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"La tentation serait pourtant d’y voir la preuve d’un manque de respect généralisé. L’étude nuance ce jugement. Si le tabagisme s’est socialement concentré dans certains milieux, le geste de jeter un mégot traverse toutes les catégories. Il dépend souvent de circonstances très concrètes : l’attente, la consommation d’alcool, l’effet de groupe, l’absence de cendrier ou simplement une habitude ancienne. Surtout, une minorité de personnes – et de mégots – suffit à transformer l’apparence d’un lieu. Selon les spécialistes interrogés dans cette enquête, 10 à 20 % d’individus indifférents peuvent dégrader durablement un espace et enclencher ce cercle bien connu des urbanistes, qu’on pourrait résumer à cette formule : «Le sale appelle le sale.»
Mais au-delà de la question des déchets, ce que révèle vraiment cette enquête touche au cœur du lien civique. La propreté d’un lieu reflète souvent le degré d’appropriation collective de l’espace public. Là où les habitants, les commerçants et les usagers se sentent responsables d’un quartier, les comportements respectueux se diffusent plus facilement. À l’inverse, l’anonymat, la surfréquentation ou l’absence de lien social favorisent les incivilités du quotidien.
Observer les mégots n’a donc rien d’anecdotique. Derrière ces petits déchets se cache un enjeu bien plus vaste que la propreté urbaine : notre capacité à considérer l’espace public comme un bien commun. En somme, ce que nos mégots disent de nous, c’est notre manière de faire société."
La France vue du sol. Quand la géographie des mégots révèle les mutations des territoires, par Jean-Laurent Cassely, Institut Terram, janvier 2026.
On peut bien sûr utiliser l’IA pour tricher ou se soustraire à un devoir. Mais la multiplication de ses usages dans l’enseignement supérieur – et les bouleversements qu’ils annoncent – posent une question bien plus fondamentale : à mesure que les machines deviennent capables d’assumer une part croissante du travail de recherche et d’apprentissage, que devient l’université ? À quoi sert-elle encore ?
"Dans un livre blanc récent, nous soutenons qu’à mesure que les systèmes d’IA gagnent en autonomie, les enjeux éthiques de leur utilisation dans l’enseignement supérieur s’intensifient – tout comme les conséquences potentielles qui en découlent.
À mesure que ces technologies deviennent plus performantes dans la production de travaux intellectuels – concevoir des cours, rédiger des articles, proposer des protocoles expérimentaux ou résumer des textes complexes – elles ne se contentent pas d’accroître la productivité des universités. Elles risquent aussi de vider de sa substance l’écosystème d’apprentissage et de mentorat sur lequel ces institutions sont fondées – et dont elles dépendent pour exister."