Vous appuyez sur Lecture. Le lanceur respire, puis recrache une ligne froide : « En file d’attente. » J’ai vu des messages inonder Discord ce jour-là alors que des amis et des inconnus n’arrivaient pas à atteindre Topside. Je vais vous expliquer ce que signifie ce message, quand il apparaît et ce que vous pouvez essayer pendant que […]
Étoiles variables ou qui explosent en supernovae, trous noirs qui se déchaînent, astéroïdes menaçants. Ce sont toutes ces aiguilles dans l’immense botte de foin de l'Univers que l’observatoire Vera C. Rubin a commencé à traquer. Et il a déjà déclenché un nombre renversant d'alertes.
Hey mais on dirait bien que c'est Red Hat qui débarque sur le marché des apps desktop pour conteneurs... mais lol ! Car oui, pendant que Docker Desktop trône depuis des années et qu'OrbStack séduit de plus en plus d'utilisateurs macOS, Red Hat se réveille ENFIN avec sa propre version Enterprise de
Podman Desktop
.
Bah mieux vaut tard que jamais !
Pour ceux qui débarquent (bouuuuh) Podman Desktop, c'est un outil open source qui existe depuis des années pour gérer vos conteneurs, images et pods via une interface graphique. C'est dispo sous Linux, macOS, Windows et le projet a même rejoint la
CNCF
(rien à voir avec les trains... lool) en janvier 2025 en même temps que d'autres briques Red Hat (Buildah, Skopeo, bootc, Composefs... chacun en projet séparé).
Interface de Podman Desktop
Et donc Red Hat a décidé de lancer sa propre "build" enterprise de cette app de conteneurs. En gros, c'est la même base que Podman Desktop, mais avec une couche admin par-dessus. Les responsables IT peuvent donc verrouiller des paramètres au niveau de la flotte tels que les registry mirrors, proxies HTTP, certificats custom... On est dans une ambiance un peu plus corporate quoi.
Côté Kubernetes, c'est également plutôt bien pensé. Vous créez vos pods en local, l'outil génère le YAML correspondant, et hop, déploiement sur Kind, Minikube ou directement sur OpenShift, les doigts dans le nez.
Pour ceux qui se demandent si ça remplace Docker Desktop, bah, ça dépend en fait. Podman tourne sans daemon et en rootless, du coup c'est un vrai plus côté sécurité. Mais par contre, le support Docker Compose passe par un système d'aliasing... ça marche bien, sauf si vous avez des configs Docker très exotiques... là faudra tester avant de tout basculer comme le early adopter fifou que vous êtes.
D'ailleurs, si vous êtes sur RHEL, Podman est déjà inclus dans votre abonnement et Red Hat a aussi bossé sur des extensions pour les images bootable OCI et le mode image RHEL.
Le truc, c'est que Red Hat arrive tard. TRÈS tard. Docker Desktop, c'est le standard de facto depuis des lustres,
OrbStack
a conquis les devs macOS avec sa légèreté sans oublier que Rancher Desktop et Portainer Business Edition occupent aussi le terrain. Du coup, leur stratégie c'est de cibler les boîtes déjà full Red Hat plutôt que d'essayer de convertir les utilisateurs Docker. C'est une ambition plutôt réaliste, je trouve.
Ça vient donc de passer en disponibilité générale via les canaux développeurs Red Hat, c'est gratuit, open source, et plutôt bien fichu pour ceux qui bossent dans un environnement RHEL au quotidien. Après, c'est pas non plus la révolution car ça reste Podman Desktop avec un petit chapeau d'entreprise.
Je pense que pour un usage hors Red Hat, Docker Desktop ou OrbStack restent devant. Mais si vous avez l'abonnement RHEL, ça peut valoir le coup d'y jeter un oeil.
Vous atterrissez sur Stella Montis avec un vent hurlant et le HUD affichant un nouvel avertissement. La carte se redessine autour de ce seul drapeau météo et votre plan s’évapore. J’ai vu des itinéraires soigneusement préparés se dissoudre en improvisation en moins de deux minutes. Je joue, je note et je vous dis ce qui […]
Les planètes seront alignées, littéralement, dans le ciel de cette fin du mois de février. Elles seront six à être visibles dans le ciel nocturne, et tout particulièrement durant ces prochaines semaines, ce qui a le mérite d'être rare, mais aussi et surtout facile à observer, même sans matériel...
Je me souviens du silence lorsque le logo de Bethesda a rempli l’écran ; on pouvait sentir chaque siège s’incliner vers l’avant. J’ai regardé Todd Howard dire que le studio reviendrait à son « style classique » et ma poitrine s’est serrée – cette promesse apporte de l’espoir et un avertissement. Si Bethesda est sérieux, quelque chose […]
A new experimental diabetes implant is drawing attention for its potential to automate insulin management and reduce the daily burden on patients. The technology relies on bioengineered insulin-producing cells protected by a microscopic crystalline-like shield, allowing them to function safely inside the body. One of its most distinctive aspects is that it works without external batteries, electronics, or constant manual input. Rather than operating like traditional medical devices, the implant […]
Au tour d’Argo et de cert-manager de dépasser les 50 % de taux d’usage en production.
C’est tout du moins ce que donne à voir le dernier sondage annuel de la CNCF (Cloud Native Computing Foundation). L’échantillon comprend 628 répondants, interrogés en septembre 2025.
L’édition précédente avait recueilli 750 réponses à l’automne 2024. Six projets CNCF dépassaient alors les 50 % de taux d’usage en production : Kubernetes, Helm, etcd, Prometheus, CoreDNS et containerd.
Les 10 projets de l’écosystème Kubernetes les plus utilisés en production
34 projets ont désormais atteint le plus haut stade de maturité à la CNCF. Le sondage s’en est tenu au 30 premiers à y être arrivés (de Kubernetes en mars 2018 à CubeFS en décembre 2024).
Taux d’usage en prod 2024
Taux d’usage en prod 2025
Évolution
Nature du projet
Sandbox
Incubation
Gradué
Kubernetes
85 %
87 %
+ 2 pts
Orchestrateur de conteneurs
Mars 2016
Mars 2018
Helm
77 %
81 %
+ 4 pts
Gestionnaire de paquets
Juin 2018
Mai 2020
etcd
70 %
81 %
+ 11 pts
Magasin clé-valeur distribué
Décembre 2018
Novembre 2020
Prometheus
73 %
77 %
+ 4 pts
Monitoring
Mai 2016
Août 2018
CoreDNS
59 %
76 %
+ 17 pts
Serveur DNS
Février 2017
Février 2018
Janvier 2019
containerd
62 %
74 %
+ 12 pts
Runtime
Mars 2017
Février 2019
cert-manager
48 %
58 %
+ 10 pts
Gestionnaire de certificats TLS
Novembre 2020
Septembre 2022
Septembre 2024
Argo
43 %
52 %
+ 9 pts
Déploiement GitOps
Mars 2020
Décembre 2022
Fluentd
39 %
41 %
+ 2 pts
Journalisation
Novembre 2016
Avril 2019
Istio
31 %
36 %
+ 5 pts
Maillage de services
Septembre 2022
Juillet 2023
Les projets classés 11 à 20
Taux d’usage en prod 2024
Taux d’usage en prod 2025
Évolution
Nature du projet
Sandbox
Incubation
Gradué
CRI-O
25 %
34%
+ 9 pts
Interface de runtime
Avril 2019
Juillet 2023
Envoy
22 %
33 %
+ 11 pts
Proxy
Septembre 2017
Novembre 2018
Harbor
20 %
32 %
+ 12 pts
Registre
Juillet 2018
Novembre 2018
Juin 2020
Cilium
20 %
29 %
+ 9 pts
Mise en réseau
Octobre 2021
Octobre 2023
Open Policy Agent
18 %
25 %
+ 7 pts
Moteur de politiques
Mars 2018
Avril 2019
Janvier 2021
Flux
17 %
23 %
+ 6 pts
Déploiement GitOps
Juillet 2019
Mars 2021
Novembre 2022
Jaeger
14 %
22 %
+ 8 pts
Traçage distribué
Septembre 2017
Octobre 2019
KEDA
16 %
22 %
+ 6 %
Autoscaler piloté par les événements
Mars 2020
Août 2021
Août 2023
Falco
8 %
13 %
+ 5 pts
Détection d’intrusions
Octobre 2018
Janvier 2020
Février 2024
Rook
6 %
12 %
+ 6 pts
Orchestration du stockage
Janvier 2018
Septembre 2018
Octobre 2020
Les projets classés 21 à 30
Taux d’usage en prod 2024
Taux d’usage en prod 2025
Évolution
Nature du projet
Sandbox
Incubation
Gradué
Linkerd
8 %
11 %
+ 3 pts
Maillage de services
Janvier 2017
Avril 2018
Juillet 2021
CloudEvents
5 %
9 %
+ 4 pts
Spécification pour la description de données d’événements
Mai 2018
Octobre 2019
Janvier 2024
KubeEdge
6 %
5 %
– 1 pt
Kubernetes pour l’edge
Mars 2019
Septembre 2020
Septembre 2024
SPIFFE
5 %
5 %
=
Framework de gestion des identités
Mars 2018
Octobre 2019
Janvier 2024
Dapr
3 %
5 %
+ 2 pts
Runtime piloté par les événements
Novembre 2021
Octobre 2024
CubeFS
2 %
3 %
+ 1 pt
Stockage distribué
Décembre 2019
Juin 2022
Décembre 2024
SPIRE
3 %
3 %
=
Mise en œuvre de référence de SPIFFE
Mars 2018
Juin 2020
Août 2022
Vitess
1 %
3 %
+ 2 pts
Base de données compatible MySQL
Février 2018
Novembre 2019
TUF
2 %
2 %
=
Framework de sécurisation des systèmes de mise à jour logicielles
Octobre 2017
Décembre 2019
TiKV
1 %
2 %
+ 1 pt
Base de données clé-valeur
Août 2018
Septembre 2020
Pour quelques projets, le taux d’expérimentation (pilotes/tests) a aussi augmenté. En tête de liste :
KEDA (+ 5 pts, à 16 %)
Open Policy Agent (+ 3 pts, à 20 %)
Harbor (+ 3 pts, à 12 %)
À consulter en complément sur le sujet Kubernetes :
Comment expliquer que Noël tombe si souvent le 25 décembre ? Pour le politologue Damien Poussard, il y a clairement « un manque d’inventivité des politiques » qui reflète « une vision sclérosée de la gouvernance et un pays engoncé dans ses traditions ». Certains travaux de spécialistes avancent d’autres raisons plus triviales comme la proximité avec le Black Friday ou la présence de vacances à cette période de l’année, ce qui rendrait l’organisation des fêtes plus pratique et les gueules de bois plus supportables. De nombreux Français militent pourtant pour un changement de date, comme Jérôme, de Lens : « Ça fait dix ans que je suis malade cette semaine-là, j’ai l’impression que le gouvernement le fait exprès. » Quant à Nadine, de Bordeaux, elle déplore surtout la météo en cette saison : « Noël tombe tout le temps en plein hiver alors que ce serait tellement mieux si on pouvait le fêter à la plage dans notre maison secondaire à Arcachon. Mais les gens ne pensent qu’à eux, ils sont d’un égoïsme ! »
Un président peu concerné ?
Interrogé à ce sujet, le chef de l’État a d’abord rappelé que Noël était un mot « un peu connoté » et qu’il préférait parler de « fête païenne du solstice et du soleil dans un esprit harmonieux de vivre-ensemble. » En revanche, en ce qui concerne la date, il n’a pas envisagé de changement pour le moment : « Ce n’est pas ma priorité, je vous rappelle que nous sommes en guerre ! ». Noël devrait donc, selon toute vraisemblance, avoir de nouveau lieu le 25 décembre cette année, alors même que la plupart des historiens sont incapables d’expliquer le choix de cette date. Pour le médiéviste et professeur d’université Vincent Guglielmo, « rien n’est clair, on ne sait même pas vraiment ce qu’on fête : le sapin, les cadeaux, la dinde, les discours gênants des oncles, la gastro ? Cela reste un mystère. »
Pour les adeptes du changement, il ne reste donc plus qu’à espérer que le Nouvel an ne tombe pas le soir du 31 décembre.
"Talos Linux est un OS minimaliste conçu pour Kubernetes. Pas de SSH, pas de shell, pas de gestionnaire de paquets.
L’OS entier se configure via une API et des fichiers YAML. Cette approche élimine toute une classe de vecteurs d’attaque et garantit une reproductibilité totale."
Moi qui débute dans Kubernetes, je me suis demandé comment hardené la base, soit l'OS. Voilà ma réponse.
“Pour célébrer comme il se doit ce mois de décembre 2025, la RATP va offrir à tous les usagers un problème technique par jour dans la pure tradition des fêtes de fin d’année” a annoncé ce matin le président de la RATP Jean Bassère, en dévoilant un gigantesque calendrier de l’avent à l’effigie du RER B. “Tenez, aujourd’hui nous sommes le 2 décembre et bien…HOP ! Pour cause de malaise voyageur, le trafic sera totalement interrompu entre Gare du Nord et Le Bourget jusqu’à 00h50” s’exclame-t-il tout sourire, avant d’aller annoncer la nouvelle au micro en prenant la voix du Père Noël.
Bien que la RATP ait souhaité garder le contenu de ce calendrier secret, ils ont néanmoins accepté à titre exceptionnel de nous en dire un peu plus. On retrouvera ainsi jour après jour 24 problèmes techniques tous plus créatifs et insolubles les uns que les autres tels qu’avarie matérielle, présence d’animaux sauvages sur les voies, dégradation de caténaires, déraillement d’un train, chutes de feuilles, chutes de neige ou encore le traditionnel mouvement social que les usagers auront le bonheur de retrouver comme chaque année derrière le 24 décembre.
Un petit geste ludique et garanti sans gaspillage puisqu’à l’image des chocolats, tous les problèmes non rencontrés par les usagers seront intégralement recyclés pour la période de Pâques.
Il aura fallu beaucoup trop de temps pour que ça se produise, et je l’aurai travaillé au corps une paire de fois le gaillard, mais voilà, ceci est le premier billet invité de l’unique, l’irremplaçable Pierre-Marie ! Parce que c’était à la fois trop con comme cible de jeu, mais surtout trop rigolo vu le mix de technos abordées, parce qu’on va parler de Pokemon, de Sunshine/Moonlight (le titre ne ment pas), de wakeonlan, de Kubernetes, de Fission. Oui, tout ça en même temps. Vous comprenez mon enthousiasme ?
La puissance des algorithmes de ciblage
Au détour de mon scrolling sur X, je suis tombé sur un post parlant de jeux vidéos (l’algorithme est bien foutu) et sur une injonction à s’inscrire sur PokeMMO.
Pas fan hardcore de Pokémon, j’ai quand même bien poncé les deux premières gen et me suis tenté à la troisième.
Je fais partie des gens qui n’attendent plus grand chose de Game Freak qui, selon moi, ressort en boucle les mêmes jeux sans vraiment d’innovation.
Au contraire, côté développement non officiel, on retrouve des jeux dérivés comme Pokémon Showdown, qui malgré que ce ne soit pas mon style de jeu, attire une grande communauté et qui aurait pu donner des idées à Nintendo pour renouveler la licence.
J’ai, par exemple, plus apprécié le rom hack Pokémon Adventures Red Chapter basé sur l’excellent manga Pokémon La Grande Aventure que le remake Let’s Go Evoli.
Bref, je suis donc allé voir ce qu’était ce PokeMMO, et me suis motivé pour me lancer dessus. Ça tombe bien, je pars 2 semaines en vacances et il faudra bien occuper mes soirées au coin de la clim. (article commencé au mois de Juillet). PokeMMO propose un installer pour Windows, Linux, iOS, Android et même un package pour OS alternatif (j’ai vu pas mal de gens qui installaient ça sur une console portable de type Retroid).
Personnellement, j’ai à ma disposition une PsVita et une Switch, toutes deux libérées et qui me servent lors de mes sessions retrogaming. L’option téléphone/tablette est pour moi rédhibitoire ne possédant pas de manette compatible et aimant beaucoup trop les boutons physiques pour jouer au tactile.
Installer Android sur Switch me semblant trop fastidieux, j’ai décidé de partir sur une autre voie. Étant obligé d’être connecté pour jouer quoi qu’il arrive (le O de MMO, hein), je me penche sur Moonlight, que j’avais déjà testé il y presque 10 ans. Il y a des clients pour Switch et PsVita (et pour beaucoup d’autres OS/appareils) donc ça pourrait correspondre à mes besoins.
Installation de Sunshine/Moonlight
Moonlight, pour vulgariser, c’est un client non-officiel pour le protocole Nvidia Gamestream qui vient se connecter à un ordinateur distant pour le contrôler à distance. Il a la force de supporter les contrôleurs locaux et de transmettre au PC distant à la manière d’un Steam Link. Pour pouvoir streamer vers un client Moonlight, il faut un serveur sur la machine cible. Le logiciel Nvidia GeForce Experience permet cela mais la « nouveauté » par rapport à mon essai d’il y a 10 ans, c’est le serveur Sunshine qui permet de s’affranchir du logiciel de Nvidia.
L’installation de Sunshine se fait via l’installateur dédié à la distribution cible en quelques secondes. Une fois installé, Sushine se configure via une interface web accessible en local. Elle permet de gérer les différents clients (appairage, suppression…), les différentes applications et les options de streaming (encodage, bitrate…).
Le première étape est de créer un couple utilisateur/motdepasse pour protéger l’accès à cette interface.
Interface de configuration de Sunshine: Creation du mot de passe
Par défaut, Sunshine propose deux applications: Bureau et Steam Big Picture (même si Steam n’est pas installé sur le système)
Interface de configuration de Sunshine: Applications
J’installe donc PokeMMO et le configure comme Application dans Sunshine. Je reprends simplement les valeurs trouvées dans le raccourci Bureau qui a été crée lors de l’installation. Il détecte même la miniature automatiquement.
Interface de configuration de Sunshine: Création de l’application PokeMMO
J’installe le client Moonlight sur les deux appareils. Le client détecte automatiquement le PC supportant Sunshine et affiche un code d’appairage à entrer dans Sunshine.
Interface de Moonlight: Détection
Interface de configuration de Moonlight: Appairage
Interface de Sunshine: appairage
L’appairage se déroule sans problème et je peux tester le stream en local.
Interface de Moonlight: Écran d’accueil
Je lance l’application Bureau et ça me permet de confirmer qu’il est bien possible d’ouvrir une session Windows à distance.
Interface de Moonlight: Bureau
Pour le stream distant, il faut juste s’assurer que Upnp est activé sur le routeur et cocher une case dans la configuration de Sunshine.
Interface de configuration de Sunshine: Activation de l’Upnp
(ndr: sinon il faut définir les ports et ouvrir manuellement/créer les redirections de port; l’IP fixe pour le PC de jeu est fortement recommandée dans ce cas)
Fini ?
On aurait pu s’arrêter là, mais bon, je suis pas fan de laisser tourner le PC H24 pendant 2 semaines juste pour l’utiliser quelques heures. Moonlight propose une fonctionnalité bien pratique de Wake On LAN pour démarrer un ordinateur à distance, mais voilà, ça ne fonctionne qu’en réseau local (en même temps c’est dans le nom).
Il faut donc trouver le moyen de le faire fonctionner à distance. J’ai plusieurs dispositifs à ma disposition.
Mon routeur PfSense permet de d’envoyer des paquets WoL mais uniquement via l’interface, pas d’API disponible. Il faudrait se connecter à l’interface via VPN pour lancer la commande. C’est trop lourd et pas assez flexible.
Solution suivante, utiliser le cluster k3s qui tourne à la maison.
Utilisation de k3s
On teste la faisabilité du process en lançant un pod temporaire contenant la commande wakeonlan mais ça ne fonctionne pas car l’appareil ciblé n’est pas sur le LAN du cluster k3s comme l’est le pod.
En cherchant un peu, on trouve qu’il faut configurer le pod pour qu’il tourne dans le réseau hôte, le réseau des nœuds.
Reste à trouver le moyen de lancer ça simplement, via un appel HTTP par exemple. Je viens justement de déployer un système de micro-services : Fission. Fission permet de déployer des fonctions de micro-services à la manière d’un système Serverless comme Lambda. Ça me permettrait de recevoir une requête HTTP avec en paramètre l’adresse MAC cible et d’envoyer la requête WoL avec un simple code python.
Installation de Fission
L’installation de Fission est simple si on passe par leur chart Helm. On a juste à surcharger quelques valeurs grâce au fichier values.yml suivant.
## Fission chart configuration
##
## routerServiceType to consider while creating Fission Router service.
## For minikube, set this to NodePort, elsewhere use LoadBalancer or ClusterIP.
##
routerServiceType: ClusterIP
## defaultNamespace represents the namespace in which Fission custom resources will be created by the Fission user.
## This is different from the release namespace.
## Please consider setting `additionalFissionNamespaces` if you want more than one namespace to be used for Fission custom resources.
##
defaultNamespace: fission
La documentation fission nous apprend qu’on peut modifier les spécifications des pods. Il y a même un tutoriel pour déployer un exemple.
# On créé un dossier dédié
mkdir wol-fn
cd wol-fn
# On initialise le dossier specs
fission spec init
# On créé l'environnement qui fera touner le code python
fission -n fission env create --spec --name python-wol --image ghcr.io/fission/python-env --builder ghcr.io/fission/python-builder
# On créé le dossier de la fonction
mkdir wol
# On créé un fichier requirements.txt avec le module python dont nous avons besoin
echo "wakeonlan" > wol/requirements.txt
# On créé le fichier contenant le code python à exécuter
touch wol/wol.py
from flask import request
from wakeonlan import send_magic_packet
import re
def main():
mac = request.args.get('mac')
if mac is None:
return "Please send a MAC address"
else:
if re.match("[0-9a-f]{2}([-:]?)[0-9a-f]{2}(\\1[0-9a-f]{2}){4}$", mac.lower()):
send_magic_packet(mac)
return "Sending magic packet to 255.255.255.255 with broadcast 255.255.255.255 MAC %s port 9" % (mac)
else:
return "%s is not a valid MAC format" % (mac)
On créé la spécification pour la fonction qui décrit quel code doit être exécuté et le trigger HTTP qui détermine quelle URL déclenche son exécution.
# On créé la spécification pour la fonction
fission -n fission function create --spec --name wol-fn --env python-wol --src "wol/*" --entrypoint wol.main
# On créé la spécification pour la route.
# Avec les annotations permettant de créer l'ingress rule sur Traefik
fission -n fission route create --spec --name wol-fn-get --method GET --url /wake --function wol-fn --createingress --ingressrule "test.domain.tld=/wake" --ingressannotation "kubernetes.io/ingress.class=traefik" --ingressannotation "traefik.ingress.kubernetes.io/router.entrypoints=websecure" --ingressannotation 'traefik.ingress.kubernetes.io/router.tls="true"' --ingressannotation "traefik.ingress.kubernetes.io/router.tls.certresolver=letsencrypt"
On a maintenant un dossier contenant la fonction et son environnement standard.
La directive hostNetwork permet comme vu plus haut de faire tourner le pod sur le réseau hôte.
Avec juste cette modification, on a une erreur à l’exécution du code parce que le pod n’arrive pas à aller chercher l’archive contenant le code de la fonction sur le stockage partagé de Fission.
{
"level": "error",
"ts": "2025-08-22T15:55:03.884Z",
"logger": "generic_pool_manager.generic_pool.fetcher_client",
"caller": "client/client.go:114",
"msg": "error specializing/fetching/uploading package, retrying",
"error": "Internal error - error fetching deploy package: failed to download url : Get \"http://storagesvc.fission/v1/archive?id=%2Ffission%2Ffission-functions%2Ffc6798a9-95c3-47cb-8797-28f842162f83\": dial tcp: lookup storagesvc.fission on 9.9.9.9:53: no such host",
"url": "http://X.X.X.X:8000/specialize",
"stacktrace": "github.com/fission/fission/pkg/fetcher/client.sendRequest\n\tpkg/fetcher/client/client.go:114\ngithub.com/fission/fission/pkg/fetcher/client.(*client).Specialize\n\tpkg/fetcher/client/client.go:56\ngithub.com/fission/fission/pkg/executor/executortype/poolmgr.(*GenericPool).specializePod\n\tpkg/executor/executortype/poolmgr/gp.go:467\ngithub.com/fission/fission/pkg/executor/executortype/poolmgr.(*GenericPool).getFuncSvc\n\tpkg/executor/executortype/poolmgr/gp.go:553\ngithub.com/fission/fission/pkg/executor/executortype/poolmgr.(*GenericPoolManager).GetFuncSvc\n\tpkg/executor/executortype/poolmgr/gpm.go:242\ngithub.com/fission/fission/pkg/executor.(*Executor).createServiceForFunction\n\tpkg/executor/executor.go:239\ngithub.com/fission/fission/pkg/executor.(*Executor).serveCreateFuncServices.func1\n\tpkg/executor/executor.go:143"
}
On voit qu’il cherche à contacter storagesvc.fission et qu’il n’arrive pas à résoudre ce hostname, ce qui est normal étant donné qu’il s’agit d’un nom interne au cluster et que le pod tourne désormais sur le hostNetwork. La directive dnsPolicy: ClusterFirstWithHostNet permet de forcer d’essayer la résolution en interne au cluster avant de tenter en externe sur le hostNetwork et résout ce problème.
Il ne reste qu’à déployer.
# On vérifie la syntaxe
fission spec validate
# On déploie
fission spec apply --wait
# On test via Fission CLI
fission -n fission function test --name wol-fn --method GET -q "mac=a1:b2:c3:d4:e5:f6"
# On test via HTTP depuis l'extérieur
curl "https://test/domain.tld/wake?mac=a1:b2:c3:d4:e5:f6"
Pour faire simple, ajouter l’URL en raccourci sur le téléphone et en un clic, le PC est démarré. Personnellement, je l’ai intégré dans mon Home Assistant avec un bouton dédié.
Home Assistant Dashboard
Finalisation de la configuration
Celui qu’on adore détester
Il reste deux ou trois détails à régler. Par défaut, depuis Windows 10, quand on arrête le système, il se place en réalité dans un mode de veille prolongée pour permettre un démarrage plus rapide. Hors le *Wake On LAN* ne fonctionne pas sur ce mode de sommeil. Microsoft documente ça très bien ici. Il y est également expliqué comment désactiver ce mode pour pouvoir rétablir un mode d’extinction « normal ».
Je vous les remets à l’identique:
Dans Panneau de configuration, ouvrez l’élément Options d’alimentation
Sélectionnez le lien Choisir ce que les boutons d’alimentation font
Désactivez la case à cocher Activer le démarrage rapide (recommandé)
Sélectionnez Enregistrez les paramètres.
Une fois cette modification effectuée, le Wake On LAN est complètement fonctionnel.
La fin
Et donc, puisqu’on a abordé le sujet, comment se passe l’extinction ? Vous vous rappelez ? le but de tout ce foutoir, c’était d’éviter de garder le PC allumé pendant deux semaines. On a parlé du démarrage, mais quid de l’arrêt ?
Le plus simple est de lancer une session Bureau dans Moonlight et d’aller cliquer sur le menu Démarrer puis le bouton Arrêter comme à la maison. Mais on peut aussi déclarer des applications dans Sunshine et il exécutera la commande associée à cette application.
J’ai donc créer une application nommée Shutdown qui lance la commande suivante shutdown /s /f /t 0.
Interface de configuration de Sunshine: Shutdown Application
Quand elle est lancée depuis le client Moonlight, elle éteint le PC distant.
Feedback et Conclusion
Puisque je suis rentré depuis, je peux débriefer ces 2 semaines d’utilisation, ça fonctionne super, le seul défaut que j’ai eu est qu’une fois le Shutdown n’a pas fonctionné et je ne l’ai pas vu tout de suite. Les fois suivantes, j’ai juste eu à bien vérifier le status dans le menu.
Interface de Moonlight: PC démarré
Interface de Moonlight: PC éteint
À part ça, super expérience ! Bien sur je n’ai pas cherché à jouer à des jeux très performants, mais ça a suffi à mes besoins, même en 4G. Je n’ai pas non plus poussé jusqu’à tenter de jouer sur la 4G en voiture, mais je pense que ça aurait pu marcher.
Je continue à l’utiliser, même à la maison, pour jouer dans le canapé plutôt que devant le PC.
Interface de Moonlight: PokeMMO
Alors, avouez que c’est pas mal en termes de bricolages inutiles donc indispensables, il était donc nécessaire de partager ça avec le plus grand nombre ? (enfin au moins les lecteurs de ce blog)