Livres papier, liseuse, livre audio… c’est quoi le pire pour l’environnement ?

Un petit geste pour ma planète.
Si vous êtes un fan de bandes dessinées, mangas ou comics, vous savez à quel point il peut être difficile de gérer votre collection. Entre les albums à acheter, ceux déjà lus, et ceux que vous souhaitez acquérir, tout cela peut devenir rapidement compliqué. C’est là que Bubble entre en jeu, une application conçue spécifiquement pour vous […]
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1 dictionnaire. 2+ millions de mots.
Mine de rien, je suis sur l'affaire depuis 2020, et le projet eBook Reader Dictionaries supporte 15 langues dans plusieurs formats (Kobo, Kindle (Mobi), StarDict, DictFile, DICT.org).
J'en suis fier :)
La finance sert les riches et les puissants. Nous devons la démocratiser.
Pourquoi la démocratie est-elle si défaillante et comment peut-on y remédier ? Dans The Master's Tools, l'auteur primé Michael A. McCarthy affirme que la réponse se trouve dans les flux de crédit et d'investissement liés au capital financier.
Aujourd'hui, la finance guide et contraint nos politiques, mais il n'y a aucune raison pour qu'il en soit ainsi. Dans cet ouvrage novateur, McCarthy développe une théorie politique et sociale de la transformation institutionnelle ancrée dans l'interconnexion de la finance et de la démocratie.
S'inspirant de l'Athènes antique, où de petits groupes tirés au sort étaient utilisés pour garantir la participation démocratique, il montre comment la démocratie et le pouvoir de la classe ouvrière peuvent être renforcés par l'introduction de nouvelles formes de gouvernance financière, en mettant l'accent sur l'inclusion des groupes historiquement exclus.
Ses propositions d'institutions financières démocratiques ouvrent la voie à l'attribution à la finance d'un objectif socio-environnemental et au financement d'une transition verte juste, de logements sociaux et d'autres biens publics nécessaires. Ces institutions financières pourraient constituer le premier pas vers un tout nouveau type d'économie.
L'objectif de ce livre est double : premièrement, fournir aux étudiants débutants des conseils étape par étape pour dessiner les hiéroglyphes ; deuxièmement, compléter les observations de Gardiner dans la liste des signes à la fin de sa Grammaire égyptienne.
Les exemples comprennent les 24 formes courantes de signes "alphabétiques" (monoconsonantiques), ainsi qu'une sélection d'autres signes qui sont soit difficiles à dessiner, soit qui appellent des commentaires supplémentaires - environ 200 au total.
Le matériel comparatif, qui met l'accent sur les modèles de l'Ancien Empire, est présenté sous la forme de 175 dessins au trait. En se familiarisant avec ce matériel, ainsi qu'avec les remarques faites dans l'introduction, les étudiants apprendront en même temps beaucoup de choses sur la paléographie hiéroglyphique.
Un livre de création de langues artificielles. C'est ... curieux. Je suis sûr qu'un linguiste serait effaré, mais si ça marche, pourquoi pas ?
« L’Os à Moelle avec Le Gorafi » c’est quoi ? C’est un hommage au premier satiriste, au grand loufoque qui nous a tant inspirés, Pierre Dac (1893-1975)
En 1938, Pierre Dac fonde « L’Os à Moelle », journal satirique hebdomadaire qui va parodier les grandes rubriques des médias de l’époque. Le tirage monte à 400 000 exemplaires. Innovateur avant Elon Musk, Pierre Dac annonce lancer en Une sa propre cryptomonnaie le « Dingo Or » (mais c’est un échec car Internet n’existe pas encore pour pouvoir arnaquer les bitcoins bros).
Pendant deux ans, « L’Os à Moelle » va faire rire les Français – mais un peu moins les nazis qui lors de leur entrée dans Paris en juin 1940 mettront Pierre Dac sur une liste de personnalités à arrêter en priorité : visiblement, on peut rire de tout mais pas avec les fans de peintres en aquarelle en vert de gris et au salut romain.
Trois ans et plusieurs tentatives d’évasions plus tard, Pierre Dac devient la voix de la France Libre sur la BBC jusqu’à la Libération en 1944. Il se plaint que la propagande nazie lui vole ses blagues quand celle-ci invente le terme de « défense élastique » pour expliquer sa pasteurisation accidentelle par les Russes à Stalingrad. Il est aussi cette fameuse voix qui chante « Radio Paris Ment Radio Paris est Allemand » (c’est bon ? Vous situez maintenant ?)
Après la Libération, c’est une autre carrière qui s’offre à lui avec Francis Blanche, des feuilletons radios (le truc qui existait avant le podcast) comme Signé Furax.
Dans « L’Os à Moelle avec Le Gorafi » vous retrouverez une sélection des meilleurs articles de fond de l’Os et en parallèle leur version « Gorafi » écrites par nos journalistes surdiplômés. Articles, petites annonces, conseils, tuto, tout y est. En complément, un cahier spécial sur la « Drôle de Guerre » de 1939/40 et d’imaginer comment le Gorafi aurait pu écrire ces articles au même moment.
« L’Os à Moelle avec le Gorafi » c’est un hommage à notre maître à penser soixante-dix, sans qui le Gorafi ne serait sans doute pas le même mais pas tout à fait pareil et réciproquement. Et de remercier Jacques Pessis, légataire universel de Pierre Dac, de sa confiance pour l’écriture de ce superbe ouvrage.
https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782258211377-l-os-a-moelle-pierre-dac-le-gorafi/
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La première édition du livre "programmer en Lua". Je me dis régulièrement qu'il faut que j'apprenne ce langage (et Scala, mais moins)
Le livre ./code --poetry
est un objet original réunissant programmation, poésie et graphisme, que l’amoureux du code peut prendre plaisir à avoir dans sa bibliothèque pour le feuilleter de temps en temps et méditer sur toute cette littérature pour machines qu’il a écrite depuis ses premiers émois binaires. Attelage a priori improbable, Daniel Holden est programmeur et travaille dans les jeux vidéos à Montréal alors que Chris Kerr est un poète qui vit à Londres. Ils ont en fait fréquenté la même école et se connaissent depuis l’âge de onze ans. Explorons leur livre :
Un code poem est un code source mélangé à de la poésie, alors on pourrait traduire l’expression par un mot composé comme code-poème ou poème-source. J’utiliserai plutôt cette dernière traduction, le mot « source » ayant clairement des connotations poétiques. Pour ce qui est du concept de code poetry, poésie-source me satisfait moins. À vous de voir.
Dans les poèmes-sources du livre, parfois les mot-clés du langage utilisé font partie du texte du poème, parfois le poème est simplement contenu dans des commentaires que la coloration syntaxique et la mise en page aideront à mettre en valeur. Utiliser des chaînes de caractères est une autre solution facile. On peut aussi généralement utiliser des noms de variables (éventuellement inutilisées), de fonctions, de labels, etc. Dans certains poèmes-sources les parties de code imprononçables sont isolées en haut ou en bas du code source comme dans chernobyl.rkt. Le code est toujours mis en forme avec soin et constitue parfois un calligramme, mot inventé par Apollinaire, par exemple une raquette de tennis pour Processing. Les auteurs se réclament également de la poésie concrète.
On notera que dans le cas où l’on utilise également les mots-clés du langage dans le texte poétique, on sera bien sûr dans la plupart des langages plutôt incité à écrire en anglais. Mais on pourrait aussi considérer leurs mots-clés comme des parties d’un mot, par exemple for(midable=0;;) // j’étais fort minable
. Sinon, on pourra utiliser un langage Logo en français ou quelques autres rares langages pour batracien hexagonal que vous pourrez citer en commentaires.
Une contrainte majeure respectée dans le livre est qu’un programme doit être exécutable : il produit alors souvent de l’art ASCII, soit statique soit le plus souvent dynamique comme dans water.c
, mais peut aussi produire un texte mixant poésie et codes informatiques (des balises HTML par exemple dans divide.php
). Quant au titre du poème, c’est simplement le nom du fichier source.
Les sujets abordés dans ces poèmes sont variés : expériences personnelles, théories du complot, dystopies, technologie et environnement, etc. D’après l’introduction du livre, chaque poème-source et sa sortie sont censés refléter le caractère du langage informatique utilisé. On trouvera pour chacun des vingt-six poèmes le code source sur la page gauche, avec coloration syntaxique, sur fond clair ou sombre, et sur la page droite la sortie. Le livre se double d’un site compagnon https://code-poetry.com/ qui a l’avantage de montrer les versions animées des sorties. Le livre essaie néanmoins de rendre cela par des successions de copies d’écran quand c’est possible. Comme la bannière en haut du site web semble boguée ou incomplète, voici les liens directs vers les vingt-six codes disponibles : Javascript, Julia, PHP, Racket, C++, Piet, Bash, Shakespeare, Perl, C, Haskell, C, J, Batch, Ruby, Objective C, Go, Processing, Ante, Befunge, C#, Python, Python, Erlang, Lua, Brainfuck. On notera que parmi les langages vedettes, le C et le Python ont droit à deux codes. Et on saluera les efforts du programmeur pour arriver à maîtriser les bases de tous ces langages pour la rédaction du livre. Si vous y trouvez un de vos langages préférés, vous pouvez partager en commentaires les particularités ou astuces des codes présentés (on frise parfois l’offuscation).
Après les vingt-six poèmes, nous tombons sur la Code Poetry Manual Page, placée dans la section 7 des man-pages
(Overview, conventions, and miscellaneous) : ./code --poetry
- A collection of executable art. Chaque poème ou langage a droit à un paragraphe de commentaires (techniques, littéraires ou humoristiques).
Le livre se termine par un texte de chaque auteur. Le premier texte, celui du poète, explique les contraintes liées à la mise en page et à la présentation graphique des codes sources et de leurs sorties à la fois dans le livre et sur le site compagnon, puis se termine par une liste d’autres livres déjà publiés sur le sujet, en insistant sur ce en quoi le présent livre s’en démarque.
Le second texte est écrit par le programmeur du tandem et s’intitule (si l’on interprète le graphisme d’introduction) « I love ASCII ». Il tente d’abord d’expliquer au candide (qui serait tombé par hasard sur ce livre ?) ce qu’est un langage de programmation pour l’introduire à la culture geek. Il explique par exemple la multiplicité des langages et dit :
Les gens ont donc tendance à s’identifier à certains langages plus qu’à d’autres, ce qui entraîne un effet d’amplification. Au fur et à mesure que les gens affluent vers le langage qui leur correspond le mieux, la culture s’homogénéise. Des frontières sont tracées, des nations se développent et des drapeaux sont hissés.
Ces factions sont connues pour se livrer à des « guerres de religion » à propos du meilleur style de programmation. La lecture des arguments est une expérience en soi, quelque part entre un débat théorique entre physiciens des particules et une dispute enfantine sur Porsche versus Ferrari.
Le texte se termine par la déclaration d’amour au code ASCII annoncée en titre, avec des explications intéressantes sur les origines de certains caractères. Mais quand l’auteur taquine sa compagne en lui disant qu’il va se faire tatouer les quatre-vingt-quinze caractères imprimables du code ASCII, elle lui répond en substance : « Please don’t, you massive nerd! »
Finalement, la dernière page imprimée du livre nous invite à nous mettre au travail avec la chaîne de caractères layoutyourunrest
écrite en majuscules puis en minuscules. On peut traduire ça par : « exposez votre trouble ». C’est en fait la devise de la maison d’édition Broken Sleep Books (dont le fondateur est insomniaque !), spécialisé dans la poésie et basée au Pays de Galles. Alors lecteur linuxien, es-tu inspiré ? N’es-tu pas en mal de défi depuis que TapTempo a été porté dans ton langage favori ? Are you experienced?
Le verbe créateur est bien sûr un thème biblique. Wikipedia rappelle également que :
Le terme « poésie » et ses dérivés « poète », « poème » viennent du grec ancien ποίησις / poíesis par le verbe ποιέω / poiéō, « faire, créer » : le poète est donc un créateur, un inventeur de formes expressives […]
On sait bien que les écrivains créent des mondes, certains poussant même la chose à l’extrême, comme J.R.R. Tolkien qui a créé tout un monde avec sa mythologie, son histoire, sa géographie, ses créatures, ses langues, ses poèmes et chansons, etc. Mais les développeurs ne sont pas en reste. Que le logos informatique soit créateur et crée des mondes, voire le monde, pour le meilleur et pour le pire, quiconque a vécu l’évolution de notre société depuis les débuts du web pourra difficilement en douter.
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