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Maytronics passe à l’offensive : Dolphin EON, prix serré pour casser le match des robots-piscines premium !

13 février 2026 à 18:10
Dolphin Eon 120 D Maytronics

Maytronics, maison historique du robot de piscine (marque Dolphin), n’a plus le luxe d’être seul en haut de l’affiche. Le sans-fil a ouvert la porte à une nouvelle vague d’acteurs très offensifs (Aiper, Beatbot et consorts) qui bousculent les repères. Avec le Dolphin EON, Maytronics montre qu’il a encore de la ressource et qu’il compte frapper fort pour reprendre l’initiative sur le premium !

Maytronics a bâti sa réputation avec Dolphin, parmi les tout premiers robots nettoyeurs commercialisés, jusqu’à devenir une référence mondiale des solutions d’entretien de piscine (robots, sécurité, traitement de l’eau). Porté par la vague d’équipement des années 2010-2021, le groupe a longtemps profité d’un réseau de revendeurs dense et d’une image de fiabilité. Mais le retour à un marché plus normalisé a durci le jeu, et l’arrivée de challengers du sans-fil a mis la pression sur les prix. En 2024, ses revenus reculent (-13,9 %), notamment sur les robots résidentiels (-20,9 %). En France, la filiale MG International affiche aussi un CA 2024 de 59,6 M€ (-15 %).

Dolphin EON 120 D qui rentre dans l'eau
© Maytronics qui sort la tête de l’eau pour se remettre dans le bain (oui elle est alambiquée, celle-là)…

Pour reprendre l’initiative, Maytronics sort l’artillerie lourde avec Dolphin EON, une nouvelle gamme sans fil pensée pour les bassins “modernes” (marches larges, banquettes, plages immergées), y compris en très faible profondeur. La marque met en avant des jets qui soulèvent et orientent le robot pour franchir les marches, et une navigation SmartMap censée optimiser la couverture. Le modèle EON 120d (1199 €, 3 ans) ajoute la filtration DebrisLock “auto-backwash” pour limiter le relargage et réduire la corvée de filtres. Vous voulez en savoir plus ? Nous aussi !

Dolphin EON 120d : la version premium qui vise les zones impossibles (dès 20 cm d’eau)

Avec le Dolphin EON 120d, Maytronics veut clairement remettre les pendules à l’heure sur le segment sans-fil premium : un robot annoncé capable de nettoyer des zones avec seulement 20 cm d’eau, là où beaucoup de modèles deviennent imprécis, voire inutiles, dès qu’une plage immergée, une banquette ou de larges marches entrent en jeu. Ainsi, Maytronics clame sa capacité à couvrir tout le bassin (fond, parois, ligne d’eau, rebords, marches), là où la plupart de nos tests ont échoué à ce jour !

EON 120d sur marches d'escaliers
Le Dolphin EON 120 D devrait être capable de nettoyer dans les endroits difficiles comme celui-ci… © Maytronics

Pour lancer sa domination, Dolphin EON 120d est équipé de la technologie JetIQ, une logique de jets censée aider le robot à se réorienter, franchir les marches et mieux épouser les formes. Ensuite une navigation SmartMap, présentée comme plus adaptative, pour limiter les zones oubliées et optimiser le temps passé là où il faut.

EON 120d avec filtre
Un système de filtration que nous ne demandons qu’à tester au plus vite ! © Maytronics

Mais le vrai marqueur du 120d, c’est sa promesse “anti-corvée” : une filtration ultra-fine de 50 microns (µm) associée à DebrisLock, un système pensé pour éviter le relargage et réduire la fréquence de nettoyage manuel, avec l’idée d’une eau plus nette “visiblement”, et d’un entretien simplifié au fil de la saison. Le tout se pilote via l’application Maytronics One (programmation, suivi, alertes/diagnostic), avec une autonomie annoncée pouvant grimper jusqu’à 4h30 selon le mode, pour des piscines jusqu’à 15 m, et une garantie 3 ans.

Dolphin EON 100 : l’entrée de gamme “offensive” qui conserve l’ADN EON

Plus accessible, le Dolphin EON 100 se présente comme la porte d’entrée de la gamme, avec une promesse simple : garder l’essentiel de l’expérience EON sans basculer dans le tarif du modèle vitrine.

EON 100d sur faible profondeur
« Pourvu qu’ils n’en profitent pas pour m’assigner au pédiluve… » © Maytronics

Affiché à 899 € avec 2 ans de garantie, il vise les piscines jusqu’à 15 m et annonce un nettoyage complet jusqu’à 2h30 (avec plusieurs durées de cycles), pilotable via la même application, pour programmer, suivre la batterie, consulter la température de l’eau et accéder aux fonctions d’assistance/diagnostic.

EON 100d sur marches d'escaliers
Tombera, tombera pas… © Maytronics

Maytronics insiste là encore sur sa capacité à s’attaquer aux zones qui font dérailler beaucoup de robots : marches, banquettes, coins et même zones peu profondes dès 20 cm d’eau, avec une navigation SmartMap censée adapter les trajets à la forme du bassin. En fait, la différence avec l’EON 120d se joue surtout sur la partie filtration : ici, on reste sur un filtre monobloc 70 microns, mais sans le système DebrisLock.

Prix & concurrence : un positionnement offensif… à confirmer face à Aiper et Beatbot

À 1 199 €, le Dolphin EON 120d a un positionnement assez offensif, surtout face à Beatbot, qui se veut redoutable sur le très haut de gamme, avec un AquaSense Pro affiché en Europe entre 1 499 € et 2 499 € selon les offres. À budget comparable, on peut en revanche croiser des Beatbot AquaSense 2 annoncés autour de 1 199 € chez certains revendeurs. Côté Aiper, l’équation est différente : un Scuba S1 Pro se trouve fréquemment sous les 1 000 €, donc l’EON 120d doit justifier l’écart par ses promesses premium.

Cela dit, impossible de trancher le rapport qualité/prix sans tests… et sans les prix Europe de la nouvelle gamme Beatbot SORA : le Sora 70 vient d’être annoncé à 1 499 $ MSRP aux États-Unis, ce qui peut rebattre les cartes selon conversion et positionnement réel chez nous.

Dolphin EON : une vraie promesse premium… qu’on attend au tournant

Vu d’ici, Dolphin EON a tout d’une offensive bien calibrée : un sans-fil premium capable de cibler les zones qui fâchent avec une promesse très forte : fonctionner dès 20 cm d’eau. Notre attente, désormais, est simple : vérifier que cette capacité est utile au quotidien, et que la filtration (surtout sur l’EON 120d avec DebrisLock) tient ses promesses sur les poussières fines et la réduction de maintenance.

Quoi qu’il en soit, Maytronics annonce une arrivée à partir de mars 2026 via les revendeurs agréés, avec des prix publics conseillés de 899 € (EON 100, garantie 2 ans) et 1 199 € (EON 120d, garantie 3 ans).

Si ces promesses se confirment en conditions réelles, l’EON pourrait devenir l’un des nouveaux repères du premium “utile” et un vrai casse-tête pour la concurrence. Et vous ? Pensez-vous de Dolphin va damer le pion à Beatbot et Aiper ? Ou préférez-vous l’une de ces deux autres marques ?

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Ecovacs Ultramarine P1 : et si leur premier robot piscine était enfin le vrai nettoyeur intelligent tant attendu ?

10 février 2026 à 17:30
Ecovacs Ultramarine P1

Dévoilé une première fois au CES 2026, puis officiellement présenté ce jour à Barcelone lors de son événement de lancement européen, ECOVACS s’attaque pour la première fois au robot piscine avec ULTRAMARINE. Un terrain exigeant, où la concurrence ne laisse aucune place aux gadgets. La marque justifie son ambition avec une logique de robot moderne, capable de raisonner sa trajectoire et d’être piloté comme un appareil du quotidien.

Ultramarine P1 au fond d'une piscine
© Ecovacs semble vouloir proposer un robot particulièrement léger et mobile…

Depuis deux ans, ECOVACS ne se contente plus d’itérer sur ses robots ménagers : la marque accélère sur une robotique de service beaucoup plus large, avec l’idée de couvrir davantage de “scènes” du quotidien, et pas seulement le nettoyage des sols, du gazon ou des vitres. Ce discours prend une forme très concrète avec ULTRAMARINE, comme un nouveau chapitre d’une stratégie qui vise à étendre la robotique à la maison… et à ses abords.

Dans ce cadre, l’ULTRAMARINE P1 ne mise pas sur un effet de manche, mais sur des promesses “ingénierie” bien senties : une aspiration annoncée à 4800 GPH (18m3/h), une navigation SmartNavi assistée par IMU pour rendre le parcours plus cohérent, et un canal S-flow anti-clog pensé pour limiter ces interruptions qui gâchent l’expérience dès que les débris s’accumulent. À cela, ECOVACS ajoute un discours appuyé sur la durabilité (IP68, cœur inox 316), peut-être afin de rappeler qu’un bon appareil se doit surtout de tenir dans le temps… Voici nos premières impressions !

Keynote de lancement du Ecovacs Ultramarine P1 à Barcelone © Meilleure-Innovation

La stratégie “whole-home robotics” d’ECOVACS est en marche…

ULTRAMARINE n’arrive pas comme un produit isolé, mais comme une pièce de plus dans une mécanique déjà enclenchée. ECOVACS a martelé sa vision d’une robotique de service capable de couvrir plusieurs “scénarios” domestiques avec la même application mobile (du sol aux vitres, de la pelouse à la piscine) avec, en toile de fond, l’idée d’un écosystème cohérent plutôt qu’un catalogue dispersé.

Dans cette logique, le robot piscine a un sens évident : c’est un besoin saisonnier, exigeant, et “premium” dans l’usage… donc un terrain parfait pour démontrer ce que l’on sait faire en dehors du nettoyage intérieur.

Une navigation “raisonnée” : ce que SmartNavi change sous l’eau

Dans une piscine, la navigation est un véritable casse-tête : pas de GPS, des parois qui font patiner, une eau plus ou moins chargée, et des trajectoires qui peuvent vite tourner à la loterie (ça a pu être le cas dans nos nombreux tests de produits 2025 même avec des acteurs très prisés !). C’est précisément là qu’ECOVACS place l’innovation phare de l’ULTRAMARINE P1 avec SmartNavi Intelligent Path Optimization, annoncé comme un pilotage basé sur une navigation IMU (centrale inertielle).

Concrètement, une IMU mesure les accélérations et les rotations : elle permet au robot d’estimer son déplacement et son orientation, même quand les repères extérieurs sont pauvres. Sur la page officielle du produit, la marque décrit ainsi un nettoyage “avec précision”, via des trajets plus efficaces pour viser une couverture complète. Un article français va plus loin en évoquant SmartNavi 2.0 et une “fusion multi-capteurs” (sans toutefois détailler lesquels).

Ecovacs Ultramarine P1 et application
Serait-il pilotable même sous l’eau ? (rien n’est moins sûr, hélas)… © Ecovacs

À cette brique “cerveau” s’ajoute une brique “corps” : le P1 est annoncé avec 5,5 cm de franchissement, et les visuels montrent des chenilles asymétriques (grandes roues à l’avant, plus petites à l’arrière), un choix qui peut aider à conserver de l’adhérence et à mieux négocier les ruptures de niveau. Enfin, la marque revendique une capacité à s’adapter aux formes et zones du bassin les plus litigieuses !

Nota bene : aucune démonstration du produit n’a malheureusement été proposée, empêchant d’évaluer concrètement son principal argument différenciant, à savoir la navigation. Reste donc à vérifier si ce robot piscine connecté, positionné sur l’entrée de gamme à 549 €, sera en mesure de rivaliser avec une concurrence déjà bien installée.

Undesign élégant et premium
Le port de chargement.
On regrette l’absence d’une 2ème ouverture par le bas du panier.
Le double système de filtration
Découverte du UltraMarine P1 à Barcelone © Meilleure-Innovation

L’anti-bouchage : S-flow préserve le débit en dépit des débris !

Au gré des saisons, il arrive qu’un paquet de feuilles, des aiguilles de pin ou une poignée de débris finissent par étrangler l’aspiration. La performance devient irrégulière, le robot insiste au mauvais endroit, et l’on se retrouve à interrompre le cycle pour vider et rincer.

Ecovacs Ultramarine P1 aspiration des débris sous l'eau
Le P1 en action © Ecovacs

Sur le P1, ECOVACS met en avant un canal S-flow “anti-clog” : la marque explique qu’un moteur haute performance et ce conduit optimisé “travaillent en tandem” pour maintenir une aspiration élevée et régulière. En clair, l’idée n’est pas seulement d’annoncer de la puissance, mais de faire en sorte que cette puissance reste exploitable le plus longtemps possible.

Nota Bene : ECOVACS ne documente pas encore les données qui permettent d’anticiper la réalité du “zéro bouchage” (volume du panier, finesse de filtration, comportement sur débris mixtes).

Spécifications disponibles et durabilité : une fiche encore incomplète, mais un message très “terrain”

Pour l’instant, l’ULTRAMARINE P1 ne fait valoir que quelques éléments clés :

  • Aspiration : 4800 GPH (“UltraPure Suction”)
  • Couverture large (fond, parois, ligne d’eau, plateformes, pentes)
  • Cœur inox 316 anticorrosion
  • Franchissement : 5,5 cm
  • Etanchéité IP68

Le segment des robots-piscines sanctionne vite : pannes, usure accélérée, pièces introuvables, SAV qui s’éternise… le milieu aquatique, ça ne pardonne pas, et la réputation non plus ! C’est probablement pour cela qu’ECOVACS a choisi, dès l’annonce, de parler autant de durabilité (IP68, cœur inox 316, coque “marine-grade”) que de “smart” et de performance.

Bien sûr, il nous manque encore bien des éléments pour parachever le portrait de cet appareil : autonomie réelle (la marque parle d’“Extended Runtime”, sans durée), temps de charge, finesse de filtration, volume du panier, surface de bassin conseillée, poids et détails de garantie, entre autres !

Notre avis à chaud sur l’Ultramarine P1…

La navigation et les capacités de franchissement traduisent un robot pensé pour maintenir une trajectoire stable et logique, en évitant les déplacements aléatoires qui nuisent à l’efficacité, tandis que sa puissance, particulièrement solide pour cette gamme de prix, lui permet d’assurer une aspiration constante et efficace, y compris face aux saletés plus tenaces et aux zones difficiles du bassin. En parallèle, ECOVACS insiste sur la qualité de fabrication et la durabilité (IP68, cœur inox 316, coque “marine-grade”, …), comme si la première victoire à décrocher était la longévité. Un angle pertinent, parce qu’un robot piscine, c’est tout de même cher. Reste désormais à vérifier, lors de notre futur test, si les promesses annoncées se traduisent réellement dans les faits.

Prix et disponibilité

L’ULTRAMARINE P1 sera commercialisé à partir du 19 mars, avec un prix de lancement fixé à 549 €.

Et vous ? Feriez-vous confiance à un premier robot-piscine venant d’une marque comme Ecovacs ? Avez-vous commencé à bâtir votre propre écosystème domotique ? Sinon, une marque telle qu’Ecovacs pourrait-elle prétendre à satisfaire vos ambitions de maison connectée ?

Beatbot Sora 70 : un seul robot pour un nettoyage intégral de la piscine (même les marches)

6 mars 2026 à 14:55
Sora 70 Beatbot

Avec la Sora 70, Beatbot ouvre un nouveau chapitre avec la Sora Series, une gamme pensée pour l’entretien quotidien dans un format plus accessible. On vise un nettoyage complet avec un seul robot : surface, parois, ligne d’eau, fond et zones peu profondes. Autonome jusqu’à 5 h, doté d’un bac 6 L et d’une navigation ultrasonique, il est disponible dès aujourd’hui à 1 499 € (et même moins avec un code promo disponible à la fin de l’article).

Beatbot fait partie de ces nouveaux acteurs qui ont bousculé le marché du robot-piscine en misant d’emblée sur le haut de gamme, avec une approche très “tech” (R&D omniprésente, design soigné et un portefeuille de brevets revendiqué comme massif par la marque). Après une première vague de produits autour de la gamme AquaSense lancée en 2024, Beatbot a rapidement étoffé son catalogue et son écosystème. Chez Meilleure-Innovation, on suit cette montée en puissance de près : nous avons déjà testé l’AquaSense 2 Ultra (un modèle très ambitieux sur la couverture et l’autonomie) ainsi que l’iSkim Ultra, dédié au nettoyage de surface.

Beatbot Sora 70 posé
Pas forcément très doué pour la salutation au soleil mais ce n’est pas grave… ©Beatbot

Avec le Beatbot Sora 70, la marque veut gérer toute la piscine avec un seul robot : surface, parois, ligne d’eau et fond, sans accessoires à ajouter ni manipulations entre deux cycles. Deux éléments intriguent particulièrement : sa technologie JetPulse™ à double jet, annoncée pour guider les débris flottants vers l’aspiration au lieu de les repousser, et son approche des zones peu profondes comme les marches ou les plages immergées… On fait les présentations !

Caractéristique TechniquesSora 70
Dimensions434 × 430 × 285 mm
Poids net10,4 kg
Surface de piscine couvertejusqu’à 300 m²
Zones de nettoyage surface, parois, ligne d’eau, fond, plateformes
Profondeur d’eau minimale20 cm
Évitement des obstacles / navigationSonicSense™ (capteurs ultrasoniques)
Puissance d’aspiration6 800 GPH
Batterie10 000 mAh
AutonomieFond, mode ECO : jusqu’à 5 h
Surface : jusqu’à 7 h
Capacité du bac à débris6 L
Filtration150 µm (+ possibilité d’un filtre 3 µm)
Étanchéité / protectionIP68
Prix public conseillé1 499 €
beatbot sora 70 violet
beatbot sora 70 violet 2
beatbot sora 70 bleu
beatbot sora 70 bleu 2

Beatbot Sora 70 : la promesse d’un robot piscine “tout-en-un” accessible

Beatbot annonce une couverture en cinq zones, à savoir surface, parois, ligne d’eau, fond et plateformes/zone peu profonde, avec une prise en charge des marches et plages immergées dès 20 cm d’eau, à condition que la zone fasse au moins 1 m × 1 m. Beatbot distingue d’ailleurs deux logiques de cycle : en mode Pro, le Sora 70 effectue un tour complet des cinq zones ; en mode Standard, il nettoie tout sauf la surface sur un cycle.

Beatbot Sora 70 sur parois
Un nettoyage des parois assez net ? ©Beatbot

Dans notre test, l’AquaSense 2 Ultra nous avait déjà montré la vision Beatbot du robot piscine 5-en-1, mais avec une philosophie nettement plus “premium-tech” : cartographie par caméra IA, détection de débris par IA, brosses latérales et contrôle à distance pour la surface, sans oublier la clarification naturelle ClearWater™. Sauf que le prix s’envole à 3 199 € (et 2 199 € pour la version pro).

Le Sora 70 semble servir d’alternative plus “passe-partout” que l’AquaSense 2 Ultra : plus compact et plus léger (10,4 kg contre 13,2 kg). Il profite du même système de retour automatique en surface et au dispositif SmartDrain™ qui évacue l’eau interne pour faciliter la sortie du bassin. En revanche, il ne reprend pas le système de clarification ClearWater™ intégré. On reste sur un nettoyage mécanique, avec au mieux la possibilité d’opter pour un filtre plus fin en accessoire, mais sans “clarifiant automatique” embarqué.

Technologies clés : JetPulse™, Surface Parking et SonicSense™ à la loupe

Nettoyer la surface est souvent le point faible des robots “tout-en-un” : les débris flottants bougent vite, se dispersent au moindre remous, et beaucoup d’appareils ont tendance à les pousser plutôt qu’à les capturer. C’est pourquoi Beatbot met en avant JetPulse™, une technologie à double jet censée créer un flux qui ramène activement les saletés vers la bouche d’aspiration. Beatbot en fait une fonctionnalité centrale de la Sora Series, dans la parfaite continuité d’un produit comme l’iSkim Ultra ! On espère constater une collecte améliorée des feuilles insectes et pollen, même quand le bassin est chargé, ou que les conditions se corsent : vent, débris très légers, zones exposées aux remous, ou encore accumulation le long des margelles.

Beatbot Sora 70 sur la surface
Oh, une grosse carpe violette ! Ah non c’est ©Beatbot…

Quant à SonicSense™, c’est un système d’évitement basé sur des capteurs ultrasoniques. Son rôle sera de limiter les bloquages, les hésitations sur les pentes, la mauvaise lecture des transitions ou d’éventuels chocs contre des éléments du bassin. SonicSense™ sert aussi à reconnaître la hauteur des plateformes et à adapter le comportement du robot, afin de traiter les zones peu profondes comme de vraies zones de nettoyage plutôt que comme des cas “à part”.

Enfin, Sora 70 met en avant un stationnement intelligent en surface : en fin de cycle, le robot remonte/se positionne pour être récupéré plus facilement. C’est un détail qui compte au quotidien, surtout quand on veut un robot “simple” à utiliser : moins de manipulations, moins de contraintes, et une sortie qui se fait sans chercher le robot au fond.

Beatbot Sora 70 en position parking
« On sort de l’eau pour un petit tête-à-tête ? » ©Beatbot

En principe, on pourra s’y fier, puisque l’AquaSense 2 Ultra intégrait déjà la double fonction Smart Return et Smart Drain.

En somme, nous avons ici trois promesses complémentaires… et autant de points décisifs pour juger si le Sora 70 tient sa promesse de robot vraiment autonome !

Une offre de lancement qui va faire du bruit pour un robot premium

Sur le plan de l’autonomie, Beatbot annonce une base solide : batterie de 10 000 mAh et jusqu’à 5 heures en nettoyage du fond (mode ECO). Pour la surface, la marque monte même jusqu’à 7 heures, logique puisque l’effort demandé n’est pas le même qu’un cycle complet avec parois et ligne d’eau. Le Sora 70 devrait donc pouvoir enchaîner un vrai entretien “de routine” sans recharger tous les deux jours, surtout en période de forte chute de pollen ou de feuilles. On peut également compter sur un bac à débris de 6 L, afin d’éviter au maximum les vidages en cours de cycle.

Beatbot Sora 70 récupération
Il a l’air particulièrement compact… ©Beatbot

Par ailleurs, l’application promet 5 modes, un suivi complet (niveau de batterie, historique, alertes), un contrôle à distance du nettoyage de surface, ainsi que des mises à jour OTA pour faire évoluer le robot dans le temps. Et si besoin, le Sora 70 reste utilisable sans téléphone, grâce à des commandes directement accessibles sur l’appareil !

Beatbot Sora 70 et famille
Les ballons violets ne sont pas inclus… ©Beatbot

Sur la page officielle française, Beatbot place clairement Sora 70 comme une réponse “entretien quotidien” : JetPulse™ pour renforcer le nettoyage de surface, couverture complète avec plateformes, et stationnement en surface pour simplifier la récupération !

Le Sora 70 est annoncé à 1 499 €, avec une offre de lancement : du 6 au 22 mars 2026, le code promo BBSora 70 donne –150 € (–10 %) sur le site officiel Beatbot et sur Amazon ! Restent à voir les tarifs, l’efficacité, la navigation et l’entretien, sur lesquels il est encore difficile de spéculer à l’heure actuelle. Nous le testerons d’ici peu !

Aiper Scuba V3 au CES 2026 : l’“IA cognitive” arrive sur toute une gamme, avec un V3 Ultra 6-en-1 primé

9 janvier 2026 à 17:00
Scuba V3 Aiper

Au CES 2026, le marché du robot de piscine se joue aussi à coups d’écosystèmes et de trophées : pendant que Beatbot met en avant son AquaSense X, Aiper débarque avec une approche plus large “piscine + jardin” et place la nouvelle série Scuba V3 (V3, V3 Pro et surtout V3 Ultra) au centre de son discours. Le Scuba V3 Ultra est d’ailleurs distingué aux CES Innovation Awards 2026 !

Dans cette bataille pour la première place, Aiper renforce aussi son positionnement “leader” en s’appuyant sur Euromonitor, qui doit lui remettre un certificat l’attestant comme n°1 mondial des robots de piscine intelligents en volume de ventes 2025.

Le cœur du lancement, c’est la “Cognitive AI Powered” : une promesse d’entretien plus set-and-forget, où le robot “observe, interprète, décide, adapte” pour ajuster trajets, fréquence et puissance selon la taille, la forme, l’historique de nettoyage, et même la météo ! Aiper s’appuie donc deux briques principales : AI Navium™ (optimisation des parcours) et AI Patrol Cleaning (logique d’entretien plus autonome). Et c’est sur le V3 Ultra que cette promesse se matérialise le mieux. Pour l’heure, voici ce que nous en savons…

Scuba V3 Ultra : le vaisseau amiral 6-en-1 (toujours plus)

Si Aiper veut prendre l’ascendant face aux nouveaux entrants (Beatbot en tête), le Scuba V3 Ultra est clairement son produit “démonstrateur”, celui qui tord le coup de la charge mentale à grands coups d’IA !

Une couverture plus fine et ambitieuse

Aiper décrit le V3 Ultra comme un robot tout-en-un, capable d’assurer l’entretien “de la surface au fond” au sein d’un seul appareil sans fil. Dans les faits, les descriptions convergent sur quatre zones majeures (fond, parois, ligne d’eau, surface), auxquelles s’ajoutent des scénarios plus spécifiques : nettoyage des zones très peu profondes (annoncé jusqu’à 20 cm) et logique “post-événement” (ex. privilégier la surface après un coup de vent).

Un nouveau modèle de navigation : perception et décision en boucle fermée

Le point intéressant, c’est la manière dont Aiper “instrumente” la promesse IA. La fiche CES parle d’une caméra frontale et d’un pilotage qui ajuste la trajectoire en temps réel, avec un discours très ambitieux autour d’un AI Co-Pilot mêlant cartographie adaptative, reconnaissance et même “satellite imagery”.

Scuba V3 Aiper nettoyage nocturne
Il nettoie même la nuit sans déranger les requins imaginaires de la piscine. ©Aiper

À cette formule encore un peu vague hors du cadre marketing, Aiper ajoute une brique plus concrète : Dual-Camera AI Patrol Cleaning + Navium™, qui s’appuie sur vision, historique et météo locale pour arbitrer quand, où et comment nettoyer, plutôt que d’exécuter des cycles fixes. Et ça, ça peut vraiment pallier des frustrations !

Matériel : puissance, capture de surface, filtration

Aiper annonce 8 500 GPH d’aspiration (soit près de 32 200 L/h) et une filtration double couche jusqu’à 3 microns. Pour la surface, le communiqué mentionne BioClaw™, censé guider activement les débris flottants vers la chambre de collecte, et JellyFloat™ pour éviter les blocages et gérer les zones peu profondes. Ce sont exactement les points qu’on voudra vérifier en test, car ils pourront vraiment faire la différence sur une piscine “réelle”.

Comment Aiper étage sa gamme Scuba V3 ?

À l’instar du Sora 70 de Beatbot, le Scuba V3 joue la carte de l’entretien quotidien : un format annoncé comme compact, avec une navigation “VisionPath™” et surtout un vrai effort sur la ligne d’eau via JetAssist™. Son prix est déjà cadré : 1 099 €, disponibilité annoncée à partir de mars 2026.

Scuba V3 Aiper sorti de l'eau
Le V3 est plutôt compact… ©Aiper

Le Scuba V3 Pro se positionne comme le palier “eau parfaitement limpide”, en ajoutant des briques très orientées efficacité/robustesse (JellyFloat™, Energy-Smart Lift Engine, filtration MicroMesh™ multicouche) et une promesse de nettoyage incluant les zones peu profondes. À ce stade, Aiper parle d’une disponibilité au printemps 2026, sans prix communiqué.

Enfin, nous l’avons vu, le V3 Ultra récupère la vitrine technologique (double caméra, couverture “6-en-1”, surface incluse), et c’est lui qui devra démontrer si l’IA améliore réellement la régularité du résultat… surtout face à l’AquaSense X attendu avec impatience dans nos labos ! En résumé, donc, voilà ce qu’on a :

ModèlePositionnementPoints mis en avantPrix / dispo
Scuba V3“essentiel” IA cognitiveNavium™, VisionPath™, JetAssist (ligne d’eau)1 099 €, mars 2026
Scuba V3 Proauto-optimiséJellyFloat™, lift écoénergétique, filtration MicroMesh multicouchePrix à venir, printemps 2026
Scuba V3 Ultraflagship 6-en-1double caméra, VisionPath 2.0, surface + zones peu profondes, 32 200 L/h2 299 €, printemps 2026

Aiper argumente à sa manière avec une nouvelle méthode de nettoyage

En somme, Aiper tient à renouveler l’approche des robots-piscines : la série Scuba V3 doit adapter ses cycles à la taille et à la forme du bassin, à l’historique de nettoyage, et même aux conditions météo. C’est presque inespéré vu la rigidité que nous avions observée sur les Scuba X1 et X1 Pro Max, malgré les difficultés bien réelles de notre bassin. Il nous paraît évident qu’en affinant la navigation, Aiper vise juste : reste à savoir s’il mettra dans le mille au moment du lancer !

Notre grille de lecture comportera donc quelques points cruciaux, à savoir :

  • la constance de couverture : l’IA produit-elle des trajectoires plus stables qu’une bonne navigation “classique” sur bassin complexe ?
  • le traitement des zones peu profondes : est-ce que la bascule surface/fond est fiable, et est-ce que le robot garde de la motricité quand la profondeur baisse ?
  • le système de filtration est-il réellement fin et à l’abri d’éventuels colmatages ? L’accès au panier reste-t-il ergonomique ?
  • quelles plannifications et paramétrages seront désormais possibles sur l’application ?

En tout cas, pas de station en vue côté Aiper, mais cela leur permet de garder un tarif décent sur leur flagship. À ce stade, il est très difficile de prédire si cet essai ambitieux de la marque sur toute une nouvelle gamme a des chances d’être aboutie, sauf à se référer au prix remporté à ce fameux CES 2026. Une affaire à suivre directement dans nos labos !

Sortir un robot piscine sans les mains ? Spino S1 Pro de Mammotion, une première mondiale

8 janvier 2026 à 17:00
Spino S1 avec bras mécanique

Avec le SPINO S1 Pro, Mammotion veut s’attaquer au principal point faible des robots piscine sans fil : la charge… et les “sauvetages” en plein cycle. Son idée est simple sur le papier : un robot capable de revenir tout seul à une station hors bassin et de se recharger automatiquement, sans manipulation.

Connue surtout pour ses robots-tondeuses LUBA et YUKA, Mammotion s’est déjà invitée dans la piscine en 2025 avec le SPINO E1, un premier modèle sans fil pensé pour lancer la marque sur ce segment. Début 2026, le constructeur change d’échelle avec le SPINO S1 Pro : un robot annoncé comme plus autonome, qui vise surtout à supprimer les manipulations et les “sauvetages” en cours de nettoyage.

L’idée du SPINO S1 Pro est d’attaquer deux irritants très concrets des robots piscines sans fil : la recharge et la fiabilité du pilotage. Mammotion annonce un retour automatique vers une station hors bassin avec bras robotisé (pour éviter de sortir le robot à la main), ainsi qu’une connectivité maintenue sous l’eau autour de sa base. Ajoutez une vision IA censée mieux gérer bords, marches et zones sales, et la promesse devient particulièrement ambitieuse…

Quelques spécifications annoncées du Spino S1 Pro

Caractéristique Techniques
Types de nettoyage5-en-1 (Fond, Parois, Ligne d’eau horizontale, Complet et Mode Bord)
Aspiration6800 GPH
Filtrationdouble couche (38 μm + 180 μm)
BatterieNC
AutonomieNC
IA / capteursZonePilot™ AI Vision +   Adaptive Dirt Response
Prix public annoncéNC
C’est encore flou, mais nous mettrons les infos à jour dès que possible !

AutoShoreCharge™ : comment la station est censée supprimer la corvée

On l’a souvent vu lors de nos tests en 2025 : quand le cycle d’un robot-piscine est terminé, il faut récupérer l’appareil encore bien lourd et dégoulinant, puis le poser sur son socle de charge. On doit ensuite le remettre à l’eau. Et quand le robot se bloque ou s’arrête au mauvais endroit, on se retrouve à jouer les sauveteurs au crochet. C’est précisément ce genre de friction que Mammotion dit vouloir effacer avec AutoShoreCharge™.

Le principe, repose sur le scénario suivant : le SPINO S1 Pro termine sa session, revient vers sa base située en bord de bassin, puis s’aligne avec précision pour se présenter correctement à la station. À partir de là, un bras robotisé devrait prendre le relais pour le hisser et le poser sur son socle de charge, sans manipulation manuelle. Un système pour le moins ambitieux que nous avons hâte de mettre en pratique devant un bassin réel !

« Le SPINO S1 Pro reflète notre conviction que la véritable autonomie doit être invisible », déclare Jayden Wei, PDG de MAMMOTION.

À ce titre, la station devra d’abord trouver sa place : margelle suffisamment stable, zone dégagée devant l’accueil, et conditions d’eau compatibles avec un accostage répétable (remous, jets de refoulement, pente, accès). Il y a aussi la question de la sécurité : dès qu’un élément mécanique bouge au bord d’un bassin, on attend une gestion sérieuse des obstacles et des situations imprévues.

Nous sommes très curieux de la régularité de l’amarrage, de la capacité à corriger un éventuel échec, et d’observer le comportement de l’appareil en conditions sous-optimales (station humide, un peu sale, légèrement désaxée, etc.).

Rester connecté sous l’eau : un véritable progrès ?

C’est sans doute la promesse la plus spectaculaire du SPINO S1 Pro… et celle qui mérite le plus de recul. Dans une piscine, l’eau coupe les communications radio : c’est l’une des raisons pour lesquelles la plupart des robots sans fil ne peuvent être suivis en temps réel une fois immergés, livrés à eux-même tant qu’ils sont en plein cycle de nettoyage.

Là où le discours de Mammotion gagne en crédibilité, c’est qu’on a déjà vu une approche voisine chez WYBOT avec le S2 Solar (et sa variante Solar Vision) : le constructeur met en avant une station d’accueil sous-marine qui ne sert pas seulement à recharger, mais aussi de point de relais pour permettre une communication “via la station”, y compris pendant le nettoyage. Autrement dit, l’idée n’est pas farfelue en soi : elle existe déjà sur le marché.

Chez Mammotion, la logique annoncée est similaire : une liaison sous-marine stable autour de la station pour fiabiliser la navigation… et surtout sécuriser le retour au dock. Nous espérons avoir l’occasion d’étudier la portée réelle selon la profondeur et le type d’eau (sel/chlore, turbidité), ce qui reste pilotable dans l’appli pendant un cycle (suivi, commandes, données), et le comportement dès que le robot sort de la zone couverte (continuer “en autonomie”, se mettre en sécurité, ou revenir automatiquement à portée).

Comment l’IA et la vision 360°peuvent faire la différence dans votre piscine ?

Le SPINO S1 Pro dispose d’une vision à 360° combinée à une caméra et à des capteurs (inertiels, distance, pression). Cela permet de repérer plus tôt des éléments qui font dérailler un nettoyage classique (marches, coins, bords, obstacles) et d’éviter les séquences où le robot patine, insiste au mauvais endroit ou zappe une zone. L’autre bénéfice attendu, c’est une couverture mieux gérée : au lieu d’un parcours un peu “aveugle” avec des re-passages inutiles, le robot peut ajuster ses trajectoires et intensifier l’effort là où les débris s’accumulent.

Spino S1 vision 360° et IA
©Mammotion en croisade contre la navigation encore hasardeuse des robots-piscines

Néanmoins, la vision dépend de ce que le robot peut réellement voir. Eau laiteuse, faible luminosité, particules en suspension, parois sombres, ligne d’eau encrassée… autant de situations où la caméra et les algorithmes peuvent perdre en pertinence. Et même avec de bons capteurs, les bassins “tarabiscotés” restent un test sévère : escaliers larges, plage immergée, formes libres, pentes, angles atypiques. C’est typiquement le genre de promesse qu’on se fera un plaisir de décortiquer en labo !

Performances annoncées : le haut-de-gamme en ligne de mire

Sur la fiche technique, Mammotion met en avant un débit d’aspiration pouvant atteindre 6800 GPH (soit environ 25 m³/h), un chiffre impressionnant qui, en théorie, aide sur les situations pénibles : sable fin qui retombe au fond, petits graviers, amas de feuilles qui “pèsent” et demandent du flux pour être décollés. Reste à voir la tenue du débit quand le panier commence à se charger, la capacité à garder une aspiration efficace malgré la résistance du filtre, et la manière dont le robot gère des zones comme la ligne d’eau, où tout se joue plutôt sur l’adhérence, les brosses et la pression exercée.

Spino S1 vu de près
La brosse extérieure fera-t-elle la différence sur les saletés incrustées ? ©Mammotion

Même logique pour la filtration double couche (38 μm + 180 μm) : sur le papier, c’est une bonne approche, parce qu’elle combine rétention des gros débris et capture plus fine. Cela dit, que se passe-t-il dans une eau chargée ? Aurons-nous une notification pour l’entretien ? Le rinçage reste-t-il facile ? Il clair qu’un robot peut avoir une filtration excellente… et devenir pénible si l’entretien est trop fréquent ou trop fastidieux. Et dans ce cas : retour à la case départ en ce qui concerne laspect pratique de l’appareil !

Quoi qu’il en soit, Mammotion insiste sur un ensemble “mécanique” solide : brosses à rouleaux doubles, larges chenilles et quatre moteurs sans balais. C’est peu ou prou ce qu’on attend d’un haut de gamme pour tenir les parois et rester stable dans les transitions (pentes, angles, revêtements plus glissants).

Une promesse « mains libres » encore suspendue aux détails du quotidien

Le SPINO S1 Pro nous intrigue avec sa recharge et le retour à la base sans intervention. Si AutoShoreCharge tient ses promesses et si la connectivité sous l’eau apporte un vrai gain de fiabilité autour de la station, on pourrait avoir l’un des robots les plus “mains libres” du moment. Certes, il s’agit d’une approche que l’on a déjà vue émerger avec des solutions à station, mais jamais poussée aussi loin avec un bras robotisé.

Restent un certain nombre d’inconnues : l’autonomie réelle selon les modes et le temps de recharge, la compatibilité avec les bassins complexes (escaliers, plages immergées, pentes, liner vs carrelage), les contraintes d’installation de la station (surface, tolérances, emplacement), sans oublier le SAV et le coût des pièces d’usure (brosses, filtres, consommables). En somme, va-t-il nous coûter… un bras ?

En test, tout reposera sur trois preuves terrain : un amarrage vraiment fiable, une connectivité utile sous l’eau (pas juste “un statut”), et un nettoyage des bords/ligne d’eau sans comportement erratique.

On vous le dit dès qu’on l’a en bassin : c’est typiquement le genre de robot qui peut changer la routine… voire le marché tout entier ! À voir lequel tient le plus la route entre celui-ci et l’AquaSense X de Beatbot…

Beatbot AquaSense X au CES 2026 : IA, station AstroRinse et nettoyage sans effort

7 janvier 2026 à 17:00
AquaSense X Beatbot

Au CES 2026, Beatbot dévoile l’écosystème Beatbot AquaSense X et décroche une distinction aux CES Innovation Awards 2026. Un grand pas en avant pour les robots-piscines ?

Après avoir conquis le monde sous-marin des bassins professionnels et domestiques, les marques se ruent sur l’un des pans les plus recherchés en robotique : l’autonomie la plus complète possible. Aussi, l’un des fleurons du secteur se devait d’aller creuser l’automatisation d’entretien du robot au même titre que le nettoyage proprement dit. Mais comment alléger la corvée encore davantage qu’en 2025 ?

L’atout révélé cette année consiste en une station innovante pensée comme un “dock” d’entretien, avec en ligne de mire une expérience dock & forget adaptée aux bassins complexes, y compris les plateformes peu profondes annoncées à partir de 35 cm. Allons voir cela d’un peu plus près…

Beatbot AquaSense X : le robot de piscine qui s’auto-entretient

Dévoilé au CES 2026, Beatbot AquaSense X ouvre un nouvel écosystème voué à pousser l’experience d’automatisation depuis le nettoyage du bassin jusqu’à l’entretien du robot lui-même. À l’instar des robots-aspirateurs dont la technologie a déjà pu atteindre une maturité certaine, la station AstroRinse a valu à la marque CES Innovation Awards 2026 Honoree. Bon, mais comment ça marche ?

Filtre autonettoyant AquaSense X
On fait sécher et on a du brun pour le compost ! Elle est pas belle la vie ? © Beatbot

« Les clients nous ont toujours dit que l’entretien du robot après le nettoyage restait un point sensible » Siler Wang, fondateur et PDG de Beatbot.

Une fois le robot posé dessus, elle rince le filtre et vide le bac automatiquement en 3 minutes, puis lance la charge. Elle peut récupérer jusqu’à 22 L de débris dans un un conteneur scellé et un sac jetable pour limiter les manipulations. Cela équivaut à peu près à 2 mois sans vidage.

HybridSense™ AI Vision : l’IA utile, surtout sur la couverture et les zones “pièges”

Mais Beatbot ne s’arrête pas là et continue d’itérer sur son robot déjà premium en lui conférant un système de navigation Beatbot AI 2.0 + HybridSense™ AI Vision, qui combine caméra, infrarouge et ultrasons. Beatbot annonce une reconnaissance portée à 40 types de débris et une perception qui ne se limite plus au fond : la détection s’étend jusqu’à la surface, avec adaptation du cycle et optimisation des trajectoires.

Beatbot Vision Ia HybridSense
Tous les joueurs de Mariokart qui vont québlo sur cette image… © Beatbot

En outre, la marque insiste sur un point qui a pu faire défaut aux générations précédentes : le nettoyage de plateformes avec un minimum de 35 cm d’eau (14″), et même une dimension minimale de plateforme annoncée à 1 m × 1 m.

Quelques spécifications annoncées du AquaSense X

Caractéristique Techniques
Types de nettoyage5-en-1 (surface, ligne d’eau, parois, fond, plateformes + clarification)
Batterie13 400 mAh
Autonomiejusqu’à 10 h (surface), 5 h (fond), 5 h (parois/ligne d’eau) 360 m² par charge
IA / capteursFusion caméra + IR + ultrasons ; 40 types de débris ; 29 capteurs
Capacité station22 L
Commande vocaleGoogle Home / Alexa / Siri
Prix public annoncé4 250 €

Nota Bene : la marque met aussi en avant SmartDrain (remontée en surface puis allègement pour une sortie plus facile), deux LED avant (1500 lux) pour les nettoyages en faible luminosité.

Ce que nous attendons lors de son arrivée au labo

Il est clair que la station est séduisante, mais quelques questions restent en suspens quant à l’usage pratique. Sera-t-elle encombrante ou facile à installer dans le jardin ? Quel entretien devra lui être consacré ? Quelle sera la qualité de filtration ? Quel sera le coût des consommables ? Enfin, quel degré de robustesse et de réparabilité après un usage prolongé ?

Nota Bene : la concurrence est sur le même filon ! Le Wybot S3 propose lui aussi une station d’auto-vidage !

Quant au robot lui-même, nous sommes curieux de voir l’évolution du système de navigation. En effet, jusqu’à aujourd’hui, même les meilleurs robots-piscines manquent encore de rapidité et de précision, que ce soit en fond de bassin ou en mode skimmer. Nous espérons que les fabriquants ne perdent pas de vue cette priorité relativement coûteuse en énergie.

Quoi qu’il en soit, en France, l’AquaSense X est annoncé “à partir du 5 janvier 2026” : un pré-lancement est désormais ouvert avec une disponibilité indiquée au 15 mars 2026, assortie de jalons d’expédition !

Ce robot piscine Aiper noté 5 étoiles par 500 clients atteint son meilleur prix de l’année

19 décembre 2025 à 17:14
Le robot piscine AIPER Scuba S1 est à moins de 450 euros chez Amazon

Le robot piscine AIPER Scuba S1 profite d’une remise de 150€ chez Amazon. C’est l’occasion de profiter d’un robot piscine performant pour moins de 450€ (voir seulement 404€ !).

Vous avez encore des souvenirs difficiles de cet été et du nettoyage chronophage et fatigant de votre piscine ? C’est le moment d’investir dans un robot piscine en profitant de remises proposées en hiver. Vous dépensez moins et dans quelques mois, vous êtes prêt pour profiter d’une piscine toujours propre sans effort.

Et bonne nouvelle, on a trouvé l’offre à ne pas rater pour tous ceux qui cherchent un robot piscine digne de ce nom à prix réduit : l’AIPER Scuba S1 est en ce moment à 449€ chez Amazon, contre 599€ à son lancement. C’est une remise de 25% qui vous permet d’économiser pas moins de 150 euros ET de profiter d’un appareil que vous ne regretterez pas.

aiper scuba s1 amazon

Vous pouvez obtenir -10% supplémentaire avec le code ‘FR6ORJZGMO1H’ qui fait baisser le prix sur Amazon à un tarif historique de seulement 404€ !

Un tarif imbattable pour le robot piscine leader des ventes Amazon

Vous souhaitez un appareil encore un peu plus haut de gamme : Amazon vous propose également le Scuba S1 (version 2025) en promotion à 549€ au lieu de 699€. Par rapport à son petit frère, il propose une filtration ultra fine de 3 microns et une autonomie prolongée de 180 minutes.

Si vous souhaitez comparer les appareils et voir toutes vos options, n’hésitez pas également à vous rendre dans le Top Ventes des robots piscine chez Amazon. Vous pourrez notamment voir que le AIPER Scuba S1 est n°1 des ventes. Vous avez aussi accès à notre sélection des 6 des meilleurs robots piscine sans fil en 2025.

Les atouts du Scuba S1 pour le nettoyage de votre piscine

Premier avantage du Scuba S1 : sa navigation intelligente WavePath 2.0. Il ne se balade pas au hasard dans votre piscine, il sait où il va et optimise son parcours pour couvrir le maximum d’endroit sans repasser trop de fois sur ses pas. Il nettoie donc plus rapidement votre piscine et évite les zones oubliées qui restent sales, même dans les piscines aux formes les plus incongrues.

Le robot piscine AIPER Scuba S1 peut se déplacer sur toutes les matières
© AIPER

Le Scuba S1 est également apprécié pour son système à chenilles. Les roues classiques patinent souvent sous l’eau et peuvent rester coincées. Lui, il peut grimper sur les bords de votre piscine sans problème, monter vos marches, aller dans les angles, etc. Vous avez du carrelage, du béton ou du vinyle ? Il s’accroche à toutes les matières. Et bonus non négligeable : il peut même nettoyer la ligne d’eau, cette zone à la surface de votre piscine que beaucoup de robots d’entrée de gamme ignorent. complètement.

Il propose 4 modes de nettoyage :

  • Le mode Auto, parfait pour un grand nettoyage
  • Le mode Eco pour des sessions de 45 minutes tous les 2 jours pendant une semaine
  • Le mode Sol pour se concentrer uniquement sur le fond
  • Le mode Paroi pour se concentrer sur les parois et cette fameuse ligne d’eau

Enfin, il est doté d’un panier filtrant de 180 microns. Il peut donc aussi bien attraper les feuilles que les petites particules, pour une piscine vraiment propre.

Pour moins de 450 euros, autant vous dire que vous ne trouverez pas mieux sur le marché actuellement. L’AIPER Scuba S1 est n°1 des ventes sur Amazon et bénéficie d’une moyenne de satisfaction de 4,4/5 (dont plus de 500 avis 5/5) et ce n’est pas pour rien. Vous économisez 150€ et vous vous débarrassez à tout jamais de la corvée de nettoyage de votre piscine.

Smorobot : qui est cette marque de robots piscine intelligents qui arrive en Europe ?

4 décembre 2025 à 17:01
Smorobot News

Nous venons de découvrir Smorobot, une jeune marque de robotique pour piscines fondée en 2021 par Henry Pu, expert en vision par ordinateur et ex-ingénieur chez Microsoft. Avec ses robots sans fil dopés à l’IA (TriOptix, TruePath, VisionClean), la marque veut bousculer le nettoyage de piscine. Avant de les tester en conditions réelles, on fait les présentations.

Avec des équipes basées entre la Chine, l’Europe et les États-Unis, la marque Smorobot vient grossir les rangs des acteurs technologiques à suivre sur le marché du nettoyage de piscine. À l’instar de Beatbot ou d’Aiper que l’on trouve dans tous les comparatifs, elle ambitionne de mettre l’intelligence artificielle et la robotique au service du confort des propriétaires comme des professionnels, grâce à des robots sans fil capables de travailler de manière autonome, efficace et fiable. Soutenue par Ecovacs, un partenaire industriel majeur, et un réseau de centres de service en Europe, Smorobot prépare sa prochaine offensive avec une nouvelle génération de robots piscine “intelligents”.

Au cœur de cette démarche, on trouve un savoir-faire issu de la vision par ordinateur et de la robotique avancée. Les technologies maison TriOptix, VisionClean, TruePath ou encore la planification par IA permettent aux robots Smorobot de cartographier le bassin, optimiser leurs trajectoires et adapter leur nettoyage en fonction de la forme de la piscine et des débris à traiter, avec un niveau de précision élevé.

Nota Bene : Smorobot ne démarre pas de zéro. La jeune pousse est soutenue par Ecovacs, poids lourd mondial de la robotique domestique. Sa structure européenne s’appuie notamment sur Stéphane Ledru, vice-président Europe, qui dispose d’une solide expérience dans le domaine de la piscine et du développement commercial. Côté États-Unis, la marque est emmenée par Larry Ruizzo, ancien CEO de Maytronics, autre référence du secteur : de quoi donner un réel crédit aux ambitions de Smorobot.

Une gamme structurée en générations de robots piscine

Depuis 2022, avec l’arrivée de ses premiers robots sans fil sur le marché international, Smorobot s’attache à démocratiser le robot de piscine autonome.

Première génération : séries X et A (à partir de 2022)

On retrouve cette philosophie dès la série A, avec des modèles comme les X1A, A1E,  X1E, pensés pour les piscines hors-sol et les petits bassins enterrés. Au programme : une aspiration jusqu’à 15–18 m³/h, un bac de 3,5 L, deux brosses actives à l’avant et plusieurs modes de nettoyage, dont un mode hebdomadaire / ECO pour un entretien régulier.

Smorobot A1E
Les premiers designs étaient déjà intéressants en 2022 ©Smorobot

Techniquement, ces robots reposent sur des capteurs inertiels (IMU) pour optimiser leur trajectoire, là où d’anciens modèles concurrents fonctionnent encore de manière largement aléatoire. Avec des autonomies de 1,5 à 2,5 heures selon les références, ils couvrent le fond et les parois, parfois même la ligne d’eau sur les modèles supérieurs, tout en restant dans une zone de prix autour de 449 à 549 €. C’est la porte d’entrée dans l’écosystème Smorobot : du sans fil, simple à utiliser, sans câble flottant ni raccord hydraulique. 

Une montée en gamme pour les piscines enterrées de taille moyenne à grande (à partir de 2023–2024)

À partir de 2023–2024, Smorobot commence à viser plus directement les piscines enterrées de petite à grande taille, avec des formes plus complexes : pentes, escaliers, plages immergées, margelles. Cette montée en gamme se traduit par des modèles comme les A20 / X12 ou les L18 / L20, conçus pour des bassins plus volumineux. Ici, la puissance d’aspiration monte à 24 m³/h, la capacité de filtration passe à 4 L, les brosses deviennent doubles à l’avant et à l’arrière, et l’autonomie peut atteindre 4 à 5,5 heures selon les modèles.

Smorobot valor L20
©Smorobot aussi a ses propres modèles « tankys »

Sur le plan de la navigation, ces robots ne se contentent plus de l’IMU : ils ajoutent sonar et laser sur les références les plus évoluées, et bénéficient de la logique de planification TruePath, qui permet de couvrir le bassin de manière structurée. Résultat : moins de zones oubliées, une meilleure gestion des parois, de la ligne d’eau et des pentes, ainsi qu’une capacité accrue à gérer des volumes de débris importants. 

Une génération “Vision” centrée sur l’IA et la précision (dévoilée en 2025)

La génération dite “Vision” est dévoilée au grand public en 2025, notamment lors du CES de Las Vegas, avec des modèles comme les V18, P10 / P10+ ou P20. Ce sont ces robots qui donnent tout son sens à la promesse “AI Robotics for Pools”. Ils combinent caméra, sonar, laser et IMU au sein de l’architecture TriOptix, alimentée par un chipset IA capable de traiter les informations en temps réel. Sur le terrain, cela se traduit par une cartographie 3D du bassin, une meilleure compréhension des formes complexes (escaliers, sundeck, pentes) et une identification visuelle des débris. 

Smorobot dans les escaliers de piscine
©Smorobot va-t-il réussir à nettoyer les escaliers ?

Des technologies comme VisionClean et la planification adaptative par IA permettent au robot de prioriser les zones les plus sales, de moduler sa puissance d’aspiration (jusqu’à 30 m³/h) et d’ajuster sa trajectoire au fur et à mesure du cycle. On ne parle plus simplement de “passer partout”, mais de voir, analyser et décider où insister. Ces modèles, souvent positionnés entre 999 et 1 599 €, ajoutent aussi une couche de services connectés : application mobile complète, statistiques de nettoyage, mises à jour logicielles OTA et, sur certains, fonctions de diagnostic pensées pour faciliter l’après-vente.

Ce que prépare Smorobot pour la saison 2026

Après avoir posé les bases de sa gamme avec la série A, puis monté en puissance vers des robots plus complets pour piscines enterrées et enfin introduit sa génération “Vision” centrée sur l’IA, Smorobot franchit une nouvelle étape avec la collection 2026. Présentée en avant-première à Piscina Barcelona 2025, cette nouvelle gamme a pour objectif de rendre la lecture de l’offre plus lisible, tout en alignant chaque niveau de prix sur un socle technologique bien défini. Les modèles couvrent une plage de prix annoncée entre 449 € et 1 599 €, toujours avec un point commun fort : des robots 100 % sans fil, pensés pour fonctionner en totale autonomie, sans câble ni tuyau à gérer.

La A Series reste la porte d’entrée dans l’univers Smorobot. Elle s’adresse aux piscines hors-sol et aux petits bassins enterrés, avec des modèles comme l’A10, annoncés pour la saison 2026 à partir de 449 €. On y retrouve l’ADN historique de la marque : un robot simple à utiliser, des cycles programmables (notamment en mode hebdomadaire), une filtration généreuse et une application mobile permettant d’ajuster la puissance ou la durée des cycles. 

Smorobot P10 sur socle de charge
©Smorobot utilise un dock de charge comme Aiper ou Beatbot

Au-dessus, la Value Series devient le “sweet spot” pour la majorité des piscines enterrées résidentielles. Elle reprend les bases techniques des modèles intermédiaires de la marque (type L18/L20), avec davantage de puissance d’aspiration, des bacs de 4 L, des autonomies étendues et surtout des technologies de cartographie 3D basées sur sonar et laser. L’idée est d’offrir une couverture structurée du bassin, une meilleure gestion des parois, de la ligne d’eau, des pentes et des escaliers, tout en conservant un positionnement “meilleur rapport techno/prix” face aux concurrents comme Aiper, Wybot ou Dolphin.

Tout en haut, la Premium Series concentre les briques technologiques les plus avancées de Smorobot. Elle reprend l’architecture TriOptix (caméra, sonar, laser, IMU) et les algorithmes VisionClean et TruePath, avec une planification adaptative par IA. Ces robots sont pensés pour les bassins les plus exigeants : grands volumes, formes complexes, forte charge en débris. Ils offrent des débits d’aspiration parmi les plus élevés de la gamme, de longues durées de fonctionnement et une expérience connectée complète : application détaillée, mises à jour logicielles OTA, suivi des historiques de nettoyage et, pour certains modèles, fonctions de self-diagnostic et modules remplaçables pour simplifier la maintenance. C’est à travers cette Premium Series 2026 que Smorobot affirme ses ambitions : rester non seulement un acteur du robot piscine sans fil, mais surtout une marque technologique de référence sur le marché européen.

Smorobot face à la concurrence : Aiper, Wybot, Dolphin, Dreame, Beatbot…

Le marché du robot de piscine sans fil s’est largement densifié ces dernières années, avec des acteurs bien installés comme Dolphin ou Polaris, et des challengers très agressifs comme Aiper, Wybot, Dreame ou Beatbot. Dans ce paysage, Smorobot ne joue pas la carte du prix cassé à tout prix, mais celle du rapport techno / performance / prix, en particulier sur les modèles milieu et haut de gamme.

Sur la puissance et l’autonomie, les modèles Smorobot comme les L18 / L20, V18 ou P10 / P10+ / P20 rivalisent avec – voire dépassent – une bonne partie de la concurrence : jusqu’à 30 m³/h de débit d’aspiration et des autonomies pouvant atteindre 5 à 5,5 heures, là où beaucoup de modèles Aiper, Wybot ou Beatbot tournent plutôt entre 3 et 4 heures sur des gammes de prix similaires. Certains concurrents proposent des bacs de filtration légèrement plus grands (5 à 6 L contre 4 L pour Smorobot), mais Smorobot compense par une double filtration 180 µm + 80 µm et une aspiration soutenue sur la durée.

C’est surtout sur la navigation et l’intelligence embarquée que Smorobot semble se distinguer. Là où de nombreux robots concurrents restent limités à une navigation fondée uniquement sur l’IMU, parfois associée à de l’infrarouge ou du sonar, les modèles Vision de Smorobot combinent caméra, sonar, laser et IMU dans une architecture unifiée (TriOptix) avec des algorithmes TruePath et VisionClean. Quelques modèles premium chez Dreame, Wybot ou Beatbot commencent à intégrer de la vision ou des radars avancés, mais Smorobot pousse plus loin la logique : cartographie structurée, identification visuelle des débris, adaptation de la puissance et des trajectoires en temps réel. Sur le papier, c’est l’une des approches les plus abouties du segment.

Smorobot P10 fonction drainage
Le drainage automatique qui va bien ! ©Smorobot

Enfin, sur l’expérience utilisateur et l’après-vente, Smorobot mise sur un écosystème assez complet : application mobile, mises à jour logicielles OTA, modes hebdomadaires, analyse des historiques de nettoyage et, sur certains modèles, diagnostic intégré et composants amovibles (batterie, moteurs) pour faciliter la maintenance. Là où des marques comme Dolphin ou Polaris restent très solides sur la fiabilité perçue et le réseau de distribution traditionnel, Smorobot apporte une couche logicielle et connectée plus poussée, qui parlera autant aux particuliers technophiles qu’aux professionnels souhaitant gérer un parc de robots avec un minimum d’immobilisation.

Rendez-vous en 2026 ! 

Avec cette feuille de route et cette montée en puissance technologique, Smorobot se présente à nous d’emblée comme une marque à surveiller sur le marché du robot piscine sans fil. Entre la polyvalence annoncée de la Value Series et les promesses d’IA de la Premium Series, nous avons particulièrement hâte de mettre à l’épreuve des modèles comme le P10/P10+ ou le L20, pour vérifier sur le terrain ce que TriOptix, TruePath et VisionClean apportent vraiment au quotidien. Rendez-vous lors de nos prochains tests pour voir si Smorobot tient toutes ses promesses… dans le grand bain !

Aiper EcoSurfer Senti : le nouveau robot skimmer solaire qui nettoie et analyse l’eau de votre piscine

19 janvier 2026 à 20:24
Aiper at Piscina Barcelona 2025

Au CES 2026, Aiper met en avant l’EcoSurfer Senti, un skimmer de surface primé aux Innovation Awards de la CTA. L’appareil est conçu pour empêcher feuilles, pollen et insectes de se décomposer à la surface. Son petit secret ? Il surveille et rend compte de la qualité de l’eau via une application…

Présenté en avant-première à Piscina Barcelona 2025 et promis pour un lancement en janvier 2026, l’EcoSurfer Senti est le prochain gros morceau de la feuille de route Aiper. Le marché a déjà montré l’intérêt de ces robots flottants, comme l’iSkim Ultra de Beatbot que nous avions testé : solaire, connecté, conçu pour tourner longtemps sans surveillance. Mais ces skimmers “premium” restent souvent cantonnés à un nettoyage relativement lent et fastidieux. Avec EcoSurfer Senti, Aiper tente de diversifier les fonctions de ce type d’appareil censé compléter les robots-piscines traditionnels. Et c’est plutôt bien vu !

écosystème Aiper
L’écosystème Aiper s’enrichit et s’améliore ! ©Aiper

EcoSurfer Senti est un robot de surface autonome, solaire, qui utilise caméra et capteurs pour repérer les débris et les collecter dans un panier de 5,5 L. L’application annonce un suivi horaire (pH, chlore, ORP, température), en complément d’un robot de fond/parois. Voyons d’un peu plus près ce qu’Aiper propose à travers ce skimmer dernière génération !

Pourquoi l’EcoSurfer Senti est bien senti ?

Jusqu’ici, les robots-skimmers avaient la fâcheuse habitude d’errer dans le bassin sans véritablement optimiser leur trajectoire, malgré la présence de capteurs. Entre les zones à vide et les blocages ponctuels contre un bord, on était vite tenté de ressortir la vieille perche à épuisette à 15 €.

Aiper promet justement de s’attaquer à ce nerf du problème avec une approche plus “proactive” : l’EcoSurfer Senti s’appuie sur une caméra “IA” et des capteurs optiques pour identifier les débris, et sur un mode de patrouille (“AI Surface Patrol Cleaning”) censé scanner la surface, repérer, décider et agir.

EcoSurfer Senti vu de près et sur le côté
On garde une approche solaire pour une autonomie grandement prolongée. ©Aiper

La marque ajoute un second étage de valeur : la donnée. Là où beaucoup de skimmers se limitent au ramassage, Senti annonce un tableau de bord horaire (pH, chlore, ORP, température), et même un dosage automatisé présenté comme intégré à la logique de “gestion” de l’eau. Une idée tout à fait à propos pour les bassins exposés (arbres, pollen, vent) et pour ceux dont les propriétaires veulent réduire les tests/dosages manuels.

Une autre de ses particularités est de s’appuyer sur l’énergie solaire pour fonctionner : comme les Surfer S1/S2, il est pensé pour rester en action quasiment en continu, sans câble ni recharge systématique.

Qualité de l’eau : du “simple skimmer” à un véritable outil de pilotage

D’après la fiche CES Innovation Awards, l’application Aiper joue le rôle de centre de commande et documente l’état du bassin avec un tableau de bord “temps réel” et des mesures horaires de pH, chlore, ORP et température. L’entretien de l’eau gagne alors un degré de précision chirurgical.

finitions EcoSurfer Senti skimmer Aiper
Le niveau de finition a l’air de bonne qualité ! @thepoolguyml

À cet égard, savez-vous ce qu’est l’ORP ? Oxidation-Reduction Potential, aussi appelé redox, est une tension électrique mesurée en millivolts (mV) par une sonde dans l’eau. Cette tension reflète la tendance de l’eau à oxyder.

Or, dans une piscine, cette capacité d’oxydation est étroitement liée à la capacité de désinfection : plus l’ORP est élevé, plus l’eau est “oxydante” et, en général, plus la désinfection est efficace. Ainsi, quand les ppm mesurent la quantité de chlore, l’ORP exprime « à quel point le chlore (et les autres oxydants) sont efficaces » à un instant T.

L’ORP varie en fonction :

  • du PH : quand le pH monte, c’est signe que le chlore devient moins actif, et l’ORP aura tendance à baisser ;
  • du stabilisant (acide cyanurique) : plus le CYA est élevé, plus l’ORP est bas ;
  • la charge organique : plus il y a de pollution (pollen, crèmes, sueur, feuilles…), plus le chlore est consommé, ce que fait également chuter l’ORP.

En somme, il s’agit d’un outil de mesure complémentaire à recouper avec les autres indicateurs que nous avons évoqués plus haut.

Un dosage automatisé

Rassurez-vous, pas besoin de repasser le baccalauréat de chimie : la marque évoque explicitement une logique de gestion proactive avec dosage automatisé. PR Newswire parle d’une chambre chimique capable de distribuer des agents pH et de stocker des galets de chlore, et certains articles évoquent un système de micro-dosage et/ou des cartouches remplaçables. Sur le papier, on bénéficie d’un skimmer qui gère la qualité de l’eau en autonomie tout en justifiant ses ajustements sur des valeurs concrètes.

« Notre objectif est de montrer comment automatisation et design peuvent se compléter pour permettre à chacun de profiter davantage de son temps libre, au bord de la piscine comme au jardin. » explique Richard Wang, PDG d’Aiper

Cette approche “care-taker” a d’ailleurs été saluée à Piscina Barcelona, où l’EcoSurfer Senti a été récompensé dans la catégorie Connectivité. Dans l’écosystème Aiper, il vient compléter les robots de fond comme les Scuba V3/N3 : ces derniers se chargent du fond, des parois et de la ligne d’eau, tandis que le Senti veille sur la surface et la chimie. Ensemble, ils esquissent une piscine où l’entretien devient de plus en plus discret, automatisé et piloté par la donnée.

Collecte des débris : panier, capacité, points pratiques

Aiper annonce un panier de 5,5 L, dimensionné pour encaisser une vraie journée “chargée” (feuilles, insectes, pollen) sans vidange systématique… à condition que le bassin ne soit pas sous un arbre en plein vent. Le panier est conçu avec un système anti-débordement, l’idée étant d’éviter qu’un paquet de feuilles ne ressorte lorsque le robot change de cap ou subit des remous.

Enfin, le détail malin : un clip pour éponges absorbantes d’huiles, parfait pour capter le film gras (crèmes solaires, pollution) qui échappe souvent aux brosses et finit par ternir la ligne d’eau.

Aiper peut-il faire la différence en sondant l’eau de votre piscine ?

L’EcoSurfer Senti vise clairement les piscines exposées (arbres, pollen, vents) et les propriétaires qui veulent réduire la routine : moins de surface à écumer, moins de tests dispersés, et une eau potentiellement plus stable au fil des semaines. Les amateurs de domotique y verront aussi un pas de plus vers une piscine “pilotée”, surtout si le suivi (et le fameux volet “dosage”) se montre fiable.

Mais tout se jouera sur trois points très concrets : l’autonomie réelle en conditions variables (soleil, ombre, météo), la crédibilité des mesures (calibration, dérive), et la simplicité d’entretien (panier, capteurs, consommables).

Quoi qu’il en soit, Aiper annonce une sortie au printemps 2026. Côté tarif, la marque communique un prix indicatif de 1 099 € en Europe. Nous vous en dirons plus sur ce nouveau challenger aussitôt que nous le recevrons dans nos labos !

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