Vue normale

Reçu aujourd’hui — 2 janvier 2026

[Review] GL.iNET : KVM IP Comet POE (GL-RM1PE) +Fingebot

Le Comet PoE GL-RM1PE est un petit boîtier de KVM PoE sur IP orienté homelab / sysadmin.

Il permet de piloter une machine à distance jusqu'au BIOS, une sorte d'alternative à plug'n'play à un montage Pi-KVM en local, à distance grâce à un port montant ou à travers un réseau VPN (Tailscale).

J'ai contacté le fabricant GL.iNET afin de pouvoir tester ce produit et vous le présenter ici, accompagné de son Fingerbot GL-FGB-01 permettant d'appuyer sur un bouton à distance en simulant un doigt humain.

Qui est cette marque ?

GL.iNET est une marque chinoise dont j'entends de plus en plus parler. Personnellement j'ai découvert la marque grâce à la dernière campagne participative avec +1M$ récoltés pour le Comet Pro.

Cette marque se positionne comme un outsider sur le créneau de ceux qui aiment bidouiller, en proposant des équipements originaux et de bonne conception. Exactement comme Synology il y a 15 années en arrière. D'ailleurs, ils proposent de nombreux routeurs de voyage basés sur des firmwares libre comme OpenWRT en ajoutant systématiquement une couche VPN pour sécuriser vos flux des réseaux publics douteux dans les (hôtels, aéroports, etc.) et toutes sortes de passerelles, cartes...

En bref : des produits originaux avec une grosse communauté derrière, plutôt sexy !

Caractéristiques du KVM Comet POE (GL-RM1PE)

Ce produit se destine aux Administrateurs système et aux bidouilleurs en tout genre (DIY, lab maison). Par exemple pour l'administration d'un ordinateur à distance, d'un NAS ou d'un serveur (proxmox ou autre). Mais aussi l'installation d'un OS grâce au système d'ISO virtuel monté via le KVM IP.

Sous le capot, on est sur une plateforme ARM plutôt musclée pour un simple KVM.

  • ​CPU : quad‑core ARM Cortex‑A53
  • RAM : DDR3L 1Go
  • Stockage : 32GB eMMC pour le stockage ISO et partage USB
  • 1 entrée HDMI
  • ​Réseau : 1Gbps PoE (latence 30-60ms)​ 802.3af
  • Alimentation : Ethernet (PoE) ou par Type-C (5V/2A, compatible PD)
  • Support de l'audio
  • Poids : 140 grammes
  • Consommation <5 watts

Le Comet propose transcodage temps réel jusqu'à une résolution de 4K @30FPS.

Le gros changement par rapport aux premiers Comet, c’est cette eMMC de 32 Go, qui permet de stocker des ISO de taille confortable directement sur le boîtier, sans dépendre d’un PC local pour monter un média virtuel.

Voici l'unboxing par la marque :

Dans la boite se trouve :

  • un câble Ethernet
  • un câble USB-A USB-C
  • un câble USB-C - USB-C
  • un câble HDMI

Voir datasheet complet

Test du KVM Comet POE (GL-RM1PE)

Une fois les formalités de création de compte passées : on branche et ça marche !

Important : je vous conseille de ne connecter que le KVM IP et de déconnecter tous vos autres écrans, Pour éviter que le KVM se retrouve comme écran secondaire, cela vous évitera un écran tout noir. Si vous connectez d'autres écrans, pensez à définir le KVM en écran principal et vous n'aurez plus de souci.

L'alimentation se fait via PoE en ethernet ou directement via USB-C. Le KVM se fait passer pour un ensemble clavier/souris au travers du câble USB-C et il récupère la sortie vidéo sur son entrée HDMI :

Pour configurer le produit vous pouvez utiliser GLKVM App, disponible pour Windows et Mac.

Pour la suite, vous pouvez tout faire via votre navigateur web tant qu'il supporte WebRTC (et qu'il n'est pas désactivé comme ce fut mon cas dans Firefox) grâce à l'URL suivante :

https://glkvm.local

Ou via l'IP locale attribuée (je vous conseille de définir du DHCP Static).

Pour accéder au KVM depuis Internet il faut l'associer au cloud GL.iNet, c'est natif et rapide.

Une URL liée à *.glkvm.com vous est assignée (gardez là pour vous car elle est fixe, bien qu'un mot de passe soit demandé à la connexion) :

Côté fonctionnalités :

  • Contrôle à distance (KVM IP)
  • Clavier virtuel
  • EDID personnalisé (code écran pour la résolution)
  • Presse-Papier (copier/coller)
  • Hotkeys (CTRL+ALT+SUPP etc)
  • Qualité d'image au choix et rotation de l'image
  • Transfert de fichier
  • Reboot du KVM
  • Mode clair ou sombre (web)

Un très bon côté consommation du boitier allumé en IDLE (écran connecté sans utilisation) car nous sommes en dessous d'un watt :

Ceci explique qu'il puisse être alimenté par un port USB de la machine cible (prévoir 1A donc USB3 ou PD). Pour ma part en USB3 ça fonctionnait parfaitement bien, dans le cas où vous n'avez pas de PoE, mais c'est un câble de plus.

Côté menu et interaction avec l'hôte je vous ai fait un condensé des menus et options disponibles :

La résolution de l'écran, le type (WebRTC ou direct) influenceront la qualité. Vous pouvez aussi choisir quelles informations sont envoyées comme EDID (identification de l'écran). Les options sont assez nombreuses sans être inutiles.

Côté "toolbox" il est possible d'injecter du contenu dans le presse papiers :

 

Le menu wake on lan permettra de réveiller votre machine si elle est en veille et que le KVM n'y parvient pas via les actions de clavier souris et sera pratique si vous n'avez pas de fingerbot.

On peut aussi se connecter en console comme je vous le montre dans le paragraphe suivant.

KVM : un accès root en SSH (et en web)

L'accès console est disponible directement en root depuis l'interface web et en SSH sur le port 22 (root:<mdp_web>) :

On voit bien l'eMMC de 32Go montée sur /userdata/media en exfat.

Côté OS on est sur un Buildroot custom.

KVM : montage d'un fichier / fichier ISO

Autre fonctionnalité utile, il est possible de monter à distance un fichier ISO ou des fichiers classiques :

et le KVM va faire apparaître le tout dans une lettre de lecteur (ici L:\) :

Comme ce montage virtuel est disponible en lecture+écriture, il est tout à fait possible de déposer un fichier depuis la machine cible pour le télécharger via l'interface web ensuite :

Malin et pratique si l'on a besoin de récupérer un fichier de log, etc.

On peut également uploader directement un fichier depuis une URL, pratique  :

Et également installer un OS en montant une ISO via le menu "Virtual Media" après avoir envoyé l'ISO sur le KVM :

J'ai également expérimenté une mise à jour de BIOS UEFI à distance :

Upgrade de BIOS via retour KVM IP, c'est pour la science... enfin mon article^^ pic.twitter.com/BaI6XG8nwn

— 𝕩ɦΛƦҠ (@xhark) December 25, 2025

Pour éviter les problématiques de clavier qwerty/azerty un clavier virtuel est présent, ça dépanne bien et évite les prises de tête... Comme ici dans l'interface UEFI qui ne supporte rien d'autre que du qwerty :

En revanche, impossible de passer en AZERTY, même quand on est sous Windows, c'est un problème.

KVM : quelques inconvénients

Si le produit est tout à fait fonctionnel, j'ai tout de même noté quelques pistes d'amélioration et/ou dysfonctionnement :

  • pas de sortie HDMI (pour avoir un miroir sur un vrai écran)
  • Pas de langue française disponible
  • Faible rythme de publication de firmwares (4 mois)
  • Boutons précédents/suivant de la souris non supporté (même en plein écran)
  • pas de résolution des noms (netbios) dans la partie Wake on Lan
  • pas de support du clavier virtuel azerty
  • l'activation du media virtuel nécessite un reboot du KVM
  • Visibilité de fichiers cachés/système inutiles (System Volume Information)

Également, j'aurais apprécié une entrée VGA, je n'aime pas trop l'ajout d'adaptateurs Amazon dont la qualité varie beaucoup.

Si le stockage de l'eMMC peut semble un peu juste avec ses 32Go il est extensible avec une clé ou un disque USB.

Fingerbot (GL-FGB-01)

Si la machine sur laquelle vous connectez le KVM Comet est éteinte ou plante, alors un Fingerbot. peut vous rendre service. Il va, comme un doigt humain, presser un bouton "power" (ou tout autre action, mais à priori ce ne sera pas pour votre machine à café cette fois!).

Ici c'est le GL-FGB-01, un petit boitier plastique que l'on accroche sur une machine dans le but de presser le bouton d'allumage / arrêt :

 

 

Il est livré avec une pince qui permet de pincer un ordinateur portable dans le but d'atteindre la touche Power.

On colle le fingerbot sur la pince et on fixe la pince en serrant la vis (il y a un ressort à l'intérieur) :

Pour mettre en route le fingerbot il suffit de retirer le capot pour ôter la protection de la pile lithium (CR2) puis connecter le dongle USB sur le port USB du KVM :

Au-dessus de la pile se situe un petit bouton test, il permet de s'assurer que le produit fonctionne mécaniquement et de l'ajuster sur votre machine.

2 modes permettent d'appuyer plus ou moins loin (avec un angle différent), light ou hard :

Pensez à bien ajuster avec des petites cales si nécessaire, car le couple de ce fingerbot est assez important et vous pourriez appuyer trop fort sur un bouton 😉

A noter qu'il existe un kit ATX si vous préférez ne pas utiliser de fingerbot, ainsi que d'autres versions de KVM si vous préférez avoir un écran.

Conclusion

C'est le genre de boîtier qu’on oublie une fois en place, jusqu’au jour où un serveur ne démarre plus un dimanche soir ! Et là on se félicite de l’avoir posé dans le rack 🙂

Les utilisations possibles sont nombreuses : connexion à distance à votre machine de télétravail pro depuis votre chalet à Megève ⛷ le KVM étant vu comme un écran et un dispositif clavier/souris il n'interfèrera pas avec les restrictions de votre IT (je ne vous encourage pas à bypass le règlement IT de votre entreprise hein !). Grâce au support de l'audio et du micro vous pourrez même utiliser Teams 😉

Mais aussi pour reprendre la main sur un serveur, une maquette, une machine de lab, pallier l'absence d'une console IPMI (iLO, idrac) grâce au fingerbot qui permet dans tous les cas de forcer un reboot grâce à l'appui sur le bouton d'alimentation.

J'ai écrit cet article à partir de mon laptop via le retour KVM video de mon ordinateur fixe qui est dans une autre pièce. Pour limiter la latence j'ai laissé le clavier sans fil logitech mappé en direct. Et c'est super confortable ! En ajustant la qualité vidéo on agit directement sur la latence (en activant plus ou moins de compression).

J'ai également testé le support via le forum et j'ai eu un retour rapide, malgré la modération de chaque message posté.

 

On trouve le KVM Comet PoE à environ 140€ et le Fingerbot 33€ :

➡ KVM Comet GL-RM1PEAmazon via GL.inet / shopify
➡ Fingerbot GL-RM1Amazon / shopify

En conclusion : je trouve le produit original, fonctionnel et bien fini avec son boitier en aluminium.
Espérons que la démocratisation de ce type d'équipement permettra de réduire le coût de fabrication.

📖 Mode d'emploi GL-RM1PE / support / firmware utilisé pour le test v1.7.1

Merci à GL.iNet d'avoir répondu positivement à ma demande de review!

Vous n'aimez pas le RSS : abonnez-vous par email 📥
Vous devriez me suivre sur Twitter : @xhark

Article original écrit par Mr Xhark publié sur Blogmotion le 02/01/2026 | Un commentaire |
Attention : l'intégralité de ce billet est protégée par la licence Creative Commons

Cet article [Review] GL.iNET : KVM IP Comet POE (GL-RM1PE) +Fingebot provient de : on Blogmotion.
❌