Une application Android pour filtrer les notifications avec des règles précises (pattern matching, etc.). Elle ne dispose pas de permission sur le réseau donc le risque de voir le contenu de ses notifications espionné est a priori limité.
Une application Android pour filtrer les notifications avec des règles précises (pattern matching, etc.). Elle ne dispose pas de permission sur le réseau donc le risque de voir le contenu de ses notifications espionné est a priori limité.
VirtualBox, le bon vieux logiciel de virtualisation d'Oracle, vient de franchir un cap plutôt inattendu. Le code de développement supporte désormais KVM comme backend sur Linux ! En gros, au lieu de s'appuyer uniquement sur son propre module noyau (qui, soyons honnêtes, a toujours été un poil galère à maintenir), l'outil de virtualisation peut maintenant utiliser l'hyperviseur natif de Linux.
Et c'est pas rien quand on sait que le logiciel d'Oracle et KVM se marchaient dessus depuis des années. C'était impossible de faire tourner les deux en même temps... Du coup, plutôt que de continuer à se battre, Oracle a décidé de faire copain-copain avec KVM. C'est pas bête !
L'idée vient à l'origine de
Cyberus Technology
qui avait pondu une implémentation open source en 2024. Et aujourd'hui, c'est Oracle qui intègre le truc directement dans le code officiel. Alors pour l'instant, c'est dispo uniquement en version de dev dans les dépôts Git et les builds de test et ça fonctionne "à peu près".
Vous pouvez dès à présent activer le backend KVM quand le module noyau classique de VirtualBox refuse de coopérer. C'est pratique mais attention par contre, si vous avez besoin du réseau NAT avancé ou du mode pont avec VLAN, ça passera pas encore via KVM... faudra rester sur le module maison.
Notez aussi que l'hyperviseur maison d'Oracle garde quand même des avantages notamment pour tout ce qui est modes réseau avancés, émulation précise pour les vieux OS, et émulation fine de périphériques.
Mais n'empêche, la tendance est claire, tout le monde converge vers l'hyperviseur du noyau Linux. Faut dire que
QEMU/KVM c'est devenu tellement solide
ces dernières années que ça n'a plus trop de sens de réinventer la roue dans son coin.
Voilà, donc pour ceux qui utilisent l'outil d'Oracle au quotidien sur Linux, c'est une bonne nouvelle. Moins besoin de jongler avec le module vboxdrv, moins de conflits avec
d'autres solutions de virtualisation
, et surtout des mises à jour noyau qui cassent moins souvent.
Bref, gardez un œil sur les prochaines releases car Oracle a l'air d'y aller sérieusement. Le support KVM final et officiel devrait atterrir pour tous dans une version stable courant 2026. J'ai hâte !
Ça y est les amis, NVIDIA a enfin lâché son client
GeForce Now
natif pour Linux ! Après des années à bidouiller avec des solutions non officielles ou à passer par le navigateur (beurk ^^), on a ENFIN droit à une vraie app qui tourne en natif.
Pour ceux qui débarquent, GeForce Now c'est donc le service de cloud gaming de NVIDIA. En gros, vous jouez à vos jeux sur des serveurs surpuissants équipés de RTX 5080, et le flux vidéo est streamé sur votre machine. Du coup, même si votre PC date de Mathusalem, vous pouvez faire tourner Cyberpunk 2077 en Ultra comme si de rien n'était.
Après y'a quand même un truc important à piger c'est que vos jeux, faut les acheter à côté. GeForce Now ne vend rien, il se connecte à vos bibliothèques Steam, Epic Games Store, Ubisoft Connect et compagnie. Ainsi, si vous possédez déjà des jeux sur ces plateformes, vous les retrouvez directement dans l'interface. Par contre, tous les jeux ne sont pas compatibles, mais il y a un catalogue d'environ 2000 titres supportés.
Ce qu'il vous faut
Côté config, c'est pas trop exigeant vu que c'est votre connexion internet qui fait le gros du boulot :
Ubuntu 24.04 LTS (officiellement supporté, mais ça tourne aussi sur d'autres distros via Flatpak)
Un GPU compatible Vulkan Video pour le décodage H.264/H.265 (GeForce série 10 minimum, ou Intel/AMD récent)
Une connexion internet correcte : 15 Mbps pour du 720p, 25 Mbps pour du 1080p, et 65 Mbps si vous voulez taper dans le 5K à 120 fps
Latence réseau inférieure à 80ms (privilégiez l'Ethernet ou le WiFi 5 GHz)
Comment installer le bazar
L'installation est carrément simple puisque NVIDIA distribue l'app via Flatpak, donc c'est universel. La première méthode qui est à mon sens la plus rapide c'est que vous téléchargiez le fichier .bin depuis le
site officiel
. Ensuite vous le rendez exécutable et vous le lancez :
Gratuit : sessions d'une heure max, qualité standard 1080p/60fps, et vous aurez des pubs. C'est suffisant pour tester le service.
Performance à 10,99€/mois : là ça devient intéressant. Sessions de 6 heures, qualité jusqu'à 1440p/60fps avec le ray tracing activé, et plus de pubs. C'est le sweet spot pour la plupart des joueurs.
Ultimate à 21,99€/mois : le Graal. Vous jouez sur des serveurs équipés de RTX 5080, avec du DLSS 4, jusqu'à 5K à 120 fps ou 1080p à 360 fps si vous avez un écran gaming qui suit. Sessions de 8 heures.
Petit détail qui peut piquer, depuis janvier 2026, y'a un cap de 100 heures de jeu par mois sur les abos payants. Si vous dépassez, c'est 2,99€ (Performance) ou 5,99€ (Ultimate) par tranche de 15 heures supplémentaires. Bon, 100 heures par mois ça fait quand même 3h20 par jour... sauf si vous faites des sessions marathon le week-end, ça devrait aller.
En tout cas, avoir le DLSS 4 et le ray tracing natifs sur Linux via le cloud, c'est quand même un sacré pas en avant. D'ailleurs, ça tombe bien au moment où
90% des jeux Windows tournent maintenant sur Linux
grâce à Proton... Entre le cloud gaming et la compatibilité native, y'a jamais eu de meilleur moment dans l'histoire de l'Humanité pour lâcher Windows si vous êtes un gamer ^^.
Dépannage rapide
Si l'installation plante avec « Flatpak not found », installez d'abord Flatpak via votre gestionnaire de paquets (sudo apt install flatpak sur Ubuntu).
Si vous avez des saccades, vérifiez que votre GPU supporte bien Vulkan Video. Sur les cartes NVIDIA, passez sur une session X11 plutôt que Wayland... sauf si vous avez une RTX série 30 ou plus récente, là ça devrait passer.
Pour les problèmes de latence, branchez-vous en Ethernet si possible. Le WiFi 5 GHz ça passe, mais attention au 2.4 GHz qui ajoute un sacré jitter.
Bref, si vous voulez jouer à des jeux AAA sur Linux sans vous prendre la tête avec Wine ou Proton,
GeForce Now
est maintenant une option carrément viable.
Une alternative open source à NextCloud développée en Go. Pour l'avoir vu fonctionner sur un NAS (relativement costaud tout de même), c'est très fluide.
Si vous faites partie de ces gens qui passent plus de temps à configurer leur barre de tâches qu'à réellement bosser sur leur PC, j'ai déniché un truc qui va vous plaire (ou vous faire perdre encore plus d'heures de sommeil, au choix).
Car on a tous voulu avoir un jour une barre de statut un peu sexy sous Linux et finalement se retrouver à se farcir des fichiers de config imbuvables ou des centaines de lignes de CSS hacky pour simplement changer une malheureuse icône. C’est souvent frustrant, sans parler du temps perdu, et on finit par garder le truc par défaut par pure flemme. Mais avec Quickshell, un nouveau monde devient possible !
Voici quelques exemples de ce qu'on peut faire avec Quickshell, du Material You au style rétro :
L'idée en fait, c'est d'utiliser le QML (le langage de Qt pour les interfaces) pour décrire son bureau de façon déclarative car c'est lisible, et surtout, c'est hyper puissant. Le toolkit vous permet de créer non seulement des barres de statut, mais aussi des widgets et des tableaux de bord, et si vous vous sentez l'âme d'un développeur, vous pouvez même construire vos propres écrans de verrouillage en vous basant sur les capacités du moteur.
Le gros point fort de cet outil, c'est le rechargement à la volée. Bon, c'est pas encore du hot reloading automatique à chaque micro-seconde, mais vous pouvez déclencher la mise à jour de votre config instantanément (souvent via un simple raccourci ou une commande), et hop, la modification apparaît sur votre écran sans avoir à redémarrer toute votre session. Pour itérer rapidement sur un design, c'est juste du bonheur.
Côté technique, le projet envoie du bois puisque c'est écrit principalement en C++, que c'est sous licence LGPL-3.0/GPL-3.0, et que ça supporte aussi bien Wayland que X11 (même si Wayland est clairement le chouchou). Ça s'intègre d'ailleurs plutôt bien avec des compositeurs comme Hyprland ou Sway, selon votre configuration et les protocoles disponibles. Y'a même un module pour PipeWire si vous voulez gérer votre audio aux petits oignons et un support du system tray (via StatusNotifierItem).
La communauté commence d'ailleurs à sortir des trucs assez fous. J'ai vu passer des environnements complets construits avec le toolkit, comme DankMaterialShell qui adaptent les couleurs à votre fond d'écran, ou des délires plus rétro qui nous ramènent direct dans les années 90.
Bref, si vous avez envie de bidouiller votre desktop sans vous arracher les cheveux sur du CSS, foncez tester ça. C'est gratuit, c'est open source, et ça tourne nickel.
Ce tutoriel explique comment installer FossFLOW en local (self-hosted) pour créer des diagrammes isométriques 3D directement dans votre navigateur Web.
Si vous faites partie des curieux qui testent WinBoat (le projet open source de TibixDev pour lancer des applis Windows sous Linux via Docker), sachez qu'une vulnérabilité critique a été identifiée dans l'outil, et le scénario d'attaque est plutôt créatif.
Pour ceux qui ne connaissent pas, WinBoat est une appli Electron qui orchestre tout un petit monde (Docker / Podman, FreeRDP) pour rendre l'expérience Windows "seamless" sur votre bureau Linux. C'est ambitieux, c'est en beta, et forcément, il y a parfois des trous dans la raquette.
D'après le
write-up technique publié sur hack.do
, le problème venait de l'API locale exposée par WinBoat sur le port 7148. Cette API HTTP n'était pas authentifiée, ce qui est souvent le début des ennuis.
Le scénario décrit par le chercheur est le suivant : un attaquant héberge une page web malveillante et si vous visitez cette page avec votre navigateur (et sous réserve que les sécurités CORS/PNA ne bloquent pas la requête, ce qui dépend de votre config et du navigateur), elle peut envoyer des ordres à cette API locale localhost:7148.
L'API vulnérable (notamment le endpoint /update) permettrait alors de remplacer des composants internes du système invité. En gros, l'attaquant pourrait substituer le binaire guest_server légitime par une version malveillante.
Une fois que l'attaquant a compromis le conteneur Windows, il ne s'arrête pas là. Le chercheur explique que WinBoat permet au conteneur de communiquer des "entrées d'application" à l'hôte Linux. Si le conteneur compromis envoie un chemin forgé spécifiquement et que l'hôte tente de le lancer... c'est l'exécution de code arbitraire (RCE) sur votre machine Linux.
C'est un rappel assez violent que l'isolation, c'est compliqué à faire correctement, surtout quand on veut une intégration transparente entre deux systèmes.
La bonne nouvelle, c'est que le problème a été traité. La faille concernait les versions jusqu'à la v0.8.7. La version v0.9.0 introduit une authentification obligatoire pour cette API locale, avec un mot de passe aléatoire généré au lancement, ce qui coupe l'herbe sous le pied de ce type d'attaque web.
Si vous utilisez WinBoat, la mise à jour est donc plus que recommandée et si le sujet de l'isolation vous intéresse, jetez un œil à mon tuto sur
l'installation de WSL 2
ou encore à cette
autre faille RCE critique
qui a secoué le monde Linux récemment.
Bref, prudence avec les outils en beta qui exposent des ports locaux !
Bon, les amis linuxiens (et ceux qui n'ont pas encore sauté le pas), asseyez-vous confortablement sur votre tabouret parce que Wine 11.0 vient de pointer le bout de son nez et c'est du lourd. Si vous pensiez que le projet s'essoufflait, détrompez-vous puisque après un un an de boulot, plus de 6 000 changements et 600 bugs corrigés, c'est pas juste une petite mise à jour de routine, c'est une sacrée étape !
Je commence direct, le gros morceau qui va faire plaisir aux gamers, c'est l'intégration de NTSYNC. Pour faire simple, c'est un module noyau Linux (qui devrait arriver avec le noyau 6.14) qui permet de gérer la synchronisation entre les processus de façon beaucoup plus efficace. Concrètement, ça veut dire que les jeux Windows qui tournent sur Linux vont arrêter de galérer sur les accès concurrents et gagner en fluidité. On est sur du gain de performance pur et dur.
L'autre révolution sous le capot, c'est la finalisation de l'architecture WoW64. Si vous vous souvenez, on en parlait déjà dans les versions précédentes comme d'une expérimentation, mais là c'est bon, c'est prêt. Ça permet de faire tourner des applications 32 bits (et même du 16 bits pour les nostalgiques) dans des préfixes 64 bits de manière totalement propre. Adieu le binaire wine64 séparé, maintenant on a un seul exécutable unifié qui gère tout. C'est plus propre, plus stable et ça simplifie vachement la vie.
Côté graphisme, Wine 11.0 passe à Vulkan 1.4.335 et apporte enfin le décodage matériel H.264 via les API Direct3D 11 sur Vulkan Video. En gros, vos vidéos et vos jeux vont moins pomper sur le CPU. Le pilote Wayland continue aussi de s'améliorer avec une meilleure gestion du presse-papier et des méthodes de saisie.
On sent que le futur sans X11 approche à grands pas...
Et pour ceux qui aiment brancher tout et n'importe quoi sur leur bécane, il y a du nouveau côté Bluetooth. On a maintenant un support initial pour le scan des appareils, la découverte et même l'appairage basique sur Linux via BlueZ. C'est encore le début, mais pouvoir connecter sa manette ou son casque sans bidouiller pendant trois heures, c'est ça l'objectif. Les joysticks et les volants à retour de force ont aussi eu droit à leur petit coup de polish pour une meilleure précision.
On notera aussi que le support de TWAIN 2.0 pour le scan 64 bits est de la partie, tout comme des améliorations sur MSHTML pour le rendu web et même le support de Ping pour l'ICMPv6. Bref, c'est une version hyper complète qui prouve une fois de plus que le pont entre Windows et Linux est de plus en plus solide.
Voilà, si vous voulez tester tout ça, c'est dispo dès maintenant sur le site officiel. Comme d'hab, il faudra peut-être attendre quelques jours pour que ça arrive dans les dépôts de votre distrib préférée, mais ça vaut le coup d'œil.
À l'occasion du sommet franco-allemand sur la souveraineté numérique européenne, le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL), co-signataire, avec plus d'une centaine d'organisations et de personnalités, de la lettre ouverte initiée par son partenaire européen l'APELL, appelle les dirigeants français et allemands à dépasser les déclarations de principe pour adopter une véritable politique industrielle numérique. Face à une vulnérabilité stratégique qui nous coûte plus de 265 milliards d'euros par an et nous expose aux lois extraterritoriales de puissances étrangères, l'heure n'est plus au diagnostic mais à l'action décisive.
The original GitHub repo does not exists anymore, but I think the Wayback Machine and some git forks out there can help you to find the code and/or knock command binary... 😇
The name comes from the D&D 5e spell for freeing locked items.
Depuis quelques jours, la communauté Arduino grince des dents : les nouvelles Conditions d’utilisation et la Politique de confidentialité, fraîchement mises en ligne après l’acquisition par Qualcomm, changent sensiblement la donne. Entre collecte élargie de données, droits très étendus sur les contenus publiés et restrictions de rétro-ingénierie, beaucoup s’interrogent : l’esprit open-source d’Arduino est-il en […]