Les sports de glisse, de rue et les arts de la rue ont été mis à l’honneur sur le flowpark de Rombies-et-Marchipont
Pour sa première édition, elle a réussi à faire venir des spécialistes de leur discipline pour des démonstrations très impressionnantes. Ainsi Jean Pantaléo, skateur de Marseille, a associé démonstrations et initiations avec une simplicité qui était à l’image de ce festival, et du monde des sports de glisse en général, bienveillant et dans l’entraide permanente.
Le flowpark a été inauguré le 5 avril dernier,et c’est naturellement qu’Angeline Delhuile, qui cherchait à créer un gros événement dans le village, s’est mise à penser à ce lieu comme assez fédérateur pour attirer les jeunes tout en interessant les personnes de toute génération autour de sport impressionnant à regarder.
Démonstrations et initiations de hip hop, de skate, de roller, de trotinette, de bmx, de foot free style et de basket fauteuil, initiation au graf sur sac, baskets, skates persos et déambulations autour d’artistes de rue et vente de skate.
De plus, l’inclusion s’est invitée par des match de basket fauteukl sur le terrain accolé au flowparc. Le public était à la fois venu en spectateurs mais aussi en amateur de glisse et de danse, pour des initiations ou des démonstrations de qualité.
Près de 760 habitants étaient au rendez-vous pour cette manifestation originale et peut-être renouvelée où Jean Pantaleo, skateboarder professionnel, présent sur cette manifestation, a trouvé « cette organisation sans prise de tête. »
Comme dans de nombreuses communes rurales ou périurbaines, la concentration des services à la population devient une obligation pour les gouvernances locales. Presque naturellement, ce projet de « Maison de Santé Pluridisciplinaire » s’est positionné sur la place principale d’Escautpont, face à l’hôtel de ville, proche de l’église et d’écoles communales. Ensuite, la localisation est optimale, proche du tramway, ligne T2, parking imposant, environnement arboré, dans le coeur battant de la cité, il est difficile de mieux positionner un service à la population indispensable. Rappelons que depuis de nombreuses années, il n’y avait plus de médecins libéraux sur cette collectivité locale, mais des interventions de professionnels de Bruay-sur-l’Escaut voire de Fresnes-sur-Escaut.
Le premier locuteur ne pouvait être que le cabinet d’architectes, car un établissement de soins n’est pas un simple bâtiment esthétique et fonctionnel. Le choix par la municipalité d’une ossature bois, avec une peau en acier inoxydable, est un croisement entre un matériaux écologique comme le bois, mais également une matière vivante et chaude, et un reflet de modernité en visuel extérieur. D’ailleurs, les personnalités présentes étaient conviées à la « première poutre ». Ensuite, l’espace réfléchi devait « prévoir la rencontre, le visage de l’autre. Il fallait penser à l’empathie », commente l’architecte.
Sur 750 m2, 19 cellules seront opérationnelles, 6 pour les médecins libéraux, 5 pour les infirmiers libéraux, 2 orthophonistes, 1 sage-femme et 1 à 2 diététiciens-nutritionnistes. L’adjoint aux travaux, Jean-Luc Frère, confirme l’atterrissage de cette réalisation attendue par la population et les élus, avec une certaine impatience, en juin 2026.
« Ce site répond aux objectifs de l’ERBM et du contrat de quartier 2030 », Raphaël Kruszynski
Pour l’édile de la commune, le moment est plus que symbolique. En effet, après le décès de l’ancien maire pendant 25 ans Francis Berkmans, ce mercredi 18 juin, la poursuite de sa volonté de transformation de la Place Roger Salengro constitue un hommage à la continuité de l’Etat… local. D’ailleurs, l’importance du projet n’a pas échappé aux partenaires comme la Région Hauts de France avec 400 000 euros, le Conseil départemental du Nord pour 300 000 euros, et de l’Etat à travers le fonds DETR pour 200 000 euros sous la houlette du Sous-Préfet de Valenciennes. Le montant global de cette opération est de 2,7 millions d’euros.
Deux médecins libéraux ont pris la parole afin d’expliquer cette idée sanitaire : « Nous avons présenté notre projet en 2022 au maire. Nous le remercions pour son soutien, son rôle facilitateur dans le financement pour un accès à la santé. C’est un projet collectif. »
Ensuite, un aspect clé de cette implantation réside aussi dans l’attractivité des futurs médecins. En effet, les professionnels en exercice pourront être maître de stage et de facto attirer des étudiants en médecine, infirmiers, et autres spécialités. « Il faut aider les médecins à s’installer », souligne un professionnel. Clairement, il faut préparer le coup d’après sur un territoire où la communauté médicale libérale est très vieillissante. Cet arrondissement va dans le mur, avec déjà des déserts médicaux avérés en ville et en campagne, si les maires ne favorisent pas ce type d’implantation…. C’est le sujet numéro un de proximité avant tous les autres, l’accès à un professionnel de santé sur sa commune, hors hôpital public.
« Il faut faire confiance aux médecins », Xavier Bertrand
La présence de Xavier Bertrand à cette cérémonie protocolaire n’est pas innocente. Ancien Ministre de la Santé (2010/2012), assistée par Valérie Létard, il rappelle le lancement de ces premières « Maison de Santé » sous son mandat où les esprits chagrins prévoyaient un flop abyssal. Force est de constater que cette mutualisation des compétences sanitaires fait son chemin, le tout hôpital à un coût sur le budget de la Sécurité Sociale que le paysage politique n’avait pas franchement réalisé à l’époque. Contrairement au T2A (Tarif à l’acte), lancé sous ce Ministère également, le sujet n’est pas revu et corrigé, mais amplifié compte tenu d’une désertification médicale galopante.
Ensuite, le Président de la région rappelle que « nous avons investi 22 millions d’euros dans l’installation de Maison de santé sur les Hauts de France même si cela n’est pas une compétence obligatoire. » Enfin, il tacle sévèrement les velléités du Ministère de la Santé dans le cadre d’une « installation forcée. Il faut faire confiance aux médecins. Si vous changez les règles du jeu en cours. Ce n’est pas possible et si vous mettez cette clause (avant le début du cursus), vous n’aurez plus de médecins. »
« Egalité des chances face à l’accès aux soins », Valérie Létard
Evidemment, l’Etat à travers sa Ministre du Logement a bouclé ce moment particulier. Valérie Létard rappelle les quelques mots du serment d’Hippocrate, le premier d’entre eux dans l’histoire. « L’accès aux soins est le bien le plus précieux. Le maire a su saisir les opportunités, car ce n’est pas seulement 4 murs, mais une alchimie entre les professionnels de santé et les élus. » Inutile de rappeler les indicateurs de santé catastrophiques sur le Grand Hainaut, les besoins sont pharaoniques en la matière.
A ce titre, cette première poutre constitue un nouveau signal pour une dynamique en faveur « d’une égalité des chances face à l’accès aux soins », conclut la Ministre du Logement.
Le maire, l’équipe du cabinet d’architecte et les professionnels de santé