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(Municipales 2026) Eric Specq, le candidat chamboule-tout sur Escaudain

3 février 2026 à 06:00

Eric Specq : « Ma candidature dérange les deux listes, chacun se voyait favori de ce duel »

Eric Specq, 56 ans, fonctionnaire territorial depuis 33 ans, « j’ai connu six maires dans différentes localités du Valenciennois », précise-t-il. C’est pourquoi, ce dernier estime connaître les rouages d’une gestion municipale de plus en plus abscons. Sa motivation et celle de ses colistières/colistiers est simple, ils ne se retrouvent pas dans l’offre sur la table. « On veut nous connoter Rassemblement National, mais ce n’est pas le cas. Cette liste rassemble toutes les convictions confondues, tous les horizons politiques ». La tête de liste commente aussi son arrivée sur l’échiquier local  : « En fait, ma candidature dérange les deux listes, chacun se voyait favori de ce duel », commente Eric Specq.

Bien sûr, l’idée traverse l’esprit d’une liste RN, déjà en 2020, contre le duo Saligot/Mercier, sauf que l’intéressé dément avec force. Dans les personnes présentes à cet entretien, Leila Duhem, ex colistière de la liste de Catherine Mercier en 2020, assume « complètement être de gauche. Pour autant, je ne connais même pas la couleur politique d’Eric. » Après, l’histoire serait trop simple, comme pour LFI où tout ce qui n’est pas de sa couleur est de droite, voire la gauche fléchant le RN chez tous ceux qui ne sont pas de gauche. Ce portait manichéen de la politique amène plus de radicalité que de solutions sur le terrain.

En effet, ancien basketteur reconnu dans le fameux club de basket d’Escaudain, connu partout dans le tissu associatif de la commune, Eric Specq sent le bon moment (local et politique) pour briguer le fauteuil majoral : « Nous avons perdu encore de la population, nous sommes à peine au dessus de 9 000 habitants ! »

« Un maire absent pendant 5 ans et demi », Eric Specq

La première critique à l’endroit du maire sortant est spontanée : « C’est un maire absent pendant 5 ans et demi, un manque de présence même pour un 13 ou 14 juillet… ! » Pour sa part, Corrine Marie dénonce « une ville morte. Il n’y a plus d’animations ou d’évènements organisés par la municipalité. Seule les associations sportives, voire culturelles, portent la ville ! »

Concernant la dernière actualité forte en date, l’installation d’un Data Center, via DATA 4, Eric Specq est très « positif sur ce projet. C’est un dossier important pour Escaudain. Ensuite, cela peut nous permettre de récupérer de nouveaux habitants. »

« Il faut une police municipale », Eric Specq

Sur le sujet traversant toutes les obédiences politiques, la sécurité du quotidien, la tête de liste est sans concessions. Sur Escaudain, comme Onnaing, vous avez un commissariat de la Police Nationale, mais « il n’y a qu’une personne pour prendre les plaintes. Ce n’est pas assez, nous devons créer une police municipale de 3 ou 4 agents. C’est tout à fait possible financièrement (données qu’il connaît parfaitement). De plus, il faudrait muscler les investissements dans la vidéo-surveillance, notamment en entrée et sortie de ville. »

Comme tous les opposants, les colistières et colistiers soulignent « une ville bien gérée. » Donc, la critique n’est pas sur le volet financier, mais sur une dynamique générale atone, une commune moins attractive année après année.

Les autres projets de cette liste apolitique ou toutes les politiques !

Outre le volet sécuritaire, la réalisation d’un nouveau Groupe scolaire est dans les tuyaux de tous les candidats. Il existe du foncier disponible et ce projet « est important pour l’éducation de nos enfants », souligne Leila Duhem.

Sur une commune de plus de 9 000 habitants, il n’y a plus d’église disponible et par suite les cérémonies se réalisent dans les communes voisines. En effet, la seule existante sur la collectivité locale, malgré des travaux intérieurs et extérieurs, est victime d’une toiture en souffrance. De fait, elle impose une fermeture de ce bâtiment communal (église construite avant 1905). « C’est un sujet à mettre sur la table. La rénovation de la toiture de l’église doit s’étudier. L’avis des gens compte ! », explique Eric Specq.

Sur le volet sportif si cher à la tête de liste : « Les sports comme le basket, le foot, l’athlétisme sont déjà très soutenus. Il faudrait subventionner d’autres disciplines comme le tennis, etc. »

Pascal Pupilli, ex membre de la majorité sortante, a démissionné en juillet 2025 et rejoint la liste en question. « C’est un manque de confiance de la part du maire », commente-t-il. Joëlle Lalisse Senez, retraitée du Ministère de la Défense, sera également de cette campagne singulière sur Escaudain où de nombreux scénarios sont possibles.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Jean François Delattre, un maire/candidat expérimenté sur Haspres

22 janvier 2026 à 06:33

Jean François Delattre : « Pour une stabilité rassurante ! »

Avec trois listes, à ce stade, sur la ligne de départ dont celle de l’édile sortant, Jean-François Delattre compte jouer la carte de l’expérience. En effet, chacun sait que la gestion locale, en 2026, est devenue extrêmement complexe pour ne pas dire un casse tête quotidien. « Oui, j’ai réfléchi à me représenter, mais il manque encore de maturité dans mon équipe pour prendre ma place. De plus, je tiens à lancer des programmes sur le logement. C’est le dossier en haut de la pile », commente-t-il.

« Tous les services à la population à 200 mètres de la Maison communale », Jean François Delattre

Un mandat de simple conseiller municipal, deux d’adjoints et deux comme édile, Jean François Delattre repart pour un éventuel 6ème mandat sur Haspres. La motivation est toujours là. Bien sur, il évoque son bilan sur le long terme avec une concentration des services à la population : « Nous avons tous les services à la population à 200 mètres de la Maison communale, la bibliothèque, l’espace numérique, la crèche, les 3 écoles, les services techniques et salle polyvalente, sans oublier les commerces de proximité », commente-t-il.

Pour autant, avec 2 630 habitants, la collectivité locale a « baissé en population. Un collectif de 36 logements a fermé avant sa prochaine démolition. La Covid a bloqué un dossier avec le bailleur social Habitat du Nord. Aujourd’hui, il est relancé avec un nouveau projet sur 30 logements », précise-t-il.

Mais, ce sont deux autres fonciers disponibles que le Premier magistrat a dans le viseur : « En 2015, dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme) communal, nous avons deux terrains constructibles. Ces derniers ont été confirmés dans le PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal) à La Porte du Hainaut. » Pour y arriver, pas d’armes atomiques comme l’expropriation ou/et une DUP (Déclaration d’Utilité Publique)… « j’ai négocié avec les propriétaires. Nous ne sommes pas dans une grande ville ! », précise-t-il.

L’objectif est clair, proposer une nouvelle offre de logements sur cette commune. « Sur le 1er espace foncier, nous avons deux hectares aménageables. Ce sera un mixte avec du social, du lot libre, des loyers accessibles, etc. », poursuit le candidat. Voilà la case manquante à cet exercice communal pour Jean-François Delattre avec (peut-être) le sentiment du devoir accompli à la fin d’un prochain mandat.

« Un maire ne peut plus se replier sur sa commune », Jean François Delattre

Ensuite, la conduite d’une collectivité locale passe par un travail puissant sur la recherche de partenaires tous azimuts. Dans cette optique, la réussite d’un dossier à changer d’âme. « Un maire ne peut plus se replier sur sa commune. Il doit représenter celle-ci dans les institutions où il défend aussi, directement ou indirectement, les dossiers locaux », souligne le candidat.

A ce titre, Jean François Delattre est vice-président aux finances de La Porte du Hainaut, siège au SIMOUV (Syndicat des transports du Valenciennois), au SIAVED (Syndicat des déchets), NOREAD (les eaux usées), celui travaillant sur l’entretien des berges pour les cours d’eau du territoire…, et dans chaque institution, l’intérêt communal est concerné à tous les niveaux.

Comme d’habitude, pas de liste unique sur Haspres, avec une liste RN et une autre d’opposition, mais aucune dissidence durant ce mandat, l’édile sortant est conscient que le réflexe national pour ce scrutin local est possible. Sa liste de 23 +2 colistières et colistiers comprendra neuf nouveaux, une rotation naturelle, avec toujours la même boussole, l’intérêt des administrés. Au final, et il a bien raison, la démocratie va s’exercer de plein droit : « Je propose une stabilité rassurante pour la population, mais on verra bien ! »

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Jacky Boucot, pour la voix des travailleurs au Conseil municipal de Denain

21 janvier 2026 à 16:50

Jacky Boucot : « Voter pour L.O afin de faire entendre la voix des travailleurs au sein du Conseil municipal de Denain. »

On pourrait juger cette candidature décalée par rapport à un enjeu local et pourtant avec la proposition politique sur la table, il existe un créneau clair pour les électrices et les électeurs denaisiens. En effet, vous avez une liste du Rassemblement National emmenée par le Sénateur Hochart, une autre liste très revancharde portée par Youssouf Feddal, les anciens alliés en 2020 de la maire de Denain, et la maire sortante plutôt dans le bloc présidentiel tout au long de ce mandat 2020/2026. Oui, pour les électeurs gauche ne se reconnaissant pas dans la gauche insoumise et communautaire, ni avec une gauche de gouvernement, une autre voix… à gauche est entendable par les administrés. Elu en 2014, mais pas en 2020, Jacky Boucot repart dans cette joute de proximité avec beaucoup d’envie. Il revendique avec la force de sa conviction la nécessité d’une voix, voire de plusieurs, des travailleurs au sein du conseil municipal d’une ville de plus de 20 000 habitants.

Jacky Boucot, retraité, 73 ans, un âge peu important concrètement, car Donald Trump a repoussé l’âge politique acceptable tout comme l’indécence, ancien salarié chez Usinor durant 10 ans « et le plus jeune délégué CGT de France (19 ans) », puis 35 ans dans le bâtiment, est présent en toute légitimité. Comme d’habitude, son discours plante un décor connu, mais cohérent ! « Il faut de l’insoumission sociale, sans lutte, il n’y a rien ! La lutte, c’est l’espoir. Il faut plus de réparation des richesses, ce slogan n’a pas changé depuis mes débuts de militants », déclare Jacky Boucot.

Sur les forces politiques en présence, il classe la liste d’Anne-Lise Dufour « de démocrate sociale », celle du Sénateur Hochart « d’extrême droite » et à l’endroit de Youssouf Feddal, il revendique un « joker ». Pour la constitution de sa liste, elle est déjà bouclée. Ça, c’est la force d’une liste engagée avec une colonne vertébrale politique et de ses militants.

A côte de lui, la 2ème sur la liste L.O, Cécile Bourlet, secrétaire médicale, incarne le renouvellement des générations de militants. Pour autant, le discours reste sur quelques fondamentaux politiques : « Les élections locales doivent faire entendre la parole des travailleurs. Les travailleurs au pouvoir, c’est la fin de l’exploitation, la fin de la guerre, et la fin du racisme ! »

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Ludovic Zientek, confiant et déterminé… pour une suite à Bouchain !

13 janvier 2026 à 06:00

Ludovic Zientek : « L’énergie et l’expérience sont fondamentales dans l’exercice de la fonction de maire ! »

Après sa cérémonie des voeux à la population, le 09 janvier dernier, l’édile sortant est devant un choix, y retourner ou candidater de nouveau pour la fonction de premier magistrat. Sur cette décision, le suspense officieux est levé depuis un bon moment, mais l’annonce officielle demeure toujours un momentum important dans une campagne municipale, petite ou grande collectivité locale.

Pour cette campagne et la prochaine échéance, Ludovic Zientek part « confiant et déterminé. Même si l’image de l’homme ou de la femme politique est dégradée, celle du maire est encore préservée », commente Ludovic Zientek. Pour autant, il est conscient de l’impatience chronique de l’administré, plus encore depuis la COVID, des électrices et des électeurs. On passe de la fameuse « portée de baffes » au nez à nez tant la situation est parfois tendue entre le citoyen et toute forme de pouvoir, local ou national !

« incompréhension totale (sur les dissidences) », Ludovic Zientek

A ce stade, 3 listes potentielles pourraient venir s’additionner à la liste du maire sortant. Là où en 2020, le Premier magistrat se targuait d’une absence de dissidences, voire de démissions, dans sa majorité municipale ; en 2025, la musique change avec le départ du 1er adjoint, Luc Brouta, et de deux autres adjoints avec au final 3 listes dissidentes.

Sur ces 3 candidatures présumées, l’édile souligne avec force son « incompréhension totale. Je n’ai aucune explication concrète. 85% des délibérations ont été votées à l’unanimité. Pourquoi des départs aussi tardifs, c’était avant qu’il fallait le faire en cas de désaccord. En fait, ils sont guidés par des motivations d’intérêts personnels », poursuit-il.

Ensuite, le maire détaille quelques situations factuelles, non exhaustives : « Luc Brouta me reproche de la verticalité. Pourtant, je suis accessible, à l’écoute, présent sur le terrain pour les Bouchinoises et Bouchinois, relaye toutes les manifestations locales sur ma page Facebook. Ces reproches ne sont fondés sur rien. Par contre, le 1er adjoint pouvait s’exprimer, sans aucune modifications, en 1ère page du magazine de la commune. Connaissez-vous beaucoup de collectivités locales où le 1er adjoint peut s’exprimer ainsi aux administrés ! » Ensuite, il constate pour les autres dissidents que « l’adjoint aux fêtes et cérémonies m’a assisté 9 fois sur 200 cérémonies de mariage durant le mandat. Concrètement, ces deux adjoints n’ont pas répondu à mes attentes », ajoute-t-il. Enfin, il note « la cohérence de Luc Boda et Leopold Nef, deux élus d’opposition qui ont toujours (ou abstention) soutenu les délibérations de la majorité municipale. Ces derniers sont sur ma liste. »

Autrefois carté P.S, Ludovic Zientek a quitté ce parti historique face aux tribulations internes et complexes. « Aujourd’hui, ma carte, c’est Bouchain. Ma liste sera renouvelée à 50%, rotation naturelle (et dissidences) avec des nouvelles personnes très investies dans le tissu associatif de la commune. D’ailleurs, quels sont les candidats dissidents impliqués dans une association sur Bouchain ? », indique le maire/candidat.

Enfin, sa liste déjà bouclée travaille sur la coconstruction d’un programme : « Nous élaborons collégialement un programme 2026/2032 (ou 2033). A ce titre, nous avons déjà effectué 6 réunions à cet effet. »

Bouchain, une ville à la campagne

Sur cette commune d’environ 4150 habitants en 2025, contre 3950 en 2020, le maire a des chantiers dans les tuyaux comme la rénovation de la salle des sports, un plan global de sécurisation sur Bouchain (Voirie, vidéo surveillance, Police Municipale, radar pédagogique, protection des bâtiments publics et privés), et la mise en oeuvre de la nouvelle loi sur la répartition du corps médical sur les territoires, pilotée par l’ARS (Agence Régionale. De Santé) . « Actuellement, nous avons un médecin libéral dans la maison médicale sur Bouchain, mais sur l’Ostrevant, vous avez 60 professionnels de santé. Pour autant, nous espérons, à travers cette nouvelle loi, l’arrivée de nouveaux médecins en 2026 », précise-t-il.

Pour le futur programme, la jeunesse et les personnes âgées seront au coeur du prochain opus local. Néanmoins, un gros projet sera certainement révélé dans les prochaines semaines « il est trop tôt pour en parler » ou veut-il conserver l’effet de surprise ? Comme d’habitude, l’existence d’un projet passe par la collecte des subventions associées de l’Etat, le Département, la région et de l’agglo (La Porte du Hainaut). « Sur ce mandat, nous sommes allés chercher 3 millions d’euros, c’est énorme pour une commune de moins de 5 000 habitants », conclut-il. Effectivement, il ne faut jamais oublier de souligner la réalité de la gestion d’une commune, sous perfusion de fait des subsides de l’Etat en 2026, et par suite la capacité à traiter des dossiers administratifs complexes d’où la conclusion finale de l’édile : « J’ai 55 ans, et je ne dépasserai pas 65 ans dans cette fonction. L’énergie et l’expérience sont fondamentales dans l’exercice d’un mandat de maire ! Il faut de l’énergie pour récupérer des financements et de l’expérience pour trouver des idées réalisables ! »

« La démocratie s’exprimera et tranchera  », Ludovic Zientek

Sur son pronostic pour les 15 et 22 mars, le maire est très confiant sur l’issue du scrutin : « La démocratie s’exprimera et tranchera. » Il repose cette sérénité sur son travail de proximité tout au long de ce mandat, qu’importe les vents contraires, même plus virulent qu’en 2020, car ll pense que le terrain et la proximité avec ses administrés payera dans l’isoloir, la fameuse prime au sortant.

Bouchain fait partie de ces communes du Hainaut où le suspense est assuré, c’est la démocratie !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Bruno Saligot, maire/candidat en cohérence sur Escaudain !

6 janvier 2026 à 05:00

Bruno Saligot : « Apolitique est un moyen de ratisser large, c’est de la démagogie ! »

Elu depuis 1989, 1er adjoint aux finances en 2001 et en 2008, puis maire en 2014, reconduit en 2020, Bruno Saligot, 66 ans en mars 2026, a cogité durant l’année 2025. Bien sûr, il y a déjà un fossé énorme entre la fonction d’adjoint et celle de Premier magistrat, mais tous les maires ont goûté difficilement ce mandat 2020/2026 à la fois corseté entre la Covid, la crise énergétique pour les collectivités locales sans protection tarifaire, la hausse du coût de tous les projets, sans oublier la réduction de la dette publique pour laquelle les communes sont fléchées comme les mauvais élèves de la classe France, injuste sur le fond. Malgré tout cela, Bruno Saligot constate aussi « un dernier mandat transformé avec une extrême lourdeur administrative et de l’autre une population plus exigeante (depuis La Covid), les attentes sont très fortes même si la commune ne peut pas tout, mais je reste au service de la population. Je veux demeurer en cohérence avec la politique locale et les projets lancés pour ce prochain mandat (éventuel), car il y a encore beaucoup de travail. »

Enfin, sur son engagement, il rappelle qu’en 2014, il a fait un choix professionnel fort : « J’ai mis un terme à ma profession pour me consacrer exclusivement à la commune et à l’agglo (vice- présidence en charge du climat à La Porte du Hainaut), et je ne suis toujours pas pensionné. Je rappelle que l’électeur vote pour une liste locale et ses élus communautaires. »

« Se préoccuper des politiques de l’Etat comme de la Sécurité et de l’Education sur son sol, c’est faire de la politique ! », Bruno Saligot

Certes, s’occuper des politiques locales constitue le ferment de ce vote de proximité, mais l’édile est confronté chaque jour aux choix nationaux sur certains sujets régaliens. « Se préoccuper des politiques de l’Etat comme de la Sécurité et de l’Education sur son sol, c’est faire de la politique », commente Bruno Saligot. Vue d’un drone sur les 35 000 communes françaises, lorsque le gouvernent décide de diviser les classes, en zone REP + pour alléger les classes, initiative saluée par tous les maires, l’exécutif laisse à la charge des communes l’aménagement intérieur des écoles. Sur la sécurité du quotidien, lorsque les polices de proximité ont disparu sous Nicolas Sarkozy, l’impact est réel sur une commune, en l’occurrence sur une cité de plus de 9 000 habitants… ! En résumé, lorsque vous êtes candidate ou candidat, maire ou dans l’opposition, vous agissez comme acteur politique ce qui n’est pas à mélanger avec l’adhésion stricto sensu à un parti… Plus sèchement, Bruno Saligot observe que se revendiquer « apolitique est un moyen de ratisser large, c’est de la démagogie ! Je la dénonce. Bien sûr, on peut critiquer une politique locale, mais ne pas répandre des fausses informations. »

« Ceux qui ne veulent pas me voir ne me voient pas », Bruno Saligot

Taxer d’une indisponibilité pour ses administrés, d’un mandat éloigné de ses habitants, il répond tout de go : « Je suis ouvert et accessible, mais je sais déléguer à mes adjoints un sujet de leur compétence. Lorsque cela concerne un problème de travaux, l’adjoint en charge reçoit les Escaudinois, de santé, de sécurité, etc. Ceux qui ne veulent pas me voir ne me voient pas, on trouvera toujours des administrés avec un problème de rendez-vous. Par contre, même en m’adaptant, je note dans le sens contraire que des rendez-vous planifiés avec le maire ne sont pas honorés, il n’y a plus le respect de la fonction. » Sur les autres critiques, il tacle par sa surprise « compte tenu que l’opposition a voté 98 % des délibérations durant le mandat. Evidemment, le travail en commission est très important. L’opposition est présente, ou pas, et le débat a lieu. Nous écoutons tout le monde, mais Mme Mercier voudrait que toutes ses idées soient reprises, mais il faut qu’elle gagne les élections pour cela ! », poursuit-il.

« Nous sommes taillés pour plus de 10 000 habitants », Bruno Saligot

En amont de cette thématique, il ne faut pas balayer d’un trait de plume la densité de la population, car à tout le moins le seuil des 10 000 habitants est une frontière imposante en terme de dotations de l’Etat. Aujourd’hui, Escaudain est recensé à 9 100 habitants « contre 13 000 à l’époque d’USINOR », rappelle le maire. Toutefois, le choix de la majorité municipale, comme des précédentes, a été de maintenir tous les services à la population : « Nous avons une médiathèque, une piscine, 9 écoles, et nous avons maintenu tous les services à la population même si pour l’Etat, nous sommes dans une strate de subventions entre 5 000 à 10 000 habitants. En fait, nous sommes taillés pour plus de 10 000 habitants. »

« Une politique du logement est possible grâce à une bonne maîtrise du foncier… », Bruno Saligot

Pour atteindre ce niveau de population « raisonnée et pas 15 000, nous avons travaillé en amont sur les espaces urbains à vendre. Aujourd’hui, notre politique du logement est possible grâce à une bonne maîtrise du foncier en amont. » Par contre, il tient à préciser que derrière chaque préemption, il y a un projet concret à venir même « pour une simple maison, il y a un dossier comme récemment dans une impasse où nous avons racheté une habitation, détruite cette dernière, et aménagé un parking pour les riverains qui avaient des difficultés de stationnement. »

En fond de toile, ce choix de scruter tout foncier disponible permet à la municipalité d’Escaudain de « faire baisser les prix pour un investisseur. La ville apporte dans la corbeille de la mariée le terrain afin de maîtriser l’atterrissage pour les locataires ou acquéreurs ! », mentionne le maire.

La déclinaison se traduit aujourd’hui avec un rendu de 32 logements (programme le Clos du Terril) à proximité du centre ville « attribués la semaine dernière et 32 autres en mars prochain via le bailleur social Clesence. C’est une belle opération ! »

Ensuite, un programme lourd et ambitieux est dans les tuyaux pour 229 logements « dont la majorité sont des habitations, plus une résidence senior. Les premiers maisons pourraient être livrées fin 2028 », commente le maire.

Comme pour le quartier Schneider, où le dispositif ERBM (Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier) est achevé, mais la partie Lourchoise est en cours, Bruno Saligot martèle « que les dossiers sont trop longs. Heureusement, la Préfecture a validé le passage d’une étude environnementale de 18 mois à 12 mois (avant tout démarrage de chantier). » L’édile profite de l’occasion pour piquer le Gouvernement : « Lorsque vous réduisez le nombre de fonctionnaires, vous allongez les délais d’instructions, d’une mise en oeuvre d’un investissement…, tout est lié. Le temps des travaux est une réalité locale à gérer. »

L’écologie de proximité n’est pas oubliée avec des projets de liaisons douces comme « entre la Médiathèque et le centre-ville (ruelle Gambetta) dont le foncier (vieux garages) a été acquis par l’EPF (Etablissement Public Foncier). Pour une voie douce de qualité, cela représente un coût de 600 000 à 800 000 euros. Toutefois, comme pour un nouveau groupe scolaire, j’attends que les finances soient au rendez-vous. »

Toujours sur cette idée du coup d’après, le maire indique que « nous avons acquis un foncier à côté de la maison médicale et en face. Nous espérons un nouveau bâtiment avec des acteurs pluridisciplinaires. A ce stade, deux nouveaux médecins libéraux, en sus de l’offre existante, et un cardiologique sont venus sur Escaudain dans cette maison de santé. »

Le développement économique comme rebond local…

Vue d’un drone du raccordement à l’autoroute avec l’espace réservé à DATA 4 au nord de ce visuel.

L’édile sortant insiste sur une gestion des finances locales avec prudence. « Il existe 4 moyens de faire rentrer de l’argent public pour une commune, les impôts locaux qui n’ont pas bougé depuis 20 ans, sur notre partie, les dotations de l’Etat en baisse comme celles des autres partenaires comme la région et le département, et l’économie avec l’installation de nouvelles entreprises (taxe foncière, taxe d’aménagement), sans oublier l’agglo (La Porte du Hainaut) et sa politique forte de solidarité pour des communes avec des administrés aux revenus modestes », explique Bruno Saligot.

Par suite et la volonté du maire de ne point solliciter le portefeuille des Escaudinois et Escaudinoises, le développement économique, croisée en l’occurrence avec l’occupation d’une friche industrielle historique, constitue une aubaine pour Escaudain. En effet, l’annonce très médiatique de l’installation d’un Data Center assorti d’un campus, par l’entreprise spécialisée DATA 4, est quasi providentielle pour cette collectivité locale. Face à l’étonnement affiché par Mme Mercier en conseil communautaire, il réplique… « elle n’est pas suivi les conseils communautaires précédents, car l’arrivée de la bretelle de l’autoroute était conditionnée au développement économique de la zone des Soufflantes, comme les Six Mariannes, et les Pierres Blanches sur Denain. » La seule inconnue était de fait le nom de l’heureux élu.

Pour autant, le choix du candidat maintenu dans le plus grand secret par le trio, Aymeric Robin, Ali Benamara, et Bruno Saligot, aurait pu correspondre à une industrie lourde, plus classique. Que nenni, car l’installation d’un grand faiseux français dans l’économie numérique est promu par l’Etat et la région, et par capillarité les autorisations tombent… plus vite !  « Nous voyons déjà RTE travailler sur ce chantier afin de raccorder le réseau électrique. Non, il n’y aura aucune coupure d’électricité, et d’ailleurs DATA 4 vient aussi chez nous, car l’alimentation électrique sera assurée sans problème », déclare le maire/candidat.

Ensuite, ce chantier inclus une qualité environnementale avec notamment 6,5 hectares dédiés à un espace de biodiversité et la création d’un campus, « nous avons encore beaucoup de boulot sur ce dossier. Le volet campus est primordial, car ce dernier pourra assurer la formation continue de tous les salariés dans le numérique au niveau territorial, voire au delà ! Bien sûr, sur les 5 bâtiments prévus, un sera consacré uniquement au stockage des données. »

Enfin, sur ce dossier sensible, le maire réfute les critiques sur le nombre d’emplois in fine. « C’est d’abord 600 emplois et 2 400 au final, sur 3 à 4 ans, directs ou indirects. Je n’ai jamais dit que cela serait  2400 emplois pour les Escaudinoises et Escaudinois. Pour autant, de nouveaux arrivants vont chercher des logements sur Escaudain. C’est pourquoi, nous avons travaillé une offre de logements en amont », ajoute-t-il. Nous observons cette problématique sur Onnaing où le futur complexe du Groupe « Action » génère une demande de logements que la commune ne peut pourvoir à ce stade.

A ce stade, outre la candidature d’une liste emmenée par Catherine Mercier, une 3ème liste serait dans les coulisses, à suivre, car cela changerait le profil de cette élection inévitablement.

Daniel Carlier

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A Denain, la « Der » municipale du mandat en hommage à Bernard Birembaut

22 décembre 2025 à 06:55

La voix de l’édile est un peu chevrotante, mais les mots sont clairs, car l’absence de son élu et de sa femme, présente au conseil habituellement, la bouleverse tout comme l’hémicycle local. Il n’était pas le plus connu des élus du Conseil municipal, pas le plus démonstratif non plus, mais il faisait tout simplement partie de ces fantassins de la démocratie, ces oubliés de la République par la France d’en haut, ces invisibles du quotidien toujours présents au service des administrés, ces petites mains avec ce -je ne sais quoi- de tendre assorti d’un petit sourire inflexible, ils sont pourtant indispensables à la survie d’une certaine idée de notre démocratie singulière et iconoclaste. Joshua Hochart, candidat tête de liste aux Municipales 2026, s’associe à cet hommage à Bernard Birembaut.

Visuel Bernard Birembaut 2018 conseil municipal

Le décès d’un élu implique un remplacement automatique par un nouveau représentant, en l’occurrence Lakdar Zaoui. Compte tenu du peu de temps avant le prochain scrutin municipal, les délégations de Bernard Birembaut ne seront pas transférées, mais la maire a remis les insignes d’un élu de la République à l’intéressé.

L’ordre du jour

Au dernier recensement (2023), la commune de Denain (re)dépasse la barre pour atteindre la deuxième dizaine avec 20 700 habitants, contrairement à Saint-Amand-lesEaux et Valenciennes, les deux autres grandes communes de l’arrondissement du Valenciennois, qui ont du mal à remonter une baisse systémique de leur population malgré des programmes nombreux de nouveaux logements sur ces deux collectivités locales.

Un Budget respecté

Pas toujours le cas dans les différents hémicycles locaux du Valenciennois, mais la Première magistrate tient à mettre en lumière la qualité du Budget Primitif voté en 2025. En effet, deux délibérations classiques de modification budgétaires marquent « une différence avec le budget initial de 0,84% sur le fonctionnement et de 0,43% sur l’investissement. Le prochain budget sera voté avant le 30 avril 2026 », indique Anne-Lise Dufour. Comme dirait l’autre, c’est l’épaisseur du trait… !

L’Ecole Condorcet

Dans le quartier du Nouveau monde et l’arasement de l’îlot Basly, une nouvelle école communale va émerger dans les 18 prochains mois dans le cadre du dispositif NPNRU (Nouveau Plan de la Rénovation Urbaine) dont bénéficie Denain. En effet, après un nouvel établissement scolaire dans le quartier du Faubourg du Château et celui de Bellevue, le conseil municipal a voté l’attribution des lots du marché public inhérent à cette réalisation.

Huit lots sur dix sont validés, sauf celui des espaces verts et du mobilier, cela ne « remet pas en cause le démarrage des travaux en janvier 2026 avec une fin de chantier prévu pour septembre 2027 », précise Emmanuel Cherrier. « Sur ce dossier, nous avons obtenu 77% de subventions », ajoute Anne-Lise Dufour.

NATUREO

Le rapport annuel de la DSP (Délégation de Service Public attribuée à NATUREO) a été vivement commenté par Youssouf Feddal, candidat tête de liste à cette élection locale. « La hausse de la tarification a été un frein à la fréquentation du Centre aquatique. Alors que l’exploitant espérait 261 000 entrées, elle n’a enregistré que 148 000 entrées. Enfin, il existe toujours la problématique du restaurant (6ème exploitant) », commente l’élu de l’opposition.

L’édile répond sans concessions sur le manque d’entrées… « c’est son problème à l’exploitant. C’est pourquoi, nous avons choisi une DSP pour ne pas gérer nous même, comme la précédente, une piscine. A ce titre, l’ancien équipement coûtait à la collectivité locale 650 000 € par an et celui-ci 630 000 €. Enfin, j’assume totalement la double tarification, c’est moins cher pour les Denaisiens ! »

A noter que le processus de mise en concurrence à travers un nouveau marché public, et la construction d’un autre cahier des charges, va démarrer très prochainement compte tenu que cette DSP s’achève le 31 décembre 2026. En toute logique, le 2ème opus sera différent que le premier dans le contenu.

Crèche privée

Les crèches privées font flores dans le Valenciennois et Denain n’échappe pas à cette tendance depuis la fin de la Covid. En effet, une crèche baptisée, « L’île ô Marmots Denain », va s’installer également au sein du quartier Basly. Elle proposera 24 places, 20 pour les familles denaisiennes et 4 réservées aux entreprises, pour un nombre de familles à déterminer suivant les temps d’occupation par les enfants inscrits. L’amplitude horaire est large, de 7H30 à 18H30, et c’est sur ce point que les crèches privées font une différence réelle avec le public.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Ludovic Tonneau, candidat sur la commune de Wavrechain-sous-Denain

16 décembre 2025 à 05:00

Ludovic Tonneau : « La jeunesse, les actifs et nos aînés »

48 ans, policier de son état, marié et père de trois enfants, il est engagé politiquement dans le mouvement politique, La France Insoumise, sur Denain. A cet effet,  le candidat sur Wavrechain-sous-Denain précise qu’il respectera son mandat denaisien jusqu’au bout et assistera au dernier conseil de Denain, ce vendredi 19 décembre. Sur cette nouvelle commune d’adoption, le collectif « Donnons ensemble » n’est pas construit autour de cette ligne politique radicale : « C’est une liste citoyenne sans étiquette et ouverte. Il y a différentes tendances au sein de cette équipe, une grande diversité des profils, mais nous restons apolitiques », précise-t-il.

Arrivé sur la commune il y a 18 mois, il veut « redonner vie à ce village autour de trois axes, la jeunesse, les actifs et nos aînés. » Quelques axes forts sont déjà sur la table comme une « cantine scolaire pour les enfants en maternelle. Actuellement, il n’y a pas une offre pour ces enfants, uniquement pour les élèves de l’école élémentaire. C’est une attente forte des parents. Toujours pour les familles, nous souhaitons créer une MAM (Maison d’Assistants Maternels) et une micro-crèche », poursuit Ludovic Tonneau. Concernant la solution trouvée pour cette cantine scolaire, elle sera dévoilée ultérieurement, mais « elle est parfaitement budgétée. »

Après les plus jeunes, l’attention se porte également sur les anciens et les personnes en situation de handicap à travers des propositions « d’un service de livraison de panier de saison. Ensuite, nous avons un marché couvert et nous voulons le relancer. »

Ensuite, le fameux parc communal d’environ 5 hectares demeure un atout vert terriblement envié par les villes voisines. Dans ce denier, une colistière, éducatrice canine professionnelle depuis 30 ans, suggère la création d’un club canin dans celui-ci, un apprentissage pour gérer et comprendre un chien, du sport canin, et un accompagnement personnalisé afin de pouvoir évoluer sans danger avec un chien, éviter les abandons, etc.

Autour de ses colistières et colistiers, Luc Tonneau a voulu passer aussi un message en interne de la collectivité locale : « Nous voulons plus de considérations pour les agents territoriaux, plus d’échanges avec eux. »

A suivre cette candidature au sein de cette commune rurale de Wavrechain-sous-Denain où l’ancien maire, invisible depuis 5 ans, Jean-François Burette, s’est déclaré, Jacques Delcroix, l’édile actuel, n’a pas encore annoncé la sienne, même si la situation devrait s’éclaircir sous peu. Ce scrutin est bien indécis comme dans de nombreuses collectivités locales du Valenciennois.

Daniel Carlier

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(Lourches) La vie d’en bas continue malgré la tempête d’en haut

11 décembre 2025 à 05:06

En propos liminaire, Dalila Duwez, édile de Lourches, évoque le précédent conseil et le financement du projet de la Place Olivier Mouton. « Notre reste à charge est de 27 485 euros pour un investissement global de 986 963 euros », précise l’édile. Rappelons que le « Gros » dossier de cette mandature a été la réalisation du Groupe scolaire Simone Veil.

Une micro-crèche fort à propos

En point d’orgue, l’arrivée d’une micro-crèche privée sur la commune de Lourches sonne comme une bouffée d’air pour les futures familles bénéficiaires. En effet, la SAS « Cabane d’Arsene », née en 2022, a déjà déployé en un temps record 4 micro-crèches sur le Valenciennois (La Sentinelle, Hérin, Wallers, et St- Saulve). Et la 5ème est dans les tuyaux sur Lourches, puisque Anne-Gaelle Delcroix est venue présentée le projet à l’hémicycle local.

«  Sur chaque site, nous accueillons environ 25 familles pour 12 places, de 7h du matin à 19H. Nous avons constaté sur nos autres structures qu’il existait une forte demande sur le Denaisis. A ce stade, nous sommes en train de visiter les bâtiments avec les services de la PMI (protection maternelle et infantile). Sur la précédente ouverture Saint-Saulve, nous avons fait le plein au bout de 15 jours. Ensuite, le plus souvent ce sont des engagements de trois ans », explique la cheffe d’entreprise.

La maire de Lourches est évidemment ravie de cette implantation, en sus de la crèche communale, avec « une amplitude horaire que nous ne pouvons pas assurer », précise l’édile. En l’état, le site retenu serait dans les locaux de l’ancienne école Diderot, rue Gustave Delory. « On part de zéro, mais nous n’avons pas de mur à abattre », poursuit Anne-Gaelle Delcroix.

Cette micro-crèche devrait être opérationnelle courant de l’année 2026.

La vidéo-protection

La commune de Lourches était une des rares collectivités locales, sur le Valenciennois, sans projet de vidéo surveillance avant ce mandat. C’est chose acquise avec un déploiement de 21 caméras, dont 6 sur les zones d’activités. Bien sûr, la ville va chercher des subventions tous azimuts auprès de La Porte du Hainaut et la Région Hauts de France, coût 108 000 euros TTC, reste à charge commune 10 000 euros. Là encore, Dalila Duwez loue la qualité des services financiers afin de chercher le maximum de subventions, important pour une commune avec 50 à 55 agents et les charges de fonctionnement afférentes.

Un « Frigo-solidaire » s’installe à Lourches

Cette initiative, née en 2017 sur Paris, aspire à lutter contre le gaspillage alimentaire et nourrir mieux les personnes en situation de précarité. A l’origine, deux femmes ont eu l’idée de mettre un frigo rempli par les habitants du quartier et à disposition de ceux qui ont besoin de se nourrir. L’idée est tellement simple que personne n’y avait pensé avant, car la responsabilité de celui qui prend les denrées, pour une consommation raisonnable, est engagée. C’est du lien social XXL de proximité.

Dalila Duwez annonce l’installation d’un espace extérieur, devant le CCAS, où ce « frigo solidaire » sera à disposition durant « les heures d’ouverture de la municipalité. J’ai déjà pris contact avec Intermarché afin de récupérer les invendus. Cette installation est prévue durant ce 1er trimestre 2026. » Bien sûr, les services municipaux ont la mission de gérer le remplissage, mais aussi l’hygiène et la qualité des produits proposés aux bénéficiaires. Toujours encourageant d’observer le déploiement, sur le Hainaut, de ce genre d’initiative généreuse dans un monde si brutal !

Bibliothèque gratuite

Enfin, une nouvelle importante pour les administrés avec la prochaine gratuité de la Bibliothèque pour les locaux. Dans la lignée « des Médiathèques communautaires, notamment dans le cadre de la lecture publique, nous faisons ce choix. En effet, la gratuité est un levier majeur pour lever les freins à la lecture dans les Bibliothèques », commente l’adjointe en charge de la culture.

A ce stade, pas de déclaration d’une autre liste que la maire sortante, mais la prudence est de mise tant l’actualité politique est en mouvement perpétuel, tant au niveau national et par capillarité sur le plan local.

Daniel Carlier

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Luca Brouta, la candidature modifiant totalement le paysage de l’élection sur Bouchain

8 décembre 2025 à 05:30

Luc Brouta : « Je suis serein et optimiste »

Présent sur la liste de Ludovic Zientek dès 2014, puis de nouveau en 2015 suite au recours et 1er adjoint après le succès (un peu surprise) de Ludovic Zientek. Entre deux élections locales, il s’est retrouvé comme suppléant de Sabine Hebbar à la députation en 2017 avec in fine la victoire de Sébastien Chenu, mais avec un coup de pouce de la maire de Denain à travers un post discret (le mercredi) sur les réseaux sociaux de soutien pour un Front républicain. Puis, il repart sur la liste du maire sortant en 2020 avec une élection au 1er tour (56,61% et 52,84% d’abstention) où il occupe de nouveau la fonction de 1er adjoint, aux finances, développement économique, emploi et RH. Chemin faisant, la relation s’est visiblement dégradée au fil des mois « et le lien a été rompu durant une commission. Nous ne partageons plus les mêmes valeurs. Ludovic Zientek décide de tout tout seul. J’ai décidé de quitter mes fonctions (mai 2025) comme deux autres adjoints (travaux et fêtes/cérémonie) », commente Luc Brouta. Il constate comme dans de nombreuses collectivités publiques les pouvoirs trop importants du Bureau municipal ou communautaire. La réforme la plus démocratique à venir, après la Présidentielle, serait une modification drastique des pouvoirs du maire ou d’un président d’une EPCI, et surtout l’exigence absolue de passer tous les dossiers structurants en plénière. Encore heureux que le ROB et le Budget Primitif ne soient pas « votables » en Bureau, car certains édiles n’hésiteraient pas une seconde !

Pour Luc Brouta, la page est tournée, sans regrets, mais surtout pas avec la volonté d’une campagne de caniveau contre l’édile sortant, mais avec la farouche volonté de « montrer une autre voie pour les Bouchinoises et Bouchinois. Je suis toujours carté au Modem (version canal historique), depuis sa création, mais je ne demande à aucun de mes colistiers et colistières leur positionnement politique. C’est une liste plurielle sans étiquette, une liste ouverte en opposition à la gouvernance locale.»

Analyse de (con)texte

Historiquement, cette terre centrale de l’Ostrevant est bouillonnante, ébouriffante, et surprenante à chaque élection municipale. Toutefois, cette fois le paysage politique s’est autant construit dans une opposition (classique), mais aussi via une dissidence de fond. Au final, vous avez une liste d’opposition, une liste mixte avec des dissidents et des opposants, puis la liste de Luc Brouta, le véritable caillou dans la chaussure. Il faut se dire les choses franchement ! Avant cette rupture, le maire sortant pouvait considérer que l’affaire était pliée en mars prochain. 

En effet, la proximité entre le maire et le Vice-Président de l’Assemblée nationale, Sébastien Chenu, est de notoriété publique. Il est peu probable qu’une liste de l’extrême droite pose candidature sur Bouchain et par suite permet au Premier magistrat local d’engranger toutes les voix de la droite, d’une droite plus radicale et de l’extrême droite. C’est malin, mais la candidature qui trouble ce décorum parfait, pour une réélection dans un fauteuil, est celle de Luc Brouta. 

Cette remarque n’est en rien désobligeante pour les deux autres listes d’opposition qui pourraient finir devant l’ancien 1er adjoint le 15 mars 2026, mais celle de Luc Brouta taille dans le corpus électoral de Ludovic Zientek. Elle le pousse encore plus sur la droite de l’échiquier, vers une radicalité encombrante comme bouée de sauvetage. Sur les 82 communes du Valenciennois, le Front républicain est mort et enterré, certain(e)s vont payer le prix fort au mois de mars prochain, mais le seul village d’Astérix pourrait être celui de Bouchain où un front républicain à trois listes pourrait faire basculer cette échéance électorale joué d’avance… jusqu’en avril 2025 ! Pourquoi ? Tout simplement, parce que le maire de Bouchain avait habilement construit un « et en même temps » politique, un peu au centre, de droite et de gauche, droite modérée tout en soignant la droite radicale.  Sauf erreur le « Et en même temps », c’est mort !!!

« Une autre vision aux habitants », Luc Brouta

Bien sûr, cet élu expérimenté sait qu’une élection ne s’arrête pas le jour du scrutin. Il veut proposer une « autre vision aux Bouchinoises et Bouchinois. En donnant des responsabilités aux adjoints, on peut construire dans l’échange et le débat. J’ai constaté la verticalité dans l’exercice actuel. Pour cette élection, je suis serein et optimiste », commente-t-il. 

Après sa démission en mai 2025, Luc Brouta a construit sa liste et elle est bouclée « depuis juillet dernier. Nous construisons ensemble notre programme que nous présenterons prochainement », conclut-il.

On dézoome !

Face à une ambiance marquée par le « dégagisme » national, empêché aux Municipales 2020, où sauf les non représentations des maires sortants sur les deux EPCI, vous avez eu seulement deux changements majeurs sur Valenciennes Métropole, Ali BenYahia sur Beuvrages au 1er tour et Jean-Noël Verfaillie sur Marly au second tour, et sur La Porte du Hainaut Eric Blondiaux sur la Sentinelle au second tour. Là, on peut penser raisonnablement à 4 grosses bascules sur Valenciennes Métropole et 5 sur La Porte du Hainaut sur les collectivités locales de plus de 3 000 habitants de l’arrondissement de Valenciennes.

Daniel Carlier

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La « Cité Schneider » inaugure son City Park sur Escaudain

6 décembre 2025 à 18:54

Bruno Saligot : « La Cité Schneider, un quartier qui respire, un quartier qui avance ! »

Cette rénovation urbaine est à trois têtes puisque ce quartier Schneider s’étend sur les communes d’Escaudain, Lourches, et Roeulx. Bien sûr, les logements miniers constituent le coeur de ce programme, mais « les nouveaux équipements urbains donnent du sens. Ces derniers sont utiles, nécessaires, et attendus par la population », ajoute-t-il.

Sur l’inauguration du jour, ce City Stade est un « lien avec la jeunesse, mais aussi un lieu pour la familles, un espace de vie pour les jeunes jouer au foot, les touts petits sur l’aire de jeux », ajoute-il. Bien sûr, l’entretien et le respect de l’équipement sont un autre enjeu de taille. « Cet espace public sera mis sous vidéo-protection, mais quand vous respectez les habitants d’un quartier, les habitants respectent les équipements. La Cité Schneider, un quartier qui respire, un quartier qui avance », commente l’édile. 

Evidemment, Bruno Saligot sait pertinemment que ces réalisations sont le fruit d’un vaste partenariat avec l’Etat, dispositif ERBM, le département, la région, La Porte du Hainaut et les 3 collectivités locales concernées : « Je salue l’engagement de l’Etat et de ses services. »

« Un projet collectif », Aymeric Robin

Pour le président de l’agglo La Porte du Hainaut, ce quartier « complètement rénové est issu d’un projet collectif. Ces espaces publics composés de logements rénovés, arborés, ont été financés à hauteur de 12,8 millions d’euros sur cette Cité Schneider », explique Aymeric Robin.

Pour sa part, la Conseillère départementale, Isabelle Zawieja Denizon, rappelle l’intervention sur cette route départementale traversante « avec ses problématiques des deux cotés de la route. Le Département va refaire cette épine dorsale pour ce territoire. »

« 5,5 millions de l’Etat », Stephane Costaglioli

Arrivé depuis février 2025, le Sous-Préfet de Valenciennes est déjà rompu aux réalisations de l’ERBM sur le Valenciennois. « Sur ce secteur, je suis habitué à ce trio, Escaudain, Lourches, et Roeulx. L’Etat, à travers l’ERBM, a injecté 5,5 millions d’euros (sur 12,8 M€). Sur Escaudain, les travaux sont presque achevés, mais nous sommes plus sur Lourches actuellement », conclut Stephane Costaglioli.

Daniel Carlier

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Catherine Mercier poursuit son « objectif » d’une nouvelle gouvernance locale sur Escaudain

4 décembre 2025 à 06:00

Catherine Mercier : « Nous avons travaillé et joué notre rôle d’opposition durant tout le mandat »

Allez, commençons par une anecdote croustillante ! Avec 5 élus au Conseil municipal pour la liste « Objectif Escaudain » et deux pour le Rassemblement National, on pourrait penser que ces deux oppositions honoreraient leur mandat. Sauf que pour le RN, la division a émaillé le mandat entre ces deux élus d’opposition, voire une absence chronique pendant 5 ans, jusqu’au « pouvoir (de vote) laisser par Geoffrey Cloet au maire d’Escaudain, Bruno Saligot », explique Catherine Mercier histoire de bien mettre en exergue leur travail d’une opposition qui a respecté ses électrices et ses électeurs. Ça ne s’invente pas, mais reflète sur le fond la valeur d’un bulletin de vote RN sur Escaudain…

Grosse frustration en 2020

Comme les maires élu(es) en mars 2020, les oppositions battues ont regretté amèrement cette abstention stratosphérique (63,11% au 1er tour et 66,52% au 2ème tour). « Pour notre 1er engagement dans une campagne municipale sur Escaudain, nous avons eu la présence, pour la 1ère fois, d’une liste du Rassemblement National et en plus la Covid. Oui, il y avait une grosse frustration dans l’équipe même si nous avons obtenu un bon résultat sur les deux tours », explique Catherine Mercier.

En effet, pour une première fois, le maire (communiste) sortant n’a page gagné au 1er tour, mais « nous avons progressé au second tour en prenant des voix au maire sortant et au Rassemblement National », poursuit la candidate. Résultat 2020 : 45,76% Bruno Saligot (contre 46,90% au 1er tour), 35,58% Catherine Mercier (contre 29,52% au 1er tour), et 18,65% Geoffrey Cloet (contre 23,59% au 1er tour).

« Certains habitants ont attendu pendant 5 ans un rendez-vous avec le maire », Catherine Mercier

Pour cette campagne 2026, les conseillers municipaux acquiescent d’une « bonne gestion municipale par la majorité », mais fustige le mode de gouvernance locale. « C’est un maire fantôme, il n’est pas accessible », indique Franca Petrioli. Il est « aux abonnés absents », ajoute Christian Duhem sans oublier Laure Troia « il n’est pas proche des gens. » La tête de liste enfonce le clou : « Certains habitants ont attendu pendant 5 ans un rendez-vous avec le maire. Nous voulons ramener de l’accessibilité et de la proximité avec les habitants » et de « l’écoute », ajoute Christian Duhem.

« Je demande aux colistiers et colistières s’ils sont cartés politiquement, ça nous dérange », Catherine Mercier

La candidate insiste sur le volet apolitique de cette liste de 29 personnes + 2 suppléants. « Aucun colistier/colistière n’est carté sur cette liste. Je demande directement s’ils sont cartés politiquement, ça nous dérange ! Bien sûr, en réunion avec nos colistiers durant 5,5 ans, nous parlons de tout », explique la tête de liste, « mais surtout d’activités sur Escaudain. C’est notre objectif », lance Franca Petrioli.

« On n’a rien lâché pendant 5 ans », Catherine Mercier

Visiblement, la nouveauté dans cet hémicycle local est l’arrivée d’une opposition énergique. « On n’a rien lâché pendant 5 ans et demi. Nous avons assisté aux commissions même si tout est bouclé d’avance comme durant les conseils municipaux où tout se joue en Bureau municipal. C’est une chambre d’enregistrement », tance Catherine Mercier. Dans cet hémicycle pour l’opposition, vous avez Laure Troia, conjoint collaboratrice dans une entreprise de bâtiment sur Escaudain « depuis 25 ans », mais également Christian Duhem, retraité et ex animateur culturel au sein du Cercle laïque d’Escaudain et artiste avec des éléments à recycler (métal et cuir), et Franca Petrioli, retraitée et ex Directrice de l’école Schneider. Pour sa part, Mickael Abdelkader n’habite plus Escaudain et évidemment Catherine Mercier, aujourd’hui commerçante avec son mari sur la commune de Roeulx

De l’autre côté, une liste minoritaire reste minoritaire, mais la forme et le dialogue dans un hémicycle demeure important sur la méthode. Un point que l’individu politique, que nous sommes toutes et tous, regarde de plus en plus d’où l’image dégradée de la pratique politique, tout est lié intimement. L’électrice et l’électeur ne veut plus d’un idiome, une langue perceptible uniquement par une communauté politique. Les gens au coin de la rue ne supportent plus « La politique » et tout le défi de cette municipale 2026 sera de redonner une conscience citoyenne en la matière. Heureusement, l’élection les yeux dans les yeux demeure la préférée des Françaises et des Français et le challenge sera de faire « matcher » ces deux sentiments, défiance envers la politique en général et vote en faveur d’un(e) élu(e) de proximité désiré… ! 

Le programme est en cours d’élaboration autour d’une « liste renouvelé d’1/3 », conclut Catherine Mercier.

Daniel Carlier

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Charles Lemoine part en « Roeulx-conquête » pour un nouveau mandat…

27 novembre 2025 à 04:45

Charles Lemoine : « La population connaît toute l’équipe municipale et pas seulement le maire »

Roeulx, 3820 habitants, est une commune « rurbaine », entre ville et campagne, trop grande pour bénéficier des dispositifs dédiés à la ruralité et trop petite pour jouer dans la cour des grandes collectivités locales. Il faut être donc être prudent et agile pour saisir toutes les opportunités financières pour mener à bien un projet municipal. 

Cette ville, Charles Lemoine la connaît bien : « Je suis né ici, ma femme aussi, et j’y resterai toujours. C’est mon village, ma ville ! » Elu depuis 1989, après 6 mandats, quatre comme adjoint et deux comme maire, l’édile repart, car « j’ai encore envie de travailler pour la ville et ses habitants », commente-t-il.

Comme ancrage local, le candidat s’entoure d’un collectif aguerri et investi dans les projets locaux : « Ma liste (27 colistiers + 2 suppléants) est prête depuis juillet dernier. Il y a 5 départs et 5 arrivées, des habitants déjà très impliqués dans le tissu associatif local. »

« Nous avons réalisé plus que notre programme présenté en 2020 », Charles Lemoine

Bien sûr, l’heure d’un oeil dans le rétroviseur est inévitable. « Au final, nous réalisé plus que notre programme présenté en 2020 », lance le candidat maire : La rénovation lourde de la salle des fêtes, un espace ludique pour les touts petits, un fitness pour les ado et adultes, l’aménagement d’un espace détente pour les enfants (cense aux Momes ferme) à destination des activités périscolaires et centre de loisirs, des voiries comme la rénovation complète de la rue Henri Durre avec enfouissement des réseaux, sans oublier la rénovation complète (voiries et trottoirs) de la cité Roquebrune, le passage en LED de l’éclairage public, l’installation de 17 caméras de vidéo surveillance, et le tout « pour un investissement communal de 6,5 millions d’euros, sans faire un emprunt, et avec un taux de subvention de 55% à travers La Porte du Hainaut, le Département, la Région et l’Etat », souligne l’édile. 

Ensuite, l’habitat est sur Roeulx, comme ailleurs, la première préoccupation des administrés. A cet effet, plusieurs programmes de logements, en partie social, ont été ou sont en cours d’achèvement comme celui ambitieux de « Lucie Aubrac » https://www.va-infos.fr/2024/10/22/roeulx-repond-a-sa-demande-locale-de-logements/

En terme financier, la situation est très saine. « Nous avons juste un remboursement d’emprunt annuel de 30 000 euros. Cela nous laisse de la marge pour un prochain mandat, car nous savons que toutes les communes vont souffrir financièrement », précise-t-il. En effet, la prochaine mouture du Budget de l’Etat 2026, ou d’une loi spéciale, rend extrêmement complexe toute prospective budgétaire. 

Bien sûr, il existe sur cette petite commune des points durs comme le nombre réduit de commerces de proximité. « En plus, nous n’avons que très peu de foncier disponible », explique Charles Lemoine. Ensuite, le marché hebdomadaire n’est plus actif en ce moment, la relance de ce dernier sera un objectif pour la prochaine équipe municipale. D’autres projets sont dans les tuyaux, mais nous le découvrirons plus tard, car « nous sommes en train d’élaborer notre programme 2026/2032 (ou 2033) », ajoute Charles Lemoine.

Et le SIAVED…

Evidemment, il est difficile de dissocier cette casquette communale de la présidence du SIAVED, la plus grosse collectivité publique au sud du département du Nord. «  J’apprends tous les jours au SIAVED dans le mode de gestion, la rencontre d’un réseau de partenaires, etc. C’est une plus-value dans mes fonctions de maire », conclut-il.

Le Paysage politique local

Après une élection avec une liste unique en 2020, Charles Lemoine est tout à fait conscient que « le Rassemblement National a le vent en poupe. C’est la démocratie ! J’ai confiance en notre notre bilan et la population connaît toute l’équipe municipale et pas seulement le maire », conclut-il. Aucun doute, ce duel de premier tour sera très scruté par tous les observateurs. 

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Daniel Tison, tête de liste du collectif « Avec vous, réinventons Douchy ! »

21 novembre 2025 à 05:12

Daniel Tison : « Nous avons aussi le Droit de dire que nous avons été trompés »

Sur la forme, l’organisation d’une réunion avec ses colistiers/conférence de presse dans un lieu mise à disposition par une autre collectivité locale pose question. « Il n’y a jamais de salles disponibles sur Douchy. A cet effet, nous avons lancé un référé au Tribunal administratif et le Sous-Préfet de Valenciennes a demandé au maire de laisser des salles accessibles pour les candidats. Visiblement, ce n’est pas encore le cas. C’est une honte d’agir de cette manière », explique Alexandra Pulliat, la 1ère adjointe du conseil municipal de Douchy-les-Mines. 

Sur le fond, la 1ère adjointe indique les deux premières décisions de ce collectif de la société civile. « Nous avons désigné à l’unanimité Daniel Tison comme notre tête de liste et avons choisi comme slogan de campagne : « Avec vous, réinventons Douchy ! »

Dans la foulée, le visage de cette équipe solidaire prend la parole : « Pas de show à l’américaine, ni de musique de Rocky, pour accompagner mon arrivée, seulement de la simplicité, car l’avenir de notre commune est en jeu et ne permet pas de fantaisie. D’ailleurs, méfiez-vous de ce jeune premier adepte de de ce genre de démonstration qui vous promet le bonheur, adouber par le maire sortant, à plonger la ville dans la spirale du déclin. » Voilà pour l’accroche d’entrée sur la candidature de Romain Merville dont le bilan du maire sortant sera un obstacle évident tout au long de cette campagne de proximité. 

Bien sûr, il s’explique sur le départ de huit élus de la majorité municipale avec fracas, car il fallait se dresser « contre une gestion calamiteuse de notre ville, ce qui aboutit aujourd’hui à une déliquescence du service public local…, tout cela accompagné d’une gestion toxique du personnel. Notre priorité sera le dialogue social. » 

Il pique aussi la liste emmenée par Michel Lefebvre, issue d’une autre dissidence de 4 élus communistes, « si certains ont le droit de se tromper, Nous avons aussi le droit de dire que nous avons été trompés https://www.va-infos.fr/2025/04/28/la-mairie-de-douchy-les-mines-en-crise-politique-ouverte-et-manageriale/ » Evidemment, le reproche de l’absence de solidarité avec le maire sortant est un classique du genre, mais elle s’entend peut-être lorsque vous avez un ou deux désistements au sein d’une liste élue, pas en l’espèce. C’est un peu à l’image d’une manifestation contre une réforme, la masse de participants dans la rue donne l’ampleur de la contestation. Seule différence tangible, on ne parle pas de deux chiffres, celui des syndicats et celui des forces de l’ordre, mais d’un seul faisant basculer une majorité municipale dans une minorité municipale…, dramatique en terme de démocratie sur la forme et une gifle sur le fond à la politique publique urbi et orbi de la commune de Douchy-les-Mines. Ce faisant, tous les élu.e.s restés dans la majorité sont comptables à 100% du bilan de Michel Véniat, on ne peut être dedans pour la gouvernance et en dehors pour se présenter à une campagne locale. C’est le boulet que devra trainer Romain Merville comme leader d’une liste, complètement légitime par ailleurs, composée d’anciens élus de la majorité en 2020 et d’autres sympathisants. 

« Nous sommes une alternative à l’extrême droite », Daniel Tison

Enfin, Daniel Tison rappelle son hostilité au Rassemblement National dont chacun sait le potentiel électoral dans le Denaisis. A la question, la division des listes favorise-t-elle l’extrême droite…, Daniel Tison insiste sur son positionnement : « Nous sommes une alternative à l’extrême droite. » Puis, il répond de concert avec Alexandra Pulliat sur ce 1er tour des Municipales 2026 où la division pourrait favoriser l’extrême droite : « Pas du tout, nous n’avons pas à nous sentir coupable. C’est une liste à notre image dans le partage de la démocratie ! Nous ne ferons pas un catalogue de promesses même si nous présenterons notre programme prochainement. »

Qui compose cette liste emmenée par Daniel Tison ?

Là également, Alexandra Pulliat répond tout de go : « Je pense qu’il n’y aucune personne cartée sur cette liste. Moi même, on m’a fait comprendre que je n’étais plus digne du PCF ! C’est une liste de la société civile, avec des valeurs de gauche, qui veut changer Douchy-les-Mines pour les Douchynoises et les Douchynois. Ce collectif est solide et sera finalisée dans les prochains jours. » 

Bien sûr, cette équipe est emmenée par un duo. Tout d’abord, la tête de liste, Daniel Tison dont la carrière embrasse les collectivités publiques depuis 1980. Après un début de carrière à Denain, son appétence pour l’intercommunalité prend forme au SIVOM, puis au SIRDHIM, précédent le SIAVED dont il fut le DGS dans les années difficiles, mais aussi plus prometteuses d’un avenir ambitieux (2000-2020). Durant son discours, il remercie le destin d’avoir placé sur sa route Stanislas Soloch comme Président du SIAVED, puis Charles Lemoine. Il cite en exemple Stanis Soloch « sur le plan humain et sur la manière de gérer une collectivité. En effet, M.Soloch avait inventé à partir de 1977 une nouvelle méthode de gestion qui a transformé Douchy, notamment en donnant la parole aux habitants. »

Pour sa part, Alexandra Pulliat est une enseignante de Français. Très impliquée dans la vie associative locale, elle a été contactée par Michel Lefebvre pour s’engager dans la vie communale. Elue auprès de l’ancien maire, comme déléguée, puis adjointe, durant 18 ans, elle explique sans fards ses contacts récents… : « Oui, l’équipe de Michel Lefebvre m’a contacté pour venir sur leur liste, mais seule ! Il fallait que je me taise pour me donner une place d’adjointe. J’ai refusé immédiatement, car je souhaite que ce collectif de la société civile porte une autre voix face à un dauphin qui véhicule une image négative du maire sortant. »

Voilà, cette semaine fige un peu plus le paysage électoral sur la commune de Douchy-les-Mines avec 4 listes sur la ligne de départ. Bien sûr, le 1er tour sera déterminant, mais la capacité d’alliance, ou pas, sera éclairante pour un second tour explosif, nous le savons déjà tous !

Vous pouvez retrouver l’actualité de cette liste « Avecvousreinvetonsdouchy » sur les réseaux sociaux, Facebook, Instagram et TikTok.

Daniel Carlier

 

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Droit de Réponse de M. Oussama Mouftah, Directeur de Cabinet à Douchy-les-Mines, suite aux allégations publiées dans la presse.

16 novembre 2025 à 17:30

Oussama Mouftah : « J’ai remis en cause un système ! »

Débutons par le commencement, qui est M.Oussama Mouftah à titre professionnel ? Agé de 41 ans, il traverse ses études avec un cursus consacré à la sociologie politique entremêlé par des concours de l’IRA (INSTITUTS RÉGIONAUX D’ADMINISTRATION). « Je n’ai pas achevé ma thèse en sociologie politique, sur le lien entre radicalité religieuse et politique, afin de passer ces concours », précise-t-il. Ensuite, il débute par des stages à la Préfecture de Lille (Ministère de l’Intérieur,) puis travaille au Ministère de l’Economie et des Finances (sous François Hollande), et enfin au Ministère de la Justice avec Taubira, puis Jean-Jacques Urvoas. « J’ai répondu à un poste ouvert comme conseiller sur les questions de laïcité et radicalisation pour la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse) au sein du Ministère de la Justice », ajoute-t-il

Aujourd’hui, c’est un fonctionnaire d’Etat du Ministère de la Justice détaché auprès de la commune de Douchy-les-Mines. Voilà pour l’atterrissage dans une mairie du Denaisis, un fief historique du Parti communiste où Michel Lefebvre, après 16 ans de mandat de maire, a transmis le témoin en 2018 à Michel Véniat, son adjoint !

Lien avec la famille Iquioussen

Bien sûr, ces liens familiaux établis et bien connus ont immédiatement posé un problème au nouveau Directeur de Cabinet, le nuage de l’entrisme politique plane rapidement sur La Maison du Peuple.  « Dès ma prise de fonction, le soupçon est arrivé. Je suis le neveu de… (Famille Iquioussen) et je pâtis de cette filiation. Vous pensez bien qu’il y a eu toutes les vérifications par les autorités sur une radicalisation présumée ! J’ai même formé des magistrats sur la radicalisation. En fait, on ne m’a même pas laissé le temps de faire mes preuves », assène l’intéressé.

Concernant ses rapports avec la famille, il insiste sur le fait « que je n’ai pas vu Hassan Iquioussen depuis 20 ans. Ce reproche est un peu celui de l’arroseur arrosé. Michel Lefebvre, dans le cadre de l’élection cantonale en 2015, est venu à la rencontre de la communauté et a visité la famille Iquioussen (comme d’autres politiques du Denaisis ont bénéficié du vote de la communauté pour l’élection municipale 2020) », tance le Directeur de Cabinet.

Ensuite sur l’influence présumée sur le Premier magistrat en place. « On m’accuse d’emprise sur le maire. Alors, pourquoi après quelques semaines seulement, le maire a-t-il reçu un courrier de l’ancien édile pour lui indiquer qu’il était mal conseillé ? », répond Oussama Mouftah. Il poursuit son propos : « J’assure mes missions de conseiller du maire sur la stratégie et la politique à conduire. On ne peut pas me reprocher de bien faire mon travail ! Je suis au service du maire, mais on me laisse la place que l’on veut bien m’accorder. »

Sur la lente scission entre une partie de la majorité, devenue minorité, et le maire, l’intéressé se défend de toute volonté à cet effet : « Je n’assiste pas aux Conseils municipaux, ni aux commissions. Il y a des personnes en charge de lancer les invitations (aux commissions), il peut y avoir un oubli ou un échec (d’envoi). »

« Je n’ai pas découvert un organigramme (Ressource Humaines), mais un arbre généalogique ! », Oussama Mouftha

En réponse à ses allégations sur un management décrié au sein de l’Hôtel de ville, il répond tout de go : « Mon problème, je ne suis pas carté au PCF, ni hier, ni aujourd’hui. J’ai tout simplement remis en cause un système. Je n’ai pas découvert un organigramme (Ressource Humaines), mais un arbre généalogique ! Il y avait du clientélisme et très peu d’encadrant. C’est une stratégie pour faire plaisir au plus grand nombre, on saupoudre avec plein de petits postes, mais sans encadrement. D’ailleurs, un rapport de la CRC à la fin d’exercice de Michel Lefebvre est sorti en pointant cette carence. » 

Effectivement, le rapport de la Chambre Régionale des Comptes du 1er janvier 2018 indique : « La collectivité pâtit d’un manque d’encadrement. En effet, 2 % seulement des postes pourvus sont de catégorie A alors que le taux moyen pour les collectivités territoriales de la même catégorie est de 6 %5. En dehors du directeur général des services, seule la directrice des affaires financières est un cadre A de la filière administrative»  Par contre, ledit rapport souligne aussi que les comptes publics présentent « une assurance raisonnable de fiabilité » et de fait un recours à l’emprunt pour la réalisation de l’Imaginaire (l’emblématique bâtiment culturel), et plus globalement une politique culturelle ambitieuse à hauteur « de 12% des charges de fonctionnement du budget communal. »

Sur le même item et l’empreinte d’un communautarisme rampant : « Avant, il n’y avait aucune personne (arabe) au sein de la mairie. Qui est raciste ? Aujourd’hui, l’effectif communal reflète la réalité de notre population ! »

L’Affaire ALDI 

Un potentiel foncier d’intérêt général ?

Certes, ce n’est la seule affaire foncière sulfureuse sur l’arrondissement du Valenciennois, mais la vente du local ALDI sur Douchy-les-Mines est un concentré de malaise ambiant au sein de cette collectivité locale. Démêler le faux du vrai, du dossier privé et public par destination, de la légalité à la moralité de l’initiative, c’est presque le nettoyage des écuries d’Augias, car tout s’entremêle, tout se connecte, les rumeurs galopantes fondées ou fantaisistes, et le tout avec un suivi par la presse locale donnant un peu plus de dimension à cette crise interne à la fois politique et organisationnelle.

Repartons de la base, l’enseigne Aldi décide de vendre un certain nombre de locaux en France dont ceux sur notre territoire à Denain et sur Douchy-les-Mines. Sur ladite cité, la surface disponible est de 950 M2 environ. C’est un bien privé à 100%.

Signalement au Procureur de la République !

Très rapidement, des questionnements ou manifestation d’intérêts apparaissent au sein du Conseil municipal de Douchy-les-Mines, dès avril 2022 à travers une question de F. Wojtowicz sur le montant de la mise en vente. Puis, en octobre 2023 sur l’identité de l’acquéreur et le devenir de ce local ; rebelotte avec des questions plus invasives au Conseil municipal du mois de février 2024 où M. F. Wojtowicz et M. A.Crombez s’interrogent sur la vente du local ALDI, alors qu’un intérêt pour la ville, maison médicale, relocalisation du CRP, salle des fêtes, etc., aurait pu s’étudier. En guise de réponse, le maire renvoie ces questions à une affaire privée, d’ailleurs relatée dans La Voix du Nord au mois d’août 2023. Toujours sur ce dossier, le conseil du mois de mars 2024 s’interroge encore sur cette transaction immobilière. Le dossier prend une telle ampleur qu’un signalement au Procureur de la République, via l’article 40, est réalisé le 29 janvier 2024 et une relance de ce suivi le 10 mars 2024.

Suite au signalement au Procureur de la République, une prise d’informations a été réalisée à cet effet. « Le rendez-vous a duré 20 minutes avec toutes les vérifications possibles par les autorités », explique le Directeur de Cabinet. 

La DIA en fil rouge…

Particularité de ce Conseil municipal de Douchy-les-Mines, la liste des biens privés vendus passent par l’hémicycle local. En effet, la DIA (Déclaration d’Intention d’Aliéné), signée comme à chaque fois après la signature officielle d’un compromis de vente, informe la gouvernance locale qu’elle peut exercer son droit de préemption si et seulement si une délibération valide cette acquisition. Plus précisément, cette préemption doit aussi reposer sur l’existence d’un projet solide, déposé, étudié, même si les préemptions avec des projets nébuleux sont pléthoriques dans les 35 000 communes françaises. Le local ALDI répondait à tous les critères d’un bien préemptable par la collectivité locale de Douchy-les-Mines.

Et le dossier ALDI prend un chemin de traverse

Visiblement le dossier ALDI est resté au stade des questionnements au Conseil municipal et n’a pas généré le début du commencement d’un projet par la Gouvernance locale. « Trouvez-moi un seul écrit où la ville envisage un projet sur le site d’ALDI ? », commente le Directeur de Cabinet. Il explique ensuite son cheminent pour l’acquisition, via une SCI et un expert comptable, à travers « un réseau d’agences immobilière. D’ailleurs, je n’étais pas le premier intéressé. Le foncier (320 000 €) était déjà vendu à travers un compromis (et par suite lancement des diagnostics obligatoires), mais l’acquéreur n’a pas obtenu son emprunt. Comme investisseur, je me suis porté acquéreur à la suite de cette défaillance, l’affaire s’est fait très vite compte tenu de l’avancée du dossier précédent », explique Oussama Mouftha. 

Le Directeur de Cabinet poursuit : « Existe-t-il une loi interdisant à un agent public d’investir dans la ville où il travaille ? » Certes, mais ce propos est à mettre en balance avec le devoir de probité des cadres, comme DGS ou Directeur de Cabinet, et une potentielle Prise illégale d’intérêts, si la personne a participé de près ou de loin à une procédure concernant ce bien, une influence sur la décision de préempter ou non, voire a tiré un avantage personnel, sans oublier un manquement potentiel à un devoir de probité si son rôle lui permettait d’obtenir des informations avant le public et d’en tirer profit.  

Voilà l’imbroglio à démêler. Force est de constater avec un minimum de bon sens que le foncier ALDI était tout simplement radioactif compte tenu de l’intérêt porté, avant la vente effective, par des élus du Conseil municipal. L’autre point tangible est qu’aucun projet issu de la gouvernance locale n’a été évoqué officiellement ! Par suite, c’est un bien privé à 100% vendu à une société privée à 100%. A ce titre, dès que la vente est passée, le sujet est sans fondement public sauf que l’acquéreur est le Directeur de Cabinet. En résumé, l’achat par Oussama Mouftha pourrait être considéré comme inopportun compte tenu du contexte agité. Toutefois, la transaction semble légale faute d’une volonté d’activer le Droit de Préemption par la commune. Maintenant où se situe la frontière entre la prise illégale d’intérêts, une information privilégiée en mairie sur le local, et une acquisition classique en Droit privé ??? 

Sur la candidature de Romain Merville

Compte tenu de l’absence de candidature du maire sortant, le contrat de travail du Directeur de Cabinet s’éteindra le 15 ou le 22 mars 2026 mécaniquement. Pour la suite et l’engagement de Romain Merville, adoubé par le maire sortant, Oussama Mouftha réitère qu’il « sera le Directeur de Cabinet de Michel Véniat jusqu’à la dernière minute. Je ne suis pas le Directeur de Campagne de Romain Merville. J’étais invité à titre personnel à son lancement de campagne des Municipales 2026 et je n’ai pas accueilli la presse locale ! »

Pour la suite de la vie municipale à Douchy-les-Mines, Le Directeur de Cabinet précise que les « derniers conseils seront relatifs à la gestion de la commune. » En effet, le Ministère de l’Intérieur a donné aux prochains exécutifs locaux jusqu’au 30 avril, contre le 15 avril habituellement, afin d’organiser le débat d’orientation budgétaire, puis le vote du Budget primitif 2026.

Sur le management aussi…

Voilà un autre point très intéressant, car il faut recadrer qui fait quoi dans une commune. Oui, la grande problématique dans les fonctions de cadre A est… le mélange des genres. 

En l’espèce lorsque vous avez un nouvel édile, même en cours de mandat, la bonne pratique est de prendre un collaborateur à sa main pour le nouveau maire, pas de reconduire ou de laisser l’ancien maire choisir pour son successeur. On a tant décrié le rôle d’Emmanuel Macron dans le choix des directeurs de cabinet de ses 1er Ministre… Chose faite, puisque « Michel Véniat m’a recruté pour ce poste (fonctionnel) de Directeur de Cabinet. » 

Ensuite, rappelons que le rôle d’un « Dir Cab » est celui d’un conseiller politique, pour la construction d’une stratégie et d’une communication politique associée, voire d’un programme de campagne électorale, point ! Par contre, la conduite du management d’une collectivité locale, et par suite des Ressources Humaines, est de la compétence exclusive du DGS (Directeur Général des Services). D’ailleurs, le Droit du travail est bien fait, le Directeur de Cabinet occupe un poste fonctionnel qui s’éteint automatiquement avec le mandat du maire, le DGS occupe, pour sa part, un emploi de fonctionnaire permanent territorial ou local. Evidemment, la superposition des compétences, d’empiétement sur le périmètre de l’autre, est un très grand classique du genre. Pour autant, aucune de ces fonctions ne peut, conformément à la loi, piloter toutes les compétences à la fois. C’est normalement un principe intangible… ! 

Sur Douchy-les-Mines, vous avez donc eu également un psychodrame où les compétences de chacun n’ont pas été respectées ; la presse et les élus d’opposition ont longuement relaté le conflit entre le Directeur de Cabinet, Oussama Mouftah, et le DGS sur Douchy-les-Mines, Mohammed Abdoune, avec une décision sans appel de Michel Véniat pour l’éviction du DGS. Cette procédure a été décriée par l’ensemble de l’opposition. Tout cela nous ramène au climat au sein de cette collectivité locale. « L’Audit de la CG 59 afin d’évaluer le bien être (ou pas) des agents publics est achevé. Nous aurons les résultats très prochainement ! », précise le Directeur de Cabinet.

Et encore, ce résumé ne parle pas des aspérités hebdomadaires entre les figures politiques locales, voilà un portait de ce décorum extrêmement complexe à l’aube d’un scrutin municipal explosif sur une commune, dans le Denaisis, de plus de 10 000 habitants. Sans hésitation, on peut affirmer que cette élection sur Douchy-les-Mines sera scrutée par tous les observateurs politiques locaux, régionaux et nationaux… !

Daniel Carlier

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