Vue normale

Des vacances au clair de lune (ou comment faire son Geforce Now privé)

Par : Seboss666
15 octobre 2025 à 16:33

Il aura fallu beaucoup trop de temps pour que ça se produise, et je l’aurai travaillé au corps une paire de fois le gaillard, mais voilà, ceci est le premier billet invité de l’unique, l’irremplaçable Pierre-Marie ! Parce que c’était à la fois trop con comme cible de jeu, mais surtout trop rigolo vu le mix de technos abordées, parce qu’on va parler de Pokemon, de Sunshine/Moonlight (le titre ne ment pas), de wakeonlan, de Kubernetes, de Fission. Oui, tout ça en même temps. Vous comprenez mon enthousiasme ?

La puissance des algorithmes de ciblage

Au détour de mon scrolling sur X, je suis tombé sur un post parlant de jeux vidéos (l’algorithme est bien foutu) et sur une injonction à s’inscrire sur PokeMMO.
Pas fan hardcore de Pokémon, j’ai quand même bien poncé les deux premières gen et me suis tenté à la troisième.
Je fais partie des gens qui n’attendent plus grand chose de Game Freak qui, selon moi, ressort en boucle les mêmes jeux sans vraiment d’innovation.
Au contraire, côté développement non officiel, on retrouve des jeux dérivés comme Pokémon Showdown, qui malgré que ce ne soit pas mon style de jeu, attire une grande communauté et qui aurait pu donner des idées à Nintendo pour renouveler la licence.
J’ai, par exemple, plus apprécié le rom hack Pokémon Adventures Red Chapter basé sur l’excellent manga Pokémon La Grande Aventure que le remake Let’s Go Evoli.
Bref, je suis donc allé voir ce qu’était ce PokeMMO, et me suis motivé pour me lancer dessus. Ça tombe bien, je pars 2 semaines en vacances et il faudra bien occuper mes soirées au coin de la clim. (article commencé au mois de Juillet). PokeMMO propose un installer pour Windows, Linux, iOS, Android et même un package pour OS alternatif (j’ai vu pas mal de gens qui installaient ça sur une console portable de type Retroid).
Personnellement, j’ai à ma disposition une PsVita et une Switch, toutes deux libérées et qui me servent lors de mes sessions retrogaming. L’option téléphone/tablette est pour moi rédhibitoire ne possédant pas de manette compatible et aimant beaucoup trop les boutons physiques pour jouer au tactile.
Installer Android sur Switch me semblant trop fastidieux, j’ai décidé de partir sur une autre voie. Étant obligé d’être connecté pour jouer quoi qu’il arrive (le O de MMO, hein), je me penche sur Moonlight, que j’avais déjà testé il y presque 10 ans. Il y a des clients pour Switch et PsVita (et pour beaucoup d’autres OS/appareils) donc ça pourrait correspondre à mes besoins.

Installation de Sunshine/Moonlight

Moonlight, pour vulgariser, c’est un client non-officiel pour le protocole Nvidia Gamestream qui vient se connecter à un ordinateur distant pour le contrôler à distance. Il a la force de supporter les contrôleurs locaux et de transmettre au PC distant à la manière d’un Steam Link. Pour pouvoir streamer vers un client Moonlight, il faut un serveur sur la machine cible. Le logiciel Nvidia GeForce Experience permet cela mais la « nouveauté » par rapport à mon essai d’il y a 10 ans, c’est le serveur Sunshine qui permet de s’affranchir du logiciel de Nvidia.

L’installation de Sunshine se fait via l’installateur dédié à la distribution cible en quelques secondes. Une fois installé, Sushine se configure via une interface web accessible en local. Elle permet de gérer les différents clients (appairage, suppression…), les différentes applications et les options de streaming (encodage, bitrate…).

Le première étape est de créer un couple utilisateur/motdepasse pour protéger l’accès à cette interface.

Interface de configuration de Sunshine: Creation du mot de passe

Par défaut, Sunshine propose deux applications: Bureau et Steam Big Picture (même si Steam n’est pas installé sur le système)

Interface de configuration de Sunshine: Applications

J’installe donc PokeMMO et le configure comme Application dans Sunshine. Je reprends simplement les valeurs trouvées dans le raccourci Bureau qui a été crée lors de l’installation. Il détecte même la miniature automatiquement.

Interface de configuration de Sunshine: Création de l’application PokeMMO

J’installe le client Moonlight sur les deux appareils. Le client détecte automatiquement le PC supportant Sunshine et affiche un code d’appairage à entrer dans Sunshine.

Interface de Moonlight: Détection

Interface de configuration de Moonlight: Appairage

Interface de Sunshine: appairage

L’appairage se déroule sans problème et je peux tester le stream en local.

Interface de Moonlight: Écran d’accueil

Je lance l’application Bureau et ça me permet de confirmer qu’il est bien possible d’ouvrir une session Windows à distance.

Interface de Moonlight: Bureau

Pour le stream distant, il faut juste s’assurer que Upnp est activé sur le routeur et cocher une case dans la configuration de Sunshine.

Interface de configuration de Sunshine: Activation de l’Upnp

(ndr: sinon il faut définir les ports et ouvrir manuellement/créer les redirections de port; l’IP fixe pour le PC de jeu est fortement recommandée dans ce cas)

Fini ?

On aurait pu s’arrêter là, mais bon, je suis pas fan de laisser tourner le PC H24 pendant 2 semaines juste pour l’utiliser quelques heures. Moonlight propose une fonctionnalité bien pratique de Wake On LAN pour démarrer un ordinateur à distance, mais voilà, ça ne fonctionne qu’en réseau local (en même temps c’est dans le nom).
Il faut donc trouver le moyen de le faire fonctionner à distance. J’ai plusieurs dispositifs à ma disposition.
Mon routeur PfSense permet de d’envoyer des paquets WoL mais uniquement via l’interface, pas d’API disponible. Il faudrait se connecter à l’interface via VPN pour lancer la commande. C’est trop lourd et pas assez flexible.
Solution suivante, utiliser le cluster k3s qui tourne à la maison.

Utilisation de k3s

On teste la faisabilité du process en lançant un pod temporaire contenant la commande wakeonlan mais ça ne fonctionne pas car l’appareil ciblé n’est pas sur le LAN du cluster k3s comme l’est le pod.
En cherchant un peu, on trouve qu’il faut configurer le pod pour qu’il tourne dans le réseau hôte, le réseau des nœuds.

kubectl run tmp --rm -it --image nixery.dev/shell/wakeonlan -it --overrides='{"kind":"Pod", "apiVersion":"v1", "spec": {"hostNetwork":\ntrue}}' -- wakeonlan a1:b2:c3:d4:e5:f6

Et ça marche !!

Reste à trouver le moyen de lancer ça simplement, via un appel HTTP par exemple. Je viens justement de déployer un système de micro-services : Fission.
Fission permet de déployer des fonctions de micro-services à la manière d’un système Serverless comme Lambda. Ça me permettrait de recevoir une requête HTTP avec en paramètre l’adresse MAC cible et d’envoyer la requête WoL avec un simple code python.

Installation de Fission

L’installation de Fission est simple si on passe par leur chart Helm. On a juste à surcharger quelques valeurs grâce au fichier values.yml suivant.

## Fission chart configuration
##

## routerServiceType to consider while creating Fission Router service.
## For minikube, set this to NodePort, elsewhere use LoadBalancer or ClusterIP.
##
routerServiceType: ClusterIP

## defaultNamespace represents the namespace in which Fission custom resources will be created by the Fission user.
## This is different from the release namespace.
## Please consider setting `additionalFissionNamespaces` if you want more than one namespace to be used for Fission custom resources.
##
defaultNamespace: fission

# Add Fission helm repo
helm repo add fission-charts https://fission.github.io/fission-charts
# Install CRDs 
kubectl create -k "github.com/fission/fission/crds/v1?ref=v1.21.0"
# Install Fission
helm install fission fission-charts/fission-all -f values.yml -n fission --create-namespace
# Install Fission CLI binary
curl -Lo fission https://github.com/fission/fission/releases/download/v1.21.0/fission-v1.21.0-linux-amd64 && chmod +x fission && sudo mv fission /usr/local/bin/

Configuration de Fission

La documentation fission nous apprend qu’on peut modifier les spécifications des pods. Il y a même un tutoriel pour déployer un exemple.

# On créé un dossier dédié
mkdir wol-fn
cd wol-fn
# On initialise le dossier specs
fission spec init
# On créé l'environnement qui fera touner le code python
fission -n fission env create --spec --name python-wol --image ghcr.io/fission/python-env --builder ghcr.io/fission/python-builder
# On créé le dossier de la fonction
mkdir wol
# On créé un fichier requirements.txt avec le module python dont nous avons besoin
echo "wakeonlan" > wol/requirements.txt
# On créé le fichier contenant le code python à exécuter
touch wol/wol.py

from flask import request
from wakeonlan import send_magic_packet
import re

def main():
    mac = request.args.get('mac')
    if mac is None:
        return "Please send a MAC address"
    else:
        if re.match("[0-9a-f]{2}([-:]?)[0-9a-f]{2}(\\1[0-9a-f]{2}){4}$", mac.lower()):
            send_magic_packet(mac)
            return "Sending magic packet to 255.255.255.255 with broadcast 255.255.255.255 MAC %s port 9" % (mac)
        else:
            return "%s is not a valid MAC format" % (mac)

On créé la spécification pour la fonction qui décrit quel code doit être exécuté et le trigger HTTP qui détermine quelle URL déclenche son exécution.

# On créé la spécification pour la fonction
fission -n fission function create --spec --name wol-fn --env python-wol --src "wol/*" --entrypoint wol.main
# On créé la spécification pour la route.
# Avec les annotations permettant de créer l'ingress rule sur Traefik
fission -n fission route create --spec --name wol-fn-get --method GET --url /wake --function wol-fn --createingress --ingressrule "test.domain.tld=/wake" --ingressannotation "kubernetes.io/ingress.class=traefik" --ingressannotation "traefik.ingress.kubernetes.io/router.entrypoints=websecure" --ingressannotation 'traefik.ingress.kubernetes.io/router.tls="true"' --ingressannotation "traefik.ingress.kubernetes.io/router.tls.certresolver=letsencrypt"

On a maintenant un dossier contenant la fonction et son environnement standard.

wol-fn
├── specs
│   ├── README
│   ├── env-python-wol.yaml
│   ├── fission-deployment-config.yaml
│   ├── function-wol-fn.yaml
│   └── route-wol-fn-get.yaml
└── wol
    ├── requirements.txt
    └── wol.py

On va modifier le fichier env-python-wol.yaml pour ajouter notre configuration spécifique.

---
apiVersion: fission.io/v1
kind: Environment
metadata:
  creationTimestamp: null
  name: python-wol
spec:
  builder:
    command: build
    container:
      name: builder
      resources: {}
    image: ghcr.io/fission/python-builder
    podspec:
      containers:
      - name: builder
        resources: {}
  imagepullsecret: ""
  keeparchive: false
  poolsize: 3
  resources: {}
  runtime:
    container:
      name: python-wol
      resources: {}
    image: ghcr.io/fission/python-env
    podspec:
      containers:
      - name: python-wol
        resources: {}
+     hostNetwork: true
+     dnsPolicy: ClusterFirstWithHostNet
  version: 3

La directive hostNetwork permet comme vu plus haut de faire tourner le pod sur le réseau hôte.
Avec juste cette modification, on a une erreur à l’exécution du code parce que le pod n’arrive pas à aller chercher l’archive contenant le code de la fonction sur le stockage partagé de Fission.

{
    "level": "error",
    "ts": "2025-08-22T15:55:03.884Z",
    "logger": "generic_pool_manager.generic_pool.fetcher_client",
    "caller": "client/client.go:114",
    "msg": "error specializing/fetching/uploading package, retrying",
    "error": "Internal error - error fetching deploy package: failed to download url : Get \"http://storagesvc.fission/v1/archive?id=%2Ffission%2Ffission-functions%2Ffc6798a9-95c3-47cb-8797-28f842162f83\": dial tcp: lookup storagesvc.fission on 9.9.9.9:53: no such host",
    "url": "http://X.X.X.X:8000/specialize",
    "stacktrace": "github.com/fission/fission/pkg/fetcher/client.sendRequest\n\tpkg/fetcher/client/client.go:114\ngithub.com/fission/fission/pkg/fetcher/client.(*client).Specialize\n\tpkg/fetcher/client/client.go:56\ngithub.com/fission/fission/pkg/executor/executortype/poolmgr.(*GenericPool).specializePod\n\tpkg/executor/executortype/poolmgr/gp.go:467\ngithub.com/fission/fission/pkg/executor/executortype/poolmgr.(*GenericPool).getFuncSvc\n\tpkg/executor/executortype/poolmgr/gp.go:553\ngithub.com/fission/fission/pkg/executor/executortype/poolmgr.(*GenericPoolManager).GetFuncSvc\n\tpkg/executor/executortype/poolmgr/gpm.go:242\ngithub.com/fission/fission/pkg/executor.(*Executor).createServiceForFunction\n\tpkg/executor/executor.go:239\ngithub.com/fission/fission/pkg/executor.(*Executor).serveCreateFuncServices.func1\n\tpkg/executor/executor.go:143"
}

On voit qu’il cherche à contacter storagesvc.fission et qu’il n’arrive pas à résoudre ce hostname, ce qui est normal étant donné qu’il s’agit d’un nom interne au cluster et que le pod tourne désormais sur le hostNetwork. La directive dnsPolicy: ClusterFirstWithHostNet permet de forcer d’essayer la résolution en interne au cluster avant de tenter en externe sur le hostNetwork et résout ce problème.

Il ne reste qu’à déployer.

# On vérifie la syntaxe
fission spec validate
# On déploie
fission spec apply --wait
# On test via Fission CLI
fission -n fission function test --name wol-fn --method GET -q "mac=a1:b2:c3:d4:e5:f6"
# On test via HTTP depuis l'extérieur
curl "https://test/domain.tld/wake?mac=a1:b2:c3:d4:e5:f6"

Pour faire simple, ajouter l’URL en raccourci sur le téléphone et en un clic, le PC est démarré. Personnellement, je l’ai intégré dans mon Home Assistant avec un bouton dédié.

Home Assistant Dashboard

Finalisation de la configuration

Celui qu’on adore détester

Il reste deux ou trois détails à régler. Par défaut, depuis Windows 10, quand on arrête le système, il se place en réalité dans un mode de veille prolongée pour permettre un démarrage plus rapide. Hors le *Wake On LAN* ne fonctionne pas sur ce mode de sommeil. Microsoft documente ça très bien ici. Il y est également expliqué comment désactiver ce mode pour pouvoir rétablir un mode d’extinction « normal ».

Je vous les remets à l’identique:

  • Dans Panneau de configuration, ouvrez l’élément Options d’alimentation
  • Sélectionnez le lien Choisir ce que les boutons d’alimentation font
  • Désactivez la case à cocher Activer le démarrage rapide (recommandé)
  • Sélectionnez Enregistrez les paramètres.

Une fois cette modification effectuée, le Wake On LAN est complètement fonctionnel.

La fin

Et donc, puisqu’on a abordé le sujet, comment se passe l’extinction ? Vous vous rappelez ? le but de tout ce foutoir, c’était d’éviter de garder le PC allumé pendant deux semaines. On a parlé du démarrage, mais quid de l’arrêt ?

Le plus simple est de lancer une session Bureau dans Moonlight et d’aller cliquer sur le menu Démarrer puis le bouton Arrêter comme à la maison. Mais on peut aussi déclarer des applications dans Sunshine et il exécutera la commande associée à cette application.

J’ai donc créer une application nommée Shutdown qui lance la commande suivante shutdown /s /f /t 0.

Interface de configuration de Sunshine: Shutdown Application

Quand elle est lancée depuis le client Moonlight, elle éteint le PC distant.

Feedback et Conclusion

Puisque je suis rentré depuis, je peux débriefer ces 2 semaines d’utilisation, ça fonctionne super, le seul défaut que j’ai eu est qu’une fois le Shutdown n’a pas fonctionné et je ne l’ai pas vu tout de suite. Les fois suivantes, j’ai juste eu à bien vérifier le status dans le menu.

Interface de Moonlight: PC démarré

Interface de Moonlight: PC éteint

À part ça, super expérience ! Bien sur je n’ai pas cherché à jouer à des jeux très performants, mais ça a suffi à mes besoins, même en 4G. Je n’ai pas non plus poussé jusqu’à tenter de jouer sur la 4G en voiture, mais je pense que ça aurait pu marcher.
Je continue à l’utiliser, même à la maison, pour jouer dans le canapé plutôt que devant le PC.

Interface de Moonlight: PokeMMO


Alors, avouez que c’est pas mal en termes de bricolages inutiles donc indispensables, il était donc nécessaire de partager ça avec le plus grand nombre ? (enfin au moins les lecteurs de ce blog)

NAS UGREEN DH2300 : le NAS 2 baies qui rend le stockage local vraiment accessible

Par : Max
21 octobre 2025 à 17:29

La gamme DH s’est fait connaître avec le NAS 4 baies DH4300 Plus, un modèle accessible qui a montré la volonté d’UGREEN de simplifier le NAS pour un public plus large. Dans cette lignée, le constructeur décline désormais un modèle 2 baies baptisé UGREEN DH2300, pensé pour celles et ceux qui veulent quitter le cloud grand public et reprendre la main sur leurs données, sans douleur d’installation ni jargon technique.

L’idée est simple : offrir un stockage local privé, des apps prêtes à l’emploi et une sécurité solide, dans un boîtier discret qui s’oubliera au quotidien.

Ce que propose le DH2300

Avant d’entrer dans les détails, voici la promesse du UGREEN DH2300 en quelques points, pour savoir immédiatement si ce NAS te correspond.

  • 2 baies SATA pour une capacité jusqu’à 60 To (30 To par disque).
  • Guidage d’installation intégré à UGOS Pro pour une mise en route rapide, même sans expérience NAS.
  • Application UGREEN NAS tout-en-un : fichiers, sauvegarde photo, streaming vers TV.
  • Connexion NFC pour lier un smartphone en un seul geste.
  • Sécurité de bout en bout : stockage local, TLS/SSL, RSA, AES, 2FA, Security Manager avec surveillance 24/7 et scans antivirus planifiés.
  • 1 GbE pour le réseau et HDMI 4K 60 Hz pour une lecture locale fluide sur TV ou moniteur.
  • Modes RAID pour concilier performance et redondance.
  • Prix d’accès et disponibilité d’octobre annoncés officiellement.

Ces fondations suffisent largement pour centraliser les données familiales, sécuriser des documents pros, regrouper les photos de tous les smartphones et lire ses vidéos sur une TV, sans dépendre d’un service cloud tiers.

Un NAS pensé pour les primo-utilisateurs

Le UGREEN DH2300 a un angle limpide : simplifier la première expérience NAS. Trop d’utilisateurs restent sur des disques externes éparpillés ou des clouds multiples, faute d’un produit clair. Ici, UGREEN a réduit les frottements.

Une installation guidée, sans jargon

Dès la première mise sous tension, UGOS Pro déroule un assistant de configuration. L’interface t’explique pas à pas comment créer l’admin, définir les dossiers, activer la protection, puis installer les apps utiles. L’objectif est que la mise en route se fasse en moins de dix minutes, sans tutoriel externe ni notions de sysadmin. Ce parcours encadré limite les erreurs de départ et pose de bonnes bases pour la suite.

Une app unifiée pour ne pas se perdre

UGREEN fournit un système UGOS Pro tout-en-un qui regroupe gestionnaire de fichiers, sauvegarde photo automatique, musique et diffusion TV dans une même interface. Ainsi, tu ne jongles pas entre quatre icônes et autant de réglages : tout est au même endroit. Pour compléter, la connexion NFC ajuste encore la simplicité : tu présentes ton smartphone, et l’appairement s’effectue en un tap. Résultat : on utilise le NAS plus vite, et on s’y tient.

Multi-appareils, partout

UGOS Pro n’enferme pas l’utilisateur sur un seul écran. On accède aux données depuis le web, un client desktop, un mobile, une tablette et même la TV. Tu peux donc sauvegarder depuis le PC du bureau, trier depuis le canapé, puis partager un lien depuis le téléphone. Cette continuité d’usage renforce l’adoption, surtout en famille.

Matériel : l’essentiel, bien choisi

Le UGREEN DH2300 mise sur un équilibre adapté au quotidien.

  • Châssis 2 baies SATA : jusqu’à 60 To, de quoi absorber des bibliothèques entières de photos, de vidéos 4K, d’archives de travail, puis grandir au fil du temps.
  • Réseau 1 GbE : suffisant pour la sauvegarde régulière, le streaming local, et l’accès multi-utilisateurs à la maison.
  • HDMI 4K 60 Hz : utile pour brancher le NAS à une TV et lire du contenu en local sans passer par le réseau.
  • RAID : plusieurs modes pour choisir entre performance, redondance et capacité.

L’approche est pragmatique : peu de fonctionnalités “vitrine”, mais ce qu’il faut pour un usage réel, stable et rassurant. Pour un débit plus élevé, plus de baies, ou une plateforme taillée pour la collaboration, UGREEN propose le DH4300 Plus en surclassement, avec 4 baies et 2,5 GbE. On y revient plus bas.

UGOS Pro : un écosystème d’apps utile, pas gadget

Le système UGOS Pro est le vrai levier d’adoption. Il ne se contente pas d’un beau tableau de bord ; il livre des applications qui couvrent les besoins clés. Voici celles que nous jugeons essentielles, avec leurs usages concrets.

1) Files : gérer et retrouver facilement

Files centralise l’accès aux dossiers, au partage et aux liens publics. Tu peux glisser-déposer des fichiers, renommer, déplacer, prévisualiser, puis partager un dossier à durée limitée. Pour une famille, c’est parfait : chacun a un espace personnel plus des dossiers communs (photos, école, factures). Pour un indépendant, c’est la banque de travail qui remplace Google Drive ou Dropbox.

2) Sync & Backup : automatiser la sauvegarde

La sauvegarde automatique depuis PC, Mac et mobiles est un game changer. Tu configures des jobs planifiés : documents chaque soir, photos en upload automatique depuis le smartphone, et un jeu de versioning pour revenir en arrière. En pratique, on oublie la sauvegarde, et c’est le NAS qui y pense.

3) Photos : bibliothèque centralisée et albums malins

L’app Photos rassemble les clichés de tous les membres du foyer. On y range des albums partagés, on retrouve une photo clé plus vite, et on libère de l’espace sur les téléphones. Pour un créateur, c’est aussi une base fiable pour marquer, trier, puis sélectionner les images avant export.

4) Media Center / DLNA : lire en local, sans latence

Plutôt que de dépendre d’un streaming distant, Media Center diffuse en local vers la TV, des enceintes connectées ou un lecteur compatible DLNA. Résultat : pas de bridage réseau, pas d’abonnement, et aucune donnée n’est exposée à des services extérieurs.

5) Download Center : récupérer sans immobiliser le PC

Download Center délègue les téléchargements au NAS. Le PC peut s’éteindre ; le UGREEN DH2300 continue en tâche de fond. C’est idéal pour préparer des contenus hors ligne ou synchroniser de gros ensembles quand la maison dort.

6) App Center : compléter à la demande

Tu peux enrichir le NAS avec d’autres apps orientées productivité, multimédia, ou administration. L’idée n’est pas de transformer le boîtier en serveur à tout faire, mais de couvrir 95 % des besoins courants, simplement. L’App Center sert alors de boîte à outils si une fonctionnalité manque.

Sécurité : du bon sens et des garde-fous techniques

Le premier niveau de sécurité, c’est le stockage local. Les données restent chez toi. Pas d’indexation par un tiers, pas de changement de CGU du jour au lendemain. UGREEN a ensuite ajouté des couches techniques pour verrouiller l’accès.

  • Chiffrement et transport sécurisé : TLS/SSL, RSA, AES.
  • Authentification à deux facteurs (2FA).
  • Security Manager avec surveillance 24/7 et scans antivirus planifiés.
  • Gestion fine des droits côté UGOS Pro, pour séparer les comptes et les dossiers.

Ces éléments donnent la tranquillité attendue : même si un mot de passe fuite, la 2FA bloque. Même si un appareil est compromis, les droits limités empêchent la catastrophe. Le tout reste pilotable depuis le web ou l’appli.

Cas d’usage concrets : famille, créateur, indépendant

Pour illustrer, voici trois scénarios typiques où le UGREEN DH2300 fait la différence.

1) Famille connectée

Chaque membre a un smartphone qui mitraille. Les photos se dupliquent entre iCloud, Google Photos, WhatsApp. Résultat : on paie plusieurs abonnements, sans garantie de confidentialité. Avec le DH2300, on active Photos et la sauvegarde auto. On récupère toutes les images sur le NAS, dans des albums. On peut partager un lien à la famille élargie. Et surtout, on désactive les plans payants au fil de l’eau.

2) Créateur solo / duo

Tu tournes des clips 4K et tu as besoin d’un catalogue local pour monter sur un PC ou un Mac. Le DH2300 sert de “gros disque réseau” avec un accès simple via SMB/NFS. Tu sélectionnes ensuite les plans clés depuis Files, tu fais un proxy si nécessaire, et tu diffuses en HDMI pour un contrôle rapide sur un grand écran. C’est sobre, mais ça marche.

3) Indépendant / micro-entreprise

Tu factures, tu conserves des contrats, tu reçois des briefs. Ton besoin : centraliser et sauvegarder sans t’en occuper. Tu relies Sync & Backup à ton PC de travail. Tu mets en place un job quotidien et un jeu de versions pour revenir à J-1 ou J-7. En bonus, tu ouvres un accès invité à un client, via un dossier dédié avec droits limités. C’est propre et sécurisé.

Prix et disponibilité

J’ai actualisé mon article car comme convenu UGREEN a lancé le DH2300 le 15 octobre 🙂. Vous pouvez l’acheter depuis la boutique officielle de UGREEN sur Amazon et bonne nouvelle, il n’est proposé qu’à seulement 189€ au lieu de 209€ grâce à un coupon de 10% pour le lancement.

Cet article original intitulé NAS UGREEN DH2300 : le NAS 2 baies qui rend le stockage local vraiment accessible a été publié la première sur SysKB.

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