance dans les passages étroits, et une application encore perfectible dès qu’on veut peaufiner la carte ou affiner des réglages.

Avec les séries M et N dévoilées au CES 2026, Anthbot promet justement de resserrer ces boulons. D’abord via une alternative au tout-RTK : une version LiDAR rotatif 360° (toujours épaulée par la vision) censée améliorer la lecture des jardins “chargés” (clôtures, massifs, zones ombragées, obstacles rapprochés) et, sur le papier, limiter les ajustements pénibles quand la réception satellite ou le contexte complique les choses.

Et surtout, la série N élargit l’usage au-delà de la simple coupe : collecte et balayage intégrés, en plus de la tonte et du broyage/mulching. Ainsi, Anthbot veut moins de résidus visibles, moins de feuilles qui traînent, un rendu plus net… bien sûr, il faudra également que la navigation suive et que l’app progresse enfin sur l’édition de carte, la gestion fine des zones, et des profils de tonte réellement complets.

Séries M : pour petites surfaces et jardins complexes

Le M5 va jouer le rôle d’entrée de gamme de la nouvelle M Series officialisée au CES 2026 : un robot pensé pour les petits à moyens jardins, avec l’idée d’un format compact et d’un prix plus accessible. Contrairement à la série N, il évoluera sans module de collecte. Côté navigation, Anthbot distingue clairement les deux variantes : M5 en RTK + vision (double caméra), annoncé pour des pelouses “autour de 500 m²” avec une batterie 2 500 mAh ; et M5 LiDAR, qui remplace l’antenne RTK par un LiDAR 360° + Dual Vision.

Sur la fiche produit, le M5 LiDAR met l’accent sur une installation “Drop & Mow” très rapide (la marque parle de 3 minutes), une cartographie en un toucher et un évitement d’obstacles “IA” annoncé comme capable de gérer de très nombreux objets avec une précision centimétrique et la promesse d’une meilleure aisance dans les passages étroits, zones ombragées et coins serrés. La surface recommandée irait “jusqu’à 700 m²” et les pentes jusqu’à 45 %. Enfin, on reste sur du mulching, tout en revendiquant une tonte régulière avec un maximum d’automatisation.

Enfin, le M9 vient compléter la série M/Mowie, en un peu plus musclé. Anthbot le destine aux pelouses jusqu’à 1 000 m², avec une navigation Full-Band RTK + Dual Vision et une mise en route sans câble annoncée en 10 minutes, le tout renforcé par la 4G (anti-vol / couverture “plein terrain”). Côté tonte, on retrouve le même disque 20 cm à 5 lames (trajectoires en “U” selon la marque) et une cadence revendiquée jusqu’à 150 m²/h en conditions labo, avec une capacité à gérer des pentes de 45 % (24°), et un évitement d’obstacles mis en avant à “1000+” objets. Enfin, certaines pages officielles de la boutique EU mentionnent aussi une résistance IPX6 et un capteur de pluie (retour automatique), toujours pour confirmer l’ambition d’autonomie indispensable pour aborder l’année 2026.

Quelques spécifications annoncées en janvier 2026

Caractéristique TechniquesM5M5 LiDARM9
Surface500 m²700 m²900 m²
Batterie2 500 mAh2 500 mAh5 000 mAh
NavigationRTK full-band + double visionLiDAR 360° + double visionRTK + double vision
DéploiementRTK setup (environ 10 min)“Drop & Mow” (environ 3 min), sans câble ni RTKRTK setup (environ 10 min)
Gestion herbeMulchingMulchingMulching
Bruit≤58 dB≤58 dB≤58 dB
Pente24° / 45%24° / 45%24° / 45%
Disque5 lames 20 cm5 lames 20 cm5 lames 20 cm
Hauteur de coupe3–7 cm3–7 cm3–7 cm
Connectivité4G4G4G
Indice d’étanchéitéIPX6IPX6IPX6

Séries N : la promesse 4-en-1

La série N (N8 et N8 LiDAR) est celle qui marque la rupture la plus nette : Anthbot ne cherche plus seulement à “couper régulièrement”, mais à rendre le jardin visiblement plus propre au quotidien. Officialisée au CES 2026, elle s’articule autour d’une promesse 4-en-1 : tondre, mulcher, collecter et balayer ; une logique qui diffère des robots-tondeuses classiques.

Anthbot Séries N
Après, j’ai encore la forêt à aller ranger… ©Anthbot

Techniquement, la marque met en avant un système de coupe modulaire. Pour la collecte, elle parle d’un Cyclone System qui associe un sac/collecteur de 23 L et un disque 3 lames, avec un régime annoncé à 4 000 tr/min et une promesse de “finitions propres” même quand il y a des feuilles ou des débris. Et pour le mulching fin, Anthbot ajoute un “Particle System” à 6 lames, censé réduire encore la granulométrie et favoriser un rendu plus homogène.

Reste que cette polyvalence a un prix, lequel pourrait se payer sur le plan de la maintenance (gestion du sac, éventuels filtres, usure du module de coupe, fréquence de vidage) et sur la fiabilité de la navigation. Anthbot décline d’ailleurs la série en deux approches : N8 en RTK + Dual Vision et N8 LiDAR en LiDAR 360° + Dual Vision, avec l’idée de mieux s’adapter aux jardins “ouverts” ou au contraire très contraints (clôtures, coins serrés, ombrages). Sur le papier, c’est exactement le type d’évolution qu’on attendait après les Genie. Sur la pelouse, on attend encore de voir !

Les spécifications annoncées en janvier 2026

Caractéristique TechniquesN8N8 LiDAR
Surface800–1500 m²800–1500 m²
Batterie9 200 mAh9 200 mAh
NavigationRTK full-band + double visionLiDAR 360° + double vision
DéploiementRTK setup (environ 10 min)“Drop & Mow” (environ 3 min), sans câble ni RTK
Gestion herbe4-en-1 : tond / broie / collecte / balaie4-en-1 : tond / broie / collecte / balaie
Bac23 L23 L
Bruit≤60 dB≤60 dB
Pente24° / 45%24° / 45%
Disque3 lames3 lames
Hauteur de coupe3–7 cm3–7 cm
Connectivité4G4G
Indice d’étanchéitéIPX6IPX6

À surveiller après notre test du Genie

Nos essais du Genie ont fixé le cap : bordures capricieuses (chevauchement, ressauts) et passages étroits restent le juge de paix. On attend donc des M/N des micro-manœuvres intelligentes, un réglage de direction sur la carte, et une app plus souple (rotation, édition unifiée des limites/no-go). Côté confort, viseur sur le bruit de roulement, une alerte au démarrage des lames, et des profils vitesse/disque (Eco/Nuit/Turbo).

Anthbot Séries M
La série M nous fait penser à Yuka de Mammotion. Plutôt un bon souvenir ! ©Anthbot

Le service devra suivre : un RTK plus tolérant au repositionnement, tarif 4G clair et assistant d’hivernage avec journal de maintenance. Enfin, un châssis affiné et une largeur de coupe mieux dimensionnée pourraient transformer l’essai… si le rendement reste à la hauteur.

Et du coup, c’est pour quand ?

Anthbot a calé sa montée en puissance 2026 autour d’une campagne Early Bird déjà active, avec un premier jalon très clair : sur la boutique EU, la marque indique que les coupons M5/M9 seront utilisables du 24 février au 2 mars 2026, tandis que la rédemption des autres nouveaux modèles (dont la série N) démarre en avril. Autrement dit : les M5/M9 devraient arriver en premier, et les N8/N8 LiDAR suivre dans la foulée du printemps.

Avant le lancement, Anthbot pousse trois leviers : un coupon à 1 € (remboursé s’il n’est pas utilisé), une loterie réservée aux nouveaux inscrits (période du 6 janvier au 5 février 2026) et un programme de parrainage. Si vous voulez suivre le dossier de près ou simplement sécuriser un éventuel prix de lancement, c’est clairement maintenant que ça se joue, directement via leur boutique, aussi bien sur la série M que pour la série N !

Husqvarna va sortir 4 nouveaux robots-tondeuses dopés à l’IA en 2026 !

12 décembre 2025 à 11:13
Husqvarna Automower NERA

Printemps 2026 : la guerre des robots-tondeuses aura bel et bien lieu. Husqvarna a déjà composé ses rangs avec quatre modèles milieu et haut-de-gamme. Ces champions, baptisés Automower® NERA (405VE, 410VE, 430V, 450V), montent d’un cran les exigences de sécurité, de fonctionnalités et de précision.

Il y a peu, nous avons testé l’Automower NERA 405XE. Ce modèle datait de 2023, et appartenait à la première gamme de robots-tondeuses sans fil Husqvarna adressée à des particuliers. Nous avons salué la prestation d’un appareil sérieux, dont nous avons cependant critiqué quelques lacunes en matière de fonctionnalités et de navigation, laquelle pouvait observer quelques oublis, comparé aux fers de lance de Mammotion ou de Segway. En somme, le leader mondial d’aménagement des jardins (3,5 millions de clients dans le monde) doit désormais faire face à une féroce concurrence chinoise et américaine.

Husqvarna à l'hôtel Marignan
Nous étions aux premières loges pour la présentation à Paris ce 10 décembre 2025 sur le toit de l’hôtel Marignan ! ©Meilleure-Innovation

Cependant, la marque suédoise, créé en 1689, peut compter sur ses trente ans d’expertise en robots-tondeuses domestiques et professionnelles (tous fabriqués en Angleterre) pour rebondir et préparer une riposte alignée avec les exigences d’un marché en plein essor : terrains vastes et complexes, enjeux écologiques, expérience utilisateur affinée, rapport qualité/prix agressif chez d’autres acteurs montants. Voici, en quelques lignes, la réponse que prépare Husqvarna pour rester dans le top !

Les premières caractéristiques techniques disponibles

Modèle AutomowerSurface max conseillée Pente maxHauteur de coupeMotifs de tonte (systématique)EdgeCutPrix TTC
Automower 405VE900 m² (al : 600 m²)30 %20–55 mmBandes, damiers, trianglesOui2 649 €
Automower 410VE1 500 m² (al : 1 000 m²)30 %20–55 mmBandes, damiers, trianglesOui3 099 €
Automower 430V4 800 m² (al : 3 200 m²)50 %20–60 mmBandes, damiers, trianglesNon4 249 €
Automower 450V7 500 m² (al : 5 000 m²)50 %20–60 mmBandes, damiers, trianglesNon5 449 €
La surface maximum conseillée convient à la tonte systématique. Les valeurs sont réduites pour la tonte aléatoire (entre parenthèses).

Vous reprendrez bien un petit peu d’IA ?

Le paradoxe actuel des robots du secteur électro-ménager est que leur automatisation nécessite souvent une intervention attentive de l’utilisateur qui doit effectuer une configuration avancée pour obtenir une tonte personnalisée, sans erreurs. Husqvarna cherche à alléger la tâche dévolue à l’humain en dotant chaque nouveau robot une technologie de vision IA. Ce regard artificiel a pour mission d’aider les Automowers à percevoir leur environnement en temps réel et d’adapter leur comportement en conséquence. Ils peuvent ainsi éviter la plupart des obstacles que l’on trouve sur les terrains domestiques : jouets, enfants, animaux, tuyau d’arrosage, etc.

©Husqvarna insiste beaucoup sur la sécurité afin de garantir une véritable autonomie à ses utilisateurs.

La vision assistée par intelligence artificielle est complétée par une caméra infrarouge, laquelle pourrait réhabiliter la tonte nocturne. L’appareil saura faire la différence entre un être vivant (hérisson, couleuvre, oiseau, chat, souris, etc.) et un obstacle inanimé. Il adaptera ainsi sa trajectoire, en laissant une marge de 60 cm pour les animaux qu’il croise, et entre 10 et 15 cm pour les objets.

Nota Bene : pour garantir votre confidentialité, les images capturées sont traitées uniquement dans la tondeuse. Elles n’ont donc jamais besoin d’être stockées ou partagées. Seules certaines données transmises seront hébergées en Europe, conformément à la législation en vigueur. 

La technologie EPOS pour les flemmards minutieux

Auteur du tout premier robot sans fil périmétrique en 2020 avec l’Automower® 550 EPOS, Husqvarna veut réaffirmer son statut de pionnier dans la tonte sans fil. C’est pourquoi son dispositif de vision IA sera associé à la technologie sans fil Husqvarna EPOS™, afin d’assurer des cycles de tonte sans interruption, y compris dans les zones où la réception satellite est limitée. Mieux encore : la station de référence ne sera plus obligatoire pour activer un robot-tondeuse Automower !

En 2023, chez Husqvarna, nous réalisions 80% d’installations filaires de robots, contre 20% sans fil. Aujourd’hui, nous sommes proches des 70% d’installations sans fil et nous prévoyons que ce taux atteindra 80% en 2026.

Maxime Tolila, Chef de marché Automower®.

Une fonctionnalité de tonte aléatoire suffira pour un rendu homogène, mais vous pourrez également demander une esthétique plus aboutie avec des motifs tels que des bandes, des damiers ou des triangles. Bien sûr, les cartes seront modifiables à loisir depuis l’application Automower® Connect (iOS et Android) en ajoutant des zones d’exclusion temporaires ou définitives.

Automower NERA sur grand terrain (motifs quadrillés)
Pour acquérir la maison et les 7500 m2 de terrain, il y aura un supplément… ©Husqvarna

Cela dit, “sans station de référence” ne veut pas dire “sans contraintes”. Husqvarna précise que l’EPOS via le Cloud implique une connexion internet constante (via 4G/Wi-Fi selon la configuration) pour fonctionner correctement. Et surtout, la précision annoncée n’est pas identique : Husqvarna indique typiquement < 5 cm via Cloud, contre < 2 cm avec une station de référence locale — et recommande cette solution (ou un câble périphérique) si l’on recherche une finition de bordure EdgeCut la plus nette possible.

Surfaces, pentes et usages : quel modèle pour quel jardin ?

Husqvarna segmente très clairement sa gamme 2026 : deux modèles pour les jardins moyens, et deux pour les grandes propriétés. Les capacités annoncées ci-dessous sont données en tonte systématique (c’est important, car la capacité peut être plus faible en tonte aléatoire).

Automower 405VE et 410VE : jardins jusqu’à 900 / 1 500 m²

Pensés pour les terrains “classiques” de taille moyenne, les 405VE et 410VE misent sur une expérience plus confortable au quotidien : en plus de la vision IA pour éviter les obstacles, ils intègrent la fonction EdgeCut, utile pour réduire le temps passé à reprendre les bordures au coupe-bordures. Ils acceptent des pentes jusqu’à 30 %, avec une hauteur de coupe réglable de 20 à 55 mm, et une connectivité complète (4G, Wi-Fi, Bluetooth).

huqvarna Automower 410VE vu de près
Pour celui-ci, on retrouve la même DA que pour l’Automower NERA 405XE, mais en blanc cassé ©Meilleure-Innovation

Nota Bene : en tonte aléatoire, la capacité annoncée baisse (ex. valeurs parfois listées par des revendeurs), ce qui peut compter si l’on vise une tonte quotidienne sur une grande surface.

Automower 430V et 450V : grands terrains jusqu’à 4 800 / 7 500 m²

Les 430V et 450V montent clairement d’un cran : on vise ici des jardins plus vastes, parfois plus exigeants, avec des pentes annoncées jusqu’à 50 % et une hauteur de coupe de 20 à 60 mm. On retrouve la vision IA (dont vision nocturne infrarouge), la gestion avancée des zones, et la connectivité 4G / Wi-Fi / Bluetooth.

Automower 430V et 450V dans l'herbe au repos
Un modèle aplati avec une meilleure largeur de coupe ! ©Husqvarna

Sur le papier, ce sont les modèles à privilégier dès que la surface grimpe, ou dès qu’on veut une marge de sécurité sur la capacité de tonte.

Rendez-vous en février 2026 : Husqvarna prévoit la disponibilité des nouveaux Automower 405VE, 410VE, 430V et 450V, avec une arrivée en magasin attendue aux tarifs annoncés. D’ici là, on gardera un œil sur les premières prises en main, notamment sur la vision IA (évitage réel des obstacles) et sur le comportement EPOS via Cloud selon la couverture réseau du jardin !

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